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	<title>Equipes nationales Archives &#8211; Demivolée.com</title>
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		<title>Billet : Peut-on regarder le mondial ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[NSOL]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 24 Nov 2022 07:00:40 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Peut-on regarder décemment la Coupe du Monde 2022 qui se déroule en ce moment-même au Qatar ? La question agite bien des débats, depuis les <a class="mh-excerpt-more" href="https://www.demivolee.com/2022/11/24/billet-peut-on-regarder-le-mondial/" title="Billet : Peut-on regarder le mondial ?">[...]</a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><strong>Peut-on regarder décemment la Coupe du Monde 2022 qui se déroule en ce moment-même au Qatar ? La question agite bien des débats, depuis les intellectuels jusqu&rsquo;aux moindres visionneurs de football. Au vu du succès des premières rencontres en termes d&rsquo;audiences télévisuelles, elle pourrait paraître futile. Pourtant, plus que jamais, elle se situe au creux des réflexions sociales.</strong></p>
<h2 style="text-align: justify">Flashback</h2>
<p style="text-align: justify">Il n&rsquo;est plus permis de penser que ce mondial 2022 est légitime. Il suffit de regarder les conditions dantesques d&rsquo;attribution, les fantasques décisions en termes d&rsquo;infrastructure et le drame humain derrière le mondial. Soit. Ceci est un fait bien établi, et partagé par l&rsquo;ensemble des observateurs, de la FIFA jusqu&rsquo;aux groupes du supporters. Pourtant, tout cela ne suffit pas à infirmer la Coupe du Monde en tant que telle. Car jamais, dans son histoire, la Coupe du Monde n&rsquo;a été symbole de la justice et de la logique.</p>
<p style="text-align: justify">Il n&rsquo;est pas permis de parler de mondial de la honte pour cette Coupe du Monde 2022 sans penser aux affres de 1934. Bien sûr, il n&rsquo;y avait pas les catastrophes humaines en amont &#8211; en tout cas, elles n&rsquo;avaient pas été relevées par la presse de l&rsquo;époque. Mais sur le fond, le <a href="https://it.wikipedia.org/wiki/Campionato_mondiale_di_calcio">Campionato Mondiale di Calcio</a> de 1934 est sans doute le plus horrible. La corruption ? 1934 en a été l&rsquo;exemple même, de l&rsquo;attribution jusqu&rsquo;à l&rsquo;arbitrage en passant par les tirages au sort. L&rsquo;apologie d&rsquo;un régime autoritaire ? La Coupe du Monde italienne de 1934 était bien pire. Elle faisait l&rsquo;étalage du talent sportif de l&rsquo;Italie fasciste, avec un <span style="color: #d47d7d"><a style="color: #d47d7d" href="https://www.demivolee.com/2019/06/03/dossier-quand-benito-se-mele-de-football/">Benito Mussolini plus qu&rsquo;en arrière-plan</a></span>. Et au niveau sportif, ce mondial n&rsquo;était guère plus reluisant, avec un large contingent de joueurs naturalisés, <em>oriundo</em>, <span style="color: #d47d7d"><a style="color: #d47d7d" href="https://www.demivolee.com/2018/03/22/dossier-luis-monti-el-doble-ancho/">Luis Monti en tête</a></span>.</p>
<p style="text-align: justify">Pour autant, cela suffit-il à légitimer la Coupe du Monde actuelle ? Bien sûr que non. Mais regarder en arrière remet en perspective la vision selon laquelle le mondial serait l&rsquo;expression de la liberté sociale et de la justice humaine. Ce n&rsquo;est pas vrai. La Coupe du Monde n&rsquo;a jamais été autre chose que l&rsquo;expression de pouvoirs toxiques s&rsquo;affrontant.</p>
<h2 style="text-align: justify">Génuflexion</h2>
<p style="text-align: justify">Mais alors, faut-il regarder ce mondial ? La réponse est complexe. On ne peut pas répondre non sans être hypocrite. Bien sûr, individuellement, il est possible de faire l&rsquo;effort &#8211; si tant est que ce soit un effort &#8211; de ne pas regarder les matchs de la compétition. C&rsquo;est même assez facile : l&rsquo;ensemble de la littérature ou bien Netflix peuvent servir de distraction annexe. Mais on ne peut distinguer cela de l&rsquo;impact social de la Coupe du Monde. Car la situation est bien différente dans un milieu bourgeois, étudiant ou ouvrier. Pire, l&rsquo;analyse n&rsquo;est pas la même selon qu&rsquo;il s&rsquo;agisse d&rsquo;un loisir annexe que l&rsquo;on peut se permettre de boycotter &#8211; snobber ! &#8211; ou que les matchs de football soient un fondement de la réflexion sociale et du sentiment d&rsquo;appartenance à un groupe.</p>
<p style="text-align: justify">Il est en fait même hypocrite de dire que tout le monde doit faire blocus à ce mondial. Déjà parce qu&rsquo;il est déjà attribué, mais qu&rsquo;au vu du tollé, la FIFA ne se risquera sans doute pas tout de suite à une pareille aberration. Ensuite, parce qu&rsquo;il y aura toujours des gens qui n&rsquo;auront rien à faire des droits de l&rsquo;Homme et de la planète. Et puis des masses, dont l&rsquo;auteur de cet article fait sans doute partie, qui pensent en leur for intérieur que cette Coupe du Monde ne devrait pas avoir lieu, mais qui ne s&#8217;empêchent pas pour autant de regarder tout ou partie. Car il n&rsquo;est pas toujours facile de faire et assumer des choix à contre-courant.</p>
<p style="text-align: justify">En fait, cette Coupe du Monde questionne notre lien social au football, et nous force à regarder ce lien au vu de nos interactions sociales. En fait, la manière dont chacun d&rsquo;entre nous se positionne face à cette compétition donne beaucoup à voir de comment nous aimons le football.</p>
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		<title>Dossier : Les maillots sacrés</title>
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		<dc:creator><![CDATA[NSOL]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 12 Jul 2022 07:00:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Dossiers Demivolée.com]]></category>
		<category><![CDATA[Equipes nationales]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Les Bleus]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le 12 juillet est un jour sacré pour le football en France : c&#8217;est l&#8217;anniversaire du sacre de 1998. C&#8217;était il y a vingt-quatre ans, <a class="mh-excerpt-more" href="https://www.demivolee.com/2022/07/12/dossier-les-maillots-sacres/" title="Dossier : Les maillots sacrés">[...]</a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><strong>Le 12 juillet est un jour sacré pour le football en France : c&rsquo;est l&rsquo;anniversaire du sacre de 1998. C&rsquo;était il y a vingt-quatre ans, en 1998. </strong><strong>C&rsquo;était aussi il y a quatre ans, en 2018. Pour certains, c&rsquo;est hier, et pour d&rsquo;autres, c&rsquo;est un temps qui est depuis bien longtemps révolu. Alors, que reste-t-il des victoires de l&rsquo;équipe de France ? Des titres, évidemment, mais aussi des maillots. Retour en maillots sur les titres mondiaux des bleus<br />
</strong></p>
<h2 style="text-align: justify">Baby blues</h2>
<p style="text-align: justify">Quatre ans après, et vingt-trois maillots restent dans l&rsquo;éternité. Mais qui aurait pu en 2014 prévoir quels seraient les heureux détenteurs de ces maillots sacrés ? Et qui, en 2022, est capable d&rsquo;affirmer avec certitude quel maillot appartenait à quel joueur ? Peu de monde, sans doute. Trop jeune, trop vieux, la mémoire trop bancale ou bien pas assez attentive. Il n&rsquo;est pas besoin d&rsquo;excuse pour ne pas se souvenir en détail de chacun des joueurs. Par contre, il est à peu près certain que chacun des supporters de l&rsquo;équipe de France sait dire à quoi ressemblait le maillot qui verra Samuel Umtiti crucifier Thibaut Courtois. Alors, pourquoi notre mémoire est-elle à ce point sélective ?</p>
<p style="text-align: justify">Sans doute pour nous forcer à vivre l&rsquo;instant présent. A vivre avec le maillot sur les épaules mais aussi avec le cœur ouvert à l&rsquo;inconnu que représente chaque match. Car ces maillots qui rythment pendant un mois et demi notre quotidien ne restent plus que des souvenirs et des morceaux de tissu une fois la compétition terminée. C&rsquo;est, à proprement parler, la charge émotionnelle que l&rsquo;on confère à l&rsquo;instant qui apporte la richesse existentielle du maillot.</p>
<p style="text-align: justify">En d&rsquo;autres termes, sans souvenirs, les maillots ne valent rien. Mais sans maillots, les souvenirs n&rsquo;auraient pas la même prégnance, la même couleur dans l&rsquo;esprit. Pour tout un chacun, l&rsquo;équipe de France s&rsquo;est imposée sur des tons de bleu et de bleu foncé. Pas autre chose. Et c&rsquo;est cette puissance, cette richesse chromatique qui enracine profondément le rôle des maillots dans nos esprits.</p>
<figure id="attachment_28572" aria-describedby="caption-attachment-28572" style="width: 1280px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" fetchpriority="high" class="size-full wp-image-28572" src="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2022/07/france-2018-effectif.png?x16177" alt="Les maillots de l'équipe de France en 2018" width="1280" height="960" srcset="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2022/07/france-2018-effectif.png 1280w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2022/07/france-2018-effectif-300x225.png 300w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2022/07/france-2018-effectif-1024x768.png 1024w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2022/07/france-2018-effectif-768x576.png 768w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2022/07/france-2018-effectif-678x509.png 678w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2022/07/france-2018-effectif-326x245.png 326w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2022/07/france-2018-effectif-80x60.png 80w" sizes="(max-width: 1280px) 100vw, 1280px" /><figcaption id="caption-attachment-28572" class="wp-caption-text">Les maillots de l&rsquo;équipe de France en 2018</figcaption></figure>
<h2 style="text-align: justify">Blue &amp; Lonesome</h2>
<p style="text-align: justify">1998 est plus loin pour beaucoup d&rsquo;entre nous. Certains n&rsquo;étaient pas nés. En fait, une large part de la population ne peut pas se souvenir de ce moment. Quinze, seize, dix-sept millions de personne n&rsquo;étaient pas de ce monde en France lors du premier sacre mondial des bleus. Et peut-être six ou huit autre millions étaient trop petit pour réellement s&rsquo;en souvenir. Dans le reste des Français, il y en a bien une bonne part qui n&rsquo;en n&rsquo;avaient rien à faire. Ajoutons encore dix millions au total. Alors finalement, ce sacre de 1998 n&rsquo;existe encore réellement que dans l&rsquo;esprit d&rsquo;un français sur deux, guère plus. Mais alors, comment le rendre vivant, comment le faire vivre au quotidien ?</p>
<p style="text-align: justify">La mémoire de ce sacre prend naissance dans la rareté et la richesse de l&rsquo;<span style="color: #d94c4c"><strong><a style="color: #d94c4c" href="https://www.demivolee.com/2019/01/02/debuts-football-france/">histoire du football français</a></strong></span>. Il n&rsquo;y a qu&rsquo;à voir finalement le palmarès des clubs et de la nation au niveau international : celui du pays égale en nombre de titres et dépasse en prestige celui des clubs. Les maillots portés par les joueurs de l&rsquo;équipe de France sont donc, à époque égale, largement plus prestigieux que ceux des clubs.</p>
<p style="text-align: justify">Le maillot bleu de 1998 n&rsquo;y fait pas exception. Car bien sûr, il y avait dans cette équipe de France des joueurs de tous les horizons. Mais cette unicité sous un maillot bleu, blanc et rouge est fondamentale dans la transmission historique du rôle de l&rsquo;équipe de France dans le football français. En effet, elle permet de voir l&rsquo;union pour la nation autrement que comme des mots vides de sens, mais bien comme une raison d&rsquo;être, une raison d&rsquo;exister. C&rsquo;est peut-être bien là le rôle premier du football : unir, faire vivre ensemble et permettre d&rsquo;atteindre une forme d&rsquo;idéal. Sous forme de football, ou sous forme de maillots.</p>
<figure id="attachment_28573" aria-describedby="caption-attachment-28573" style="width: 1280px" class="wp-caption alignnone"><img decoding="async" class="size-full wp-image-28573" src="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2022/07/france-98-effectif.png?x16177" alt="Les maillots de l'équipe de France en 1998" width="1280" height="960" srcset="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2022/07/france-98-effectif.png 1280w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2022/07/france-98-effectif-300x225.png 300w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2022/07/france-98-effectif-1024x768.png 1024w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2022/07/france-98-effectif-768x576.png 768w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2022/07/france-98-effectif-678x509.png 678w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2022/07/france-98-effectif-326x245.png 326w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2022/07/france-98-effectif-80x60.png 80w" sizes="(max-width: 1280px) 100vw, 1280px" /><figcaption id="caption-attachment-28573" class="wp-caption-text">Les maillots de l&rsquo;équipe de France en 1998</figcaption></figure>
