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Mi-juin, Mikkel Damsgaard n’était qu’un inconnu pour la majorité du grand public. Depuis, quatre matchs de l’Euro sont passés par là, où le joueur de la Sampdoria a brillé. Désormais, c’est toute l’Europe qui a ouvert les yeux sur l’enfant de Jyllinge qui, à 21 ans à peine, peut rêver très grand.

Juillet 2000. Mikkel Damsgaard fait désormais partie des quelque 8 500 habitants de la petite ville littorale de Jyllinge, à 40 kilomètres à l’ouest de Copenhague. C’est dans le club local, le Jyllinge FC, qu’il effectue ses premiers pas dans le monde du football. Alors entraîné par son père Henrik Damsgaard, Mikkel se souvient : « Nous étions clairement l’une des meilleures équipes du Danemark ». C’est aussi avec et grâce à Henrik que Mikkel apprend à gagner, à être compétitif. « Si c’est une compétition, alors tu es là pour la gagner, apprenait-on. Et c’est ce que nous faisions », se rappelle l’actuel ailier de la Sampdoria dans un documentaire produit par le FC Nordsjælland.

Damsgaard, en bas à gauche, alors capitaine de Jyllinge, n’a pas vraiment changé depuis. « Rien n’a changé, relève le sélectionneur danois Kasper Hjulmand. Pas son corps, ni son jeu : rien ! » (Crédits : FC Nordsjaelland)

 

Mikkel Damsgaard, l’enfant de Jyllinge, en route pour Nordsjælland

À 12 ans, Mikkel Damsgaard rejoint le FC Nordsjælland. Basé à Farum, dans la région de Zealand (et non pas de Nordjyalland comme son nom pourrait l’indiquer), à une trentaine de kilomètres de Jyllinge, le FCN vient alors de remporter son premier (et à l’heure actuelle, toujours son dernier) championnat du Danemark. Il est entraîné par Kasper Hjulmand, l’homme aujourd’hui à la tête de la Danish Dynamite.

Rene Klark, l’entraîneur et chef du recrutement des U12 de Nordsjælland, se souvient de sa première rencontre avec Mikkel Damsgaard. « Je suis sorti un dimanche midi, il faisait beau. En fait, je ne savais pas comment Jyllinge avait pu être si bon en première mi-temps. Je me suis dit : ‘Mais qu’est-ce que c’est que ça ?’ Et en deuxième, ils ont intensifié leur jeu et ont joué un super football. Ils ont gagné 5-2, ou 6-2, si je me souviens bien. »

Rene Klark, qui était alors venu observer d’autres joueurs, tombe tout de suite sous le charme du jeu de Mikkel. « Il était un peu petit et n’était pas le plus rapide sur le terrain, mais vous pouviez voir qu’il avait déjà des idées géniales dans sa façon de jouer. Il savait passer son ballon quand il le devait, il se positionnait très bien avec une posture ouverte au jeu. Même ses prises de balle étaient excellentes, ce qui est vraiment rare pour un joueur de 12 ans. Une fois que nous l’eussions assez observé, nous lui avons fait visiter nos installations et l’avons invité à participer à un entraînement spécifique. Il a joué quelques matchs avant de rejoindre le club. »

Huit ans plus tard, les qualités perçues par Klark sont celles que citent encore en premier ses coéquipiers : pour preuve, son compatriote Andreas Skov Olsen lui envie sa perception. « Il a une vision incroyable sur le terrain et perçoit les choses très vite », analysait l’actuel attaquant de Bologne à propos de celui de la Sampdoria.

Retour en 2012 : du haut de ses 12 printemps, Mikkel Damsgaard a déjà conscience du pallier qu’il franchit. « Il s’agissait de passer du football et du club de mon enfance à quelque chose de plus sérieux. C’est l’une des premières étapes que j’ai franchies en tant que footballeur. »

Mûrissement à Nordsjælland

Mikkel Damsgaard débute ainsi avec l’équipe U13 du FC Nordsjælland. « Nous avions vraiment une très, très bonne équipe, rappelle Alexander Riget, son ex-entraîneur. Je me souviens, dès qu’il est arrivé, nous avons gagné 9-0 contre Aalborg, puis 9-0 contre Odense. » Souvenirs similaires pour celui qui était alors la nouvelle recrue : « Nous avions une très bonne équipe. Nous jouions toujours les premiers rôles mais nous n’avons jamais vraiment rien gagné. Pourtant, on faisait de bonnes performances, même lors des tournois à l’étranger. »

Alexander Riget resitue une anecdote particulière. « Je me souviens d’un tournoi en Suisse. On avait joué contre Benfica, l’une des meilleures académies en Europe. Il avait livré un match extraordinaire, on avait gagné, et les parents des joueurs de Benfica l’avaient applaudi à sa sortie du terrain après le match. Il avait été tellement bon ». Damsgaard, lui, ne se souvient pas d’avoir été applaudi, mais ces tournois à l’étranger lui donnaient l’impression de se professionnaliser.

Mais dans la carrière d’adolescent de Mikkel, tout ne fut pas rose. Alexander Riget poursuit. « Quand il était jeune, il était parfois vraiment bon, et parfois pas vraiment. Mais son sommet était extrêmement élevé. » Damsgaard aurait-il été perturbé par l’importance que prenait le football chez lui ? « Je me sentais comme un joueur professionnel. C’était un peu intimidant : tout à coup, cela devenait sérieux, il y avait plus de pression », reconnaît Mikkel Damsgaard.

« J’ai commencé à me demander si je voulais vraiment continuer à jouer »

Mikkel intègre l’équipe U17 du FC Nordsjælland et son entraîneur de l’époque, Kasper Kurland, semble avoir trouvé la bonne formule pour exploiter le plein potentiel de l’ailier. « Quand on le mettait, et quand il se mettait dans de bonnes dispositions, on pouvait voir ce qu’il savait faire. Il a franchi de plus en plus d’étapes dans la bonne direction », note Kurland. Mais Damsgaard sortait alors d’une très dure saison en U15 et n’avait pas beaucoup joué les six premiers mois de la suivante, avant de prendre confiance en lui et croire en ses capacités. « Ce n’était qu’une question de temps », assure Kasper Kurland.

Mikkel, lui, définit sa première saison en U17 comme la période la plus dure de sa jeune carrière. Concilier les études et le football, ne pas beaucoup jouer de matchs, ou alors avoir affaire à des joueurs plus âgés… « C’était tôt pour moi », analyse Mikkel Damsgaard après-coup. « C’était une période vraiment difficile où j’ai senti que j’avais pas mal de problèmes. Je ne me sentais pas assez bon, j’ai commencé à me demander si je voulais vraiment continuer à jouer. »

Le coup de blues passé, Mikkel revient plus fort. Notamment mentalement, mais pas que. « Lors de sa deuxième année en U17, il est devenu notre meilleur joueur, se souvient Kapser Kurland. Il créait presque toutes nos occasions, il a marqué 8 buts en 20 matchs et délivré encore plus de passes décisives, argumente-t-il. Mikkel était notre élément le plus créatif ». Et Damsgaard de renchérir : « C’était à mon tour d’être plus âgé, de jouer, et j’ai commencé à vraiment développer mon jeu. C’est l’année où je me suis trouvé en tant que footballeur. »

Mikkel Damsgaard conquiert Kapser Hjulmand, qui l’incorpore dans le onze de départ du FCN. (Crédits : Claus Birch / FC Nordsjaelland)

 

Kasper Hjulmand acte I : le grand bain

27 septembre 2017, Mikkel Damsgaard n’a pas encore 17 ans et 3 mois lorsqu’il effectue ses débuts professionnels avec le FC Nordsjælland, lors d’un match de coupe du Danemark contre Vejgaard. Son coach ? Un certain Kasper Hjulmand. Encore. Ou plutôt, déjà. Après avoir quitté le club en 2014 et un passage de courte durée à Mayence, l’ancien arrière-droit est à nouveau intronisé entraîneur du FCN en 2016. Le 26 novembre 2017, Hjulmand lance Damsgaard pour la première fois en championnat : il remplace Jonathan Amon à la 80e minute du match de la 17e journée de Superliga contre Horsens, où son équipe mène déjà 6-0.

