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	<title>MatthiasT, Auteur à Demivolée.com</title>
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		<title>Dossier : Et si le PSG commençait ses matchs avec un but de retard ?</title>
		<link>https://www.demivolee.com/2022/08/22/dossier-et-si-le-psg-commencait-ses-matchs-avec-un-but-de-retard/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[MatthiasT]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 22 Aug 2022 06:00:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Dossiers Demivolée.com]]></category>
		<category><![CDATA[Ligue 1]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le constat est simple et partagé par tous : le PSG gagne trop, trop facilement. Une décennie après le premier titre de leur hégémonie, le <a class="mh-excerpt-more" href="https://www.demivolee.com/2022/08/22/dossier-et-si-le-psg-commencait-ses-matchs-avec-un-but-de-retard/" title="Dossier : Et si le PSG commençait ses matchs avec un but de retard ?">[...]</a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><strong>Le constat est simple et partagé par tous : le PSG gagne trop, trop facilement. Une décennie après le premier titre de leur hégémonie, le suspens de la course au titre en Ligue 1 ne fait plus palpiter le cœur d’aucun supporter ni ne tape à l’œil des observateurs étrangers. Alors pourquoi ne pas avoir recours à une idée (en apparence ?) absurde pour lui redonner de l’intérêt ?</strong></p>
<h2 style="text-align: justify"><strong>Club-État, clubs bêta</strong></h2>
<p style="text-align: justify">On le sait, le Paris Saint-Germain étant détenu par un État comme un outil de sportwashing parmi d&rsquo;autres, il est financièrement bien trop au-dessus de sa ligue. Remise en contexte. Sur les 21 plus gros transferts de l’histoire de la Ligue 1, 18 sont parisiens. L’effectif actuel a coûté plus de 900 millions d’euros en indemnités de transfert (sans compter les primes à la signature) quand le deuxième effectif le plus cher de Ligue 1 est le groupe monégasque à 320 millions d’euros. La saison dernière, la masse salariale parisienne atteignait les 433 millions d’euros sur l’année selon les estimations de Capology sur <a href="https://fbref.com/en/comps/13/2021-2022/wages/2021-2022-Ligue-1-Wages">Fbref</a>. La deuxième plus grosse paie ? L’OL avec 68 millions. Pendant ce temps, la masse salariale moyenne des 19 clubs non-parisiens s’élève à 23 millions.</p>
<p style="text-align: justify">Pas d’obligation de retour sur investissement, pas d’injonction à la sobriété en temps de crise, pas de propriétaire regardant sur les ventes : c’est la porte ouverte à toutes les folies. <a href="https://www.transfermarkt.fr/ligue-1/fuenfjahresvergleich/wettbewerb/FR1">Transfermarkt</a> attribue au club de Nasser Al-Khelaïfi un résultat net négatif de 340 millions sur les transferts des 5 dernières années. Seuls 5 autres clubs de Ligue 1 peuvent – ou croient pouvoir – se permettre d’être dans le rouge sur cette métrique, avec notamment l’OM et ses -125 millions toujours plus scrutés par la DNCG.</p>
<p style="text-align: justify">Avec cette gestion financière qu’on l’on qualifierait au mieux de laxiste, le PSG s’ouvre non seulement un champ des possibles injustement démesuré, mais peut se permettre d’accumuler les erreurs sportives sans conséquences. Le voilà donc passer d’attaquants en attaquants comme un bambin de Buzz l’Éclair en GI Joe. Une situation ridicule qui permet au club de la capitale de faire fi de la compétence, de ne pas s’encombrer de réflexions sportives, d’ouvrir des lofts plus chers que les onzes types de leurs concurrents, et de toujours gagner, largement.</p>
<h2 style="text-align: justify"><strong>Laissez-faire play financier</strong></h2>
<p style="text-align: justify">Un club qui surdomine tant son championnat – d’autant plus ici grâce à un dopage financier inégalable – lance un cercle vicieux pour les autres : aucun investisseur n’est tenté de monter une autre équipe et de s’y mesurer. La propriété de clubs de football peine déjà à être rentable, alors pourquoi diable injecter des centaines de millions pour finir éternels seconds ? Cette hégémonie est donc de moins en moins bonne pour l’intérêt, les audiences, et donc les revenus d’image et de publicité qui constituent l’immense et toujours croissante part des recettes de l’industrie – c’est aussi l’occasion de détruire le mythe du ruissellement : les droits TV domestiques n’augmentent pas grâce à Lionel Messi, et les droits internationaux n’ont tout simplement pas été revalorisés à une hauteur significative depuis QSI.</p>
<p style="text-align: justify">Voilà pourquoi l&rsquo;organe gouvernant cette compétition voudrait intervenir. La question est comment.</p>
<p style="text-align: justify">Bien qu’impulsées par des clubs plus soucieux de leur statut d’ « historiques » que de l’équité et de la beauté du sport, toutes les régulations financières pour freiner les clubs-États dans leur course aux dépenses ont au mieux échoué, au pire fait rire. Des mesures plus drastiques auraient quant à elle bien du mal à prouver leur légalité vis-à-vis de la libre concurrence une fois contestées devant les tribunaux. Et laisser le PSG filer vers une Super League aurait, en plus de <a href="https://www.demivolee.com/2021/04/21/billet-super-ligue-pour-le-plaisir-des-supporters/">toutes les conséquences détestables inhérentes à cette dernière</a>, des effets néfastes sur la Ligue 1 : pertes d’attractivité et d’audience, légitimité d’un « champion » de France questionnée, etc. Vous pourriez le souhaiter, mais ce n’est pas une position que tiendrait une LFP soucieuse de relancer le suspens de sa compétition reine.</p>
<h2 style="text-align: justify"><strong>Coup d’envoi, 0-1</strong></h2>
<p style="text-align: justify">Si toucher au porte-monnaie dans l’espoir que le sportif soit moins impacté par la démesure du dit porte-monnaie est inefficace, pourquoi ne pas directement toucher au sportif ? Sur une idée de <a href="https://theathletic.com/3512750/2022/08/17/bayern-munich-bundesliga-dominance/"><em>The Athletic</em></a> qui l’a testée sur le Bayern Munich, une résolution quelque peu choquante pour relancer la compétitivité en Ligue 1 serait de faire commencer chaque match du PSG à 1-0 pour l’adversaire.</p>
<p style="text-align: justify">Outre les débats philosophiques, il faudrait surtout, moralement et pour éviter les poursuites, que tout le monde, PSG compris, se mette d’accord sur le fait que le club de la capitale <em>est</em> démesurément supérieur et que cette solution, que certains concurrents pourraient percevoir comme humiliante et le PSG comme outrancière, soit celle à adopter. Mais admettons.</p>
<p style="text-align: justify"><em>The Athletic </em>a donc testé cette mesure sur les 10 dernières saisons de Bundesliga. Le Bayern, qui dans la « vraie vie » les a toutes gagnées, aurait bien sûr toujours été dans la course au titre mais n’aurait soulevé que 3 titres de champion. En leur infligeant une pénalité de 34 buts, les Bavarois auraient perdu en moyenne 17 points par saison. Dortmund, Leipzig, mais aussi Wolfsburg en auraient profité pour garnir leur armoire à trophées au terme de luttes probablement plus intéressantes qu’elles ne le sont actuellement.</p>
<p style="text-align: justify">C’est donc au tour de <a href="https://www.demivolee.com/"><em>demivolee.com</em></a> de mettre cette idée à l’épreuve sur le PSG. Qu’aurait donné cette dernière décennie si le PSG avait commencé chacun de ses matches avec un handicap d’un but ? Voici les tops 5 des 10 dernières éditions de la Ligue 1, en commençant par le premier titre parisien en 2012-2013 :</p>
<h3 style="text-align: justify">2012-2013</h3>
<p style="text-align: justify"><img decoding="async" fetchpriority="high" class="alignnone wp-image-28641" src="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2022/08/2012-2013-300x133.png?x16177" alt="" width="900" height="399" srcset="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2022/08/2012-2013-300x133.png 300w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2022/08/2012-2013-768x341.png 768w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2022/08/2012-2013.png 900w" sizes="(max-width: 900px) 100vw, 900px" /></p>
<p style="text-align: justify">Conséquence du handicap : 30 points en moins.</p>
<p style="text-align: justify">Paris serait 9<sup>e</sup> avec 53 points.</p>
<p style="text-align: justify">Le nouveau PSG version QSI est à cette époque-là encore un champion normal qui perd des points régulièrement et écrase encore peu les plus faibles.</p>
<h3 style="text-align: justify">2013-2014</h3>
<p style="text-align: justify"><img decoding="async" class="alignnone wp-image-28642" src="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2022/08/2013-2014-300x133.png?x16177" alt="" width="900" height="399" srcset="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2022/08/2013-2014-300x133.png 300w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2022/08/2013-2014-768x341.png 768w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2022/08/2013-2014.png 900w" sizes="(max-width: 900px) 100vw, 900px" /></p>
<p style="text-align: justify">Conséquence du handicap : 22 points en moins.</p>
<p style="text-align: justify">Cette année-là, le PSG compte beaucoup plus de victoires nettes et commence réellement à asseoir sa domination. Néanmoins, les 38 buts donnés aux adversaires pénalisent encore trop le PSG pour qu’il se maintienne dans la course au titre.</p>
<h3 style="text-align: justify">2014-2015</h3>
<p style="text-align: justify"><img decoding="async" class="alignnone wp-image-28643" src="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2022/08/2014-2015-300x133.png?x16177" alt="" width="900" height="399" srcset="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2022/08/2014-2015-300x133.png 300w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2022/08/2014-2015-768x341.png 768w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2022/08/2014-2015.png 900w" sizes="(max-width: 900px) 100vw, 900px" /></p>
<p style="text-align: justify">Conséquence du handicap : 29 points en moins.</p>
<p style="text-align: justify">Paris serait 8<sup>e</sup> avec 54 points.</p>
<p style="text-align: justify">Saison moins convaincante du PSG qui se sent d’autant plus dans notre fiction. Avec beaucoup de nuls et peu de larges victoires avant le sprint final, la course au titre se serait jouée sans eux.</p>
<h3 style="text-align: justify">2015-2016</h3>
<p style="text-align: justify"><img decoding="async" loading="lazy" class="alignnone wp-image-28644" src="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2022/08/2015-2016-300x133.png?x16177" alt="" width="900" height="399" srcset="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2022/08/2015-2016-300x133.png 300w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2022/08/2015-2016-768x341.png 768w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2022/08/2015-2016.png 900w" sizes="(max-width: 900px) 100vw, 900px" /></p>
<p style="text-align: justify">Conséquence du handicap : 20 points en moins.</p>
<p style="text-align: justify">Ce serait donc le premier titre de champion de France du PSG après cette saison marquée par une outrageante domination.</p>
<h3 style="text-align: justify">2016-2017</h3>
<p style="text-align: justify"><img decoding="async" loading="lazy" class="alignnone wp-image-28645" src="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2022/08/2016-2017-300x133.png?x16177" alt="" width="900" height="399" srcset="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2022/08/2016-2017-300x133.png 300w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2022/08/2016-2017-768x341.png 768w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2022/08/2016-2017.png 900w" sizes="(max-width: 900px) 100vw, 900px" /></p>
<p style="text-align: justify">Conséquence du handicap : 26 points en moins.</p>
<p style="text-align: justify">Un exercice en net déclin et une mesure qui rend le titre de l’AS Monaco encore plus large.</p>
<h3 style="text-align: justify">2017-2018</h3>
<p style="text-align: justify"><img decoding="async" loading="lazy" class="alignnone wp-image-28646" src="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2022/08/2017-2018-300x133.png?x16177" alt="" width="900" height="399" srcset="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2022/08/2017-2018-300x133.png 300w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2022/08/2017-2018-768x341.png 768w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2022/08/2017-2018.png 900w" sizes="(max-width: 900px) 100vw, 900px" /></p>
<p style="text-align: justify">Conséquence du handicap : 20 points en moins.</p>
<p style="text-align: justify">Cette édition fait mauvaise presse pour notre fiction car elle fait ressortir plus que de raison la très mauvaise fin de saison parisienne due au relâchement général suite à l&rsquo;officialisation du titre. En fait, elle aurait créé une course au titre absolument palpitante dans cette saison exceptionnelle où Monaco, Lyon et Marseille se tiennent en 3 points et où 77 points ne suffisent pas pour accéder à la Ligue des Champions.</p>
<h3 style="text-align: justify">2018-2019</h3>
<p style="text-align: justify"><img decoding="async" loading="lazy" class="alignnone wp-image-28647" src="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2022/08/2018-2019-300x133.png?x16177" alt="" width="900" height="399" srcset="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2022/08/2018-2019-300x133.png 300w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2022/08/2018-2019-768x341.png 768w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2022/08/2018-2019.png 900w" sizes="(max-width: 900px) 100vw, 900px" /></p>
<p style="text-align: justify">Conséquence du handicap : 20 points en moins.</p>
<p style="text-align: justify">En voilà une belle course au titre ! Si voir Lille récompensée de deux titres sur son bon cycle ressemble légèrement à de la surperformance, le mauvais sprint final des nouveaux coéquipiers de Kylian Mbappé (aussi bien dans la réalité que dans notre fiction) coûte encore une fois très cher.</p>
<h3 style="text-align: justify">2019-2020</h3>
<p style="text-align: justify"><img decoding="async" loading="lazy" class="alignnone wp-image-28648" src="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2022/08/2019-2020-300x133.png?x16177" alt="" width="900" height="399" srcset="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2022/08/2019-2020-300x133.png 300w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2022/08/2019-2020-768x341.png 768w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2022/08/2019-2020.png 900w" sizes="(max-width: 900px) 100vw, 900px" /></p>
<p style="text-align: justify">Conséquence du handicap : 14 points en moins.</p>
<p style="text-align: justify">Cette saison marquée par le Covid et l&rsquo;arrêt incompréhensible du championnat pourrait se passer de commentaires. Notons toutefois que Monaco et Lyon profiteraient le plus de ce but d’avantage sur Paris en récupérant des points leur permettant de passer respectivement des 9<sup>e</sup> et 7<sup>e</sup> aux 5<sup>e</sup> et 6<sup>e</sup> places.</p>
<p style="text-align: justify">*Techniquement, Paris devrait passer derrière Marseille à la différence de buts. Mais compter ou non les buts fictifs dans le goal average mériterait un autre débat. J’ai choisi de ne pas harceler les Parisiens plus qu’il n’en faut.</p>
