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	<title>Rijsel, Auteur à Demivolée.com</title>
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		<title>Dossier : Et si la Coupe du Monde 1942 avait eu lieu ?</title>
		<link>https://www.demivolee.com/2019/04/29/dossier-et-si-la-coupe-du-monde-1942-avait-eu-lieu/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Rijsel]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 29 Apr 2019 05:00:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Dossiers Demivolée.com]]></category>
		<category><![CDATA[hl]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Suite à l’envahissement de l’Allemagne Nazie en Pologne le 1er septembre 1939, la Coupe du Monde de Football 1942, la quatrième du nom fut tout <a class="mh-excerpt-more" href="https://www.demivolee.com/2019/04/29/dossier-et-si-la-coupe-du-monde-1942-avait-eu-lieu/" title="Dossier : Et si la Coupe du Monde 1942 avait eu lieu ?">[...]</a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><strong>Suite à l’envahissement de l’Allemagne Nazie en Pologne le 1<sup>er</sup> septembre 1939, la Coupe du Monde de Football 1942, la quatrième du nom fut tout simplement annulée. Pourtant, elle aurait bien dû exister. Après le sacre de l’Uruguay en 1930 et les deux sacres corrompus de l’Italie en 1934 et 1938, qui aurait remporté cette fameuse Coupe du Monde 1942 ?</strong></p>
<h1 style="text-align: justify">Qui participe, et où l&rsquo;organiser ?</h1>
<h2 style="text-align: justify">Le lieu</h2>
<p style="text-align: justify">Pour cette Coupe du Monde 1942, il y avait en réalité trois candidats. L’Allemagne, le Brésil, puis l’Argentine un peu plus tard. Le comité d’organisation de la FIFA met beaucoup de temps à se décider, plusieurs congrès sont organisés pour en débattre. D’un côté l’Allemagne veut interdire la participation de joueurs professionnels, pour des soucis d’équité. De l’autre, une Coupe du Monde au Brésil pourrait repousser bon nombre de pays à participer en raison des coûts de déplacements.</p>
<p style="text-align: justify">Le Brésil et l’Argentine réclament cependant que la compétition soit organisée en Amérique du Sud puisque cela faisait deux éditions qu’elle avait lieue en Europe (Italie et France). La Coupe du Monde 1950 eut lieu au Brésil. Nous pouvons donc penser qu’elle aurait eue lieue là-bas si l’édition 1942 avait eu lieu. C’est décidé, le Trophée Jules Rimet va à Rio !</p>
<h2 style="text-align: justify">Les équipes participantes</h2>
<p style="text-align: justify">Miracle ! Comme l’Uruguay en 1930, le Brésil décide de payer le voyage et l’hôtel à l’ensemble des équipes participantes ! Ainsi, aucune équipe refuse ce privilège, contrairement à ce qui était craint par la FIFA.</p>
<p style="text-align: justify">Ainsi, seize équipes participent à la compétition. Pour la zone Amérique du Sud, le Brésil, pays hôte, est automatiquement qualifié. L’Argentine, l’Uruguay, le Paraguay et le Chili s’emparent des quatre places restantes. En ce qui concerne la zone Europe, huit places sont disponibles. L’Italie est automatiquement qualifiée en tant que championne en titre. La Suède, la Yougoslavie, la Hongrie, l’Autriche, la France, la Suisse et les Pays-Bas sont également qualifiés. L’Allemagne n’a pas souhaitée participer en raison de la présence de joueurs professionnels. Les États-Unis et le Mexique se sont quant à eux facilement emparés des deux seules places disponible en Amérique du Nord.</p>
<p style="text-align: justify">Enfin, seul quatre équipes asiatiques et africaines se sont portés candidates pour participer à la compétition : les Indes Néerlandaises Orientales et la Chine pour l’Asie ainsi que la Palestine Mandataire et l’Egypte pour l’Afrique. Les deux équipes de chaque continent s’affrontent donc chacune entre-elle avant un match de barrage inter-continent. Alors que l’Egypte écarte sans problème la Palestine Mandataire, les Indes Néerlandaises Orientales recréent l’exploit de 1938 ! La Chine déclare forfait comme la Japon l’avait fait quatre ans plus tôt, permettant ainsi à la sélection de se qualifier pour les barrages, où ils sont cependant éliminés contre l’Egypte. Nous avons donc nos seize qualifiés !</p>
<ul>
<li style="text-align: justify">Huit sélections européennes : l’Italie, la Suède, la Yougoslavie, la Hongrie, l’Autriche, la France, la Suisse et les Pays-Bas</li>
<li style="text-align: justify">Cinq sélections sud-américaines : le Brésil, l’Argentine, l’Uruguay, le Paraguay et le Chili</li>
<li style="text-align: justify">Deux sélections d’Amérique du Nord, Centrale et Caraïbes : les États-Unis et le Mexique</li>
<li style="text-align: justify">Une sélection d’Afrique-Asie : l’Egypte</li>
</ul>
<figure id="attachment_22558" aria-describedby="caption-attachment-22558" style="width: 729px" class="wp-caption alignnone"><img decoding="async" fetchpriority="high" class="wp-image-22558 size-full" src="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2019/04/LA-CROIX.jpg?x16177" alt="" width="729" height="524" srcset="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2019/04/LA-CROIX.jpg 729w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2019/04/LA-CROIX-300x216.jpg 300w" sizes="(max-width: 729px) 100vw, 729px" /><figcaption id="caption-attachment-22558" class="wp-caption-text">L&rsquo;Italie, orpheline de <a href="https://www.demivolee.com/2018/09/20/dossier-vittorio-pozzo-il-vecchio-maestro/">Vittorio Pozzo</a>, va t&rsquo;elle réussir a garder <em>son</em> trophée une troisième fois ? (Crédit Photo ; La Croix)</figcaption></figure>
<h1 style="text-align: justify">Le tournoi</h1>
<h2 style="text-align: justify">Les phases de groupes</h2>
<p style="text-align: justify">Le tirage au sort des phases de groupe nous réserve d’ores et déjà bien des surprises, et de très belles affiches !</p>
<p style="text-align: justify">Le Groupe A est composé du Brésil, des Pays-Bas, du Mexique et de la Suède. Le B de l&rsquo;Argentine, l&rsquo;Autriche, les Etats-Unis et la Suisse. Le groupe C, celui des Bleus rassemble la Hongrie le Chili, le Paraguay et ainsi la France. Enfin, le groupe D est composé des vainqueurs des trois premières Coupe du Monde : l&rsquo;Italie, l&rsquo;Uruguay, la Yougoslavie et l&rsquo;Egypte.</p>
<p style="text-align: justify">Ainsi, nous aurons un duel entre les deux vainqueurs de trois premières Coupe du Monde dès les phases de groupe avec cet Italie – Uruguay. La France hérite de l’imprévisible Hongrie tandis que l’Autriche devra notamment faire face aux redoutables Argentins.</p>
<h3 style="text-align: justify">Groupe A</h3>
<p style="text-align: justify">Le Brésil hérite d’un groupe plus qu’abordable et domine son groupe. Emmené par Leonidas, petit prodige de Flamengo, la Selecao n’a jamais tremblée : 5-0 contre le Mexique, 2-0 contre la Suède et enfin 3-1 contre les Pays-Bas. Le reste du groupe est davantage équilibré. La Suède et les Pays-Bas ne parviennent pas à se départager. Au terme d’un match animé, Erik Persson a répondu à l’ouverture du score batave de Daaf Drok. Tout s’est donc joué lors des matchs contre le Mexique, équipe la plus faible du groupe. Et à ce petit jeu là, ce sont les Bataves qui ont gagnés. Vainqueur 3-0 contre 1-0 pour la Suède, les Pays-Bas sont qualifiés avec le Brésil.</p>
<h3 style="text-align: justify">Groupe B</h3>
<p style="text-align: justify">Huit ans après l’âge d’or de la <a href="https://www.demivolee.com/2018/10/02/dossier-hugo-meisl-et-sa-wunderteam/">Wunderteam d’Hugo Meisl</a> et Mathias Sindelar, l’Autriche va-t-elle parvenir à recréer l’exploit ? C’est en tout cas bien ce qui y ressemble. Les autrichiens accrochent l’Argentine dès le premier match (0-0), avant de craquer lors du deuxième match contre ses voisins suisses, la faute notamment à un <a href="http://www.linternaute.com/sport/foot/dossier/ligue1/records/8.shtml">André Abegglen</a> en feu. Le mythique attaquant suisse, âgé de 32 ans parvient à inscrire un doublé pour qualifier officiellement son équipe, qui s’est imposée face aux Etats-Unis quelques jours plus tôt (3-0). Lors de l’ultime journée, l’Argentine parvient à prendre le dessus sur des Suisses à bout de force et s’emparent de la première place à la différence de but grâce à leur victoire contre les Etats-Unis (5-1). Malgré leur victoire contre ces mêmes américains (2-1), cela ne suffit malheureusement pas à l’Autriche, qui est éliminée.</p>
<figure id="attachment_22559" aria-describedby="caption-attachment-22559" style="width: 3614px" class="wp-caption alignnone"><img decoding="async" class="wp-image-22559 size-full" src="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2019/04/Abegglen-Trello.jpg?x16177" alt="" width="3614" height="2499" srcset="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2019/04/Abegglen-Trello.jpg 3614w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2019/04/Abegglen-Trello-300x207.jpg 300w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2019/04/Abegglen-Trello-768x531.jpg 768w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2019/04/Abegglen-Trello-1024x708.jpg 1024w" sizes="(max-width: 3614px) 100vw, 3614px" /><figcaption id="caption-attachment-22559" class="wp-caption-text">L&rsquo;attaquant suisse André Abegglen, au sommet de son art (Crédit Photo : Rotweiss)</figcaption></figure>
<h3 style="text-align: justify">Groupe C</h3>
<p style="text-align: justify">La France est opposée à la Hongrie, au Paraguay et au Chili dans cette édition 1942. Quatre ans plus tôt, les Bleus ont été sortis par l’Autriche (2-3) en quart de finale. La première journée oppose nos bleus aux hongrois, et cela se passe mal. Cette équipe de Hongrie a quelque chose de spéciale… comme si une génération magique était sur le point d’éclore… Quoi qu’il en soit, les magyars n’ont eu aucune pitié face aux français : victoire 8-2 ! Ce fut un véritable festival de buts, avec notamment un triplé de Gyula Zsengeller, un doublé de Gyorgy Sarosi et des buts de Gyula Lazar, Sandor Biro et enfin Gyula Polgar. Côté Français, c’est Jean Nicolas, attaquant de Rouen et Alfred Aston, buteur du Red Star, qui sauvent l’honneur.</p>
<p style="text-align: justify">Les Hongrois surclassent le groupe avec deux nouvelles victoires face au Paraguay (3-0) et le Chili (4-1). Ces derniers sont d’ailleurs le second adversaire des bleus. Après une défaite 2-1 contre le Paraguay lors de la première journée, une défaite serait synonyme d’élimination pour les deux équipes. Emmené par Jean Nicolas et un Auguste Jordan bouillant, la France parvient à se défaire du piège Chilien (2-1) et maintient ses espoirs de qualification. Lors de l’ultime journée, un penalty a un quart d’heure de la fin du match viendra offre la qualification aux hommes de Gaston Barreau (1-0).</p>
<h3 style="text-align: justify">Groupe D</h3>
<p style="text-align: justify">Dernier groupe de ces phases de poules ! Le groupe D regroupe les deux anciens vainqueurs des trois dernières Coupe du Monde ! N’ayant pas été invitée en 1934 et ayant refusé l’invitation de 1938, l’Uruguay ne participe finalement qu’a la seconde Coupe du Monde de son histoire. Le match contre l’Italie arrive lors de la troisième et dernière journée. Avant cela, l’Uruguay montre sa force offensive contre les pauvre égyptiens (7-0) puis la Yougoslavie (5-2). L’Italie fait tout aussi bien, 3-0 contre la Yougoslavie et 5-0 contre l’Egypte. Tous deux déjà qualifiés, l’enjeu est donc la première place du groupe.</p>
<p style="text-align: justify">Au terme d’un match d’anthologie, l’Uruguay s’impose 3-2 contre les Italiens et s’emparent de la première place du groupe. Mené 0-2 à la pause grâce à des buts de l’inévitable Giuseppe Meazza et de Giovanni Ferrari, les Uruguay ont donc réalisé une « remontada ». Les sud-américains réduisent le score grâce à un but de Schubert Gambetta, pourtant défenseur. La reste appartient à l’histoire. Ou au moins aurait dû. Alors peu connu à l’époque, le mythique Obdulio Varela s’offre un doublé en une vingtaine de minutes et offre la victoire à son équipe. <em>El Jefe Negro </em>a encore frappé. Enfin, le dernier match entre la Yougoslavie et l’Egypte est plutôt anecdotique. Les yougoslaves sauvent l’honneur avec une large victoire (6-1).</p>
<figure id="attachment_22565" aria-describedby="caption-attachment-22565" style="width: 885px" class="wp-caption alignnone"><img decoding="async" class="wp-image-22565 size-full" src="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2019/04/Capture.png?x16177" alt="" width="885" height="241" srcset="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2019/04/Capture.png 885w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2019/04/Capture-300x82.png 300w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2019/04/Capture-768x209.png 768w" sizes="(max-width: 885px) 100vw, 885px" /><figcaption id="caption-attachment-22565" class="wp-caption-text">Voici ainsi le classement à l&rsquo;issue des phases de groupes. La Suède passe à la trappe en raison du moins bonne différence de but.</figcaption></figure>
<h1 style="text-align: justify">La phase finale</h1>
<h2 style="text-align: justify">Quarts de finale</h2>
<p style="text-align: justify">Nous avons nos huit qualifiés pour les quarts de finales de cette Coupe du Monde 1942 ! Le Brésil, les Pays-Bas, l’Uruguay, l’Italie, la Hongrie, la France, l’Argentine et enfin la Suisse. Ainsi, pour les quarts de finale, le premier du groupe A affronte le deuxième du groupe B et le deuxième du groupe A affronte le premier du groupe B. De même pour les groupes C et D.</p>
<p style="text-align: justify">Ainsi, les affiches des quarts de finales sont plutôt alléchantes :</p>
<ul>
<li style="text-align: justify">Brésil – Suisse / Argentine – Pays-Bas / Hongrie – Italie / Uruguay – France</li>
</ul>
<p style="text-align: justify">Premier quart de finale à être disputé, le Brésil ne fait qu’une bouchée de la Suisse. Grâce à un double de Patesko et un triplé de l’incontournable Leonidas, meilleur buteur de la compétition, le Brésil s’impose 5-0 et se qualifie dans le dernier carré de la compétition.</p>
<p style="text-align: justify">Les Pays-Bas offrent un jeu plus égal que celui du Brésil. L’Argentine peine à imposer son jeu dans un Maracana qui tient probablement davantage contre l’Albiceleste qu’en faveur des bataves. Malheureusement pour eux, c’est bien les argentins qui vont venir s’imposer au bout du suspense après une rencontre très fermé (1-0). Juan Alberto Estrada est l’unique buteur de la rencontre.</p>
<p style="text-align: justify">Le match le plus attendu est sans aucun doute ce Hongrie-Italie, remake de la dernière Coupe du Monde 1938. Sans corruption, l’Italie parviendra t’elle à s’imposer de nouveau ? Les Italiens ouvrent rapidement le score grâce à Perazzolo et dominent la rencontre. Toutefois, comme précisé plus tôt, ces magyars semblent avoir quelque chose de magique… Ils n’abandonnent jamais et parviennent à inscrire trois buts au retour des vestiaires, signés Sarosi, Zsengeller et Lazar. L’Italie prend un coup de massue et le but de Meazza en toute fin de rencontre ne changera rien, les hongrois s’imposent et se qualifient dans le dernier carré.</p>
<figure id="attachment_22563" aria-describedby="caption-attachment-22563" style="width: 940px" class="wp-caption alignnone"><img decoding="async" loading="lazy" class="wp-image-22563 size-full" src="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2019/04/thumb_256161_cms_diapo_slideshow_fullsize.jpeg?x16177" alt="" width="940" height="640" srcset="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2019/04/thumb_256161_cms_diapo_slideshow_fullsize.jpeg 940w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2019/04/thumb_256161_cms_diapo_slideshow_fullsize-300x204.jpeg 300w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2019/04/thumb_256161_cms_diapo_slideshow_fullsize-768x523.jpeg 768w" sizes="(max-width: 940px) 100vw, 940px" /><figcaption id="caption-attachment-22563" class="wp-caption-text">L&rsquo;Equipe de France, prête à écrire son histoire face à l&rsquo;Uruguay. (Crédit Photo : FFF)</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify">Enfin, dernière affiche, celle opposant nos bleus à l’Uruguay. La France démarre parfaitement la rencontre avec l’ouverture du score d’Edmond Delfour au quart d’heure de jeu. Les Uruguayens poussent mais ne parviennent pas à concrétiser. Toutefois, le tournant du match a lieu à dix minutes de la fin du match. Le gardien de l’Olympique Lillois Julien Darui sort prendre le ballon sur Schubert Gambetta ce dernier le percute de plein fouet, et le portier s’écroule sur la pelouse du Maracana. Tous le monde l’a vu, tous, même l’arbitre, qui sort le joueur &#8211; à défaut d&rsquo;un carton rouge, qui n&rsquo;existe pas encore &#8211; en toute logique lors d’un choc d’une telle puissance. Il faudrait être incompétent (ou corrompu) pour ne pas sanctionner cette faute.</p>
<p style="text-align: justify">Toutefois, Julien Darui perd connaissance et ne peut reprendre le match. Nous sommes en 1942, les changements sont interdits. Pas le choix, c’est François Bourbotte, défenseur au SC Fives qui garde les cages pour les dix dernières minutes. Malheureusement, les uruguayens font pleuvoir les frappes et Lorenzo Fernandez parvient à égaliser dans le temps additionnel. Les Bleus s’inclinent aux tirs-au-but. C’est cruel, mais sans gardien de but, les français ne pouvaient rien faire. Dire qu’il faudra attendre vingt-quatre ans de plus pour pouvoir autoriser les changements…</p>
<h2 style="text-align: justify">Demi-finale</h2>
