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	<title>Coupes d&#039;Europe Archives &#8211; Demivolée.com</title>
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		<title>Billet : En 2022, le football attend sa nouvelle ère</title>
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		<dc:creator><![CDATA[MatthiasT]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 02 Jan 2022 11:00:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Autres championnats]]></category>
		<category><![CDATA[Dossiers Demivolée.com]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les meilleurs entraîneurs pensent tous la même chose sur la manière dont il faut jouer au football, le niveau de jeu n’a pas retrouvé ses <a class="mh-excerpt-more" href="https://www.demivolee.com/2022/01/02/billet-en-2022-le-football-attend-sa-nouvelle-ere/" title="Billet : En 2022, le football attend sa nouvelle ère">[...]</a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><strong>Les meilleurs entraîneurs pensent tous la même chose sur la manière dont il faut jouer au football, le niveau de jeu n’a pas retrouvé ses standards antécovidiens, le fossé entre les instances dirigeantes et les supporters ne cesse de croître, et les matchs se jouent à nouveau à huis clos en Europe. Bienvenue en 2022. </strong></p>
<h2 style="text-align: justify">On s’était dit rendez-vous dans dix mois</h2>
<p style="text-align: justify">Le repère arbitraire des humains sur le temps qui passe a pris un point supplémentaire sur sa plus haute unité de mesure – les années. 2022, ça commence à se rapprocher de 2025, ce qui représentait il n’y a encore pas si longtemps, pour certains, <em>le</em> futur dans lequel les voitures, enfin, voleraient, et les hommes verraient leur force décuplée par le pouvoir des exosquelettes personnels. 2022, plus récemment, était perçu par d’autres comme <em>le</em> moment où l’on ne devrait plus se soucier du coronavirus, soit parce que celui-ci aurait complètement disparu, soit parce qu’il aurait été circonscrit au point de devenir une inquiétude secondaire.</p>
<p style="text-align: justify">Le football connait aussi ses rendez-vous manqués. 2021 déjà devait être la grande fête du retour à la normale. Les stades rouvraient et cet Euro itinérant s’efforçait à montrer une Europe insouciante et festive. Finalement, aucun match ne s’est joué sans restriction. L’échange culturel résidait plutôt dans la capacité des supporters à déchiffrer les sites des différents ministères de la santé. Puis vint la fin d’année. Une nouvelle vague de cas, une nouvelle vague de restrictions, et voilà les stades qui ferment de nouveau un à un plus ou moins partiellement, la sidération de 2020 ayant laissé place à la résignation.</p>
<h2 style="text-align: justify">Stades : covid et violence</h2>
<p style="text-align: justify">Les amateurs de football sont désormais habitués à ne plus connaitre la légèreté de pouvoir acheter des places sans se poser de questions. Car quand les matchs ne se jouent pas à huis clos en raison du covid, c’est parfois à cause d’une sanction suite à un épisode violent précédent. En 2021, le retour du football populaire fut en effet gâché par une autre nouvelle vague, celle des incidents en tribune.</p>
<p style="text-align: justify">Ce n’est évidemment pas endémique à la France – contrairement à ce qu’on peut lire çà et là – mais l’Hexagone a connu le lot le plus spectaculaire parmi les plus grands championnats depuis la reprise. Montpellier, Nice, Lille, Paris, encore Montpellier puis Metz, Angers, Saint-Étienne, Marseille, Lyon et Paris, cette fois à Charléty, furent le théâtre d’événements condamnables ayant parfois blessé des joueurs et interrompu des matchs, et impliquant, en plus des « supporters » locaux et parfois à plusieurs reprises, certains Marseillais, Bordelais, Lensois et Lyonnais, dont des membres de staff.</p>
<figure id="attachment_27948" aria-describedby="caption-attachment-27948" style="width: 880px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" fetchpriority="high" class=" wp-image-27948" src="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2022/01/2022-nouvelle-ere-huis-clos-300x169.jpg?x16177" alt="" width="880" height="496" srcset="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2022/01/2022-nouvelle-ere-huis-clos-300x169.jpg 300w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2022/01/2022-nouvelle-ere-huis-clos-768x432.jpg 768w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2022/01/2022-nouvelle-ere-huis-clos-678x381.jpg 678w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2022/01/2022-nouvelle-ere-huis-clos.jpg 870w" sizes="(max-width: 880px) 100vw, 880px" /><figcaption id="caption-attachment-27948" class="wp-caption-text">Le Vélodrome à huis clos, des images vues en 2020, 2021 et bientôt 2022&#8230; (Crédits : Maxppp &#8211; Frederic SPEICH)</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify">Si certains étudieront les effets économiques, sociologiques et psychologiques du covid et de ses confinements pour en évaluer les raisons, nous pouvons déjà apporter un début de réponse concret. D’abord, beaucoup de stadiers ont quitté le métier, déjà précaire, quand le football se jouait à huis clos et ne sont pas revenus après avoir trouvé un emploi ailleurs. Une pénurie qui entraîne un manque d’effectif et un recrutement à la hâte de nouveaux stadiers moins expérimentés. Enfin, le contingent de fauteurs de troubles a mécaniquement augmenté, puisque certains finirent de purger leur peine pendant la pandémie tandis qu’aucune autre personne ne pouvait commettre d’actes entraînant de nouvelles interdictions de stade lorsque les tribunes étaient vides.</p>
<p style="text-align: justify">Pendant ce temps, au lieu de cibler les sanctions sur les individus – dont beaucoup ne sont de toute façon que très peu intéressés par le s(p)ort de l’équipe qui joue en même temps sur le terrain – et les carences organisationnelles des clubs et forces de l’ordre, un éprouvant tribunal médiatique décide des sanctions le soir même. Un torrent insipide de dirigeants, politiques et éditorialistes hystérisent les débats et s’acharnent à imposer des jugements et des punitions qui pénaliseront le plus grand nombre. De solutions simplistes et démagogiques en décrets autoritaires, le camp de l’ordre se donne l’impression de frapper un grand coup. Les joueurs, les entraîneurs et les 99,9% de supporters innocents sont punis. Les incidents continuent. Merci pour eux.</p>
<h2 style="text-align: justify">Superleague : violence et faux-semblants</h2>
<p style="text-align: justify">Preuve que la violence de ceux qui ne se servent du football que comme d’un prétexte ne vient pas que des tribunes, nous nous souviendrons aussi de 2021 pour la tentative d’<a href="https://www.demivolee.com/2021/04/22/billet-cree-par-les-pauvres-vole-par-les-riches/">OPA des plus riches sur le football européen</a>. Las de devoir partager le gâteau avec les plus petits, les trophées avec de potentiels nouveaux nouveaux riches et les résultats avec les aléas sportifs, le FC Barcelone, le Real Madrid, la Juventus, l’Atlético, Chelsea, l’Inter, Milan, Tottenham, Liverpool, Chelsea, Arsenal, Manchester United et Manchester City firent sécession de l’UEFA en avril pour créer la <a href="https://www.demivolee.com/2021/04/20/billet-superleague-le-football-est-mort/">Superleague</a>.</p>
<p style="text-align: justify">Passage en force grossier ou bluff trop peu subtil en pleines négociations de la nouvelle formule de la Champions League ? Toujours est-il que le retour de flamme dépassa toutes les attentes et la désobéissance sportive, violence cette fois légitime et populaire des supporters de tous clubs, força les dissidents à rejoindre le rang.</p>
<p style="text-align: justify">Le football a gagné, pouvait-on lire un peu partout. Oui mais voilà, cette glorification du statu quo a ses limites. De ce bref épisode, ce sont les nouveaux riches qui en sortent vainqueurs – en particulier le PSG, qui a bien senti le sens du vent et dont le président a récupéré le siège de l’ECA. Les Saoudiens, qui officialiseront plus tard dans l’année le rachat de Newcastle, mimeront leurs voisins et dépenseront comme bon leur semble. Les sécessionnistes auront quant à eux récupéré quelques concessions et la révolte populaire n’aura absolument pas terni leur image à long terme.</p>
<p style="text-align: justify">Surtout, les grands gagnants de l’affaire ne sont autres que la FIFA et l’UEFA, pour le meilleur (la Ligue des Champions garde son branding) et pour le pire (tout le reste ?). La fausse victoire du football populaire se lit dans les pressions insistantes d’un Coupe du monde tous les deux ans ou encore dans la réforme de la C1. Sans tomber dans cette fausse notion de « Superleague qui ne dit pas son nom », cette dernière indique que bon nombre des mesures souhaitées par les rebelles risquent forts d’être instillées petit à petit dans le moule actuel – et personne ne prendra la peine d&rsquo;aller manifester son mécontentement pour de si petits changements qui, mis bout à bout, iront peu ou prou dans la même direction que la Superleague, branding en moins.</p>
<p style="text-align: justify">À moins que la Super League, qui n&rsquo;est pas officiellement abandonnée, <a href="https://www.ft.com/content/636b76b3-00e9-45ca-ac62-6543671a02a9">finisse tout simplement par voir le jour</a> et atteindre son but de programmer <a href="https://www.demivolee.com/2021/04/21/billet-super-ligue-pour-le-plaisir-des-supporters/">50 clasicos</a> par saison pour ces jeunes passionnés qui ne peuvent plus se concentrer 30 secondes sur un match de football avant d&rsquo;allumer Fortnite.</p>
<h2 style="text-align: justify">Messi et Ronaldo : un football qui ne veut pas changer de jouets</h2>