<h3 style="text-align: justify">2020-2021</h3>
<p style="text-align: justify"><img decoding="async" loading="lazy" class="alignnone wp-image-28649" src="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2022/08/2020-2021-300x133.png?x16177" alt="" width="900" height="399" srcset="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2022/08/2020-2021-300x133.png 300w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2022/08/2020-2021-768x341.png 768w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2022/08/2020-2021.png 900w" sizes="(max-width: 900px) 100vw, 900px" /></p>
<p style="text-align: justify">Conséquence du handicap : 14 points en moins</p>
<p style="text-align: justify">Le LOSC conserverait son titre dans une course au titre finalement moins attrayante que celle que l’on a vraiment vécue entre Lille, Paris, Monaco et Lyon.</p>
<h3 style="text-align: justify">2021-2022</h3>
<p style="text-align: justify"><img decoding="async" loading="lazy" class="alignnone wp-image-28650" src="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2022/08/2021-2022-300x133.png?x16177" alt="" width="900" height="399" srcset="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2022/08/2021-2022-300x133.png 300w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2022/08/2021-2022-768x341.png 768w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2022/08/2021-2022.png 900w" sizes="(max-width: 900px) 100vw, 900px" /></p>
<p style="text-align: justify">Conséquence du handicap : 24 points en moins</p>
<p style="text-align: justify">Paris serait 8<sup>e</sup> avec 62 points.</p>
<p style="text-align: justify">Bien que champion avec 15 points d’avance dans la réalité, le PSG dégringolerait à l’arrière d’un groupe de poursuivants très resserré. La faute à un nombre anormal de victoires poussives et de nuls en première partie de saison.</p>
<h3 style="text-align: justify">Palmarès théorique de la Ligue 1 sur la dernière décennie :</h3>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify"><img decoding="async" loading="lazy" class="alignnone wp-image-28651" src="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2022/08/Palmares-theorique-300x248.png?x16177" alt="" width="400" height="331" srcset="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2022/08/Palmares-theorique-300x248.png 300w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2022/08/Palmares-theorique.png 400w" sizes="(max-width: 400px) 100vw, 400px" /></p>
<p style="text-align: justify"><em>Disclaimers – Si la méthode se veut complète en prenant évidemment en compte les points réattribués aux concurrents en plus de ceux retirés au PSG, il va sans dire qu&rsquo;elle n&rsquo;est pas infaillible : <strong>le PSG n&rsquo;aurait pas joué ces matchs de la même manière s&rsquo;il avait su que le tableau d&rsquo;affichage était en réalité en sa défaveur au coup d&rsquo;envoi</strong>. Il s&rsquo;agit là simplement d&rsquo;une indication de la redistribution des cartes.</em></p>
<p><em>Cette tentative de rééquilibrage soulèverait par ailleurs de nombreux débats annexes. Quid du décompte de la différence de buts ? Est-ce réellement bon pour la Ligue 1 si sa meilleure équipe n&rsquo;est plus en Ligue des Champions ? Et, en matière d&rsquo;équité sportive vis-à-vis de la force de frappe financière, alors que l&rsquo;on voit l&rsquo;AS Monaco tirer un fort profit de cette mesure, quid de la place même de Monaco en Ligue 1 alors que la présence de leur siège social en principauté leur octroie un avantage fiscal déloyal permettant d&rsquo;offrir de plus gros salaires qu&rsquo;un club français à budget égal ?</em></p>
<h2 style="text-align: justify">Conclusion</h2>
<p style="text-align: justify">Cet exercice de fiction nous fait tout d’abord réaliser que la Ligue 1 est dans un moins pire état que la Bundesliga sur ce plan. Dans le monde réel, déjà, le PSG n’est pas aussi hégémonique que son homologue allemand, qui file vers son onzième titre consécutif. Deux clubs, Lille et Monaco, ont en effet réussi à briser les séries parisiennes – à quel prix ? Et dans notre fiction, le PSG est sorti du top 5 et même des places européennes à plusieurs occurrences. Ce n&rsquo;est pas le cas du Bayern.</p>
<p style="text-align: justify">Quelle conclusion tirer de cette expérience ? La Ligue 1 est indubitablement plus compétitive et intéressante. Est-elle équitable pour autant ?</p>
<p style="text-align: justify">Appliquée a posteriori, cette régulation apparaît en tout cas injuste au début du règne, en tant que Paris avait moins dépensé et écrasait moins le championnat qu’après 2017 et le mercato Neymar.</p>
<p style="text-align: justify">Ceci étant, le détail montre que ce sont les 10 dernières journées qui auraient occasionné la plupart de ces pertes virtuelles de titres. Or, ce sont précisément les matchs que le PSG a joués moins sérieusement puisque le championnat était déjà assuré à cause, précisément, du déséquilibre que nous essayons de résoudre. Cette réglementation aurait donc relancé l&rsquo;immense majorité des courses au titre dans les différents sprints finaux de la dernière décennie, ce qui manque cruellement à la Ligue 1 et sait faire le sel de la Premier League.</p>
<p style="text-align: justify">Paris aurait probablement fait valoir son facteur « clutch » avec un effectif – le meilleur de France – plus mobilisé, et n&rsquo;aurait pas perdu autant de titres que ce décompte le laisse entendre. Simplement, tout aurait été beaucoup plus intéressant, une poignée d’autres équipes auraient sans doute vécu une très belle histoire, et les supporters parisiens auraient pris plus de plaisir à triompher.</p>
<p style="text-align: justify">Alors, si absurde ?</p>
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		<title>Dossier : La FIFA rompt avec sa traditionnelle neutralité sportive</title>
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		<dc:creator><![CDATA[MatthiasT]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 01 Mar 2022 06:00:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Dossiers Demivolée.com]]></category>
		<category><![CDATA[Fifa]]></category>
		<category><![CDATA[hl]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ce lundi 28 février, la Fédération Internationale de Football Association a solennellement décidé d’exclure la Russie de la prochaine Coupe du monde en raison de <a class="mh-excerpt-more" href="https://www.demivolee.com/2022/03/01/dossier-la-fifa-rompt-avec-sa-traditionnelle-neutralite-sportive/" title="Dossier : La FIFA rompt avec sa traditionnelle neutralité sportive">[...]</a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><strong>Ce lundi 28 février, la Fédération Internationale de Football Association a solennellement décidé d’exclure la Russie de la prochaine Coupe du monde en raison de l’invasion russe commandée par Vladimir Poutine sur l’Ukraine. Un véritable tournant dans la politique de cette organisation. </strong></p>
<h2 style="text-align: justify">Neutralité neutralisée</h2>
<p style="text-align: justify">Si le grand ordre des choses et les horreurs bien concrètes de la guerre nous inspirent la plus haute humilité quant à cet événement, c’est bel et bien un petit séisme qui vient de secouer le monde du football. Cela va bien au-delà de la normale solidarité envers les Ukrainiens et de la condamnation de l’invasion russe. Et bien plus loin, évidemment, que les difficultés logistiques d’organiser des événements sportifs en Russie. Cette décision redéfinit le prisme par lequel la FIFA et l’UEFA voient leurs administrés. La neutralité et l’apolitisme qui caractérisaient (ou du moins, essayaient de caractériser) ces organisations sportives ne sont plus.</p>
<p style="text-align: justify">Dans leur contexte, la décision de la FIFA et de l’UEFA n’est qu’une vague tardive dans une tempête de bannissements d’athlètes, d’équipes ou de représentations russes dans le monde du sport. Le 26 février, soit deux jours après l’offensive russe sur le territoire ukrainien, la <a href="https://www.lequipe.fr/Ski-de-fond/Actualites/La-federation-de-ski-norvegienne-refuse-d-accueillir-des-skieurs-russes-sur-son-sol/1319432">fédération norvégienne de ski</a> était la première à exclure les athlètes russes de ses compétitions, « condamn[ant] fermement la violation du droit international commise par la Russie en attaquant l&rsquo;Ukraine et le peuple ukrainien ». L’effet domino s’est ensuite étendu à de nombreux sports. Les fédérations internationales de ski, de biathlon, de boxe, de judo, de natation ou encore d’automobile ont tous, dans les jours suivants, pris des mesures d’exclusion vis-à-vis de la Russie, ses athlètes, ses infrastructures ou ses représentations.</p>
<p>Côté football, la fédération polonaise fut la première à communiquer son ire à l&rsquo;idée de jouer un barrage de Coupe du monde contre la Russie. Ses homologues tchèques et suédoises, ainsi que la FA anglaise, suivirent dans la foulée.</p>
<h2 style="text-align: justify">Parti excommunié</h2>
<p style="text-align: justify">Ce mouvement a culminé, hier, avec deux communiqués des plus hautes instances du sport mondial. Le <a href="https://olympics.com/cio/news/la-commission-executive-du-cio-recommande-de-ne-pas-autoriser-la-participation-d-athletes-et-d-officiels-russes-et-belarussiens">Comité International Olympique</a> a ainsi invité toutes les fédérations sous son giron à ne plus organiser d’événement en Russie ou en Biélorussie – le Mondial de volleyball doit se tenir en Russie cet été – et à ne plus inviter d’athlètes russes ou bélarusses ou, le cas échéant, de les faire concourir sous bannière neutre jusqu’à nouvel ordre.</p>
<p style="text-align: justify">Enfin, ce fut autour de la <a href="https://www.fifa.com/fr/tournaments/mens/worldcup/qatar2022/media-releases/la-fifa-et-luefa-suspendent-les-clubs-et-equipes-nationales-russes-de-toutes">FIFA et de l’UEFA</a> d’exclure les équipes et clubs russes de toute compétition jusqu’à nouvel ordre. Et ce alors que le communiqué de la veille, bien plus timoré, prônait le régime de la bannière neutre (que la Russie devait de toute façon arborer après décision du TAS dans l&rsquo;affaire de dopage institutionnalisé). Cela prive donc le Spartak Moscou de son huitième de finale d’Europa League, la sélection masculine de son barrage contre la Pologne et de facto de Mondial, et la sélection féminine de l’Euro en Angleterre où elle devait affronter la Suisse, la Suède et les Pays-Bas.</p>
<p style="text-align: justify">En moins d’une semaine, le monde du sport a suivi le cours du monde. En même temps que la Russie de Vladimir Poutine se trouvait de plus en plus isolée, les fédérations internationales en ont ostracisé ses allégories sportives. Fédérations internationales qui elles-mêmes reprennent pourtant toutes peu ou prou la même rhétorique de ces sports qui laissent la politique de côté pour unir les peuples sous l’égide de la fraternité et du dépassement de soi. Sacré virage pour la FIFA et toutes ses copines.</p>
<h2 style="text-align: justify">L’apolitique de l’autruche</h2>
<p style="text-align: justify">Bien sûr, le sport en soi n’est pas neutre politiquement. C’est une immense banalité de dire que les rencontres sportives sont de très politiques <a href="https://www.demivolee.com/2021/04/06/dossier-apartheid-football-club/">théâtres des conflits et luttes</a> disputés partout dans le monde. On pourrait dérouler une liste longue comme le bras de revendications, propagandes et incidents diplomatiques en lien avec le sport.</p>
<p style="text-align: justify">Quant aux organisations apolitiques que sont la FIFA et l’UEFA, elles pouvaient feindre de promouvoir la neutralité du sport autant qu’elles le voulaient, toujours est-il qu’elles avaient déjà pris l’habitude de s’immiscer (comme par exemple lorsque la FIFA força le Brésil à autoriser la ventre d’alcool – seulement la bière produite par le sponsor officiel, tant qu’à faire – dans les stades en 2014), de trancher (avec l’introduction d’Israël dans la zone Europe en 1990), et de composer (sur ce même conflit russo-ukrainien, l’UEFA avait déjà empêché toute confrontation entre les clubs des deux pays depuis 2014) avec la politique. Les États se servent du sport à des fins politiques, les organisations législatrices du sport ne se privent pas non plus.</p>
<p style="text-align: justify">Le cas de la Yougoslavie à l’Euro 1992 est même un précédent qui trouve aujourd’hui une résonnance toute particulière. Alors que le conflit armé éclate en octobre 1991, la FIFA suspend la fédération yougoslave tandis que l’UEFA exclut sa sélection du prochain Euro en Suède. La suite de l’histoire est connue : le Danemark, repêché, remporte sa première Coupe d’Europe de l’histoire (en décembre prochain, gardez un œil sur la Pologne…).</p>
<p style="text-align: justify">Ceci étant, la FIFA et l’UEFA agissaient dans le cas de la Yougoslavie sous la directive de l’ONU qui, par sa résolution 757 du 30 mai 1992, instaura un embargo sur la Yougoslavie intimant ses membres « d&#8217;empêcher la participation à des manifestations sportives sur leur territoire de personnes ou de groupes représentant la RFY ».</p>
<h2 style="text-align: justify">Un tournant politique, c’est à droite ou à gauche ?</h2>
<p style="text-align: justify">Or, ici, en 2022, dans le cas de l’invasion de l’Ukraine par la Russie, la FIFA agit de son propre chef. Certes, il y a bien eu des nations comme le Royaume-Uni qui ont fait partie des premières pressions pour exclure la Russie du Mondial. Mais il n’y a à ce jour aucune directive internationale quant à la présence d’athlètes russes dans les conventions sportives. Il s’agit bien ici d’une décision qui appartient purement à la FIFA et marque un tournant dont on ne peut faire demi-tour.</p>
<p style="text-align: justify">Il sera de fait très intéressant d’observer la suite : la FIFA est désormais engagée politiquement. Elle est donc pleinement susceptible de juger ses participants, ses hôtes, ses financements (et ceux de ses membres), selon ce qu’elle définit comme décent sur son spectre politique – qui n’est, soit dit en passant, pas précisé dans <a href="https://www.fifa.com/fr/tournaments/mens/worldcup/qatar2022/media-releases/le-bureau-du-conseil-de-la-fifa-prend-un-premier-ensemble-de-mesures">ses premiers communiqués</a>, si ce n’est une dénonciation de l’utilisation de la force et de l’invasion de l’Ukraine par la Russie. Cela signifie-t-il la fin de l’association de notre sport, de nos clubs et de nos événements à des dirigeants autocratiques et autres oligarques condamnés ?</p>
<p style="text-align: justify">Refuser l’argent de Gazprom, c’est bien, mais si c’est pour se réfugier dans les puits de pétrole saoudiens, quel intérêt ? Les lignes rouges seront difficiles à tracer. Certaines mallettes devront probablement être refusées. Les maux de tête surgiront lorsqu&rsquo;il faudra prendre partie sur le prochain conflit.</p>
<p style="text-align: justify">Car sans même ouvrir le dossier des vices internes de la FIFA apparaît d’emblée une amère ironie. La FIFA vient-elle vraiment d’exclure pour des raisons humanitaires la Russie de sa Coupe du monde qu’elle organise… au Qatar ?</p>
<p style="text-align: justify">L’hypocrisie de l’apolitique sera peut-être succédée par l’hypocrisie du politique : la FIFA avance – non, sérieusement, c’est un pas en avant. En espérant qu’elle découvre la décence au bout du chemin.</p>