<p style="text-align: justify">Nous avons donc nos quatre demi-finalistes pour cette Coupe du Monde 1942 ! Le Brésil, pays hôte est toujours en lice, tout comme deux autres pays sudaméricains : l’Argentine et l’Uruguay. La Hongrie est le seul représentant européen.</p>
<p style="text-align: justify">Ainsi, cette demi-finale oppose toujours les groupes A au groupe B et le C au groupe D. Le Brésil affronte donc l’Argentine pour un choc au sommet tandis que la Hongrie tentera de se défaire de l’Uruguay.</p>
<p style="text-align: justify">Brésil – Argentine, le choc des rivaux éternels. Deux sélections cherchant leur première étoile. Les Brésiliens sont confiants, ils ont dominé cette Coupe du Monde. C’est <em>leur </em>édition. Leonidas ouvre le score peu avant la pause, et est sur le point d’entrer dans l’histoire du pays. Toutefois, les argentins n’ont pas dit leur dernier mot. Le jeune et rapide Mario Evaristo dribble la défense de la Selecao et parvient à égaliser. L’Albiceleste est plus que jamais dans la partie. Alors qu’on se dirige vers les prolongations, Herminio Masantonio surgit de nulle part et vient placer une tête qui vient foudroyer tout un stade, tout un pays. Le meilleur buteur de l’histoire d’Huracan a frappé. Le Brésil est à terre, l’Albiceleste est aux cieux. L’Argentine crée l’exploit et se qualifie en finale.</p>
<figure id="attachment_22561" aria-describedby="caption-attachment-22561" style="width: 1256px" class="wp-caption alignnone"><img decoding="async" loading="lazy" class="wp-image-22561 size-full" src="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2019/04/CLARIN.jpg?x16177" alt="" width="1256" height="620" srcset="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2019/04/CLARIN.jpg 1256w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2019/04/CLARIN-300x148.jpg 300w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2019/04/CLARIN-768x379.jpg 768w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2019/04/CLARIN-1024x505.jpg 1024w" sizes="(max-width: 1256px) 100vw, 1256px" /><figcaption id="caption-attachment-22561" class="wp-caption-text">Leonidas s&rsquo;envole, le Brésil est à terre. (Crédit Photo : Clarin)</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify">L’Uruguay a donc la possibilité d’affronter sa voisine, l’Argentine, un choc entre Celeste en finale de Coupe du Monde. Pour cela, il faut réussir à prendre le dessus sur la Hongrie. Les Hongrois, des vrais guerriers, ne lâchent rien, sous aucun prétexte. Et l’Uruguay va en faire les frais. Sans Schubert Gambetta, leur défenseur principal, la Celeste sombre. Zsengeller, Szalay et Lazar donnent un avantage de trois buts déjà à la Mi-Temps ! L’Uruguay ne reviendra jamais, pire encore, Gyorgy Sarosi y va de son doublé et inflige un 5-0 à l’Uruguay en demi-finale de Coupe du Monde, c’est une leçon de football. Les hongrois ont vengé les faucheurs de sélections européennes. Les magyars sont de nouveau en finale de Coupe du Monde.</p>
<h2 style="text-align: justify">La finale</h2>
<p style="text-align: justify">Nous sommes le 15 Juillet 1942, le Maracana est bouillant et plein pour cette finale de Coupe du Monde. L’ensemble des brésiliens présents soutiennent évidemment les Hongrois. Auteurs d’une compétition sensationnelle, les magyars rêvent de l’étoile, tous comme les Argentins. Cette édition 1942 récompensera forcément une nouvelle équipe, puisque l’Italie et l’Uruguay sont tombés.</p>
<p style="text-align: justify">Les deux équipes livrent jeu égal à la pause, mais c’est l’Argentine qui ouvre rapidement le score au retour des vestiaires. C’est à nouveau le sauveur des demi-finales, Herminio Masantonio qui permet de délivrer tout un peuple. Cependant, la Hongrie n’a pas dit son dernier mot et les magyars égalisent dans la foulée grâce à Zsengeller, qui devient meilleur buteur du tournoi devant Leonidas. Les deux équipes sont de nouveau dos à dos. Plus pour longtemps, à l’issue d’un raid solitaire, le capitaine Gyorgy Sarosi décroche une frappe somptueuse, qui vient heurter le poteau. Gyula Lazar avait merveilleusement bien suivit et, d&rsquo;une demi-volée qui restera dans l&rsquo;histoire, donne l’avantage à son équipe à dix minutes de la fin.</p>
<p style="text-align: justify">Les argentins poussent, la pression se ressent, mais les trois coups de sifflets finaux retentissent dans le Maracana. La Hongrie l’a fait. Ils ont remporté la Coupe du Monde et ont accomplit un exploit exceptionnel. Grâce à un sens du collectif incroyable, les hongrois ont déjoués tous les pièges et prennent leur revanche sur 1938.</p>
<figure id="attachment_22562" aria-describedby="caption-attachment-22562" style="width: 301px" class="wp-caption alignnone"><img decoding="async" loading="lazy" class="wp-image-22562 size-full" src="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2019/04/images.jpg?x16177" alt="" width="301" height="168" srcset="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2019/04/images.jpg 301w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2019/04/images-300x167.jpg 300w" sizes="(max-width: 301px) 100vw, 301px" /><figcaption id="caption-attachment-22562" class="wp-caption-text">Gyula Zsengeller, meilleur buteur de la compétition, porté en liesse après la victoire finale (Crédit : The Guardian)</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify">Ces Magyars sont magiques, une génération incroyable qui semble jeter les prémices d’une période d’or. La clé de la victoire des Hongrois réside peut-être dans le fait qu’ils évoluaient dans un WM légèrement moins rigide que celui des autres équipes. Ce qui est sûr, c’est que l’entraîneur adjoint des magyars, un certain <a href="https://www.demivolee.com/2018/12/20/dossier-gustav-sebes-et-laranycsapat-hongrois/">Gustav Sebes</a>, était parfois beaucoup plus actif que l’entraîneur principal ! A se demander si ce n’était pas lui l’entraîneur. Peut-être le successeur de Karoly Dietz… ?</p>
<p style="text-align: justify">
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		<title>Dossier : Erik Ten Hag et l&#8217;Ajax, le Total Football de retour ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Rijsel]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 09 Apr 2019 05:00:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Divers]]></category>
		<category><![CDATA[Ajax Amsterdam]]></category>
		<category><![CDATA[Bayern Munich]]></category>
		<category><![CDATA[Erik Ten Hag]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Un à quatre. One &#8211; four, Uno a cuatro. Quelque soit la langue, le choc est toujours le même. Le mardi 6 mars dernier, l&#8217;Ajax <a class="mh-excerpt-more" href="https://www.demivolee.com/2019/04/09/dossier-erik-ten-hag-et-lajax-le-total-football-de-retour/" title="Dossier : Erik Ten Hag et l&#8217;Ajax, le Total Football de retour ?">[...]</a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><strong>Un à quatre. One &#8211; four, Uno a cuatro. Quelque soit la langue, le choc est toujours le même. Le mardi 6 mars dernier, l&rsquo;Ajax Amsterdam a obtenu bien plus qu&rsquo;une victoire, bien plus qu&rsquo;une qualification sur le terrain du triple tenant du titre. Elle a obtenu le respect du monde du football. Les néerlandais ont délivré un véritable spectacle, une leçon de football sans fausse note. Comment ? Grâce aux talents individuels et collectifs des De Jong, De Ligt ou autre Van de Beek, mais pas seulement. Car sur le banc amstelodamois figurait un entraîneur encore trop peu méconnu, qui est pourtant le disciple d&rsquo;un des technicien les plus respectés au monde : Pep Guardiola. Cet homme, c&rsquo;est Erik Ten Hag.</strong></p>
<h1 style="text-align: justify">Un parcours atypique</h1>
<p style="text-align: justify">C&rsquo;est en 2012 que la carrière d&rsquo;entraîneur d&rsquo;Erik Ten Hag débute du côté de Go Ahead Eagles. L&rsquo;ancien milieu relayeur de Twente ou d&rsquo;Utrecht, qui avait mit un terme à sa carrière dix ans plus tôt est encore loin de se douter de ce que l&rsquo;avenir lui réserve. Dès sa première saison, Erik Ten Hag marque les esprits du football néerlandais. Alors que son club avait pour objectif le maintien en seconde division, le tout jeune technicien parvient à accrocher la sixième et dernière place qualificative pour les barrages de promotion en Eredivisie. En série éliminatoire, il ne fait qu&rsquo;une bouchée de de Dordecht (6-3), du VVV (4-0) et enfin du FC Volendam (3-1) pour décrocher son billet en Eredivisie, une première pour le club depuis dix-sept ans.</p>
<h3 style="text-align: justify">La patience plutôt que la gloire</h3>
<p style="text-align: justify">Alors qu&rsquo;il a l&rsquo;occasion de briller en Eredivisie, il décide de quitter le club pour rejoindre une équipe réserve d&rsquo;un cador européen. Quelle idée ! Pourquoi rejoindre une équipe réserve évoluant en quatrième division alors que l&rsquo;on a l&rsquo;occasion d&rsquo;entraîner dans la première division de son pays et de se faire un nom en Europe ? Et bien, il s&rsquo;avère qu&rsquo;Erik Ten Hag est un homme patient et discret. Il ne cherche pas la popularité, et ne veut pas brûler les étapes. Cette équipe réserve, ce n&rsquo;est pas n&rsquo;importe laquelle. C&rsquo;est le Bayern Munich II. Qui rejoint le Bayern Munich en 2013 ? Pep Guardiola.</p>
<p style="text-align: justify">Erik Ten Hag a saisi cette opportunité afin de pouvoir travailler au quotidien avec Pep Guardiola, et apprendre de son désormais mentor. Au cours des deux saisons passées en Bavière, Ten Hag n&rsquo;a pas fait dans la demi-mesure. Vainqueur de son groupe la première saison, puis deuxième la saison suivante. Des performances qui, contrairement à ce que l&rsquo;on peut penser, n&rsquo;étaient pas fréquente pour les munichois. Ce n&rsquo;était que le deuxième titre décroché par l&rsquo;équipe réserve.</p>
<p style="text-align: justify">En plus des bons résultats, Erik Ten Hag a également fait quelque chose qui n&rsquo;était presque jamais arrivé auparavant. Il a attiré les foules à venir voir un match de l&rsquo;équipe réserve. Si l&rsquo;on prend les statistiques avant son arrivée puis après son départ, l&rsquo;affluence moyenne frôle les 500. Sur les deux saisons de l&rsquo;entraîneur Néerlandais en Bavière, l&rsquo;affluence moyenne dépassait le millier de spectateurs.</p>
<figure id="attachment_22214" aria-describedby="caption-attachment-22214" style="width: 610px" class="wp-caption alignnone"><img decoding="async" loading="lazy" class="wp-image-22214 size-full" src="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2019/03/pep-guradiola-und-erik-ten-hag-re-bitten-die-u23-gleichbedeutend-mit-dem-fc-bayern-ii-zum-gemeinsamen-training-.jpg?x16177" alt="" width="610" height="343" srcset="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2019/03/pep-guradiola-und-erik-ten-hag-re-bitten-die-u23-gleichbedeutend-mit-dem-fc-bayern-ii-zum-gemeinsamen-training-.jpg 610w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2019/03/pep-guradiola-und-erik-ten-hag-re-bitten-die-u23-gleichbedeutend-mit-dem-fc-bayern-ii-zum-gemeinsamen-training--300x169.jpg 300w" sizes="(max-width: 610px) 100vw, 610px" /><figcaption id="caption-attachment-22214" class="wp-caption-text"><em>Pep Guardiola et Erik Ten Hag au Bayern Munich (crédit photo : T-Online)</em></figcaption></figure>
<h3 style="text-align: justify">Retour à la maison</h3>
<p style="text-align: justify">Après deux saisons pleines en Bavière, Erik Ten Hag a d’une part obtenue de bons résultats et d&rsquo;autres parts eu l&rsquo;occasion d&rsquo;apprendre auprès d&rsquo;un des meilleurs entraîneurs du monde. Lorsque Utrecht souhaite l&rsquo;engager lors de l&rsquo;été 2015, il accepte le défi. Dès son arrivée, il signe un joueur totalement méconnu un certain Sébastien Haller. Avec des joueurs tel que l&rsquo;ancien auxerrois ou encore Yassin Ayoub, les hommes de Ten Hag finissent cinquième et accrochent une place pour les playoffs en vue d&rsquo;une qualification en Europa League, où ils furent finalement éliminés en finale contre Héraclès. Au cours de la saison, Ten Hag parvient notamment à tenir tête à&#8230; l&rsquo;Ajax Amsterdam (victoire 1-0 puis nul 2-2 à la Johan Cruyff Arena).</p>
<p style="text-align: justify">La plus grande performance de la saison est sans aucun doute en Coupe des Pays-Bas. Après avoir éliminé Sneek, Groningue et Achille, Utrecht fait tomber le PSV, à Eindhoven. Les hommes de Ten Hag s&rsquo;inclineront en finale face au Feyenoord. La saison suivante, Utrecht décroche cette fois ci une quatrième place en championnat. Après avoir battu Heerenveen en demi-finale de playoffs pour l&rsquo;Europa League, Utrecht réalise une remontada énorme face à Alkmaar. Après avoir perdu 3-0 le match aller, les hommes de Ten Hag s&rsquo;imposent sur le même score à la maison et remportent les playoffs au penalty. Alors qu&rsquo;il débute sa troisième saison à la tête d&rsquo;Utrecht, il s&rsquo;engage en décembre en faveur de l&rsquo;Ajax Amsterdam suite au licenciement de Marcel Keizer.</p>
<h3 style="text-align: justify">La vie en rouge</h3>
<p style="text-align: justify">Il finit la saison sans grande pression ni objectifs si ce n’est celui de se qualifier en Ligue des Champions. L’été dernier, il perfectionne une équipe déjà bien homogène grâce à l’arrivée de joueurs tels que Dusan Tadic. Le club est une fusion de joueurs expérimentés (Schöne, Blind), de jeunes au potentiel indescriptible (De Ligt, De Jong, Neres) ou encore de joueurs au talent exemplaire (Ziyech, Tadic, Tagliafico).</p>
<p style="text-align: justify">Le début de saison est quasi parfait et l’Ajax de Ten Hag se révèle rapidement comme l’une des équipes à suivre cette saison. Avec une seule défaite en Ligue des Champions en ayant affronté des équipes comme le Real Madrid, le Bayern Munich ou encore Benfica, l&rsquo;Ajax est probablement l&rsquo;équipe la plus tendance en Europe cette saison. Erik Ten Hag est d’aileurs le premier entraîneur de l&rsquo;Ajax à avoir été invaincu lors des cinq premières journées de phase de groupe de Ligue des Champions depuis Louis Van Gaal en 1994.</p>
<p><iframe loading="lazy" class="youtube-player" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/OnmW4dDT6N8?version=3&#038;rel=1&#038;showsearch=0&#038;showinfo=1&#038;iv_load_policy=1&#038;fs=1&#038;hl=fr-FR&#038;autohide=2&#038;wmode=transparent" allowfullscreen="true" style="border:0;" sandbox="allow-scripts allow-same-origin allow-popups allow-presentation"></iframe></p>
<p style="text-align: justify"><em>Le jeu de l&rsquo;Ajax Amsterdam face aux autrichiens de Sturm Graz en juillet dernier, le total football de retour</em></p>
<p style="text-align: justify">
<h1 style="text-align: justify">Une tactique calquée sur Pep Guardiola</h1>
<p style="text-align: justify">Le jeu pratiqué par Ten Hag nous remémore évidemment le jeu de Guardiola. Son style est basé sur la possession, des mouvements entre les lignes et une pression élevée envers les adversaires. Initialement, l&rsquo;Ajax de Ten Hag évolue dans un 4-3-3 qui peut prendre la forme d&rsquo;un 4-2-3-1 avec le duo Schöne / De Jong qui sont alignés en tant que relayeurs.</p>
<figure id="attachment_22211" aria-describedby="caption-attachment-22211" style="width: 325px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" loading="lazy" class="wp-image-22211 size-full" src="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2019/03/n.png?x16177" alt="" width="325" height="200" srcset="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2019/03/n.png 325w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2019/03/n-300x185.png 300w" sizes="(max-width: 325px) 100vw, 325px" /><figcaption id="caption-attachment-22211" class="wp-caption-text"><em>Le positionnement de Frenkie de Jong contre le Real Madrid (Crédit photo : whoscored)</em></figcaption></figure>
<p style="text-align: justify">Dans cet Ajax là, le rôle de Frenkie De Jong est capital. Lorsque son équipe défend ; ou est en difficulté, le joyau néerlandais redescend d&rsquo;un cran afin d&rsquo;épauler Blind et De Ligt en défense. Toutefois, De Jong est également capable d&rsquo;apporter du soutien en attaque grâce à sa technique incroyable, ce qui fut le cas contre le Real Madrid.</p>
<figure id="attachment_22212" aria-describedby="caption-attachment-22212" style="width: 300px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" loading="lazy" class="size-medium wp-image-22212" src="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2019/03/Capture-300x185.png?x16177" alt="" width="300" height="185" srcset="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2019/03/Capture-300x185.png 300w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2019/03/Capture.png 320w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-22212" class="wp-caption-text"><em>Le positionnement moyen des latéraux néerlandais contre le Real Madrid (crédit : Whoscored)</em></figcaption></figure>
<p style="text-align: justify">Autre fait intéressant, le positionnement des deux latéraux, Noussair Mazraoui et Nicolas Tagliafico. Erik Ten Hag n&rsquo;a pas hésité à encourager les deux jeunes perles à monter pour venir prendre leur rôle d&rsquo;attquant intérieur. Ces derniers venaient ainsi respectivement soutenir David Neres et Dusan Tadic, auteur d&rsquo;un match tout simplement parfait.</p>