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		<title>Billet : En 2022, le football attend sa nouvelle ère</title>
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		<dc:creator><![CDATA[MatthiasT]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 02 Jan 2022 11:00:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Autres championnats]]></category>
		<category><![CDATA[Dossiers Demivolée.com]]></category>
		<category><![CDATA[Equipes nationales]]></category>
		<category><![CDATA[Ligue 1]]></category>
		<category><![CDATA[Ligue des Champions]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les meilleurs entraîneurs pensent tous la même chose sur la manière dont il faut jouer au football, le niveau de jeu n’a pas retrouvé ses <a class="mh-excerpt-more" href="https://www.demivolee.com/2022/01/02/billet-en-2022-le-football-attend-sa-nouvelle-ere/" title="Billet : En 2022, le football attend sa nouvelle ère">[...]</a></p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><strong>Les meilleurs entraîneurs pensent tous la même chose sur la manière dont il faut jouer au football, le niveau de jeu n’a pas retrouvé ses standards antécovidiens, le fossé entre les instances dirigeantes et les supporters ne cesse de croître, et les matchs se jouent à nouveau à huis clos en Europe. Bienvenue en 2022. </strong></p>
<h2 style="text-align: justify">On s’était dit rendez-vous dans dix mois</h2>
<p style="text-align: justify">Le repère arbitraire des humains sur le temps qui passe a pris un point supplémentaire sur sa plus haute unité de mesure – les années. 2022, ça commence à se rapprocher de 2025, ce qui représentait il n’y a encore pas si longtemps, pour certains, <em>le</em> futur dans lequel les voitures, enfin, voleraient, et les hommes verraient leur force décuplée par le pouvoir des exosquelettes personnels. 2022, plus récemment, était perçu par d’autres comme <em>le</em> moment où l’on ne devrait plus se soucier du coronavirus, soit parce que celui-ci aurait complètement disparu, soit parce qu’il aurait été circonscrit au point de devenir une inquiétude secondaire.</p>
<p style="text-align: justify">Le football connait aussi ses rendez-vous manqués. 2021 déjà devait être la grande fête du retour à la normale. Les stades rouvraient et cet Euro itinérant s’efforçait à montrer une Europe insouciante et festive. Finalement, aucun match ne s’est joué sans restriction. L’échange culturel résidait plutôt dans la capacité des supporters à déchiffrer les sites des différents ministères de la santé. Puis vint la fin d’année. Une nouvelle vague de cas, une nouvelle vague de restrictions, et voilà les stades qui ferment de nouveau un à un plus ou moins partiellement, la sidération de 2020 ayant laissé place à la résignation.</p>
<h2 style="text-align: justify">Stades : covid et violence</h2>
<p style="text-align: justify">Les amateurs de football sont désormais habitués à ne plus connaitre la légèreté de pouvoir acheter des places sans se poser de questions. Car quand les matchs ne se jouent pas à huis clos en raison du covid, c’est parfois à cause d’une sanction suite à un épisode violent précédent. En 2021, le retour du football populaire fut en effet gâché par une autre nouvelle vague, celle des incidents en tribune.</p>
<p style="text-align: justify">Ce n’est évidemment pas endémique à la France – contrairement à ce qu’on peut lire çà et là – mais l’Hexagone a connu le lot le plus spectaculaire parmi les plus grands championnats depuis la reprise. Montpellier, Nice, Lille, Paris, encore Montpellier puis Metz, Angers, Saint-Étienne, Marseille, Lyon et Paris, cette fois à Charléty, furent le théâtre d’événements condamnables ayant parfois blessé des joueurs et interrompu des matchs, et impliquant, en plus des « supporters » locaux et parfois à plusieurs reprises, certains Marseillais, Bordelais, Lensois et Lyonnais, dont des membres de staff.</p>
<figure id="attachment_27948" aria-describedby="caption-attachment-27948" style="width: 880px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" class=" wp-image-27948" src="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2022/01/2022-nouvelle-ere-huis-clos-300x169.jpg?x16177" alt="" width="880" height="496" srcset="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2022/01/2022-nouvelle-ere-huis-clos-300x169.jpg 300w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2022/01/2022-nouvelle-ere-huis-clos-768x432.jpg 768w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2022/01/2022-nouvelle-ere-huis-clos-678x381.jpg 678w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2022/01/2022-nouvelle-ere-huis-clos.jpg 870w" sizes="(max-width: 880px) 100vw, 880px" /><figcaption id="caption-attachment-27948" class="wp-caption-text">Le Vélodrome à huis clos, des images vues en 2020, 2021 et bientôt 2022&#8230; (Crédits : Maxppp &#8211; Frederic SPEICH)</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify">Si certains étudieront les effets économiques, sociologiques et psychologiques du covid et de ses confinements pour en évaluer les raisons, nous pouvons déjà apporter un début de réponse concret. D’abord, beaucoup de stadiers ont quitté le métier, déjà précaire, quand le football se jouait à huis clos et ne sont pas revenus après avoir trouvé un emploi ailleurs. Une pénurie qui entraîne un manque d’effectif et un recrutement à la hâte de nouveaux stadiers moins expérimentés. Enfin, le contingent de fauteurs de troubles a mécaniquement augmenté, puisque certains finirent de purger leur peine pendant la pandémie tandis qu’aucune autre personne ne pouvait commettre d’actes entraînant de nouvelles interdictions de stade lorsque les tribunes étaient vides.</p>
<p style="text-align: justify">Pendant ce temps, au lieu de cibler les sanctions sur les individus – dont beaucoup ne sont de toute façon que très peu intéressés par le s(p)ort de l’équipe qui joue en même temps sur le terrain – et les carences organisationnelles des clubs et forces de l’ordre, un éprouvant tribunal médiatique décide des sanctions le soir même. Un torrent insipide de dirigeants, politiques et éditorialistes hystérisent les débats et s’acharnent à imposer des jugements et des punitions qui pénaliseront le plus grand nombre. De solutions simplistes et démagogiques en décrets autoritaires, le camp de l’ordre se donne l’impression de frapper un grand coup. Les joueurs, les entraîneurs et les 99,9% de supporters innocents sont punis. Les incidents continuent. Merci pour eux.</p>
<h2 style="text-align: justify">Superleague : violence et faux-semblants</h2>
<p style="text-align: justify">Preuve que la violence de ceux qui ne se servent du football que comme d’un prétexte ne vient pas que des tribunes, nous nous souviendrons aussi de 2021 pour la tentative d’<a href="https://www.demivolee.com/2021/04/22/billet-cree-par-les-pauvres-vole-par-les-riches/">OPA des plus riches sur le football européen</a>. Las de devoir partager le gâteau avec les plus petits, les trophées avec de potentiels nouveaux nouveaux riches et les résultats avec les aléas sportifs, le FC Barcelone, le Real Madrid, la Juventus, l’Atlético, Chelsea, l’Inter, Milan, Tottenham, Liverpool, Chelsea, Arsenal, Manchester United et Manchester City firent sécession de l’UEFA en avril pour créer la <a href="https://www.demivolee.com/2021/04/20/billet-superleague-le-football-est-mort/">Superleague</a>.</p>
<p style="text-align: justify">Passage en force grossier ou bluff trop peu subtil en pleines négociations de la nouvelle formule de la Champions League ? Toujours est-il que le retour de flamme dépassa toutes les attentes et la désobéissance sportive, violence cette fois légitime et populaire des supporters de tous clubs, força les dissidents à rejoindre le rang.</p>
<p style="text-align: justify">Le football a gagné, pouvait-on lire un peu partout. Oui mais voilà, cette glorification du statu quo a ses limites. De ce bref épisode, ce sont les nouveaux riches qui en sortent vainqueurs – en particulier le PSG, qui a bien senti le sens du vent et dont le président a récupéré le siège de l’ECA. Les Saoudiens, qui officialiseront plus tard dans l’année le rachat de Newcastle, mimeront leurs voisins et dépenseront comme bon leur semble. Les sécessionnistes auront quant à eux récupéré quelques concessions et la révolte populaire n’aura absolument pas terni leur image à long terme.</p>
<p style="text-align: justify">Surtout, les grands gagnants de l’affaire ne sont autres que la FIFA et l’UEFA, pour le meilleur (la Ligue des Champions garde son branding) et pour le pire (tout le reste ?). La fausse victoire du football populaire se lit dans les pressions insistantes d’un Coupe du monde tous les deux ans ou encore dans la réforme de la C1. Sans tomber dans cette fausse notion de « Superleague qui ne dit pas son nom », cette dernière indique que bon nombre des mesures souhaitées par les rebelles risquent forts d’être instillées petit à petit dans le moule actuel – et personne ne prendra la peine d&rsquo;aller manifester son mécontentement pour de si petits changements qui, mis bout à bout, iront peu ou prou dans la même direction que la Superleague, branding en moins.</p>
<p style="text-align: justify">À moins que la Super League, qui n&rsquo;est pas officiellement abandonnée, <a href="https://www.ft.com/content/636b76b3-00e9-45ca-ac62-6543671a02a9">finisse tout simplement par voir le jour</a> et atteindre son but de programmer <a href="https://www.demivolee.com/2021/04/21/billet-super-ligue-pour-le-plaisir-des-supporters/">50 clasicos</a> par saison pour ces jeunes passionnés qui ne peuvent plus se concentrer 30 secondes sur un match de football avant d&rsquo;allumer Fortnite.</p>
<h2 style="text-align: justify">Messi et Ronaldo : un football qui ne veut pas changer de jouets</h2>
<p style="text-align: justify">En recentrant notre attention sur le rectangle vert, nous remarquons également que 2021 n’y fut pas très flamboyant. Dans un football toujours très centré sur l’individuel, qui d’autre que ses têtes de gondole pour faire un état des lieux ? Avec une moyenne d’âge qui approche la quarantaine et un dernier contrat chacun dans un gros club, Cristiano Ronaldo et Lionel Messi défraient toujours la chronique. Ce sont encore eux qui ont fait l’été. L’un a même glané un septième Ballon d’or grâce à sa première victoire internationale avant de signer <a href="https://www.demivolee.com/2021/08/10/dossier-lionel-messi-nest-plus-lhomme-dun-club/">le premier transfert de sa carrière</a> – c’est comme si cette description correspondait à un jeune espoir ! Et nous voilà, l’océan football ne jure toujours que par ces deux phares à la lumière désormais tremblotante, aucun des deux n’étant convaincant dans leur nouveau club.</p>
<figure id="attachment_27950" aria-describedby="caption-attachment-27950" style="width: 879px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" loading="lazy" class=" wp-image-27950" src="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2022/01/2022-nouvelle-ere-messi-300x200.jpg?x16177" alt="La saison est longue et le moment de vérité vient au printemps, mais l'intégration de Messi en Ligue 1 est pour l'instant décevante. (Crédits : Bertrand GUAY / AFP)" width="879" height="586" srcset="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2022/01/2022-nouvelle-ere-messi-300x200.jpg 300w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2022/01/2022-nouvelle-ere-messi-1024x683.jpg 1024w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2022/01/2022-nouvelle-ere-messi-768x512.jpg 768w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2022/01/2022-nouvelle-ere-messi-1536x1024.jpg 1536w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2022/01/2022-nouvelle-ere-messi-2048x1365.jpg 2048w" sizes="(max-width: 879px) 100vw, 879px" /><figcaption id="caption-attachment-27950" class="wp-caption-text">La saison est longue et le moment de vérité vient au printemps, mais l&rsquo;intégration de Messi en Ligue 1 est pour l&rsquo;instant décevante. (Crédits : Bertrand GUAY / AFP)</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify">Mais ce n’est qu’un symptôme d’un état de santé global. Le fait que la température du football se prenne encore par ces deux-là, unanimement reconnus comme les meilleurs depuis presque 15 ans, le prouve : le football n&rsquo;a pas évolué de son stade pré-pandémie. Les wonderkids s’enchaînent mais ne poussent aucune ancienne gloire aux oubliettes.</p>
