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	<title>Headline Archives &#8211; Demivolée.com</title>
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	<title>Headline Archives &#8211; Demivolée.com</title>
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		<title>Billet : Trois prédictions pour 2021 #2 – Et le Ballon d’Or sera…</title>
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		<dc:creator><![CDATA[MatthiasT]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 08 Jan 2021 06:00:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Bundesliga]]></category>
		<category><![CDATA[Dossiers Demivolée.com]]></category>
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		<category><![CDATA[Ballon d'Or]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Qui dit nouvelle année dit résolutions et prédictions. Résignés quant à ces premières, attelons-nous donc à ces dernières. Cette semaine, demivolee.com vous livre trois prédictions <a class="mh-excerpt-more" href="https://www.demivolee.com/2021/01/08/billet-trois-predictions-pour-2021-2-et-le-ballon-d-or-sera/" title="Billet : Trois prédictions pour 2021 #2 – Et le Ballon d’Or sera…">[...]</a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><strong>Qui dit nouvelle année dit résolutions et prédictions. Résignés quant à ces premières, attelons-nous donc à ces dernières. Cette semaine, demivolee.com vous livre trois prédictions foot 2021. </strong></p>
<p style="text-align: justify"><strong>Prédiction n°2 : Robert Lewandowski finira par goûter au Ballon d’Or</strong></p>
<h2 style="text-align: justify">2020, c’est le nombre de trophées ?</h2>
<p style="text-align: justify">2020 n’aura pas été une mauvaise année pour tout le monde. À titre d’exemple, Robert Lewandowski a dû faire le bonheur d&rsquo;un magasin de meubles en achetant de quoi installer le fruit de son travail cette année. L’international polonais aura triomphé en Bundesliga, en DFB Pokal, en Supercoupe d’Allemagne, en Ligue des Champions et en Supercoupe d’Europe. Des trophées collectifs remportés en étant la pièce maîtresse de son équipe, le Bayern Munich, auxquels s’ajoutent des distinctions individuelles pour porter le total à plus de 25 statuettes glanées en une année. Le meilleur buteur de Bundesliga, le meilleur buteur et le meilleur passeur de Ligue des Champions  se trouvent être la même personne, qui peut aussi se targuer d’une ribambelle de trophées « joueur de la saison » par pléthore d’instances et de médias.</p>
<p style="text-align: justify">Cerise sur le gâteau, Lewandowski s’est aussi vu logiquement décerner la récompense FIFA The Best, soit la plus haute reconnaissance individuelle de l’année. La plus haute ? Oui, car vous n’êtes pas sans savoir que le Ballon d’Or France Football, qui tient d’habitude ce rôle, fut annulé. Le comité a en effet très vite décidé que la saison tronquée par le confinement ne lui confèrerait pas assez de matière pour élire un meilleur joueur de la saison. Ce qui, après la prouesse calendaire d’avoir finalement réussi à tout maintenir exceptés l’Euro et la Copa America 2020, semble assez absurde. D’autant qu’il n’y avait pas beaucoup à tergiverser pour que cet hypothétique Ballon d’Or revienne à Lewandowski. Car sans rentrer dans la fiction, il aurait fallu une sacrée performance en coupe continentale des nations pour que Cristiano Ronaldo ou Lionel Messi, qui complètent le podium The Best, lui ravissent le prix.</p>
<p><img decoding="async" fetchpriority="high" class="wp-image-26487 aligncenter" src="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2021/01/Capture-decran-2021-01-06-155958-300x279.jpg?x16177" alt="" width="756" height="703" srcset="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2021/01/Capture-decran-2021-01-06-155958-300x279.jpg 300w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2021/01/Capture-decran-2021-01-06-155958.jpg 611w" sizes="(max-width: 756px) 100vw, 756px" /></p>
<h2 style="text-align: justify">Ballon dort</h2>
<p style="text-align: justify">Si le goleador du Bayern est donc incontestablement le meilleur footballeur de l’année, il n’aura cependant pas le Graal de la récompense individuelle qu’il mérite. Il devra se contenter de ce lot de consolation. L’histoire le retiendra-t-il comme le Ballon d’Or fictif et « malheureux » volé par des conjonctures extérieures propres à cette terne année 2020 ? Intellectuellement et de la même manière que les Jeux Olympiques antérieurs à la Coupe du monde, peut-être les amateurs du football considèreront-ils ce The Best comme équivalent temporaire du Ballon d’Or, et reconnaîtront Robert Lewandowski comme membre de ce panthéon. Ou pas.</p>
<p style="text-align: justify">Cette prédiction veut croire en la levée de toute ambiguïté quant au palmarès individuel de la machine à buts du Bayern. En 2021, le vainqueur incontesté d’un Ballon d’Or annulé deviendra le vainqueur incontesté d’un Ballon d’Or, tout court. Deux possibilités nous mènent à ce résultat. La première est toute simple et nous permet d’éviter la football-fiction. France Football pourrait tout simplement décider, à la fin de l’année, de condenser deux cérémonies de Ballons d’Or en une et d’attribuer enfin le millésime 2020. En effet, nous aurons d’ici là rattrapé les seuls tournois annulés de 2020 que sont<a href="https://www.demivolee.com/2021/01/04/billet-trois-predictions-pour-2021-1-un-nouveau-pour-l-euro/"> l’Euro</a> et la Copa America, et serons à-même de juger l’année 2020 complète – en dehors d’une dizaine de matchs de Ligue 1 à jamais aux oubliettes.</p>
<h2 style="text-align: justify">À la pointe de l&rsquo;attaque</h2>
<p style="text-align: justify">Quoiqu’il advienne de cette édition 2020, Robert Lewandowski n’est pas près de perdre de sa superbe et sera vraisemblablement un sérieux prétendant au titre 2021. Voici donc notre deuxième possibilité. S’il garde sa forme actuelle, qui ne semble pas subir l’accumulation des matchs depuis mai dernier, l&rsquo;attaquant munichois sera tout simplement intouchable et réparera lui-même l’injustice en remportant un Ballon d’Or non annulé.</p>
<p style="text-align: justify"><a href="https://www.demivolee.com/2020/04/14/dossier-comment-hansi-flick-a-metamorphose-le-bayern/">Le Bayern Munich</a> est l&rsquo;un des seuls gros clubs d’Europe à tenir le rythme de cette saison particulière et sera candidat à sa propre succession dans toutes les compétitions qu’il a gagnées l’année précédente. Tout comme Robert Lewandowski à l’échelle individuelle. Toujours à la pointe de son attaque, il en est déjà à 22 buts et 6 passes en 19 rencontres toutes compétitions confondues cette saison. Son premier match de 2021 ? Décisif sur trois buts, un doublé à la clef. Et puisque l&rsquo;on ne parle que du bilan statistique, n&rsquo;oublions pas l&rsquo;excellence qu&rsquo;il atteint dans tous les compartiments du jeu d&rsquo;un numéro neuf. C’est à se demander qui pourra l’arrêter, alors que les autres candidats potentiels sont dans des équipes en difficulté au milieu de cette saison léthargique&#8230;</p>
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		<title>Dossier : En Premier League, les jeux sont ouverts</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Clément Barbier]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 20 Nov 2020 06:00:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Dossiers Demivolée.com]]></category>
		<category><![CDATA[Premier League]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Alors que Liverpool et Manchester City, les favoris de Premier League désignés en début de saison, ne sont plus aussi impériaux qu&#8217;ils le furent ces <a class="mh-excerpt-more" href="https://www.demivolee.com/2020/11/20/dossier-en-premier-league-les-jeux-sont-ouverts/" title="Dossier : En Premier League, les jeux sont ouverts">[...]</a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><strong>Alors que Liverpool et Manchester City, les favoris de Premier League désignés en début de saison, ne sont plus aussi impériaux qu&rsquo;ils le furent ces dernières années, la lutte pour le titre est accessible pour beaucoup et ce ne sont pas les candidats qui manquent.</strong></p>
<h2 style="text-align: justify">Liverpool : une cadence difficile à tenir</h2>
<p style="text-align: justify">La saison dernière, avant le confinement, les <a href="https://www.demivolee.com/2020/06/01/dossier-le-joueur-a-qui-liverpool-doit-son-titre/">Reds</a> affichaient un incroyable bilan : 27 victoires, 1 nul et 1 défaite en Premier League. Depuis, les victoires sont moins spectaculaires et beaucoup plus poussives, et surtout moins nombreuses, un phénomène qui paraît logique tant l&rsquo;effectif a connu peu de modifications depuis août 2018. L&rsquo;arrivée de Diogo Jota sur le front de l&rsquo;attaque a d&rsquo;ailleurs rebattu les cartes pour le poste de titulaire suite aux difficultés de Roberto Firmino. Le back to back montrerait une réelle prouesse au niveau de la gestion du rythme infernal que tiendraient les joueurs de Klopp.</p>
<h2 style="text-align: justify">Manchester City : faiblards revanchards</h2>
<p style="text-align: justify">Très loin derrière Liverpool la saison passée, Manchester City aimerait retrouver sa couronne mais son début de saison est loin d&rsquo;être idéal. Trois matchs nuls et une défaite (en sept journées) ont déjà été concédés, dont une gifle mémorable face à Leicester (2-5). Et les victoires ne sont pas totalement – voire pas du tout – rassurantes. En championnat, les Sky Blues ne se sont imposés qu&rsquo;une fois par plus d&rsquo;un but d&rsquo;écart (3-1 à Wolverhampton). Désireux de remporter une Ligue des Champions tant attendue, les Citizens pourraient perdre des points importants en championnat en se focalisant d&rsquo;abord sur leur objectif européen.</p>
<h2 style="text-align: justify">Leicester City : dans les parages, les renards rôdent</h2>
