Le Football Club de Lorient : en voilà un club étonnant. Le pensionnaire de Ligue 2 a le droit à son Que sont-ils devenus ? puisqu’il a été demandé par un de nos lecteurs. Au programme, des merlus disparus.

Gabriel Obertan

On commence par l’ailier français formé à Bordeaux. Mais passé à Lorient en prêt entre janvier 2009 et juin 2009, Obertan ne laisse pas un souvenir mémorable aux lorientais. Car le bordelais n’arrive pas à s’imposer et est cantonné à un rôle de remplaçant. Il participe quand-même à dix-sept matchs et inscrit deux buts.

Contre toute attente, à l’été 2009, Obertan est recruté par Manchester United. Même si l’ailier est talentueux, il n’arrive pas à percer. En effet, l’international espoir débarque en tant que doublure de Valencia pour la coquette somme de 3,5 M€. Comme prévu, il doit se contenter de miettes. La première saison, le français ne déçoit pas quand il joue, avant la première grave blessure qui l’éloigne des terrains pendant cinq mois. Sa seconde saison est catastrophique et le pousse à quitter le club. Il joue vingt-huit matchs, n’inscrit qu’un but.

Il tente de se relancer à Newcastle. Obertan signe en aout 2011. Les Magpies débourse 4M€ pour l’avoir. D’abord critiqué par les supporters, Obertan arrive à s’imposer et devenir un élément important, avant, comme d’habitude, de connaître des blessures. Il est incapable de faire une saison complète et perd, peu à peu, sa place de titulaire. Newcastle résilie son contrat en mai 2016, un mois avant la fin de son contrat. Il est important de rappeler que l’ex-lorentais n’avait plus jouer depuis septembre 2015.

Après soixante-dix sept matchs joués et trois buts marqués, Obertan trouve un point de chute. Il signe un contrat de deux ans en Russie, attention je le tente, à l’Anzhi Makhatchkala. Le français n’y reste que six mois, le temps de jouer neuf matchs et marqué qu’un but. En proie à des difficultés financières, l’Anzhi rompt son contrat. Mais il trouve un nouveau club. Wigan accepte de le réfugier, pendant six mois. Il joue douze matchs et marque un but. L’ex-mancunien est de nouveau libre, avant que le club Bulgare de Levski Sofia fasse appel à ses services. Il y bénéficie d’un contrat de deux ans. En Bulgarie, il a participé à vingt et un matchs, inscrit un but et délivré cinq passes décisives.

Alain Traoré

Frère du Neymar lyonnais, Bertrand Traoré, Alain, l’aîné, est passé à Lorient de 2012 à 2016. Il quitte Auxerre pour 5M€. Il paraphe un contrat de quatre ans. Le Burkinabè devient un élément essentiel des Merlus. Sauf que l’ailier, milieu offensif se blesse pendant la CAN 2013 pour une durée de deux mois. Et mince. Cela n’empêche pas à l’ex-auxerois de revenir au top. Mais à partir de la saison 2014-2015, Alain disparait des pelouses de Ligue 1. Il fera ensuite l’objet d’un prêt à l’AS Monaco pendant six mois, de janvier à juin 2015. Peu utilisé, le club de la principauté ne lève pas l’option d’achat. Sur cette demi-saison, il participera à quatre rencontres. La saison suivante, sa dernière au FC Lorient est la même que la précédente. Alain Traoré ne joue pas. Il quitte le club breton libre de tout contrat après quarante-six matchs et huit buts.

Après Lorient, il débarque ensuite en Turquie, à Kayserispor. Il y signe pour deux ans en août 2016. Comme lors de ses précédentes saisons, l’international Burkinabè joue peu. Au total, dix-neuf matchs et un petit but.

Il quitte la Turquie et rejoint un club qatari qui atteint l’élite en juin 2017. Il n’est pas la seule recrue que peuvent connaitre les français, puisque Belhadj joue aussi dans ce club. A Al-Markhiyah, il a joué huit matchs et inscrit un but. Son contrat prend fin en 2019.

Julien Quercia

Et voila un autre éternel blessé, à croire que l’air breton n’est pas bon. Julien Quercia rejoint Lorient, en juin 2011, en tant qu’agent libre. Le joueur se présente d’abord comme une bonne affaire. Mais les blessures s’enchaînent. Il commence avec une fracture bi-malléolaire sur la cheville gauche qui l’éloigne trois mois des pelouses. Suivi d’une fracture de fatigue en décembre de la même année. Incapable de continuer de jouer au foot, il arrête sa carrière en 2015, déclaré inapte pour le foot professionnel. Mais le lorrain se bat. Ainsi, il obtient une greffe de moelle osseuse et la cheville repart pour un tour. Et Julien obtient l’autorisation de repartir sur les pelouses en 2016. Mais seulement les pelouses d’amateurs. Il atterrit au Luxembourg, où le championnat à le statut d’amateur. Au F91 Dudelange, l’ancien lorientais rejoue, trois ans après son dernier match.

Quercia aura joué onze matchs, marqué quatre buts avec Lorient entre 2011 et 2013 (entre 2013 et 2015, il est toujours licencié au FC Lorient). Au F91 Dudelange, il jouera deux matchs, marque un but, délivre une passe décisive. En 2017, il rejoint le Racing FC Union Luxembourg, il a participé à six rencontres. Le buteur n’a pas trouvé le chemin des filets cette saison, mais a délivré une passe décisive.

Ulrich Le Pen

Ulrich rejoint Lorient en 1999 et le quitte en 2001. Il revient chez les merlus en 2006 après un passage raté à Ipswich et quatre années à Strasbourg, en Allemagne. Le milieu offensif est très apprécié en Bretagne. Il est aussi un joueur polyvalent, puisqu’il est aussi gardien, il nous le rappelle un soir d’octobre 2006 lors qu’Audard sort sur blessure et Cappone exclu. En 2009, il quitte Lorient avec cent cinquante quatre matchs et vingt et un but (entre 1999 et 2001 puis 2006 et 2009). Et puis Ulrich signe une saison au Stade Lavallois, pour être plus proche de sa famille. Mais le breton y jouera qu’une saison, avant de raccrocher les crampons. Il effectuera vingt-neuf matchs, inscrit trois buts.

Pour sa reconversion en dehors du football, Ulrich Le Pen ne rejoint pas le FN. Pour une personne dont le foot commençait à le «saouler», il continue d’y être proche. En effet, il côtoie les rayons du Décathlon de Laval où il est vendeur. À quarante-trois ans, Ulrich Le Pen continue de vivre à fond la forme.

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