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		<title>Billet : En 2022, le football attend sa nouvelle ère</title>
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		<dc:creator><![CDATA[MatthiasT]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 02 Jan 2022 11:00:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Autres championnats]]></category>
		<category><![CDATA[Dossiers Demivolée.com]]></category>
		<category><![CDATA[Equipes nationales]]></category>
		<category><![CDATA[Ligue 1]]></category>
		<category><![CDATA[Ligue des Champions]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les meilleurs entraîneurs pensent tous la même chose sur la manière dont il faut jouer au football, le niveau de jeu n’a pas retrouvé ses <a class="mh-excerpt-more" href="https://www.demivolee.com/2022/01/02/billet-en-2022-le-football-attend-sa-nouvelle-ere/" title="Billet : En 2022, le football attend sa nouvelle ère">[...]</a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><strong>Les meilleurs entraîneurs pensent tous la même chose sur la manière dont il faut jouer au football, le niveau de jeu n’a pas retrouvé ses standards antécovidiens, le fossé entre les instances dirigeantes et les supporters ne cesse de croître, et les matchs se jouent à nouveau à huis clos en Europe. Bienvenue en 2022. </strong></p>
<h2 style="text-align: justify">On s’était dit rendez-vous dans dix mois</h2>
<p style="text-align: justify">Le repère arbitraire des humains sur le temps qui passe a pris un point supplémentaire sur sa plus haute unité de mesure – les années. 2022, ça commence à se rapprocher de 2025, ce qui représentait il n’y a encore pas si longtemps, pour certains, <em>le</em> futur dans lequel les voitures, enfin, voleraient, et les hommes verraient leur force décuplée par le pouvoir des exosquelettes personnels. 2022, plus récemment, était perçu par d’autres comme <em>le</em> moment où l’on ne devrait plus se soucier du coronavirus, soit parce que celui-ci aurait complètement disparu, soit parce qu’il aurait été circonscrit au point de devenir une inquiétude secondaire.</p>
<p style="text-align: justify">Le football connait aussi ses rendez-vous manqués. 2021 déjà devait être la grande fête du retour à la normale. Les stades rouvraient et cet Euro itinérant s’efforçait à montrer une Europe insouciante et festive. Finalement, aucun match ne s’est joué sans restriction. L’échange culturel résidait plutôt dans la capacité des supporters à déchiffrer les sites des différents ministères de la santé. Puis vint la fin d’année. Une nouvelle vague de cas, une nouvelle vague de restrictions, et voilà les stades qui ferment de nouveau un à un plus ou moins partiellement, la sidération de 2020 ayant laissé place à la résignation.</p>
<h2 style="text-align: justify">Stades : covid et violence</h2>
<p style="text-align: justify">Les amateurs de football sont désormais habitués à ne plus connaitre la légèreté de pouvoir acheter des places sans se poser de questions. Car quand les matchs ne se jouent pas à huis clos en raison du covid, c’est parfois à cause d’une sanction suite à un épisode violent précédent. En 2021, le retour du football populaire fut en effet gâché par une autre nouvelle vague, celle des incidents en tribune.</p>
<p style="text-align: justify">Ce n’est évidemment pas endémique à la France – contrairement à ce qu’on peut lire çà et là – mais l’Hexagone a connu le lot le plus spectaculaire parmi les plus grands championnats depuis la reprise. Montpellier, Nice, Lille, Paris, encore Montpellier puis Metz, Angers, Saint-Étienne, Marseille, Lyon et Paris, cette fois à Charléty, furent le théâtre d’événements condamnables ayant parfois blessé des joueurs et interrompu des matchs, et impliquant, en plus des « supporters » locaux et parfois à plusieurs reprises, certains Marseillais, Bordelais, Lensois et Lyonnais, dont des membres de staff.</p>
<figure id="attachment_27948" aria-describedby="caption-attachment-27948" style="width: 880px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" loading="lazy" class=" wp-image-27948" src="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2022/01/2022-nouvelle-ere-huis-clos-300x169.jpg?x16177" alt="" width="880" height="496" srcset="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2022/01/2022-nouvelle-ere-huis-clos-300x169.jpg 300w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2022/01/2022-nouvelle-ere-huis-clos-768x432.jpg 768w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2022/01/2022-nouvelle-ere-huis-clos-678x381.jpg 678w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2022/01/2022-nouvelle-ere-huis-clos.jpg 870w" sizes="(max-width: 880px) 100vw, 880px" /><figcaption id="caption-attachment-27948" class="wp-caption-text">Le Vélodrome à huis clos, des images vues en 2020, 2021 et bientôt 2022&#8230; (Crédits : Maxppp &#8211; Frederic SPEICH)</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify">Si certains étudieront les effets économiques, sociologiques et psychologiques du covid et de ses confinements pour en évaluer les raisons, nous pouvons déjà apporter un début de réponse concret. D’abord, beaucoup de stadiers ont quitté le métier, déjà précaire, quand le football se jouait à huis clos et ne sont pas revenus après avoir trouvé un emploi ailleurs. Une pénurie qui entraîne un manque d’effectif et un recrutement à la hâte de nouveaux stadiers moins expérimentés. Enfin, le contingent de fauteurs de troubles a mécaniquement augmenté, puisque certains finirent de purger leur peine pendant la pandémie tandis qu’aucune autre personne ne pouvait commettre d’actes entraînant de nouvelles interdictions de stade lorsque les tribunes étaient vides.</p>
<p style="text-align: justify">Pendant ce temps, au lieu de cibler les sanctions sur les individus – dont beaucoup ne sont de toute façon que très peu intéressés par le s(p)ort de l’équipe qui joue en même temps sur le terrain – et les carences organisationnelles des clubs et forces de l’ordre, un éprouvant tribunal médiatique décide des sanctions le soir même. Un torrent insipide de dirigeants, politiques et éditorialistes hystérisent les débats et s’acharnent à imposer des jugements et des punitions qui pénaliseront le plus grand nombre. De solutions simplistes et démagogiques en décrets autoritaires, le camp de l’ordre se donne l’impression de frapper un grand coup. Les joueurs, les entraîneurs et les 99,9% de supporters innocents sont punis. Les incidents continuent. Merci pour eux.</p>
<h2 style="text-align: justify">Superleague : violence et faux-semblants</h2>
<p style="text-align: justify">Preuve que la violence de ceux qui ne se servent du football que comme d’un prétexte ne vient pas que des tribunes, nous nous souviendrons aussi de 2021 pour la tentative d’<a href="https://www.demivolee.com/2021/04/22/billet-cree-par-les-pauvres-vole-par-les-riches/">OPA des plus riches sur le football européen</a>. Las de devoir partager le gâteau avec les plus petits, les trophées avec de potentiels nouveaux nouveaux riches et les résultats avec les aléas sportifs, le FC Barcelone, le Real Madrid, la Juventus, l’Atlético, Chelsea, l’Inter, Milan, Tottenham, Liverpool, Chelsea, Arsenal, Manchester United et Manchester City firent sécession de l’UEFA en avril pour créer la <a href="https://www.demivolee.com/2021/04/20/billet-superleague-le-football-est-mort/">Superleague</a>.</p>
<p style="text-align: justify">Passage en force grossier ou bluff trop peu subtil en pleines négociations de la nouvelle formule de la Champions League ? Toujours est-il que le retour de flamme dépassa toutes les attentes et la désobéissance sportive, violence cette fois légitime et populaire des supporters de tous clubs, força les dissidents à rejoindre le rang.</p>
<p style="text-align: justify">Le football a gagné, pouvait-on lire un peu partout. Oui mais voilà, cette glorification du statu quo a ses limites. De ce bref épisode, ce sont les nouveaux riches qui en sortent vainqueurs – en particulier le PSG, qui a bien senti le sens du vent et dont le président a récupéré le siège de l’ECA. Les Saoudiens, qui officialiseront plus tard dans l’année le rachat de Newcastle, mimeront leurs voisins et dépenseront comme bon leur semble. Les sécessionnistes auront quant à eux récupéré quelques concessions et la révolte populaire n’aura absolument pas terni leur image à long terme.</p>
<p style="text-align: justify">Surtout, les grands gagnants de l’affaire ne sont autres que la FIFA et l’UEFA, pour le meilleur (la Ligue des Champions garde son branding) et pour le pire (tout le reste ?). La fausse victoire du football populaire se lit dans les pressions insistantes d’un Coupe du monde tous les deux ans ou encore dans la réforme de la C1. Sans tomber dans cette fausse notion de « Superleague qui ne dit pas son nom », cette dernière indique que bon nombre des mesures souhaitées par les rebelles risquent forts d’être instillées petit à petit dans le moule actuel – et personne ne prendra la peine d&rsquo;aller manifester son mécontentement pour de si petits changements qui, mis bout à bout, iront peu ou prou dans la même direction que la Superleague, branding en moins.</p>
<p style="text-align: justify">À moins que la Super League, qui n&rsquo;est pas officiellement abandonnée, <a href="https://www.ft.com/content/636b76b3-00e9-45ca-ac62-6543671a02a9">finisse tout simplement par voir le jour</a> et atteindre son but de programmer <a href="https://www.demivolee.com/2021/04/21/billet-super-ligue-pour-le-plaisir-des-supporters/">50 clasicos</a> par saison pour ces jeunes passionnés qui ne peuvent plus se concentrer 30 secondes sur un match de football avant d&rsquo;allumer Fortnite.</p>
<h2 style="text-align: justify">Messi et Ronaldo : un football qui ne veut pas changer de jouets</h2>
<p style="text-align: justify">En recentrant notre attention sur le rectangle vert, nous remarquons également que 2021 n’y fut pas très flamboyant. Dans un football toujours très centré sur l’individuel, qui d’autre que ses têtes de gondole pour faire un état des lieux ? Avec une moyenne d’âge qui approche la quarantaine et un dernier contrat chacun dans un gros club, Cristiano Ronaldo et Lionel Messi défraient toujours la chronique. Ce sont encore eux qui ont fait l’été. L’un a même glané un septième Ballon d’or grâce à sa première victoire internationale avant de signer <a href="https://www.demivolee.com/2021/08/10/dossier-lionel-messi-nest-plus-lhomme-dun-club/">le premier transfert de sa carrière</a> – c’est comme si cette description correspondait à un jeune espoir ! Et nous voilà, l’océan football ne jure toujours que par ces deux phares à la lumière désormais tremblotante, aucun des deux n’étant convaincant dans leur nouveau club.</p>
<figure id="attachment_27950" aria-describedby="caption-attachment-27950" style="width: 879px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" loading="lazy" class=" wp-image-27950" src="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2022/01/2022-nouvelle-ere-messi-300x200.jpg?x16177" alt="La saison est longue et le moment de vérité vient au printemps, mais l'intégration de Messi en Ligue 1 est pour l'instant décevante. (Crédits : Bertrand GUAY / AFP)" width="879" height="586" srcset="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2022/01/2022-nouvelle-ere-messi-300x200.jpg 300w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2022/01/2022-nouvelle-ere-messi-1024x683.jpg 1024w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2022/01/2022-nouvelle-ere-messi-768x512.jpg 768w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2022/01/2022-nouvelle-ere-messi-1536x1024.jpg 1536w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2022/01/2022-nouvelle-ere-messi-2048x1365.jpg 2048w" sizes="(max-width: 879px) 100vw, 879px" /><figcaption id="caption-attachment-27950" class="wp-caption-text">La saison est longue et le moment de vérité vient au printemps, mais l&rsquo;intégration de Messi en Ligue 1 est pour l&rsquo;instant décevante. (Crédits : Bertrand GUAY / AFP)</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify">Mais ce n’est qu’un symptôme d’un état de santé global. Le fait que la température du football se prenne encore par ces deux-là, unanimement reconnus comme les meilleurs depuis presque 15 ans, le prouve : le football n&rsquo;a pas évolué de son stade pré-pandémie. Les wonderkids s’enchaînent mais ne poussent aucune ancienne gloire aux oubliettes.</p>
<p style="text-align: justify">La qualité du spectacle sur le terrain ne s&rsquo;améliore pas ni ne se renouvèle tandis que certains championnats sont toujours aussi absurdement surdominés. Et paradoxalement, aucune dynastie n’impose sa marque. Aucune proposition tactique n’émerge vraiment non plus de ce qu’a imposé Pep Guardiola à son monde il y a une dizaine d’années. Même si cela reste une durée de vie assez jeune pour une norme tactique, nous pouvions peut-être nous attendre à plus de créativité, le football n’étant pas exempt de l’accélération des échanges d’idées.</p>
<p style="text-align: justify">On pouvait là aussi envisager l&rsquo;Euro 2020 comme un renouveau. <a href="https://www.demivolee.com/2021/07/14/le-digest-de-leuro-9-fete-nazionale-italie-championne-d-europe/">S’il fut un très bon cru en termes de jeu et de spectacle</a>, son champion italien, qui a dû passer par deux séances de tirs au but en demi-finale et en finale (une première) et éprouve désormais des difficultés pour gratter son ticket au prochain Mondial, n’est en rien le début d’un nouveau règne.</p>
<p style="text-align: justify">Les clubs, dont le casting des grandes équipes et des grands joueurs ne traverse pas une époque dorée, ne trouve pour l’instant son salut ni en sa propre maison ni chez les sélections. À suivre en 2022 ?</p>
<p style="text-align: justify"><em>Et c&rsquo;est sur cette note extrêmement positive que toute l&rsquo;équipe de demivolee.com vous réitère ses vœux pour une excellente année 2022 ! Nous vous souhaitons que la famille, les amis et le football (qui n&rsquo;est pas que professionnel ni télévisé) vous apporte chaleur et bonheur !</em></p>
<p>Cet article <a rel="nofollow" href="https://www.demivolee.com/2022/01/02/billet-en-2022-le-football-attend-sa-nouvelle-ere/">Billet : En 2022, le football attend sa nouvelle ère</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://www.demivolee.com">Demivolée.com</a>.</p>
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		<title>Dossier : Xavi ou la troisième révolution barcelonaise</title>
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		<dc:creator><![CDATA[MatthiasT]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 17 Nov 2021 06:00:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Dossiers Demivolée.com]]></category>
		<category><![CDATA[Liga]]></category>
		<category><![CDATA[barca]]></category>
		<category><![CDATA[FC Barcelone]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Peu de choses étaient plus prévisibles qu’un retour de Xavi au Barça. Comme Johan Cruijff et Josep Guardiola avant lui, voilà Xavi Hernandez de retour <a class="mh-excerpt-more" href="https://www.demivolee.com/2021/11/17/dossier-xavi-ou-la-troisieme-revolution-barcelonaise/" title="Dossier : Xavi ou la troisième révolution barcelonaise">[...]</a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><strong>Peu de choses étaient plus prévisibles qu’un retour de Xavi au Barça. Comme Johan Cruijff et Josep Guardiola avant lui, voilà Xavi Hernandez de retour sur les terres catalanes pour tenter d’y laisser une trace idéologique après y avoir marqué le milieu de terrain des années durant. Avec le même succès ? </strong></p>