<p style="text-align: justify">De cette équipe de 2016, il reste Kasper Schmeichel dans les buts, Christian Fuchs, Daniel Amartey et Wes Morgan en défense, Marc Albrighton au milieu et Jamie Vardy en attaque, toujours serial buteur de cette équipe des Foxes. Parmi les joueurs qui constituent le renouvellement de l&rsquo;effectif, s&rsquo;est ajouté dans une défense à trois cet été Wesley Fofana, déjà bluffant à seulement 19 ans. Après huit journées, l&rsquo;équipe de Brendan Rodgers compte déjà six succès dont trois obtenus face à des concurrents directs à l&rsquo;Europe : Manchester City, Arsenal et Wolverhampton.</p>
<h2 style="text-align: justify">Tottenham : profiter du chaos</h2>
<p style="text-align: justify">Dans une saison où une ou plusieurs équipe(s) caracole(nt) en tête, les espoirs des Spurs sont en règle générale rapidement réduits à néant. Seule exception récente, 2016, où ils avaient pu espérer devancer Leicester sur la fin. Mais dans cette saison 2020/2021 où aucune escouade ne se démarque réellement, <a href="https://www.demivolee.com/2020/02/11/dossier-quel-bilan-pour-le-tottenham-de-mourinho/">Tottenham</a> aura son mot à dire. Déjà, le club londonien récupère des blessés qui avaient été pléthoriques la saison dernière, l&rsquo;une des raisons de la saison ratée (6e).</p>
<p style="text-align: justify">D&rsquo;autre part, cette équipe semble sûre d&rsquo;elle et peut compter sur un duo à l&rsquo;efficacité devenue redoutable : Harry Kane &#8211; <a href="https://www.demivolee.com/2019/12/10/dossier-son-heung-min-7-de-coeur/">Heung-Min Son</a>. Et quels mots aurions-nous tenu s&rsquo;ils n&rsquo;avaient pas concédé un penalty à la 96&prime; du match contre Newcastle (1-1), ou 3 buts dans les 10 dernières minutes lors de la réception de West Ham (3-3) ? Avec des « si » on met Paris en bouteille, mais avec ces « si »-là, les Spurs seraient premiers avec 21 points engrangés sur 24 possibles&#8230;</p>
<h2 style="text-align: justify">Chelsea : un mercato à faire valoir</h2>
<p style="text-align: justify">Sur le marché des transferts cet été, les Blues n&rsquo;y sont pas allés de main morte : Timo Werner, Hakim Ziyech, et Kai Havertz sont arrivés en provenance de Leipzig, Amsterdam et Leverkusen, mais, pour l&rsquo;instant, la recrue la plus remarquable, c&rsquo;est Edouard Mendy. L&rsquo;ancien rennais a directement détrôné Kepa Arrizabalaga dans la hiérarchie des gardiens et ses performances ne font que soutenir ce choix : en 8 titularisations, il n&rsquo;a concédé que 2 buts, celui de Lamela en Carabao Cup et dernièrement, une réalisation de McGoldrick en championnat. Quant à eux, Hakim Ziyech (blessé en début de saison) et Timo Werner semblent de mieux en mieux s&rsquo;adapter aux directives de Lampard, ce n&rsquo;est pas encore le cas de Kai Havertz. Voyons si le temps donnera raison aux Blues qui ont dépensé près de 200 millions d&rsquo;euros cet été.</p>
<h2 style="text-align: justify">Des outsiders ?</h2>
<p style="text-align: justify">L&rsquo;irrégularité d&rsquo;Arsenal pourrait l&#8217;empêcher de prétendre au titre. Capables du meilleur (1-0 à MU) comme du pire quelques jours plus tard (0-3 face à Aston Villa), les Gunners devraient tout de même batailler pour retrouver la Ligue des Champions qui les fuit depuis 4 ans.</p>
<p style="text-align: justify">Le mauvais début de saison de Manchester United n&rsquo;a pas permis aux Red Devils de se positionner en tant que candidat au titre. En plus d&rsquo;être décevants en terme de jeu, les joueurs d&rsquo;Ole Gunnar Solsjkaer le sont également en terme de résultats. Ils se situent pour l&rsquo;instant dans le dernier tiers du championnat.</p>
<p style="text-align: justify">En revanche, les Toffees avaient réalisé un début de saison en boulet de canon, guidés par un James Rodriguez de retour en très grande forme. Après ses 4 victoires initiales, Everton a enchaîné autant de matchs sans succès, dont 3 revers consécutifs avant la trêve internationale.</p>
<p style="text-align: justify">Enfin, les Saints de Southampton et les Lions d&rsquo;Aston Villa méritent leur paragraphe. Le travail de Ralph Hasenhüttl sur les bords du Test est remarquable – l&rsquo;incroyable métamorphose de Danny Ings est à mettre à son crédit. Quant à lui, Dean Smith, après un maintien acquis sur le fil du rasoir l&rsquo;an passé, peut compter sur un Jack Grealish qui brille de mille feux et sur le 9 qu&rsquo;il manquait à Villa la saison dernière, Ollie Watkins, arrivé en provenance de Brentford en Championship. N&rsquo;excluons pas le fait de voir l&rsquo;une des deux écuries en Europa League l&rsquo;an prochain.</p>
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		<title>Dossier : Enzo Le Fée, la baguette magique du FC Lorient</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Clément Barbier]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 25 May 2020 05:00:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Dossiers Demivolée.com]]></category>
		<category><![CDATA[Ligue 1]]></category>
		<category><![CDATA[Headline]]></category>
		<category><![CDATA[Le Fée]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Il découvrira la Ligue 1 l&#8217;année prochaine et pourrait être l&#8217;une de ses principales attractions. Enzo Le Fée, le milieu de terrain du FC Lorient, <a class="mh-excerpt-more" href="https://www.demivolee.com/2020/05/25/dossier-enzo-le-fee-la-baguette-magique-du-fc-lorient/" title="Dossier : Enzo Le Fée, la baguette magique du FC Lorient">[...]</a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><strong>Il découvrira la Ligue 1 l&rsquo;année prochaine et pourrait être l&rsquo;une de ses principales attractions. Enzo Le Fée, le milieu de terrain du FC Lorient, apparaît comme la nouvelle pépite du centre de formation du FCL.</strong></p>
<h2 style="text-align: justify">Une formation déjà reconnue</h2>
<p style="text-align: justify">Si Enzo Le Fée venait à confirmer au plus haut niveau les promesses dont il a fait l&rsquo;objet en Ligue 2 cette saison, il ne sera pas le pionnier des réussites de l&rsquo;Espace FCL de Kerlir, le centre de formation du <a href="https://www.demivolee.com/2018/01/24/lorient-que-sont-ils-devenus/">Football Club de Lorient</a>. Récemment, au milieu de terrain également, Mattéo Guendouzi a fait parler de lui jusqu&rsquo;à Londres. Après seulement 26 matchs de Ligue 2 en Orange et Noir, le Franco-Marocain avait été transféré à Arsenal à l&rsquo;été 2018. Il était titularisé dans le XI d&rsquo;Unai Emery dès la première journée de Premier League, contre Manchester City.</p>
<p style="text-align: justify">Outre Mattéo Guendouzi, Denis Bouanga a peaufiné sa formation avec Lorient, avant d&rsquo;y effectuer ses débuts professionnels en 2014. Alexis Claude-Maurice est également un pur produit de la formation lorientaise. Enfin, André-Pierre Gignac est aussi issu du centre de formation des Merlus (2004-2007). Il a par ailleurs atteint la barre des 600 matchs en clubs en mars dernier (263 buts).</p>
<h2 style="text-align: justify">Le Fée, le magicien</h2>
<p style="text-align: justify">Pas besoin de s&rsquo;éterniser devant un match de Lorient pour se rendre compte qu&rsquo;Enzo Le Fée a ce quelque chose en plus. Paradoxalement, il avait été intégré relativement tard au groupe professionnel. Ses débuts sont d&rsquo;ailleurs récents, ayant eu lieu le 10 mai 2019 contre Sochaux. Techniquement très doué, il sait rester sur ses appuis lorsque son adversaire les perd. Sa faculté à savoir se placer puis demander le ballon entre les lignes adverses lui permet d&rsquo;utiliser sa qualité de passe hors du commun à bon escient. Son habileté balle au pied et son jeu long font aussi de lui un excellent amorceur de contre-attaques. Il est d&rsquo;ailleurs fréquent qu&rsquo;on le retrouve bas sur le terrain, à la récupération du ballon.</p>
<p style="text-align: justify">Enzo Le Fée semble alors détenir toute la panoplie d&rsquo;un meneur de jeu complet. Cependant, ses statistiques ne reflètent pas son talent puisque le bilan chiffré du numéro 31 de Lorient est bien maigre. Il n&rsquo;a effectué que 2 passes décisives en 26 matchs de Ligue 2 cette saison. Pourtant, sa vision du jeu, égayée par sa créativité, laissait présager un meilleur score. Surtout que cet aspect n&rsquo;est pas comblé par son compteur de buts qui reste toujours bloqué à zéro depuis le début de sa carrière. L&rsquo;autre défaut majeur du natif de Keryado est axé sur son jeu défensif, il l&rsquo;avait lui-même reconnu en décembre dernier. « <em>Cette saison je souhaite améliorer mon point faible : le côté défensif. Je peux encore aller plus loin pour mieux défendre »</em>. L&rsquo;amélioration depuis est notable, en témoigne sa deuxième moitié de saison.</p>
<p style="text-align: justify">Le Fée, qui pourrait devenir Lamprière en reprenant le nom de son père, pourra éclaircir de son talent les pelouses de Ligue 1 la saison prochaine. Puis celles de l&rsquo;Euro 2024. Au bas mot, tant l&rsquo;Equipe de France lui semble promise.</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Dossier : Que devient l&#8217;argent des maillots ?</title>
		<link>https://www.demivolee.com/2020/04/23/dossier-que-devient-largent-des-maillots/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Clément Barbier]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 23 Apr 2020 05:00:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Dossiers Demivolée.com]]></category>
		<category><![CDATA[Headline]]></category>
		<category><![CDATA[maillot]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Véritables pièces de collection pour certains, objets symboliques pour d’autres, les maillots de football se vendent à prix d&#8217;or pour ce qui s&#8217;apparente pourtant comme <a class="mh-excerpt-more" href="https://www.demivolee.com/2020/04/23/dossier-que-devient-largent-des-maillots/" title="Dossier : Que devient l&#8217;argent des maillots ?">[...]</a></p>
<p>Cet article <a rel="nofollow" href="https://www.demivolee.com/2020/04/23/dossier-que-devient-largent-des-maillots/">Dossier : Que devient l&rsquo;argent des maillots ?</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://www.demivolee.com">Demivolée.com</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><strong>Véritables pièces de collection pour certains, objets symboliques pour d’autres, les maillots de football se vendent à prix d&rsquo;or pour ce qui s&rsquo;apparente pourtant comme un simple « tee-shirt ». Mais pourquoi sont-ils si chers ?</strong></p>