Mikkel inscrit sa toute première réalisation en faveur de Nordsjælland à 17 ans, 8 mois et 1 jour. Le 4 mars 2018, son but permet à son club de l’emporter 3-0 sur la pelouse de Randers. Un mois plus tard, alors que le FCN crée la sensation et mène 1-0 à Copenhague, Damsgaard rentre en jeu à 25 minutes du terme, mais se fait exclure un quart d’heure plus tard pour la première (et seule) fois de sa carrière. Et son équipe craque dans le temps additionnel, s’inclinant finalement 2 buts à 1 au Parken.

Auteur d’un but lors de sa première saison en pro, le natif de Jyllinge prend néanmoins une tout autre importance la saison suivante, lors de laquelle il inscrit un but également. Alors que Nordsjælland est confronté à une cadence folle de 13 matchs en 6 semaines au début de la saison 2018/2019 (qualifications de Ligue Europa et championnat), Damsgaard accumule lors de cette période 1 090 minutes jouées sur les 1 170 possibles, disputant 11 de ces rencontres en intégralité.

Mikkel Damsgaard explose les compteurs lors de sa dernière saison au Danemark. À seulement 19 ans, il est un élément indéboulonnable de l’équipe qu’a repris en main Flemming Pedersen. Titulaire à 31 reprises, il trouve la faille 11 fois – autant que son compère d’attaque Mohammed Kudus – et distribue 6 caviars ; des performances qui lui valent de remporter le titre de meilleur jeune de la saison. Le 6 février 2020, l’Unione Calcio Sampdoria officialise son transfert à compter de la saison suivante contre la somme de 6,75 millions d’euros. Il joue finalement son dernier match avec Nordsjælland à Copenhague, le 26 juillet 2020, et clôt une aventure longue de 93 matchs pour 13 buts inscrits et 20 passes décisives, le tout à 20 ans tout juste fêtés.

Mikkel Damsgaard s’engage en faveur de la Sampdoria au coeur de la saison 2019/2020. Il n’a alors que 19 ans. (Crédits : UC Sampdoria)

 

Ranieri et des racines

20 septembre 2020, première journée de Serie A. Première de Pirlo sur le banc de la Juve, qui accueille la Sampdoria et s’impose 3-0, but de Ronaldo, bref, les regards étaient logiquement concentrés sur cette équipe de la Vieille Dame, et l’entrée en jeu de Mikkel Damsgaard à la place de Morten Thorsby à 20 minutes du terme passe inaperçue. Trois journées de championnat plus tard, la Samp’ colle un 3-0 à la Lazio au Luigi Ferraris. Lancé par Claudio Ranieri à la 68e minute en lieu et place de Jakub Jankto, Damsgaard inscrit le dernier but du match, son premier avec la Sampdoria, d’une frappe venue se loger sous la barre de Thomas Strakosha après l’avoir heurtée. « Je dédicace ce but à tous mes coéquipiers, ma famille, mes amis, je suis vraiment reconnaissant envers eux », lançait l’heureux buteur à la fin du match.

Car oui, Mikkel Damsgaard n’est pas du genre à oublier. Jonas Madsen, son ami d’enfance à la carrière moins glorieuse, l’assurait après la signature de son compère dans le club génois. « Je suis sûr que Mikkel ne deviendra pas ce genre de footballeur arrogant, parce qu’il a toujours été ‘enraciné’. Il a toujours été ouvert et calme. Je sais pertinemment que, où qu’il aille, à Barcelone ou qu’il soit le meilleur buteur de l’équipe nationale, il ne laissera jamais tomber sa famille et ses amis, parce qu’il n’est pas ce genre de personne. Je suis absolument certain qu’il ne changera jamais. » Preuve à l’appui : au lendemain de l’élimination du Danemark en demi-finale de l’Euro, Mikkel Damsgaard s’est rendu à Jyllinge, où des centaines d’enfants ont pu recevoir un autographe du buteur de la veille.

Kasper Hjulmand acte II : le tremplin

Les soirs comme ceux du 11 novembre 2020, Mikkel Damsgaard s’en souviendra. Convoqué pour la première fois en équipe nationale danoise par le sélectionneur Kasper Hjulmand, le même qui l’a lancé en pro à Nordsjælland, le nouveau joueur de la Sampdoria honore sa première sélection lors d’un match amical face à la Suède. Le Danemark l’emporte 2-0 au terme d’un match que Damsgaard dispute en intégralité.

De retour à Gênes, il termine l’année civile en ouvrant le score face à Crotone, un match que le Samp’ remporte 3 buts à 1. Moins décisif par la suite, Mikkel Damsgaard clôt sa première saison en Italie avec 2 buts et 4 passes décisives en 35 matchs (dont 18 titularisations), mais sans contre-performer pour autant. Au contraire. C’est d’ailleurs ainsi qu’il conserve sa place au sein de l’équipe nationale et brille de mille feux pour sa deuxième sortie sous la tunique danoise. En mars dernier, la Danish Dynamite reçoit la Moldavie pour le compte des éliminatoires à la Coupe du monde 2022 et Damsgaard est titulaire. Il éclabousse la rencontre de son talent, s’offrant un doublé sur deux passes d’Andreas Skov Olsen avant d’offrir à son tour deux passes décisives à Kasper Dolberg et Robert Skov. Score final ? 8-0 pour le Danemark.

Avec le poids d’Eriksen

Début juin, l’Euro ouvre ses portes. C’est contre la Finlande que le Danemark entre en lice en alignant un 4-3-3 classique. Mikkel Damsgaard figure sur le banc des remplaçants, les ailes étant animées par Martin Braithwaite et Yussuf Poulsen. On ne redétaillera pas les événements de cette fin de soirée, mais ces derniers forcent Kasper Hjulmand, privé de la touche technique de Christian Eriksen, à revoir ses plans. Exit le 4-3-3, place au 3-4-3 : Jannik Vestergaard intègre la défense à 3 et remplace numériquement l’avant-centre Jonas Wind, tandis que Mikkel Damsgaard, 20 ans, est propulsé titulaire pour pallier la technicité qu’apportait Eriksen.

Le reste appartient à l’histoire. Il ne suffit que de 2 minutes aux Danois pour faire craquer les Belges dès le match suivant. Submergés pendant les 45 premières minutes par les vagues rouges et blanches, les Red Devils s’en remettent à De Bruyne pour renverser le score après le repos.

Folie furieuse

Troisième et dernier match de poule, que le Danemark doit remporter par 2 buts d’écart face à la Russie tout en espérant un revers finlandais face à la Belgique pour assurer sa qualification. Le match est équilibré, jusqu’à ce que la magie ne s’empare de Mikkel Damsgaard : le numéro 14 hérite du ballon aux 20 mètres, plein axe, avant d’expédier une merveille de frappe à la trajectoire imprévisible. Pleine lucarne. Le Danemark mène 1-0 et l’emporte finalement 4-1 au terme d’une soirée de pure folie au Parken.

Jouant un rôle prépondérant dans la qualification du Danemark en quarts de finale en délivrant une passe décisive à Dolberg face au Pays de Galles, puis tenant toujours aussi bien son rang face à la République tchèque au tour suivant, Mikkel Damsgaard fait logiquement partie du onze de départ à Wembley, face à l’Angleterre, en demi-finale de l’Euro.

Damsgaard s’illustre d’abord par une frappe qui frôle la lucarne, puis agite la baguette magique. Les Danois obtiennent un très bon coup-franc, à 25 mètres des buts de Jordan Pickford, légèrement excentré côté gauche. Jens Stryger Larsen s’efface et laisse le soin à son jeune coéquipier de tenter sa chance au but : l’enroulé est somptueux, le ballon passe par-dessus le mur et retombe sous la barre de Pickford, hors de portée du gardien d’Everton. Le Danemark mène 1-0 mais s’incline finalement après prolongations. Son merveilleux Euro prend fin, à l’heure où « Damsinho », le surnom à la consonance brésilienne donné par ses coéquipiers, vient à peine d’éclore.

Après son coup-franc contre l’Angleterre. (Crédits : Icon Sport)

 

Et après ?