<p style="text-align: justify">La qualité du spectacle sur le terrain ne s&rsquo;améliore pas ni ne se renouvèle tandis que certains championnats sont toujours aussi absurdement surdominés. Et paradoxalement, aucune dynastie n’impose sa marque. Aucune proposition tactique n’émerge vraiment non plus de ce qu’a imposé Pep Guardiola à son monde il y a une dizaine d’années. Même si cela reste une durée de vie assez jeune pour une norme tactique, nous pouvions peut-être nous attendre à plus de créativité, le football n’étant pas exempt de l’accélération des échanges d’idées.</p>
<p style="text-align: justify">On pouvait là aussi envisager l&rsquo;Euro 2020 comme un renouveau. <a href="https://www.demivolee.com/2021/07/14/le-digest-de-leuro-9-fete-nazionale-italie-championne-d-europe/">S’il fut un très bon cru en termes de jeu et de spectacle</a>, son champion italien, qui a dû passer par deux séances de tirs au but en demi-finale et en finale (une première) et éprouve désormais des difficultés pour gratter son ticket au prochain Mondial, n’est en rien le début d’un nouveau règne.</p>
<p style="text-align: justify">Les clubs, dont le casting des grandes équipes et des grands joueurs ne traverse pas une époque dorée, ne trouve pour l’instant son salut ni en sa propre maison ni chez les sélections. À suivre en 2022 ?</p>
<p style="text-align: justify"><em>Et c&rsquo;est sur cette note extrêmement positive que toute l&rsquo;équipe de demivolee.com vous réitère ses vœux pour une excellente année 2022 ! Nous vous souhaitons que la famille, les amis et le football (qui n&rsquo;est pas que professionnel ni télévisé) vous apporte chaleur et bonheur !</em></p>
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		<title>Dossier : Oriundo, deux sangs dans la même veine</title>
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		<dc:creator><![CDATA[NSOL]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 15 Nov 2021 06:00:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Calcio A]]></category>
		<category><![CDATA[Dossiers Demivolée.com]]></category>
		<category><![CDATA[Equipes nationales]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Mauro Germán Camoranesi. Luis Monti. Enrique Omar Sívori. Julio Libonatti. Ou plus récemment encore Thiago Motta, Jorginho et Emerson. Autant de grands noms qui ont <a class="mh-excerpt-more" href="https://www.demivolee.com/2021/11/15/dossier-oriundo-deux-sangs-dans-la-meme-veine/" title="Dossier : Oriundo, deux sangs dans la même veine">[...]</a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><strong>Mauro Germán Camoranesi. <a href="https://www.demivolee.com/2018/03/22/dossier-luis-monti-el-doble-ancho/">Luis Monti</a>. Enrique Omar Sívori. Julio Libonatti. Ou plus récemment encore Thiago Motta, Jorginho et Emerson. Autant de grands noms qui ont fait le football italien. Autant de joueurs qui ont fait le succès d&rsquo;une des plus grandes nations de l&rsquo;histoire ce sport. Mais pourtant, ils ont tous un point commun. Un point commun hors d&rsquo;Italie, hors du vieux continent. Tous ces joueurs sont des <em>oriundi</em>, <em>oriundo </em>au singulier. Des italiens nés en dehors d&rsquo;Italie, des étrangers à leur propre terre. Brésil, Argentine, parfois Uruguay&#8230; Comprendre qui sont les <em>o</em></strong><strong><em>riundo</em>, c&rsquo;est une autre façon de comprendre le football italien.</strong></p>
<h2 style="text-align: justify">Terre d&rsquo;exil</h2>
<p style="text-align: justify">Sicile, 1877. La crise économique fait rage dans le Royaume, la pauvreté est rude et touche particulièrement les plus pauvres. De nombreuses familles rassemblent leurs rares économies, s&rsquo;en vont vers la rude Messine, la truculente Catane ou la brillante Palerme. Tous, ils n&rsquo;ont qu&rsquo;une seule idée en tête. Trouver un bateau pour s&rsquo;en aller à l&rsquo;autre bout du monde, aux Amériques, le nord, le sud, peu importe. La traversée coûte cher, les ponts craquent sous les entassements. Les toux rauques retentissent dans les entreponts, les volutes de fumées cohabitent avec les cris des nourrissons que l&rsquo;on lange. Personne ne sait ce qui attend ces immigrants du sud, venus chercher la fortune ailleurs. Personne, sauf peut-être Dieu, qui les observe tout là-haut, d&rsquo;un œil vaguement amusé. Les prières résonnent, les rêves naissent et meurent peu à peu à mesure que l&rsquo;Atlantique est avalée par les nœuds du bateau.</p>
<p style="text-align: justify">« Terre », s&rsquo;écrie soudain un passager. C&rsquo;est New York, c&rsquo;est Buenos Aires, c&rsquo;est Rio de Janeiro. Après dix, quinze jours de traversée éprouvante, les soupirs de soulagement retentissent. Oui, ça y est, une nouvelle vie est possible, une nouvelle vie loin de la pauvreté, loin des coups de crosse des patrons, loin des grands maîtres qui font la loi dans la campagne. La richesse, peut-être ? Le seul moyen de le savoir, c&rsquo;est de descendre. Tout le monde semble parler une langue différente. Espagnol, portugais, italien, sicilien, napolitain, les mots s&rsquo;entrechoquent et tout le monde se comprend, les quartiers s&rsquo;organisent. Déjà, les communautés se recréent. Les clivages, aussi. Les riches ont déjà un logement, un palais, des actions, une rente. Les pauvres, eux, n&rsquo;ont rien, que la famille, les amis. Et pourtant, tout semble possible, même si ce n&rsquo;est qu&rsquo;un simple mirage. L&rsquo;espoir fait vivre, l&rsquo;espoir même permet de ne pas manger.</p>
<h2 style="text-align: justify">Gamins</h2>
<p style="text-align: justify">Quelques semaines, quelques mois, quelques années à peine sont passées, et la vie reprend déjà son cours. Les gamins jouent ensemble dans les arrières-cours, dans la rue que parcoure tous les jours la police à cheval et même parfois l&rsquo;armée. Un ballon arrive d&rsquo;Angleterre, et ce sont toujours les mêmes que l&rsquo;on retrouve avec. Les gamins d&rsquo;immigrés, toujours eux, à manier le cuir, car c&rsquo;en est un, un vrai. Les parents n&rsquo;ont pas le temps de s&rsquo;en occuper, certains sombrent dans la criminalité, il y en aura toujours pour tout gâcher. D&rsquo;autres trouvent un emploi, dans une banque, dans un bureau, quelque part où faire les choses bien. Le sicilien commence déjà un peu à s&rsquo;effacer des bouches, on entend de plus en plus la langue de <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Miguel_de_Cervantes">Miguel de Cervantes</a> dans les foyers. L&rsquo;accent est toujours là chez le père de famille, mais les gamins ? Ils sont locaux.</p>
<p style="text-align: justify">Il y en a un dans le lot qui s&rsquo;appelle Luis Monti, tout le monde l&rsquo;appelle Luisito, c&rsquo;est un argentin pur souche. Il a le ballon dans le sang, s&rsquo;il y avait de l&rsquo;argent à gagner dans ce sport, nul doute qu&rsquo;il ferait fortune. Le voilà, vingt ans plus tard, il porte les couleurs de son pays, de sa patrie, l&rsquo;Argentine. C&rsquo;est la finale de la Coupe du Monde, personne ne sait encore ce que ça représente, et il est là, face à l&rsquo;Uruguay, à tout faire pour épargner la défaite à son pays. Finalement, le trophée s&rsquo;envole à Montevideo. Quatre ans plus tard, la Coupe du Monde fait son retour, et il est toujours là, en finale. Avec les couleurs de sa patrie, de son pays, l&rsquo;Italie. Cette fois-ci, il gagne, il embrasse sans doute la coupe et le drapeau italien. Argentin, Italien ? Quelle importance pour ce pur <em>oriundo.</em></p>
<h2 style="text-align: justify">Monde impur</h2>
<p style="text-align: justify">Rome, 2021. L&rsquo;Italie n&rsquo;est toujours pas unifiée. Le drapeau aux trois couleurs n&rsquo;est qu&rsquo;une illusion, personne ne pense vraiment être italien. À Naples, on hurle contre les « Allemands » de Turin et de Milan. Dans le Piémont, on se moque en permanence des Siciliens, gangrénés par la mafia, par le crime, par le pizzo. Les gamins dans les cours d&rsquo;école ne portent pas le maillot de l&rsquo;équipe nationale. A quoi bon supporter une équipe où ne jouent que des joueurs de l&rsquo;AC Milan, de l&rsquo;Internazionale, ou même pire de la Juventus ? Même la langue n&rsquo;a rien en commun. Car à droite, on parle napolitain, sicilien, vénitien. Et à gauche, on entend le son délicat de l&rsquo;italien susurrer sa mélodie dans les oreilles. Ce n&rsquo;est pas le gouvernement ni l&rsquo;Union Européenne qui y changera grand chose. Même un soir de finale ne peut pas unir ces gens qui n&rsquo;ont rien en commun.</p>
<p style="text-align: justify">Bien loin de là, à Londres, Jorginho s&rsquo;élance sur le terrain. Il y a à peine une semaine, face à l&rsquo;Espagne, c&rsquo;était lui le héros de la nation. Un Italien, un vrai. Son pied heurte le ballon, le ballon s&rsquo;envole mais ne termine pas dans les filets. En Italie, même à Naples, on lui hurle dessus. <em>Oriundo ! </em><em>Saleté d&rsquo;oriundo</em>, s&rsquo;écrie un vieillard affalé dans son fauteuil. A son bar, Gennaro murmure à un habitué à qui il ressert une énième bière que jamais on n&rsquo;aurait dû les accepter, ces étrangers. Est-ce qu&rsquo;il sait même parler italien ? Et puis soudain, Bukayo Saka s&rsquo;élance et rate. Les insultes xénophobes sont vites oubliées, la bière est renversée sur le comptoir.</p>
<p style="text-align: justify">Ainsi est l&rsquo;Italie, capable de retourner sa veste en un instant, capable aussi d&rsquo;oublier pourquoi les choses avancent d&rsquo;une telle façon. Et au milieu, au milieu de tout cela, les <em>oriundi </em>sont là. Avec deux sangs dans la même veine.</p>
<p style="text-align: justify">
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		<title>Dossier : Mikkel Damsgaard et la naissance de « Damsinho »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Clément Barbier]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 19 Jul 2021 05:00:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Dossiers Demivolée.com]]></category>
		<category><![CDATA[Equipes nationales]]></category>
		<category><![CDATA[Damsgaard]]></category>
		<category><![CDATA[Danemark]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Mi-juin, Mikkel Damsgaard n&#8217;était qu&#8217;un inconnu pour la majorité du grand public. Depuis, quatre matchs de l&#8217;Euro sont passés par là, où le joueur de <a class="mh-excerpt-more" href="https://www.demivolee.com/2021/07/19/dossier-mikkel-damsgaard-et-la-naissance-de-damsinho/" title="Dossier : Mikkel Damsgaard et la naissance de « Damsinho »">[...]</a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><b>Mi-juin, Mikkel Damsgaard n&rsquo;était qu&rsquo;un inconnu pour la majorité du grand public. Depuis, quatre matchs de l&rsquo;Euro sont passés par là, où le joueur de la Sampdoria a brillé. Désormais, c&rsquo;est toute l&rsquo;Europe qui a ouvert les yeux sur l&rsquo;enfant de Jyllinge qui, à 21 ans à peine, peut rêver très grand.</b></p>
<p style="text-align: justify">Juillet 2000. Mikkel Damsgaard fait désormais partie des quelque 8 500 habitants de la petite ville littorale de Jyllinge, à 40 kilomètres à l&rsquo;ouest de Copenhague. C&rsquo;est dans le club local, le Jyllinge FC, qu&rsquo;il effectue ses premiers pas dans le monde du football. Alors entraîné par son père Henrik Damsgaard, Mikkel se souvient : « Nous étions clairement l&rsquo;une des meilleures équipes du Danemark ». C&rsquo;est aussi avec et grâce à Henrik que Mikkel apprend à gagner, à être compétitif. « Si c&rsquo;est une compétition, alors tu es là pour la gagner, apprenait-on. Et c&rsquo;est ce que nous faisions », se rappelle l&rsquo;actuel ailier de la Sampdoria dans <a href="https://www.youtube.com/watch?v=qn2bq6gyiZo&amp;t=36s">un documentaire produit par le FC Nordsjælland</a>.</p>
<figure id="attachment_27584" aria-describedby="caption-attachment-27584" style="width: 745px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" loading="lazy" class=" wp-image-27584" src="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2021/07/Damsgaard-Jyllinge-2-300x166.png?x16177" alt="" width="745" height="412" srcset="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2021/07/Damsgaard-Jyllinge-2-300x166.png 300w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2021/07/Damsgaard-Jyllinge-2-1024x568.png 1024w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2021/07/Damsgaard-Jyllinge-2-768x426.png 768w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2021/07/Damsgaard-Jyllinge-2.png 1044w" sizes="(max-width: 745px) 100vw, 745px" /><figcaption id="caption-attachment-27584" class="wp-caption-text">Damsgaard, en bas à gauche, alors capitaine de Jyllinge, n&rsquo;a pas vraiment changé depuis. « Rien n&rsquo;a changé, relève le sélectionneur danois Kasper Hjulmand. Pas son corps, ni son jeu : rien ! » (Crédits : FC Nordsjaelland)</figcaption></figure>
<p>&nbsp;</p>
<h2 style="text-align: justify">Mikkel Damsgaard, l&rsquo;enfant de Jyllinge, en route pour Nordsjælland</h2>