<p style="text-align: justify">En recentrant notre attention sur le rectangle vert, nous remarquons également que 2021 n’y fut pas très flamboyant. Dans un football toujours très centré sur l’individuel, qui d’autre que ses têtes de gondole pour faire un état des lieux ? Avec une moyenne d’âge qui approche la quarantaine et un dernier contrat chacun dans un gros club, Cristiano Ronaldo et Lionel Messi défraient toujours la chronique. Ce sont encore eux qui ont fait l’été. L’un a même glané un septième Ballon d’or grâce à sa première victoire internationale avant de signer <a href="https://www.demivolee.com/2021/08/10/dossier-lionel-messi-nest-plus-lhomme-dun-club/">le premier transfert de sa carrière</a> – c’est comme si cette description correspondait à un jeune espoir ! Et nous voilà, l’océan football ne jure toujours que par ces deux phares à la lumière désormais tremblotante, aucun des deux n’étant convaincant dans leur nouveau club.</p>
<figure id="attachment_27950" aria-describedby="caption-attachment-27950" style="width: 879px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" class=" wp-image-27950" src="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2022/01/2022-nouvelle-ere-messi-300x200.jpg?x16177" alt="La saison est longue et le moment de vérité vient au printemps, mais l'intégration de Messi en Ligue 1 est pour l'instant décevante. (Crédits : Bertrand GUAY / AFP)" width="879" height="586" srcset="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2022/01/2022-nouvelle-ere-messi-300x200.jpg 300w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2022/01/2022-nouvelle-ere-messi-1024x683.jpg 1024w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2022/01/2022-nouvelle-ere-messi-768x512.jpg 768w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2022/01/2022-nouvelle-ere-messi-1536x1024.jpg 1536w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2022/01/2022-nouvelle-ere-messi-2048x1365.jpg 2048w" sizes="(max-width: 879px) 100vw, 879px" /><figcaption id="caption-attachment-27950" class="wp-caption-text">La saison est longue et le moment de vérité vient au printemps, mais l&rsquo;intégration de Messi en Ligue 1 est pour l&rsquo;instant décevante. (Crédits : Bertrand GUAY / AFP)</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify">Mais ce n’est qu’un symptôme d’un état de santé global. Le fait que la température du football se prenne encore par ces deux-là, unanimement reconnus comme les meilleurs depuis presque 15 ans, le prouve : le football n&rsquo;a pas évolué de son stade pré-pandémie. Les wonderkids s’enchaînent mais ne poussent aucune ancienne gloire aux oubliettes.</p>
<p style="text-align: justify">La qualité du spectacle sur le terrain ne s&rsquo;améliore pas ni ne se renouvèle tandis que certains championnats sont toujours aussi absurdement surdominés. Et paradoxalement, aucune dynastie n’impose sa marque. Aucune proposition tactique n’émerge vraiment non plus de ce qu’a imposé Pep Guardiola à son monde il y a une dizaine d’années. Même si cela reste une durée de vie assez jeune pour une norme tactique, nous pouvions peut-être nous attendre à plus de créativité, le football n’étant pas exempt de l’accélération des échanges d’idées.</p>
<p style="text-align: justify">On pouvait là aussi envisager l&rsquo;Euro 2020 comme un renouveau. <a href="https://www.demivolee.com/2021/07/14/le-digest-de-leuro-9-fete-nazionale-italie-championne-d-europe/">S’il fut un très bon cru en termes de jeu et de spectacle</a>, son champion italien, qui a dû passer par deux séances de tirs au but en demi-finale et en finale (une première) et éprouve désormais des difficultés pour gratter son ticket au prochain Mondial, n’est en rien le début d’un nouveau règne.</p>
<p style="text-align: justify">Les clubs, dont le casting des grandes équipes et des grands joueurs ne traverse pas une époque dorée, ne trouve pour l’instant son salut ni en sa propre maison ni chez les sélections. À suivre en 2022 ?</p>
<p style="text-align: justify"><em>Et c&rsquo;est sur cette note extrêmement positive que toute l&rsquo;équipe de demivolee.com vous réitère ses vœux pour une excellente année 2022 ! Nous vous souhaitons que la famille, les amis et le football (qui n&rsquo;est pas que professionnel ni télévisé) vous apporte chaleur et bonheur !</em></p>
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		<title>Dossier : Riyad Mahrez, c’est la grande classe</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Tarik Boulouh]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 10 May 2021 05:00:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Dossiers Demivolée.com]]></category>
		<category><![CDATA[Ligue des Champions]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Après deux saisons compliquées pour le natif de Sarcelles au sein de l’effectif des Sky Blues, la troisième fut la bonne pour Riyad Mahrez, devenu <a class="mh-excerpt-more" href="https://www.demivolee.com/2021/05/10/riyad-mahrez-cest-la-grande-classe/" title="Dossier : Riyad Mahrez, c’est la grande classe">[...]</a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><strong>Après deux saisons compliquées pour le natif de Sarcelles au sein de l’effectif des <em>Sky Blues</em>, la troisième fut la bonne pour Riyad Mahrez, devenu un élément indéboulonnable du onze de Pep Guardiola.</strong></p>
<p style="text-align: justify">Nous sommes en 2021 et Riyad Mahrez réalise sa plus belle saison sous les ordres de Pep Guardiola. L&rsquo;international algérien affole les statistiques et est quasiment décisif à chaque match avec City. Et ce jusqu&rsquo;à sa principale attraction : la Ligue des champions. Sur la phase a élimination directe, on compte par exemple une passe décisive face au Borussia Mönchengladbach, un but et une autre passe contre le Borussia Dortmund et, en attendant la finale contre Chelsea, un hat-trick sur l&rsquo;ensemble des deux <a href="https://www.demivolee.com/2021/05/04/dossier-manchester-city-paris-sg-qui-se-ressemble-soppose/">confrontations face au Paris Saint-Germain</a>.</p>
<p style="text-align: justify">Par la même occasion, il devint le deuxième joueur africain à marquer lors des deux manches d&rsquo;une confrontation aller-retour avec un club anglais, après Sadio Mané avec Liverpool face à l’AS Roma en 2018. Pour conclure avec les statistiques, sur 26 titularisations en Ligue des champions, Riyad Mahrez est impliqué sur 20 buts : 8 buts et 12 passes décisives (Chiffres Opta).</p>
<p style="text-align: justify">Mais qu’est ce qui a pu changer chez Riyad Mahrez ?</p>
<h2 style="text-align: justify">Son nouveau statut</h2>
<p style="text-align: justify">Après une première saison moyenne, l’international algérien revient à l’été 2019 avec un nouveau statut. Celui de champion d’Afrique avec la sélection algérienne. Dans un vestiaire rempli de stars du football mondial comme Kévin De Bruyne, Sterling ou encore Aguero, un titre avec sa sélection national est un argument de taille dans la carrière d’un joueur et dans un vestiaire de star. D&rsquo;autant plus que Mahrez était un des artisans majeurs du sacre avec son coup-franc au buzzer en demi-finale face au Nigéria. Il terminait alors meilleur buteur de la sélection et un des meilleurs joueurs du tournoi.</p>
<p style="text-align: justify">C&rsquo;est donc, entre autres, ce statut et cette confiance qui permet à Mahrez de passer une deuxième saison bien meilleure que la première. Mais le Fennec n’est toujours pas un élément indispensable du 11 de départ de Pep Guardiola.</p>
<h2 style="text-align: justify">Pep Guardiola l’élément déclencheur du renouveau ?</h2>
<p><img decoding="async" class="wp-image-27339 aligncenter" src="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2021/05/thumbnail-300x283.jpg?x16177" alt="" width="556" height="525" srcset="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2021/05/thumbnail-300x283.jpg 300w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2021/05/thumbnail-1024x967.jpg 1024w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2021/05/thumbnail-768x725.jpg 768w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2021/05/thumbnail.jpg 1080w" sizes="(max-width: 556px) 100vw, 556px" /></p>
<p style="text-align: justify">À l’époque du Leicester champion d&rsquo;Angleterre, le danger venait de Riyad Mahrez et de la finition de Jamie Vardy. Un jeu plutôt simple, basé principalement sur l’élimination en un-contre-un du Fennec. Mais sous la coupe de Pep Guardiola et, à un degré moindre, de Djamel Belmadi, le jeu du gaucher a radicalement changé. Finie la répétition du duel une dizaine de fois par match. Place à la gestion du temps. Désormais, il temporise de plus en plus le débordement de son latéral droit. Cela permet de calmer le jeu ou de faire tourner avec ses milieux de terrain dans l’optique de trouver une brèche dans la défense adverse collectivement, ce que ne faisait pas forcément Mahrez à Leicester ou à son arrivé a City. Il lui a cependant fallu un temps d’adaptation pour assimiler ce que lui demandait le coach catalan.</p>
<p style="text-align: justify">Mais où Mahrez a réellement progressé, c’est dans le repli défensif. Les deux matchs face au PSG en demi-finale retour de Ligue des champions en sont des parfaits exemples. L’ailier algérien n’a laissé à aucun moment Kyle Walker seul face à son adversaire, qui était souvent Neymar. Le côté gauche parisien a été inoffensif tout au long de la double confrontation, et Mahrez a gagné deux ou trois duels défensifs face au Brésilien. De plus, il a réussi à récupérer pas moins de six ballons au match retour. Un changement que nous avions déjà remarqué dans la mentalité de l’Algérien lors de la dernière CAN en Egypte, n’en déplaise à son sélectionneur Djamel Belmadi.</p>
<h2 style="text-align: justify">Direction la Finale de la Ligue des Champions</h2>
<p style="text-align: justify">Grâce à un Riyad Mahrez en feu dans cette phase à élimination directe, Manchester City jouera la première finale de son histoire en Ligue des Champions. Les <em>Citizens</em> affronteront Chelsea à Wembley, le 29 mai prochain.</p>