Mikkel Damsgaard, c’est cette folie, cette capacité à émerveiller le public sur chaque prise de balle. Car celles-ci sont remarquables. Capable d’éliminer dès sa première touche, Damsgaard possède un bagage technique qui lui permet de s’en sortir dans les petits espaces. De plus, sa vision du jeu soulignée nombre de fois lui permet de prendre presque systématiquement les bonnes décisions face au jeu.

Milieu relayeur à Nordsjælland, ailier gauche, numéro 10, faux 9… Mikkel Damsgaard possède aussi l’avantage de maîtriser et connaître les fonctions de nombreux postes. Un atout pour son entraîneur, mais la question mérite d’être posée maintenant : celui-ci sera-t-il Claudio Ranieri à la Sampdoria la saison prochaine ? Rien n’est moins sûr, tant l’enfant de Jyllinge pour ses proches, « Dams » pour son sélectionneur, « Damsinho » pour ses coéquipiers, « Damsgarde » pour un Français lambda (la prononciation exacte en danois à 1:36 de cette vidéo) a impressionné cet été.

Quant à eux, on te souhaite de les garder le plus longtemps possible, Mikkel. (Crédits : Dean Mouhtaropoulos / Getty Images)

 

 

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Le FC Nordsjaelland est connu pour sa formation de jeunes footballeurs. Tenez, le mois dernier, le club a battu le record domestique du onze le plus jeune avec une moyenne d’âge de 20 ans et 20 jours. Et ça marche, sur la rencontre en question – remportée 2-0 – comme sur le long terme. Peu sont les académies à ne rien avoir à apprendre du FCN.

L’école des Danes

Le FC Nordsjaelland n’a peut-être gagné aucun match européen, mais ne vous en faites pas, les gros d’Europe connaissent très bien son académie. Pour ce qui est de la formation de jeunes joueurs, sa réputation le précède. Il est d’ailleurs un club prépondérant de notre Chasse aux pépites avec déjà quatre lauréats.

Pourtant, il y a une quinzaine d’année, le FC Nordsjaelland n’avait même pas de centre de formation. Ce n’est qu’en 2006, avec les arrivées de Jan Laursen et de Flemming Pedersen, respectivement aux postes de directeur du football et directeur du centre de formation, que le club décide d’investir sérieusement dans de nouvelles infrastructures et de développer un nouveau modèle. Les deux instigateurs du projet, aujourd’hui toujours au club en tant que président et manager, n’ont pas fait les choses à moitié.

À force de compétence et de fluidité maximale entre les équipes de jeunes et l’équipe première, le modèle du FCN porte très vite ses fruits avec un premier titre surprise de champion du Danemark en 2012. Très vite, le pactole accompagnant la récompense nationale et la qualification directe en Ligue des Champions est réinvesti dans le centre de formation. De quoi lancer pour de bon un cercle vertueux qui perdure encore une décennie plus tard.

En décembre 2015, cet élan convainc la Right To Dream Academy, pilotée par Tom Vernon, un ancien scout de Manchester United, de racheter le club pour la bagatelle de 13,5 millions d’euros. Lui qui possède déjà un réseau d’académies reconnues au Ghana, en Égypte et aux États-Unis voit en Nordsjaelland une porte vers l’Europe pour ses meilleurs talents ghanéens.

De l’autre côté du deal, les Danois se réjouissent d’un soutien financier plus conséquent et plus solide sur le long terme ainsi que de la possibilité d’intégrer leur structure de formation et leur réseau régional à une interface plus mondiale. Effectivement, comme Right To Dream est une organisation à but non lucratif, aucun dividende ni intérêts ne viennent se dresser entre les profits et leur réinjection directe dans le club, c’est-à-dire dans la formation, sur les plans footballistique et humain, de jeunes gens ayant le potentiel de faire carrière dans le football. D’après Vernon, les dépenses annuelles de Nordsjaelland pour leur centre de formation s’élèvent justement à 6,5 millions d’euros.

Une partie de la Right To Dream Academy ghanéenne. (Crédits : FCN)

Frise d’adolescence

Et effectivement, ça marche. Les résultats sont satisfaisants et les chiffres qui rendent compte de la précocité de cette équipe sont édifiants. Selon l’Observatoire du Football du CIES, l’effectif actuel du FC Nordsjaelland est le plus jeune des trente premières ligues européennes avec une moyenne d’âge de 21 ans et 8 mois. La confiance accordée à ses jeunes formés au club ne trouve pas d’équivoque. Le FCN monte là aussi sur la plus haute marche en allouant près de 50% du temps de jeu en championnat à ses jeunes pousses. De plus, sur les 50 records des feuilles de match les plus jeunes alignées en Superliga, pas moins de 48 appartiennent à Nordsjaelland !

Le club de Seeland du nord (Nord-Sjaelland correspond à la partie nord de l’île danoise abritant Copenhague) peut aussi se targuer d’un système de formation si vertueux que ses mercatos ne dépassent presque jamais le million d’euros dépensés. Si le FCN vend ses meilleurs éléments chaque été, il ne fait pas pour autant ses emplètes ailleurs pour compenser les départs. Et à chaque fois, contre toute attente, le club demeure l’un des plus stables du Danemark au classement. Il en truste la première partie de tableau depuis 10 ans, à l’exception d’un petit accroc.

Naturellement, ces performances, chaque fois rendues possibles par la génération suivante, attirent l’attention de plus gros clubs. Rien que sur les joueurs traqués par notre Chasse aux pépites, Andreas Skov Olsen a depuis rejoint Bologne pour 6 millions d’euros. Mohammed Kudus, la belle histoire ghanéenne, est parti à l’Ajax pour 9 millions et Kamaldeen Sulemana serait sur les tablettes du champion néerlandais et de Manchester United pour 14 millions. Sans oublier Alex Runarsson à Arsenal, Mikkel Damsgaard à la Sampdoria, ainsi que Emiliano Marcondes et Mathias Jensen à Brentford. Et s’il n’a pas su confirmer au plus haut niveau, Emre Mor reste la plus grosse vente du FCN pour 12 millions et probablement la « pépite » la plus connue.

Sous-traitant

Vendre tôt ses jeunes pousses, tel est le modèle économique du club. Mais que ce soit après le titre, après la participation en Ligue des Champions ou après un virement d’un gros club européen, l’originalité du club réside dans l’allocation de cet argent. Entre réinvestir dans l’académie, prolonger les meilleurs éléments restants ou acheter des joueurs confirmés, Pedersen et Laursen choisissent évidemment la première option.

De fait, hormis Johan Djourou, défenseur passé par Arsenal et âgé de 34 ans, il n’y a pas un seul joueur expérimenté dans l’équipe première. Il faut dire que devant l’incapacité financière du club à signer les meilleurs joueurs dans la tranche 25-30 ans et l’incapacité pratique à retenir les jeunes plus longtemps (il faut faire de la place à la génération suivante à qui on a promis une place en équipe première très tôt, et instaurer des statuts serait contre-productif sur l’état d’esprit des jeunes), il est d’autant plus rentable de compter sur le potentiel de la jeunesse, et tant pis pour les points perdus par une certaine naïveté passagère.

Pour autant, même si l’équilibre est plus difficile qu’il n’y parait, les dirigeants l’assurent : ce n’est pas un choix entre le développement de jeunes et le gain de trophées. La philosophie du club est précisément d’essayer de remporter des trophées de cette manière-là. Et si Copenhague, Midtjylland et Bröndby seront compliqués à déloger, le FCN n’attend qu’un parfait équilibrage ou une génération dorée pour un jour (re)monter sur le trône. En attendant, donner un sens à la formation et à l’éducation est une composante à part entière du projet, comme une coupe ou un championnat.

Mohammed Kudus est la success story de la collaboration entre Right To Dream et le FC Nordsjaelland.
Mohammed Kudus est la success story de la collaboration entre Right To Dream et le FC Nordsjaelland.