<p style="text-align: justify">Si la première saison complète d&rsquo;Erik Ten Hag à la tête de l&rsquo;Ajax n&rsquo;est pas encore finie, elle est sans aucun doute déjà réussie. A seulement 49 ans, le disciple de Pep Guardiola s&rsquo;affiche comme un nouvel entraîneur à suivre dans les prochaines années et s&rsquo;ajoute ainsi à la liste des Julian Nagelsmann, Eddie Howe, Pablo Machin ou autre Ivan Leko. Le coach néerlandais aura fort à faire la saison prochaine avec une équipe qui risque d&rsquo;être fortement décimé cet été, et qui a d&rsquo;or et déjà perdu son principal joyau. Avant cela, cap sur les quarts de finale de la Ligue des Champions, ou les néerlandais ont rendez-vous avec l&rsquo;histoire contre la Juventus&#8230;</p>
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		<title>Dossier : Portsmouth &#8211; Sunderland, quand deux monuments se rencontrent</title>
		<link>https://www.demivolee.com/2019/03/31/dossier-portsmouth-sunderland-quand-deux-monuments-se-rencontrent/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Rijsel]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 31 Mar 2019 05:00:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Dossiers Demivolée.com]]></category>
		<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[FA Cup]]></category>
		<category><![CDATA[Portsmouth]]></category>
		<category><![CDATA[Premier League]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>18 mai 2009. Sunderland traverse le pays pour affronter Portsmouth dans un match décisif pour le maintien. Alors qu&#8217;il ne reste plus que deux rencontres, <a class="mh-excerpt-more" href="https://www.demivolee.com/2019/03/31/dossier-portsmouth-sunderland-quand-deux-monuments-se-rencontrent/" title="Dossier : Portsmouth &#8211; Sunderland, quand deux monuments se rencontrent">[...]</a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><strong>18 mai 2009. Sunderland traverse le pays pour affronter Portsmouth dans un match décisif pour le maintien. Alors qu&rsquo;il ne reste plus que deux rencontres, la Blue Army n&rsquo;a besoin que d&rsquo;un point pour assurer son maintien tandis que les Black Cats ne possèdent que deux longueurs d&rsquo;avance sur les relégables Hull et Newcastle, le rival éternel. Grâce à deux buts de John Utaka et Armand Traoré, les locaux s&rsquo;imposent et assurent leur maintien. Dix ans plus tard, les deux monuments du football anglais luttent pour remonter en seconde division, et s&rsquo;affronteront dimanche pour le compte de la finale de l&rsquo;EFL Trophy, à Wembley&#8230; De quoi se remémorer l&rsquo;histoire de deux clubs particulièrement populaire outre manche, et dont on n&rsquo;attend que leur remontée.</strong></p>
<h1 style="text-align: justify">Portsmouth, club mythique au destin tragique</h1>
<h2 style="text-align: justify">Des débuts poussifs</h2>
<p style="text-align: justify">Le 5 avril 1898, un club de football est créé dans la ville côtière de Portsmouth par sept amis tout juste retraités de la Marine. Dès la saison qui suivit, Fratton Park, mythique enceinte que le club ne semble pas prêt à quitter est construite. C’est à cette époque qu’apparaît le célèbre logo de Portsmouth, constitué d’un croissant de lune et d’une étoile. Il fait son apparition lors de la saison 1913-1914. Ce motif tire ses origines des armoiries de la ville et remonte à l&rsquo;époque de Richard Cœur de Lion. En 1927, le club passe enfin professionnel et intègre la Première Division anglaise.</p>
<p style="text-align: justify">Le premier âge d&rsquo;or du club se tient dans les années 30, lorsque Portsmouth remporte son premier trophée. Après avoir été finaliste de la FA Cup en 1929 et 1934, perdant respectivement contre Bolton et Manchester City, Pompey parvient enfin à s&#8217;emparer du fameux trophée cinq ans plus tard, des suite d&rsquo;une belle victoire contre Wolverhampton (4-1). Indirectement, Portsmouth est le plus long détenteur de la FA Cup, puisque les pensionnaires de Fratton Park l&rsquo;ont gardé six ans. La guerre avait en effet provoquée l&rsquo;annulation de la coupe jusqu&rsquo;en 1945. La période après-guerre est encore plus fructueuse pour Portsmouth qui remporte la Premier Division deux années de suite, en 1949 et 1950. Malheureusement, ils étaient loin de se douter qu&rsquo;un long passage à vide se préparait&#8230;</p>
<h2 style="text-align: justify">Obsolescence programmée</h2>
<p style="text-align: justify">Comme un avant goût de ce que le club subit depuis 2010, Portsmouth est alors en proie à d&rsquo;énormes difficultés financières entre les années 60 et 80. Le club est relégué sportivement en seconde division à l&rsquo;aube des années 1960. L&rsquo;objectif est de remonter au plus vite ; alors que le club régnait sur le football anglais seulement une décennie plus tôt. Cependant, c&rsquo;est davantage avec la troisième division que la Blue Army oscille, venant même à s&rsquo;effondrer jusqu&rsquo;en quatrième division. Au bord du gouffre, toujours endetté, Portsmouth passe proche de déposer le bilan au début des années 80.</p>
<p style="text-align: justify">Cependant, un grand club ne meurt jamais, et cette expression est d&rsquo;autant plus vraie avec Portsmouth. Après avoir enchaîné deux promotions consécutives, Pompey retrouve la seconde division en 1983. Alors que le club alterne entre les positions de playoffs et le ventre mou, il parvient à retrouver l&rsquo;élite quatorze ans plus tard, dans Fratton Park tout feu tout flamme, rénové après l&rsquo;interdiction des tribunes debout suite au drame d&rsquo;Hillsborough. Portsmouth fête donc son centenaire en Premier League, et aborde le XXIe siècle comme une nouvelle chance, avec une gestion financière plus stable. Cette promesse n&rsquo;aura pas tenu dix ans.</p>
<h2 style="text-align: justify">European Dream</h2>
<p style="text-align: justify">Portsmouth vit la plus belle période de son histoire au début des années 2000. Emmené par Peter Crouch et Svetoslav Todorov, puis Sol Campbell, Nwankwo Kanu et autres Jermain Defoe, la Blue Army fait son bout de chemin, et va jusqu&rsquo;à remporter la FA Cup 2008, validant ainsi une qualification en Europe historique lors de laquelle le petit club côtier accrocha le Grand Milan (2-2).</p>
<p><iframe loading="lazy" class="youtube-player" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/WKGCkC97n4g?version=3&#038;rel=1&#038;showsearch=0&#038;showinfo=1&#038;iv_load_policy=1&#038;fs=1&#038;hl=fr-FR&#038;autohide=2&#038;wmode=transparent" allowfullscreen="true" style="border:0;" sandbox="allow-scripts allow-same-origin allow-popups allow-presentation"></iframe></p>
<p style="text-align: justify">La saison 2008-2009 fut les prémices de ce qui attendait la Blue Army par la suite : Harry Redknapp, véritable icone au club et présent depuis 2004, principal artisan des plus grands succès du club, s&rsquo;envole vers Tottenham. Un départ d&rsquo;entraîneur peut paraître anodin, mais celui ci est l&rsquo;une des principales raisons pour lesquelles Portsmouth est en troisième division actuellement. Son adjoint Tony Adams le remplace à la tête de l’équipe mais les résultats sont catastrophiques. Lassana Diarra et Jermain Defoe partent respectivement pour le Real Madrid et Tottenham lors du mercato hivernal.</p>
<p style="text-align: justify">Déjà affaibli, le club est de nouveau en proie à des difficultés financières et doit vendre ses meilleurs éléments. Peter Crouch, Sylvain Distin ou encore Sol Campbell sont bradés, mais cela ne suffit pas. La crise est totale. Sportivement tout d&rsquo;abord, où Pompey débute la saison par sept défaites consécutives. Puis financièrement, lorsque la Blue Army se voit attribuer une suspension de neuf points en janvier, condamnant le club à la relégation.</p>
<h2 style="text-align: justify">Une absence interminable</h2>
<p style="text-align: justify">Relégué en Championship, Portsmouth se voit attribuer une nouvelle suspension de dix points que le club ne parviendra jamais à remonter. Deuxième relégation consécutive, puis troisième relégation en quatre ans après une nouvelle saison laborieuse causée notamment par le départ de la quasi totalité des joueurs et le recrutement de joueurs par des contrat d&rsquo;un mois&#8230;</p>
<p style="text-align: justify">Le club est donc reparti sur de toute nouvelles bases depuis 2013, créant notamment le Pompey Supporters Trust (PST) afin que les supporters aient leur mot à dire dans les décisions prise par le club. En 2017, le club est champion de quatrième division à la dernière journée grâce aux résultats défavorable de son rival Plymouth et de Doncaster. Le club est désormais troisième en League One, juste devant Sunderland. La Blue Army veut retrouver sa gloire d&rsquo;antan et vise la montée cette saison, pour redonner le sourire à des supporters fidèles et qui souffrent depuis de longues années.</p>
<figure id="attachment_22390" aria-describedby="caption-attachment-22390" style="width: 640px" class="wp-caption alignnone"><img decoding="async" loading="lazy" class="wp-image-22390 size-full" src="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2019/03/082104790c5613aac965b42d45c363eac3e98675.jpg?x16177" alt="" width="640" height="480" srcset="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2019/03/082104790c5613aac965b42d45c363eac3e98675.jpg 640w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2019/03/082104790c5613aac965b42d45c363eac3e98675-300x225.jpg 300w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2019/03/082104790c5613aac965b42d45c363eac3e98675-326x245.jpg 326w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2019/03/082104790c5613aac965b42d45c363eac3e98675-80x60.jpg 80w" sizes="(max-width: 640px) 100vw, 640px" /><figcaption id="caption-attachment-22390" class="wp-caption-text"><em>Le célèbre Fratton End de Portsmouth lors du match pour le titre de League Two, en 2017 (crédit photo : Tifosy)</em></figcaption></figure>
<h1 style="text-align: justify">Sunderland, monument en péril</h1>
<p style="text-align: justify">Si Portsmouth est incontestablement un des nombreux clubs mythiques que compte l&rsquo;Angleterre, l&rsquo;histoire de Sunderland reste plus glorieuse, plus mythique, mais pas moins tragique.</p>
<p style="text-align: justify">Sunderland AFC fut fondé en 1879 et adopta le statut professionnel plus rapidement que Portsmouth, seulement sept ans après sa création. Les <em>Black Cats</em> s&rsquo;imposent rapidement comme un club majeur de première division anglaise, remportant trois titres de champion entre 1892 et 1895. Sunderland continue de jouer les premiers rôles en Premier League jusqu&rsquo;aux années 1950, remportant un dernier titre de champion en 1936.</p>
<h2 style="text-align: justify">Un ascenseur permanent</h2>
<p style="text-align: justify">C&rsquo;est dans les années 1950 que Sunderland connaît un premier déclin. En 1957, le club doit faire face à un scandale financier qui prend peu à peu une ampleur nationale. Les <em>Black Cats</em> sont reconnus coupable d’avoir versé à plusieurs de ses joueurs un salaire au delà du maximum autorisé à l&rsquo;époque, permettant ainsi d&rsquo;attirer de meilleurs joueurs. En conséquence, Ils furent condamnés à une amende de 118 000 £ et Jimmy Hill, président du club ainsi que trois administrateurs furent suspendus. L&rsquo;enfer ne s&rsquo;arrêta pas là pour Sunderland, qui sera relégué l’année suivante, pour la première fois de leur histoire. De retour dans l&rsquo;élite en 1965, la gloire d&rsquo;antan a totalement disparu et le passage n&rsquo;est qu&rsquo;éphémère, avant de replonger en seconde division en 1970.</p>
<h2 style="text-align: justify">Succès éphémères</h2>
<figure id="attachment_22391" aria-describedby="caption-attachment-22391" style="width: 612px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" loading="lazy" class="wp-image-22391 size-full" src="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2019/03/gettyimages-828913810-612x612.jpg?x16177" alt="" width="612" height="409" srcset="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2019/03/gettyimages-828913810-612x612.jpg 612w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2019/03/gettyimages-828913810-612x612-300x200.jpg 300w" sizes="(max-width: 612px) 100vw, 612px" /><figcaption id="caption-attachment-22391" class="wp-caption-text"><em>Les joueurs de Sunderland, Jim Montgomery au premier plan, célébrant avec les supporters la victoire en FA Cup 1973 (Crédit photo : Getty)</em></figcaption></figure>
<p style="text-align: justify">C&rsquo;est d&rsquo;ailleurs en deuxième division que Sunderland va remporter le dernier trophée majeur de son histoire : la mythique FA Cup. En 1973, emmené par son gardien de légende Jim Montgomery, Leeds ne peut pas rivaliser en finale, et laisse Sunderland profiter de son premier moment de gloire depuis plusieurs décennies. Contrairement à Portsmouth, Sunderland n&rsquo;a jamais eu la chance de connaître les belles soirées européennes. Leur seule campagne fut suite au titre de FA Cup 1973. Qualifié pour la Coupe des Vainqueurs de Coupe, l&rsquo;épopée ne dure que quatre matchs, et ce n&rsquo;est pas face à un cador que les Black Cats tombèrent. Après avoir éliminé les Hongrois de Vasas, c&rsquo;est le Sporting Lisbonne qui vient mettre un terme aux espoirs anglais.</p>
<p style="text-align: justify">Depuis les années 1970, Sunderland alterne entre première et deuxième division, ne parvenant à se stabiliser qu&rsquo;en 2007, lorsque des garanties financières furent enfin établies. Toutefois, rattrapée par son passée, les Black Cats dirent à nouveau au revoir à la Premier League à la fin d&rsquo;une saison 2016-2017 cauchemardesque, sous l&rsquo;égide de David Moyes.</p>
<h2 style="text-align: justify">C&rsquo;est quand le bonheur ?</h2>
<p style="text-align: justify">Après sa relégation en seconde division, le monde &#8211; <a href="https://www.telerama.fr/series-tv/sur-netflix,-sunderlandtil-i-die-ou-lodyssee-malheureuse-des-black-cats,n6133293.php">même Netflix</a> &#8211; s&rsquo;attendait à les voir remonter aussi vite, à l&rsquo;image d&rsquo;un Newcastle. Que nenni. Faute d&rsquo;un effectif non renouvelé après les nombreux départs, faute d&rsquo;une gestion et d&rsquo;un coaching désastreux, faute de courage et d&rsquo;honnêteté, Sunderland finit une nouvelle fois dernier et s&rsquo;écroule, en troisième division, passant en l&rsquo;espace de trois ans de jouer contre Manchester City à Plymouth.</p>
<p style="text-align: justify">A l&rsquo;image de Portsmouth, les Black Cats ont changé leur politique afin de ne pas refaire les mêmes erreurs. Ainsi, l&rsquo;accent est désormais mis sur la formation ainsi que le recrutement de joueurs expérimentés à moindre coût. Aiden McGeady et Bryan Oviedo ont ainsi rallié le nord de l&rsquo;Angleterre pour apporter toutes leurs connaissances. De plus, qui dit club historique dit joueurs historiques. Lee Cattermole, présent au club depuis 2009 n&rsquo;a pas souhaité quitter le club malgré plusieurs propositions, démontrant ainsi son amour et son implication pour un club qui n&rsquo;est pas à sa place.</p>
<figure id="attachment_22393" aria-describedby="caption-attachment-22393" style="width: 2048px" class="wp-caption alignnone"><img decoding="async" loading="lazy" class="wp-image-22393 size-full" src="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2019/03/J4FMS6n.jpg?x16177" alt="" width="2048" height="1280" srcset="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2019/03/J4FMS6n.jpg 2048w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2019/03/J4FMS6n-300x188.jpg 300w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2019/03/J4FMS6n-768x480.jpg 768w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2019/03/J4FMS6n-1024x640.jpg 1024w" sizes="(max-width: 2048px) 100vw, 2048px" /><figcaption id="caption-attachment-22393" class="wp-caption-text"><em>Un monument à terre (Crédit Photo : Reddit)</em></figcaption></figure>
<p style="text-align: justify">Sunderland &#8211; Portsmouth, c&rsquo;est ainsi notre Auxerre-Sochaux, voir notre Sedan-Le Mans. Ces clubs qui ont façonné l&rsquo;histoire de notre championnat et qu&rsquo;il nous est difficile de ne pas apprécier. Ces clubs qui, on l&rsquo;espère, renaîtront de leurs cendres, pour la beauté du football. Dimanche, l&rsquo;Angleterre sera en fête alors que Wembley a indiqué que la rencontre se jouerait à guichets fermés.</p>
<p style="text-align: justify">
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		<title>Dossier : Béla Guttman, du triomphe à la malédiction</title>
		<link>https://www.demivolee.com/2019/02/18/dossier-bela-guttman-du-triomphe-a-la-malediction/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Rijsel]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 18 Feb 2019 06:00:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Dossiers Demivolée.com]]></category>
		<category><![CDATA[hl]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>De ses succès dans son pays natal à Ujpest au doublé continental avec le Benfica Lisbonne en passant par des succès en Uruguay et au <a class="mh-excerpt-more" href="https://www.demivolee.com/2019/02/18/dossier-bela-guttman-du-triomphe-a-la-malediction/" title="Dossier : Béla Guttman, du triomphe à la malédiction">[...]</a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p style="text-align: justify"><strong>De ses succès dans son pays natal à Ujpest au doublé continental avec le Benfica Lisbonne en passant par des succès en Uruguay et au Brésil, Béla Guttman aura tout connu dans près de vingt-cinq clubs en quarante ans. Retour sur un autre génie hongrois dans ce nouveau portrait d&rsquo;un des entraîneurs révolutionnaires du football.</strong> <strong><br /></strong></p>
<p></p>
<h2 class="wp-block-heading">Jeunesse austro-hongroise </h2>
<p>