<h2 style="text-align: justify">Barcelonais jus’Qatar</h2>
<p style="text-align: justify">Dix- Sept. C’est le nombre d’années entre son premier match professionnel à Barcelone et son départ en 2015 sur un très humble triplé Ligue des Champions, coupe, championnat. On ne saurait par ailleurs évoquer cette période sans mentionner son rôle dans la suprématie espagnole de 2008 à 2012, avec deux Euros et un Mondial à la clef. Contrairement à ses deux illustres exemples, Xavi aura cependant tourné la page de sa carrière de joueur vers celle d’entraîneur dans un chapitre un peu moins… glamour. Là où Cruijff et Guardiola ont d’emblée débuté leur carrière managériale sur le banc de leur prestigieux club formateur et club de cœur (Ajax pour l’un, Barcelone pour l’autre), l’homme aux 767 piges sous les couleurs <em>blaugranas</em> l’a entamée loin des regards européens et proche des puits de pétrole.</p>
<p style="text-align: justify">C’est en effet un juteux contrat dans le club qatari Al-Sadd aux 10 millions d’euros nets par an assortis d’un rôle d’ambassadeur de la <a href="https://www.demivolee.com/2018/12/18/dossier-qatar-fahrenheit-2022/">controversée</a> Coupe du monde 2022, dont le Qatar sera pays hôte, qui l’arrache de sa Catalogne natale. Il y sera joueur pendant quatre saisons, sacré champion en 2019, avant de rempiler pour deux ans et demi de coaching. Une longévité qui prouve d’ailleurs une certaine affection pour Doha au-delà des zéros sur le chèque. Xavi a profité de la quiétude du relatif anonymat d’un joueur du football dans la perle du désert pour y faire naître ses deux enfants.</p>
<h2 style="text-align: justify">Happy or Sadd ?</h2>
<p style="text-align: justify">L’autre raison de ses prolongations de contrat résidait également dans l’accord tacite entre lui et le club qui lui laisserait prendre les rênes d’Al-Sadd en tant qu’entraîneur. Et, deux Coupes de la ligue, deux Coupes du Qatar et un titre de champion plus tard, on peut dire que c’est une réussite. Bien sûr, l’indicateur n’est pas sans faille : Al-Sadd est le club le plus titré du Qatar et n’a pas terminé hors du podium depuis dix ans. Rien de plus normal alors de voir cet effectif truffé d’internationaux qataris et d’anciennes gloires européennes confisquer le ballon à hauteur de 70% de possession. De plus, ces conditions idéales pour apprendre le métier constituent aussi des réserves pour l&rsquo;avenir : le coach Xavi s’est développé à l’abri de la pression et la folie d’un entraîneur de grand club européen.</p>
<p style="text-align: justify">Il y a tout de même de quoi en tirer les premières grandes lignes de la méthode Xavi. Et elle se rapproche évidemment de la plus pure tradition barcelonaise. Tout comme l’était Xavi le joueur, Xavi le coach est obsédé par la possession, qu’il conserve à l’aide du jeu de position qu’il a appris : gardien ambidextre pour passer court, défenseurs centraux dans un fauteuil et appelés à l’initiative pour la relance, redoublements de petites passes entre des milieux très disponibles, ailiers intérieurs orientés vers le cœur du jeu… <a href="https://www.goal.com/en-us/news/obsessed-with-possession-how-will-xavis-barcelona-play-and/9cbcp9nr1o4t1s9p2oh9vcu7e">Les observateurs</a> d’Al-Sadd le martèlent : idéologiquement, tout y est.</p>
<p style="text-align: justify">Toujours à propos de méthode, il est bon de noter que Xavi est un investisseur (aux côtés notamment d’Iker Casillas) de Kognia Sports Intelligence, entreprise barcelonaise d’analyses tactiques à partir de données qui a déjà un partenariat avec le Barça. De quoi présager une utilisation moderne de la data au profit du jeu.</p>
<figure id="attachment_27831" aria-describedby="caption-attachment-27831" style="width: 844px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" loading="lazy" class=" wp-image-27831" src="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2021/11/xavi2-300x169.jpg?x16177" alt="Le succès de Xavi à Al-Sadd. (Crédits : Getty)" width="844" height="476" srcset="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2021/11/xavi2-300x169.jpg 300w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2021/11/xavi2-1024x576.jpg 1024w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2021/11/xavi2-768x432.jpg 768w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2021/11/xavi2-678x381.jpg 678w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2021/11/xavi2.jpg 1296w" sizes="(max-width: 844px) 100vw, 844px" /><figcaption id="caption-attachment-27831" class="wp-caption-text">Le succès de Xavi à Al-Sadd. (Crédits : Getty)</figcaption></figure>
<h2 style="text-align: justify">À Barça tout va bien</h2>
<p style="text-align: justify">Xavi avait apparemment juste besoin de cette étape que pour apprendre la partie management du métier d’entraîneur. Mais, en rejoignant si vite le Barça dès sa deuxième pige, Xavi n’aurait-il pas grillé une étape ? À 41 ans, est-ce trop tôt ? D’aucuns répondraient qu’en plus d’être idéologiquement prêt, le champion du monde espagnol est un pur produit de la Masia. Tactiquement et intellectuellement modelé par la méthode FC Barcelone héritée de Cruijff et Guardiola, le milieu de terrain était sans lutter le plus clairvoyant sur un terrain. Peu de joueurs étaient plus prédestinés que lui à prendre le banc dans une seconde carrière. Il est donc probablement plus prêt qu’on ne le pense.</p>
<p style="text-align: justify">Cependant, la tâche sera dure. L’histoire a montré que les airs de prophétie n’avaient rien d’une garantie. D’autant plus au Barça. D’autant plus dans ce Barça. Léthargique sportivement car rattrapé par des années de mauvaise gestion, le club est désormais quasi totalement paralysé économiquement. En témoigne <a href="https://www.demivolee.com/2021/08/10/dossier-lionel-messi-nest-plus-lhomme-dun-club/">le départ choc de Messi cet été</a>. Les symptômes en sont encore crus : Xavi a dû payer lui-même une partie de sa clause libératoire de 5 millions d’euros à Al-Sadd, et Dani Alves, première recrue de l’ère Xavi, a signé pour un salaire qui frôle le bénévolat, selon AS.</p>
<p style="text-align: justify">Heureusement pour lui, le Barça reste un club attractif, contre vents et marées. Car il faudra en attirer, des nouveaux joueurs. L’effectif actuel est en effet terriblement mal construit. Sur le plan financier, des contrats astronomiques plombent les caisses du club et ne sont pas simples à dégraisser. Sur le plan sportif, la feuille de match est peuplée de joueurs vieillissants à des postes clefs, le départ de Messi a laissé un immense vide sans même une recrue de secours et la qualité globale laisse de toute façon à désirer.</p>
<h2 style="text-align: justify">Xavi-ver la flamme</h2>
<p style="text-align: justify">Si Xavi hérite presque d’un champ de ruine, il aura aussi une pression (nouvelle) du résultat court-termiste. À Barcelone, le vent tourne vite pour les légendes qui viennent s’asseoir sur le banc. Ronald Koeman n’en connaît que trop bien l’écueil. Bien que toutes les observations d’Al-Sadd soulignent un jeu fidèle à la Masia, il est difficile de juger la capacité d’application à un club, une pression et un niveau tout autre que la faible Qatar Super League. Là où la mauvaise situation du Barça peut se retourner en faveur de Xavi, en revanche, c’est que le mercato et l’exécrable début de saison ont agi comme un fracassant rappel à la réalité pour les fans <em>blaugranas</em>, qui savent désormais qu’un top 4 en championnat serait déjà une belle performance.</p>
<figure id="attachment_27830" aria-describedby="caption-attachment-27830" style="width: 843px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" loading="lazy" class=" wp-image-27830" src="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2021/11/xavi3-300x169.jpg?x16177" alt="Xavi sera amené à coacher certains de ses anciens coéquipiers, comme ici avec Santi Cazorla. (Crédits : Getty)" width="843" height="475" srcset="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2021/11/xavi3-300x169.jpg 300w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2021/11/xavi3-1024x576.jpg 1024w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2021/11/xavi3-768x432.jpg 768w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2021/11/xavi3-1536x864.jpg 1536w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2021/11/xavi3-678x381.jpg 678w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2021/11/xavi3.jpg 1600w" sizes="(max-width: 843px) 100vw, 843px" /><figcaption id="caption-attachment-27830" class="wp-caption-text">Xavi sera amené à coacher certains de ses anciens coéquipiers, comme ici avec Santi Cazorla. (Crédits : Sky)</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify">À Barcelone, plus que des résultats, c’est la flamme que doit rallumer Xavi. Le stade se vide. Peu importe les procès en ingratitude des spectateurs, force est de constater que le club était peu à peu devenu un cirque dont l’exigence et la discipline des clowns se délitaient, d’après les bruits de couloirs des dernières années, de monsieur loyal en monsieur loyal. Xavi voudra se muer en metteur en scène et appeler les acteurs à rendre ses lettres de noblesse à ce théâtre des rêves.</p>
<p style="text-align: justify">L’assiduité fut d’ailleurs mise en valeur dès la première conférence de presse avec l’annonce de nouvelles règles dans le vestiaire. On parle notamment de ponctualité (i.e. de combien de minutes les joueurs devront être en avance), mais aussi de statuts. Démagogue ou non, Xavi a affirmé que « tous les joueurs partent de zéro », y compris ses anciens coéquipiers.</p>
<h2 style="text-align: justify"><strong>Xavinisme</strong></h2>
<p style="text-align: justify">Alors, Xavi sera-t-il la troisième révolution barcelonaise ? Pour l’instant, il apparaît plutôt en réaction. Plus précisément, alors que Cruijff a apporté, avec le football total, quelque chose de totalement nouveau, et que Guardiola, avec le jeu de position, a réformé le football tant et si bien que tout le monde s’adonne maintenant peu ou prou à des pratiques similaires, Xavi, quant à lui, chercherait plutôt à remettre les traditions barcelonaises au cœur du projet.</p>
<p style="text-align: justify">De fait, même à mener le club à bien dans ce registre, et ce pourrait être amplement suffisant et c’est tout le mal qu’on lui souhaite, Xavi devrait inventer quelque chose de nouveau pour se placer au même rang que ses deux illustres prédécesseurs. Xavier Hernández i Creus se contentera-t-il de réussir, ou ira-t-il jusqu’à mener sa propre révolution ?</p>
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		<title>Dossier : Newcastle ne siègera pas de sitôt à la table des grands</title>
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		<dc:creator><![CDATA[MatthiasT]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 03 Nov 2021 06:00:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Dossiers Demivolée.com]]></category>
		<category><![CDATA[Premier League]]></category>
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		<category><![CDATA[newcastle]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>À Newcastle, l’ambiance est à la fête. La majorité des supporters des Magpies se réjouissent du rachat de leur club par le fond souverain saoudien <a class="mh-excerpt-more" href="https://www.demivolee.com/2021/11/03/dossier-newcastle-ne-siegera-pas-de-sitot-a-la-table-des-grands/" title="Dossier : Newcastle ne siègera pas de sitôt à la table des grands">[...]</a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><strong>À Newcastle, l’ambiance est à la fête. La majorité des supporters des Magpies se réjouissent du rachat de leur club par le fond souverain saoudien Public Investment Fund. Alors on arbore approximativement des tenues traditionnelles saoudiennes, on photoshoppe des graphiques pour jouer à qui qu’a la plus grosse force de frappe financière, et on balaie tant bien que mal les questions morales sous le tapis. On oublierait presque que le club est pour l’instant relégable. </strong></p>
<h2 style="text-align: justify">Fair-plaie financier</h2>
<p style="text-align: justify">Voilà une décennie qu’Émiratis et Qataris, respectivement avec <a href="https://www.demivolee.com/2019/02/28/dossier-city-football-group-le-foot-a-lechelle-globale/">Manchester City</a> et le Paris Saint-Germain, ont bousculé à coup de milliards la hiérarchie du football européen, entraînant dans leur passage une série de régulations visant à les ralentir. Et si les herses, voulues par les clubs traditionnellement dominants, furent installées trop tardivement pour eux, elles pourraient en revanche s’avérer efficaces pour que les prochaines années des Saoudiens à Newcastle ne ressemblent pas à une partie géante de Football Manager. L’écosystème du football a fondamentalement changé depuis que City a littéralement acheté sa place à la table des grands. Tout y est désormais plus cher et plus dense.</p>
<p style="text-align: justify">La première et principale herse est bien entendu celle du fair-play financier. Instauré en 2010 pour contrôler les dépenses des clubs afin qu’ils ne dépensent pas largement plus qu’ils ne gagnent, le « FPF » aura essuyé dix années de critiques, venant de toutes parts, avant de s’évanouir dans la crise liée au coronavirus. Une nouvelle formule, probablement inspirée des modèles américains de luxury tax et de salary cap, devrait voir le jour dans le courant de l’année. Reste à savoir si elle sera plus souple ou plus stricte que son ancêtre, les positions à ce propos ayant pu évoluer depuis le rachat de Newcastle.</p>
<p style="text-align: justify">Quoiqu’il en soit, le nerf de la guerre de ces nouvelles régulations reposera, comme pour le FPF, sur une équation entre dépenses (sur l’effectif) et revenus (des droits de diffusion et des sponsors).</p>
<h2 style="text-align: justify">Un cercle (vertueux) très fermé</h2>
<p style="text-align: justify">Mais si les supporters de Newcastle s’imaginent surfer sur la même vague que Manchester City en son temps, ils pourraient être fort déçus. Car là où les Émiratis avaient, comme Chelsea avant eux ou les Qataris ensuite, dopé leurs revenus avec des contrats de sponsoring faits maison, les Saoudiens ne pourront vraisemblablement pas user de ce stratagème. En effet, les partenariats avec les entreprises qui auraient un lien avec le propriétaire du club sont désormais interdits en Premier League. La résolution, qui a été votée précipitamment dans les heures suivants le rachat de Newcastle, est pour l’instant temporaire mais l’idée d’en faire une règle permanente traîne depuis longtemps dans les cartons et l’assemblée générale de l’élite anglaise est proche de l’unanimité sur la question – Newcastle a voté contre, Manchester City s’est abstenu, le reste a voté pour.</p>
<blockquote><p>« Sans cette règle, rien n’aurait empêché Newcastle de signer un accord de, disons, 100 millions de livres pour le naming de son stade, avec une firme saoudienne tenue par ses propriétaires » dit un dirigeant anglais à <a href="https://www.skysports.com/football/news/11678/12437945/premier-league-clubs-impose-temporary-freeze-on-sponsorship-deals-linked-to-their-owners">Sky Sports</a>.</p></blockquote>