Livre saint

Alors, quelle est la clef du succès ? Et surtout, celle du renouvellement qui semble perpétuel ? Car intégrer des rookies dans une équipe déjà pleine de jeunes est encore plus complexe que de les intégrer au milieu d’une armée de vétérans. Pour ce faire, le mot d’ordre est l’homogénéité. Dans une formation spéciale qui commence à l’âge de 11 ans, tous les joueurs du FC Nordsjaelland suivent et se soudent autour d’un curriculum moderne. Des analyses tactiques et de la théorie tactique sont au programme dès les U13, en plus des aspects plus classiques de la formation et de l’entraînement. De fait, tous les joueurs de toutes les équipes du FC Nordsjaelland suivent les mêmes principes de jeu qui sont écrits… dans un livre. Comme à l’école.

Ce livre saint, qui est ainsi la référence commune de tous les joueurs et éducateurs, permet de garder ses repères quand le niveau de jeu monte d’un cran. On y trouve huit parties pour huit phases de jeu : quatre défensives et quatre offensives, sans oublier les transitions entre celles-ci. À l’aide de modèles dérivés de l’observation et l’analyse de données des matchs au plus haut niveau européen, il se concentre sur un jeu tourné vers le but, protagoniste, proactif et construit.

Du reste, la méthodologie pratique reste somme toute classique. Elle suit la périodisation tactique de Vitor Frade, au nom bien technique et assez méconnu mais en fait très utilisé globalement depuis Mourinho et Guardiola. Elle réside en un entraînement fractionné en gammes qui correspondent à des phases de jeu précises que le joueur rencontrera en match. Par conséquent, il sait exactement quoi faire dans telle situation. Le puzzle de toutes ces gammes constitue ainsi le projet de jeu dans son ensemble et la prise de décision du joueur s’en trouve aiguisée.

La recette du FC Nordsjaelland n’a donc rien d’un miracle. Ce savant mélange d’enseignement du jeu et de la compréhension du football agit comme un incubateur de jeunes joueurs et de jeunes équipes à haut niveau et surtout à haut potentiel très tôt dans leur carrière. Si ses débuts ne datent que de 2006, l’académie est indéniablement en avance sur son temps quant à la formation au football et ne néglige par ailleurs pas l’éducation morale et intellectuelle de ses filles et garçons. Un exemple pour bien des clubs.

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La Chasse Aux Pépites #94 – Chico Conceição https://www.demivolee.com/2021/04/28/la-chasse-aux-pepites-94-chico-conceicao/ https://www.demivolee.com/2021/04/28/la-chasse-aux-pepites-94-chico-conceicao/#comments Wed, 28 Apr 2021 05:00:01 +0000 https://www.demivolee.com/?p=26999 Chico Conceição est notre quatre-vingt-quatorzième pépite !  La fiche d’identité de Chico Conceição Club : FC Porto Age : 18 ans (né le 14 décembre 2002) Physique : 170 [...]

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Chico Conceição est notre quatre-vingt-quatorzième pépite ! 

La fiche d’identité de Chico Conceição

Club : FC Porto
Age : 18 ans (né le 14 décembre 2002)
Physique : 170 cm, 66 kg
Poste :  ailier droit, soutien d’attaquant
Pied fort : gauche
Points forts : Technique, dribble, vitesse, flair, finition, placement, tir, créativité, contrôle de balle
Points à améliorer : contribution défensive, jeu aérien

Le cadet de la fratrie Conceição

Originaire de Coimbra au Portugal, Francisco Conceiçao alias Chico est le fils de Sergio Conceição, ancien joueur et actuel entraîneur du FC Porto passé par Nantes.

En rejoignant le Sporting en 2011 à l’âge de 8 ans, il avait fait le choix de poursuivre son développement dans l’une des meilleures académies du pays pendant plusieurs saisons. C’est avec l’arrivée de son père au FC Porto que Francisco change d’avis et quitte son club formateur pour rejoindre le paternel au FC Porto. Il fait la transition dans l’équipe juvenile B du FC Porto « Padroense » lors de la saison 2017-2018 avant de rejoindre le définitivement le club un an plus tard.

Son talent, encore plus primordial que d’habitude pour lever les doutes que tous les « fils de » soulèvent, apparait vite comme une évidence. C’est lors de sa deuxième saison au club qu’il fait ses débuts professionnels, dans un premier temps avec l’équipe B du club qui joue en Liga Pro (deuxième division). Nous sommes alors le 13 septembre 2020 et Chico est âgé de 17 ans, 8 mois et 30 jours. Il se fait très vite remarquer et va enchaîner les titularisations. Pour sa première saison, il prend part à 18 rencontres dont 17 en tant titulaire avec l’équipe B. Tout logiquement, il sort progressivement de l’équipe B pour faire ses débuts avec l’équipe première en 2021. Il découvre ainsi la Liga Nos, la Taça de Portugal et la Ligue des Champions sous la direction de son père.

Quel avenir ?

Son intégration, bien que très progressive, pourrait être qualifiée de lente mais ne l’a pas empêché de se faire remarquer lors de ses entrées. Chico enchaîne tout juste au plus haut niveau, il doit trouver cette régularité pour s’installer dans cette équipe du FC Porto. Un club qui pourra lui donner une exposition au niveau national et européen en participant à des compétitions européennes. Il dispose donc d’ores et déjà des conditions nécessaires pour perdurer et se développer encore quelques années avec le FC Porto.

Style de jeu

Chico est capable de s’adapter à différents systèmes de jeu qui requiert des joueurs offensifs excentrés. Son influence se concentre principalement sur le côté droit, une position qui optimise ses qualités.

En effet, son centre de gravité bas lui offre ce dynamisme dans les zones de pression. Dans cette fonction d’ailier inversé, le jeune gaucher prend la mesure de son gabarit pour amener cette vivacité sur l’aile. Il allie coordination physique et technique afin de se rendre insaisissable dans sa zone, jouant de son jeu de jambe rapide afin de concentrer la pression et se libérer du marquage pour s’ouvrir l’espace. Une maniabilité dans les petits espaces grâce à cette agilité et cette capacité à changer de rythme qui lui permettent de casser le rythme et la direction de ses courses balle au pied afin de surprendre le marquage adverse.

C’est de son pied gauche qu’il manie principalement la balle, dominant l’espace et l’adversaire avec ses accélération. Dans les duels, il dispose de cette liberté de basculer la balle sur ses deux pieds pour une plus grande liberté de mouvement. C’est ainsi qu’il peut s’infiltrer dans les petits espaces et se trouver en position de tir ou passe. Bien qu’il privilégie son pied dominant, en position, il n’hésite pas à utiliser son droit pour passer ou tirer.

Son gabarit est un atout sur les phases offensives, notamment de par cette vivacité dans ses mouvements balle au pied. Par contre, dans une posture plus défensive, il se montre plus limité aux duels. Pour défendre, il doit donc jouer de sa vivacité pour surprendre et parfois manquer de maîtrise.

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La Chasse Aux Pépites #93 – Adam Karabec https://www.demivolee.com/2021/04/14/la-chasse-aux-pepites-93-adam-karabec/ https://www.demivolee.com/2021/04/14/la-chasse-aux-pepites-93-adam-karabec/#comments Wed, 14 Apr 2021 05:00:26 +0000 https://www.demivolee.com/?p=26927 En ce mercredi, un nouveau détour vers l’est de l’Europe s’imposait : présentation d’Adam Karabec. La fiche d’identité d’Adam Karabec Club : Sparta Praha Age : 18 ans [...]

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En ce mercredi, un nouveau détour vers l’est de l’Europe s’imposait : présentation d’Adam Karabec.

La fiche d’identité d’Adam Karabec

Club : Sparta Praha
Age : 18 ans (né le 2 juillet 2003)
Physique : 186 cm, 76 kg
Poste : milieu offensif, milieu central
Pied fort : gauche
Points forts : Technique, dribble, flair, placement, tir, contrôle de balle, vision de jeu, CPA
Points à améliorer : contribution défensive

Une progression au Sparta Praha

Adam Karabec est un joueur de République Tchèque. Il rejoint en 2009 l’équipe Bohemiens Prague 1905 et y reste pendant sept ans avant de rejoindre le Sparta Prague en 2016, où il est le coéquipier d’Adam Hlozek.

Après un parcours classique mais précoce dans les équipes jeunes, il se fait rapidement une place au plus haut niveau du club. En septembre 2019, il fait ses débuts avec l’équipe réserve du Sparta Prague en troisième division et c’est quelques mois plus tard qu’il débute en équipe première. Sa première apparition avec les A intervient en février 2020.