<h2 style="text-align: justify">La Ligue 1, championnat où les clubs sont les plus demandeurs</h2>
<p style="text-align: justify">Le football vous manque en ce temps de confinement, et vous comptiez en profiter pour commencer, continuer, ou élargir encore votre collection de maillots ? Vous allez peut-être y réfléchir à deux fois : le porte-monnaie va en prendre un sacré coup, les maillots de football sont de plus en plus chers.</p>
<p style="text-align: justify">D&rsquo;après une étude réalisée en 2016 par <a href="https://www.footpack.fr/">footpack.fr</a>, la Ligue 1 est le championnat où les maillots se vendent le plus cher. Comptez en moyenne plus de 92€ avec un flocage, 78€ sans. La palme du maillot le moins cher de la saison 2019/2020 revient à Amiens (65€), tandis que l’OL (89,95€) puis l’OM, Bordeaux, le PSG, Rennes et Nice (90€) sont les plus demandeurs.</p>
<p style="text-align: justify">Si la Premier League vous fait rêver, tant mieux. C&rsquo;est en effet en Outre-Manche que les maillots sont les moins chers avec un coût moyen de 75€ avec la personnalisation, 63€ sans. Jackpot pour les supporters de Burnley qui devront dépenser à peine plus d&rsquo;un billet orange (53€) pour s&rsquo;offrir le maillot de leur équipe fanion.</p>
<p style="text-align: justify">En moyenne, en prenant en compte les 98 clubs du <a href="https://www.demivolee.com/2017/12/16/vous-avez-dit-big-5/">Big 5</a>, c’est environ 85€ qu’il faut compter pour la version réplique, 140€ pour la version authentique.</p>
<p style="text-align: justify">Lors de la saison 2016-2017, Valenciennes avait tenté un coup marketing en engageant Kipsta, la filiale de Décathlon, comme équipementier. De quoi satisfaire les supporters qui n’avaient qu’à dépenser 49,90€ pour s’offrir le maillot de VA ! Cependant, l&rsquo;occupant du stade du Hainaut a troqué Kipsta pour Acerbis deux saisons plus tard.</p>
<h2 style="text-align: justify">À la merci de la contrefaçon</h2>
<p style="text-align: justify">Face à ces prix rebutants, le marché des maillots officiels ouvre la porte à celui de la contrefaçon. En effet, des maillots étonnamment semblables aux vrais, sont disponibles pour moins de 15€ sur des sites asiatiques. Un prix extrêmement attractif qui incite nombre de supporters à délaisser l’original pour la contrefaçon !</p>
<p style="text-align: justify">Devant un tel succès, certains vendeurs ont même entrepris la confection de maillots vintages à des prix de vente tout aussi alléchants. De véritables objets de collection dont le tarif des modèles originaux peut facilement atteindre 200, voire 300 euros.</p>
<h2 style="text-align: justify">L&rsquo;exemple du maillot de l&rsquo;Equipe de France</h2>
<p style="text-align: justify">Après le sacre des Bleus en Russie il y a deux ans, et malgré la longue attente qu&rsquo;il a fallu, le maillot 2 étoiles, disponible à partir de 85€, se vendait et se vend encore comme des petits pains. Pourtant, sur ces 85 €, seuls 3€ (3,5% du prix du maillot) sont nécessaires à la fabrication d’un exemplaire !</p>
<p style="text-align: justify">Notons que Nike – qui investit plus de 50 millions d’euros par an pour équiper les Bleus – emploie des ouvriers au Vietnam ou en Thaïlande, là où les salaires sont les moins chers (150 à 200€). La main d’œuvre est devenue trop onéreuse en Chine.</p>
<p style="text-align: justify">Après cette maigre somme qui sert à la fabrication, 23,40€ par maillot (27,5% du prix total) sont alloués au distributeur (d’après <a href="https://www.capital.fr/">capital.fr</a>), 17€ (20%) à la TVA ; 6,80€ (8%) aux royalties pour la Fédération française de football, tandis que la marque à la virgule s’octroie une marge conséquente de… 26,80€ soit près du tiers du prix du produit ! Ainsi, le prix de revient du maillot est estimé à 11€ &#8211; soit 13% du prix de vente.</p>
<p style="text-align: justify">Evidemment, si ces maillots sont chers, c’est parce que le football est de loin le sport le plus populaire et qu’à l’heure où le marketing s’invite plus que jamais dans le monde du football, le prix de l’outil numéro 1 du joueur de football suit forcément la tendance puisque les consommateurs sont de leur côté de plus en plus demandeurs.</p>
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		<title>Dossier : France 1930, le long périple</title>
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		<dc:creator><![CDATA[NSOL]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 26 Feb 2020 06:00:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Dossiers Demivolée.com]]></category>
		<category><![CDATA[Equipes nationales]]></category>
		<category><![CDATA[Les Bleus]]></category>
		<category><![CDATA[Headline]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Coupe du Monde 1930, première de l&#8217;histoire, n&#8217;est pas restée dans les mémoires de beaucoup de supporters de l&#8217;équipe de France. Mais le périple <a class="mh-excerpt-more" href="https://www.demivolee.com/2020/02/26/dossier-france-1930-le-long-periple/" title="Dossier : France 1930, le long périple">[...]</a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><strong>La Coupe du Monde 1930, première de l&rsquo;histoire, n&rsquo;est pas restée dans les mémoires de beaucoup de supporters de l&rsquo;équipe de France. Mais le périple qui a conduit à la participation de l&rsquo;équipe de France au mondial, lui, vaut la peine d&rsquo;être connu.</strong></p>
<h2 style="text-align: justify">Le hasard fait bien les choses</h2>
<p style="text-align: justify">Nous sommes au début de l&rsquo;année 1930. Les contours de la Coupe du Monde à venir, qui se déroulera le 13 juillet en Uruguay, commencent à se dessiner. Ce mondial, le premier d&rsquo;une longue liste, n&rsquo;offre de pas de qualifications. En effet, toutes les équipes enregistrées auprès de la fédération internationale, la FIFA, sont invitées à participer au tournoi, dans la limite de seize équipes cependant. Bien sûr, tous les pays ne disposent alors pas de moyens financiers permettant un déplacement en Uruguay. Ce qui occasionne le retrait de nombreuses nations. Il n&#8217;empêche cependant que la FIFA fixe une date limite pour les inscriptions au 28 février 1930. Cette date limite sera cependant vite repoussée, devant le peu d&rsquo;engouement, notamment en Europe.</p>
<p style="text-align: justify">L&rsquo;équipe de France ne fait pas partie des plus ardents partisans de ce mondial. Et ce malgré la présence d&rsquo;un français, <strong><span style="color: #db6060"><a style="color: #db6060" href="https://www.universalis.fr/encyclopedie/jules-rimet/">Jules Rimet</a></span></strong>, à la tête de la FIFA. En cause, principalement les résultats désastreux lors des matchs amicaux. La France s&rsquo;inscrit cependant de mauvais cœur dans un premier temps, avant de se rétracter quelques semaines plus tard. Finalement, à la toute dernière minute, face notamment au forcing de Jules Rimet, la FFF décide de présenter une sélection au mondial. Nous sommes déjà le 19 mai quand la France confirme définitivement sa participation. Soit moins d&rsquo;un mois avant le début de la compétition ! Impensable aujourd&rsquo;hui quand on sait les contraintes matérielles inhérentes à une telle compétition. Mais Henri Delaunay, le secrétaire général de la fédération, n&rsquo;a pas froid aux yeux. Il organise une véritable équipe de choc pour cette aventure en Uruguay.</p>
<h2 style="text-align: justify">Congés exceptionnels</h2>
<p style="text-align: justify">Arrive le moment fatidique de la sélection de l&rsquo;équipe nationale. La mauvaise structure du football en France &#8211; pas de championnat national, absence de professionnalisme &#8211; empêche bien évidemment le sélectionneur d&rsquo;observer les meilleurs joueurs s&rsquo;affronter d&rsquo;une semaine sur l&rsquo;autre. Les listes sont très tournantes, et finalement rares sont les vieux briscards à être sélectionnés en équipe de France.</p>
<p style="text-align: justify">On y retrouve quand même quelques beaux noms, dont <a href="https://www.demivolee.com/2018/04/16/alexandre-villaplane-footballeur-escroc-nazi/"><span style="color: #bf5858"><strong><span style="color: #db6060">Alexandre Villaplane</span></strong></span></a>, qui, avant d&rsquo;être fusillé pour fait de collaboration à la fin de la seconde guerre mondiale, sera capitaine de la sélection française au cours de ce mondial 1930. A ses côtés, Alexis Thépot, gardien de but titulaire en sélection depuis près de trois saisons, et Marcel Langiller, qui côtoie la sélection depuis déjà pas mal d&rsquo;années, malgré des absences récurrentes. Thépot et Villaplane sont cependant les deux seuls à compter plus de dix « capes » avec la France. Deux novices, André Tassin et Numa Andoire, sont même appelés.</p>
<p style="text-align: justify">Mais avant d&#8217;emmener cette sélection en Uruguay, il reste du chemin à parcourir. Amateurisme oblige, il faut en effet notamment convaincre les employeurs des seize joueurs sélectionnés de les libérer pour le mondial. Et la chose n&rsquo;est pas facile. C&rsquo;est par exemple le Quai d&rsquo;Orsay qui permet la libération pour le mondial de Marcel Pinel. Soldat de son état, celui qui est le meilleur buteur parmi tout l&rsquo;effectif (deux buts en trois matchs) est en effet délégué spécialement « auprès du consul de France à Montevideo ». Nombreux sont les joueurs qui doivent négocier âprement. L&rsquo;expérimenté Alexis Thépot doit sa participation à la Coupe du Monde à un congé exceptionnel accordé par l&rsquo;administration des douanes. Comble de l&rsquo;histoire, le manager de la sélection, Gaston Barreau, ne peut lui-même pas accompagner ses joueurs. Il est en effet retenu à l&rsquo;Académie de Musique par ses obligations professionnelles !</p>
<h2 style="text-align: justify">Sur le pont</h2>