<p style="text-align: justify">Cela veut-il dire que les Magpies ne pourront que signer des contrats de sponsorship honnêtes, conformes aux prix du marché ? Pourvu que la légalité d’une telle régulation ne soit pas remise en question, ça en prend le chemin. Même à prendre en compte au moment des négociations que le club est probablement en bas d’une pente ascendante, Newcastle aura donc beaucoup plus de mal que ses prédécesseurs mancuniens et parisiens à enclencher son cercle « vertueux ». C’est le succès sportif qui amène les sponsors. Mais le succès sportif demande des grands joueurs dont le coût doit être couvert par des revenus apportés par les sponsors.</p>
<h2 style="text-align: justify">Newcastle et ses premières briques</h2>
<p style="text-align: justify">Championnat dont le peloton de tête est probablement le plus difficile à intégrer, la Premier League représente cependant un atout de taille en termes de droits TV et d’attractivité pour les partenaires commerciaux. D’où le choix des Saoudiens. De fait, si le dopage artificiel de revenus ne semble pas être une option, la croissance naturelle aura néanmoins le loisir d’augmenter les recettes du club.</p>
<p style="text-align: justify">Avec une annonce en grande pompe et une population saoudienne désormais tournée vers cette ville du nord-est de l’Angleterre, la force de frappe sur les réseaux sociaux n’est plus celle d’un club servant de sparring-partner au Big 6 dans l’espoir de se maintenir. Plus scruté, le club le sera aussi sur le terrain. De quoi renforcer à l’avenir ses revenus liés au sponsor maillot, pour l’instant en dessous des 8 millions d’euros alors que le standing visé par la nouvelle direction du club implique un contrat autour des 50 millions.</p>
<p style="text-align: justify">D’ici à avoir l’aura d’un club jouant le podium et la Ligue des Champions – car les Saoudiens ne sont évidemment pas venus pour jouer les petits rôles – Newcastle pourra au moins rapidement dépasser des Everton, Aston Villa ou Leeds. Du reste, les fantasmes de voir les Magpies casser leur tirelire pour Erling Haaland ou Harry Kane dès cet été (voire cet hiver !) devront attendre un peu. Et probablement mettront-ils plus de temps que les Citizens à atteindre le haut du tableau.</p>
<p style="text-align: justify">Oui, la puissance financière des nouveaux propriétaires de Newcastle relève du jamais-vu dans le football. Ils devront néanmoins être plus rusés et patients que les pionniers du genre nouveau-riche, avec qui ils seront inévitablement comparés, souvent dans le cadre de cette concurrence des puissances du Moyen-Orient, s’ils veulent créer et s’imposer dans le Big 7 anglais.</p>
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		<title>Dossier : Vers une régulation des pubs pour les paris sportifs ?</title>
		<link>https://www.demivolee.com/2021/09/28/dossier-vers-une-regulation-des-pubs-pour-les-paris-sportifs/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[MatthiasT]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 28 Sep 2021 05:00:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Dossiers Demivolée.com]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[hl]]></category>
		<category><![CDATA[paris sportifs]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Alors que la cadence des publicités pour les sites de paris sportifs est à peine redescendue après un Euro 2020 abondant, la législation de nouvelles <a class="mh-excerpt-more" href="https://www.demivolee.com/2021/09/28/dossier-vers-une-regulation-des-pubs-pour-les-paris-sportifs/" title="Dossier : Vers une régulation des pubs pour les paris sportifs ?">[...]</a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><strong>Alors que la cadence des publicités pour les sites de paris sportifs est à peine redescendue après un Euro 2020 abondant, la législation de nouvelles régulations, tant sur le fond que sur la quantité, a conquis l’opinion public. La France suivra-t-elle l’Espagne, l’Italie et surtout la Belgique ? </strong></p>
<h2 style="text-align: justify">Jeux de gains, jeux de vilains</h2>
<p style="text-align: justify">Encore interdits il y a une dizaine d’années, les paris sportifs sont désormais non seulement ouverts à une concurrence sans merci, mais se consomment dorénavant en ligne, sans l’effort de bouger de chez soi ni la sensation de voir l’argent partir. Ainsi, les risques pour que la pratique récréative ne le reste pas sont donc d’emblée multipliés. D&rsquo;autant que les publicités ne se contentent plus de titiller les cases du cerveau humain dérangées par le circuit de la récompense. De petit fournisseur d’adrénaline à ascenseur social, de loisir à complément de revenu voire salaire, les paris sportifs revêtiraient toutes sortes de vertus. Le tout en ciblant particulièrement les classes défavorisées.</p>
<p style="text-align: justify"><a href="https://www.demivolee.com/2021/02/15/dossier-paris-sportifs-le-football-face-a-son-ethique/">Mais tout s’accélère avec le matraquage publicitaire</a>. Au-delà de leur message, ces publicités sont omniprésentes. Cette (sur)exposition du fan de football participe à la banalisation du danger. Du quotidien national au bloggeur local, du spot de la mi-temps à celui du journal de 20h, de l’affiche dans le métro à votre Youtubeur préféré, c’est là une stratégie très agressive des bookmakers qui bombardent les clients cibles jusqu’à l’overdose.</p>
<p style="text-align: justify">Et c’est d’autant plus vrai lors des grandes compétitions internationales de football, comme l’Euro cet été. Des périodes qui ne sont d’ailleurs pas rentables pour les sites de paris sportifs, tant le matraquage représente un investissement colossal. C’est alors avant tout une période de « recrutement », d’où l’accent mis, dans les publicités, sur la reconnaissance sociale ou le gain à long terme plutôt que sur l’adrénaline du moment.</p>
<h2 style="text-align: justify">Euro deux mille Évin</h2>
<p style="text-align: justify">Face à ce problème moral, une loi Évin adaptée aux publicités sur les paris sportifs est régulièrement proposée. Reste que cela ne veut pas dire grand-chose. En effet, sur le pan de la publicité, la loi Évin interdit totalement les campagnes marketing en faveur du tabac et régule strictement celles pour l’alcool. De quel côté une loi contre les publicités de paris sportifs voudra-t-elle se pencher ?</p>
<p style="text-align: justify">Concrètement, une nouvelle réglementation prise en novembre 2020 permet pour la première fois à l’Autorité Nationale des Jeux (ANJ) de réguler ces campagnes de publicité. Sous-entendre une progression sociale ou la possibilité de gagner sa vie grâce aux paris sportifs est désormais interdit, tout comme la mise en scène de mineurs. On voit cependant que les entreprises du secteur continuent de jouer avec les interprétations, toujours en ciblant le même public. Mais c’est tout de même ainsi que le spot publicitaire de Winamax montrant un jeune porté aux nues devant l’approbation de son quartier, façon <em>Histoire de la vie </em>dans le <em>Roi Lion</em>, fut retiré de la circulation.</p>
<p style="text-align: justify">L’ANJ souhaite donc aller plus loin. Avant de proposer « de nouvelles mesures aux pouvoirs publics d’ici la fin de l’année », l’Autorité a donc lancé, en ce mois de septembre, une consultation publique, dont une partie est accessible à tous via un <a href="https://anj.fr/publicite-et-jeux-dargent-votre-avis">questionnaire en ligne</a>. Lancée sous le présupposé, appuyé par un sondage, que le nombre de publicités est trop important et leurs messages problématiques, il sera intéressant de voir si une loi débouche sur plus de régulation au niveau de la quantité, du fond et/ou de la prévention.</p>
<h2 style="text-align: justify">La France à la traîne en Europe ?</h2>
<p style="text-align: justify">En dehors des restrictions assez basiques susmentionnées, la publicité pour les paris sportifs en France n’impose en guise de prévention qu’un petit bandeau que l’on finit par négliger autant que le « évitez de manger trop gras, trop sucré, trop salé ». Si ses voisins ne sont pas beaucoup plus en avance, la France accuse tout de même un certain retard sur la Belgique, qui s’est érigée en véritable pionnières dans la régulation des jeux de hasard.</p>
<p style="text-align: justify">Le plat pays, où les paris sportifs ont été autorisés la même année que dans l’Hexagone (2010), a pris en 2019 une série de mesures contre leur marketing après l&rsquo;électrochoc vécu lors du Mondial 2018. Les publicités pour les paris sportifs sont effectivement interdites pendant la retransmission d’une compétition sportive (elles restent autorisées avant et après), et interdites tous les jours avant 20h sauf en cas de compétition sportive dans l’après-midi (mais pas <em>pendant</em> celle-ci, de fait). Par ailleurs, leur contenu subit les mêmes restrictions qu’en France. Elles ne doivent pas non plus mettre en scène un sportif ou un club promouvant le jeu de hasard. Il y a en outre un maximum d’un spot réservé aux paris sportifs par page de publicité.</p>
<p style="text-align: justify">Du côté des mauvais élèves, on trouve le Royaume-Uni, qui n’a pas beaucoup œuvré à cette tâche depuis le Gambling Act de 2005. Mais, comme en France, une consultation a été lancée et rendra son verdict dans le courant de l’automne. Le gouvernement de Boris Johnson devrait promulguer l’interdiction des sponsors maillot (comme c’est déjà le cas en Espagne et en Italie) et des namings de stade pour les bookmakers.</p>
<figure id="attachment_27744" aria-describedby="caption-attachment-27744" style="width: 822px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" loading="lazy" class=" wp-image-27744" src="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2021/09/bet365-stadium-Whats-On-300x166.jpg?x16177" alt="" width="822" height="455" srcset="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2021/09/bet365-stadium-Whats-On-300x166.jpg 300w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2021/09/bet365-stadium-Whats-On-768x426.jpg 768w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2021/09/bet365-stadium-Whats-On.jpg 830w" sizes="(max-width: 822px) 100vw, 822px" /><figcaption id="caption-attachment-27744" class="wp-caption-text">Le stade de Stoke City porte le nom d&rsquo;un site de paris sportifs. (Crédits : What&rsquo;s On Live)</figcaption></figure>
<h2 style="text-align: justify">Si « la maison gagne toujours », les clubs aussi</h2>
<p style="text-align: justify">Il faut dire qu’il y a beaucoup à faire. En France, Betclic est sponsor de la Ligue 1. ZeBet, Winamax et Partouche Sport s’affichent en gros respectivement sur les maillots de Saint-Étienne, Strasbourg (extérieur uniquement), et Montpellier.  Et on ne compte plus les partenariats sur les réseaux sociaux comme Unibet avec le PSG et Parions Sport avec l’OL. Mais ce n’est (presque) rien par rapport aux Anglais !</p>
<p style="text-align: justify">Là-bas, les clubs à partir du ventre mou de Premier League sont presque devenus dépendants aux (sites de) paris sportifs. Sky Bet accole son nom aux deuxième, troisième et quatrième divisions professionnelles. Et les sponsors maillots y sont légion : neuf clubs de Premier League arborent le logo d’un bookmaker – parfois chinois, parfois à la limite de la légalité – dans des contrats qui, cumulés, s’élèveraient à 68 millions d’euros selon GlobalData. Ce sont autant de partenariats menacés par la prochaine loi, et d&rsquo;importantes pertes économiques que devra prendre en compte la législation, au Royaume-Uni comme en France.</p>
<h2 style="text-align: justify">Nouveau joueur</h2>
<p style="text-align: justify">Voilà tout le nœud du problème. Que ce soit sur les maillots ou à la télé, si de tels partenariats se retrouvent interdits, c’est une source de financement qui s’envolera pour les clubs. Et quel genre de marque remplacera ces sponsors ? Peu de chance de voir Renault Trucks ou RTL ressurgir pour orner les maillots de vos clubs préférés après le départ des sites de paris sportifs. À vrai dire, la tendance s’oriente plutôt vers la publicité d’une pratique non moins risquée et tout aussi addictive : les sites de transactions de cryptomonnaies.</p>
<p style="text-align: justify">En effet, en Italie, où les publicités pour les paris sportifs sont interdites, l’Inter et la Roma ont signé des partenariats maillot avec Digital Bits, et le Milan avec BitMex. Le site de cryptomonnaies liées à des clubs, Socios, s’est déjà implanté à la Juve, au PSG, au Barça, à Valence et à Arsenal. Et la tendance est générale. Cette saison, eToro est le partenaire maillot principal de l&rsquo;AS Monaco et a même réussi à s&rsquo;incruster sur la manche de Gaël Monfils, alors que le tennis ouvre peu ses t-shirts aux sponsors. Dans l’<a href="https://www.demivolee.com/2020/06/19/billet-ce-que-la-television-foot-doit-emprunter-a-l-esport/">esport</a>, FTX, qui s’est déjà attaqué à la Formule 1, a signé un contrat record de naming et de sponsor maillot de 10 ans avec la légendaire équipe américaine Team SoloMid (TSM), tandis que crypto.com s’est lié à la non moins célèbre franchise européenne Fnatic.</p>
<p style="text-align: justify">La question de se débarrasser des publicités pour les sites de paris sportifs n’est donc pas toute noire ou toute blanche. Et nous ne parlons là que des clubs. Mais – puisque l’ANJ vise a priori davantage les publicités dans les médias que les sponsors des clubs, bien qu’il puisse y avoir un effet ricochet – nombre de journalistes, bloggeurs, youtubeurs, subiraient une perte de revenus dommageable voire fatale, sans pouvoir la remplacer. C&rsquo;est tout un écosystème qui s&rsquo;est mis dans le giron des sites de paris sportifs.</p>
<p style="text-align: justify">La relation du football avec les paris sportifs est de fait toxique, par définition. Toxique parce qu&rsquo;elle pousse à des pratiques dangereuses et à des pertes de contrôle dans ces pratiques. Toxique aussi parce qu&rsquo;une interdépendance s&rsquo;est créée entre les deux, et que le football peut désormais difficilement faire sans les paris sportifs.</p>
<p>Cet article <a rel="nofollow" href="https://www.demivolee.com/2021/09/28/dossier-vers-une-regulation-des-pubs-pour-les-paris-sportifs/">Dossier : Vers une régulation des pubs pour les paris sportifs ?</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://www.demivolee.com">Demivolée.com</a>.</p>
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		<title>Dossier : Lionel Messi n’est plus l’homme d’un club</title>
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		<dc:creator><![CDATA[MatthiasT]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 10 Aug 2021 05:00:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Dossiers Demivolée.com]]></category>
		<category><![CDATA[Liga]]></category>
		<category><![CDATA[PSG]]></category>