<p style="text-align: justify">Concernant le Fennec, il pourrait devenir le neuvième joueur africain à remporter la CAN et la C1. Il rejoindrait des beaux noms comme Abedi Pelé, Rabah Madjer, Findi George, Geremi Njitep, Samuel Eto’o, John Obi Mikel, Yaya Toure et Salomon Kalou.</p>
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		<title>Dossier : Manchester City &#8211; Paris SG, qui se ressemble s’oppose</title>
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		<dc:creator><![CDATA[MatthiasT]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 04 May 2021 05:00:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Dossiers Demivolée.com]]></category>
		<category><![CDATA[Ligue des Champions]]></category>
		<category><![CDATA[PSG]]></category>
		<category><![CDATA[City]]></category>
		<category><![CDATA[hl]]></category>
		<category><![CDATA[Paris]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ce sont deux équipes au bord de l’histoire qui s’affrontent ce soir en demi-finale retour de Ligue des Champions à l’Etihad Stadium. Manchester City et <a class="mh-excerpt-more" href="https://www.demivolee.com/2021/05/04/dossier-manchester-city-paris-sg-qui-se-ressemble-soppose/" title="Dossier : Manchester City &#8211; Paris SG, qui se ressemble s’oppose">[...]</a></p>
<p>Cet article <a rel="nofollow" href="https://www.demivolee.com/2021/05/04/dossier-manchester-city-paris-sg-qui-se-ressemble-soppose/">Dossier : Manchester City &#8211; Paris SG, qui se ressemble s’oppose</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://www.demivolee.com">Demivolée.com</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><strong>Ce sont deux équipes au bord de l’histoire qui s’affrontent ce soir en demi-finale retour de Ligue des Champions à l’Etihad Stadium. Manchester City et le Paris Saint-Germain se disputeront la place de favori de la finale au cours du match le plus important de leur saison (jusqu’au prochain). Arcanes, enjeux et plans de bataille d’une confrontation on ne peut plus attendue. </strong></p>
<h2 style="text-align: justify">Le Cashico</h2>
<p style="text-align: justify">L’angle narratif est aussi facile à trouver qu’il est dramatique pour <a href="https://www.demivolee.com/2021/04/21/billet-super-ligue-pour-le-plaisir-des-supporters/">l’oligarchie</a> qui espérait régner éternellement sur le football européen. Le fait que le Paris Saint-Germain et Manchester City se retrouvent en demi-finale de Ligue des Champions est signe de l’ascension des nouveaux riches dans la hiérarchie. Certes, elle fut – est encore ? – plus rude que prévue, et les milliards engloutis en plus d’une décennie s’accompagnent de déceptions. Mais désormais, en 2020 et 2021, les nouveaux riches entrevoient enfin le Graal. Bien que le Real Madrid veille encore au grain, le rapport de force n’est plus le même. C’est enfin l’occasion d’aller chercher la coupe aux grandes oreilles.</p>
<p style="text-align: justify">Le PSG tentera donc d’aller accrocher une deuxième finale consécutive de Ligue des Champions. Sans dénigrer l’édition 2020, cette première dans un format « normal » aurait encore plus de valeur. Non seulement le tournoi n’est pas hors sol de la saison routinière, mais la qualité des adversaires éliminés, le tout en manches aller-retour, pèserait dans la légende. Mais nous n’y sommes pas encore. Loin de là. Chaque chose en son temps, Pochettino n’a pas pu préparer le match retour aussi sereinement que Guardiola : Mbappé, Di Maria et Verratti n’ont certes peu ou pas joué dans la victoire face à Lens, mais les autres cadres étaient de service pour rivaliser dans un championnat proche d’échapper au PSG. Car paradoxalement, c’est peut-être dans sa pire campagne de Ligue 1 de l&rsquo;ère QSI, marquée par un changement d’entraîneur, que Paris tiendra ses plus belles performances en Europe.</p>
<p style="text-align: justify">De son côté, Manchester City est impérial. Les <em>Citizens </em>abordent la rencontre en enchaînant, en une semaine, le triomphe final en EFL Cup, le succès 1-2 au Parc des Princes et une nouvelle victoire sans huit de leurs titulaires qui les rapproche inexorablement du titre de Premier League. Si l’on ajoute l’avantage évident de recevoir au match retour avec l’avantage au score, ils sont indéniablement les grands favoris à la qualification, et peut-être à un triplé pour ce qui serait la plus grande saison de leur histoire.</p>
<h2 style="text-align: justify">Un pressing pour laver l’affront</h2>
<p style="text-align: justify">En dépit du 2-1 à rattraper, le match aller était prometteur pour le PSG. Si une baisse dans l’intensité physique et les ajustements de Guardiola à la mi-temps ont cassé l’ambiance, les Parisiens peuvent se reposer sur une première période référence où sorties de balle et récupérations hautes s’enchaînaient. C’est en effet surtout par le jeu sans ballon que Manchester City a trouvé son salut, grâce à un pressing gagnant en intensité doublé d’un rehaussement du bloc qui condamnait les Parisiens à l’exploit s’ils voulaient sortir de leur camp.</p>
<p style="text-align: justify">Pour la première fois lors de cette campagne européenne, le PSG courra donc au score. De quoi tomber dans l’écueil de la conservation de balle des <em>Citizens </em>face à des Parisiens peu adeptes du pressing et, à l’inverse, de la gêne qu’inflige City à un PSG qui aime repartir de sa défense pour construire depuis des positions reculées. Comment marquer au moins deux buts dans ces conditions ? D’abord en retrouvant un réalisme offensif qui passe forcément par une connexion Neymar &#8211; Mbappé plus fluide, alors que ce dernier, totalement neutralisé par les <em>Citizens</em> à l’aller, n’a pas su exploiter les intervalles comme à l’accoutumée. Puis en rehaussant le niveau technique, par contrainte, avec l’absence forcée d’Idrissa Gueye qui devrait permettre l’alignement de Di Maria et Draxler sur les ailes. Ces deux-là sauront probablement mieux profiter de la faible attention qui leur sera allouée tant Verratti, Neymar et Mbappé occupent les esprits des <em>Sky Blues</em>.</p>
<p style="text-align: justify">Pour les Mancuniens, il s’agira surtout de ne pas laisser au PSG autant d’air que durant la première mi-temps de mercredi dernier. Car si elle se reproduit avec plus d’efficacité, la nuit pourrait tourner au cauchemar. Après tout, City a certes fait déjouer le PSG dans la bataille territoriale (avec une production parisienne réduite à néant en seconde période), il ne s&rsquo;est pas pour autant montré très dangereux. Les deux buts sont en effet issus de phases non contrôlables : un coup franc et un coup de chance. Une faiblesse dans la surface adverse qui s’illustre par un faible total d’<a href="https://betweentheposts.net/wp-content/uploads/2021-04-28-xG-plot-PSG-1-2-Man-City-1.png">expected goals</a> (0.90 pour les <em>Citizens</em>¸ 1.01 pour les Parisiens) mais qui s’explique aussi peut-être par l’absence de numéro neuf. Quoi qu’il en soit, cela reste un défi pour les hommes de Guardiola, car on imagine mal les Mancuniens venir défendre leur avantage d’un but et demi sans essayer d’enfoncer le clou, bien qu’ils soient la meilleure défense de Premier League et de Ligue des Champions.</p>
<h4 style="text-align: justify">Miracle, mon beau miracle</h4>
<p style="text-align: justify">Outre les considérations tactiques, les différents ajustements que feront ou non Guardiola et Pochettino et le rapport de force que les modèles statistiques jugent à la grande défaveur du club de la capitale, il y a des raisons d’y croire pour les Parisiens.</p>
<p style="text-align: justify">Tout d’abord, ils sont tout simplement plus performants à l’extérieur cette saison. Avec cinq défaites à domicile contre trois hors de leurs bases en Ligue 1 et des matchs de Ligue des Champions qui se sont mieux profilés au Camp Nou et à l’Allianz Arena, le Parc des Princes, lestés de ses supporters, n’est pas un fort imprenable. Autre raison d’y croire : Pochettino a déjà réalisé cet exploit. Le coach argentin a effectivement emmené <a href="https://www.demivolee.com/2019/10/11/dossier-tottenham-le-revers-de-la-medaille/">Tottenham</a> en finale de Ligue des Champions, en 2019, après une demi-finale aller perdue 0-1 face à l’<a href="https://www.demivolee.com/2019/04/09/dossier-erik-ten-hag-et-lajax-le-total-football-de-retour/">Ajax Amsterdam</a> et rattrapée par un match retour miracle en terres <a href="https://www.demivolee.com/2019/05/06/dossier-ajax-ou-le-retour-du-football/">amstellodamoises</a>. Durant cette campagne, il éliminait d’ailleurs le City de Guardiola en quart de finale&#8230; Enfin, la troisième raison relève plus de la symbolique : Kylian Mbappé a de bons souvenirs de l’Etihad Stadium. Pour sa première titularisation européenne sous les couleurs monégasques en 2017, il inscrivait son premier but lors d’une victoire 3-5.</p>
<h2 style="text-align: justify">Derby du Golfe</h2>
<p style="text-align: justify">Mais, loin du terrain, une autre rivalité se trame, en coulisses, du côté des propriétaires. Si le contenu footballistique fut et sera sans doute réjouissant, le résultat final aura de toute façon une saveur politique. Entre vraies guerres indirectes et fausses guerres directes, les tensions entre les pays du Golfe et en particulier entre les Émirats Arabes Unis et le Qatar ne cessent d&rsquo;animer le contexte géopolitique mondial.</p>
<p style="text-align: justify">En effet, quand ce n&rsquo;est pas par ingérence dans des conflits étrangers comme au Yémen, les monarques de ces pays se la donnent sur d&rsquo;autres enjeux de soft power en apparence plus triviaux mais qui mêlent politique et business à la perfection. Le sport, évidemment, n&rsquo;y coupe pas et s&rsquo;avère très efficace pour améliorer l&rsquo;image et l&rsquo;avenir de pays dont la richesse repose sur une ressource épuisable. Demandez le programme : Grands Prix de Formule 1, tournois de tennis, Coupe du monde de football, droits télévisuels et&#8230; clubs de football, dont nous voyons ici les fleurons.</p>