<p style="text-align: justify">L&rsquo;équipe de France finit par embarquer pour l&rsquo;Uruguay quelques semaines avant le début de la compétition, le 21 juin 1930. A Villefranche-sur-Mer, les français montent sur le pont du SS Conte Verde, un bateau de 170 mètres parti de Gênes quelques jours plus tôt&#8230; avec à son bord la sélection roumaine. La Belgique rejoindra la France et la Roumanie le lendemain lors d&rsquo;une escale à Barcelone. En plus de tout ce beau monde, on retrouve Jules Rimet, sa fille et le<span style="color: #d46c6c"><strong><a style="color: #d46c6c" href="https://www.demivolee.com/2018/07/12/cdm-le-trophee-des-ailes-au-globe/"><span style="color: #db6060"> trophée de la Coupe du Monde</span></a></strong></span><span style="color: #db6060">.</span></p>
<p style="text-align: justify">Quelques arbitres sont également présents, dont Henry Christophe et Thomas Balvay. Et surtout, le futur arbitre de la finale, le fabuleux <a href="https://www.demivolee.com/2018/05/16/dossier-john-langenus-le-grand-arbitre/"><strong><span style="color: #db6060">John Langenus</span></strong></a>. Après avoir traversé l&rsquo;Atlantique, le navire s&rsquo;arrête à Rio de Janeiro, et reçoit la sélection brésilienne à son bord. Quatre sélections débarquent donc à Montevideo, après deux semaines de traversée, au soir du 4 juillet. La préparation physique n&rsquo;est pas idéale, mais les joueurs sympathisent bien entre eux.</p>
<p style="text-align: justify">Quand ils arrivent enfin à Montevideo, les français prennent leurs quartiers au Rowing de Montevideo. Avec une chambre pour trois, les conditions sont sensiblement plus spartiates qu&rsquo;aujourd&rsquo;hui, mais ne manquent pas de confort. En outre, les infrastructures du lieu sont bien mieux dotées que d&rsquo;autres : il y a en effet un terrain de football et une salle de gymnastique à disposition des athlètes. L&rsquo;équipe de France est fin prête pour disputer la compétition dans laquelle elle excellera plusieurs dizaines d&rsquo;années plus tard. La France sortira de la compétition la tête haute, avec une troisième place dans son groupe (une victoire, deux défaites, quatre buts marqués et trois encaissés).</p>
<p style="text-align: justify">Mais l&rsquo;important est ailleurs : l&rsquo;équipe de France a disputé le premier mondial de l&rsquo;histoire. Et cela restera gravé à tout jamais. Soixante-huit et quatre-vingt-huit ans plus tard, la bande à Didier Deschamps, capitaine puis sélectionneur, a en quelque sorte perpétuée la mémoire de leurs aînés.</p>
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		<title>Billet : Merci Epinal !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Aloïs]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 20 Feb 2020 06:00:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Coupe de France]]></category>
		<category><![CDATA[Headline]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Après son élimination en quart de finale de Coupe de France, il me fallait prendre le clavier afin de remercier les acteurs d&#8217;Epinal d&#8217;avoir fait <a class="mh-excerpt-more" href="https://www.demivolee.com/2020/02/20/billet-merci-epinal/" title="Billet : Merci Epinal !">[...]</a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><strong>Après son élimination en quart de finale de Coupe de France, il me fallait prendre le clavier afin de remercier les acteurs d&rsquo;Epinal d&rsquo;avoir fait vibrer un département depuis la dernière belle épopée en 2013.</strong></p>
<h2 style="text-align: justify">Une belle image</h2>
<p style="text-align: justify">Une première pour ce club de National 2. Depuis sa création en 1941, jamais le club n&rsquo;avait connu de quart de finale. Les vosgiens étaient arrivés une seule fois en huitième de finale dans cette compétition, c&rsquo;était en 2013. Les Vosgiens se heurtent face au RC Lens à Bollaert (2-0) après avoir éliminé l&rsquo;Olympique Lyonnais et le FC Nantes aux tirs aux buts. Les <em>Boutons d&rsquo;or </em>n&rsquo;avaient plus connu la joie de passer les seizièmes de finale, notamment en 2018 face à l&rsquo;OM (défaite 2-0).</p>
<p style="text-align: justify">Après une élimination contre l&rsquo;Olympique Strasbourg l&rsquo;an passé avant les trente-deuxièmes de finale, les Spinaliens ont voulu se rattraper cette saison, mission réussie !</p>
<h2 style="text-align: justify">Un long travail</h2>
<p style="text-align: justify"><a href="https://www.demivolee.com/2018/01/11/epinal-en-route-vers-le-stade-de-france/">Xavier Collin</a> est au club depuis six ans, chaque saison il doit faire face à de nombreux mouvements dans son groupe. Cette saison n&rsquo;a pas dérogé à cette règle. Toutefois le club a conservé de nombreux éléments comme Idir, le gardien cette saison en Coupe de France, le « Papa » Ismaël Gace entre autres, les enfants du clubs Colin et Léonard sont restés mais surtout Krasso, l&rsquo;attaquant conservé par miracle par le club, convoité par des clubs professionnels.</p>
<p style="text-align: justify">Le club a ajouté des éléments notamment le jeune <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Micka%C3%ABl_Biron">Mickael Biron</a>. L&rsquo;international martiniquais avait tapé dans l’œil de l’entraîneur spinalien la saison passée lors d&rsquo;un tour de Coupe de France avec son ancien club, les Golden Lions. D&rsquo;autres éléments ayant connus le haut niveau ont rejoint le club, comme Nicolas Borodine : le piston gauche a joué plusieurs rencontres avec l&rsquo;AC Ajaccio en Ligue 2, Ternynck est apparu plusieurs fois dans le groupe professionnel de l&rsquo;AS Nancy Lorraine.</p>
<h2 style="text-align: justify">Un magnifique rêve&#8230;</h2>
<p style="text-align: justify">Cette saison, l&rsquo;histoire en Coupe de France commence face à Sochaux, les <em>Boutons d&rsquo;or </em>font l&rsquo;exploit d&rsquo;éliminer le club de Ligue 2 qui n&rsquo;avait pas fait de la Coupe de France une priorité puisque les Sochaliens avaient fait tourner l&rsquo;effectif.</p>
<p style="text-align: justify">Après avoir éliminé le Mulhouse d&rsquo;Ismaël Bangoura au tour suivant, le tirage donnait un air de déjà vu, puisqu&rsquo;en trente-deuxième, Epinal se rend à l&rsquo;Entente Sannois Saint-Gratien, comme en 2018. Le score n&rsquo;est pas le même mais la victoire reste spinalienne.</p>
<p style="text-align: justify">Le seizième de finale voit les réunionnais et petit Poucet de la Saint-Pierroise de retour en métropole. La rencontre est marquée par le rouge de Fontaine pour une faute sur Abdoulaye Niang au quart d&rsquo;heure de jeu. Les Spinaliens n&rsquo;étaient pas bien entré dans la rencontre, sans doute sous la pression, on voit pas un visage séduisant des jaunes et bleus. Il faut attendre les prolongations et le but de Berkane sur un corner tiré par Colin pour que le match trouve son vainqueur.</p>
<p style="text-align: justify">Contre Lille, l&rsquo;équipe affiche un visage totalement différent. A la grande surprise, Epinal est plus menaçant que les nordistes. Bien que les <em>Dogues</em> ouvrent la marque en début de rencontre, les Spinaliens n&rsquo;abandonnent pas leurs intentions affichées avant ce but et font basculer la rencontre grâce à un doublé de la pépite Jean-Philippe Krasso. Epinal fait l&rsquo;exploit, Les Vosges sont en ébullitions.</p>
<h2 style="text-align: justify">&#8230;mais un terrible réveil</h2>
<p style="text-align: justify">Epinal ne pouvant recevoir la rencontre de gala à cause du cahier des charges, Nancy accepte avec plaisir de recevoir le club vosgien. Devant 13 000 supporteurs, on pouvait croire en un nouvel exploit. Le plan de jeu contre Lille est réutilisé, beaucoup d&rsquo;intensités mises par les joueurs spinaliens, les Stéphanois en difficulté cette saison sont asphyxiés. Mais la dure réalité nous rattrape et finalement la logique sera respectée, celle d&rsquo;un club professionnel supérieur au club amateur. Elle se voit pas dans le jeu mais dans la finition avec un froid réalisme, d&rsquo;abord avec Bouanga à la trente-septième minute puis Camara à la cinquante-septième. Krasso réduit le score à l&rsquo;heure de jeu grâce à un penalty. Cela ne suffit pas, Epinal ne reviendra pas&#8230;</p>
<p style="text-align: justify">Epinal est éliminé en quart de finale en étant supérieur et montré de belles valeurs contre des équipes de Ligue 1. Toutefois ça n&rsquo;aura pas suffit pour aller en demi. Qu&rsquo;importe, dans les Vosges nous sommes fiers de vous, de ce magnifique parcours. Merci Epinal. Grâce à vous, on a pu dire que la Lorraine est jaune et bleue.</p>
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		<title>7 conseils pour ne pas te faire recaler par un entraîneur français</title>
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		<dc:creator><![CDATA[François]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 04 Feb 2020 06:00:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Headline]]></category>
		<category><![CDATA[hl]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Intégrer une équipe professionnelle dirigée par un entraîneur possédant la nationalité française, c’est pas quelque chose de facile du tout. T’as de la chance, je <a class="mh-excerpt-more" href="https://www.demivolee.com/2020/02/04/7-conseils-entraineur-francais/" title="7 conseils pour ne pas te faire recaler par un entraîneur français">[...]</a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><strong>Intégrer une équipe professionnelle dirigée par un entraîneur possédant la nationalité française, c’est pas quelque chose de facile du tout. T’as de la chance, je suis là pour te donner sept conseils qui te permettront à coup sûr d’atteindre ton objectif.</strong></p>
<h3 style="text-align: justify">1 – Bien choisir sa taille</h3>
<p style="text-align: justify">Le premier conseil que je peux te donner pour ne pas te faire recaler par un entraîneur français, c’est de te pointer avec une taille qui lui donnera envie de te faire jouer. En-dessous d’un bon mètre quatre-vingt, c’est mort. T’arriveras jamais à récupérer un ballon si t’atteins pas cette taille. Tu rajoutes dix centimètres, et là par contre t’as de grandes chances d’être sélectionné. Évite même de venir avec un pote trop petit, fréquenter un gars qui peux pas ressortir le ballon de la tête ça te donne une mauvaise influence sur toi et c’est quelque chose de très négatif.</p>
<h3 style="text-align: justify"> 2 – Attention à la relance !</h3>