Déjà du temps de jeu

Dans une année 2020 perturbé par le Covid, il parvient malgré tout à glaner plus que ses premières minutes, marquant son premier but professionnel à l’âge de 16 ans, 10 mois et 29 jours, ce qui fait ainsi de lui le troisième plus jeune buteur du club. Lors de cette saison, il participe à 10 rencontres dont 4 comme titulaires pour 1 but et 1 passe décisive.

La saison suivante – celle du moment –, il poursuit sa progression en équipe première et gagne de l’expérience en championnat ainsi qu’en Europa League. Il compte pour l’instant 7 titularisations en 18 matches (2 buts et 1 passe décisive).

Quel avenir ?

Adam Karabec est encore un très jeune joueur qui ne dispose pas encore d’une place de titulaire régulier au sein de son équipe. Il doit continuer son développement et s’installer comme un titulaire avant d’espérer rejoindre un championnat plus compétitif. Rester au Sparta Prague lui permettra de rester dans un environnement qui lui facilitera sa progression au niveau national et européen.

Style de jeu

Adam Karabec est un milieu qui sait jouer aussi bien 10 que 8. Son physique et sa technique sont en adéquation avec cette flexibilité sur le terrain. Avec son pied gauche, on peut même très bien l’imaginer dans une position à droite afin de revenir sur sa gauche et de fixer l’intérieur en se déployant dans les espaces réduits, libérant ainsi la profondeur pour un latéral offensif.

Sur le terrain, son placement astucieux lui permet de recevoir dans différentes positions en hauteur comme en largeur. Il offre ainsi cette verticalité entre les lignes, ce relai dans le demi-espace ou encore ce soutien à la base. Une flexibilité rendue possible avec par une qualité de première touche qui lui permet de s’emmener la balle dans le sens du jeu ou chercher la remise directe sur un partenaire.

Son intelligence et sa vision de jeu font le reste pour trouver des solutions créatives dans différentes zones du terrain. En bon gaucher, il domine sa position et se déplace tout en fixation et en élimination du marquage. Dans une position adéquate, il peut filtrer les passes dans le dernier tiers et créer le danger. Si Karabec se crée l’avantage sur son placement, son physique pourrait lui donner un avantage dans les duels, mais il s’efface souvent sur cet aspect athlétique.

Par rapport à son impact, il semble plus à l’aise au plus proche du but adverse. En renforçant son influence dans son travail défensif, il gagnerait en utilité sur le terrain quel que soit son poste. En plus, et comme dit précédemment, il pourrait offrir une intensité qui perturberait un peu plus d’un bloc défensif en se servant un peu plus de sa structure physique.

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La Chasse Aux Pépites #92 – Harvey Elliott https://www.demivolee.com/2021/04/07/la-chasse-aux-pepites-92-harvey-elliott/ https://www.demivolee.com/2021/04/07/la-chasse-aux-pepites-92-harvey-elliott/#comments Wed, 07 Apr 2021 05:00:24 +0000 https://www.demivolee.com/?p=26848 Beaucoup moins exotique que ses camarades pépites, Harvey Elliott n’a tout de même pas démérité sa petite chronique. La fiche d’identité de Harvey Elliott Club : [...]

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Beaucoup moins exotique que ses camarades pépites, Harvey Elliott n’a tout de même pas démérité sa petite chronique.

La fiche d’identité de Harvey Elliott

Club : Liverpool FC (prêté à Blackburn Rovers)
Age : 17 ans (né le 4 avril 2003)
Physique : 170cm, 67 kg
Poste : Milieu offensif
Pied fort : gauche
Points forts : Technique, dribble, contrôle de balle, vision de jeu, passes, placement, tir, créativité,
Points à améliorer : contribution défensive, jeu aérien

Une éclosion précoce

Originaire de Chester en Angleterre, Harvey Elliott rejoint dans un premier temps l’académie de QPR. Un passage qui s’arrêtera dès ses 13 ans à cause de sa taille jugée trop petite.

C’est à Fulham qu’il rebondit. Il arrive au club en 2014 et poursuit son développement dans l’académie du club. En 2018, à l’âge de 15 ans et 174 jours, il devient le plus jeune joueur à participer à un match de EFL Cup avec Fulham. Plus tard dans la même saison, il marque l’histoire de la Premier League en faisant son apparition contre Wolverhampton Wanderers à l’âge de 16 ans et 30 jours, devenant ainsi le plus jeune joueur de Premier League.

Liverpool FC & stratégie de progression

Une précocité qui interpelle : c’est Liverpool qui va jeter son dévolu sur le jeune anglais. Les Reds l’attirent en effet durant l’été 2019 pour progresser au club et pourquoi pas en marquer l’avenir. Lors de cette première saison avec Liverpool, il joue principalement avec les équipes jeunes et seulement très brièvement avec l’équipe première. Malgré un temps de jeu limité, il signe son premier contrat professionnel en juillet 2020.

Pour aguerrir son jeune et prometteur joueur, Liverpool décide de le prêter en Championship pour la saison 2020-2021. Une décision payante car Harvey Elliott va très bien s’adapter au cours de sa pige chez les Blackburn Rovers. Il enchaîne les titularisations, avec pour l’instant 25 sur 30 matches jouées pour 5 buts et 9 passes décisives. Une première saison qui n’impressionne pas seulement au niveau de la ligne de statistiques.

Il y a de grande chance que l’avenir de Harvey Elliott s’écrive à court terme avec le Liverpool FC, qui compte sur le jeune anglais. Reste à savoir quelle sera la stratégie du club le concernant. Après une première saison aboutie, le club pourrait être tenté de lui offrir une place dans l’équipe première dès la saison prochaine pour préparer l’avenir.

Style de jeu

Harvey Elliott est un milieu offensif flexible capable de jouer sur toute la largeur de l’attaque. On le retrouve le plus souvent excentré sur le côté droit, une position qui sollicite facilement son pied gauche précis.

C’est un joueur dominant sur ses premières touches pour s’orienter dans le sens du jeu. Cette coordination lui offre l’équilibre dans ses mouvements pour maîtriser avec précision ses enchaînements balle au pied. Là, sa technique parle : maîtrise des espaces en portant la balle, progression dans les zones de pression sur des courtes ou moyennes distance, tout est bon pour trouver l’espace libre. De plus, il offre aussi cette progression aussi via son jeu de passes. Sa vision de jeu lui permet de filtrer les passes dans les zones clés pour amener les situations offensives, et ce, qu’importe sa position sur le terrain.

Elliott identifie intelligemment les espaces et sert de relai à différentes hauteurs du terrain pour faciliter la circulation. Cette position ouverte sur le côté droit lui permet de trouver son pied gauche toujours dans le même but. C’est ainsi que sur le côté droit, il peut ajuster tir et passes avec précision et fluidité. Sa capacité à dézoner de son côté pour également offrir une solution sur la largeur et faciliter la progression est également intéressante.

Si sa fonction se concentre dans l’aspect offensif et peut par moments délaisser l’aspect défensif, il sait toutefois s’exprimer sur une pression vers le porteur. En revanche, dans l’ensemble, il doit se montrer plus rigoureux et prendre moins de risques dans sa propre moitié.

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La Chasse Aux Pépites #91 – Burak Ince https://www.demivolee.com/2021/03/31/la-chasse-aux-pepites-91-burak-ince/ https://www.demivolee.com/2021/03/31/la-chasse-aux-pepites-91-burak-ince/#comments Wed, 31 Mar 2021 05:00:16 +0000 https://www.demivolee.com/?p=26814 La fiche d’identité de Burak Ince Club : Altinordu Age : 17 ans (né le 20 janvier 2004) Physique : 178 cm, 70 kg Poste : milieu offensif, milieu central, [...]

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La fiche d’identité de Burak Ince

Club : Altinordu
Age : 17 ans (né le 20 janvier 2004)
Physique : 178 cm, 70 kg
Poste : milieu offensif, milieu central, second-attaquant
Pied fort : gauche
Points forts : Technique, dribble, vitesse, flair, finition, placement, tir, créativité, contrôle de balle, CPA
Points à améliorer : contribution défensive, jeu aérien

De Manisa à Altinordu

Originaire de Manisa, tout à l’ouest de la Turquie, Burak Ince découvre et développe son football au sein l’équipe de football locale, Maniaspor (actuellement en 4e division).