</p>
<p style="text-align: justify">Béla Guttman est né le 13 mars 1900 à Budapest. La ville se situait dans ce qu&rsquo;était à l&rsquo;époque l&rsquo;Autriche-Hongrie. Très jeune, il suit la carrière de ses parents qui sont alors professeurs de danse. Dès ses seize ans, il devient à son tour professeur et sa carrière semble toute tracée. Toutefois nous ne parlerions pas de lui si sa vie n&rsquo;avait pas connue un autre tournant.</p>
<p>

</p>
<p style="text-align: justify">Alors qu&rsquo;il approche de la majorité, il se laisse tenter par sa curiosité. A l&rsquo;époque, le sport le plus populaire en Autriche-Hongrie était le football. Il décide alors de se lancer dans ce sort réputé « de pauvre » contrairement à la danse. </p>
<p>

</p>
<h2 class="wp-block-heading">Une carrière de joueur fructueuse </h2>
<p>

</p>
<p style="text-align: justify">Béla Guttman lance sa carrière de footballeur en 1918. Il joue alors en tant que latéral dans le petit club du FK Torekvas. Issue d&rsquo;une famille juive, il rejoint dès l&rsquo;année suivante le MTK Budapest, un des plus gros clubs du pays, qui plus est géré par des juifs. Il est alors entraîné par un certain Jimmy Hogan, qui sera l&rsquo;un des pionniers de la mise en place du <a href="https://www.demivolee.com/2018/12/20/dossier-gustav-sebes-et-laranycsapat-hongrois/">XI d&rsquo;Or Hongrois sous Gustav Sebes</a>. Guttman ne reste que deux saisons dans la capitale hongroise mais parvient à glaner deux titres de champion. </p>
<p>

</p>
<p>En 1921 il, fuit le pays en raison de la montée de Miklos Horthy, régent de Hongrie antisémite et anticommuniste. Il rejoint alors l&rsquo;Autriche et plus précisément Vienne, ou il s&rsquo;engage avec le Hakoah. Au bout de trois saisons de montée en puissance, les viennois remportent le titre national en 1925.</p>
<p>

</p>
<div class="wp-block-image" style="text-align: left">
<figure class="aligncenter"><img decoding="async" loading="lazy" width="200" height="291" class="wp-image-21096 aligncenter" src="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/12/wiki.jpg?x16177" alt="" />
<figcaption><em>Béla Guttman sous les couleurs de l&rsquo;Hakoah Vienne (crédit : Wikipedia)</em></figcaption>
</figure>
</div>
<p>

</p>
<h2 class="wp-block-heading"> Le rêve américain</h2>
<p>

</p>
<p style="text-align: justify">Un an plus tard, l&rsquo;Hakoah Vienne organise une tournée aux Etats Unis d&rsquo;Amérique. Lors de cette tournée, Guttman tombe amoureux de New York et décide de ne pas rentrer en Europe. Il rejoint alors les Brooklyn Wanderers avant de créer son propre club : le Hakoah New York. Dès sa première saison, le club parvient à créer l&rsquo;exploit de remporter la Coupe des Etats-Unis. Béla Guttman revient à l&rsquo;Hakoah de Vienne en 1932 après la dissolution de la Ligue Nord Américaine. Le hongrois n&rsquo;y reste qu&rsquo;une seule saison avant de prendre en charge cette même équipe, ce qui fut le début d&rsquo;une longue carrière de vingt-cinq club en l&rsquo;espace de quarante ans. </p>
<p>

</p>
<h2 class="wp-block-heading">Guttman : entraîneur globe-trotter </h2>
<p>

</p>
<p style="text-align: justify">C&rsquo;est donc en 1933 que débute la carrière d&rsquo;entraîneur de Béla Guttman. Le premier club du hongrois fut là où se termina sa carrière de joueur. L&rsquo;Hakoah de Vienne. Cette première saison à la tête d&rsquo;une équipe frôle la catastrophe. Marqué par les lourdes défaites face aux rivaux du Rapid, Austria et Admira Vienne (5-2,  5-0 et à nouveau 5-2), l&rsquo;Hakoah finit dixième sur douze à deux points de la relégation. La deuxième saison est similaire. Humiliation contre le Rapid (1-8), l&rsquo;Austria (5-2) et l&rsquo;Admira (1-5). Les viennois finissent une nouvelle fois dixième.</p>
<p>

</p>
<p style="text-align: justify">Après deux saisons à l&rsquo;Hakoah, Guttman quitte l&rsquo;Autriche et rejoint les Pays Bas. Il s&rsquo;engage au SC Enschede (aujourd&rsquo;hui connu sous le nom de FC Twente). Alors que sa carrière d&rsquo;entraîneur était jusqu&rsquo;ici peu satisfaisante, Guttman réalise une saison parfaite. Grâce à quinze victoires en dix huit rencontres, le club remporte la division de l&rsquo;est. Cela leur permet de se qualifier pour les play-offs nationaux. Malheureusement, Guttman ne peut pas lutter face au Feyenoord mais termine deuxième ex-æquo avec l&rsquo;<a href="https://www.demivolee.com/2017/05/02/el-ajax-un-heros-mythologique/">Ajax</a>. La deuxième saison est moins bonne, le SC Enschede termine quatrième de sa conférence et Guttman quitte le club.</p>
<p>

</p>
<h2 class="wp-block-heading">Sacré en Hongrie</h2>
<p>

</p>
<p style="text-align: justify">Alors qu&rsquo;il était aux Pays Bas, l&rsquo;Hakoah Vienne fut relégué en seconde division autrichienne et fit appel à l&rsquo;entraîneur hongrois pour tenter de sauver le club. Malheureusement, Guttman n&rsquo;y parvient pas et le club est dissout à la fin de cette saison 1938.</p>
<p>

</p>
<p style="text-align: justify">Dès la saison suivante, c&rsquo;est dans son pays natal que Béla Guttman va reprendre du service. C&rsquo;est l&rsquo;Ujpest qui s&rsquo;attache les services du hongrois. Lors de cette saison, le magyar va parvenir à remporter son premier titre majeur en tant qu&rsquo;entraîneur. Il fut en effet sacré champion de Hongrie, avec la manière. En 1939 également, il réalisa le doublé grâce à sa victoire en Coupe Mitropa, compétition créée par <a href="https://www.demivolee.com/2018/10/02/dossier-hugo-meisl-et-sa-wunderteam/">Hugo Meisl</a>. Après une victoire contre l&rsquo;Inter Milan en quart de finale (4-2), Ujpest disposa de Belgrade (5-9) en demi. Enfin, c&rsquo;est face à un autre club hongrois, Ferencvaros que Guttman remporte son premier trophée continental. </p>
<p>

</p>
<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter is-resized"><img decoding="async" loading="lazy" class="wp-image-21097 aligncenter" src="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/12/fifa.jpg?x16177" alt="" width="345" height="194" srcset="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/12/fifa.jpg 320w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/12/fifa-300x169.jpg 300w" sizes="(max-width: 345px) 100vw, 345px" />
<figcaption><em>Béla Guttman commence petit à petit à se faire un nom en Europe (crédits : FIFA.com)</em></figcaption>
</figure>
</div>
<p>

</p>
<p style="text-align: justify">Suite à cette saison, le football est mit entre parenthèses à cause du début de la Seconde Guerre Mondiale. En ce qui concerne Guttman, certains disent qu&rsquo;il s&rsquo;est réfugié en Suisse, d&rsquo;autres affirment qu&rsquo;il a survécu aux camps de concentration. Interrogé à de nombreuses reprises sur ce sujet, Béla Guttman à toujours répondu par la même phrase : « <em>Seul Dieu m&rsquo;a aidé »</em>.  </p>
<p>

</p>
<p style="text-align: justify">Après la seconde guerre mondiale, Ujpest sera de nouveau sacré champion de Hongrie sous Guttman, en 1947.</p>
<p>

</p>
<h2 class="wp-block-heading">L&rsquo;épisode Kispesti</h2>
<p>

</p>
<p style="text-align: justify">En 1947, après son sacre avec Ujpest, Béla Guttman se voit proposer le poste d&rsquo;entraîneur du Kispesti AC, futur Budapest Honved. Il a alors sous ses ordres un grand nombre de joueurs encore méconnus mais qui seront des stars de <a href="https://www.demivolee.com/2018/12/20/dossier-gustav-sebes-et-laranycsapat-hongrois/">l&rsquo;Aranycsapat hongrois sous Gustav Sebes</a>. Parmi eux, Sandor Kocsis, Zoltan Czibor et surtout Ferenc Puskas. Son passage au club fut très bref, cela pour une raison plutôt originale.</p>
<p>