<p style="text-align: justify">Un gars qui essaie de casser une ligne par une passe au sol ou par du jeu en triangle, c’est un risque de plus de perdre la balle et de donner une grosse occas’ à l’adversaire. Si tu as le ballon dans ta partie de terrain, envoie la plus grande chiche possible. Attaqué ou pas par le pressing de l’équipe en face, c’est carrément pas ton problème. De toute façon, ton attaquant respecte sans doute le critère que je t’ai énoncé juste au-dessus et aura de quoi récupérer ta chandelle.</p>
<h3 style="text-align: justify">3 – Ne pas venir trop jeune</h3>
<p style="text-align: justify">Tu corresponds peut-être au joueur idéal que tout entraîneur souhaite posséder, ne fais pas l’erreur d’être trop jeune. T’es mineur ? Cherche même pas à comprendre mon gars, te fais pas chier à enfiler tes crampons et va rentabiliser ton abonnement annuel à Basic Fit. Ça te servira pour plus tard, mais pour l’instant tu représentes un risque majeur pour un coach français. Tu peux revenir à partir de 19-20 ans, voir même encore plus tard si l’entraîneur est un vrai Français de souche.</p>
<h3 style="text-align: justify">4 – Privilégier le haut du corps</h3>
<p style="text-align: justify">Je pense que t’as bien compris le sens de la phrase. Si t’hésites entre muscler tes épaules et travailler ta précision au niveau des passes, c’est que tu t’interroges pour rien et que tu rajoutes des problèmes à ta vie de petit merdeux. C’est pas en jouant intelligemment que tu vas stopper Neymar ou que tu vas fumer Nicolas Pallois dans les duels. Tu vas peut-être raquer en t’abonnant à une salle de sport, mais il y aura toujours un entraîneur français pour t’offrir un contrat qui va largement rentabiliser ces dépenses.</p>
<h3 style="text-align: justify">5 – Apprendre à bien s’asseoir</h3>
<p style="text-align: justify">Ton coach français t’as appelé dans le groupe pour le prochain match ? C’est un bon début. Mais ce n’est que le début d’une longue route. T’as intérêt à aimer rester assis, parce que crois-moi que tu vas rester plusieurs heures sur le banc de touche avant de pouvoir rentrer sur le terrain. Il y aura toujours quelqu’un de meilleur que toi (car plus vieux) pour partir à l’échauffement et te voler le dernier changement disponible. Tu pourras même t’estimer heureux de pas avoir été laissé en tribunes, toi et ton manque d’expérience.</p>
<h3 style="text-align: justify">6 – Avoir quelques bases d’anglais</h3>
<p style="text-align: justify">T’es français et jeune, t’as très probablement une valeur intéressante sur le marché des transferts. Après quelques bons matchs, t’auras forcément quelques clubs un peu pourris d’Angleterre qui commenceront à te tourner autour. Et vu les sommes de malade qu’ils seront prêts à mettre sur toi, crois-moi que tes supérieurs hésiteront pas à te faire jouer le plus possible pour te vendre à un prix d’or au prochain mercato. C’est tout benef’ pour toi et ton porte-monnaie, donc je te conseille vraiment d’ouvrir Babel dès la fin de cet article.</p>
<h3 style="text-align: justify">7 – Être un fils de</h3>
<p style="text-align: justify">T’as peut-être eu peur, mais je suis pas là pour insulter ta mère, ne t’inquiète pas. Avoir un lien de parenté avec le gars qui gère l’effectif c’est vraiment le <em>must</em>. C’est sûrement le conseil le moins facile à suivre, mais crois-moi qu’il te donne un énorme avantage à la vue d’un entraîneur français. Ces coachs ont vraiment la capacité à tout faire pour mettre leur fiston à l’abri financièrement, et même si tu trouves que ce sont de mauvais éducateurs, tu peux pas leur enlever ce dévouement familial qui dépasse largement l’achat d’une PS4 Pro. Petit bonus si tu t’appelles Puel, probablement l’un des tous meilleurs dans le domaine.</p>
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		<title>Dossier : Sacchi et la révolution défensive</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Enzo Leanni]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 30 Dec 2019 06:00:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Calcio A]]></category>
		<category><![CDATA[Dossiers Demivolée.com]]></category>
		<category><![CDATA[Headline]]></category>
		<category><![CDATA[hl]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Lorsqu&#8217;en 1987 Silvio Berlusconi nomme Arrigo Sacchi à la tête de l&#8217;AC Milan, c&#8217;est l&#8217;incompréhension chez les supporters Rossoneri. En effet, lors de l&#8217;arrivée de <a class="mh-excerpt-more" href="https://www.demivolee.com/2019/12/30/dossier-sacchi-et-la-revolution-defensive/" title="Dossier : Sacchi et la révolution défensive">[...]</a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><b>Lorsqu&rsquo;en 1987 Silvio Berlusconi nomme Arrigo Sacchi à la tête de l&rsquo;AC Milan, c&rsquo;est l&rsquo;incompréhension chez les supporters </b><em style="font-weight: bold">Rossoneri</em><b>. En effet, lors de l&rsquo;arrivée de l&rsquo;homme politique un an plus tôt, il leur promet de remettre le club sur le devant de la scène. Or, Sacchi n&rsquo;est alors qu&rsquo;un jeune entraîneur avec pour seule expérience deux petites années sur le banc de Parme et est loin d&rsquo;être celui que l&rsquo;on surnommera plus tard le « mage de Fusignano ». Durant quatre ans, Sacchi donna raison à son président, remettant le Milan en haut de l&rsquo;affiche mais surtout en révolutionnant le football. Retour sur son expérience milanaise et sur la révolution qu&rsquo;il a mené au cœur du pays du </b><em style="font-weight: bold">Catenaccio</em><b>.</b></p>
<h2>Sacchi ou l&rsquo;art de se démarquer</h2>
<p>On ne vous apprendra rien en écrivant que Silvio Berlusconi avait la volonté de toujours se démarquer des autres. Arrigo Sacchi est également de cette trempe et le prouve lorsqu&rsquo;il dit, en 1990, que « l&rsquo;Italie a une culture défensive […] Je sais déjà que personne n&rsquo;oubliera Milan. Dans dix, vingt ou trente ans, on se souviendra de cette équipe qui jouait dans l&rsquo;esprit. C&rsquo;est un style conquérant, offensif que l&rsquo;on gardera en mémoire ». Berlusconi et lui arrivent dans un club qui n&rsquo;a ni gagné de compétition européenne depuis 1973 ni de Serie A depuis 1979. Et, ensemble, ils vont glaner huit titres en quatre ans.</p>
<p>En plus de ces huit trophées (un <em>Scudetto</em> et deux Coupes des clubs champions notamment), c&rsquo;est le jeu qui fait du Milan de Sacchi l&rsquo;une des meilleures équipes de l&rsquo;Histoire. Lorsqu&rsquo;il arrive sur le banc lombard, l&rsquo;équipe est imprégnée de la tradition italienne. C&rsquo;est-à-dire avec le marquage individuel mais aussi avec la défense à trois et l&rsquo;importance du libéro. Sacchi décide de passer à quatre derrière, instaure la défense en zone et met donc fin au poste de libéro, qui ne peut exister que par le biais d&rsquo;un marquage individuel.</p>
<h2>1989, l&rsquo;année parfaite</h2>
<p>Sacchi connait des débuts compliqués. Ancelotti, qui était à ce moment joueur milanais, explique à ce propos que « les six premiers mois ont été difficiles car il voulait transmettre des idées auxquelles nous n&rsquo;étions pas habituées ». Mais peu après, le Milan remporte le <em>Scudetto</em> en 1988. Néanmoins, c&rsquo;est l&rsquo;année suivante que la méthode Sacchi porte ses fruits sur la scène européenne. En effet, en 1989, l&rsquo;équipe remporte sa première C1 depuis vingt ans et illumine l&rsquo;Europe entière par son jeu. Un mélange italien et néerlandais qui sait tout faire autant au sol que dans les airs.</p>
<p>La double confrontation face au Real Madrid en demi-finale (1-1 au Bernabéu, 5-0 à San Siro) impressionne l&rsquo;Europe et prouve à l&rsquo;Italie qu&rsquo;il est possible de gagner avec une défense en zone. Le pressing milanais est suffoquant et le Real n&rsquo;arrive pas à s&rsquo;en défaire. Quel que soit le score, lorsque le ballon est dans les pieds adverses, l&rsquo;équipe de Sacchi doit le récupérer. L&rsquo;exemple le plus flagrant est la pression mise par Ancelotti et Rijkaard lors de la remise en jeu du cinquième but milanais au match retour.</p>
<p>En 1990, Milan remporte pour la deuxième fois consécutive la Coupe d&rsquo;Europe des clubs champions. Seulement, le succès est moins joli. Il y a des matchs fermés, d&rsquo;autres moins maîtrisés que l&rsquo;année précédente. C&rsquo;est notamment le cas de la demi et de la finale, respectivement face au Bayern (2-2 qualification grâce au but à l&rsquo;extérieur) et face à Benfica (1-0). De plus, quelques animosités se font ressentir dans un vestiaire usé par les strictes méthodes de Sacchi. Van Basten dit d&rsquo;ailleurs que « c&rsquo;était dur d&rsquo;évoluer sous ses ordres car c&rsquo;était un perfectionniste qui demandait qu&rsquo;on donne tout à chaque entraînements ». Des séances qui sont passées de quatre par semaine à deux par jour lors de l&rsquo;arrivée de Sacchi.</p>
<h2>Sacchi se repose sur ses lieutenants</h2>
<p>Arrigo Sacchi est l&rsquo;homme d&rsquo;un système, le 4-4-2. Malgré cette base fixe, Milan est capable de s&rsquo;adapter à n&rsquo;importe quelle situation. « Notre système, c&rsquo;est le mouvement, pas le 4-4-2. Quand on attaquait, c&rsquo;était en 4-1-5, un 3-1-6. Quand on défendait, on était en 5-4-1 ou en 5-3-2 », explique le coach italien. Pour réaliser ces changements en cours de match, il fallait s&rsquo;appuyer sur des joueurs qui les assimilent. Or, on sait que dans le choix des joueurs, il a toujours privilégié l&rsquo;intellect au talent. Le « Grand Milan » est un savant mélange d&rsquo;intelligence tactique et de talent pur avec Franco Baresi, Carlo Ancelotti, Frank Rijkaard, Roberto Donadoni, Ruud Gullit et Marco Van Basten.</p>
<p>Baresi est le véritable leader de la défense. Son adaptation dans son nouveau rôle de central est notable puisqu&rsquo;il était auparavant libéro. Ancelotti est, lui, la tête pensante du milieu en parfait complément de Rijkaard. Ce dernier, justement, est un travailleur de l&rsquo;ombre qui équilibre l&rsquo;équipe par son talent de récupération. Devant lui, Donadoni est doué d&rsquo;une grande technique qu&rsquo;il allie à une science du jeu impressionnante. Enfin, les deux de devant sont indissociables tant leur complémentarité est aussi grande que leur talent.</p>