<p style="text-align: justify">Ce duel entre le Paris Saint-Germain et Manchester City, rivalité de primes abords européo-européenne, prend de fait totalement la mesure de ce contexte : <a href="https://www.demivolee.com/2018/12/18/dossier-qatar-fahrenheit-2022/">Doha</a> d’un côté, <a href="https://www.demivolee.com/2019/02/28/dossier-city-football-group-le-foot-a-lechelle-globale/">Abu Dhabi</a> de l’autre. Et quand on envisage ces deux clubs de manière plus cynique (et pourtant tout aussi réaliste), ce sont donc deux joujoux de monarques du Golfe qui s&rsquo;affrontent ce soir en prime time, un peu comme les cartes à collectionner ou les toupies de notre enfance à la récréation. On peut aisément imaginer la joie de l&rsquo;un et la stupeur de l&rsquo;autre si le PSG remporte la plus prestigieuse des compétitions, que diffuse déjà Al Jazeera.</p>
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		<title>Billet : Super Ligue &#8211; Pour le plaisir des supporters ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Augustin Cotreuil]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 21 Apr 2021 05:00:56 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Coupes d'Europe]]></category>
		<category><![CDATA[Dossiers Demivolée.com]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La bombe a fait siffler les oreilles de tous les fans de football. Menés par Florentino Pérez, douze des clubs les plus puissants d&#8217;Europe décident <a class="mh-excerpt-more" href="https://www.demivolee.com/2021/04/21/billet-super-ligue-pour-le-plaisir-des-supporters/" title="Billet : Super Ligue &#8211; Pour le plaisir des supporters ?">[...]</a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><strong>La bombe a fait siffler les oreilles de tous les fans de football. Menés par Florentino Pérez, douze des clubs les plus puissants d&rsquo;Europe décident de se coaliser le dimanche 18 avril 2021 pour concurrencer l&rsquo;UEFA dans une compétition européenne fermée : la Super Ligue. 48 heures plus tard et après avoir enragé les fans du monde entier, le putsch est sur le point de tourner au fiasco.</strong></p>
<p style="text-align: justify">L&rsquo;annonce a été vécue comme une trahison partout autour du globe. Une chose est sûre, la tâche de faire passer la Super Ligue comme la nouvelle grande et prestigieuse compétition européenne n&rsquo;aurait pas été si simple. Après plus d&rsquo;un an de pandémie mondiale, à une époque où des clubs comme le FC Barcelone ont une dette s&rsquo;élevant à près d&rsquo;un milliard d&rsquo;euros, les fins lucratives avaient sans aucun doute été au cœur de la démarche. En effet, l&rsquo;UEFA s&rsquo;était vue accusée par le club des Douze de ne pas avoir suffisamment fait face à la baisse d&rsquo;audience de la Ligue des Champions. Et ce malgré la reformulation de la compétition qui a été officialisée ce lundi 19 avril.</p>
<p style="text-align: justify">C&rsquo;est donc dans ce contexte que les plus grands clubs européens (exceptés les clubs allemands et français) se retournaient contre l&rsquo;UEFA. Comment ? En adhérant à un projet élitiste destiné aux clubs les plus puissants du continent, où seulement cinq places seraient réservées aux qualifiés/invités. Les clubs qui font rêver n&rsquo;importe quel gamin se détachaient alors de l&rsquo;une des plus belles sources d&rsquo;émotions du football moderne, la Ligue des Champions, au profit d&rsquo;une néo-corporation qui entendait agir pour le plaisir des supporters. Seulement, et je le détaillerai plus loin, les frondeurs ont fait preuve d&rsquo;une vision réductrice de la passion des joueurs et supporters, et se sont complètement trompés sur ce que ces derniers attendent du football.</p>
<h2 style="text-align: justify">L&rsquo;argument de l&rsquo;affiche</h2>
<p style="text-align: justify">C&rsquo;était l&rsquo;atout numéro un de la campagne de propagande de la Super Ligue : elle offrait des grandes affiches entre grands clubs, et surtout ne proposait aucune affiche inintéressante, chose que les frondeurs reprochaient fortement à l&rsquo;UEFA. Cependant, voilà pourquoi les matches « moyens » sont primordiaux dans de telles compétitions.</p>
<p style="text-align: justify">Les grands matches de Ligue des Champions ne sont pas à l&rsquo;affiche tous les mercredis. En général, il faut attendre les huitièmes voire les quarts de finale pour retrouver des matches de gala. Mais l&rsquo;attractivité de ces derniers n&rsquo;est pas sans raison : leur valeur tient de leur rareté. Un Real-Bayern n&rsquo;est savoureux que parce qu&rsquo;il n&rsquo;a lieu qu&rsquo;une fois tous les deux ou trois ans. S&rsquo;il vient ajouter une touche de sublime au calendrier, c&rsquo;est parce que le reste de celui-ci est bien moins attractif. C&rsquo;est l&rsquo;irrégularité et les déceptions qui font ressortir la saveur de ces moments uniques pour les passionnés de football. Cela fonctionne avec le calendrier d&rsquo;une compétition comme avec le fil rouge de n&rsquo;importe quelle aventure sportive. C&rsquo;est ainsi que la formule proposée par la Super Ligue était un crime contre ces rendez-vous galactiques. Car ses 180 matches proposés qui auraient été des rendez-vous immanquables aujourd&rsquo;hui, seraient devenus des rituels demain. Et il n&rsquo;y aurait cette fois eu aucun remède pour faire face à la lassitude des supporters.</p>
<p style="text-align: justify">En plus de cela, l&rsquo;enjeu est capital pour savourer une grande affiche. Un Barça-Juventus n&rsquo;est bon que s&rsquo;il y a une qualification à aller chercher. Or il n&rsquo;est pas garanti que proposer à chaque équipe neuf matches contre des cadors européens aurait été une bonne solution pour conserver l&rsquo;enjeu dans chacune de ces rencontres. Certes le côté lassant de la phase de poules des coupes européennes peut être reproché à l&rsquo;UEFA (ce que les frondeurs n&rsquo;ont pas manqué de faire). Mais derrière ces quatre mois ternes de la Ligue des champions (qui viennent d&rsquo;ailleurs d&rsquo;être reformulés) comblés de matches peu attirants, se cache le sublime de la phase à élimination directe, avec cette fois des grandes affiches à la clé. Quelle aurait été la saveur d&rsquo;un PSG-Liverpool en quart de finale de Super Ligue, si Paris avait déjà joué la Juventus, le Real, Barcelone, Milan, et les deux Manchester en phase de poules ? Et pire encore, quelle aurait été la saveur de ces matches au bout de 4 ans sachant qu&rsquo;ils auraient été joués chaque année ? La même qu&rsquo;un match de championnat à l&rsquo;heure actuelle, mais sans cette fameuse compétition suprême à côté pour combler quelque lassitude.</p>
<h2 style="text-align: justify">Vous avez dit compétition ?</h2>
<p style="text-align: justify">La remise en cause de la définition du sport et de la compétition suffit pour prendre conscience de l&rsquo;ampleur de la crise qui a eu lieu. Et jamais il n&rsquo;aurait été imaginable de devoir rappeler à des présidents de clubs de football de quoi s&rsquo;agit notre passion. Mais nous en étions malheureusement à ce point-là.</p>
<p style="text-align: justify">Si la passion d&rsquo;un supporter peut s&rsquo;étendre sur une vie, c&rsquo;est parce qu&rsquo;elle est animée par ces éléments centraux qui écrivent le fil de l&rsquo;existence de chacun : les objectifs. C&rsquo;est par sa passion qu&rsquo;un supporter se voit emporté dans les mêmes objectifs que ceux de l&rsquo;équipe qu&rsquo;il aime (selon un sondage réalisé sur <a href="https://www.youtube.com/channel/UC528yLfnCfdj-A2VwROsF2Q">ma chaîne YouTube</a>, 95% des 2400 votants supportent un club en particulier). Il savoure autant que les joueurs les buts marqués, les matches gagnés, les qualifications et les titres remportés (c&rsquo;est entre autres pour cela qu&rsquo;il est surnommé « le douzième homme »). Parallèlement, il se sent concerné et émotionnellement dépendant de la compétition à laquelle est confrontée son club de cœur pour parvenir à ses objectifs. La compétition compte donc aussi beaucoup pour les supporters. Plus encore, elle est primordiale pour nos émotions.</p>
<p style="text-align: justify">La Super Ligue venait cependant poser des limites à la compétition sportive. Cette association des « plus riches » posait une frontière purement financière entre les institutions les plus puissantes et d&rsquo;autre clubs qui ne pouvaient donc plus rêver de rencontrer les plus grands grâce à leurs performances. Ces équipes auraient rencontré un plafond à leur objectifs, un plafond qui n&rsquo;avait rien de sportif contrairement à ces derniers. Et c&rsquo;est de cette impuissance dont souffraient joueurs et supporters : les performances sportives ne suffisaient plus pour gravir des échelons. Le mérite sportif avait été placé en dessous du mérite économique par les pères fondateurs de la Super Ligue. De l&rsquo;autre côté, les cadors auraient joui de leur puissance financière qui leur permettait de se confronter entre eux. Et peu importaient leurs performances dans la ligue fermée, ils auraient joué autant d&rsquo;affiches de prestige chaque année et auraient bénéficié de la plus haute compétition, de laquelle se voyaient injustement privés les autres clubs non retenus par l&rsquo;élite.</p>
<h2 style="text-align: justify">L&rsquo;éthique sportive en danger</h2>
<p style="text-align: justify">Cette phrase est devenue bateau mais ô combien véridique : le football est un business plus qu&rsquo;un sport aux yeux de ces frondeurs. La préoccupation de la situation financière des plus grandes écuries européennes a été préférée à celle de la conservation de l&rsquo;éthique sportive.</p>