<p style="text-align: justify">À 12 ans, Mikkel Damsgaard rejoint le <a href="https://www.demivolee.com/2021/05/18/dossier-fc-nordsjaelland-les-secrets-de-la-plus-jeune-equipe-deurope/">FC Nordsjælland</a>. Basé à Farum, dans la région de Zealand (et non pas de Nordjyalland comme son nom pourrait l&rsquo;indiquer), à une trentaine de kilomètres de Jyllinge, le FCN vient alors de remporter son premier (et à l&rsquo;heure actuelle, toujours son dernier) championnat du Danemark. Il est entraîné par Kasper Hjulmand, l&rsquo;homme aujourd&rsquo;hui à la tête de la Danish Dynamite.</p>
<p style="text-align: justify">Rene Klark, l&rsquo;entraîneur et chef du recrutement des U12 de Nordsjælland, se souvient de sa première rencontre avec Mikkel Damsgaard. « Je suis sorti un dimanche midi, il faisait beau. En fait, je ne savais pas comment Jyllinge avait pu être si bon en première mi-temps. Je me suis dit : &lsquo;Mais qu&rsquo;est-ce que c&rsquo;est que ça ?&rsquo; Et en deuxième, ils ont intensifié leur jeu et ont joué un super football. Ils ont gagné 5-2, ou 6-2, si je me souviens bien. »</p>
<p style="text-align: justify">Rene Klark, qui était alors venu observer d&rsquo;autres joueurs, tombe tout de suite sous le charme du jeu de Mikkel. « Il était un peu petit et n&rsquo;était pas le plus rapide sur le terrain, mais vous pouviez voir qu&rsquo;il avait déjà des idées géniales dans sa façon de jouer. Il savait passer son ballon quand il le devait, il se positionnait très bien avec une posture ouverte au jeu. Même ses prises de balle étaient excellentes, ce qui est vraiment rare pour un joueur de 12 ans. Une fois que nous l&rsquo;eussions assez observé, nous lui avons fait visiter nos installations et l&rsquo;avons invité à participer à un entraînement spécifique. Il a joué quelques matchs avant de rejoindre le club. »</p>
<p style="text-align: justify">Huit ans plus tard, les qualités perçues par Klark sont celles que citent encore en premier ses coéquipiers : pour preuve, son compatriote Andreas Skov Olsen <a href="https://www.youtube.com/watch?v=Wa0nG10MyC0">lui envie sa perception</a>. « Il a une vision incroyable sur le terrain et perçoit les choses très vite », analysait l&rsquo;actuel attaquant de Bologne à propos de celui de la Sampdoria.</p>
<p style="text-align: justify">Retour en 2012 : du haut de ses 12 printemps, Mikkel Damsgaard a déjà conscience du pallier qu&rsquo;il franchit. « Il s&rsquo;agissait de passer du football et du club de mon enfance à quelque chose de plus sérieux. C&rsquo;est l&rsquo;une des premières étapes que j&rsquo;ai franchies en tant que footballeur. »</p>
<h2 style="text-align: justify">Mûrissement à Nordsjælland</h2>
<p style="text-align: justify">Mikkel Damsgaard débute ainsi avec l&rsquo;équipe U13 du FC Nordsjælland. « Nous avions vraiment une très, très bonne équipe, rappelle Alexander Riget, son ex-entraîneur. Je me souviens, dès qu&rsquo;il est arrivé, nous avons gagné 9-0 contre Aalborg, puis 9-0 contre Odense. » Souvenirs similaires pour celui qui était alors la nouvelle recrue : « Nous avions une très bonne équipe. Nous jouions toujours les premiers rôles mais nous n&rsquo;avons jamais vraiment rien gagné. Pourtant, on faisait de bonnes performances, même lors des tournois à l&rsquo;étranger. »</p>
<p style="text-align: justify">Alexander Riget resitue une anecdote particulière. « Je me souviens d&rsquo;un tournoi en Suisse. On avait joué contre Benfica, l&rsquo;une des meilleures académies en Europe. Il avait livré un match extraordinaire, on avait gagné, et les parents des joueurs de Benfica l&rsquo;avaient applaudi à sa sortie du terrain après le match. Il avait été tellement bon ». Damsgaard, lui, ne se souvient pas d&rsquo;avoir été applaudi, mais ces tournois à l&rsquo;étranger lui donnaient l&rsquo;impression de se professionnaliser.</p>
<p style="text-align: justify">Mais dans la carrière d&rsquo;adolescent de Mikkel, tout ne fut pas rose. Alexander Riget poursuit. « Quand il était jeune, il était parfois vraiment bon, et parfois pas vraiment. Mais son sommet était extrêmement élevé. » Damsgaard aurait-il été perturbé par l&rsquo;importance que prenait le football chez lui ? « Je me sentais comme un joueur professionnel. C&rsquo;était un peu intimidant : tout à coup, cela devenait sérieux, il y avait plus de pression », reconnaît Mikkel Damsgaard.</p>
<h2 style="text-align: justify">« J&rsquo;ai commencé à me demander si je voulais vraiment continuer à jouer »</h2>
<p style="text-align: justify">Mikkel intègre l&rsquo;équipe U17 du FC Nordsjælland et son entraîneur de l&rsquo;époque, Kasper Kurland, semble avoir trouvé la bonne formule pour exploiter le plein potentiel de l&rsquo;ailier. « Quand on le mettait, et quand il se mettait dans de bonnes dispositions, on pouvait voir ce qu&rsquo;il savait faire. Il a franchi de plus en plus d&rsquo;étapes dans la bonne direction », note Kurland. Mais Damsgaard sortait alors d&rsquo;une très dure saison en U15 et n&rsquo;avait pas beaucoup joué les six premiers mois de la suivante, avant de prendre confiance en lui et croire en ses capacités. « Ce n&rsquo;était qu&rsquo;une question de temps », assure Kasper Kurland.</p>
<p style="text-align: justify">Mikkel, lui, définit sa première saison en U17 comme la période la plus dure de sa jeune carrière. Concilier les études et le football, ne pas beaucoup jouer de matchs, ou alors avoir affaire à des joueurs plus âgés&#8230; « C&rsquo;était tôt pour moi », analyse Mikkel Damsgaard après-coup. « C&rsquo;était une période vraiment difficile où j&rsquo;ai senti que j&rsquo;avais pas mal de problèmes. Je ne me sentais pas assez bon, j&rsquo;ai commencé à me demander si je voulais vraiment continuer à jouer. »</p>
<p style="text-align: justify">Le coup de blues passé, Mikkel revient plus fort. Notamment mentalement, mais pas que. « Lors de sa deuxième année en U17, il est devenu notre meilleur joueur, se souvient Kapser Kurland. Il créait presque toutes nos occasions, il a marqué 8 buts en 20 matchs et délivré encore plus de passes décisives, argumente-t-il. Mikkel était notre élément le plus créatif ». Et Damsgaard de renchérir : « C&rsquo;était à mon tour d&rsquo;être plus âgé, de jouer, et j&rsquo;ai commencé à vraiment développer mon jeu. C&rsquo;est l&rsquo;année où je me suis trouvé en tant que footballeur. »</p>
<figure id="attachment_27586" aria-describedby="caption-attachment-27586" style="width: 745px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" loading="lazy" class=" wp-image-27586" src="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2021/07/dams-clap-scaled-1-300x197.jpg?x16177" alt="" width="745" height="489" srcset="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2021/07/dams-clap-scaled-1-300x197.jpg 300w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2021/07/dams-clap-scaled-1-1024x673.jpg 1024w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2021/07/dams-clap-scaled-1-768x505.jpg 768w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2021/07/dams-clap-scaled-1-1536x1009.jpg 1536w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2021/07/dams-clap-scaled-1-2048x1346.jpg 2048w" sizes="(max-width: 745px) 100vw, 745px" /><figcaption id="caption-attachment-27586" class="wp-caption-text">Mikkel Damsgaard conquiert Kapser Hjulmand, qui l&rsquo;incorpore dans le onze de départ du FCN. (Crédits : Claus Birch / FC Nordsjaelland)</figcaption></figure>
<p>&nbsp;</p>
<h2 style="text-align: justify">Kasper Hjulmand acte I : le grand bain</h2>
<p style="text-align: justify">27 septembre 2017, Mikkel Damsgaard n&rsquo;a pas encore 17 ans et 3 mois lorsqu&rsquo;il effectue ses débuts professionnels avec le FC Nordsjælland, lors d&rsquo;un match de coupe du Danemark contre Vejgaard. Son coach ? Un certain Kasper Hjulmand. Encore. Ou plutôt, déjà. Après avoir quitté le club en 2014 et un passage de courte durée à Mayence, l&rsquo;ancien arrière-droit est à nouveau intronisé entraîneur du FCN en 2016. Le 26 novembre 2017, Hjulmand lance Damsgaard pour la première fois en championnat : il remplace Jonathan Amon à la 80e minute du match de la 17e journée de Superliga contre Horsens, où son équipe mène déjà 6-0.</p>
<p style="text-align: justify">Mikkel inscrit sa toute première réalisation en faveur de Nordsjælland à 17 ans, 8 mois et 1 jour. Le 4 mars 2018, son but permet à son club de l&#8217;emporter 3-0 sur la pelouse de Randers. Un mois plus tard, alors que le FCN crée la sensation et mène 1-0 à Copenhague, Damsgaard rentre en jeu à 25 minutes du terme, mais se fait exclure un quart d&rsquo;heure plus tard pour la première (et seule) fois de sa carrière. Et son équipe craque dans le temps additionnel, s&rsquo;inclinant finalement 2 buts à 1 au Parken.</p>
<p style="text-align: justify">Auteur d&rsquo;un but lors de sa première saison en pro, le natif de Jyllinge prend néanmoins une tout autre importance la saison suivante, lors de laquelle il inscrit un but également. Alors que Nordsjælland est confronté à une cadence folle de 13 matchs en 6 semaines au début de la saison 2018/2019 (qualifications de Ligue Europa et championnat), Damsgaard accumule lors de cette période 1 090 minutes jouées sur les 1 170 possibles, disputant 11 de ces rencontres en intégralité.</p>
<p style="text-align: justify">Mikkel Damsgaard explose les compteurs lors de sa dernière saison au Danemark. À seulement 19 ans, il est un élément indéboulonnable de l&rsquo;équipe qu&rsquo;a repris en main Flemming Pedersen. Titulaire à 31 reprises, il trouve la faille 11 fois &#8211; autant que son compère d&rsquo;attaque <a href="https://www.demivolee.com/2020/02/19/la-chasse-aux-pepites-59-kudus-mohammed/">Mohammed Kudus</a> &#8211; et distribue 6 caviars ; des performances qui lui valent de remporter le titre de meilleur jeune de la saison. Le 6 février 2020, l&rsquo;Unione Calcio Sampdoria officialise son transfert à compter de la saison suivante contre la somme de 6,75 millions d&rsquo;euros. Il joue finalement son dernier match avec Nordsjælland à Copenhague, le 26 juillet 2020, et clôt une aventure longue de 93 matchs pour 13 buts inscrits et 20 passes décisives, le tout à 20 ans tout juste fêtés.</p>
<figure id="attachment_27589" aria-describedby="caption-attachment-27589" style="width: 745px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" loading="lazy" class=" wp-image-27589" src="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2021/07/Mikkel-Damsgaard-300x200.jpg?x16177" alt="" width="745" height="496" srcset="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2021/07/Mikkel-Damsgaard-300x200.jpg 300w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2021/07/Mikkel-Damsgaard-768x512.jpg 768w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2021/07/Mikkel-Damsgaard.jpg 900w" sizes="(max-width: 745px) 100vw, 745px" /><figcaption id="caption-attachment-27589" class="wp-caption-text">Mikkel Damsgaard s&rsquo;engage en faveur de la Sampdoria au coeur de la saison 2019/2020. Il n&rsquo;a alors que 19 ans. (Crédits : UC Sampdoria)</figcaption></figure>
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<h2 style="text-align: justify">Ranieri et des racines</h2>
<p style="text-align: justify">20 septembre 2020, première journée de Serie A. Première de Pirlo sur le banc de la Juve, qui accueille la Sampdoria et s&rsquo;impose 3-0, but de Ronaldo, bref, les regards étaient logiquement concentrés sur cette équipe de la Vieille Dame, et l&rsquo;entrée en jeu de Mikkel Damsgaard à la place de Morten Thorsby à 20 minutes du terme passe inaperçue. Trois journées de championnat plus tard, la Samp&rsquo; colle un 3-0 à la Lazio au Luigi Ferraris. Lancé par Claudio Ranieri à la 68e minute en lieu et place de Jakub Jankto, Damsgaard inscrit le dernier but du match, son premier avec la Sampdoria, d&rsquo;une frappe venue se loger sous la barre de Thomas Strakosha après l&rsquo;avoir heurtée. « Je dédicace ce but à tous mes coéquipiers, ma famille, mes amis, je suis vraiment reconnaissant envers eux », lançait l&rsquo;heureux buteur à la fin du match.</p>
<p style="text-align: justify">Car oui, Mikkel Damsgaard n&rsquo;est pas du genre à oublier. Jonas Madsen, son ami d&rsquo;enfance à la carrière moins glorieuse, l&rsquo;assurait après la signature de son compère dans le club génois. « Je suis sûr que Mikkel ne deviendra pas ce genre de footballeur arrogant, parce qu&rsquo;il a toujours été &lsquo;enraciné&rsquo;. Il a toujours été ouvert et calme. Je sais pertinemment que, où qu&rsquo;il aille, à Barcelone ou qu&rsquo;il soit le meilleur buteur de l&rsquo;équipe nationale, il ne laissera jamais tomber sa famille et ses amis, parce qu&rsquo;il n&rsquo;est pas ce genre de personne. Je suis absolument certain qu&rsquo;il ne changera jamais. » Preuve à l&rsquo;appui : au lendemain de l&rsquo;élimination du Danemark en demi-finale de l&rsquo;Euro, Mikkel Damsgaard s&rsquo;est rendu à Jyllinge, où des centaines d&rsquo;enfants ont pu recevoir un autographe du buteur de la veille.</p>