<p>Dans son 4-4-2, il y a une réelle importance des joueurs et de leur imagination mais toujours en rapport avec le schéma initial. Maldini et Tassoti peuvent faire ce qui les inspirent sur leur aile respective à condition qu&rsquo;ils restent sur cette partie du champ de jeu. Sacchi ne limite pas l&rsquo;imagination mais évite seulement l&rsquo;anarchie.</p>
<h2>La révolution du marquage</h2>
<p>En 1988, Milan remporte le<em> Scudetto</em> grâce notamment à une victoire (2-3) face au Naples de Maradona et Bianchi. Cette victoire est emblématique puisque Sacchi fait de l&rsquo;équipe napolitaine le symbole de ce qu&rsquo;il combat. Ottavio Bianchi utilise le marquage individuel et compte beaucoup sur l&rsquo;unique talent de Maradona en phase offensive. Le loquace coach milanais déclare que « c&rsquo;était l&rsquo;opposition de deux styles. D&rsquo;un côté, l&rsquo;improvisation, le brouillon autour d&rsquo;une individualité, et de l&rsquo;autre une équipe ». Ce soir là, Sacchi se détache complètement du marquage individuel. En effet, il décide de ne pas mettre de joueur précis au marquage de Diego Maradona. Car ne pas le faire pour un tel phénomène prouve qu&rsquo;il ne le ferait pour aucun autre joueur.</p>
<p>Durant les quatre années passées à la tête du « Grand Milan », Sacchi mena la plus grande révolution défensive de l&rsquo;histoire du football. Dans une Italie marquée par le <em>Catenacio</em>, il décida d&rsquo;y instaurer un marquage en zone. Cette méthode défensive, admettant que chaque joueur a une zone à couvrir et non pas un joueur spécifique à marquer, divisa grandement les amateurs de football -italiens ou non- à la fin du vingtième siècle.</p>
<h2>Protagoniste du jeu en défendant</h2>
<p>Le Milan d&rsquo;Arrigo Sacchi est l&rsquo;une des seules équipes que l&rsquo;on qualifie d&rsquo;offensive d&rsquo;abord pour sa manière de défendre. Grâce à son animation globale, il prouve qu&rsquo;il est possible d&rsquo;attaquer même sans le ballon. En effet, le bloc positionné très haut permet soit de jouer le piège du hors jeu, soit de récupérer le ballon grâce au pressing. L&rsquo;alignement défensif est fondamental car le hors-jeu passif, encore sifflé à cette époque, permet une récupération rapide et haute. À l&rsquo;aide des principes défensifs de Sacchi, le pressing du Milan est plus organisé et plus équilibré que celui de l&rsquo;Ajax des années 70, qui était un modèle du genre.</p>
<p>Le piège du hors-jeu théorisé par Sacchi demande une parfaite coordination des joueurs. Une chose complexe qui parait pourtant simple lorsque l&rsquo;on regarde leurs actions. Le bloc remonte tel un seul homme dès que Baresi en a donné l&rsquo;ordre. Le porteur adverse se retrouve soudain avec six milanais autour de lui et avec comme seules solutions, la passe en retrait &#8211; presque impossible tant la densité est grande dans sa zone &#8211; ou la passe à un joueur devenu hors-jeu. En plus de cette malice défensive, le bloc rouge et noir a pour objectif d&rsquo;être toujours lié et de se déplacer constamment ensemble. Cela rend la tâche offensive adverse encore plus compliquée.</p>
<p>Grâce à cela, les lignes sont extrêmement resserrées, ce qui permet un pressing encore plus efficace. Un pressing qui réduit au maximum le temps et l&rsquo;espace à l&rsquo;adversaire. Un pressing asphyxiant qui permet d&rsquo;être toujours en supériorité numérique dans la moitié de terrain adverse. Le Milan de Sacchi n&rsquo;a donc pas le ballon mais il est tout de même protagoniste du jeu. C&rsquo;est avec cette philosophie qu&rsquo;il remporta deux Coupes des Clubs champions consécutives et qu&rsquo;il mènera la plus grande révolution défensive de l&rsquo;histoire du football.</p>
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		<title>Billet : Juninho coupable de l&#8217;échec Sylvinho ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Lexie Najas]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 10 Oct 2019 05:00:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actus Clubs]]></category>
		<category><![CDATA[Dossiers Demivolée.com]]></category>
		<category><![CDATA[OL]]></category>
		<category><![CDATA[Headline]]></category>
		<category><![CDATA[hl]]></category>
		<category><![CDATA[Juninho]]></category>
		<category><![CDATA[Ligue 1]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Sylvinho, c’est terminé. À peine quelques mois après son intronisation en grandes pompes, le coach brésilien s’est vu éjecté de son poste suite à la <a class="mh-excerpt-more" href="https://www.demivolee.com/2019/10/10/billet-juninho-coupable-de-lechec-sylvinho/" title="Billet : Juninho coupable de l&#8217;échec Sylvinho ?">[...]</a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><strong>Sylvinho, c’est terminé. À peine quelques mois après son intronisation en grandes pompes, le coach brésilien s’est vu éjecté de son poste suite à la défaite de l’OL 0-1 contre l’AS Saint-Étienne. Si cet échec peut sembler cinglant pour Juninho, l’OL possède encore largement le temps de redresser la barre et d’atteindre ses objectifs cette saison. Néanmoins, au-delà des enjeux sportifs immédiats, l’idole de Gerland est au centre de nombreux débats. La raison étant évidemment son premier choix fort en tant que directeur sportif : la nomination de Sylvinho. Pour autant, était-il possible pour Juninho de prévoir ce revers ? Aurait-il pu mettre Sylvinho dans de meilleures dispositions et permettre sa réussite ? A-t-il manqué de discernement dans ses choix ? In fine… Juninho est-il coupable ?</strong></p>
<h2 style="text-align: justify">Une prise de risque importante</h2>
<p style="text-align: justify">On peut retourner le problème dans tous les sens, rien ne changera le fait que Juninho est responsable de l’échec de Sylvinho. Le simple fait que le choix de l’entraîneur brésilien soit le sien suffit à tenir Juninho comme garant des conséquences. Cependant, il ne va pas de soi que Juninho soit véritablement coupable. Si l’on veut dresser un parallèle légal, pour un même résultat (par exemple un homicide), on peut être jugé tout à fait différemment selon l’intention, les risques pris et toute autre circonstance aggravante ou atténuante. Dans le cas de Sylvinho, certains éléments peuvent faire penser que Juninho n’a pas excellé dans sa gestion de risque.</p>
<p style="text-align: justify">En effet, avec ce choix d&rsquo;entraîneur, Juninho engage un néophyte au poste de numéro un. De plus, Sylvinho ne connait que très peu la Ligue 1 et est d’ailleurs présenté comme un spécialiste du football brésilien, et italien dans une moindre mesure. Pour finir, Sylvinho a assisté des entraîneurs moins cotés que d’autres candidats cités. À ce titre, on pense par exemple à Mikel Arteta, considéré comme successeur de Pep Guardiola. En y regardant de plus près, Juninho a donc fait confiance à un homme présentant un niveau assez faible de garanties.</p>
<p style="text-align: justify">D’autres profils confirmés ont été évoqués, tels que Blanc, Gallardo ou Sampaoli mais il est difficile de déterminer si Juninho les a rejetés ou si leur arrivée n’a pu se concrétiser. Sur demivolée.com, <a href="https://www.demivolee.com/2019/05/09/dossier-et-si-patrick-vieira-etait-une-bonne-idee-pour-lyon/">le cas Vieira était également envisagé</a> de manière plutôt optimiste. Quoiqu’il en soit, si le discours de Sylvinho a convaincu nombres de supporters et d’observateurs à son arrivée, son CV n’était pas le plus garni de tous les candidats mentionnés dans la presse et, en ce sens, Juninho peut être critiqué pour avoir choisi une solution risquée.</p>
<h2 style="text-align: justify">La fibre brésilienne</h2>
<p style="text-align: justify">Si choisir Sylvinho était une option moins sécurisante que d’autres pour Juninho, de nombreux arguments soutiennent l’idée qu’il fallait au moins « tenter le coup ».</p>
<p style="text-align: justify">D’abord, le fait que Sylvinho soit brésilien est un aspect non-négligeable de cette décision. Cela a permis à Juninho d’avoir un compatriote et un entraîneur en qui il avait parfaitement confiance. De la même manière, Jean-Michel Aulas a toujours favorisé les entraîneurs francophones avec qui il pouvait communiquer sans encombre. Si Juninho a débarqué pour trancher un tant soit peu avec la méthode Aulas, l’importance d’une communication et d’un engagement sans faille entre directeur sportif et entraîneur est capitale pour une telle organisation. D’ailleurs, le club a largement vendu la paire Juninho et Sylvinho dans sa communication, signe que le duo fort devait s’inscrire dans la durée au club.</p>
<p style="text-align: justify">D’autre part, le discours de Sylvinho a répondu à tous les critères recherchés par Juninho. Au-delà du jeu de possession et du 4-3-3 que l’ancien du Barça a mis en avant, le travail, la rigueur et la recherche de l’excellence étaient exactement ce que Juninho désirait. En effet, son diagnostic sur l’OL lors de son arrivée n’a pas été de critiquer la qualité du jeu lyonnais mais bien la mentalité de l’effectif et du club de manière plus générale. Genesio a été maintes fois conspué pour le manque d’esthétique dans son jeu mais lorsqu’il quitte le club, l’OL est 3<sup>e</sup> et remplit ainsi ses objectifs pour la saison, en ayant remporté de nombreuses victoires prestigieuses durant son passage.</p>
<h2 style="text-align: justify">Des intentions louables et un choix renseigné</h2>
<p style="text-align: justify">Afin de soutenir Juninho dans son diagnostic, de nombreux indicateurs statistiques montrent que l’OL de Genesio a tenu son rang de club européen à travers les années. Sur une étude réalisée depuis 2014/2015 dans les 5 grands championnats européens*, l’OL a toujours fini – pendant que Genesio était numéro un – dans le premier quart en termes de passes réalisées dans les 20 mètres adverses. Cet indicateur est critique pour évaluer l’efficacité du jeu offensif d’une équipe.</p>