</p>
<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter is-resized"><img decoding="async" loading="lazy" class="wp-image-21098 aligncenter" src="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/12/magicalmagyars.jpg?x16177" alt="" width="458" height="486" srcset="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/12/magicalmagyars.jpg 472w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/12/magicalmagyars-283x300.jpg 283w" sizes="(max-width: 458px) 100vw, 458px" />
<figcaption><em>Béla Guttman (à gauche) avec Sandor Kocsis (au centre) et Ferenc Puskas (à droite)</em><br /><em> Crédit ; MagicalMagyars. </em></figcaption>
</figure>
</div>
<p>

</p>
<p style="text-align: justify">Lors d&rsquo;une rencontre de championnat, Béla Guttman est très énervé. Son défenseur Mihaly Piaty n&rsquo;exerce pas la pression haute qu&rsquo;il demande à son équipe. A la mi temps, il lui ordonne de rester dans les vestiaires, affirmant qu&rsquo;il préférait jouer à dix contre onze. Les changements n&rsquo;étaient en effet non autorisés à cette époque. Ferenc Puskas fut contre cette décision et ordonna à Piaty de rentrer sur le terrain. Le défenseur écouta son capitaine et l&rsquo;équipe rentra sur le terrain à onze. Béla Guttman ne dit rien. Il quitta le bord du terrain pour s&rsquo;installer en tribunes. A la fin du match, il ne passa pas par les vestiaires, l&rsquo;entraîneur démissionna immédiatement au bout de seulement quelques mois. </p>
<p>

</p>
<p>Suite à cet échec, Béla Guttman partira explorer de nouveaux horizons, plus exotiques.</p>
<p>

</p>
<h2 class="wp-block-heading">Tour du monde des clubs</h2>
<p>

</p>
<p style="text-align: justify">Béla Guttman ne s&rsquo;est jamais réellement posé dans un club. Il n&rsquo;est jamais resté plus de deux saisons consécutives au sein d&rsquo;un même équipe. Ainsi, c&rsquo;est en Italie que Guttman pose ses valises en 1949. Il enchaîna Padoue puis Trieste avant de s&rsquo;envoler pour l&rsquo;Argentine en 1953. Au pays de Juan Peron, c&rsquo;est à Quilmes que l&rsquo;entraîneur hongrois s&rsquo;installe. Toutefois, il n&rsquo;y restera que quelques mois. En effet, durant l&rsquo;année 1953, Guttman enchaîna trois clubs dans trois pays différents. D&rsquo;abord Quilmes, puis Nicosie et enfin le premier gros club de sa carrière d&rsquo;entraîneur : l&rsquo;AC Milan. </p>
<p>

</p>
<p style="text-align: justify">Lors de sa première saison, il fait bonne figure et s&rsquo;adapte bien à la philosophie et la mentalité de jeu italienne en finissant troisième. Lors de sa seconde saison, l&rsquo;AC Milan est premier à la mi- saison. Tout va pour le mieux et pourtant, Béla Guttman est limogé sans qu&rsquo;aucune explication rationnelle ne fasse surface. </p>
<p>

</p>
<p style="text-align: justify">Il reprend alors sa carrière de « globe trotter », restant d&rsquo;abord en Italie, à Vicense, avant de revenir le temps d&rsquo;une saison au Budapest Honved en 1956. Guttman y retrouve alors Ferenc Puskas, dont la relation au Kispeti était très froide. Il s&rsquo;envola ensuite pour le Brésil afin de fuir <a href="https://www.herodote.net/23_octobre_1956-evenement-19561023.php">la répression de Budapest</a>. Cela provoquera les départs de tous les joueurs de l&rsquo;effectif. Kocsis et Czibor signèrent à Barcelone tandis que Ferenc Puskas s&rsquo;engagera avec le Real Madrid. Alors au Brésil, Guttman rejoint le Sao Paulo FC. Dès sa première saison, il remporte le championnat et soulève ainsi son premier titre depuis dix ans. Comme à son habitude, il ne reste qu&rsquo;une saison avant de s&rsquo;envoler pour un nouveau pays. Celui qui l’emmènera à la gloire, au sommet de son œuvre&#8230; </p>
<p>

</p>
<h2 class="wp-block-heading">Cap sur le Portugal !</h2>
<p>

</p>
<p style="text-align: justify">Après son sacre au Brésil, qui prouve son talent quelque soit le continent, Béla Guttman jouit d&rsquo;une belle réputation. De plus, la Hongrie est le pays qui attire et qui rayonne sur le monde du football grâce notamment à son Onze d&rsquo;Or sous Gustav Sebes. Comme à son habitude, il quitte alors le Brésil à la recherche d&rsquo;un nouveau club, d&rsquo;un nouveau pays. Le neuvième pays dans lequel Guttman entraîna fut ainsi le Portugal. Le FC Porto parvient en effet à s&rsquo;attacher les services du magyar grâce à un très bon contrat.</p>
<p>

</p>
<p style="text-align: justify">A l&rsquo;époque, le FC Porto n&rsquo;était pas le grand club qu&rsquo;il est aujourd&rsquo;hui. Les dragons furent champion à seulement trois reprises avant 1958. Toutefois, les portugais étaient dans une période faste, avec un doublé coupe-championnat en 1956 puis une autre coupe glanée quelques mois avant l&rsquo;arrivée de Guttman.</p>
<p>

</p>
<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" loading="lazy" width="928" height="658" class="wp-image-21099 aligncenter" src="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/12/ein-jose-mourinho-seiner-zeit.jpg?x16177" alt="" srcset="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/12/ein-jose-mourinho-seiner-zeit.jpg 928w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/12/ein-jose-mourinho-seiner-zeit-300x213.jpg 300w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/12/ein-jose-mourinho-seiner-zeit-768x545.jpg 768w" sizes="(max-width: 928px) 100vw, 928px" />
<figcaption><em>Béla Guttman au FC Porto (crédit : TheseFootballTimes)</em></figcaption>
</figure>
<p>

</p>
<p style="text-align: justify">Le natif de Budapest arrive en cours de saison, en novembre 1958 plus précisément. Il est déjà à l&rsquo;époque le septième entraîneur hongrois de l&rsquo;histoire du club. Guttman succède à Otto Bumbel, remercié alors que les dragons sont distancés de cinq longueurs par le Benfica. Les lisboètes étaient déjà le plus grand club du pays mais l&rsquo;objectif était incontestablement le titre pour Guttman et ses hommes. Cette objectif fut rempli dès cette première saison. Grâce à un nouveau coup de génie qui ne fit qu&rsquo;améliorer la réputation de l&rsquo;entraîneur hongrois, le FC Porto est champion du Portugal. Comme à son habitude, Béla Guttman quitte le club dès la fin de saison.</p>
<p>

</p>
<h2 class="wp-block-heading">Guttman au sommet de sa gloire chez le rival</h2>
<p>

</p>
<p style="text-align: justify">Dès la saison suivante, Béla Guttman pose ses valises à Lisbonne pour entraîner le SL Benfica. A l&rsquo;époque la rivalité entre Porto et Benfica était sans commune mesure avec celle d&rsquo;aujourd&rsquo;hui. Dès son arrivée, on sent que Béla Guttman a un projet qui s&rsquo;inscrit davantage sur le long terme. En effet, l&rsquo;entraîneur magyar vise avant tout sur une équipe jeune pleine de talent et de promesses. C&rsquo;est pourquoi il libéra les contrats de près d&rsquo;une vingtaine de joueurs de l&rsquo;équipe première. Cela dans le but de promouvoir des joueurs de l&rsquo;académie. Même s&rsquo;il fut vivement critiqué lors de l&rsquo;avant-saison pour des choix paraissant injustes, amateurs et très risqué, Guttman garde confiance. Une nouvelle fois, Béla Guttman remporte le titre pour la seconde année consécutive, de plus avec deux équipes différentes.</p>
<p>

</p>
<h2 class="wp-block-heading">Les sentiers de la gloire</h2>
<p>

</p>
<p style="text-align: justify">La deuxième saison est donc synonyme de participation en Coupe des Clubs Champions. Lors de cette saison 1961, Béla Guttman élimina tout d&rsquo;abord son ancien club : Ujpest (7-4). En quart de finale, c&rsquo;est face aux Danois d&rsquo;Arhus que le Benfica passe sans problème (7-2). Alors dans le dernier carré, les portugais vont affronter le Rapid Vienne, club qui a toujours battu Béla Guttman sur un score large du temps de l&rsquo;Hakoah. Cette fois ci, c&rsquo;est les lisboètes qui s&rsquo;imposent sans forcer (4-1) pour s&rsquo;offrir une place en finale.</p>
<p>

</p>
<p style="text-align: justify">Cette grande finale a lieue à Berne, au même endroit ou les malheureux magyars s&rsquo;inclinèrent en finale de la Coupe du Monde 1954 contre l&rsquo;Allemagne de l&rsquo;Ouest. Lors de ce 31 mai 1962, Béla Guttman a rendez vous avec l&rsquo;histoire. Il a face à lui le grand FC Barcelone qui compte notamment dans ses rangs Kocsis et Czibor, anciens joueurs sous Guttman à Kispesti. Les lisboètes mènent 2-1 à la pause. Le but espagnol fut marqué par Czibor. Peu avant l&rsquo;heure de jeu, Coluna fait le break. Malgré la réduction du score par Kocsis,<a href="https://www.youtube.com/watch?v=ItRWNATsaII"> les portugais s&rsquo;impose 3-2</a> et Béla Guttman remporte sa première coupe européenne. Un trophée qui marquera à jamais l&rsquo;histoire du football portugais. Le club réalise par la même occasion le doublé grâce à son nouveau titre en championnat.</p>
<p>

</p>
<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter"><img decoding="async" loading="lazy" width="900" height="610" class="wp-image-21100" src="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/12/Benfica-1961_1962.png?x16177" alt="" srcset="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/12/Benfica-1961_1962.png 900w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/12/Benfica-1961_1962-300x203.png 300w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/12/Benfica-1961_1962-768x521.png 768w" sizes="(max-width: 900px) 100vw, 900px" />
<figcaption><em>Le Onze Type de Béla Guttman à Benfica.</em></figcaption>
</figure>
</div>
<p>

</p>
<h2 class="wp-block-heading">La consécration d&rsquo;une vie dédiée au football</h2>
<p>

</p>
<p style="text-align: justify">La saison suivante, le club ne parvient pas à conserver son titre en championnat. Toutefois, Béla Guttman affronte de nouveau une vieille connaissance dès le premier tour. C&rsquo;est en effet l&rsquo;Austria Vienne qui se dresse face à eux. L&rsquo;entraîneur magyar leur donne une leçon de football (6-2) et les portugais poursuivent le route. En quart de finale, Benfica triomphe face à Nuremberg (7-2) avant d&rsquo;avoir plus de mal contre Tottenham (4-3). Le principal est là, Béla Guttman et le SL Benfica sont de nouveau en finale.</p>
<p>

</p>
<blockquote class="wp-block-quote">
<p style="text-align: justify">« Je m&rsquo;en fous de prendre trois ou quatre buts, du moment qu&rsquo;on en met cinq ou six »</p>
<cite>&#8211; Béla Guttman à propos du nombre de buts que son équipe encaissait à l&rsquo;époque</cite></blockquote>
<p>

</p>
<p style="text-align: justify">Cette fois, c&rsquo;est face à la meilleure équipe de l&rsquo;époque qu&rsquo;ils vont tenter de soulever le trophée : le Real Madrid, mené par Ferenc Puskas. Au bout de vingt minutes, les magyars sont menés grâce à un doublé de l&rsquo;attaquant hongrois. A la mi temps, le score est de 2-3 pour le Real Madrid grâce à un triplé&#8230; de Ferenc Puskas. Toutefois, il en faut plus pour destabiliser les aigles. Grâce à un doublé du futur Ballon d&rsquo;Or 1965, Eusebio, <a href="https://www.youtube.com/watch?v=BOAIYoxYp3Y">les portugais remportent la deuxième coupe des clubs champions de leur histoire, face au Real Madrid de Puskas.</a></p>
<p>

</p>
<h2 class="wp-block-heading">La malédiction</h2>
<p>

</p>
<p style="text-align: justify">Béla Guttman a parfaitement réussi son pari. Avec une équipe jeune, inexpérimentée et modelée selon ses principes, notamment sa physionomie de jeu offensif à une touche de balle, son Benfica est devenu la nouvelle puissance européenne. Pour la première fois de sa carrière, l&rsquo;entraîneur hongrois semble se sentir à l&rsquo;aise et pourrait ainsi prolonger l&rsquo;aventure.</p>
<p>

</p>
<p style="text-align: justify">Toutefois, Béla Guttman demande une prime à ses dirigeants pour avoir remporté pour la seconde fois consécutive la Coupe des Clubs Champions. Cette prime, les dirigeants lui accordent, mais bien en-deçà de ce qu&rsquo;il demandait. L&rsquo;entraîneur magyar refait une proposition mais elle est refusée. Furieux de ne pas être récompensé de ses efforts, Béla Guttman démissionne et maudit le club par une phrase qui restera à jamais gravée dans l&rsquo;histoire du football.</p>
<p>

</p>
<blockquote class="wp-block-quote">
<p style="text-align: justify">« Je m&rsquo;en vais en vous maudissant. A partir d&rsquo;aujourd&rsquo;hui et pendant 100 ans, Benfica ne remportera pas une Coupe d&rsquo;Europe. »</p>
<cite>Béla Guttman après avoir quitté Benfica en 1962<br /></cite></blockquote>
<p>

</p>
<h3 class="wp-block-heading">Un bilan record</h3>
<p>

</p>
<p style="text-align: justify">Depuis cette malédiction, Benfica est l&rsquo;équipe ayant perdu le plus de finales au monde ! Entre la Ligue des Champions et la Ligue Europa, ce n »est pas moins de huit finales que les Lisboètes ont perdus depuis 1962. En 2014, pour fêter les 110 ans du club, les dirigeants ont inauguré une statue en l&rsquo;honneur de Guttman. Ceci fut réalisée dans le but de mettre un terme à la malédiction à quelques semaines de la finale de la Ligue Europa contre Séville. Malheureusement, cela n&rsquo;a pas suffit et les portugais se sont cruellement inclinés aux tirs aux buts.</p>
<p>

</p>
<p>Lors de la saison 2012/2013, Benfica perd dans la même semaine <a href="https://www.youtube.com/watch?v=D4-kCnF7gSU">la finale de l&rsquo;Europa League contre Chelsea </a>et <a href="https://www.youtube.com/watch?v=ZzUfeenLrJ0">le championnat portugais à Porto, suite à des buts dans les arrêts de jeu</a>. Jorge Jesus s&rsquo;effondrait à genoux à l&rsquo;Estadio do Dragao (4&rsquo;31), nous gratifiant d&rsquo;une des plus émouvantes images de ces dernières années.</p>
<p>

</p>
<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter"><img decoding="async" loading="lazy" width="500" height="333" class="wp-image-21101 aligncenter" src="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/12/THE18.jpg?x16177" alt="" srcset="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/12/THE18.jpg 500w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/12/THE18-300x200.jpg 300w" sizes="(max-width: 500px) 100vw, 500px" />
<figcaption><em>La statue créee en l&rsquo;honneur de Béla Guttman en 2014 pour les 11O ans du club (crédit : 7sur7)</em></figcaption>
</figure>
</div>
<p>

</p>
<h2 class="wp-block-heading">La tactique de Béla Guttman</h2>
<p>

</p>
<p style="text-align: justify">Guttman avait un goût prononcé pour le football spectaculaire. Tactiquement, l&rsquo;entraîneur magyar voulait que son équipe évite de faire des passes longues sauf en défense afin d&rsquo;accélérer le jeu. Le une-deux suivi d&rsquo;une frappe était l&rsquo;une des armes les plus redoutables de son Benfica. Il souhaitait que son équipe soit sans cesse en mouvement, prêt à attaquer à la moindre perte de balle. « Quand on a le ballon, il faut se démarquer, faire des appels dans les intervalles. Et quand on ne l&rsquo;a pas, on marque l&rsquo;attaque adverse. » disait-il.</p>
<p>