Profitant des structures académiques de Maniaspor, il poursuit son éveil et c’est à la suite d’un tournoi qu’il se fait repérer par Altinordu , un club réputé pour son centre de formation et dont il ralliera les rangs en 2015 pour la suite de sa carrière.

Après avoir fait ses preuves avec les équipes jeunes de Altinordu et durant des sélections jeunes de Turquie, Burak signe son premier contrat professionnel en 2019. C’est à partir de ce moment que sa jeune carrière débute réellement.

Il fait ses débuts à l’âge de 15 ans, 6 mois et 29 jours avec Altinordu en deuxième division turque. Son premier but interviendra quelques semaines plus tard contre Eskisehirspor. Pour cette première saison, il participe à 21 rencontres dont 7 comme titulaire (733 minute jouées, 2 buts et 1 passe décisive). La saison suivante, il continue de progresser et gagne de plus en plus de place dans le onze titulaire, dépassant par la même occasion son record de but sur une saison avec 4 unités en 19 matches, parmi lesquels on compte 9 titularisations.

Quel avenir ?

À 17 ans, il est encore évidemment très jeune et son temps de jeu augmente progressivement afin de se renforcer au niveau professionnel. Aujourd’hui, Altinordu est en course pour la promotion en Super Lig (première division). De fait, rester au club en cas de promotion pourrait lui permettre de franchir un nouveau palier à un étage supérieur. Rester à Altinordu lui permettrait en plus de se développer dans un contexte favorable. Dans un premier temps, cela semble une bonne solution mais par la suite, l’intérêt de certains gros clubs du pays pourrait lui permettre de gagner une expérience européenne non négligeable.

Si son développement se poursuit de manière positive, le voir quitter le pays pour un championnat extérieur une fois sa maturité arrivée à point serait la suite logique.

« Je veux porter régulièrement l’uniforme de l’équipe A. Ensuite, je veux jouer en Premier League anglaise si j’en ai la chance, puis je veux porter le maillot de Barcelone en Espagne. » – Burak Ince

Style de jeu

Avec son statut de joueur de rotation, on retrouve le plus souvent Burak Ince entré en cours de jeu, profitant de sa flexibilité pour ajuster sa position. Une flexibilité pour influer dans une position axiale ou sur un côté du milieu. Avec son pied gauche, le positionner dans une position ouverte côté droit lui permet de facilement activer son pied fort au service du jeu.

Son identification des espaces pour recevoir entre les lignes est son point fort. Son agilité et sa touche technique finissent de compléter son arsenal pour se mettre dans le sens du jeu. Des capacités qui lui permettent de dominer des espaces assez denses, où la pression se fait ressentir, en se montrant capable de dominer et de se mettre en position avantageuse. Il peut ainsi chercher la confrontation directe en infériorité numérique pour fixer et s’échapper de la pression : sa vision de jeu lui permet de varier son influence dans le dernier en cherchant à filtrer les passes dans les zones clés pour développer les offensives. Cette bonne lecture de l’espace lui permet d’alterner entre la réception en appui, entre les lignes ou dans l’intervalle en rupture.

Une influence dans le jeu à perfectionner

De par ses qualités, son influence dans le jeu offensif se manifeste surtout au plus proche de la surface. Il peut malgré tout fluctuer dans différentes zones du terrain bien que son influence reste moindre que lorsqu’il est aux abords de la surface adverse. C’est en accumulant de l’expérience qu’il pourra améliorer ces différentes phases de jeu et disposer d’un meilleur timing pour accélérer ou ralentir les phases de jeu.

Il doit encore renforcer sa partie supérieure pour avoir une meilleure résistance aux charges d’épaules quand il est arrêté, son agilité lui donne justement cette mobilité pour esquiver quand il est en mouvement. Il possède par ailleurs un pied gauche qui se montre précis sur CPA, un exercice dans lequel il a plusieurs fois été décisif.

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La Chasse Aux Pépites #90 – Exequiel Zeballos https://www.demivolee.com/2021/03/24/la-chasse-aux-pepites-90-exequiel-zeballos/ https://www.demivolee.com/2021/03/24/la-chasse-aux-pepites-90-exequiel-zeballos/#comments Wed, 24 Mar 2021 06:00:51 +0000 https://www.demivolee.com/?p=26786 Quatre-vingt-dixième Chasse aux pépites à la rencontre d’Exequiel Zeballos !  La fiche d’identité d’Exequiel Zeballos Club : Boca Juniors Age : 18 ans (né le 24 avril 2002) [...]

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Quatre-vingt-dixième Chasse aux pépites à la rencontre d’Exequiel Zeballos ! 

La fiche d’identité d’Exequiel Zeballos

Club : Boca Juniors
Age : 18 ans (né le 24 avril 2002)
Physique : 176 cm, 70 kg
Poste : ailiers, second attaquant
Pied fort : droit
Points forts : Technique, dribble, vitesse, flair, placement, tir, contrôle de balle, CPA
Points à améliorer : contribution défensive

De Santiago del Estero à Bueno Aires

Natif de Santiago del Estero en Argentine, Exequiel Zeballos touche ses premiers ballons à l’âge de 4 ans dans cette même ville. Dès sa plus grande jeunesse, son talent se distingue et c’est lors d’un tournoi juvénile que Diego Mazzilli le repère et le fait venir à Boca Juniors.

C’est en 2016 qu’il quitte sa province afin de rejoindre le club mythique de Buenos Aires. Il se distingue très vite dans les catégories jeunes du club et poursuit son évolution jusqu’en 2018, où il signe son premier contrat professionnel avec Boca Juniors :

« Aujourd’hui j’ai eu la chance de signer mon premier contrat professionnel avec le club qui m’a ouvert ses portes depuis que j’étais enfant en pension, je suis très reconnaissant à tous les techniciens, professeurs, coordinateurs, accessoires, aides-soignants, mes collègues et tous les gens du club qui m’ont fait me sentir chez moi dès le premier jour. Nous sommes très heureux avec ma famille et les gens qui m’aident chaque jour à réaliser mon rêve de jouer dans l’équipe première de Boca Juniors. » – Exequiel Palacios

Des performances avec les catégories jeunes qui lui ouvrent les portes des sélections jeunes argentines. Il va ainsi participer à différentes compétitions comme la Coupe du Monde U17 et le Sudamericano U17.

Quel avenir ?

Exequiel occupe une place de plus en plus importante avec Boca Juniors. En 2020, il fait ses débuts avec l’équipe première. S’il ne va participer qu’à 4 matches, ce sera suffisant pour montrer un échantillon de ses capacités balle au pied. Pour être sûr de verrouiller son talent, Boca Juniors prolonge le jeune attaquant jusqu’en 2025.

Il débute tout juste et son influence va progressivement augmenter au fil du temps. Sa prolongation avec Boca Juniors affirme l’intention du club de compter sur le jeune joueur pour l’avenir en le verrouillant. L’idéal pour Exequiel Zeballos est avant tout de chercher à s’imposer à Boca, jouer au plus haut niveau national et continental avec de se laisser tenter à répondre aux appels des clubs européens.

Style de jeu

Pour ses débuts avec Boca Juniors, il occupe plutôt côté droit mais reste assez flexible dans sa position puisqu’il peut aussi se positionner sur les deux ailes de l’attaque.

Une maîtrise technique qui lui permet de dominer ses premières touches, profitant de sa vivacité pour s’orienter et s’emmener la balle dans le sens du jeu, tout en laissant le marquage de son opposant sur place. Une capacité à changer le rythme de ses courses avec la balle, alternant sa prise d’appui pour circuler avec une plus grande liberté aussi bien face à des espaces ouverts que des espaces fermés.

Son pied droit est son pied dominant, c’est avec lui qu’il manie principalement manie la balle dans ses courses. Positionné à gauche, il peut ainsi plus facilement solliciter son bon pied pour chercher la zone de finalisation. Dans son activité avec la balle, sur les deux ailes, il peut trouver cette position de un-contre-un, fixer et se défaire du marquage soit en rentrant à l’intérieur soit en débordant grâce à sa vitesse et à son enchaînement balle au pied pour effacer le marquage adverse.