<h2 style="text-align: justify">Kasper Hjulmand acte II : le tremplin</h2>
<p style="text-align: justify">Les soirs comme ceux du 11 novembre 2020, Mikkel Damsgaard s&rsquo;en souviendra. Convoqué pour la première fois en équipe nationale danoise par le sélectionneur Kasper Hjulmand, le même qui l&rsquo;a lancé en pro à Nordsjælland, le nouveau joueur de la Sampdoria honore sa première sélection lors d&rsquo;un match amical face à la Suède. Le Danemark l&#8217;emporte 2-0 au terme d&rsquo;un match que Damsgaard dispute en intégralité.</p>
<p style="text-align: justify">De retour à Gênes, il termine l&rsquo;année civile en ouvrant le score face à Crotone, un match que le Samp&rsquo; remporte 3 buts à 1. Moins décisif par la suite, Mikkel Damsgaard clôt sa première saison en Italie avec 2 buts et 4 passes décisives en 35 matchs (dont 18 titularisations), mais sans contre-performer pour autant. Au contraire. C&rsquo;est d&rsquo;ailleurs ainsi qu&rsquo;il conserve sa place au sein de l&rsquo;équipe nationale et brille de mille feux pour sa deuxième sortie sous la tunique danoise. En mars dernier, la Danish Dynamite reçoit la Moldavie pour le compte des éliminatoires à la Coupe du monde 2022 et Damsgaard est titulaire. Il éclabousse la rencontre de son talent, s&rsquo;offrant un doublé sur deux passes d&rsquo;Andreas Skov Olsen avant d&rsquo;offrir à son tour deux passes décisives à Kasper Dolberg et Robert Skov. Score final ? 8-0 pour le Danemark.</p>
<h2 style="text-align: justify">Avec le poids d&rsquo;Eriksen</h2>
<p style="text-align: justify">Début juin, l&rsquo;Euro ouvre ses portes. C&rsquo;est contre la Finlande que le Danemark entre en lice en alignant un 4-3-3 classique. Mikkel Damsgaard figure sur le banc des remplaçants, les ailes étant animées par Martin Braithwaite et Yussuf Poulsen. On ne redétaillera pas les événements de cette fin de soirée, mais ces derniers forcent Kasper Hjulmand, privé de la touche technique de Christian Eriksen, à revoir ses plans. Exit le 4-3-3, place au 3-4-3 : Jannik Vestergaard intègre la défense à 3 et remplace numériquement l&rsquo;avant-centre Jonas Wind, tandis que Mikkel Damsgaard, 20 ans, est propulsé titulaire pour pallier la technicité qu&rsquo;apportait Eriksen.</p>
<p style="text-align: justify">Le reste appartient à l&rsquo;histoire. Il ne suffit que de 2 minutes aux Danois pour faire craquer les Belges dès le match suivant. Submergés pendant les 45 premières minutes par les vagues rouges et blanches, les Red Devils s&rsquo;en remettent à De Bruyne pour renverser le score après le repos.</p>
<h2 style="text-align: justify">Folie furieuse</h2>
<p style="text-align: justify">Troisième et dernier match de poule, que le Danemark doit remporter par 2 buts d&rsquo;écart face à la Russie tout en espérant un revers finlandais face à la Belgique pour assurer sa qualification. Le match est équilibré, jusqu&rsquo;à ce que la magie ne s&#8217;empare de Mikkel Damsgaard : le numéro 14 hérite du ballon aux 20 mètres, plein axe, avant d&rsquo;expédier une merveille de frappe à la trajectoire imprévisible. Pleine lucarne. Le Danemark mène 1-0 et l&#8217;emporte finalement 4-1 au terme d&rsquo;une soirée de <a href="https://www.demivolee.com/2021/06/25/le-digest-de-l-euro-4-le-danemark-est-legendaire/">pure folie au Parken</a>.</p>
<p style="text-align: justify">Jouant un rôle prépondérant dans la qualification du Danemark en quarts de finale en délivrant une passe décisive à Dolberg face au Pays de Galles, puis tenant toujours aussi bien son rang face à la République tchèque au tour suivant, Mikkel Damsgaard fait logiquement partie du onze de départ à Wembley, face à l&rsquo;Angleterre, en demi-finale de l&rsquo;Euro.</p>
<p style="text-align: justify">Damsgaard s&rsquo;illustre d&rsquo;abord par une frappe qui frôle la lucarne, puis agite la baguette magique. Les Danois obtiennent un très bon coup-franc, à 25 mètres des buts de Jordan Pickford, légèrement excentré côté gauche. Jens Stryger Larsen s&rsquo;efface et laisse le soin à son jeune coéquipier de tenter sa chance au but : l&rsquo;enroulé est somptueux, le ballon passe par-dessus le mur et retombe sous la barre de Pickford, hors de portée du gardien d&rsquo;Everton. Le Danemark mène 1-0 mais s&rsquo;incline finalement après prolongations. Son merveilleux Euro prend fin, à l&rsquo;heure où « Damsinho », le surnom à la consonance brésilienne donné par ses coéquipiers, vient à peine d&rsquo;éclore.</p>
<figure id="attachment_27588" aria-describedby="caption-attachment-27588" style="width: 745px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" loading="lazy" class=" wp-image-27588" src="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2021/07/1200-L-milan-ac-sampdoria-le-prix-de-mikkel-damsgaard-fix-300x160.jpg?x16177" alt="" width="745" height="398" srcset="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2021/07/1200-L-milan-ac-sampdoria-le-prix-de-mikkel-damsgaard-fix-300x160.jpg 300w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2021/07/1200-L-milan-ac-sampdoria-le-prix-de-mikkel-damsgaard-fix-1024x546.jpg 1024w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2021/07/1200-L-milan-ac-sampdoria-le-prix-de-mikkel-damsgaard-fix-768x410.jpg 768w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2021/07/1200-L-milan-ac-sampdoria-le-prix-de-mikkel-damsgaard-fix.jpg 1200w" sizes="(max-width: 745px) 100vw, 745px" /><figcaption id="caption-attachment-27588" class="wp-caption-text">Après son coup-franc contre l&rsquo;Angleterre. (Crédits : Icon Sport)</figcaption></figure>
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<h2 style="text-align: justify">Et après ?</h2>
<p style="text-align: justify">Mikkel Damsgaard, c&rsquo;est cette folie, cette capacité à émerveiller le public sur chaque prise de balle. Car celles-ci sont remarquables. Capable d&rsquo;éliminer dès sa première touche, Damsgaard possède un bagage technique qui lui permet de s&rsquo;en sortir dans les petits espaces. De plus, sa vision du jeu soulignée nombre de fois lui permet de prendre presque systématiquement les bonnes décisions face au jeu.</p>
<p style="text-align: justify">Milieu relayeur à Nordsjælland, ailier gauche, numéro 10, faux 9&#8230; Mikkel Damsgaard possède aussi l&rsquo;avantage de maîtriser et connaître les fonctions de nombreux postes. Un atout pour son entraîneur, mais la question mérite d&rsquo;être posée maintenant : celui-ci sera-t-il Claudio Ranieri à la Sampdoria la saison prochaine ? Rien n&rsquo;est moins sûr, tant l&rsquo;enfant de Jyllinge pour ses proches, « Dams » pour son sélectionneur, « Damsinho » pour ses coéquipiers, « Damsgarde » pour un Français lambda (la prononciation exacte en danois à <a href="https://www.youtube.com/watch?v=FJxr6fQ4-cE&amp;t=114s">1:36 de cette vidéo</a>) a impressionné cet été.</p>
<figure id="attachment_27590" aria-describedby="caption-attachment-27590" style="width: 745px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" loading="lazy" class=" wp-image-27590" src="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2021/07/60d98373a5b15-300x200.jpg?x16177" alt="" width="745" height="496" srcset="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2021/07/60d98373a5b15-300x200.jpg 300w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2021/07/60d98373a5b15-768x512.jpg 768w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2021/07/60d98373a5b15.jpg 1024w" sizes="(max-width: 745px) 100vw, 745px" /><figcaption id="caption-attachment-27590" class="wp-caption-text">Quant à eux, on te souhaite de les garder le plus longtemps possible, Mikkel. (Crédits : Dean Mouhtaropoulos / Getty Images)</figcaption></figure>
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<p>Cet article <a rel="nofollow" href="https://www.demivolee.com/2021/07/19/dossier-mikkel-damsgaard-et-la-naissance-de-damsinho/">Dossier : Mikkel Damsgaard et la naissance de « Damsinho »</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://www.demivolee.com">Demivolée.com</a>.</p>
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		<title>Dossier : En Allemagne, Flick à la reconstruction</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Tarik Boulouh]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 16 Jul 2021 05:00:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Dossiers Demivolée.com]]></category>
		<category><![CDATA[Equipes nationales]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Après 15 ans à la tête de la barre technique de l’Allemagne, Joachim Löw quitte la sélection avec un bilan solide : 5 demi-finales, vice-champion <a class="mh-excerpt-more" href="https://www.demivolee.com/2021/07/16/dossier-en-allemagne-flick-a-la-reconstruction/" title="Dossier : En Allemagne, Flick à la reconstruction">[...]</a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><strong>Après 15 ans à la tête de la barre technique de l’Allemagne, Joachim Löw quitte la sélection avec un bilan solide : 5 demi-finales, vice-champion d’Europe en 2008, champion du monde 2014 et dernier vainqueur de la défunte Coupe des confédérations en 2017. Malheureusement, la fin de l’histoire n’est pas très flamboyante, avec une Coupe du monde 2018 à oublier et un Euro plus que moyen. Pour relancer la machine, la DFB mise sur une valeur sure en la personne d&rsquo;Hans-Dieter Flick. Le coach qui a reboosté l’ogre bavarois avec la réussite qu’on connait. Mais la tâche avec la sélection risque d’être un peu plus compliquée.</strong></p>
<p style="text-align: justify">Le premier match officiel de la Mannschaft nouvelle génération est prévu le 2 septembre 2021 face au Liechtenstein, et ça sera la première phase de reconstruction de Flick. Ce qui peut aider le coach allemand, c’est qu’il retrouvera beaucoup de joueurs du Bayern Munich – 8 pour être plus précis – qui sont souvent les cadres de la sélection. On parle aussi d’un possible retour de Jérôme Boateng pourvu que le joueur arrive à signer dans un club compétitif. Pour animer un effectif de qualités, dont la plupart des éléments jouent dans les plus grands clubs européens, plusieurs médias allemands de renommé annoncent le retour du schéma en 4-2-3-1 que la sélection utilisait souvent par le passé. Et c’est avec ce même schéma tactique qu&rsquo;Hansi-Dieter Flick réussit à remporter tous les trophées avec le Bayern Munich.</p>
<p style="text-align: center"><img decoding="async" loading="lazy" class="wp-image-27523 aligncenter" src="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2021/07/20210704_165726-300x169.jpg?x16177" alt="" width="807" height="454" srcset="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2021/07/20210704_165726-300x169.jpg 300w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2021/07/20210704_165726.jpg 660w" sizes="(max-width: 807px) 100vw, 807px" /><em> (Composition de Sport1)   </em></p>
<h2>Hansi Flick, le profil parfait ?</h2>
<p style="text-align: justify">Hans-Dieter Flick est un entraineur très proche de ses joueurs. Humainement, il a toujours été une référence en Allemagne. C’est d&rsquo;ailleurs souvent la force des entraineurs qui ont été adjoint par le passé, l&rsquo;entraineur adjoint étant toujours plus proche des joueurs que l&rsquo;entraineur principal. Une des autres forces de l’Allemand est de réussir à relancer beaucoup de joueurs en difficultés. Les exemples qui reviennent le plus sont Thomas Müller et Jérôme Boateng. On peut citer aussi un Thiago Alcantara qui finissait la saison en apothéose, et un final 8 de très grande qualité.</p>
<p style="text-align: justify">On peut donc imaginer la relance de certains joueurs en difficulté depuis quelques saisons en sélection, comme Timo Werner ou encore Ilkay Gündoğan et Leroy Sané. Mais ce qu’attendent le plus les supporters allemands, c’est le retour du rouleau compresseur qui dévaste tout sur son passage. Et bonne nouvelle, <a href="https://www.demivolee.com/2020/04/14/dossier-comment-hansi-flick-a-metamorphose-le-bayern/">le jeu de l’ancien coach du Bayern</a> est poussé vers l’offensif, quitte à créer le déséquilibre (l’ADN du jeu allemand).</p>
<h2 style="text-align: justify">Des difficultés qui peuvent être contraignantes</h2>
<p style="text-align: justify">La première difficulté sera de remplacer le milieu de terrain Toni Kroos, qui a annoncé sa retraite internationale juste après la fin de l’Euro 2020. Ça sera difficile de le remplacer vu son niveau avec le Real Madrid et son importance dans le vestiaire allemand. Selon les médias allemands, Flick remettrait Joshua Kimmich et Leon Goretzka au cœur du jeu, deux milieux qu&rsquo;il connait bien. Le tout accompagné d&rsquo;un Thomas Müller en 9,5 juste derrière l’attaquant pour recréer la colonne vertébrale du Bayern.</p>