<p style="text-align: justify">Si le sport est représenté par la compétition, il n&rsquo;en demeure pas moins que le respect et la solidarité font partie des valeurs enseignées dès le plus jeune âge. L&rsquo;apprentissage est parfois long, mais est généralement terminé depuis longtemps pour un président de club de football. Ce n&rsquo;était visiblement pas le cas pour ceux du club des Douze. Cette ligue fermée a été créée entre grands clubs européens, comme une classe de CM1 refuse de partager le terrain avec les CE2 à l&rsquo;heure de la récréation. En dehors de ça, la Ligue des Champions est ce tournoi intergénérationnel qui donne une chance au Petit Poucet de renverser le plus expérimenté, même si le public préfère toujours voir les meilleurs s&rsquo;affronter pour la garantie du spectacle.</p>
<p style="text-align: justify">C&rsquo;est ainsi que les frondeurs qui disaient agir pour le plaisir des supporters les ont rendus verts de rage tout autour du globe en l&rsquo;espace de deux jours. Les meilleures équipes du monde, et par conséquent les plus grandes communautés de supporters au monde, se sont vues humiliées par leurs propres institutions qui ont préféré sacrifier le respect des valeurs sportives à des fins lucratives. C&rsquo;est ainsi que les élites posaient définitivement une barrière entre le football business et les amoureux du ballon rond.</p>
<blockquote><p><em>« Dans un club de football, il y a une sainte trinité : les joueurs, le manager et les supporters. Les présidents n&rsquo;ont rien à voir là-dedans. Ils sont juste là pour signer les chèques. »</em></p>
<p>Bill Shankly (1913-1981), figure emblématique de Liverpool</p></blockquote>
<p style="text-align: justify">Les frondeurs ont pris des décisions sur le football à dimension monumentale, sans même prendre considération de ceux qui savent parler de leur passion mieux que personne, de ceux qui verront leurs émotions <a href="https://www.demivolee.com/2021/04/20/billet-superleague-le-football-est-mort/">périr</a> sous l&#8217;emprise industrielle du sport le plus populaire du monde : entraîneurs, joueurs et supporters.</p>
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		<title>Billet : Superleague, le football est mort</title>
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		<dc:creator><![CDATA[NSOL]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 20 Apr 2021 05:00:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Billets]]></category>
		<category><![CDATA[Dossiers Demivolée.com]]></category>
		<category><![CDATA[Ligue des Champions]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Cela faisait plusieurs années qu&#8217;un projet de « Superleague » européenne était dans les tuyaux. Le 18 avril 2021 restera à jamais un jour funeste dans l&#8217;histoire <a class="mh-excerpt-more" href="https://www.demivolee.com/2021/04/20/billet-superleague-le-football-est-mort/" title="Billet : Superleague, le football est mort">[...]</a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><b>Cela faisait plusieurs années qu&rsquo;un projet de « Superleague » européenne était dans les tuyaux. Le 18 avril 2021 restera à jamais un jour funeste dans l&rsquo;histoire du football, avec l&rsquo;officialisation de cette compétition. Seuls une douzaine de clubs ultra-riches participeront à une compétition fermée, dans le but de proposer des affiches « impressionnantes » tous les week-ends. Mais ce faisant, plutôt que d&rsquo;ajouter du suspens et de l&rsquo;excitation dans le sport-roi, ces douze clubs signent l&rsquo;arrêt de mort du football. </b></p>
<h2 style="text-align: justify">Mérite, injustice et hasard</h2>
<p style="text-align: justify">Le football est un sport où tout se fonde sur l&rsquo;injustice et le mérite. Ces deux notions sont à la base de tous les matchs : ce ne sont pas toujours les plus forts qui l&#8217;emportent, mais ceux qui l&#8217;emportent le méritent. Car tout le monde joue avec les mêmes règles du jeu. Onze joueurs de chaque côté, deux buts, un seul ballon. Et celui qui marque le plus de buts l&#8217;emporte. Et à la fin de la saison, le titre est donné au meilleur d&rsquo;entre tous. C&rsquo;est l&rsquo;essence-même du football que de permettre des renversements de situation, des épopées improbables, des clubs outsiders.</p>
<p style="text-align: justify">Sans cette petite dose d&rsquo;injustice et de hasard, le football perdrait de sa saveur. Imaginez un instant un football où le Leicester de 2016, le Montpellier de 2012 ou le Deportivo La Corogne de 2000 n&rsquo;existerait pas. Imaginez un instant un football où le Paris Saint-Germain gagnerait tous ses matchs, l&rsquo;Olympique lyonnais tous sauf ceux contre Paris, et ainsi de suite. Car c&rsquo;est cela que la Superleague européenne propose : un football où les hiérarchies sont figées à jamais. Et où aucune nouvelle histoire ne peut jamais s&rsquo;écrire.</p>
<p style="text-align: justify">Aux yeux des clubs de la Superleague, rien ne peut évoluer à tout jamais. Et cela leur va bien, car ce sont eux qui créent cette ligue fermée. Mais cette ligue ne se fonde même pas sur le mérite. De quand date le dernier titre de champion d&rsquo;Arsenal ? Et la dernière Ligue des Champions de l&rsquo;Atletico Madrid ? Et puis comme cela se fonde sur le mérite, pourquoi ne pas inviter <span style="color: #e35b5b"><strong><a style="color: #e35b5b" href="https://www.demivolee.com/2018/09/17/clough-et-taylor-les-deux-mains/">Nottingham Forrest, deux Ligues des Champions à son palmarès</a></strong></span> ?</p>
<h2 style="text-align: justify">Figé</h2>
<p style="text-align: justify">AC Milan, Arsenal, Atletico Madrid, Chelsea, Barcelone, Inter Milan, Juventus, Liverpool, Manchester City, Manchester United, Real Madrid et Tottenham Hotspur. Voici les douze premiers clubs de cette Superleague européenne. Ces douze clubs sont fiers de faire partie de l&rsquo;élite &#8211; financière &#8211; du football européen. Mais ils semblent oublier que cette élite peut évoluer. Ils semblent oublier que s&rsquo;ils sont à cette place-là aujourd&rsquo;hui, c&rsquo;est parce qu&rsquo;ils ont pu bénéficier de la beauté et du hasard du football. S&rsquo;ils occupent ces places de choix, c&rsquo;est justement parce qu&rsquo;ils ont pu gravir les échelons, être promus, relégués ou champions.</p>
<p style="text-align: justify">Une Superleague format 1970 n&rsquo;aurait pas eu grand chose à voir avec celle-ci. En prenant la même répartition de clubs par pays, on arrive à une distribution toute autre. L&rsquo;Espagne serait représentée par l&rsquo;Atletico Madrid, l&rsquo;Athlétic Bilbao et le FC Séville. Pour l&rsquo;Italie, on compterait Cagliari, l&rsquo;Inter Milan et la Juventus. Quant à l&rsquo;Angleterre et ses six clubs, elle alignerait Everton, Leeds United, Derby County, Chelsea, Liverpool et Coventry City.</p>
<p style="text-align: justify">Moins de la moitié des douze clubs signataires de cette Superleague faisaient partie de l&rsquo;élite de leur football il y a cinquante ans. Mais en suivant leur modèle, ils seraient toujours au top du classement dans un demi-siècle. C&rsquo;est nier l&rsquo;évolution du football, nier les équilibres changeant, nier les tacticiens, nier le talent des joueurs que de proposer une ligue à tout jamais figée. Cette élite n&rsquo;a pas de raison d&rsquo;être, pas de raison d&rsquo;exister, si ce n&rsquo;est le pouvoir infini de l&rsquo;argent.</p>
<h2 style="text-align: justify">Oligopole</h2>
<p style="text-align: justify">Aux yeux de la Superleague, le football n&rsquo;est plus qu&rsquo;une industrie comme une autre. Une industrie où un oligopole pourrait s&rsquo;établir, c&rsquo;est-à-dire un petit nombre d&rsquo;entreprises contrôlant le marché. Mais la réalité du football est complètement inverse. La beauté du football réside dans le fait que tout le monde peut participer dans ce jeu, tout le monde peut espérer renverser la hiérarchie, au moins l&rsquo;espace d&rsquo;une saison, sans avoir besoin d&rsquo;investisseurs étrangers, sans avoir besoin de millions de supporters. Et l&rsquo;âme-même du football est inscrite dans le fait que, saison après saison, des suprématies s&rsquo;érodent, des clubs émergent, des légendes s&rsquo;écrivent. La Superleague est une négation de ce qu&rsquo;est le football dans son essence la plus pure.</p>
<p style="text-align: justify">Le football n&rsquo;est pas un oligopole. Le football est fait d&rsquo;exploits permanents, de retournement de situations, et c&rsquo;est par nature une industrie fragmentée. On compte cent-soixante clubs professionnels en Angleterre, et six d&rsquo;entre eux souhaitent s&rsquo;accaparer le jeu. Mais le football est avant tout un sport du peuple. C&rsquo;est ce qui a fait la notoriété du football à travers le monde : sa simplicité, et la capacité pour n&rsquo;importe qui d&rsquo;arriver au sommet. C&rsquo;est d&rsquo;ailleurs cela qui fait de la Ligue des Champions la compétition la plus prestigieuse du football européen.</p>
<p style="text-align: justify">En outre, le football n&rsquo;est pas un sport américain, où les plus riches gagnent forcément à la fin. C&rsquo;est justement tout l&rsquo;inverse dans les sports de notre vieille Europe. Pour être intéressant, le football doit avoir une part d&rsquo;incertitude, une part de chance, une part de hasard. Les hiérarchies doivent pouvoir être bouleversées, peu importe la taille du portefeuille.</p>
<p style="text-align: justify">L&rsquo;avenir du football se joue maintenant. Et chacun a face à lui ses responsabilités : soutenir le football, ou bien soutenir la Superleague.</p>
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		<title>Billet : Rien n&#8217;a changé</title>
		<link>https://www.demivolee.com/2020/08/11/billet-rien-na-change/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[NSOL]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 11 Aug 2020 05:00:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Dossiers Demivolée.com]]></category>
		<category><![CDATA[Ligue des Champions]]></category>