Son utilisation des deux pieds lui offre une plus grande maniabilité pour tenir la balle ainsi que pour s’associer avec ses partenaires ou chercher le tir pour conclure. Son pied droit n’est pas non plus en reste sur les coups de pied arrêtés.

Il est encore très jeune et peut se développer au niveau physique pour offrir plus de répondant face à des adversaires plus physiques, ce qui pourrait renforcer sa contribution défensive, pour laquelle il est actuellement cantonné à l’excès d’engagement pour intervenir.

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La Chasse Aux Pépites #89 – Alan Velasco https://www.demivolee.com/2021/03/17/la-chasse-aux-pepites-89-alan-velasco/ https://www.demivolee.com/2021/03/17/la-chasse-aux-pepites-89-alan-velasco/#comments Wed, 17 Mar 2021 06:00:55 +0000 https://www.demivolee.com/?p=26728 Du Brésil à l’Argentine, il n’y a qu’un pas que notre Chasse aux Pépites ne saurait s’empêcher de franchir. Alan Velasco est notre quatre-vingt-neuvième gemme.  [...]

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Du Brésil à l’Argentine, il n’y a qu’un pas que notre Chasse aux Pépites ne saurait s’empêcher de franchir. Alan Velasco est notre quatre-vingt-neuvième gemme. 

La fiche d’identité de Alan Velasco

Club : CA Independiente
Age : 18 ans (né le 27 juillet 2002)
Physique : 167 cm, 63 kg
Poste : ailiers, second-attaquant
Pied fort : droit
Points forts : Technique, dribble, vitesse, flair, placement, tir, contrôle de balle, agilité
Points à améliorer : jeu aérien

Un talent façonné à l’Independiente

Originaire de Quilmes en Argentine, il va dans un premier temps jouer dans des clubs de son quartier comme beaucoup de jeunes. Sur les conseils d’un partenaire, Ramiro Lobo, il effectue des essais à l’Independiente qui s’avéreront concluants.

Nous sommes en 2012 lorsqu’il rejoint l’Independiente, sur la voie d’y faire toutes ses classes. S’imposant même en capitaine des catégories jeunes, il a pu se faire repérer pour rejoindre les sélections juvéniles de l’Argentine (U15 et U17).

« Être capitaine, c’est aussi beau. J’essaie de transmettre de l’enthousiasme, et qu’ils ne cessent jamais d’abandonner pour l’équipe et pour ce que cela signifie l’Independiente. (…) Oui, je devais faire partie de la présélection des U15. Cela a été une belle expérience, elle m’a laissé de nombreux souvenirs et leçons. Et j’espère revenir à nouveau, en essayant de démontrer match par match collectivement et individuellement. » – Alan Velasco

Une émergence progressive

Au cours de l’année 2019, il participé à la coupe du monde U17 avec l’Argentine et Sudamericano U17 avec l’Argentine. C’est cette même année qu’ii fait ses débuts avec l’équipe première, le 29 mai 2019 en Sudamericana contre Rionegro Aguila. Mais tout n’est pas rose. À ses débuts, il montre une difficulté à s’imposer, pas forcément aidé par son gabarit et au rythme dont il n’est pas encore habitué :

« C’était très difficile, au début du tournoi, je ne pouvais pas être dans les onzes de départ. Il n’y a pas de temps pour se sentir mal, je l’ai pris de la meilleure façon en essayant de m’améliorer, en travaillant pendant la semaine. Ensuite, le staff m’a donné confiance et tout s’est bien passé. » – Alan Velasco

Il faudra attendre 2020 pour qu’il s’installe comme un titulaire dans cette équipe de l’Independiente. Le temps de jeu gagné en Copa Diego Armando Maradona et Sudamericana lui ont permis d’engranger de la confiance et du rythme. Après une intégration finalement rapide, il devient l’un des atouts offensifs de l’équipe.

Statistiques 2020:

COMPÉTITION

MATCHES

MINUTES

BUTS

PASSES DÉCISIVES

Copa Diego Armando Maradona

9

698

5

1

Sudamericana

8

498

1

1

TOTAL

17

1196

6

2

 

Quel avenir ?

Une évolution qui se fait étape par étape mais qui se montre très rapide. Il est encore trop tôt pour un départ : imaginer Alan Velasco confirmer sur une saison pleine semble nécessaire afin de ne pas se précipiter. Avec l’émergence de ses hautes performances, l’attention qu’il attire s’accentue de plus en plus. C’est pour cela que l’Independiente a très vite cherché à prolonger son joyau. Il dispose dorénavant d’un contrat courant jusqu’en 2023 et d’une clause d’achat d’environ 20 millions d’euros.

Style de jeu

Alan Velasco est joueur offensif polyvalent qu’on retrouve principalement sur le côté gauche de l’attaque mais son influence se fait à différents niveaux sur la largeur de l’attaque.

Il dispose d’un centre de gravité bas qui lui offre cette vivacité difficile à canaliser dans ses mouvements avec et sans ballon pour amener le déséquilibre. Sa capacité à tenir et éliminer favorise sa position à la recherche de duel afin de créer ce déséquilibre et s’infiltrer dans les zones clés. En toute maîtrise technique, il sait influer dans les zones de pression en profitant de sa réactivité dans les petits espaces pour prendre l’avantage et s’ouvrir l’espace, occupant ainsi une position avantageuse pour favoriser les décalages ou se mettre en position afin de profiter de sa bonne frappe de balle.

Son gabarit peut le limiter mais cette réactivité et son agilité sur ses premiers pas lui permettent de contourner cette limite pour prendre l’avantage. Adepte des changements de rythme dans sa course, il contrôle aisément le tempo avec la balle. D’ailleurs, son influence s’étire aussi bien sur la largeur qu’entre les lignes. Temps et espace, donc. Cette capacité d’attraction lui permet d’aspirer l’attention, de fixer et de décharger cette pression pour exploiter les espaces via le dribble mais aussi en activant ses partenaires dans les zones délaissées.

Dans ses projections, avec et sans la balle, il identifie facilement l’espace libre qu’il peut exploiter mais sait aussi se le créer par cette mobilité pour initier ou conclure les attaques.

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La Chasse Aux Pépites #88 – Kamaldeen Sulemana https://www.demivolee.com/2021/03/10/la-chasse-aux-pepites-88-kamaldeen-sulemana/ https://www.demivolee.com/2021/03/10/la-chasse-aux-pepites-88-kamaldeen-sulemana/#comments Wed, 10 Mar 2021 06:00:38 +0000 https://www.demivolee.com/?p=26726 Dans notre Chasse aux Pépites du jour, un ailier fin comme on les aime, fruit du gros travail de scouting des clubs scandinaves en Afrique. [...]

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Dans notre Chasse aux Pépites du jour, un ailier fin comme on les aime, fruit du gros travail de scouting des clubs scandinaves en Afrique.

La fiche d’identité de Kamaldeen Sulemana

Club : FC Nordsjælland
Age : 19 ans (né le 15 février 2002)
Physique : 175 cm, 70 kg
Poste : ailiers, second attaquant
Pied fort : droit
Points forts : Technique, dribble, vitesse, flair, placement offensif, tir, contrôle de balle
Points à améliorer : concentration

Du Ghana au Danemark

Kamaldeen Sulemana est originaire de Techiman au Ghana. Il rallie les froides terres danoises grâce au partenariat avec l’Académie Right to Dream dans laquelle il était en formation, d’où il a pu taper dans l’œil du FC Nordsjaelland afin de poursuivre sa jeune carrière en Europe.