<p style="text-align: justify">Une autre statistique rehausse en outre les prestations de l&rsquo;OL. La Ligue 1 est le championnat du top 5 européen où le nombre de passes réalisées dans les 20 mètre est le plus faible**, très loin derrière les autres, y compris en valeurs absolues derrière la Bundesliga (qui ne compte pourtant que 34 journées). Ainsi, le problème identifié par Juninho dans l’OL de Genesio est celui de la mentalité. Plus précisément, le club manque de régularité dans les résultats et trahit trop souvent un manque d’exigence et de détermination à réussir à un niveau plus élevé. En ce sens, Genesio est parti car son management était celui du confort et ses excuses sur la jeunesse, l’expérience et l’humilité ne tenaient plus debout devant l’hypocrisie de blâmer comme causes les conséquences d’une méthode sans exigence.</p>
<p style="text-align: justify">Sur le papier, Sylvinho semble avoir les clés en termes de management et des principes de jeu qui font espérer à Juninho et à tant d’autres que cette saison sera celle du décollage pour la fusée OL. In fine, Juninho ne pouvait être définitivement certain de la compétence de son entraîneur qu’en le nommant et il y avait de nombreuses raisons de croire que cela fonctionnerait.</p>
<h2 style="text-align: justify">Trop de douceur dans ce monde de brutes</h2>
<p style="text-align: justify">Le choix de Sylvinho entériné, un autre problème se pose pour Juninho : que faire du staff ? Faut-il y aller en douceur ou passer le Karcher ? Juninho décide d’un compromis en ajoutant simplement l’analyste vidéo Lazaro au staff technique en place. De nombreuses études de management, y compris dans le contexte sportif soutiennent cette décision dans le sens où les changements brusques et significatifs en termes d’effectif sont vecteurs de risque. Un exemple parlant fut le turnover colossal dans l’effectif monégasque durant l’été post-titre. Le club continue de payer cette erreur et on peut imaginer que, de la même manière, repartir de zéro en matière de staff technique pourrait conduire changer trop radicalement de méthodes d’entrainement et à perdre les joueurs. De plus, humainement, une telle décision était difficile à prendre pour Juninho car des personnalités comme Coupet ou Caçapa ont aussi été des joueurs clés des années dorées du club.</p>
<p style="text-align: justify">Pourtant, cette décision a aussi montré ses désavantages. Dès le début de saison, Juninho se plaignait du manque d’intégration de Sylvinho de la part du staff en place. La barrière de la langue n’étant pas l’unique problème, le staff montre également peu d’enthousiasme et une grande passivité, comme le relate l’Equipe ces derniers jours. Sylvinho qui devait amener des changements se retrouve finalement esseulé et son message ainsi que sa méthode sont ainsi minimisés. Sur ce point, il est plus difficile d’en vouloir à Juninho qui a misé sur ses anciens partenaires et sur un staff écouté par les joueurs pour dynamiser et soutenir la méthode Sylvinho. Il était difficile de prévoir que ce staff se montrerait aussi peu coopératif et, en ce sens, il est légitime de se poser des questions pour la prochaine nomination.</p>
<h2 style="text-align: justify">L&rsquo;OVNI Maurice</h2>
<p style="text-align: justify">De la même manière, le nouveau directeur sportif Juninho et Florian Maurice, jusque-là en charge du recrutement, se sont partagés le mercato. Ce dernier a montré à travers la presse qu’il n’était pas satisfait de la nouvelle organisation et cela a donné lieu à des tensions et à une forme de compétition. Par exemple, le choix de Thiago Mendes plutôt que de Bennacer a montré que le duo travaillait en réalité dans une relation de rivalité plutôt que de véritable synergie, chacun tentant d’imposer sa piste et de l’amener à une conclusion.</p>
<p style="text-align: justify">En conséquence, Juninho a été responsable d’un mercato pas totalement cohérent, où l’OL finit par investir 30M€ sur Jeff-Reine Adelaide tandis que le manque d’expérience dans l’équipe ainsi que le manque de qualité au poste 6 est une observation réalisée par Juninho lui-même. L’exemple le plus parlant reste celui de Lucas Tousart, jugé comme insuffisant lors de la première conférence de presse de Juninho et finalement devenu un des joueurs les plus utilisés par Sylvinho. Sur ce point, le reproche à faire à Juninho serait le même que pour le point précédent, à savoir se montrer trop conciliant envers les personnes déjà en place sans imaginer que sa volonté explicite de changement se heurterait obligatoirement à ceux que le statu quo favorise.</p>
<h2 style="text-align: justify">Un regard lucide et une main ferme</h2>
<p style="text-align: justify">Si Juninho s’est montré doux et a cherché le compromis dans ses relations avec le staff sportif, sa gestion de Sylvinho a été dans l’ensemble bonne. Ses interviews très franches ont régulièrement montré que Juninho était lucide sur le niveau de l’équipe, sa lente (voire non-existante) progression et sur les choix pas toujours judicieux de entraîneur. Jean-Michel Aulas lui a publiquement reproché de ne pas avoir assez pesé dans les décisions du coach mais ce n’est pas nécessairement un mauvais point pour Juninho que d’avoir voulu laisser à l’entraîneur la responsabilité de faire son travail. D’autre part, les déclarations de Sylvinho parlant de mettre de côté ses convictions sont le signe que Juninho a eu son mot à dire à un certain moment et a tenté de remettre l’OL sur les rails en suivant ses propres principes.</p>
<p style="text-align: justify">Lorsque Sylvinho s’est révélé sans solution pour améliorer la faiblesse sans appel de l’équipe (dernière équipe de L1 en passes réussies dans les 20 mètres et 16<sup>e</sup> en passes concédées), Juninho a coupé court au calvaire et a choisi un timing indiscutable pour intervenir : après le derby et avant la trêve internationale. Il s’est donné les moyens de réagir vite tout en prenant le temps de choisir le bon entraîneur. Sa gestion de la crise lyonnaise est donc pour l’instant satisfaisante, signe que si le choix Sylvinho fut un échec, Juninho a plus d’une corde à son arc et réagit correctement malgré sa faible expérience.</p>
<h2 style="text-align: justify">Le verdict</h2>
<p style="text-align: justify">Finalement, la critique majeure que l’on peut adresser à Juninho c’est d’avoir choisi un néophyte brésilien qui constituait donc un risque accru par rapport à d’autres profils plus classiques qu’aurait pu choisir Aulas. Pour autant, l’arrivée de Juninho avait pour but de dynamiser un OL ronronnant et la prise de risque est donc devenue une composante inamovible du projet lyonnais. On peut malgré tout regretter que le directeur sportif lyonnais n’ait pas réussi à empêcher un scénario aussi désastreux. La gestion du staff et du mercato ont peut-être précipité le départ de Sylvinho mais au bout du compte, la faiblesse tactique affichée par l’OL était telle qu’il semble hautement improbable que le Brésilien puisse réussir à ce niveau et avec ce degré de compétence.</p>
<p style="text-align: justify">La réponse rapide et agile de Juninho montre même que le directeur sportif lyonnais n’a pas perdu les pédales pendant cette crise et est prêt à assumer les risques pris cet été. L’OL pourrait même bien se relever sans trop de complications en misant sur un profil cette fois plus sécurisant, signe qu&rsquo;il y avait la place pour prendre ces risques. Verdict final : responsable oui, coupable non.</p>
<p style="text-align: justify"><em>*, ** : source <a href="http://understat.com">understat.com</a></em></p>
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		<title>Dossier : Jacques-Henri Eyraud, d’Euro Disney à Europa League</title>
		<link>https://www.demivolee.com/2019/07/17/jacques-henri-eyraud-deuro-disney-a-europa-league/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[François]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 17 Jul 2019 05:00:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Dossiers Demivolée.com]]></category>
		<category><![CDATA[Ligue 1]]></category>
		<category><![CDATA[Headline]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’Olympique de Marseille n’est pas dans la meilleure forme de sa vie, et c’est le moins que l’on puisse dire. Des résultats sportifs très en-dessous <a class="mh-excerpt-more" href="https://www.demivolee.com/2019/07/17/jacques-henri-eyraud-deuro-disney-a-europa-league/" title="Dossier : Jacques-Henri Eyraud, d’Euro Disney à Europa League">[...]</a></p>
<p>Cet article <a rel="nofollow" href="https://www.demivolee.com/2019/07/17/jacques-henri-eyraud-deuro-disney-a-europa-league/">Dossier : Jacques-Henri Eyraud, d’Euro Disney à Europa League</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://www.demivolee.com">Demivolée.com</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><strong>L’Olympique de Marseille n’est pas dans la meilleure forme de sa vie, et c’est le moins que l’on puisse dire. Des résultats sportifs très en-dessous des attentes assortis à une situation économique qu’on pourrait facilement décrire de <em>dégueulasse</em>, emmenant sur le Vieux Port un climat tout sauf méditerranéen. Et le premier responsable de tout cela semble tout trouvé (tout du moins du côté des supporters marseillais) : Jacques-Henri Eyraud.</strong></p>
<h2 style="text-align: justify">Palmarès de JHE : j’ai fait Harvard</h2>
<p style="text-align: justify">Lorsque Frank McCourt rachète 95% des parts de l’Olympique de Marseille en août 2016, le plan est d’envoyer un maximum d’étoiles dans les yeux de supporters en totale dépression (les Olympiens étant très fans d’étoiles depuis presque trente ans maintenant). Pour cela, rien de mieux que de nommer un génie de la communication à ses côtés… Et après tout, qu’importe si son expérience dans le football soit de 20 ans ou de deux sauvegardes de Football Manager. Bref, c’est donc à ce moment qu’Eyraud fait son entrée dans ce monde si particulier du ballon rond, avec une sérénité semblant presque compenser son faible CV.</p>
<h3>Un jeune entrepreneur parisien&#8230;</h3>