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		<category><![CDATA[Messi]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Nous y sommes. Lionel Messi quitte le FC Barcelone après 27 ans de vie commune dont 17 sur le toit du football professionnel. Mais où ? <a class="mh-excerpt-more" href="https://www.demivolee.com/2021/08/10/dossier-lionel-messi-nest-plus-lhomme-dun-club/" title="Dossier : Lionel Messi n’est plus l’homme d’un club">[...]</a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><strong>Nous y sommes. Lionel Messi quitte le FC Barcelone après 27 ans de vie commune dont 17 sur le toit du football professionnel. Mais où ? En Argentine ? À la retraite ? Non. Au Paris Saint-Germain, libre de tout contrat et – semble-t-il – contre la volonté de tout le monde. </strong></p>
<h2 style="text-align: justify">Sentimentalisme et larmes de crocodile</h2>
<p style="text-align: justify">778 matchs, 672 buts, 305 passes. Et dire que les statistiques ne sont qu’une donnée secondaire, ou même tertiaire voire pire, de ce qu’aura apporté Lionel Messi au FC Barcelone. Comme en témoigne la <a href="https://twitter.com/FCBarcelona/status/1423359445468426241">solennelle vidéo d’adieu</a>, dont les sept minutes ne tracent guère mieux qu’une esquisse de la carrière du sextuple Ballon d’Or, c’est bien plus que ça. Des titres, des œuvres, des émotions, des générations, un culte. Cela va sans dire, le Barça perd son monument.</p>
<p style="text-align: justify">Mais ce n&rsquo;est pas tant le départ qui fait mal. Voir Messi quitter le Barça, la quarantaine approchant, il fallait s&rsquo;y préparer. C’est ce sentiment d’héritage gâché, voire bafoué. C&rsquo;est la raison (purement financière) et la manière (presque comme un indésirable) qui font mal. Non seulement il ne sera pas le dernier Totti, ces grands joueurs – ici le plus grand – qui passent leur carrière dans un seul club avant de préparer une reconversion et d&rsquo;inspirer les futures générations, mais il part chez un concurrent à la Ligue des Champions, possiblement futur adversaire, et à un niveau qui lui permet encore de truster les 30 buts en 35 matchs de championnat et les meilleures places du Ballon d&rsquo;Or.</p>
<p style="text-align: justify">Deux ans après Cristiano Ronaldo, la seconde partie prenante de cette rivalité historique n’obtient pas non plus la sortie qu’elle espérait. La sortie qu’on espérait.</p>
<h2 style="text-align: justify"><strong>Comment en est-on arrivés là ? </strong></h2>
<h3 style="text-align: justify">Graduellement…</h3>
<p style="text-align: justify">Quand un joueur occupe à lui seul un poste de dépense aussi important, il devient facile de comprendre comment le drame est arrivé : il suffit de regarder les caisses de son club. En l’occurrence, c’est un cas d’école. Il prouve que même en étant le club le plus célèbre du monde, celui générant le plus de revenus, personne n’est à l’abri en cas de gestion calamiteuse – à moins d’être directement sous perfusion d’un État.</p>
<p style="text-align: justify">Retour en 2017. Le Barça, tout sourire, se félicite de revenus toujours records et se vante même d’une légère diminution de sa dette. Sportivement, le tableau est moins rose. Les <em>Blaugranas </em>viennent certes de vivre le match le plus fou de leur histoire avec la Remontada, ils n’en sont pas moins vite redescendus après une déroute face à la Juventus et la perte du titre au profit du Real Madrid. Et puis, cet été-là est aussi celui où Neymar, las de l’ombre de Messi, part pour les projecteurs de la ville-lumière et assombrit par la même occasion le projet sportif barcelonais.</p>
<p style="text-align: justify">Toujours en 2017, Lionel Messi renouvelle son bail avec le Barça en paraphant un contrat pharaonique. <em>El Mundo</em> en révèlera les montants a posteriori : l’Argentin aurait touché 555 millions d’euros en quatre ans. De quoi donner une autre dimension à ses larmes versées lors des adieux au Camp Nou.</p>
<p style="text-align: justify">Et puisque les folies contractuelles viennent rarement seules, le club de Josep Bartomeu enchaîne les mauvais coups sur le marché des transferts. Une liste de transferts ratés longue comme le bras, Philippe Coutinho et Ousmane Dembélé en têtes d’affiche, traduit les vaines tentatives de remplacer Neymar. La masse salariale s’envole, et avec elle les dettes du club.</p>
<h3 style="text-align: justify">Puis subitement</h3>
<p style="text-align: justify">C’est typiquement dans ce genre de contexte déjà compliqué que l’on brûle tous les cierges en priant pour ne pas voir une ou des sources de revenus disparaître. C’était sans compter sur un petit virus venu de Chine.</p>
<p style="text-align: justify">En effet, le Covid sonne le glas du Barça. La perte des revenus liées aux huis-clos et à la dévalorisation d’un football sous haut-parleurs, le marché extriqué qui rend la vente d’indésirables compliquée et les salaires de ces derniers encore plus difficiles à assumer : on ne vous apprend rien. Le Covid a frappé tout le monde du football. Et ceux souffrant déjà de grosses difficultés structurelles l’ont pris de plein fouet. Ainsi, le Barça accuse une perte sèche de 487 millions d’euros sur cette seule saison 2020-2021.</p>
<p style="text-align: justify">Pire, un an après le pic de la crise, les régulations et sanctions de la Liga afin de protéger les clubs et d’empêcher qu’ils vivent au-dessus de leurs moyens sont de retour. Le salary cap, ou plutôt le coût maximal de l’équipe première, car les transferts – amortis – sont aussi pris en compte, est de fait le nerf de la guerre dans la prolongation de Lionel Messi et dans le futur du FC Barcelone. Témoin de la santé financière d’un club, garant de sa santé sportive, ce salary cap correspond à la barre des 70% des revenus du club.</p>
<p style="text-align: justify">Voyez plutôt. En 2019, le Barça était le club de son élite qui disposait de la plus grande marge de manœuvre avec 671 millions d’euros pour constituer une équipe première. Un an plus tard, ce montant est presque divisé par deux (347 millions). Et cet été, il se situerait sous les 200 millions. Tout en sachant que 144 millions sont d’ores et déjà inscrits dans les comptes de la saison prochaine en tant qu’amortissements de transferts passés.</p>
<h3 style="text-align: justify">Messi se va</h3>
<p style="text-align: justify">Quand la Liga requiert une masse salariale inférieure à 70% des revenus du club, le Barça atteint les 110% <u>avec</u> la baisse de salaire acceptée par le clan Messi. Et sans Messi, il culmine tout de même à 95%. La prolongation de l’Argentin, même bénévolement, au SMIC ou à ce qui ressemblerait au SMIC d’un footballeur, était donc impossible. Tout comme c’est déjà le cas pour les quatre recrues barcelonnaises du mercato (Sergio Aguero, Memphis Depay, Emerson et Eric Garcia), le club aurait tout simplement été dans l’incapacité de l’inscrire en Liga. Voilà pourquoi les dirigeants <em>blaugranas</em> remuent ciel et terre pour obtenir de leurs joueurs des baisses de salaires.</p>
<p style="text-align: justify">Joan Laporta pourra toujours blâmer Javier Tebas. Pour ne pas avoir accordé de passe-droit au nom de l’intérêt commun que représente pour la Liga la présence d’un tel joueur. Ou pour le deal conclu avec le fonds d’investissement CVC que le Barça et le Real ont refusé – officiellement pour un taux d’intérêt trop élevé, officieusement en raison d’une clause anti-Superleague.</p>
<p style="text-align: justify">Outre les critiques sur la stratégie de sceller un accord très long terme (50 ans) en plein creux d’une vague pandémique, cette transaction, qui aurait vu la création d’une nouvelle entité au sein de laquelle la Liga et ses clubs auraient cédé 10% des droits commerciaux audit fonds d’investissement en échange d’une injection de près de trois milliards d’euros, n’aurait de toute façon permis ni de compenser les errements de l’administration Bartomeu, ni la prolongation de Messi, contrairement à ce qu’aurait été enclin à croire le clan du joueur voire le club lui-même, selon les versions qui attribuent un chantage à la Liga.</p>
<h2 style="text-align: justify">Messe que un club</h2>
<p style="text-align: justify">Alors, quelle morale tirer de toute cette affaire, passée la première nuit à pleurer (ou non) la fin d’une histoire qu’on croyait éternelle ? Les plus romantiques adeptes d&rsquo;un football business de décroissance pourraient presque se réjouir de voir un si gros navire prendre l&rsquo;eau sans que l&rsquo;on parachute des bouées du ciel. Après tout, Laporta aura passé l&rsquo;été à quémander un passe-droit à Tebas et des prêts miracles, en dépit de toute raison, à des banques d’investissement. « Presque », ceci étant, car c&rsquo;est bien loin du sentimental que rebondira Léo Messi. Lorsque le cœur parle d’un retour aux sources aux Newell’s Old Boys, le néo-champion sudaméricain n’aura comme point de chute nulle autre que le seul navire suffisamment gros pour pêcher un tel poisson, et dont l’armateur n’est autre qu’un État pétrolier : le Paris Saint-Germain.</p>
<p style="text-align: justify">Le sextuple Ballon d&rsquo;Or laisse derrière lui une embarcation à la dérive. Et si on ne doute pas de sa bonne volonté pour aider à écoper, c&rsquo;est bien par son contrat précédent que l&rsquo;eau s&rsquo;est engouffrée. Pour le Barça, d’autres questions viendront après la stupéfaction. Quid des revenus marketing sans Messi ? Quid des revenus sportifs si la qualité de l’effectif ne suit pas ?</p>
<p style="text-align: justify">Qui a dit que le Barça était déjà arrivé au fond du gouffre ?</p>
<h2 style="text-align: justify">Du football et des mauvaises questions</h2>
<p style="text-align: justify">Du côté du PSG, c&rsquo;est évidemment un grand coup. Comme détaillé dans <a href="https://www.demivolee.com/2021/01/13/billet-trois-predictions-pour-2021-3-le-seisme-messi/">notre article « prédisant » déjà l&rsquo;événement en janvier dernier</a>, le bénéfice en image est sans précédent. Les supporters s’en régalent sûrement d’avance. Mais en faisant ainsi fi du fair-play financier, à tel point qu&rsquo;un départ de Kylian Mbappé ne semble même plus nécessaire, l&rsquo;émerveillement suscité par une « MNM » visant les plus de 100 points en championnat alimentera-t-il assez longtemps la crédulité ou devra-t-on (re)lancer les hostilités du fair-play financier et autres salary caps ?</p>
<p style="text-align: justify">Pour le football enfin, que dire ? Un membre éminent du cercle fermé, presque mafieux, des « gros clubs historiques », n&rsquo;aura pas eu son passe-droit. Super. Au profit du sportswashing et de ses fonds illimités ? On voit déjà d’ici refaire surface le débat sur les nouveaux riches et la Superleague. Vite, les institutions au secours du football populaire !</p>
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		<title>Le Digest de l’Euro #9 – Fête Nazionale</title>
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		<dc:creator><![CDATA[MatthiasT]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 14 Jul 2021 05:00:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Dossiers Demivolée.com]]></category>
		<category><![CDATA[Equipes nationales]]></category>
		<category><![CDATA[digest]]></category>
		<category><![CDATA[Euro]]></category>
		<category><![CDATA[hl]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Deux fois par semaine, nous avons débriefé l’Euro 2020 sur demivolee.com. C’est désormais l’heure de décerner les lauriers et de donner le clap de fin <a class="mh-excerpt-more" href="https://www.demivolee.com/2021/07/14/le-digest-de-leuro-9-fete-nazionale-italie-championne-d-europe/" title="Le Digest de l’Euro #9 – Fête Nazionale">[...]</a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><strong>Deux fois par semaine, nous avons débriefé l’Euro 2020 sur demivolee.com. C’est désormais l’heure de décerner les lauriers et de donner le clap de fin après la victoire de l’Italie. </strong></p>
<h2 style="text-align: justify">L’événement : Rendre à César…</h2>
<p style="text-align: justify">L’Italie est championne d’Europe. Une victoire 3-2 aux tirs au but, après un nul à 1-1 sur les 120 minutes de jeu, permet au football de « tornare a casa », puisque <a href="https://www.demivolee.com/2019/06/17/football-golf-2-origines/">les Italiens ne sont pas non plus étrangers à la création du football</a>.</p>
<p style="text-align: justify">Si le but express de Luke Shaw suivi d’une première mi-temps placée sous le signe de la stérilité ont pu instigué quelques doutes sur les chances de l’Italie, pour le plus grand plaisir d’un Wembley particulièrement électrique, les hommes de Roberto Mancini ont su corriger le tir pour rappeler à l’Europe qui était la meilleure formation du tournoi. Car non content d’être la meilleure équipe sur cette finale, la <em>Squadra Azzurra </em>aura montré une qualité de jeu, une cohérence et un parcours qui font d’elle une très belle championne. Le tout <a href="https://www.demivolee.com/2021/06/03/dossier-le-tableau-de-chasse-de-leuro-2020/">sans être particulièrement favori</a> ni en ayant les meilleures individualités.</p>
<p style="text-align: justify">C’est là tout le mérite du mandat Mancini. Rebâtir une sélection malaimée en si peu de temps, en partant de presque zéro, et remporter un trophée international si relevé trois ans après la prise de fonction relèvent déjà de la prouesse. Et la manière n’en est que plus admirable.</p>
<p style="text-align: justify">En termes d’image, l’ancien entraîneur de Manchester City faisait face à un défi comparable à celui de Laurent Blanc, qui a pris les rênes de l’équipe de France après Knysna, quand une méconnaissable Italie manquait de se qualifier au Mondial 2018. Il a également su développer un projet de jeu à l’échelle macro. Cette philosophie, pensée autour de son milieu, prête à se tourner vers l’avant, est en plus cohérente avec le progrès du Calcio et en véritable rupture avec l’histoire de la Nazionale. En complément, son management à l’échelle micro s’illustre par une excellente lecture des matchs, en témoignent les nombreux visages de l’Italie tout au long de cet Euro.</p>
<h2 style="text-align: justify">Le chiffre : Shaw devant !</h2>
<p style="text-align: justify">Cette dernière corde à l’arc de Roberto Mancini s’est justement illustrée une nouvelle fois sur cette finale. Car quand Luke Shaw inscrit le but le plus rapide de l’histoire des finales de l’Euro après 1 minute 57, explosant ainsi le précédent record détenu par Pereda qui donna l’avantage à l’Espagne en 1964 au bout de 5 minutes et 04 secondes, c’est plutôt la supériorité tactique du premier plan de jeu de Gareth Southgate qui transpire sur la rencontre.</p>
<p style="text-align: justify">À l’origine de l’action, une superbe conduite de balle de ce même Luke Shaw pour se dégager du pressing italien et trouver Harry Kane venu au secours. Puis, une fois le ballon en entonnoir dans le couloir droit, c’est la course de Kyle Walker qui crée la supériorité numérique et confère tant d’espace et de temps à Kieran Trippier pour ajuster son centre. En supériorité numérique également sur l’aile gauche, le latéral de Manchester United se retrouve <a href="https://youtu.be/1qaUlaLOvpo?list=PLQLPXA3TgtrC1LWiJvyYDoSyjOW_UEGGN&amp;t=22">seul au second poteau pour ajuster sa demi-volée</a>.</p>
<p style="text-align: justify">Menée par les pistons de bout en bout, cette offensive peut difficilement faire meilleure publicité au 3-4-3 de Southgate, décidé spontanément pour cette rencontre. C’est un symptôme de l’échec et mat tactique que ce dernier infligeait dans un premier temps à Mancini. Avec cette double supériorité numérique dans les couloirs qui profite autant aux pistons qu’aux neufs et demi en électrons libres, ce qui était une composition à vertu défensive – le technicien anglais confiera plus tard sa volonté de ne pas vouloir impliquer un ailier pour défendre sur Lorenzo Insigne – s’avère tout aussi problématique pour l’Italie sur les attaques anglaises.</p>