</p>
<blockquote class="wp-block-quote">
<p style="text-align: justify">« Chaque équipe doit avoir un style de jeu qui lui est propre et mis en place par rapport aux qualités de ses joueurs. Toutes les équipes ne peuvent pas jouer avec le même système. Et le talent ne suffit pas. Les joueurs doivent avoir la rage de vaincre à chaque fois qu&rsquo;ils entrent sur le terrain. »</p>
<cite>Béla Guttman à propos de sa vision du football</cite></blockquote>
<p>

</p>
<p style="text-align: justify">Béla Guttman était également l&rsquo;un des pionniers du système en 4-2-4 au Brésil, du côté de Sao Paulo. Mais par dessus tout, ce qui caractérisait Béla Guttman était un jeu résolument offensif. Peu importe si son équipe doit prendre deux, trois voire quatre buts, tant qu’elle en marque un ou deux de plus.</p>
<p>

</p>
<p style="text-align: justify">Béla Guttman décède le 28 août 1981 à l&rsquo;age de quatre-vingt-un ans. Après son départ du Benfica, il enchaîna quelques expériences,  poursuivant ainsi son tour du monde. Il sera sacré champion avec Peñarol en Uruguay et terminera sa carrière au FC Porto, tout un symbole.  Le magyar inspirera un grand nombre d&rsquo;entraîneurs par la suite, comme un certain José Mourinho, dont il est le modèle. Il restera à jamais dans l&rsquo;histoire du football comme un entraîneur qui aura  révolutionné le jeu offensif.</p>
<p></p><p>Cet article <a rel="nofollow" href="https://www.demivolee.com/2019/02/18/dossier-bela-guttman-du-triomphe-a-la-malediction/">Dossier : Béla Guttman, du triomphe à la malédiction</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://www.demivolee.com">Demivolée.com</a>.</p>
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		<title>Dossier : Jimmy Hogan, père du football moderne</title>
		<link>https://www.demivolee.com/2019/01/28/dossier-jimmy-hogan/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Rijsel]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 28 Jan 2019 06:00:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Dossiers Demivolée.com]]></category>
		<category><![CDATA[Headline]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>« On a joué le football que Jimmy Hogan nous a appris. Quand l&#8217;histoire de notre sélection sera contée, son nom devra être écrit en lettres d&#8217;or ». C&#8217;est par ces mots que Gustav Sebes rendu hommage à son modèle quelques minutes après le « match du siècle » remporté face à l&#8217;Angleterre <a class="mh-excerpt-more" href="https://www.demivolee.com/2019/01/28/dossier-jimmy-hogan/" title="Dossier : Jimmy Hogan, père du football moderne">[...]</a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify">
<strong>« On a joué le football que Jimmy Hogan nous a appris. Quand l&rsquo;histoire de notre sélection sera contée, son nom devra être écrit en lettres d&rsquo;or ». C&rsquo;est par ces mots que Gustav Sebes rendu hommage à son modèle quelques minutes après le « match du siècle » remporté face à l&rsquo;Angleterre le 25 novembre 1953. Après s&rsquo;être penché sur le <a href="https://www.demivolee.com/2018/12/20/dossier-gustav-sebes-et-laranycsapat-hongrois/">génie hongrois</a>, c&rsquo;est le pionnier anglais qui nous intéresse aujourd&rsquo;hui.</strong>
</p>