<p style="text-align: justify">La deuxième difficulté sera le manque de temps. Contrairement à son arrivée au Bayern Munich, où il travaillait quotidiennement avec les joueurs, le travail de sélection requiert des périodes de travail limitées aux dates FIFA qui sont maximum de deux semaines. La mayonnaise risque de mettre un peu plus de temps à prendre. Heureusement que Flick pourra retrouver des joueurs du Bayern qui le connaissent déjà très bien comme annoncé plus haut. Enfin, le plus gros problème de la sélection allemande depuis quelques années, c’est le problème de l’avant-centre. Flick a toujours travaillé avec d’excellents buteurs : Miroslav Klose de 2006 à 2014 et Robert Lewandowski au Bayern. Là, il devra trouver la perle rare, ou bien relancer Timo Werner et les attaquants disponibles actuellement. La tâche risque d&rsquo;être plutôt compliquée.</p>
<p style="text-align: justify">Pour conclure, le groupe de la sélection ne bougera pas beaucoup car l’équipe est relativement jeune. Il faudra évidemment remplacer Toni Kroos. Un poste pour lequel Florian Wirtz pourrait être le remplaçant idéal. Le jeune Ridle Baku pourrait faire son arrivée également, afin d&rsquo;occuper le poste d’arrière droit. Il sera en concurrence avec les deux latéraux de RB Leipzig Lukas Klostermann et Benjamin Henrichs. Flick aura la lourde tâche de relancer une machine de qualité mais rouillée, mais le plus gros problème réside dans l&rsquo;état d&rsquo;esprit. Avec « Jogi » Löw, le message ne passait plus avec certains joueurs. Sous les ordres de Flick, ils auront la possibilité de se relancer. L&rsquo;objectif principal de l&rsquo;Allemagne reste l&rsquo;Euro 2024 à domicile. Mais dès 2022 au Qatar, ils ne feront pas que de la figuration.</p>
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		<title>Le Digest de l’Euro #9 – Fête Nazionale</title>
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		<dc:creator><![CDATA[MatthiasT]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 14 Jul 2021 05:00:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Dossiers Demivolée.com]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Deux fois par semaine, nous avons débriefé l’Euro 2020 sur demivolee.com. C’est désormais l’heure de décerner les lauriers et de donner le clap de fin <a class="mh-excerpt-more" href="https://www.demivolee.com/2021/07/14/le-digest-de-leuro-9-fete-nazionale-italie-championne-d-europe/" title="Le Digest de l’Euro #9 – Fête Nazionale">[...]</a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><strong>Deux fois par semaine, nous avons débriefé l’Euro 2020 sur demivolee.com. C’est désormais l’heure de décerner les lauriers et de donner le clap de fin après la victoire de l’Italie. </strong></p>
<h2 style="text-align: justify">L’événement : Rendre à César…</h2>
<p style="text-align: justify">L’Italie est championne d’Europe. Une victoire 3-2 aux tirs au but, après un nul à 1-1 sur les 120 minutes de jeu, permet au football de « tornare a casa », puisque <a href="https://www.demivolee.com/2019/06/17/football-golf-2-origines/">les Italiens ne sont pas non plus étrangers à la création du football</a>.</p>
<p style="text-align: justify">Si le but express de Luke Shaw suivi d’une première mi-temps placée sous le signe de la stérilité ont pu instigué quelques doutes sur les chances de l’Italie, pour le plus grand plaisir d’un Wembley particulièrement électrique, les hommes de Roberto Mancini ont su corriger le tir pour rappeler à l’Europe qui était la meilleure formation du tournoi. Car non content d’être la meilleure équipe sur cette finale, la <em>Squadra Azzurra </em>aura montré une qualité de jeu, une cohérence et un parcours qui font d’elle une très belle championne. Le tout <a href="https://www.demivolee.com/2021/06/03/dossier-le-tableau-de-chasse-de-leuro-2020/">sans être particulièrement favori</a> ni en ayant les meilleures individualités.</p>
<p style="text-align: justify">C’est là tout le mérite du mandat Mancini. Rebâtir une sélection malaimée en si peu de temps, en partant de presque zéro, et remporter un trophée international si relevé trois ans après la prise de fonction relèvent déjà de la prouesse. Et la manière n’en est que plus admirable.</p>
<p style="text-align: justify">En termes d’image, l’ancien entraîneur de Manchester City faisait face à un défi comparable à celui de Laurent Blanc, qui a pris les rênes de l’équipe de France après Knysna, quand une méconnaissable Italie manquait de se qualifier au Mondial 2018. Il a également su développer un projet de jeu à l’échelle macro. Cette philosophie, pensée autour de son milieu, prête à se tourner vers l’avant, est en plus cohérente avec le progrès du Calcio et en véritable rupture avec l’histoire de la Nazionale. En complément, son management à l’échelle micro s’illustre par une excellente lecture des matchs, en témoignent les nombreux visages de l’Italie tout au long de cet Euro.</p>
<h2 style="text-align: justify">Le chiffre : Shaw devant !</h2>
<p style="text-align: justify">Cette dernière corde à l’arc de Roberto Mancini s’est justement illustrée une nouvelle fois sur cette finale. Car quand Luke Shaw inscrit le but le plus rapide de l’histoire des finales de l’Euro après 1 minute 57, explosant ainsi le précédent record détenu par Pereda qui donna l’avantage à l’Espagne en 1964 au bout de 5 minutes et 04 secondes, c’est plutôt la supériorité tactique du premier plan de jeu de Gareth Southgate qui transpire sur la rencontre.</p>
<p style="text-align: justify">À l’origine de l’action, une superbe conduite de balle de ce même Luke Shaw pour se dégager du pressing italien et trouver Harry Kane venu au secours. Puis, une fois le ballon en entonnoir dans le couloir droit, c’est la course de Kyle Walker qui crée la supériorité numérique et confère tant d’espace et de temps à Kieran Trippier pour ajuster son centre. En supériorité numérique également sur l’aile gauche, le latéral de Manchester United se retrouve <a href="https://youtu.be/1qaUlaLOvpo?list=PLQLPXA3TgtrC1LWiJvyYDoSyjOW_UEGGN&amp;t=22">seul au second poteau pour ajuster sa demi-volée</a>.</p>
<p style="text-align: justify">Menée par les pistons de bout en bout, cette offensive peut difficilement faire meilleure publicité au 3-4-3 de Southgate, décidé spontanément pour cette rencontre. C’est un symptôme de l’échec et mat tactique que ce dernier infligeait dans un premier temps à Mancini. Avec cette double supériorité numérique dans les couloirs qui profite autant aux pistons qu’aux neufs et demi en électrons libres, ce qui était une composition à vertu défensive – le technicien anglais confiera plus tard sa volonté de ne pas vouloir impliquer un ailier pour défendre sur Lorenzo Insigne – s’avère tout aussi problématique pour l’Italie sur les attaques anglaises.</p>
<p style="text-align: justify">Ce plan, qui a fonctionné (trop ?) immédiatement aurait pu être le gros coup de Southgate.</p>
<h2 style="text-align: justify">Le but : Bonucci sonne la charge</h2>
<p style="text-align: justify">Mais pour conserver ce potentiel gros coup, encore fallait-il ne pas perdre son football. Or, plus le match avance, moins l’Angleterre ne s’acharne à jouer autre chose que des seconds ballons jaillissants d’un repli défensif toujours plus bas. Les décrochages de Harry Kane et de Mason Mount, les incursions de Raheem Sterling&#8230; Tout ça n’était déjà plus que de l’histoire ancienne à la mi-temps. Si bien que les Italiens, bien rentrés dans cette deuxième période, retrouvent la balle de plus en plus rapidement. Et sentent de moins en moins le désespoir de devoir jouer long ou frapper de loin.</p>
<p style="text-align: justify">Après une traversée du désert assurée par le porteur d’eau Federico Chiesa, toujours à même d’apporter la menace dans le camp anglais, c’est <a href="https://youtu.be/1qaUlaLOvpo?list=PLQLPXA3TgtrC1LWiJvyYDoSyjOW_UEGGN&amp;t=238">une sorte de but casquette, sur corner</a>, qui achève de renverser les dynamiques mentales de ce match. Finalement, les conséquences mentales de cette bonne entame sont telles que le but de Leonardo Bonucci a des saveurs de « ce qui devait arriver arriva ». Car après celui-ci, les cassages de lignes, la conservation et les combinaisons dans les petits espaces se font plus faciles et ne laissent guère de doute sur le fait que l’Italie aurait de toute façon égalisé.</p>
<figure id="attachment_27575" aria-describedby="caption-attachment-27575" style="width: 902px" class="wp-caption alignnone"><img decoding="async" loading="lazy" class=" wp-image-27575" src="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2021/07/but-bonucci-digest-euro-9-300x200.jpg?x16177" alt="Vu du dessus, le but de Bonucci a tout d'un tableau de la Renaissance. (Crédits : Laurence Griffiths/Getty Images)" width="902" height="601" srcset="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2021/07/but-bonucci-digest-euro-9-300x200.jpg 300w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2021/07/but-bonucci-digest-euro-9-1024x683.jpg 1024w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2021/07/but-bonucci-digest-euro-9-768x512.jpg 768w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2021/07/but-bonucci-digest-euro-9-1536x1024.jpg 1536w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2021/07/but-bonucci-digest-euro-9.jpg 2048w" sizes="(max-width: 902px) 100vw, 902px" /><figcaption id="caption-attachment-27575" class="wp-caption-text">Vu du dessus, le but de Bonucci a tout d&rsquo;un tableau de la Renaissance. (Crédits : Laurence Griffiths/Getty Images)</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify">Lorsque Gareth Southgate tente de relancer la machine en faisant rentrer Bukayo Saka pour passer en 4-3-3, il est déjà trop tard. La défense italienne, vue contre la Belgique dans un véritable match référence, verrouille totalement l’axe et empêche la moindre once de relance. Ainsi, Kane est réduit à une ligne de statistiques alarmante : aucun tir, aucune passe avant un tir, aucun ballon touché dans la surface.</p>
<p style="text-align: justify">L’ascendant mental pris durant la deuxième période a sans doute pu aider lors des tirs au but, mais attention aux analyses biaisées par le résultat : les <em>Three Lions </em>perdent bien leur match en seconde période, et beaucoup moins sur ce double changement où Marcus Rashford et Jadon Sancho foulent la pelouse exclusivement pour tirer leur penalty. Si le dilemme est évidemment qu’ils rentrent à froid alors que le premier et unique ballon qu’ils toucheront aura une lourde signification, c’est une stratégie qui aurait pu fonctionner. Ces remplacements, justement, sont surtout intervenus trop tardivement. L’Italie avait déjà le sens du momentum. Mancini avait déjà retourné la partie en sa faveur. Southgate, qui avait jusque là eu tout bon ou presque sur cet Euro, a perdu pied à la mi-temps de la finale.</p>
<h2 style="text-align: justify">Le mot de la fin</h2>
<p style="text-align: justify">Puisque c’est sur ce match très intéressant que s’achève l’Euro 2020, profitons-en pour saluer la très bonne qualité de ce championnat d’Europe. La situation sanitaire et les burnouts potentiels ou avérés des joueurs à l’aune d’une compétition exigeante avaient de quoi faire peur, mais nous avons bien eu notre lot de matchs fous et offensifs. Globalement, peu d’équipes ont fermé le jeu, même les petits poucets en phase de groupes, et bon nombre de projets étaient intéressants. D’un point de vue comptable, l’Euro 2020 fut, avec 2,8 buts par match, l’Euro le plus prolifique dans le format poules et phase à élimination directe.</p>
<p style="text-align: justify">À noter également que Gianluigi Donnarumma a été nommé joueur du tournoi. On peut aisément le comprendre : il n’a encore jamais perdu une séance de tirs au but avec sa sélection, a contribué à l’exploit de gagner deux séances d’affilée, ce qui n’était jamais arrivé à l’Euro, et est plus globalement un des architectes majeurs de la série italienne en cours, et du titre, tout simplement.</p>
<p style="text-align: justify">Jorginho n’aurait pas non plus démérité cette distinction. Déjà vainqueur de la Ligue des Champions cette année, il rajoute l’Euro dans sa vitrine en étant une solide vertèbre de la colonne vertébrale de son équipe dans les deux cas. Et si sa saison monstre le plaçait au sommet de la course au Ballon d’Or ? On aura aussi une pensée pour Leonardo Spinazzola. Il était <a href="https://www.demivolee.com/2021/06/28/le-digest-de-l-euro-5-tcheque-mate/">au cœur du projet de Mancini</a> et, coïncidence ou non, l’Italie n’a plus gagné un match dans le temps réglementaire après sa blessure. Quel plaisir de le voir sur le podium !</p>
<p style="text-align: justify">Enfin, il est temps de vous remercier vous, chers lecteurs, de nous avoir accompagnés tout au long de cet Euro !</p>
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		<title>Dossier : La Coupe de la Nuit</title>