<p style="text-align: justify">Ce plan, qui a fonctionné (trop ?) immédiatement aurait pu être le gros coup de Southgate.</p>
<h2 style="text-align: justify">Le but : Bonucci sonne la charge</h2>
<p style="text-align: justify">Mais pour conserver ce potentiel gros coup, encore fallait-il ne pas perdre son football. Or, plus le match avance, moins l’Angleterre ne s’acharne à jouer autre chose que des seconds ballons jaillissants d’un repli défensif toujours plus bas. Les décrochages de Harry Kane et de Mason Mount, les incursions de Raheem Sterling&#8230; Tout ça n’était déjà plus que de l’histoire ancienne à la mi-temps. Si bien que les Italiens, bien rentrés dans cette deuxième période, retrouvent la balle de plus en plus rapidement. Et sentent de moins en moins le désespoir de devoir jouer long ou frapper de loin.</p>
<p style="text-align: justify">Après une traversée du désert assurée par le porteur d’eau Federico Chiesa, toujours à même d’apporter la menace dans le camp anglais, c’est <a href="https://youtu.be/1qaUlaLOvpo?list=PLQLPXA3TgtrC1LWiJvyYDoSyjOW_UEGGN&amp;t=238">une sorte de but casquette, sur corner</a>, qui achève de renverser les dynamiques mentales de ce match. Finalement, les conséquences mentales de cette bonne entame sont telles que le but de Leonardo Bonucci a des saveurs de « ce qui devait arriver arriva ». Car après celui-ci, les cassages de lignes, la conservation et les combinaisons dans les petits espaces se font plus faciles et ne laissent guère de doute sur le fait que l’Italie aurait de toute façon égalisé.</p>
<figure id="attachment_27575" aria-describedby="caption-attachment-27575" style="width: 902px" class="wp-caption alignnone"><img decoding="async" loading="lazy" class=" wp-image-27575" src="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2021/07/but-bonucci-digest-euro-9-300x200.jpg?x16177" alt="Vu du dessus, le but de Bonucci a tout d'un tableau de la Renaissance. (Crédits : Laurence Griffiths/Getty Images)" width="902" height="601" srcset="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2021/07/but-bonucci-digest-euro-9-300x200.jpg 300w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2021/07/but-bonucci-digest-euro-9-1024x683.jpg 1024w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2021/07/but-bonucci-digest-euro-9-768x512.jpg 768w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2021/07/but-bonucci-digest-euro-9-1536x1024.jpg 1536w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2021/07/but-bonucci-digest-euro-9.jpg 2048w" sizes="(max-width: 902px) 100vw, 902px" /><figcaption id="caption-attachment-27575" class="wp-caption-text">Vu du dessus, le but de Bonucci a tout d&rsquo;un tableau de la Renaissance. (Crédits : Laurence Griffiths/Getty Images)</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify">Lorsque Gareth Southgate tente de relancer la machine en faisant rentrer Bukayo Saka pour passer en 4-3-3, il est déjà trop tard. La défense italienne, vue contre la Belgique dans un véritable match référence, verrouille totalement l’axe et empêche la moindre once de relance. Ainsi, Kane est réduit à une ligne de statistiques alarmante : aucun tir, aucune passe avant un tir, aucun ballon touché dans la surface.</p>
<p style="text-align: justify">L’ascendant mental pris durant la deuxième période a sans doute pu aider lors des tirs au but, mais attention aux analyses biaisées par le résultat : les <em>Three Lions </em>perdent bien leur match en seconde période, et beaucoup moins sur ce double changement où Marcus Rashford et Jadon Sancho foulent la pelouse exclusivement pour tirer leur penalty. Si le dilemme est évidemment qu’ils rentrent à froid alors que le premier et unique ballon qu’ils toucheront aura une lourde signification, c’est une stratégie qui aurait pu fonctionner. Ces remplacements, justement, sont surtout intervenus trop tardivement. L’Italie avait déjà le sens du momentum. Mancini avait déjà retourné la partie en sa faveur. Southgate, qui avait jusque là eu tout bon ou presque sur cet Euro, a perdu pied à la mi-temps de la finale.</p>
<h2 style="text-align: justify">Le mot de la fin</h2>
<p style="text-align: justify">Puisque c’est sur ce match très intéressant que s’achève l’Euro 2020, profitons-en pour saluer la très bonne qualité de ce championnat d’Europe. La situation sanitaire et les burnouts potentiels ou avérés des joueurs à l’aune d’une compétition exigeante avaient de quoi faire peur, mais nous avons bien eu notre lot de matchs fous et offensifs. Globalement, peu d’équipes ont fermé le jeu, même les petits poucets en phase de groupes, et bon nombre de projets étaient intéressants. D’un point de vue comptable, l’Euro 2020 fut, avec 2,8 buts par match, l’Euro le plus prolifique dans le format poules et phase à élimination directe.</p>
<p style="text-align: justify">À noter également que Gianluigi Donnarumma a été nommé joueur du tournoi. On peut aisément le comprendre : il n’a encore jamais perdu une séance de tirs au but avec sa sélection, a contribué à l’exploit de gagner deux séances d’affilée, ce qui n’était jamais arrivé à l’Euro, et est plus globalement un des architectes majeurs de la série italienne en cours, et du titre, tout simplement.</p>
<p style="text-align: justify">Jorginho n’aurait pas non plus démérité cette distinction. Déjà vainqueur de la Ligue des Champions cette année, il rajoute l’Euro dans sa vitrine en étant une solide vertèbre de la colonne vertébrale de son équipe dans les deux cas. Et si sa saison monstre le plaçait au sommet de la course au Ballon d’Or ? On aura aussi une pensée pour Leonardo Spinazzola. Il était <a href="https://www.demivolee.com/2021/06/28/le-digest-de-l-euro-5-tcheque-mate/">au cœur du projet de Mancini</a> et, coïncidence ou non, l’Italie n’a plus gagné un match dans le temps réglementaire après sa blessure. Quel plaisir de le voir sur le podium !</p>
<p style="text-align: justify">Enfin, il est temps de vous remercier vous, chers lecteurs, de nous avoir accompagnés tout au long de cet Euro !</p>
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		<title>Dossier : Wimbledon, touché par la grass</title>
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		<dc:creator><![CDATA[MatthiasT]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 12 Jul 2021 05:00:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Dossiers Demivolée.com]]></category>
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		<category><![CDATA[Wimbledon]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Novak Djokovic vient de remporter son sixième trophée sur la mythique pelouse des Championships de Wimbledon, écrivant toujours plus l’histoire du tennis avec ce vingtième <a class="mh-excerpt-more" href="https://www.demivolee.com/2021/07/12/27545-wimbledon-touche-par-la-grass/" title="Dossier : Wimbledon, touché par la grass">[...]</a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><strong>Novak Djokovic vient de remporter son sixième trophée sur la mythique pelouse des Championships de Wimbledon, écrivant toujours plus l’histoire du tennis avec ce vingtième tournoi du Grand Chelem. Mais, à Wimbledon Village, il n’y a pas que le tennis et le croquet, une autre fabuleuse histoire se joue sur son gazon : celle de son club de football. </strong></p>
<h2 style="text-align: justify">Wimbledon FC, premier du nom</h2>
<p style="text-align: justify">Une histoire qui aurait pu être banale. Celle d’un énième club londonien qui parvient à se hisser au niveau professionnel et même à bien figurer dans l’élite. Celle d’un club à la fois mondialisé car étant membre de la foire Premier League, mais irrésistiblement local, ne se qualifiant pas aux compétitions internationales. Que nenni. Les obstacles dressés sur la route du Wimbledon FC transformeront ce roman commercial en conte de fées, celui où l’amour triomphe sur l’appât du gain.</p>
<p style="text-align: justify">Posons tout d’abord le contexte. Le Wimbledon FC est fondé en 1898 par un groupe d’anciens élèves de la <em>Central Old School </em>de Wimbledon. Club régional à l’armoire à trophées bien garnie, il accomplit son principal fait d’arme en remportant la FA Cup amateure en 1963 et déclare sa professionnalisation peu après, bien qu’il faille compter plus de dix ans et une promotion en quatrième division nationale pour vraiment atteindre ce statut.</p>
<p style="text-align: justify">Le gros coup du Wimbledon FC ? Sa promotion en première division en 1986, suivie d’une victoire en FA Cup – professionnelle, cette fois – en 1988. C’est l’époque légendaire d’un effectif de bad boys surnommé le « <a href="https://www.sofoot.com/wimbledon-la-veritable-histoire-du-crazy-gang-481287.html">Crazy Frog</a> » qui l&rsquo;installe solidement dans l’élite du football anglais, au point d’être membre inaugural de la Premier League. Cependant, les « <em>Dons</em> » vivent mal ce début d’internationalisation. Et l’arrêt Bosman n’arrange rien. C’est le début des problèmes, et donc de la fable qui nous intéresse aujourd’hui.</p>
<h2 style="text-align: justify">Un déménagement en Irlande ?</h2>
<p style="text-align: justify">En 1996, les premières rumeurs jaillissent. Dans un projet digne d’une franchise NBA, le club s’apprête à troquer le vert du quartier de Wimbledon pour le vert… irlandais en déménageant à Dublin. Un accord en ce sens se profile entre un consortium irlandais et le propriétaire du WFC de l’époque, Sam Hammam. Celui-ci voit d’un bon œil la proposition. À la dérive sportivement, le club doit en plus composer avec des problèmes de stade après avoir vendu l’emplacement de son enceinte historique. Cohabiter avec Crystal Palace au Selhurst Park coûte un argent fou et la place en Premier League est bien le seul actif à faire fructifier. Un déménagement résoudrait le premier problème et décuplerait la valeur du club.</p>
<p style="text-align: justify">En effet, vu d’Irlande, on est prêt à tout pour s’intégrer à la fructueuse Premier League avant que ce ne soit trop tard (cher). Offrir un club à supporter aux fans irlandais plutôt que de les voir passer la frontière chaque week-end et faire venir les grands clubs anglais chaque semaine représenteraient une importante manne financière. L’intérêt économique est secondé par un fort intérêt populaire. On ferait de ce club une simili équipe nationale. Vient alors l’intérêt sportif : les joueurs irlandais pourraient se développer plus facilement si un club élite était d’emblée présent sur le territoire. C’est largement suffisant pour faire vaciller les quelques craintes (faire de l’ombre à la fragile ligue irlandaise notamment).</p>
<p style="text-align: justify">Le deal semble ne faire que des heureux. Hammam a d’ailleurs déjà eu des offres de fusion avec d’autres clubs de Londres et des idées de déménagement, alors autant que ce soit en Irlande. Quoi de mieux pour valoriser son club qu&rsquo;être le club de toute une île, plutôt qu&rsquo;un club local du sud de Londres ? En outre, le stade à Dublin, plus grand, aurait la deuxième affluence de PL derrière United. Donc le contrat TV n’en aurait été que plus juteux. De quoi convaincre les autres clubs de Premier League, pas effrayés par un voyage annuel en Irlande.</p>
<h2 style="text-align: justify">Servis, volés</h2>
<p style="text-align: justify">Que des heureux, vraiment ? Naturellement, les fans sont les seuls acteurs de l&rsquo;équation à ne pas voir leur club comme une entreprise. C&rsquo;est évidemment bien plus que ça : c&rsquo;est une entité sociale et locale, une communauté qui ne peut pas être transportée ailleurs. Imaginez si votre club déménageait… Changer de stade est déjà bien souvent un déchirement – et les supporters du Wimbledon FC l’ont déjà connu – mais alors changer de ville, de pays !</p>
<p style="text-align: justify">Le plan se heurte inévitablement à la pression populaire. D’autant que les fans portent déjà en eux une certaine idée de l’activisme. Le changement de stade, les rumeurs de fusion, les difficultés financières… Sam Hammam n’était déjà pas très populaire. Si bien que quatre supporters créèrent, dès 1994, la WISA (<em>Wimbledon Independent Supporters Association</em>) en tant que moyen de pression contre le propriétaire.</p>
<p style="text-align: justify">Le déménagement à Dublin étant le pire affront qu’on pouvait leur faire, les supporters ne se font pas prier pour passer à l’action. Des manifestations ont lieu en marge et pendant les matchs.</p>
<p><img decoding="async" loading="lazy" class=" wp-image-27548" src="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2021/07/wimbledon-fc-dublin-death-300x150.jpg?x16177" alt="Les supporters du Wimbledon FC protestent contre le déménagement. (Crédits : Getty)" width="902" height="451" srcset="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2021/07/wimbledon-fc-dublin-death-300x150.jpg 300w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2021/07/wimbledon-fc-dublin-death-768x384.jpg 768w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2021/07/wimbledon-fc-dublin-death.jpg 1024w" sizes="(max-width: 902px) 100vw, 902px" /></p>
<h2 style="text-align: justify">Dons Quichotte</h2>
<p style="text-align: justify">En plus de la pression populaire, le projet s’attaque à une montagne administrative et légale. Rappelons que Dublin, capitale de la République d’Irlande, ne fait pas partie du Royaume-Uni. Et si les candidatures de clubs souhaitant dépasser leur fédération (comme Swansea autorisé à jouer en Angleterre bien que club gallois) au sein du royaume étaient déjà un casse-tête pour les instances dirigeantes, que dire de ce dossier alors que nous sommes au crépuscule des Troubles ?</p>
<p style="text-align: justify">Malgré tout, le consortium reste serein. Persuadé que le récent arrêt Bosman joue en sa faveur, il s’est même attaché les services de Jean-Louis Dupont, l’avocat de Jean-Marc Bosman lors du procès. Si un joueur peut partir d&rsquo;un club et d&rsquo;une ligue ailleurs dans l&rsquo;Union Européenne selon les règles commerciales en vigueur, alors pourquoi un club ne pourrait-il pas se délocaliser même en restant dans sa ligue, pense-t-il ?</p>
<p style="text-align: justify">Mais, tout britannique soit-il, autoriser un pays étranger à rejoindre la Premier League créerait une incroyable brèche. Cela transformerait presque l’élite anglaise en<a href="https://www.demivolee.com/2021/04/21/billet-super-ligue-pour-le-plaisir-des-supporters/"> Super League</a> avant l’heure. Si la PL est friande de ce changement, ce n’est pas du tout le cas de la FA, qui ne veut pas aller contre l’avis de la fédération irlandaise et indique que Wimbledon devra jouer en championnat d’Irlande si le club s’établit à Dublin. L’UEFA, qui vient juste d’empêcher à plusieurs clubs gallois de franchir la frontière anglaise, préfère accorder la primauté aux fédérations nationales et ne souhaite pas crouler sous d’autres demandes qui, à terme, endommageraient voire détruiraient le principe de ligues nationales. Que l’histoire sait être ironique !</p>
<h2 style="text-align: justify">Wimbledown</h2>