<h2 style="text-align: justify">Jimmy Hogan, un destin tout tracé</h2>
<p dir="ltr" style="text-align: justify">Jimmy Hogan est né à Nelson en 1882. Cette période correspond à la popularisation du football en Angleterre. Très jeune, Jimmy Hogan baigne dedans et est voué à faire carrière dans ce domaine. Toutefois, son père, qui travaillait dans une usine de coton dans le Lancashire voulait qu&rsquo;il devienne prêtre.</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify">Il commence sa carrière de joueur à Rochdale en 1902. Peu à peu, il se fait un nom et enchaîne les bons parcours. Après avoir fait quelques années à Burnley, il rejoint Fulham. Avec les Cottagers, il atteint les demi finales de la FA Cup en 1908. Après un bref passage à Swindon, il termine sa carrière à Bolton en 1913.</p>
<h3 style="text-align: justify">Une révolution mise en œuvre avec Hugo Meisl</h3>
<p dir="ltr" style="text-align: justify">Toutefois, avant même d&rsquo;avoir pris sa retraite de joueur, Jimmy Hogan commence à développer son expertise tactique. Ainsi, en 1910, alors qu&rsquo;il part passer l&rsquo;été aux Pays Bas, il rencontre quelques personnes dans le milieu du football et leur <a href="https://www.youtube.com/watch?v=ZtZ8RBpttSU">enseigne comment jouer,</a> tel qu&rsquo;il le pense et tel qu&rsquo;il est joué outre Manche. Ces derniers sont tellement impressionnés que l&rsquo;un d&rsquo;entre eux contacte la Fédération afin qu&rsquo;Hogan mette cela en pratique le temps d&rsquo;un match avec la sélection afin leur montrer. Cette rencontre a lieu face à l&rsquo;Allemagne et les Pays Bas s&rsquo;imposeront 4-2. Il fut crédité d&rsquo;avoir développé une pensée tactique et technique jamais vu auparavant aux Pays Bas.</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify">Il raccroche les crampons en 1913 et rejoint directement l&rsquo;Autriche afin de travailler avec <a href="https://www.demivolee.com/2018/10/02/dossier-hugo-meisl-et-sa-wunderteam/">Hugo Meisl</a> au sein de la Wunderteam. Celui ci cherche un entraîneur capable de perfectionner le niveau technique de ses joueurs. A long terme, l&rsquo;objectif est notamment de remporter les Jeux Olympique de Berlin 1916. En parallèle, Hogan est nommé entraîneur de l&rsquo;Austria Vienne.</p>
<figure id="attachment_21554" aria-describedby="caption-attachment-21554" style="width: 678px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" loading="lazy" class="wp-image-21554" src="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2019/01/1633916_large-lnd.jpg?x16177" alt="" width="678" height="381" srcset="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2019/01/1633916_large-lnd.jpg 320w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2019/01/1633916_large-lnd-300x169.jpg 300w" sizes="(max-width: 678px) 100vw, 678px" /><figcaption id="caption-attachment-21554" class="wp-caption-text">Jimmy Hogan enseignant le football aux Pays Bas (crédit photo : FIFA.com)</figcaption></figure>
<h3 style="text-align: justify">Sauvé lors de la 1ère guerre mondiale</h3>
<p dir="ltr" style="text-align: justify">Malheureusement, avec la Première Guerre Mondiale, les Jeux sont annulés. Pire encore, Jimmy Hogan se retrouve en mauvaise posture. Alors que les combats commencent, il se retrouve coincé en Autriche-Hongrie, dans le camp ennemi. S&rsquo;il parvient dans un premier temps à se cacher, il est repéré par des soldats et est fait prisonnier avec sa famille. Il parvient a négocier une expulsion au Royaume Uni pour sa femme et son enfant mais pas pour lui. Alors qu&rsquo;il allait être forcé de rejoindre les camps de guerre, Jimmy Hogan est sauvé par Baron Distray. Cet homme n&rsquo;est autre que le vice président anglais du club de la capitale, le MTK Budapest. Celui ci affirme qu&rsquo;il est le nouvel entraîneur de son club, et il est ainsi libéré.</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify">A la suite de cet mésaventure, Hogan devient réellement l&rsquo;entraîneur du MTK Budapest. Il parvient notamment à remporter le championnat lors de ses deux premières saisons, en 1917 et 1918. Il quitte la Hongrie à la fin des hostilités, après deux saisons fructueuses. Malgré le peu de temps passé, il aura révolutionné le football Hongrois, imposant le « Style Danubien ». Celui ci est caractérisé par un jeu rapide fait de passes courtes, qui inspira le onze d&rsquo;or hongrois.</p>
<h3 style="text-align: justify">Adieu l&rsquo;Angleterre</h3>
<p dir="ltr" style="text-align: justify">Après avoir quitté la Hongrie, il rentre en Angleterre et se rend au siège de la Football Association afin de présenter ses idées en matière de tactique. Francis Wall, le secrétaire, refusa d&rsquo;écouter ses idées, le qualifia de traître et de honte pour la nation. Souillé, Hogan quitta l&rsquo;Angleterre en se promettant de réussir ailleurs. Il quitte ainsi son pays natal pour la Suisse. Il y passe deux saisons aux Young Boys Berne avant de revenir à Budapest pour poursuivre son enseignement du football.</p>
<blockquote>
<p dir="ltr">« On a joué le football que Jimmy Hogan nous a appris. Quand l&rsquo;histoire de notre sélection sera contée, son nom devra être écrit en lettre d&rsquo;or. » <br />&#8211; Gustav Sebes après Angleterre 3-6 Hongrie.</p>
</blockquote>
<figure id="attachment_21555" aria-describedby="caption-attachment-21555" style="width: 678px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" loading="lazy" class="wp-image-21555 size-mh-magazine-content" src="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2019/01/footballwishpers-678x381.jpg?x16177" alt="" width="678" height="381" /><figcaption id="caption-attachment-21555" class="wp-caption-text">Jimmy Hogan à la tête du MTK Budapest (crédit photo : footballwhispers)</figcaption></figure>
<h2 style="text-align: justify">Premières grandes expériences</h2>
<p dir="ltr" style="text-align: justify">Il est alors repéré par la sélection nationale suisse qui l&rsquo;engage en 1924 à l&rsquo;occasion des jeux olympiques de Paris 1924. Lors de cette première grande expérience, Hogan fait sensation. Les helvètes éliminent la Lituanie, la Tchécoslovaquie, l&rsquo;Italie et la Suède avant de chuter face à l&rsquo;Uruguay en finale. Après son franc succès à la tête de la nation helvète, Hogan reste en Suisse, à Lausanne. Il n&rsquo;y reste qu&rsquo;une saison où il terminera dauphin de Servette.</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify">Hogan quitte ainsi à nouveau la Suisse pour revenir au MTK Budapest. Il termine troisième et cela lui a permet de prendre part à la première édition de la Coupe Mitropa, première coupe d&rsquo;Europe de l&rsquo;histoire, créée par <a href="https://www.demivolee.com/2018/10/02/dossier-hugo-meisl-et-sa-wunderteam/">Hugo Meisl</a>. Si les hongrois s&rsquo;imposent facilement face au BSK Belgrade (8-2), il s&rsquo;inclinent cependant en demi finale face au futur vainqueur de la compétition, le Sparta Prague.</p>
<h3 style="text-align: justify">Hogan, icône en Allemagne</h3>
<p dir="ltr" style="text-align: justify">A nouveau, Jimmy Hogan quitte le club pour découvrir un nouveau pays : l&rsquo;Allemagne. Il rejoint en 1928 le SC Dresdner. A l&rsquo;époque, le championnat d&rsquo;Allemagne se dispute sous forme de coupe avec match a aller simple. Les hommes de Jimmy Hogan sont cependant éliminés d&rsquo;entrée face au Bayern Munich. La saison suivante, Dresdner créé la sensation en éliminant le Greuther Fürth en quart de finale avant de s&rsquo;incliner aux portes de la finale. Si son passage semble assez anecdotique, il resta dans les mémoires pour les dirigeants allemands. En effet, à la mort de Jimmy Hogan, son fils reçu une lettre de la Fédération Allemande de Football qui qualifia Hogan comme <em>« le père du football moderne en Allemagne.</em>« </p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify">En 1930, Jimmy Hogan met en suspend sa carrière d&rsquo;entraîneur de club afin de rejoindre de nouveau Hugo Meisl et sa Wunderteam afin de les aider en vue de la Coupe du Monde 1934. Il transforma l&rsquo;équipe en adaptant le fameux W-M dans un dispositif plus défensif. l&rsquo;Autriche atteint les demi finale, défait par l&rsquo;Italie de <a href="https://www.demivolee.com/2018/09/20/dossier-vittorio-pozzo-il-vecchio-maestro/">Vittorio Pozzo</a> lors d&rsquo;un match fantastique.</p>
<h3 style="text-align: justify">Retour au pays</h3>
<p dir="ltr" style="text-align: justify">En 1934, après avoir atteint les demi finale de la Coupe du Monde avec Hugo Meisl à la tête de l&rsquo;Autriche, il rentre entraîner en Angleterre. Il prend ainsi les rennes de son ancienne équipe, Fulham. Toutefois, l&rsquo;aventure se révèle un fiasco. Jimmy Hogan n&rsquo;est pas oublié, et si les dirigeants du club l&rsquo;apprécient, ce n&rsquo;est pas le cas de ses joueurs. Ils refusent de s&rsquo;entraîner avec lui et finissent même par menacer de boycotter les matchs de championnat. Jimmy Hogan est donc renvoyé après seulement 31 matchs.</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify">En 1936, il aide de nouveau Hugo Meisl et la Wunderteam à l&rsquo;occasion des Jeux Olympiques. Ils réalisent de nouveau un excellent parcours en s&rsquo;imposant successivement face à l&rsquo;Égypte, le Pérou puis la Pologne avant de s&rsquo;incliner en finale face à l&rsquo;Italie de <a href="https://www.demivolee.com/2018/09/20/dossier-vittorio-pozzo-il-vecchio-maestro/">Vittorio Pozzo</a>. Suite a cette nouvelle belle performance, il retourne une nouvelle fois dans son Angleterre natale pour s&rsquo;engager avec Aston Villa, tout juste relégués en deuxième division. En trois ans, il finit champion devant Manchester United et parvient ainsi a ramener le club dans l&rsquo;élite du football anglais et accroche une demi-finale de FA Cup, il se fait ainsi pardonner par le monde anglais pour sa « trahison ».</p>
<figure id="attachment_21575" aria-describedby="caption-attachment-21575" style="width: 615px" class="wp-caption alignnone"><img decoding="async" loading="lazy" class="wp-image-21575 size-mh-magazine-content" src="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2019/01/birminghammail.co_.uk_-615x381.jpg?x16177" alt="" width="615" height="381" /><figcaption id="caption-attachment-21575" class="wp-caption-text">Jimmy Hogan à la tête d&rsquo;Aston Villa (crédit photo : birminghammail.co.uk)</figcaption></figure>
<blockquote>
<p dir="ltr">« Jimmy Hogan nous a appris tout ce que nous savons sur le football. « </p>
<p dir="ltr">&#8211; Sandor Barcs, président de le FHF après la victoire contre l&rsquo;Angleterre en 1953</p>
</blockquote>
<h2 style="text-align: justify">Tactique</h2>
<p dir="ltr" style="text-align: justify">Jouer rapidement le ballon au sol et chercher toujours le mouvement, tel sont les maîtres mots de Jimmy Hogan. Alors qu&rsquo;a l&rsquo;époque la tactique n&rsquo;existait pas réellement et les entraînements se résumaient à courir derrière un ballon, Hogan a totalement révolutionné la façon de voir le jeu. Lors de son passage avec Hugo Meisl à la tête de la sélection autrichienne, Hogan avait mit en place une tactique inédite. Les joueurs disposaient pour la première fois d&rsquo;une grande liberté de mouvement et de créativité. Il instaura le football total des années 70 avant Michels et Cruyff. </p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify">Jimmy Hogan décède le 30 janvier 1974, à l&rsquo;age de 91 ans. Même s&rsquo;il ne fut pas l&rsquo;entraîneur ayant eu le plus de titres, Jimmy Hogan est un pionnier de la tactique dans le football. Sans lui, nous n&rsquo;aurions pas eu la Wunderteam, ni le Onze d&rsquo;Or Hongrois. Sans lui, nous n&rsquo;aurions pas eu des entraîneurs de légende par la suite tel que Gustav Sebes et le grand Béla Guttman. Il aura révolutionné la vision du football en Hongrie, en Autriche, aux Pays-Bas, en Suisse, en Allemagne et même en France, au RC Paris (1933).</p>
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		<title>Dossier : Gustav Sebes et l&#8217;Aranycsapat Hongrois</title>
		<link>https://www.demivolee.com/2018/12/20/dossier-gustav-sebes-et-laranycsapat-hongrois/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Rijsel]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 20 Dec 2018 06:00:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Dossiers Demivolée.com]]></category>
		<category><![CDATA[Equipes nationales]]></category>
		<category><![CDATA[Headline]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Continuons de découvrir les entraîneurs ayant changé la face du football. Aujourd&#8217;hui, nous nous intéressons à Gustav Sebes, entraîneur du mythique Onze d&#8217;Or hongrois, l&#8217;une <a class="mh-excerpt-more" href="https://www.demivolee.com/2018/12/20/dossier-gustav-sebes-et-laranycsapat-hongrois/" title="Dossier : Gustav Sebes et l&#8217;Aranycsapat Hongrois">[...]</a></p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><b>Continuons de découvrir les entraîneurs ayant changé la face du football. Aujourd&rsquo;hui, nous nous intéressons à Gustav Sebes, entraîneur du mythique Onze d&rsquo;Or hongrois, l&rsquo;une des meilleures sélections de l&rsquo;histoire. </b></p>
<h2 style="text-align: justify">Gustav Sebes, un homme à l&rsquo;ambition débordante</h2>
<h3 style="text-align: justify">Une carrière fructueuse</h3>
<p style="text-align: justify">Gustav Sebes naît le 22 janvier 1906 à Budapest d&rsquo;un père cordonnier. Dans son enfance, il réalise sa formation au sein du Vasas SC, le club de football de son quartier au nord de Budapest. Le football n&rsquo;est cependant pas assez rémunéré à l&rsquo;époque et Gustav étudie en parallèle de sa carrière. Il travaille à Budapest avant de partir en France pour être contremaître chez Renault. Durant ses années parisiennes, il signe au CO Billancourt, le club de l&rsquo;usine où il travaille. Il y évoluera durant la saison 1926-1927. Il rentre ensuite en Hongrie et s&rsquo;engage avec le MTK Budapest. En dix-huit saisons, Gustav Sebes remporte la première ligue hongroise à trois reprises et la coupe nationale en 1932. Il prend sa retraite en 1945.</p>
<h2>À l&rsquo;aube d&rsquo;une révolution tactique mondiale</h2>
<p style="text-align: justify">À l&rsquo;époque, toutes les équipes évoluaient dans un schéma en WM. Ainsi, il était coutume d&#8217;employer un marquage individuel, car les deux dispositifs se calquaient parfaitement. Il y avait très peu de permutations ou de courses diagonales et le jeu était très rigide. <a href="https://wp.me/p8cH6l-5lF">Le football total développé par Boris Arkadyev</a> ne s&rsquo;était pas exporté dans toute l&rsquo;Europe. Mais un homme allait changer cela. Cet homme, c&rsquo;est Gustav Sebes.</p>
<p style="text-align: justify"><img decoding="async" loading="lazy" class="wp-image-20693 size-full aligncenter" src="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/sebes-416x223.jpg?x16177" alt="" width="416" height="223" srcset="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/sebes-416x223.jpg 416w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/sebes-416x223-300x161.jpg 300w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/sebes-416x223-280x150.jpg 280w" sizes="(max-width: 416px) 100vw, 416px" /></p>
<h3 style="text-align: justify">Le football : un objet de rayonnement mondial</h3>
<p style="text-align: justify">Sebes est nommé sélectionneur de la Hongrie en 1949, en complément de son poste de vice-ministre du sport. À l&rsquo;époque, il bénéficie d&rsquo;un réseau de recrutement assez exceptionnel. En effet, le football représentait un enjeu d&rsquo;image capital pour le pouvoir communiste, et la défaite était très mal vue. Le gouvernement est ainsi allé jusqu&rsquo;à supprimer la coupe nationale afin d&rsquo;alléger le calendrier des joueurs.</p>
<p style="text-align: justify">Le football passe au premier plan dans le pays. Le ministère du sport et le parti communiste mettent sous tutelle le football hongrois. Dès 1949, les clubs sont nationalisés : le MTK Budapest est repris par la police et devient le Vörös Lobogó (<em>« drapeau rouge », ndlr</em>.) et le Kispest, club où évolue Ferenc Puskás, passe dans les mains de l&rsquo;armée et devient le Budapest Honvéd (<em>« défenseur de la patrie », ndlr.</em>)</p>
<h2 style="text-align: justify">Une ascension rapide</h2>
<h3 style="text-align: justify">La tactique Sebes : le football socialiste</h3>
<p style="text-align: justify">Sebes voulait rompre avec la rigidité du WM classique. Ainsi, il souhaitait monter une équipe faite d&rsquo;un jeu fluide, où tous les joueurs sont libres de décaler où ils veulent. Il appelait ça le « football socialiste ». Dans le jeu, la Hongrie recherche constamment l&rsquo;espace en une ou deux touches de balle. L&rsquo;entraîneur magyar recherchait ainsi la finesse technique et la fluidité collective qui manquait tant au football mondial. Ce sont d&rsquo;ailleurs les bases du football total, popularisé vingt ans plus tard par Rinus Michels.</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify"><em>Peu importe le nombre de buts que concède mon équipe, l&rsquo;essentiel est qu&rsquo;elle en marque un de plus.</em></p>
<p style="text-align: justify">&#8211; Gustav Sebes</p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify">À l&rsquo;image d&rsquo;un Manuel Neuer, le gardien du Onze d&rsquo;Or de Sebes, Gyulla Grosics, n&rsquo;hésitait pas à sortir de sa surface de réparation pour dégager les ballons, pratique rare à l&rsquo;époque. Les latéraux étaient encouragés à adopter un rôle offensif et à monter. Nando Hidegkuti, quant à lui, occupait un poste inventé par Gustav Sebes : le faux neuf.</p>
<p style="text-align: justify"><img decoding="async" loading="lazy" class="alignnone wp-image-20699 size-full" src="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/Onze-dOR-hongrois-.png?x16177" alt="" width="900" height="610" srcset="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/Onze-dOR-hongrois-.png 900w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/Onze-dOR-hongrois--300x203.png 300w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/Onze-dOR-hongrois--768x521.png 768w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/Onze-dOR-hongrois--221x150.png 221w" sizes="(max-width: 900px) 100vw, 900px" /></p>
<h3 style="text-align: justify">Les premiers sacres de l&rsquo;Aranycsapat Hongrois</h3>
<p style="text-align: justify">En 1952, Gustav Sebes et la Hongrie montrent pour la première fois la puissance de leur Onze d&rsquo;Or lors du Tournoi Olympique à Helsinki. Après avoir écarté la Roumanie au tour préliminaire (2-1), les Magyars survolent la compétition. Une victoire 7-1 contre la Turquie puis 6-0 contre la Suède avant de s&rsquo;imposer contre la Yougoslavie (2-0) en finale vient offrir à Sebes son premier sacre en tant que sélectionneur.</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify"><em>Tout de suite, je fus conscient d&rsquo;avoir sous les yeux une très grande équipe, la meilleure sans doute qui eût existé jusqu&rsquo;alors.</em></p>
<p>&#8211; Jacques de Ryswick, <em>100 000 heures de football</em></p></blockquote>
<p style="text-align: justify">En 1953, la Hongrie s&rsquo;impose 0-3 à Rome et finit acclamés par 111 000 communistes italiens. Ils remportent par la même occasion la Coupe Internationale Européenne, ancêtre de l&rsquo;Euro créée par un certain <a href="https://www.demivolee.com/2018/10/02/dossier-hugo-meisl-et-sa-wunderteam/">Hugo Meisl</a>.</p>
<p style="text-align: justify">Au total, Gustav Sebes aura disputé 67 rencontres avec la sélection hongroise. Son bilan ? 51 victoires pour 10 nuls et 6 défaites. Avec notamment un ratio impressionnant de 4,2 buts par match (281 buts inscrits en 67 matchs).</p>
<h2 style="text-align: justify">Le match du siècle</h2>
<p style="text-align: justify">Suite à ce match, Gustav Sebes et la Hongrie reçoivent une invitation de la part du secrétaire général de le fédération anglaise, Stanley Rous. Ce dernier invite les Magyars pour un match amical face aux Three Lions à l&rsquo;Empire Stadium, ancêtre de Wembley, afin de tester leur niveau.</p>
<p style="text-align: justify">C&rsquo;est ce 25 novembre 1953 que se déroula ce qui fut surnommé le match du siècle. La Hongrie restait sur 24 matchs sans défaites. La dernière remontait à mai 1950 face à l&rsquo;Autriche, 5-3. L&rsquo;Angleterre, quant à elle, n&rsquo;avait à l&rsquo;époque jamais perdue sur son sol. Les anglais se voyaient d&rsquo;ailleurs gagner sans encombre : « les hongrois sont des amateurs » déclarait alors un journaliste de l&rsquo;Evenning News dans l&rsquo;Equipe le jour du match.</p>
<p style="text-align: justify">Anglais et Hongrois ne le savaient pas encore, mais ce match allait changer à jamais l&rsquo;histoire du football.</p>
<p style="text-align: justify">Les matches importants se jouent dans les détails. Ceux auxquels l&rsquo;Angleterre ne prêta pas attention, c&rsquo;est que les hongrois ne jouaient déjà plus comme toutes les autres équipes. Préférant le schéma MM au WM, les Hongrois leurs posent beaucoup de problèmes. De plus, la sélection de Sebes n&rsquo;exerçait pas de marquage individuel, qui se repérait jadis grâce au numéro du maillot. Le Hongrois n&rsquo;avait pas fixé les numéros de ses joueurs, pratique que l&rsquo;Angleterre avait popularisée. Il l&rsquo;avait fait par ordre numérique. Ainsi, alors que le défenseur central devait porter le 5, il portait le numéro 3. Ensuite, le 9 de Nandor Hidegkuti ne correspondait pas puisqu&rsquo;il évoluait dans l’entre-jeu et non en tant avant centre. Tous ces changements ont mené l&rsquo;Angleterre à la dérive.</p>