		<category><![CDATA[hl]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Certains ont voulu nous faire croire qu&#8217;avec la Covid-19, tout allait changer. Et que le football ne ferait pas exception à la règle. Mais avec <a class="mh-excerpt-more" href="https://www.demivolee.com/2020/08/11/billet-rien-na-change/" title="Billet : Rien n&#8217;a changé">[...]</a></p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><strong>Certains ont voulu nous faire croire qu&rsquo;avec la Covid-19, tout allait changer. Et que le football ne ferait pas exception à la règle. Mais avec le retour des plus grandes affiches européennes sur les derniers jours, on se rend compte qu&rsquo;en fait, rien n&rsquo;a changé. Rien du tout.</strong></p>
<h2 style="text-align: justify">Les mêmes <a href="https://www.demivolee.com/2017/12/13/ultras-autopsie-supporters-decries/">fusibles</a></h2>
<p style="text-align: justify">Mais en même temps, qu&rsquo;est-ce qui aurait pu changer ? Allez, les spectateurs. C&rsquo;est vrai, ils ne sont plus présents dans les stades, et pour les abonnés et autres habitués, le changement doit être radical. Mais soyons raisonnables un instant. Quelle proportion des amateurs de football cela représente-t-il ? Une poignée, quelques pourcents à peine. Bien sûr, ils ne doivent pas être négligés et oubliés. Mais dans les grandes masses, ils ne sont qu&rsquo;une goutte d&rsquo;eau de plus dans l&rsquo;océan de conséquences amenés par la pandémie. Et puis, sincèrement, quand on regarde les matchs de Ligue des Champions à la télévision, est-ce que on se rend vraiment compte de leur absence ? Pas vraiment, les bruitages ajoutés par la réalisation compensant bien souvent cela.</p>
<p style="text-align: justify">C&rsquo;est malheureux, peut-être, c&rsquo;est pourtant inévitable. Il faut bien que la vie continue, alors on s&rsquo;adapte, on fait des choix. Et l&rsquo;on sait, malheureusement, que les spectateurs présents physiquement dans les stades sont les premiers fusibles des autorités. Interdictions de déplacement, huis-clos, fermetures partielles de virage, déplacements encadrés par les forces de l&rsquo;ordre&#8230; finalement, cela ne change pas vraiment de d&rsquo;habitude. Bien sûr, les raisons sont différentes. Mais qu&rsquo;importent les raisons tant que le résultat est le même. Qui est vraiment attentif à ce qui se passe dans les coulisses, quand le devant de la scène reste dans les mémoires.</p>
<p style="text-align: justify">Bien sûr, les joueurs sont sans doute touchés par l&rsquo;absence de leurs supporters. Mais si l&rsquo;on regarde un peu plus largement que les compétitions les plus médiatisées, c&rsquo;est monnaie courante de jouer sans personne dans les gradins. Repensez à vos matchs quand vous étiez gamins. Pour eux, c&rsquo;est un simple retour en arrière. Ou, au mieux, une prise de conscience de leur chance.</p>
<h2 style="text-align: justify">Les mêmes émotions</h2>
<p style="text-align: justify">Mais les émotions, elles, malgré tout, ne changent pas. Leur force reste la même, avec bien sûr des variations entre les individus. Mais aucun supporter de Lyon ne dirait que la qualification &#8211; inespérée &#8211; de son club face à la Juventus de Turin ne lui a donné aucune émotion. Bien sûr, elle ne s&rsquo;exprime pas pareil d&rsquo;une année à l&rsquo;autre, mais cela dépend avant tout de l&rsquo;attachement que l&rsquo;on a à son club, à ses joueurs, à son entraîneur. Au final, malgré les mois de pause, la Ligue des Champions est toujours foncièrement puissante. La petite musique, si caractéristique, de la compétition, fait toujours vibrer la plupart d&rsquo;entre nous au plus profond de leurs entrailles.</p>
<p style="text-align: justify">Ces mois d&rsquo;attentes ont pu créer un sentiment de manque, d&rsquo;oubli, mais aussi parfois de surchauffe. N&rsquo;est-ce pas insupportable, en France en tout cas, de parler de football alors qu&rsquo;aucun match officiel ne peut se disputer sur le territoire national pendant des mois ? Alors ce retour à la normale, même s&rsquo;il se fait bien loin de la norme, fait du bien. Et procure des émotions puissantes. Rien n&rsquo;a changé, rien n&rsquo;a changé.</p>
<p style="text-align: justify">Et puis, ce qui n&rsquo;a pas changé, et ce qui ne changera jamais, c&rsquo;est que chacune de ces situations particulières que nous vivons écrivent l&rsquo;histoire. Il y a eu le football de guerre. Et il y a eu le football coupé en deux entre le bloc de l&rsquo;Est et celui de l&rsquo;Ouest. Il y a eu la mondialisation invétérée du football post-arrêt Bosman. Autant de choses bonnes ou mauvaises qui ont écrit l&rsquo;histoire du football. La Covid-19 n&rsquo;est finalement qu&rsquo;un élément de plus dans la riche histoire du football. Rien n&rsquo;a changé.</p>
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		<title>Dossier : Un air de Champions dans cette Europa</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Clément Barbier]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 03 Mar 2020 06:00:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Dossiers Demivolée.com]]></category>
		<category><![CDATA[Europa League]]></category>
		<category><![CDATA[hl]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La semaine prochaine se tiendront les huitièmes de finale d&#8217;Europa League, deux semaines après le dénouement des seizièmes. Alors que des affiches de haut vol <a class="mh-excerpt-more" href="https://www.demivolee.com/2020/03/03/dossier-un-air-de-champions-dans-cette-europa/" title="Dossier : Un air de Champions dans cette Europa">[...]</a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><strong>La semaine prochaine</strong><b> se tiendront les huitièmes de finale d&rsquo;Europa League, deux semaines après le dénouement des seizièmes. Alors que des affiches de haut vol seront au programme et que personne ne semble mettre de côté la petite sœur de la si prestigieuse Champions League, comment envisager l&rsquo;issue de cette édition de C3 ?</b></p>
<h2 style="text-align: justify">Rebondissements</h2>
<p style="text-align: justify">Les seizièmes de finale nous ont déjà offert des matchs renversants. Comme celui de l&rsquo;Olympiacos sur la pelouse d&rsquo;Arsenal. La victoire des Grecs 1-0 dans le temps réglementaire poussait les deux formations en prolongations. Aubameyang, d&rsquo;un retourné merveilleux, délivrait l&rsquo;Emirates, une première fois six minutes avant la fin. Et a bien cru le faire une seconde fois dans le temps additionnel, car entre temps, l&rsquo;Olympiacos avait repris l&rsquo;avantage. Mais le buteur gabonais s&rsquo;est complètement troué et n&rsquo;a pas cadré sa reprise à bout portant. Renversant, le club du Pirée élimine des Gunners qui concèdent leur première défaite en 2020.</p>
<p style="text-align: justify">L&rsquo;autre match au scénario fou opposait Basaksehir au Sporting. À la mi-temps, les Turcs avaient déjà refait leur retard et menaient donc par 2-0 après s&rsquo;être inclinés 3-1 à l&rsquo;aller. Le capitaine Edin Visca, à la 91e, arrachait la prolongation et répondait ainsi à la réduction de l&rsquo;écart de l&rsquo;ancien Colchonero Luciano Vietto. Trente minutes plus tard, ce même Visca transformait le penalty de la qualification !</p>
<p style="text-align: justify">En menant 1-0 puis 3-1 contre le Shakhtar, Benfica pensait bien inverser la tendance et décrocher son visa pour les huitièmes. Finalement, à la faveur de deux buts en fin de partie, les Ukrainiens assommaient les Benfiquistes et validaient leur ticket pour le tour suivant.</p>
<p style="text-align: justify">Au Celtic Park, Copenhague profitait d&rsquo;une grossière erreur défensive pour prendre l&rsquo;ascendant suite au 1-1 obtenu au Parken Stadium. Un penalty d&rsquo;Edouard à sept minutes du terme remettait les compteurs à égalité. Pas de quoi faire flancher les Danois, qui inscrivaient deux nouveaux buts dans les dernières minutes du match et qui, par la même occasion, retrouvent les huitièmes de finale pour la première fois depuis 2017.</p>
<h2 style="text-align: justify">Épidémie portugaise</h2>
<p style="text-align: justify">Il est intéressant de noter que les quatre clubs portugais encore en lice sont intégralement passés à la trappe lors de ces seizièmes : Braga, Sporting, Benfica, Porto ont tous vu leur parcours s&rsquo;arrêter. La France, pas très loin devant à l&rsquo;indice UEFA et qui n&rsquo;a pas su envoyer un seul représentant à ce stade de la compétition, peut s&rsquo;en frotter les mains. Cependant, les performances anglaises (2 clubs), espagnoles (3 clubs), allemandes (3 clubs) et italiennes (2 clubs), viennent contrarier une remontée française à ce classement, aussi utopique soit-elle.</p>
<h2 style="text-align: justify">Chocs en stock</h2>
<p style="text-align: justify">Les affiches des huitièmes de finale seront pour le moins prestigieuses. Alexis Sanchez, qui retrouve du temps de jeu à défaut de trouver le chemin des filets, défiera Getafe avec son équipe de l&rsquo;Inter. Alors que les Nerazzurri sont toujours en course pour le Scudetto, Antonio Conte aligne pourtant une équipe compétitive en Europa League, comme en témoignent celles choisies contre Ludogorets. Soulignons d&rsquo;ailleurs la jolie performance de Getafe en seizième. L&rsquo;équipe espagnole est parvenue à bout de l&rsquo;Ajax, demi-finaliste de la Ligue des Champions, mais la qualification est tout sauf illogique tant cette équipe se montre brillante.</p>
<p style="text-align: justify">Séville et la Roma offriront l&rsquo;une des plus belles affiches de ce tour. Les Andalous ont attendu une décision favorable de la VAR pour éliminer Cluj après que les Roumains ont cru ouvrir le score dans les ultimes instants. Dans le même temps, les Italiens n&rsquo;ont pas vraiment eu à trembler à Gent puisque Justin Kluivert a rapidement annihilé l&rsquo;effet de l&rsquo;ouverture du score belge.</p>