<p style="text-align: justify">Tandis que tout le monde se renvoie la balle, le déménagement tombe subitement à l’eau. En fait, deux investisseurs norvégiens enchérissent plus que nécessaire pour racheter le club en l’an 2000. Hammam cède immédiatement. C’est une catastrophe. Le déménagement devient intenable politiquement avec des investisseurs étrangers à bord. Le Wimbledon FC est relégué. Sa valeur chute.</p>
<p style="text-align: justify">À la recherche d’un nouveau stade à tout prix, le déménagement est finalement acté vers Milton Keynes, une ville nouvelle à 100 kilomètres de Wimbledon, tout près du circuit de Silverstone, autre monument du sport britannique. Autour du Wimbledon FC, l’ambiance est délétère. Le boycott organisé par la <em>Football Supporters Federation </em>occasionne les pires affluences de l’histoire du club lors des derniers mois à passer encore dans le quartier de Merton, où se situe le district de Wimbledon.</p>
<p style="text-align: justify">Une fois installé à Milton Keynes, l’affluence n’est guère meilleure, ce qui n’arrange pas le manque de liquidités du club. Pour le sauver de la liquidation judiciaire, un investisseur local, Pete Winkelman, rachète le club. Par la même occasion, il lui donne une nouvelle identité visuelle et le renomme MK Dons Football Club. 113 ans d’histoire partent en fumée.</p>
<h2 style="text-align: justify">Tel un phénix</h2>
<p style="text-align: justify">De l’autre côté, à Wimbledon, les supporters laissés sur le carreau décident de tout recommencer de zéro. L’AFC Wimbledon est né. Du bas de leur neuvième division, ils n’ont que deux buts : redevenir professionnel et reconstruire leur stade sur son emplacement historique.</p>
<p style="text-align: justify">Fort de ses 4 000 supporters tout droit venus du Wimbledon FC dès son premier match, le club gravit les échelons à la manière d’une étoile filante. Les nouveaux <em>Dons </em>– leur surnom depuis le début, trait d’humour avec le mélange du titre honorifique et du suffixe de Wimbledon, fréquent en toponymie anglo-saxonne puisqu’il signifie « colline » – connaissent leur apothéose en mars 2017. Ce jour de match comptant pour la troisième division, l’AFC affronte et bat le MK Dons FC pour la première fois en compétition nationale, après deux échecs. Lors de la saison 2018-2019, l’AFC Wimbledon évolue même une division au-dessus de MK Dons !</p>
<p style="text-align: justify">Puis, en 2020, l’AFC accomplit son objectif ultime en renouant avec le lieu de son stade historique : Plough Lane, à Merton. Leur nouveau stade, construit au même endroit que l&rsquo;ancienne bâtisse où le WFC a passé 80 ans de son existence, fut inauguré l&rsquo;année dernière. Même si, pandémie oblige, les supporters n&rsquo;ont pu être présents, c&rsquo;est un signe définitif que s&rsquo;ils avaient perdu les premières batailles, ils ont assurément gagné la guerre. Il ne leur reste plus qu&rsquo;à retrouver la PL pour finir d&rsquo;accomplir leur renaissance.</p>
<p><img decoding="async" loading="lazy" class=" wp-image-27547" src="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2021/07/wimbledon-afc-new-plough-lane-300x169.jpg?x16177" alt="Le nouveau Plough Lane de l'AFC Wimbledon (Crédits : AFC Wimbledon)" width="902" height="508" srcset="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2021/07/wimbledon-afc-new-plough-lane-300x169.jpg 300w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2021/07/wimbledon-afc-new-plough-lane-1024x576.jpg 1024w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2021/07/wimbledon-afc-new-plough-lane-768x432.jpg 768w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2021/07/wimbledon-afc-new-plough-lane-678x381.jpg 678w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2021/07/wimbledon-afc-new-plough-lane.jpg 1358w" sizes="(max-width: 902px) 100vw, 902px" /></p>
<h2 style="text-align: justify">Dons du ciel</h2>
<p style="text-align: justify">L’AFC Wimbledon, c’est avant tout une histoire d’héritage. Et, tout en reconstruisant le club depuis ses cendres, les supporters-dirigeants de l’AFC avaient une autre obsession : revendiquer l’héritage du Wimbledon FC. Vous vous souvenez du boycott de MK Dons ordonné par la <em>Football Supporters Federation </em>? Eh bien, il ne cesse pas une fois la scission des deux clubs digérée. Las d’être un club de parias – et de ne pas remplir son stade –, Pete Winkelman fait un pas vers le supposé camp du bien et trouve un compromis en octobre 2006.</p>
<p style="text-align: justify">En échange de la levée du boycott, le MK Dons FC « reconnait et regrette » le mal qu’il a fait à la communauté de Wimbledon, renonce à toute revendication de l’histoire du Wimbledon FC et lègue l’intégralité de la propriété intellectuelle et du palmarès du WFC à l’AFC Wimbledon. <a href="https://www.afcwimbledon.co.uk/club/honours/">Les trophées sont donc de retour à Merton.</a></p>
<p style="text-align: justify">À la question existentielle : qui est le vrai héritier du Wimbledon FC ? Autrement dit, l&rsquo;essence d&rsquo;un club réside-t-elle dans ses actifs ou dans sa communauté ? Dans sa propriété présente ou dans ses lieux et son histoire ? Cette fable répondrait presque par une morale digne des contes de Perrault.</p>
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		<title>Le Digest de l’Euro #8 – Londres et la lumière</title>
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		<dc:creator><![CDATA[MatthiasT]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 08 Jul 2021 05:00:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Dossiers Demivolée.com]]></category>
		<category><![CDATA[Equipes nationales]]></category>
		<category><![CDATA[digest]]></category>
		<category><![CDATA[Euro]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Deux fois par semaine, retrouvez votre digest de l’Euro 2020 sur demivolee.com. Aujourd’hui, il est temps de débriefer les demi-finales afin d’avoir toutes les clefs <a class="mh-excerpt-more" href="https://www.demivolee.com/2021/07/08/le-digest-de-l-euro-8-londres-et-la-lumiere/" title="Le Digest de l’Euro #8 – Londres et la lumière">[...]</a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><strong>Deux fois par semaine, retrouvez votre digest de l’Euro 2020 sur demivolee.com. Aujourd’hui, il est temps de débriefer les demi-finales afin d’avoir toutes les clefs pour le dernier match de la compétition. </strong></p>
<h2 style="text-align: justify">L’évènement : L’Angleterre retrouve une finale 55 ans après</h2>
<p style="text-align: justify">Tout vient à point à qui sait attendre. Et que les Anglais auront attendu ! Depuis la Coupe du monde 1966 organisée à la maison, l’Angleterre n’avait plus connu les joies d’une finale de tournoi majeur. Les spectres de la demi-finale de 2018 ont frappé à la porte, bien sûr, mais les hommes de Gareth Southgate connaissaient le film et ont inversé les rôles : ouvrir le score sur coup franc direct avant de perdre 2-1 en prolongation était leur écueil, ce scénario est devenu leur salut.</p>
<p style="text-align: justify">Contre ce si séduisant Danemark, les <em>Three Lions </em>ont été les protagonistes de la rencontre du début à la fin. Pour ce qui aboutit probablement au meilleur match de leur compétition, les Anglais n’ont pas laissé le luxe aux Danois de s’installer dans le camp adverse. Ces derniers souffraient pour tenter de faire sortir les ballons, tant les menaces de Raheem Sterling et Bukayo Saka pesaient sur leurs latéraux tandis qu’un fort pressing à la perte s’occupait de neutraliser le double-pivot danois, caractérisé par un Thomas Delaney en grande peine.</p>
<p style="text-align: justify">Pour une sélection qui s’appuie tant sur ses individualités, c’est toujours plus pratique quand celles-ci brillent. Et ça n’a pas manqué hier soir. Harry Maguire a encore failli se muer en buteur tout en restant précieux à la relance et grandiose défensivement. L’autre Harry, Kane, à qui la phase à élimination directe va à ravir, s’est illustré à la création, trouvant cette sublime passe pour Saka sur le but anglais. Raheem Sterling, enfin, continue d’être décisif à chaque match en ayant « provoqué » le but contre son camp et le penalty.</p>
<p style="text-align: justify">Cela reste donc un match très abouti pour la sélection de Gareth Southgate, même si le cœur du spectateur neutre en dira autrement. En effet, en plus d’avoir éliminé <a href="https://www.demivolee.com/2021/06/25/le-digest-de-l-euro-4-le-danemark-est-legendaire/">les chouchous de la compétition</a> et empêché le somptueux coup franc de Mikkel Damsgaard d&rsquo;entrer dans la légende, l’Angleterre a pu par moment donner l’impression de s’empaler, de ne pas pouvoir marquer, puis valide sa qualification sur un CSC et un penalty très litigieux converti en deux temps. Sans parler de l’avantage gracieux de pouvoir être le pays hôte d’une compétition sans pays hôte.</p>
<p style="text-align: justify">Mais, à tête reposée, impossible de qualifier cette victoire d’autre chose que de méritée. Contraints d’éteindre la lumière dès la 60<sup>e</sup> minute, les Danois ont rarement été proches de surclasser l’Angleterre. Même un grand Kasper Schmeichel n&rsquo;aura pas pu fermer les écoutilles jusqu&rsquo;aux tirs au but.</p>
<h2 style="text-align: justify">Le chiffre : La chance <em>azzuri</em> aux audacieux</h2>
<p style="text-align: justify">Mardi, dans ce très beau match entre deux grandes nations du football, l’Italie a décroché sa dixième participation à une finale d’un tournoi majeur (Euros et Coupes du monde). C’est seulement la deuxième sélection à atteindre ce cap, derrière l’Allemagne qui distance tout le monde avec ses quatorze finales. Et si c’était la plus belle finale de l&rsquo;histoire de la Nazionale ?</p>
<p style="text-align: justify">On n’a pas l’habitude de voir l’Italie impressionnante offensivement dès le début d’une compétition majeure en plus d’être tournée vers l’attaque et la possession. La Botte s&rsquo;illustre historiquement par son catenaccio et ses hommages plus ou moins fidèles et réussis, ainsi que par ses débuts poussifs. Problème : la possession, c’est aussi la grande obsession espagnole. Et l’on imaginait assez mal Roberto Mancini mettre de l’eau dans son prosecco, abandonner le ballon, poser le bloc bas et opérer en contres. Non, l’Italie n’est pas revenue à ses classiques. Ce qui, contre cette Espagne encore en rodage générationnel, aurait pu marcher, et avec un scénario similaire.</p>
<p style="text-align: justify">Ceci étant, l’enjeu du match n’était pas tant la possession que l’utilisation du ballon. On le sait, l’Espagne s’est toujours illustrée dans ce premier domaine, mais plus irrégulièrement dans le second. Mardi, la <em>Roja </em>s’est très bien occupée de ces deux aspects et était incontestablement la meilleure équipe sur le terrain. Mais les <em>Azzuri</em> ne sont pas restés sans réponse.</p>
<p style="text-align: justify">Presque paradoxalement, puisque dépourvus de Leonardo Spinazzola pour organiser le jeu depuis son aile, les Italiens ont abandonné l’axe pour tout de même s’organiser sur les côtés une fois balle au pied. Le losange espagnol les en a sans doute contraints. Mais, bien que volontaire, la <em>Squadra Azzura </em>aura eu beaucoup de mal à se sortir d’un schéma attaque-défense du fait d’un pressing à la perte rendu impossible par… une perte, justement, trop basse sur le terrain et trop rapide en secondes passées avec le ballon.</p>
<p style="text-align: justify">En dehors de rares séquences plutôt bien menées, encore depuis les ailes, où le danger parvenait à être créé dans le dos de la défense espagnole, la résistance est surtout venue des transitions. Des sorties de balle qui se symbolisent par Federico Chiesa. D’une superbe frappe enroulée depuis l’entrée de la surface, il expose la fébrilité de la <em>Roja </em>dans sa propre surface et donne l’avantage, contre le cours du jeu, à la Nazionale.</p>
<p style="text-align: justify">Du reste, les changements de Mancini, probablement sous la contrainte de physiques empruntés, condamnent quelque peu l’Italie à subir les principes espagnols jusqu’à la fin du match. Une égalisation de Morata plus tard, les Azzuri ne pourront plus compter que sur un tir au but de Jorginho pour se qualifier en finale.</p>
<h2 style="text-align: justify">Le but : Morata, métonymie de l’Espagne</h2>
<p style="text-align: justify">Ne cherchez pas, tout ce que veut faire, tout ce que veut être l&rsquo;Espagne figure dans <a href="https://youtu.be/xL4fevCPBIg?t=139">l&rsquo;action du but d&rsquo;Álvaro Morata</a>. En décrochage jusqu’au rond central, il reçoit une passe d’Aymeric Laporte qui, en fixation, est encouragé à casser une ligne plutôt que de perpétrer une phase de possession en U. Puis la prise de balle de Morata casse une autre ligne. Arrivé face à Giorgio Chiellini, il combine en une-deux avec un Dani Olmo qui empoisonne les demi-espaces et finit, face au gardien, d’un sang-froid qui ne le caractérise pas forcément. Lui, le mal-aimé, le sans-club, le maladroit, vient de remettre l’Espagne à hauteur de l’Italie. À la hauteur qu’elle méritait.</p>
<p><img decoding="async" loading="lazy" class="alignnone wp-image-27532" src="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2021/07/Alvaro-Morata-Italy-Spain-goal-side-768x360-1-300x141.jpg?x16177" alt="" width="826" height="388" srcset="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2021/07/Alvaro-Morata-Italy-Spain-goal-side-768x360-1-300x141.jpg 300w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2021/07/Alvaro-Morata-Italy-Spain-goal-side-768x360-1.jpg 768w" sizes="(max-width: 826px) 100vw, 826px" /></p>
<p style="text-align: justify">Car si la <em>Roja </em>était la meilleure équipe sur le terrain mardi soir, c’est grâce à la partition récitée par Olmo et Pedri.</p>
<p style="text-align: justify">Titularisé en lieu et place de Morata, l’ailier du RB Leipzig représentait le coup tactique de Luis Enrique pour trouver la clef du cadenas italien. Depuis son rôle de faux neuf, il laissait parler sa science de l&rsquo;espace pour aller gêner le milieu italien dans la zone de Jorginho, là où Leonardo Bonucci ne pouvait le suivre. Avec Pedri, qui n’a raté que deux passes en 120 minutes, il a permis d&rsquo;instaurer le jeu de position traditionnel à l&rsquo;Espagne tout en étant très productif en situations de but. Positionné tantôt dans un demi-espace, tantôt dans un interligne, le milieu du Barça guidait le jeu par le pied, avec ses prises de balle et ses transmissions bien senties, comme on l&rsquo;attend d&rsquo;un n°8 espagnol, mais aussi avec ses mains, faisant preuve d&rsquo;un leadership tactique exceptionnel et toujours juste, comme on l&rsquo;attend moins d&rsquo;un gamin de 18 ans.</p>
<p style="text-align: justify">Malheureusement pour la <em>Roja</em>, c’est l’efficacité dans la surface qui péchait cette fois-ci. Et c&rsquo;est probablement ce que beaucoup retiendront de ce match. Comme pour Morata, il est beaucoup plus tentant de voir ce que l&rsquo;Espagne fait de mal que ce qu&rsquo;elle fait de bien. Lorsque le trident offensif mange encore la feuille à 0-1 et se montre incapable de convertir la domination territoriale en avantage au score, on peut facilement oublier à quel point il a fait imploser un milieu italien qui régnait en maître sur la compétition. Et quand Morata manque son tir au but, son égalisation s&rsquo;évapore avec ses décrochages et permutations si utiles pour craqueler la défense italienne.</p>
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