<p style="text-align: justify">Faible CV, ce n’est en revanche pas le terme qu’on utiliserait pour décrire la carrière étudiante de Jacques-Henri. Diplômé de Sciences-Po en 1989, il obtient ensuite son Master 2 en « gestion des télécommunications et des nouveaux médias » avant de rejoindre… Euro Disney. Au poste de directeur de la communication, il participe à l’un des projets les plus importants d’Europe : EuroDisney Paris. Un projet qui attirera toutes les plus grandes marques du monde dans la signature d’importants partenariats et qui demandera la mise en place d’un gigantesque dispositif, notamment en termes d’organisation. Si JHE a connu des grandes oreilles, ce sont donc bien celles de Mickey plutôt que d’un prestigieux trophée européen que vous connaissez sans doute.</p>
<p style="text-align: justify">La suite de sa vie n’est pas moins intéressante : Eyraud part effectuer une Maîtrise en administration des affaires (MBA) dans une petite école peu réputée des Etats-Unis nommée Harvard, avant de devenir directeur des produits au <em>Club Med</em>. Au début du XXIème siècle, l’homme d’affaires fait partie de ceux qui anticipent l’explosion totale d’Internet et co-fonde <em>Sporever</em>, société d’information sportive digitale qu’il emmènera à la place de leader de son marché et que vous connaissez aujourd’hui sans doute sous le nom de <em>M</em><em>edia 365</em>. Dernière étape avant l’OM, il s’occupe des activités numériques de Turf Editions, groupe de médias liés aux paris hippiques.</p>
<h2 style="text-align: justify">Les premiers pas d&rsquo;Eyraud</h2>
<h3>De nouveaux espoirs</h3>
<p style="text-align: justify">Nous revenons donc en 2016, et la prise de poste de Jacques-Henri Eyraud en tant que président du club. Vous connaissez désormais bien le gars, vous savez donc qu’il s’agit d’un crack dans son domaine : la com’. Et à première vue, ses premiers pas dans ce nouveau rôle sont plutôt satisfaisants, ayant au moins le mérite de redonner espoirs aux supporters. Un étincelant « OM Champions Project » est lancé, et 200 millions d’euros sont promis par Frank McCourt afin d’y parvenir. Dans un championnat de France de Ligue 1 au niveau plutôt (très) faible ces dernières années, il s’agit donc là d’une somme suffisante dans l’objectif de retrouver le podium…et ainsi la Ligue des Champions. Des évènements sont également organisés avec certains influents Marseillais, comme pour montrer une envie de proximité avec les fans et directement faire contraste avec l’ancienne direction du club.</p>
<p style="text-align: justify">Exemple assez important de la restructuration médiatique du club, la chaîne officielle OMtv est supprimée. Pour communiquer, JHE préfère passer par les réseaux sociaux. Du changement également au niveau des équipementiers. <em>Puma</em> fait son arrivée sur le Vieux Port, remplaçant ainsi les célèbres trois bandes d’<em>Adidas</em>. Et tout de suite, la campagne de communication suscitera des réactions.</p>
<h3>Les 44 premiers millions</h3>
<p style="text-align: justify">Le mercato d’hiver 2017 est le premier réellement dirigé par l’axe McCourt &#8211; Eyraud &#8211; Zubizarreta &#8211; Garcia. Ces deux derniers, célèbres noms du football européen et dont l&rsquo;arrivée est également l’œuvre de Jacques-Henri Eyraud, se trouvent dans une situation assez ressemblante à celle du club à ce moment-là : des anciens poids lourds du circuit (terme peut-être un peu exagéré pour l’ancien coach de la Roma), à la recherche de rédemption.</p>
<p style="text-align: justify">Le mercato hivernal 2017 donc, celui qu’utilisera Eyraud afin de montrer ses ambitions et de gagner la confiance de ses supporters dès les premiers instants. Dimitri Payet arrive pour un montant record de 30M€, quelques mois après son départ à West Ham. Morgan Sanson rejoint également le Vieux Port contre une dizaine de millions, aux côtés de Patrice Evra et Grégory Sertic. 44 millions dépensés dès le premier hiver. Ils ne seront que la bande-annonce d’investissements assez critiquables et parfois très peu réfléchis. Mais ça, on ne le sait pas encore.</p>
<h2 style="text-align: justify">Un projet « Fausse C1 » chez les phocéens</h2>
<h3>L&rsquo;Europa League et rien d&rsquo;autre</h3>
<p style="text-align: justify">Les premières pierres sont désormais posées. De nombreux changements ont eu lieu sur la Cannebière, et ce à tous les niveaux du club. Et dans un football où l’économie est en grande partie générée par les agents et autres intermédiaires, intervient la fameuse « liste noire d’Eyraud ». Dans cette liste, le dirigeant place une vingtaine de noms d’agents avec lesquels il ne travaillera jamais, à la quête d’un environnement plus sain et d’une dépendance à ces derniers moins importante. Au fil des mercatos, l’OM semble tourner sa stratégie de recrutement sur des joueurs d’expériences, parfois à des salaires pouvant poser problème sur une vision à plus long-terme. Et même si la formation était l’un des quatre axes phares du projet McCourt – Eyraud, l’objectif semble clair : aller chercher la Ligue des Champions le plus rapidement possible, et déclencher un cercle économique vertueux grâce aux revenus importants engendrés par la compétition.</p>
<p style="text-align: justify">Le problème, c’est que le monde du football est complexe. Même si l’argent reste LE pilier principal dans la recherche du résultat, les 22 joueurs se disputent malgré tout toujours la victoire sur le terrain. Le club fait une bonne deuxième partie de saison à l’arrivée du nouveau board, allant chercher de justesse l’Europa League. La saison suivante, c’est en fin d’exercice que les hommes de Rudi Garcia craquent, laissant la place en Ligue des Champions au rival lyonnais, pour un simple petit point. Enfin, la saison 2018-2019 sera clairement la pire que Jacques-Henri Eyraud ait vécue à la tête de sa nouvelle <span style="text-decoration: line-through">entreprise</span> équipe : une cinquième place en championnat et trois éliminations précoces en coupes, dans des conditions parfois frôlant le ridicule. Mais alors qui du diplômé de Harvard ou du coach est-il le plus fautif dans cette détérioration progressive de la situation du club ?</p>
<h3>L&rsquo;erreur <em>Garcia</em></h3>
<p style="text-align: justify">Il est évident que les deux hommes possèdent leur part de responsabilités, cependant c’est bel et bien le premier qui a prolongé le second en début de saison dernière. Une décision qui ne semblait sans doute pas si ridicule suite au parcours <em>historique</em> de l’OM en C3 la saison passée, mais manquant très clairement de recul : un nouveau contrat, et une prime de licenciement forcément revue à la hausse à l’aube d’une saison qui montrera l’erreur faite par Eyraud. De quoi empêcher tout renvoi du coach au long d’une saison qu’on peut quasiment définir de pathétique, ayant pour finalité l’accentuation d’une haine totale des supporters envers leur coach, mais surtout envers celui qui l’a embauché (puis prolongé). Dans cette faillite collective, la tête de turc possède des lunettes.</p>
<h2 style="text-align: justify">Je ne suis pas un Eyraud</h2>
<h3>Un bilan catastrophique</h3>
<p style="text-align: justify">Après quasiment trois années maintenant, il est donc l’heure des premiers bilans. Et il faut dire que le mot « fiasco » ne serait pas éloigné de la vérité. Un fiasco économique, et l’obligation de conclure un deal avec l’UEFA dans le cadre du fair-play financier suite à un déficit de 70 millions d’euros. Un fiasco également sportif, avec pour seule satisfaction un bon parcours en Europa League, bien trop faible pour compenser les nombreuses désillusions. Mais aussi un fiasco sur le plan de la communication, pourtant domaine de prédilection du natif de Paris (parce que oui, en plus il vient de Paris) qui aura fait le pain béni des médias sportifs avec un enchaînement presque hebdomadaire de déclarations frôlant le ridicule.</p>
<p style="text-align: justify">Le football ce n’est pas<a href="https://www.lequipe.fr/Football/Actualites/Jacques-henri-eyraud-le-president-de-l-om-veut-s-inspirer-du-jeu-video-fifa/1012727"> FIFA</a>, le football ce n’est pas Disney. Cerise sur le gâteau, Eyraud a également réussit à ternir l’image du club dans la bulle du foot, en utilisant parfois de drôles de méthodes juridiques afin de mettre un terme aux contrats de joueurs trop chers (qu’il a bien entendu signés au préalable).</p>
<h3>Des torts partagés</h3>
<p style="text-align: justify">Cependant, il n’est pas le seul coupable. L’Olympique de Marseille n’était déjà pas dans une situation géniale au moment de son rachat, et tout changer en trois ans semblait déjà impossible. Malgré tout, il est flagrant (et je vous l’accorde, c’est plus facile à dire qu’à faire) que JHE a raté son entrée dans un secteur où l’expérience lui manquait. Mais quid des personnes autour de lui, aux années dans ce monde du football et du sport plus nombreuses, ayant coulé en se cachant derrière « Jacques-Henri le débutant » ? De McCourt, qui place au premier plan et au poste le plus décisif un débutant ? D’Andoni Zubizarreta, le grand recruteur du Barça venant de découvrir qu’il était plus facile d’attirer des joueurs aux côtés de Messi que de Thauvin ? Ou bien de Rudi Garcia, dont les maux reflètent à merveille <a href="https://www.demivolee.com/2019/07/11/billet-la-dtn-francaise-va-droit-dans-le-mur/">les lacunes des entraîneurs français dans leur quasi-totalité</a> ?</p>
<h2 style="text-align: justify">Et maintenant ?</h2>
<p style="text-align: justify">Aujourd’hui, nul ne sait ce que compte faire l’investisseur américain de Jacques-Henri Eyraud. Mais une chose est sûre : le Champions Project va mettre plus de temps que prévu. Et les mercatos à 44 millions, ça ne devrait pas être avant quelques années. Alors qu’un nouveau cycle démarre avec la venue d’André Villas-Boas au club, et qu’Eyraud possède désormais sa petite bouteille en tant que dirigeant, le temps nous montrera si le club est toujours sur une pente descendante ou si certaines personnes ont appris de leurs erreurs passées.</p>
<p>Cet article <a rel="nofollow" href="https://www.demivolee.com/2019/07/17/jacques-henri-eyraud-deuro-disney-a-europa-league/">Dossier : Jacques-Henri Eyraud, d’Euro Disney à Europa League</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://www.demivolee.com">Demivolée.com</a>.</p>
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