<p style="text-align: justify">Leader de D1 d&rsquo;Autriche et tombeur logique d&rsquo;Alkmaar en seizième, le LASK de Valérien Ismaël va pouvoir rêver l&rsquo;instant d&rsquo;un huitième de finale d&rsquo;Europa League, sans pour autant s&rsquo;avouer vaincu d&rsquo;avance. Les joueurs de Linz auront le privilège de découvrir Manchester et la pelouse d&rsquo;Old Trafford lors du match retour. Et sûrement auront-ils une carte à jouer dans cette confrontation&#8230;</p>
<h2 style="text-align: justify">Quels prétendants au titre ?</h2>
<p style="text-align: justify">Si les seize équipes encore engagées rêvent secrètement d&rsquo;un titre européen fin mai, certaines s&rsquo;avancent comme sérieux favoris. L&rsquo;Inter semble être le mieux armé, mais  gare à Séville, triple vainqueur entre 2014 et 2016, à Manchester United, finaliste en 2017, ou même à ce si séduisant Bayer Leverkusen. En embuscade, Getafe, la Roma, ou les Wolves, se présentent comme de sérieux outsiders, tandis que Linz, Copenhague et les Rangers voudront poursuivre leur évasion européenne le plus longtemps possible.</p>
<h2 style="text-align: justify">Les résultats cumulés des 16e</h2>
<p style="text-align: justify">Braga 2-4 <strong>Rangers</strong> ; <strong>Basaksehir</strong> 6-5 Sporting ; Gent 1-2 <strong>Roma</strong> ; Malmö 1-5 <strong>Wolfsburg</strong> ; <strong>LASK</strong> 3-1 AZ ; Porto 2-5 <strong>Leverkusen</strong> ;</p>
<p style="text-align: justify">Espanyol 3-7 <strong>Wolverhampton</strong> ; <strong>Bâle</strong> 4-0 Nicosie ; <strong>MU</strong> 6-1 Bruges ; Celtic 2-4 <strong>Copenhague</strong> ; Benfica 4-5 <strong>Shakhtar</strong> ;</p>
<p style="text-align: justify"><strong>Inter</strong> 4-1 Ludogorets ; Ajax 2-3 <strong>Getafe</strong> ; <strong>Séville</strong> 1-1 Cluj ; Arsenal 2-2 <strong>Olympiacos</strong> ; Salzbourg 3-6 <strong>Francfort</strong></p>
<h2 style="text-align: justify">Les affiches des 8e</h2>
<p style="text-align: justify">Inter &#8211; Getafe</p>
<p style="text-align: justify">FC Séville &#8211; AS Roma</p>
<p style="text-align: justify">Eintracht Francfort &#8211; FC Bâle</p>
<p style="text-align: justify">Istanbul Basaksehir &#8211; FC Copenhague</p>
<p style="text-align: justify">Wolfsburg &#8211; Shakhtar Donetsk</p>
<p style="text-align: justify">Glasgow Rangers &#8211; Bayer Leverkusen</p>
<p style="text-align: justify">LASK &#8211; Manchester United</p>
<p style="text-align: justify">Olympiacos &#8211; Wolverhampton</p>
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		<title>Dossier : Aperçu du tirage de Ligue des Champions</title>
		<link>https://www.demivolee.com/2019/12/19/dossier-apercu-du-tirage-de-ligue-des-champions/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[MatthiasT]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 19 Dec 2019 06:00:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Dossiers Demivolée.com]]></category>
		<category><![CDATA[Ligue des Champions]]></category>
		<category><![CDATA[hl]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Lundi midi se déroulait le tant attendu tirage des huitièmes de finale de la Ligue des Champions. Les adversaires, qui s&#8217;affronteront du 18 février au <a class="mh-excerpt-more" href="https://www.demivolee.com/2019/12/19/dossier-apercu-du-tirage-de-ligue-des-champions/" title="Dossier : Aperçu du tirage de Ligue des Champions">[...]</a></p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><strong>Lundi midi se déroulait le tant attendu tirage des huitièmes de finale de la Ligue des Champions. Les adversaires, qui s&rsquo;affronteront du 18 février au 18 mars, sont connus. Il y a des heureux, des déçus, des impatients. Tentons d&rsquo;en dégager les tendances.</strong></p>
<h2 style="text-align: justify">Le choc : Real Madrid &#8211; Manchester City</h2>
<p style="text-align: justify">Y a-t-il vraiment besoin d’argumenter pour convaincre les foules de regarder ce choc ? Les noms parlent d’eux-mêmes. <a href="https://www.demivolee.com/2018/06/01/billet-zinedine-zidane-zz-top/">Zinédine Zidane</a> se mesurera <a href="https://www.demivolee.com/2019/11/21/dossier-guardiola-au-bayern-un-triomphe-inacheve/">Pep Guardiola</a>. Kun Aguero à Karim Benzema, etc. Ce match de gala est aussi intéressant de par sa symbolique. L’impériale Maison Blanche challengée par le trublion nouveau riche. Le maître de la compétition, le plus titré, sur la route du club cherchant désespérément à assouvir sa nouvelle grandeur par un titre européen, dont il est pourtant favori des bookmakers depuis plusieurs éditions.</p>
<p style="text-align: justify">Dramatiquement comme tactiquement, un match de légende s’annonce.</p>
<h2 style="text-align: justify">La confrontation de styles : Atlético Madrid &#8211; Liverpool FC</h2>
<p style="text-align: justify">Définitivement une affiche à faire saliver <a href="https://www.demivolee.com/2019/07/11/billet-la-dtn-francaise-va-droit-dans-le-mur/">les coachs médiocres de notre Unecatef tant aimée</a>. La hargne, l’intensité, l’envie, le courage, la sueur, la détermination seront au rendez-vous. Les maillots, probablement salis. En effet, la rencontre entre Diego Simeone et Jürgen Klopp promet déjà car ce sont incontestablement les deux meilleurs meneurs d’homme de la planète footballistique. Maîtres de la construction collective, ces deux tacticiens mettent l’accent sur les transitions. Ces deux-là sont probablement, à leur manière, les meilleurs symboles du déclin du tiki-taka en Europe. Ainsi, il sera intéressant de voir laquelle des deux équipes tiendra la corde de la possession, volontairement ou non.</p>
<p style="text-align: justify">Mais il sera surtout intéressant de voir comment elles vont tenter de récupérer le cuir. Car à ce niveau, les deux entraîneurs divergent. Dans la bataille de la récupération, le gegenpressing de Klopp se confrontera au 4-4-2 compact de Simeone. Bataille dans la bataille et cerise sur le gâteau, les deux coachs sont aussi reconnus pour leur adaptabilité en cours de match. Cette partie d’échec ne sera vraiment pas à regarder d’un seul œil.</p>
<h2 style="text-align: justify">La rencontre qui arrive trois ans trop tard : Napoli SSC &#8211; FC Barcelona</h2>
<p style="text-align: justify">Trois ans auparavant, un tel tirage aurait promis monts et merveilles. Le monde aurait salivé de la rencontre entre le trident Messi Suarez Neymar et le Napoli de Maurizio Sarri, l’une des équipes les plus séduisantes de la décennie. Le football ne nous aura jamais offert cela. En 2019, la chute est douloureuse. On passe du Sarriball à un Gennaro Gattuso qui doit encore s’affirmer en tant qu’entraîneur tout en digérant la mutinerie des Napolitains. Le tout face à un Ernesto Valverde très peu inspiré et à un effectif barcelonais globalement moins bon. Forcément, l’affiche a perdu en prestance. Mais peut-être le mercato hivernal lui donnera-t-il une nouvelle dimension.</p>
<h2 style="text-align: justify">L’affiche de hipsters : Valencia CF &#8211; Atalanta</h2>
<p style="text-align: justify">Hipsters, oui, mais fiers de l’être. Quiconque vénère le ballon rond devrait effectivement avoir sa dose mensuelle de Valencia, et surtout d’Atalanta. Car le travail réalisé par Gian Piero Gasperini est exceptionnel. Au point de faire pratiquer ses joueurs un jeu léché aux principes de passes courtes, rapides et au sol, adoubé pas Pep Guardiola lui-même. Au point aussi de transformer un club de bas de tableau en concurrent très sérieux pour le podium. L’Atalanta va même jusqu’à se qualifier en huitième de finale pour la première participation de leur histoire à la Ligue des Champions.</p>
<p style="text-align: justify">Du côté de Valencia, on s’est tant bien que mal temporairement remis des déboires extra-sportifs entre direction, joueurs et entraîneur ayant coûté la place de Marcelino en début de saison. Albert Celades a repris le flambeau. Valencia est toujours une équipe attrayante et devrait le rester jusqu’à février.</p>
<p style="text-align: justify">Cette affiche est donc une formidable raison de vous rattraper si vous ne regardez pas les deux protagonistes en championnat. Coup double. De plus, les deux clubs ont arraché leur qualification de justesse à la dernière journée et nombre des joueurs présents connaissent probablement l’apogée de leur carrière. De quoi générer un excellent spectacle.</p>
<h2 style="text-align: justify">Qu’attendre de nos clubs français ?</h2>
<p style="text-align: justify">Par nature, on ne sait jamais avec le Paris Saint-Germain. Mais le club de la capitale aurait pu être beaucoup moins bien loti par le tirage au sort. Les Parisiens, déjà meilleurs sur le papier, affronteront donc un Dortmund à la peine en championnat. <a href="https://www.demivolee.com/2018/12/03/dossier-dortmund-il-etait-une-favre/">Beaucoup moins convaincants que l’année passée, les Schwarzgelben</a> seront aussi moins tranquiles au niveau du calendrier. Quand Paris pourra tranquillement faire tourner en Ligue 1, Dortmund devra jongler avec l’Eintracht et le Werder puis <a href="https://www.demivolee.com/2019/10/14/dossier-analyse-tactique-du-gladbach-de-marco-rose/">Mönchengladbach</a> et Schalke aux abords des deux matchs contre le PSG.</p>
<p style="text-align: justify">La tâche s’annonce en revanche, comme attendue, beaucoup plus compliquée pour l’Olympique Lyonnais. Après Lionel Messi l’année dernière au même stade de la compétition, les Lyonnais s’attaqueront donc à Cristiano Ronaldo. En outre, ils vivent une saison cauchemardesque en championnat, enchaînant déception dans le jeu et dans les résultats. Et comme si cela ne suffisait pas, les pertes sur blessures aux ligaments croisés de <a href="https://www.demivolee.com/2019/11/05/dossier-les-5-fois-ou-memphis-a-sauve-lol/">Memphis Depay</a> et Jeff Reine-Adélaïde viennent saler l’addition. Leur seule « chance » réside en un mercato hivernal rondement mené. Attention tout de même pour la Vieille Dame qui, menacée en championnat, n’est clairement plus aussi impériale que ces dernières années et n’aurait en plus « pas étudié » leur adversaire jusqu&rsquo;à présent.</p>