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		<dc:creator><![CDATA[NSOL]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 09 Jul 2021 05:00:37 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Equipes nationales]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pendant que toute l&#8217;Europe a les yeux rivés sur les affrontements au sommet entre Italiens et Espagnols, entre Anglais et Danois, une autre tragédie se <a class="mh-excerpt-more" href="https://www.demivolee.com/2021/07/09/dossier-la-coupe-de-la-nuit/" title="Dossier : La Coupe de la Nuit">[...]</a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><strong>Pendant que toute l&rsquo;Europe a les yeux rivés sur les affrontements au sommet entre Italiens et Espagnols, entre Anglais et Danois, une autre tragédie se déroule à l&rsquo;autre bout du monde. A des horaires impossibles se déroule la Coupe de la Nuit, la Copa America. Et pourtant, le spectacle ne se lasse jamais.</strong></p>
<h2 style="text-align: justify">Europe des bannis</h2>
<p style="text-align: justify">Les relations entre l&rsquo;Amérique du Sud et l&rsquo;Europe sont, au niveau footballistique, au plus haut. Rien que cet été, la Ligue 1 a enregistré l&rsquo;arrivée, au hasard, de Henrique et Gerson en provenance directe du Brésil. Et nombreux sont les joueurs sud-américains à évoluer en Europe. D&rsquo;Argentine, du Brésil, de Colombie, du Chili et de partout. Dans le sens inverse, un grand nombre de Sud-Américains retournent chez eux, mais la précarité des conditions financières des clubs empêche souvent la signature d&rsquo;Européens en Amérique du Sud. Quoi qu&rsquo;il en soit, la navette de joueurs fonctionne à merveille.</p>
<p style="text-align: justify">Et pourtant, pour ce qui est de suivre le football européen en Amérique du Sud, il s&rsquo;agit d&rsquo;une des tâches les plus compliquées qui soient. Outre les horaires &#8211; souvent en plein milieu de la journée -, la programmation télévisuelle et l&rsquo;absence bien souvent de diffusion rend le visionnage des matchs tout bonnement impossible, que ce soit pour un expatrié ou pour un natif souhaitant découvrir le football européen. Et ce n&rsquo;est pas la diffusion de la Ligue des Champions, partiellement sur Facebook, qui tend à crédibiliser le football européen comme un football auquel l&rsquo;on peut s&rsquo;attacher.</p>
<p style="text-align: justify">Et puis, pourquoi s&rsquo;attacher au football européen quand on a devant soi un des plus beaux footballs de la planète ? Peut-être pas le plus technique, sans doute pas le plus tactique, évidemment pas le plus rapide. Mais le plus attrayant sans aucune hésitation. Car rien ne vaut le stade, l&rsquo;expérience sud-américaine par excellence. Voir les <em>torcedirs </em>ou les <em>barras bravas </em>chanter leur amour, cela dépasse bien quelques contrôles de balle.</p>
<h2 style="text-align: justify">Dure expérience</h2>
<p style="text-align: justify">Et les européens font bien souvent la même amère expérience d&rsquo;un football difficile à suivre. Comment suivre le Brasileirão depuis la France ? Se lever au milieu de la nuit ne suffit pas, encore faut il trouver comment le regarder. Légalement, c&rsquo;est bien souvent mission impossible, même avec des abonnements improbables. Ils sont bien sûr plus rares, les européens qui cherchent à regarder ce qu&rsquo;il se passe au large de l&rsquo;Atlantique Sud. Mais il y en a. Et puis, une fois une image trouvée, comprendre le fonctionnement du championnat local dépasse parfois la capacité de compréhension d&rsquo;un esprit fatigué par la journée et éveillé en plein milieu du sommeil. Et ce n&rsquo;est pas par la qualité de la retransmission, souvent hachée par la faute d&rsquo;un signal Wi-Fi défaillant, qui vient aider à faire du football sud-américain la référence pour un Européen.</p>
<p style="text-align: justify">La seule exception à cette règle est, ou plutôt devrait être, la Copa America. Quel amateur de football n&rsquo;a jamais regardé un match avant d&rsquo;aller se coucher, pendant un été chaud comme la braise ? La Copa America fait partie, par ses aspects hautement amateurs et étonnants, par son émotion unique, de la culture footballistique européenne. Les clubs pestent contre les joueurs s&rsquo;en allant la disputer, mais ils n&rsquo;hurleraient pas pour un Euro. Or, la Copa America est bien plus qu&rsquo;un Euro. Justement parce qu&rsquo;elle est intense, rapprochée, toujours avec les mêmes équipes et toujours plus dure à gagner. La culture footballistique sud-américaine est riche de ces matchs nombreux. De même que les Jeux Olympiques sont une vraie compétition de football en Amérique du Sud &#8211; l&rsquo;Uruguay les arbore comme des Coupe du Monde sur son maillot -, la Copa America transcende les identités régionales pour unir le pays.</p>
<h2 style="text-align: justify">Heure de nuit</h2>
<p style="text-align: justify">Encore une fois, la nuit européenne se déchirera pour un instant de grâce. Un instant de bonheur venu tout droit du Brésil. Dans des conditions ubuesques, le pays-hôte qui n&rsquo;aurait pas dû être, dans un contexte socio-politique digne d&rsquo;un mauvais roman, dans des conditions de diffusion en Europe qui ne méritent même pas d&rsquo;être citées, le Brésil défiera l&rsquo;Argentine pour un moment de football comme seule l&rsquo;Amérique du Sud sait nous l&rsquo;offrir.</p>
<p style="text-align: justify">Deux des formations les plus légendaires de l&rsquo;histoire du football. Un affrontement éternel d&rsquo;idéologies, d&rsquo;hommes et de femmes. <a href="https://www.demivolee.com/2019/03/14/dossier-bresil-france-1958-la-naissance-de-pele/">Pelé</a>, <a href="https://www.demivolee.com/2017/11/11/dossier-garrincha-oiseau-brule/">Garrincha</a>, Ronaldinho d&rsquo;un côté. <a href="https://www.demivolee.com/2018/06/26/billet-dodu-lenfant-dor/">Maradona</a>, <a href="https://www.derbyderbyderby.it/calcio-estero/il-villarreal-racconta-riquelme-lascio-i-soldi-dei-suoi-bonus-ai-magazzinieri-e-facchini-del-club/">Riquelme</a>, Kempes de l&rsquo;autre. Impossible d&rsquo;être indifférent à ce match. Que l&rsquo;on soit Français, Allemand ou Polonais, on a son avis sur ces deux équipes. Si on aime le Brésil, on ne peut pas supporter l&rsquo;Argentine. Si notre cœur bat au rythme du cri sacré de la liberté, l&rsquo;image de la Croix du Sud ne peut resplendir dans nos yeux.</p>
<p style="text-align: justify">Le match entre l&rsquo;Argentine et le Brésil est un derby comme il n&rsquo;en existe pas d&rsquo;autre au monde entre des équipes nationales. Depuis le 20 septembre 1914, alors que l&rsquo;Europe courrait à une guerre qui deviendra mondiale, les deux nations se sont affrontées à cent-sept reprises. Cela fait près de deux ans, depuis le Superclásico de las Américas de 2019, que Lionel Messi n&rsquo;a pas croisé la route de Neymar. Qui remportera le match, personne ne peut le dire, mais tout le monde espère que le résultat sera à la hauteur de ses espérances. La Coupe de la Nuit est pleine d&rsquo;incertitudes.</p>
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		<title>Le Digest de l’Euro #8 – Londres et la lumière</title>
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		<dc:creator><![CDATA[MatthiasT]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 08 Jul 2021 05:00:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Dossiers Demivolée.com]]></category>
		<category><![CDATA[Equipes nationales]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Deux fois par semaine, retrouvez votre digest de l’Euro 2020 sur demivolee.com. Aujourd’hui, il est temps de débriefer les demi-finales afin d’avoir toutes les clefs <a class="mh-excerpt-more" href="https://www.demivolee.com/2021/07/08/le-digest-de-l-euro-8-londres-et-la-lumiere/" title="Le Digest de l’Euro #8 – Londres et la lumière">[...]</a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><strong>Deux fois par semaine, retrouvez votre digest de l’Euro 2020 sur demivolee.com. Aujourd’hui, il est temps de débriefer les demi-finales afin d’avoir toutes les clefs pour le dernier match de la compétition. </strong></p>
<h2 style="text-align: justify">L’évènement : L’Angleterre retrouve une finale 55 ans après</h2>
<p style="text-align: justify">Tout vient à point à qui sait attendre. Et que les Anglais auront attendu ! Depuis la Coupe du monde 1966 organisée à la maison, l’Angleterre n’avait plus connu les joies d’une finale de tournoi majeur. Les spectres de la demi-finale de 2018 ont frappé à la porte, bien sûr, mais les hommes de Gareth Southgate connaissaient le film et ont inversé les rôles : ouvrir le score sur coup franc direct avant de perdre 2-1 en prolongation était leur écueil, ce scénario est devenu leur salut.</p>
<p style="text-align: justify">Contre ce si séduisant Danemark, les <em>Three Lions </em>ont été les protagonistes de la rencontre du début à la fin. Pour ce qui aboutit probablement au meilleur match de leur compétition, les Anglais n’ont pas laissé le luxe aux Danois de s’installer dans le camp adverse. Ces derniers souffraient pour tenter de faire sortir les ballons, tant les menaces de Raheem Sterling et Bukayo Saka pesaient sur leurs latéraux tandis qu’un fort pressing à la perte s’occupait de neutraliser le double-pivot danois, caractérisé par un Thomas Delaney en grande peine.</p>
<p style="text-align: justify">Pour une sélection qui s’appuie tant sur ses individualités, c’est toujours plus pratique quand celles-ci brillent. Et ça n’a pas manqué hier soir. Harry Maguire a encore failli se muer en buteur tout en restant précieux à la relance et grandiose défensivement. L’autre Harry, Kane, à qui la phase à élimination directe va à ravir, s’est illustré à la création, trouvant cette sublime passe pour Saka sur le but anglais. Raheem Sterling, enfin, continue d’être décisif à chaque match en ayant « provoqué » le but contre son camp et le penalty.</p>
<p style="text-align: justify">Cela reste donc un match très abouti pour la sélection de Gareth Southgate, même si le cœur du spectateur neutre en dira autrement. En effet, en plus d’avoir éliminé <a href="https://www.demivolee.com/2021/06/25/le-digest-de-l-euro-4-le-danemark-est-legendaire/">les chouchous de la compétition</a> et empêché le somptueux coup franc de Mikkel Damsgaard d&rsquo;entrer dans la légende, l’Angleterre a pu par moment donner l’impression de s’empaler, de ne pas pouvoir marquer, puis valide sa qualification sur un CSC et un penalty très litigieux converti en deux temps. Sans parler de l’avantage gracieux de pouvoir être le pays hôte d’une compétition sans pays hôte.</p>
<p style="text-align: justify">Mais, à tête reposée, impossible de qualifier cette victoire d’autre chose que de méritée. Contraints d’éteindre la lumière dès la 60<sup>e</sup> minute, les Danois ont rarement été proches de surclasser l’Angleterre. Même un grand Kasper Schmeichel n&rsquo;aura pas pu fermer les écoutilles jusqu&rsquo;aux tirs au but.</p>
<h2 style="text-align: justify">Le chiffre : La chance <em>azzuri</em> aux audacieux</h2>
<p style="text-align: justify">Mardi, dans ce très beau match entre deux grandes nations du football, l’Italie a décroché sa dixième participation à une finale d’un tournoi majeur (Euros et Coupes du monde). C’est seulement la deuxième sélection à atteindre ce cap, derrière l’Allemagne qui distance tout le monde avec ses quatorze finales. Et si c’était la plus belle finale de l&rsquo;histoire de la Nazionale ?</p>
<p style="text-align: justify">On n’a pas l’habitude de voir l’Italie impressionnante offensivement dès le début d’une compétition majeure en plus d’être tournée vers l’attaque et la possession. La Botte s&rsquo;illustre historiquement par son catenaccio et ses hommages plus ou moins fidèles et réussis, ainsi que par ses débuts poussifs. Problème : la possession, c’est aussi la grande obsession espagnole. Et l’on imaginait assez mal Roberto Mancini mettre de l’eau dans son prosecco, abandonner le ballon, poser le bloc bas et opérer en contres. Non, l’Italie n’est pas revenue à ses classiques. Ce qui, contre cette Espagne encore en rodage générationnel, aurait pu marcher, et avec un scénario similaire.</p>
<p style="text-align: justify">Ceci étant, l’enjeu du match n’était pas tant la possession que l’utilisation du ballon. On le sait, l’Espagne s’est toujours illustrée dans ce premier domaine, mais plus irrégulièrement dans le second. Mardi, la <em>Roja </em>s’est très bien occupée de ces deux aspects et était incontestablement la meilleure équipe sur le terrain. Mais les <em>Azzuri</em> ne sont pas restés sans réponse.</p>