« Je suis très heureux, au moins aussi reconnaissant et encore plus excité. J’attends beaucoup de moi et c’est maintenant qu’ils doivent être satisfaits. Mon objectif est d’avoir beaucoup de minutes sur le terrain et d’aider l’équipe autant que possible. À partir de là, je dois continuer, mais cela a tendance à bien se passer pour les jeunes joueurs ici au club (…) Il a été très facile de déménager au Danemark et d’être intégré dans l’équipe. La collaboration du FC Nordsjælland avec Right to Dream rend la période d’intégration facile et sans problème. Tout le monde m’a soutenu. » – Kamaldeen

Des attentes concrétisées

Lorsqu’il rejoint le Danemark, nous sommes en janvier 2020. Il ne lui faudra qu’un petit mois d’adaptation avant de débuter avec Nordsjaelland. Lors de cette première demi-saison, il participe à 13 matches dont 6 comme titulaire et inscrit 4 buts. Pour la saison 2020/21, il reste sur la même dynamique et s’installe comme un titulaire de l’équipe première. À la mi-saison, il ne cumule pas moins de 12 titularisations en 12 rencontres, avec une feuille de statistiques marquée de 4 buts et 2 passes décisives.

Ses performances remarquées en club vont lui permettre d’intégrer et de faire ses débuts à seulement 18 ans avec la sélection du Ghana. Sa première fois était le 9 octobre 2020 contre le Mali et il compte aujourd’hui 2 sélections pour 74 minutes jouées. Des débuts précoces qui vont motiver encore plus l’espoir ghanéen :

« Mon objectif est juste de jouer. Je ne sais pas combien de minutes je vais avoir, mais je suis heureux même si je ne joue que 10 secondes. » – Kamaldeen

Quel avenir ?

Difficile de ne pas distinguer Kamaldeen sur un terrain, ce joyaux encore brut expose toutes les possibilités que son talent laisse présager. On évoque déjà l’intérêt de plusieurs clubs comme le Bayer Leverkusen. Et on peut facilement imaginer qu’à la fin de cette saison, l’attaquant du FC Nordsjaelland pourrait se laisser tenter à une nouvelle étape de sa carrière.

Style de jeu

Kamaldeen Sulemana est un joueur qu’on a principalement retrouvé sur le côté de gauche de l’attaque. Toutefois, lors des derniers matches, il a enchaîné les performances dans l’axe de l’attaque.

C’est un joueur dominant avec la balle. Aussi bien à la réception statique qu’en pleine course, il domine sur sa première touche pour laisser ses adversaires sur place. Il peut ainsi recevoir sur toute la largeur, cassant le marquage pour s’orienter et accélérer afin de mener à bien les attaques. Le changement de rythme de ses courses lui donne cette explosivité quasi impossible à canaliser et à anticiper pour s’emmener la balle et perforer les zones de pression.

Il s’emmène la balle des deux pieds, ce qui lui offre une vitesse d’exécution s’alliant parfaitement avec son agilité pour se faufiler et cacher la balle à travers les jambes adverse en percutant. C’est un joueur flexible qui s’adapte aux différentes phases du jeu, mettant à disposition de l’équipe sa maîtrise en transition ou face à des défenses en place. Il offre cette solution large, pouvant fixer et remporter son un-contre-un ; à l’intérieur, il peut venir chercher la balle et porter la balle, cassant les lignes par ses accélérations.

Sa vitesse et son accélération, justement, amènent cette pression sur la ligne défensive. Il vampirise le pressing et appuie sur la moindre erreur, d’autant qu’encore une fois, Kamaldeen peut aussi bien s’élancer et faire la différence depuis une posture statique comme lancée. Une fois en position, son pied droit lui offre cette possibilité d’enchaîner.

Néanmoins, il peut manquer de maîtrise dans son engagement. Une fougue qui peut déboucher sur des fautes évitables. Il doit encore gagner en justesse dans sa prise de décision. En effet, il privilégie par moment la solution la plus compliquée, ce qui peut ralentir voire annuler des situations avantageuses.

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La Chasse Aux Pépites #87 – Ângelo https://www.demivolee.com/2021/03/03/la-chasse-aux-pepites-87-angelo/ https://www.demivolee.com/2021/03/03/la-chasse-aux-pepites-87-angelo/#comments Wed, 03 Mar 2021 06:00:25 +0000 https://www.demivolee.com/?p=26723 Mercredi, c’est Chasse aux Pépites. Cette semaine, Ângelo est notre quatre-vingt-septième lauréat.  La fiche d’identité d’Ângelo Club : Santos FC Age : 16 ans (né le 21 décembre [...]

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Mercredi, c’est Chasse aux Pépites. Cette semaine, Ângelo est notre quatre-vingt-septième lauréat. 

La fiche d’identité d’Ângelo

Club : Santos FC
Age : 16 ans (né le 21 décembre 2004)
Physique : 173 cm, 65 kg
Poste : ailier droit
Pied fort : gauche
Points forts : Technique, dribble, vitesse, flair, placement, tir, créativité, contrôle de balle
Points à améliorer : contribution défensive, jeu aérien

Un talent façonné à Santos

Ângelo Gabriel Borges Damaceno est né à Brasilia, capitale du Brésil. C’est un joueur de la génération 2004.

Originaire de Sarambaia, une favela proche de Brasilia, il rejoint Santos en 2014, alors qu’il n’est encore âge que de 9 ans. Toujours surclassé, enchaînant les performances dans des catégories d’âge supérieures à la sienne, sa progression nette et fulgurante lui fait gravir les échelons et l’amène également dans les sélections jeunes du Brésil.

En 2019, Ângelo termine champion avec le Brésil lors du Sudamericano U15, l’une des premières compétitions internationales à laquelle il a participé. En 2020, alors âgé de 15 ans, il joue dans un premier temps avec l’équipe U17 de Santos avant, lors du retour à la compétition dû à la pandémie mondiale, de rejoindre l’équipe U20, témoignant de cette supériorité malgré son jeune âge. Cerise sur le gâteau, il fait même ses débuts avec l’équipe première le 22 octobre 2020 contre Fluminense. 2020 fut donc réellement une année déterminante pour le jeune attaquant.

Dans l’histoire du club

En débutant à l’âge de 15 ans, 10 mois et 4 jours, il devient le deuxième plus jeune joueur à jouer avec l’équipe première de Santos, dépassant de onze jours l’une des grandes figures du club : Pelé. Un joueur prometteur sur lequel le club compte beaucoup pour l’avenir. Ainsi, il n’a pas tarder pour lui offrir son premier contrat professionnel :

« C’est un rêve d’enfant, signer mon premier contrat professionnel avec Santos. J’ai dit à ma famille que c’était une année très importante pour moi, de réussite. Je me sens heureux et motivé… Être dans un très grand club. J’ai le devoir de donner le meilleur de moi-même et d’honorer le maillot de Santos » – Ângelo 

Pour sa première saison professionnelle, il a disputé 9 matches et a connu sa première titularisation lors de la dernière journée. Il s’est d’ailleurs distingué lors de cette titularisation en montrant sa sérénité et son aisance avec la balle en réussissant 10 dribbles lors des trente premières minutes du match.

Quel avenir ?

Il débute à peine avec Santos et, comme beaucoup de brésilien, sa précocité peut vite attirer l’intérêt de grands clubs européens. Pour le moment, l’idéal pour lui est naturellement de continuer avec Santos. À 16 ans, c’est encore trop tôt pour envisager autre chose. Il doit d’abord chercher à s’installer dans le onze de l’équipe avant de penser à un départ.

Style de jeu

Ângelo est un ailier doté grande habileté technique ce qui lui offre une grande liberté. On le retrouve le plus souvent comme ailier inversé sur le côté droit, une position qui met en avant son pied gauche pour attirer et éliminer. Dans cette position large côté droit, il peut recevoir dans différentes positions, aspirant l’attention de son défenseur et l’éliminant avec sa qualité de dribble. De fait, il peut ainsi porter le jeu vers l’avant par ses courses balle au pied. C’est un joueur dominant avec la balle, qui ajuste sa position corporelle pour limiter les possibilités du défenseur à défendre sur lui.

Il charge domine l’espace grâce à son pied gauche, rentrant à l’intérieur pour armer une frappe ou amener des décalages. Il sait également varier sa course et déborder sur la largeur pour trouver le centre.

On l’a dit, c’est un jeune joueur qui va se renforcer au niveau physique. L’entraînement et l’enchaînement des matches vont lui permettre de gagner en rythme et intensité. Ângelo est un joueur qui sublime le jeu offensif, pouvant insister sur la solution individuelle plutôt que collective, ce qui facilite grandement son rendement sur le front de l’attaque.

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