<h2 style="text-align: justify">Le tirage complet</h2>
<p style="text-align: justify">Dortmund &#8211; Paris<br />
Real Madrid &#8211; Manchester City<br />
Atalanta &#8211; Valence<br />
Atlético Madrid &#8211; Liverpool<br />
Chelsea &#8211; Bayern München<br />
Lyon &#8211; Juventus<br />
Tottenham &#8211; Leipzig<br />
Naples &#8211; Barcelone</p>
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		<title>Dossier : Erling Håland, 19 ans et déjà époustouflant</title>
		<link>https://www.demivolee.com/2019/11/15/dossier-erling-haland-19-ans-et-deja-epoustouflant/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Clément Barbier]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 15 Nov 2019 06:00:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Autres championnats]]></category>
		<category><![CDATA[Dossiers Demivolée.com]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Véritable révélation de ce début de saison, Erling Braut Håland, 19 ans, affiche des statistiques folles : 1,45 but marqué par match en moyenne ! <a class="mh-excerpt-more" href="https://www.demivolee.com/2019/11/15/dossier-erling-haland-19-ans-et-deja-epoustouflant/" title="Dossier : Erling Håland, 19 ans et déjà époustouflant">[...]</a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><strong>Véritable révélation de ce début de saison, Erling Braut Håland, 19 ans, affiche des statistiques folles : 1,45 but marqué par match en moyenne ! De quoi attirer les plus grandes écuries qui sans doute n’hésiteront pas à sortir le chéquier pour s’attacher les services du jeune prodige.</strong></p>
<h2 style="text-align: justify">15 ans lors de se son premier match en pro : des débuts précoces</h2>
<p style="text-align: justify">Formé en Norvège au Bryne FK, Erling Braut Håland (ou Haaland, prononcez dans tous les cas « Holand ») effectue ses premières apparitions avec l’équipe réserve en quatrième division norvégienne lors de la saison 2015-2016. Le bilan est déjà affolant puisque l’adolescent inscrit 18 buts en 14 matchs ! Ces performances lui valent à 15 ans seulement de jouer ses premières minutes avec l’équipe professionnelle. En fin de saison, il participe au match contre Ranheim, une rencontre de deuxième division norvégienne. La saison suivante, il s’installe définitivement en équipe première mais ne parvient pas à trouver le chemin des filets malgré les 16 rencontres disputées.</p>
<p style="text-align: justify">Début 2017, Håland s’engage pour le Molde FK. Il dispute son premier match sous ses nouvelles couleurs à l’occasion d’un match de Coupe de Norvège contre Volda et marque déjà son premier but. D’abord laissé de côté, Erling Håland se fait petit à petit une place au sein de cette équipe de Molde. En fin d&rsquo;année, ses entrées en jeu sont de plus en plus régulières. La saison suivante, Håland s’impose comme titulaire et ses statistiques sont encourageantes. À la fin de la saison, il compte 16 buts en 30 matchs. Ses 20 réalisations lors des 50 matchs disputés avec Molde lui valent d’être repéré par la meilleure équipe d’Autriche, le RB Salzbourg. Club auquel il est définitivement transféré au début de l’année 2019.</p>
<h2 style="text-align: justify">Håland, indispensable à Salzbourg</h2>
<p style="text-align: justify">À Salzbourg, les débuts du jeune Håland sont mitigés. Le buteur ne prend part qu’à cinq rencontres lors de sa première demi-saison. Cela ne l’empêche pas de participer à la Coupe du monde des moins de 19 ans à l’été 2019 – qui a vu la victoire finale de l’Ukraine sur la Corée du Sud. Un réel tournant dans la jeune carrière de ce diamant. Lors d’une rencontre contre le Honduras, le natif de Leeds inscrit… 9 des 12 buts de son équipe qui lui permettent de terminer meilleur buteur de la compétition.</p>
<p style="text-align: justify">De retour à Salzbourg, Erling Håland enchaîne les prestations de très haut vol et devient alors un élément indéboulonnable du système de Jesse Marsch. Håland est associé au Coréen Hwang Hee-chan en attaque et soutenu par le Japonais Takumi Minamino : l’attaque du Red Bull Salzbourg est ultra prolifique. 56 buts sont marqués en 14 rencontres de D1 autrichienne (4 buts par match) ! Le total est même porté à 82 buts en 21 rencontres toutes compétitions confondues !</p>
<p style="text-align: justify">Le Norvégien, lui, est ultra-efficace. Il s’illustre d’abord par un triplé contre Parndorf lors du premier tour de coupe d’Autriche. Muet malgré sa passe décisive à Vienne lors de la première journée de championnat, il est buteur lors des sept rencontres suivantes, inscrivant 14 buts dans cette période ! Conclue par un triplé accompagné de deux passes décisives contre Hartberg, ladite période faste n’exclut pas la Champions League. Pour son entrée en lice face aux Belges de Genk, Salzbourg marque six buts au terme d’un festival offensif délirant qui voit Erling Håland inscrire un nouveau triplé.</p>
<h2 style="text-align: justify">Takumi Minamino, Hwang Hee-chan, Erling Håland : l&rsquo;attaque de feu du Red Bull</h2>
<p style="text-align: justify">Remplaçant quelques jours après à Linz puis blessé quelques semaines, Håland figure dans le groupe qui se déplacera à Anfield pour la deuxième journée de Ligue des Champions. Mené 3-0, Salzbourg réagit grâce aux réalisations de Hwang Hee-chan et de Minamino. Voulant surfer sur cet allant offensif, Jesse Marsch lance Håland sur le terrain dès la 56e minute. Le jeune buteur de 19 ans égalise seulement quatre minutes après son entrée en jeu !</p>
<p style="text-align: justify">Après la trêve internationale automnale, Erling Håland n’est pas tout à fait apte à jouer les 90 minutes. Il se contente alors de brèves entrées en jeu, mais suffisantes pour que le numéro 30 de Salzbourg montre toute l’étendue de son talent. Contre Ebreichsdorf, en coupe, il inscrit un but lors de la victoire 5-0. En championnat, il est à nouveau l’auteur d’une réalisation contre le Rapid Vienne puis reste muet lors de la seule mi-temps qu’il joue contre Mattersbourg.</p>
<p style="text-align: justify">Entre temps, Håland est titulaire lors de la double confrontation contre Naples en Ligue des Champions. À nouveau époustouflant, le prodige inscrit un doublé à l’aller malgré la défaite 3-2 de son équipe. Avant de s’illustrer par un nouveau but au match retour sur un penalty otenu par Hwang. Après ce match nul obtenu à Napes, Håland clôt sa semaine personnelle en marquant les trois buts de son équipe lors de la victoire à Wolfsberger.</p>
<h2 style="text-align: justify">Un bilan affolant pour Erling Håland</h2>
<p style="text-align: justify">Le début de l’exercice 2019-2020 est celui de tous les records pour Håland. En championnat, il inscrit au total 15 buts en 12 matchs. Buteur toutes les 58 minutes de jeu en moyenne, il est de loin le meilleur buteur d&rsquo;Autriche. En Ligue des Champions, l&rsquo;avant-centre, là aussi en tête du classement des buteurs, est phénoménal. Il est l&rsquo;auteur de 7 buts en 271 minutes jouées… soit un but toutes les 39 minutes en moyenne ! Il devient alors, à 19 ans, le plus jeune joueur à marquer lors de ses quatre premières rencontres de C1. Extraordinaire ! Autre statistique époustouflante : Håland a désormais inscrit 30 buts en 24 matchs disputés sous les couleurs de Salzbourg !</p>
<p style="text-align: justify">Toutes compétitions confondues, Erling Braut Håland présente le bilan sidérant de 18 matchs joués pour 26 buts et 4 passes décisives en seulement 1 256 minutes. Ce qui équivaut à un but toutes les 48 minutes&#8230; Juste prodigieux !</p>
<h2 style="text-align: justify">Gare à la Norvège !</h2>
<p style="text-align: justify">Les performances étourdissantes d’Erling Håland aboutissent rapidement à une belle récompense pour lui. Le 5 septembre 2019, à 19 ans et 46 jours, Lars Lagerbäck lui offre sa première sélection en équipe nationale de Norvège. Håland participe ainsi à la victoire de la Norvège par 2 à 0 contre Malte. Les Scandinaves s’affirment d’ailleurs peu à peu comme une nation à redouter. Outre Håland, les Norvégiens ont dans leurs rangs d’autes perles rares. On peut évidemment citer le joueur de la Real Sociedad Martin Ødegaard, prêté par le Real Madrid et qui réalise un excellent début de saison, dans la continuité de celle réussie du côté du Vitesse Arnhem. Kristoffer Ajer, le défenseur central du Celtic, fait également partie de la jeune génération norvégienne, dont il faudra se méfier.</p>
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		<title>LIVE : Les matchs du samedi 01/06</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Aloïs]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 01 Jun 2019 05:00:22 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Pas énormément de matchs ce samedi en Europe. Seulement une rencontre, mais quelle rencontre&#8230; Tottenham Hotspur &#8211; Liverpool FC (UEFA Champions League &#8211; BFM TV, <a class="mh-excerpt-more" href="https://www.demivolee.com/2019/06/01/live-les-matchs-du-samedi-01-06/" title="LIVE : Les matchs du samedi 01/06">[...]</a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Pas énormément de matchs ce samedi en Europe. Seulement une rencontre, mais quelle rencontre&#8230;</strong></p>
<h3>Tottenham Hotspur &#8211; Liverpool FC (UEFA Champions League &#8211; BFM TV, RMC Sport &#8211; 21h)</h3>
<p><strong>Tottenham :</strong> Lloris, Trippier, Alderweireld, Vertonghen, Rose, Winks, Sissoko, Son, Eriksen, Alli, Kane</p>
<p><strong>Liverpool :</strong> Alisson, Alexander-Arnold, Matip, Van Dijk, Robertson, Fabinho, Henderson, Wijnaldum, Salah, Firmino, Mané</p>
<p>Cet article <a rel="nofollow" href="https://www.demivolee.com/2019/06/01/live-les-matchs-du-samedi-01-06/">LIVE : Les matchs du samedi 01/06</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://www.demivolee.com">Demivolée.com</a>.</p>
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