<p style="text-align: justify">Presque paradoxalement, puisque dépourvus de Leonardo Spinazzola pour organiser le jeu depuis son aile, les Italiens ont abandonné l’axe pour tout de même s’organiser sur les côtés une fois balle au pied. Le losange espagnol les en a sans doute contraints. Mais, bien que volontaire, la <em>Squadra Azzura </em>aura eu beaucoup de mal à se sortir d’un schéma attaque-défense du fait d’un pressing à la perte rendu impossible par… une perte, justement, trop basse sur le terrain et trop rapide en secondes passées avec le ballon.</p>
<p style="text-align: justify">En dehors de rares séquences plutôt bien menées, encore depuis les ailes, où le danger parvenait à être créé dans le dos de la défense espagnole, la résistance est surtout venue des transitions. Des sorties de balle qui se symbolisent par Federico Chiesa. D’une superbe frappe enroulée depuis l’entrée de la surface, il expose la fébrilité de la <em>Roja </em>dans sa propre surface et donne l’avantage, contre le cours du jeu, à la Nazionale.</p>
<p style="text-align: justify">Du reste, les changements de Mancini, probablement sous la contrainte de physiques empruntés, condamnent quelque peu l’Italie à subir les principes espagnols jusqu’à la fin du match. Une égalisation de Morata plus tard, les Azzuri ne pourront plus compter que sur un tir au but de Jorginho pour se qualifier en finale.</p>
<h2 style="text-align: justify">Le but : Morata, métonymie de l’Espagne</h2>
<p style="text-align: justify">Ne cherchez pas, tout ce que veut faire, tout ce que veut être l&rsquo;Espagne figure dans <a href="https://youtu.be/xL4fevCPBIg?t=139">l&rsquo;action du but d&rsquo;Álvaro Morata</a>. En décrochage jusqu’au rond central, il reçoit une passe d’Aymeric Laporte qui, en fixation, est encouragé à casser une ligne plutôt que de perpétrer une phase de possession en U. Puis la prise de balle de Morata casse une autre ligne. Arrivé face à Giorgio Chiellini, il combine en une-deux avec un Dani Olmo qui empoisonne les demi-espaces et finit, face au gardien, d’un sang-froid qui ne le caractérise pas forcément. Lui, le mal-aimé, le sans-club, le maladroit, vient de remettre l’Espagne à hauteur de l’Italie. À la hauteur qu’elle méritait.</p>
<p><img decoding="async" loading="lazy" class="alignnone wp-image-27532" src="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2021/07/Alvaro-Morata-Italy-Spain-goal-side-768x360-1-300x141.jpg?x16177" alt="" width="826" height="388" srcset="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2021/07/Alvaro-Morata-Italy-Spain-goal-side-768x360-1-300x141.jpg 300w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2021/07/Alvaro-Morata-Italy-Spain-goal-side-768x360-1.jpg 768w" sizes="(max-width: 826px) 100vw, 826px" /></p>
<p style="text-align: justify">Car si la <em>Roja </em>était la meilleure équipe sur le terrain mardi soir, c’est grâce à la partition récitée par Olmo et Pedri.</p>
<p style="text-align: justify">Titularisé en lieu et place de Morata, l’ailier du RB Leipzig représentait le coup tactique de Luis Enrique pour trouver la clef du cadenas italien. Depuis son rôle de faux neuf, il laissait parler sa science de l&rsquo;espace pour aller gêner le milieu italien dans la zone de Jorginho, là où Leonardo Bonucci ne pouvait le suivre. Avec Pedri, qui n’a raté que deux passes en 120 minutes, il a permis d&rsquo;instaurer le jeu de position traditionnel à l&rsquo;Espagne tout en étant très productif en situations de but. Positionné tantôt dans un demi-espace, tantôt dans un interligne, le milieu du Barça guidait le jeu par le pied, avec ses prises de balle et ses transmissions bien senties, comme on l&rsquo;attend d&rsquo;un n°8 espagnol, mais aussi avec ses mains, faisant preuve d&rsquo;un leadership tactique exceptionnel et toujours juste, comme on l&rsquo;attend moins d&rsquo;un gamin de 18 ans.</p>
<p style="text-align: justify">Malheureusement pour la <em>Roja</em>, c’est l’efficacité dans la surface qui péchait cette fois-ci. Et c&rsquo;est probablement ce que beaucoup retiendront de ce match. Comme pour Morata, il est beaucoup plus tentant de voir ce que l&rsquo;Espagne fait de mal que ce qu&rsquo;elle fait de bien. Lorsque le trident offensif mange encore la feuille à 0-1 et se montre incapable de convertir la domination territoriale en avantage au score, on peut facilement oublier à quel point il a fait imploser un milieu italien qui régnait en maître sur la compétition. Et quand Morata manque son tir au but, son égalisation s&rsquo;évapore avec ses décrochages et permutations si utiles pour craqueler la défense italienne.</p>
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		<title>Le Digest de l’Euro #7 – Le chant d’Insigne</title>
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		<dc:creator><![CDATA[MatthiasT]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 05 Jul 2021 05:00:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Dossiers Demivolée.com]]></category>
		<category><![CDATA[Equipes nationales]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Deux fois par semaine, retrouvez votre digest de l’Euro 2020 sur demivolee.com. En ce lundi qui précède les demi-finales de la compétition, notre programme du <a class="mh-excerpt-more" href="https://www.demivolee.com/2021/07/05/le-digest-de-l-euro-7-le-chant-d-insigne/" title="Le Digest de l’Euro #7 – Le chant d’Insigne">[...]</a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><strong>Deux fois par semaine, retrouvez votre digest de l’Euro 2020 sur demivolee.com. En ce lundi qui précède les demi-finales de la compétition, notre programme du jour revient sur les faits marquants des quarts : des grands gardiens, trois têtes de lion et le nom du futur vainqueur (non). </strong></p>
<h2 style="text-align: justify">L’événement : Une séance de tirs au but dantesque</h2>
<p style="text-align: justify">Les Suisses ne réitéreront pas l’exploit de se qualifier aux tirs au but. Au terme d’un match à la physionomie radicalement différente de sa huitième de finale contre la France, une séance de tirs au but folle durant laquelle cinq des neuf penalties ne toucheront pas les filets élimine la Suisse et qualifie l’Espagne pour le dernier carré.</p>
<p style="text-align: justify">La <em>Roja</em>, malgré tout, n’aura pas pu s’empêcher de se compliquer la vie. Jusqu’au carton rouge de Remo Freuler, elle faisait preuve de circuits de passes intéressants et d’un plan B – Jordi Alba dans son couloir – correct, mais le tout reste insuffisant. Les espaces sont créés, certes, mais ils sont, la plupart du temps, pas ou mal exploités. Le cadre strict que semble mettre en place Luis Enrique et un manque de génie global ferment la porte à tout éclat individuel, ne laissant place qu&rsquo;à un tiki-taka latéral qui cherche désespérément de la verticalité. Une fois en supériorité numérique, les Espagnols se sont même trouvés réduits au silence complet.</p>
<p style="text-align: justify">Côté suisse, il faut tout de même noter qu’avant d’être réduits à dix, les hommes de Vladimir Petković avaient tenté de surprendre leurs adversaires avec une défense à quatre et un bloc plus haut permettant au trident offensif de presser les centraux espagnols. Mais l’Espagne, forte de décrochages, trouvait globalement la solution. Surtout, les exploits à la relance vus contre les Bleus ne se sont pas reproduits.</p>
<p style="text-align: justify">Ni les deux buts, véritables cadeaux-boulettes de part et d’autre, ni les prolongations, qui ressembleront cette fois-ci à un véritable exercice de gammes pour les Espagnols qui « marqueront » deux fois plus d’expected goals en un quart d’heure que sur l’intégralité du temps réglementaire, ne sauront départager les deux équipes.</p>
<p style="text-align: justify">Rendez-vous aux tirs au but. Et quelle séance ! Yann Sommer semble d’abord poursuivre sa frénésie de parades – quand Sergio Busquets ne fracasse tout simplement pas le poteau. Mais c’est surtout la performance d’Unai Simón qui est à souligner. Alors qu&rsquo;il était logiquement peu en vue jusque-là, ses deux parades remettent l’Espagne sur les bons rails. Devenu géant au milieu d’une minuscule cible, Simón voit ensuite le tir au but de Ruben Vargas valser loin au-dessus de sa transversale. Un penalty de Mikel Oyarzabal plus loin, la <em>Roja </em>décroche son billet pour les demi-finales.</p>
<h2 style="text-align: justify">Le chiffre : Tête-à-tête à Rome</h2>
<p style="text-align: justify">L’Angleterre est devenue, lors de leur carton plein face à l’Ukraine samedi à Rome, la première équipe à inscrire trois buts de la tête dans un même match d’Euro. Les deux Harry, Maguire et Kane, ainsi que Jordan Henderson, pour qui c’était le premier but en sélection, ont tous enfoncé le clou de cette manière.</p>
<p style="text-align: justify">Pour ce qui était leur seul match de la compétition à l’extérieur, les Anglais ont fait le plein de confiance tout en ayant pu faire tourner. Le luxe s’ajoute au potentiel. S’ils ont parfois manqué d’inspiration, peut-être par prudence, les <em>Three Lions</em> ont su s’imposer sur quelques séquences bien senties, venues perforer une défense ukrainienne bien poreuse.</p>
<h2 style="text-align: justify">Le but : Insigne du destin</h2>
<p style="text-align: justify">Le deuxième but du Danemark, qui s’est imposé au réalisme face à la Tchéquie en Azerbaïdjan, avec Kasper Dolberg à la réception d’un superbe centre extérieur du pied en première intention de Joakim Mæhle, était un candidat sérieux pour cette rubrique. Mais nous choisissons finalement d’honorer Lorenzo Insigne, une des individualités italiennes qui parviennent à se faire remarquer alors que c’est avant tout le collectif qui impressionne.</p>
<p style="text-align: justify">Son but ponctue à la perfection si match si attendu et caractérise la quête vers l’excellence de Roberto Mancini. Il représente tout ce que l’Italie souhaite faire du ballon en attaque, avec un Leonardo Bonucci et/ou un Marco Verratti profitant d’un pressing belge laxiste pour distribuer le jeu – souvent en longueur pour le premier – et trouver Nicolò Barella ou directement Insigne entre les lignes. Rendu libre par l&rsquo;animation offensive déjà <a href="https://www.demivolee.com/2021/06/28/le-digest-de-l-euro-5-tcheque-mate/">décrite précédemment</a> avec Leonardo Spinazzola en piston gauche sans équivalence sur la droite, l’attaquant du Napoli profite d’un boulevard après avoir crocheté Youri Tielemans. <a href="https://youtu.be/ypA-Z-RlvGY?t=68">Son enroulée pied droit</a> laisse Thibault Courtois pantois.</p>
<h2 style="text-align: justify">La suite : Les leçons du dernier carré à la phase de poule</h2>
<p style="text-align: justify">Alors que le dernier carré s’est formé et que la fin de la semaine couronnera un vainqueur, l’Angleterre tient la corde des bookmakers pour remporter la compétition.  L’Italie, quant à elle, apparaît comme favorite de cœur des observateurs pour tout ce qu’elle montre depuis le début des poules, exception faite de la huitième contre l’Autriche.</p>
<p style="text-align: justify">À analyser les groupes, il est vrai qu’on y retrouve une Angleterre décevante bien qu’elle ait su garder ses cages inviolées, une Espagne très moyenne avant son carton contre la Slovaquie, et un Danemark qui a commencé par deux défaites avec, certes, quelques circonstances très atténuantes. L’Italie, flamboyante depuis le début, peut légitimement attirer les foules. Mais rien n’est garanti.</p>
<p style="text-align: justify">En fait, c’est même plutôt l’inverse. Les vainqueurs des précédents tournois majeurs ont historiquement rarement convaincu en phase de poule. On pense bien sûr au Portugal qui, en 2016, n’avait gagné qu’un seul match dans le temps réglementaire sur toute la compétition, et aucun dans son groupe. Au dernier Mondial, la France avait eu besoin d’un penalty et d’un spectaculaire CSC contre l’Australie, gagné de peu face au Pérou et reposé ses cadres dans un insipide 0-0 contre les Danois. La campagne espagnole de 2008 est une exception, mais ne masque pas les poules 2010 et 2012, tout aussi poussives que leurs camarades.</p>
<p style="text-align: justify">La réciproque est forcément vraie. Les équipes qui brillent dans leurs groupes ne vont pas au bout. La Belgique en 2018, la Colombie en 2014, la Tchéquie en 2004… On a tous en tête les images d’un beau perdant récent. Et vous êtes peut-être nombreux à espérer, en ce moment même, que le Danemark ne vienne pas rejoindre cette galerie.</p>
<p style="text-align: justify">De fait, que l’on parle de qualité offensive ou de solidité défensive, les vérités des groupes ne sont pas celles des matchs à élimination directe. Et s’il y a une seule constante à chercher dans cet Euro si particulier, c’est bien que nos quatre demi-finalistes ont tous joué leurs matchs de poule à domicile.</p>
<p>Cet article <a rel="nofollow" href="https://www.demivolee.com/2021/07/05/le-digest-de-l-euro-7-le-chant-d-insigne/">Le Digest de l’Euro #7 – Le chant d’Insigne</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://www.demivolee.com">Demivolée.com</a>.</p>
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