<p><figure id="attachment_20694" aria-describedby="caption-attachment-20694" style="width: 678px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" loading="lazy" class="wp-image-20694 size-mh-magazine-content" src="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/kaiser-magazine-678x381.png?x16177" alt="" width="678" height="381" /><figcaption id="caption-attachment-20694" class="wp-caption-text">L&rsquo;entrée des deux équipes à l&rsquo;Empire Stadium</figcaption></figure></p>
<h3 style="text-align: justify">Des anglais totalement dépassés</h3>
<p style="text-align: justify">Hidegkuti est le point central du jeu magyar : tout passe par lui. Sa position est, comme précisé précédemment, du jamais vu dans le monde du football. Ses déplacements sont impossible à anticiper pour les adversaires qui sont totalement déstabilisés et ne savent pas quelle décision prendre. Habitué au marquage individuel, il était impossible de suivre le faux neuf sans déformer son propre dispositif.</p>
<p style="text-align: justify">Les anglais auront tenu quarante cinq secondes. Le temps d&rsquo;une récupération haute, d&rsquo;un une-deux et d&rsquo;un tir somptueux de Hidegkuti en lucarne. Les Three Lions (tout comme la plupart des sélections à l&rsquo;époque) jouent dans les pieds et se concentrent principalement sur des percées individuelles pour trouver la faille au sein de la défense magyare, sans succès. <a href="https://www.youtube.com/watch?v=7wdW5p3jd2Y">Grâce notamment à un triplé de Nando Hidegkuti, la Hongrie s&rsquo;impose 3-6 à l&rsquo;Empire Stadium.</a></p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify"><em>La Hongrie a donné une leçon de football à l&rsquo;Angleterre dans ce qui fut probablement la plus belle démonstration de jeu offensif jamais vue dans un match international en Grande-Bretagne</em></p>
<p>&#8211; Pat Ward Thomas dans <em>The Guardian,</em> le 26/11/1953.</p></blockquote>
<p style="text-align: justify">En mai 1954, l&rsquo;Angleterre quémande une revanche, cette fois-ci à Budapest. En six mois, l&rsquo;Angleterre prouve qu&rsquo;elle n&rsquo;a toujours rien appris et les Hongrois offrent une nouvelle leçon de football : 7-1, score final.</p>
<p><figure id="attachment_20695" aria-describedby="caption-attachment-20695" style="width: 500px" class="wp-caption alignnone"><img decoding="async" loading="lazy" class="wp-image-20695 size-full" src="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/queen-of-the-south.jpg?x16177" alt="" width="500" height="282" srcset="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/queen-of-the-south.jpg 500w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/queen-of-the-south-300x169.jpg 300w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/queen-of-the-south-266x150.jpg 266w" sizes="(max-width: 500px) 100vw, 500px" /><figcaption id="caption-attachment-20695" class="wp-caption-text">Crédit Photo : Queen of the South</figcaption></figure></p>
<h2 style="text-align: justify">Magyars Maudits</h2>
<h3 style="text-align: justify">Une Coupe du Monde 1954 sensationnelle</h3>
<p style="text-align: justify">Après avoir remporté le Tournoi Olympique, les Hongrois veulent viser plus haut : la Coupe du Monde 1954.</p>
<p style="text-align: justify">Pour cette compétition, Jano Dalnoki est le seul joueur vainqueur du Tournoi Olympique à ne pas être présent en Suisse, preuve de la constance et l&rsquo;équilibre présents au sein de la sélection de Sebes. La phase de groupe n&rsquo;est qu&rsquo;une formalité pour les hongrois qui livrent un récital. Victoire 9-0 puis 8-3 respectivement contre la Corée du Sud et la RFA, grâce notamment à deux quadruplés de Kocsis. Malheureusement, Ferenc Puskás se blesse contre l&rsquo;Allemagne de l&rsquo;Ouest et déclare forfait pour le quart et la demi finale.</p>
<p style="text-align: justify">En quart de final, c&rsquo;est la Seleção qui se dresse face aux Magyars. Comme la quasi totalité des équipes, les Brésiliens évoluent toujours en WM, avec marquage individuel et un jeu au sol. Les hongrois ont du plus de mal que lors des phases de groupe, mais parviennent à s&rsquo;imposer 4-2. Gyula Grosics peut remercier son poteau, qui a vu s&rsquo;écraser la frappe de <a href="https://www.demivolee.com/2017/05/27/dossier-didi-feuille-morte/">Didi</a> dans le temps additionnel alors que le score était de 3-2. Les Hongrois parviennent à tuer le match sur l&rsquo;action qui suit. Au coup de sifflet final, une bagarre éclate, où même Gustav Sebes et l&rsquo;entraîneur brésilien sont concernés.</p>
<p><figure id="attachment_20697" aria-describedby="caption-attachment-20697" style="width: 610px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" loading="lazy" class="wp-image-20697 size-full" src="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/battle-of-berne.jpg?x16177" alt="" width="610" height="344" srcset="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/battle-of-berne.jpg 610w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/battle-of-berne-300x169.jpg 300w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/battle-of-berne-266x150.jpg 266w" sizes="(max-width: 610px) 100vw, 610px" /><figcaption id="caption-attachment-20697" class="wp-caption-text">Brésiliens et Hongrois en viennent aux mains au coup de sifflet final (crédit photo : Betshoot.com)</figcaption></figure></p>
<h3 style="text-align: justify">Un ajustement tactique décisif</h3>
<p style="text-align: justify">En demi finale, c&rsquo;est toujours sans Puskás que la Hongrie affronte l&rsquo;Uruguay. Les sud-américains sont tenants du titre, déjà deux fois vainqueurs et invaincue dans la compétition. Ils n&rsquo;ont en effet pas été conviés à participer à la Coupe du Monde 1938, jugés trop forts par Mussolini.</p>
<p style="text-align: justify">Pour cette rencontre, Sebes change légèrement sa tactique, s&rsquo;adaptant ainsi au jeu des Uruguayens. Il faut avant tout jouer la possession et faire tourner le ballon en jouant simple pour tenter de faire perdre patience aux Uruguayens, réputés agressifs. Hidegkuti et Palotas, le remplaçant de Puskás, sont invités à permuter. Kocsis, auteur d&rsquo;un tournoi splendide, est, quant à lui, convié à rester devant et à ne jamais redescendre soutenir ses coéquipiers.</p>
<p style="text-align: justify">À la pause, les Hongrois mènent par le plus petit des scores. Sebes donne l&rsquo;ordre de continuer à faire courir les sud-américains et à pratiquer un jeu en une-deux en phase offensive plutôt que de tenter des dribbles. Dès le retour des vestiaires, Hidegkuti fait le break. Malheureusement, les Uruguayens reviennent par deux fois grâce à Juan Hohberg. En prolongations, la Hongrie tremble alors que les sud-américains touchent le poteau. C&rsquo;est sur deux têtes magistrales que Kocsis, plus réaliste, envoie la Hongrie en finale de la Coupe du Monde 1954. Comme face au Brésil, le score final est de 4-2. Les hongrois font ainsi chuter l&rsquo;Uruguay qui n&rsquo;avait jamais perdu dans la compétition.</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify">« Ce fut le plus grand match auquel il m&rsquo;a été donné d&rsquo;assister pendant les vingt six ans de ma carrière de joueur et de dirigeant. » déclare Gustav Sebes après la victoire face à l&rsquo;Uruguay</p>
</blockquote>
<h3 style="text-align: justify">Une finale cruelle</h3>
<p style="text-align: justify">La Hongrie décroche son deuxième ticket pour une finale de Coupe du Monde après celle perdue face à l&rsquo;Italie de <a href="https://www.demivolee.com/2018/09/20/dossier-vittorio-pozzo-il-vecchio-maestro/">Vittorio Pozzo</a> en 1938 (1-4).</p>
<p style="text-align: justify">En finale, c&rsquo;est face à la RFA que la Hongrie veut écrire l&rsquo;histoire. Les deux équipes se sont affrontées en phase de groupe, et la Hongrie était sortie largement vainqueur (8-3). Elle est une nouvelle fois favorite pour cette rencontre.</p>
<p><figure id="attachment_20696" aria-describedby="caption-attachment-20696" style="width: 600px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" loading="lazy" class="wp-image-20696 size-mh-magazine-content" src="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/football-triangle-600x381.jpg?x16177" alt="" width="600" height="381" /><figcaption id="caption-attachment-20696" class="wp-caption-text">De gauche à droite : Puskas, Grosics, Lantos, Toth, Hidegkuti, Llorant, Zakarias, Buzanski, Czibor</figcaption></figure></p>
<p style="text-align: justify">Même s&rsquo;il est diminué, Ferenc Puskás est de retour pour cette finale. Les Hongrois sont usés, ont davantage joué que leur adversaire et surtout, Gustav Sebes n&rsquo;a jamais fait tourner son effectif contrairement à la RFA qui avait aligné une équipe largement moins performante en phase de groupe. Malgré ça, les hongrois entament parfaitement la rencontre et mènent 2-0 en seulement huit minutes de jeu. Le retour de Puskás aura été décisif puisqu&rsquo;il ouvre le score. Toutefois, à l&rsquo;image du match contre l&rsquo;Uruguay, les Allemands recollent par deux fois.</p>
<h3 style="text-align: justify">Le miracle de Berne</h3>
<p style="text-align: justify">Toni Turek, le dernier rempart de la RFA, réalise des arrêts fantastiques et même les reprises de volées de Hidegkuti ne parviennent pas à franchir les filets allemands. Alors qu&rsquo;elle n&rsquo;avait jamais été menée dans cette Coupe du Monde, la Hongrie concède un troisième but à six minutes du coup de sifflet final. Dans le temps additionnel, Puskás parvient à égaliser et délivre tout un peuple avant que l&rsquo;arbitre ne vienne signaler un hors jeu inexistant. Ce match sera surnommé le Miracle de Berne. Tout comme en 1938 où, à domicile, l&rsquo;Italie de Mussolini avait corrompu sa Coupe du Monde pour montrer sa puissance aux yeux du monde, la Hongrie s&rsquo;incline une nouvelle fois en finale de manière irrégulière.</p>
<p style="text-align: justify">Plus tard, les joueurs de la RFA seront concernés par des accusations de dopage qui, bizarrement, n&rsquo;ont jamais fait l&rsquo;objet d&rsquo;une enquête réelle. Le Onze d&rsquo;Or ne restera dans l&rsquo;histoire qu&rsquo;un perdant magnifique, mais mérite d&rsquo;être connu aux yeux de tous. Si Ferenc Puskás fut popularisé grâce à son passage au Real Madrid, Hidegkuti méritait tout autant, si ce n&rsquo;est plus, cette reconnaissance mondiale.</p>
<h3 style="text-align: justify">Une fin apocalyptique</h3>
<p style="text-align: justify">Après cette Coupe du Monde, le Onze d&rsquo;Or hongrois vole en éclats et connaît une fin des plus triste. Malgré une nouvelle  série somptueuse de dix-huit matchs sans défaite, les choses dégénèrent peu à peu. Ferenc Puskás est écarté de l&rsquo;équipe pour « paresse sur le terrain » et le gardien Gyula Grosics est arrêté à l&rsquo;automne 1954 et emprisonné pour « opinion politique ambiguë ». Enfin, Gustav Sebes est pris pour cible par le ministère des sports pour « penchants bourgeois. »</p>
<p style="text-align: justify">En déplacement européen avec leur équipe du Budapest Honvéd, les internationaux Ferenc Puskás, Sandor Kocsis et Zsoltan Czibor ne rentreront plus jamais au pays. Ils signent respectivement au Real Madrid et au FC Barcelone pour Kocsis et Czibor. Ils ne reverront plus jamais leurs coéquipiers avec qui ils ont écrit la plus belle page du football hongrois.</p>
<p style="text-align: justify">La Hongrie tombe ainsi dans la crise et c&rsquo;est dans un bain de sang que le gouvernement réagit. Après avoir perdu ses meilleurs atouts, Gustav Sebes ne peut plus rien faire avec la Hongrie. Il est démis de ses fonctions après avoir concédé trois défaites consécutives contre la Turquie (1-3), la Tchécoslovaquie (2-4) et la Belgique (4-5).</p>
<p style="text-align: justify">Gustav Sebes s&rsquo;éteint dans sa ville natale de Budapest le 30 janvier 1986, à quatre-vingts ans. De la popularisation du faux numéro neuf au développement du football total, l&rsquo;entraîneur magyar aura révolutionné le monde du football. Le Onze d&rsquo;Or Hongrois restera à jamais comme l&rsquo;une des meilleures équipes de l&rsquo;histoire. Le match du siècle face à l&rsquo;Angleterre est <a href="https://www.youtube.com/watch?v=YBk82pNWAwk">disponible en entier sur Youtube</a> et, malgré la qualité d&rsquo;image, cela reste un match à voir pour tous les fans du football et de son histoire. Et qu&rsquo;importe s&rsquo;il n&rsquo;y a pas d&rsquo;étoile sur leur maillot : ils ont mérités une reconnaissance éternelle.</p>
<p style="text-align: justify">
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		<title>Dossier : Qatar, Fahrenheit 2022</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Rijsel]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 18 Dec 2018 06:00:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Dossiers Demivolée.com]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans quatre ans, le Qatar accueillera la vingt-deuxième édition de la Coupe du Monde de la FIFA. Une édition qui aura sans aucun doute fait <a class="mh-excerpt-more" href="https://www.demivolee.com/2018/12/18/dossier-qatar-fahrenheit-2022/" title="Dossier : Qatar, Fahrenheit 2022">[...]</a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><strong>Dans quatre ans, le Qatar accueillera la vingt-deuxième édition de la Coupe du Monde de la FIFA. Une édition qui aura sans aucun doute fait le plus de polémiques. À quatre ans de l&rsquo;échéance, faisons un point sur l&rsquo;organisation, les objectifs et les moyens que va mettre en place le Qatar pour mener à bien ses objectifs. </strong></p>
<h2 style="text-align: justify">Une élection qui fait débat</h2>
<p style="text-align: justify">Le 2 décembre 2010, peu après la Coupe du Monde en Afrique du Sud, le Qatar est désigné comme pays hôte de l&rsquo;édition de 2022. Le premier État arabe à organiser une Coupe du Monde a battu l&rsquo;Australie, les États-Unis et le Japon. Dès le lendemain, des accusations de corruption sont dévoilés en une du <em>Sunday Times</em>, du <em>Sun</em> et du <em>Times</em>. La BBC lance également des accusations, et le monde du football est secoué. Ce choix est notamment critiqué par Barack Obama, alors président des États-Unis.</p>
<h3 style="text-align: justify">Des voix achetées ?</h3>
<p style="text-align: justify">Pheadra Almajid est l&rsquo;attachée de presse du comité de candidature qatari au moment de l&rsquo;élection. Elle affirme par la suite que le président du comité directeur qatari a versé plus d&rsquo;un million de dollars à trois membres africains du comité exécutif de la FIFA. Ceux-ci étaient chargés de l&rsquo;attribution de l&rsquo;organisation de la Coupe du Monde. En échange, ils ont offert leur voix au Qatar pour organiser la fameuse compétition. En France, le journaliste de <em>France Football</em> Eric Champel lance en 2013 le <em>Qatargate</em>. C&rsquo;est lui qui confirmera que les votes ont bien été truqués.</p>
<p><figure id="attachment_20835" aria-describedby="caption-attachment-20835" style="width: 640px" class="wp-caption alignnone"><img decoding="async" loading="lazy" class="wp-image-20835 size-mh-magazine-content" src="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/12/640_epalive689731-640x381.jpg?x16177" alt="" width="640" height="381" /><figcaption id="caption-attachment-20835" class="wp-caption-text">Sepp Blatter donne la Coupe du Monde à l&rsquo;émir du Qatar, Hamad ben Khalifa Al Thani. (Crédit Photo : franceinter)</figcaption></figure></p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify">« L&rsquo;éthique a été plusieurs fois bafouée par le Qatar dans la façon dont il a obtenu la Coupe du Monde 2022 »</p>
<p style="text-align: justify">&#8211; Eric Champel, journaliste <em>France Football</em>.</p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify">Si Sepp Blatter reconnait (seulement) en mai 2014 que l&rsquo;attribution de la Coupe du Monde au Qatar n&rsquo;était pas un bon choix, les polémiques ne cessent toutefois pas de croître. En effet, cette même année, le <em>Sunday Times</em> précise être en possession d&#8217;emails qui attestent que des versements d&rsquo;argent aurait été effectués par l&rsquo;ancien président qatari de la Confédération asiatique de football, Mohammed Bin Hamman.</p>
<h3 style="text-align: justify">Une Coupe du Monde en automne, un scandale ?</h3>
<p style="text-align: justify">Pour la première fois de l&rsquo;histoire, la prochaine Coupe du Monde de football se déroulera fin automne, du 18 novembre au 7 décembre, puisqu&rsquo;organiser la compétition en été est évidemment impossible en raison des conditions climatiques : en juin, la température au Qatar peut avoisiner les cinquante degrés. Avant de confirmer les dates hivernales, des scientifiques qataris proposaient de développer des nuages artificiels le temps des rencontre afin de garder le stade à l&rsquo;ombre !</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify">« Il est impossible de jouer sous cette chaleur estivale. Bien qu&rsquo;il soit possible de climatiser les stades, il est impossible de climatiser tout un pays. C&rsquo;est pourquoi nous devons faire preuve de courage et jouer cette Coupe du Monde en automne. »</p>
<p style="text-align: justify">&#8211; Sepp Blatter, juillet 2013.</p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify">L&rsquo;organisation de la Coupe du Monde au Qatar entre novembre et décembre est officialisée le 19 mars 2015. La finale aura lieu le 18 décembre, soit le jour de la fête nationale du pays.</p>
<h3 style="text-align: justify">Des conditions de travail déplorables</h3>
<p style="text-align: justify">En septembre 2013, un nouveau scandale éclate en rapport à la Coupe du Monde au Qatar. N&rsquo;étant en rien un pays de football, le Qatar dispose de douze ans pour construire sept des huit stade qui accueilleront la compétition. En cette fin 2013, l&rsquo;ambassade du Népal a publié un rapport faisant état de plus de quarante morts népalais depuis le début des chantiers de construction des stades au Qatar. Ces derniers étant employés dans des conditions frôlant l&rsquo;esclavage.</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify">« Sans les changements nécessaires, il y aura plus d&rsquo;ouvriers qui mourront à construire les infrastructures de la Coupe du Monde que de footballeurs qui fouleront les pelouses lors de ce mondial ».</p>
<p style="text-align: justify">&#8211; Sharan Burrow (secrétaire général de la CSI)</p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify">Le mois suivant, une délégation internationale appartenant à la CSI (Confédération Syndicale Internationale) s&rsquo;est rendu sur place pour observer les conditions de travail. Leur accès leur a toutefois été refusé, car aucune plainte d&rsquo;ouvrier n&rsquo;avait été déclarée. Si jamais un employé déclarait une plainte, il était expulsé. Les ouvriers travaillent jusqu&rsquo;à onze heures par jours, six jours par semaine et parfois dans des conditions climatiques insoutenables.</p>
<p><figure id="attachment_20837" aria-describedby="caption-attachment-20837" style="width: 420px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" loading="lazy" class="wp-image-20837 size-full" src="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/12/theweek.jpg?x16177" alt="" width="420" height="710" srcset="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/12/theweek.jpg 420w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/12/theweek-177x300.jpg 177w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/12/theweek-89x150.jpg 89w" sizes="(max-width: 420px) 100vw, 420px" /><figcaption id="caption-attachment-20837" class="wp-caption-text">Le nombre de morts sur les chantiers des derniers grands événements sportifs (crédit : theweek)</figcaption></figure></p>
<h4 style="text-align: justify">Un constat édifiant</h4>
<p style="text-align: justify">Entre 2012 et 2013 seulement, c&rsquo;est un millier de travailleurs qui aurait perdu la vie sur les chantiers de construction. Parmi eux, près de deux cent cinquante seraient mort des suites d&rsquo;une crise cardiaque. Une soixantaine seraient décédés de chute ou de suicide, difficile à déterminer tant les conditions de vies sont inhumaines.</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify">« Si nous voulions faire une minute de silence pour tout les employés migrants mort lors de la construction des stades pour le Mondial 2022, les quarante quatre premières rencontres seraient jouées en silence. »</p>
<p style="text-align: justify">&#8211; Hans Christian Gabrielsen, leader de la confédération des syndicats de Norvège.</p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify">Le dernier rapport, publié en octobre dernier par la confédération des syndicats de Norvège estime à 2400 le nombre de morts. Près de deux milles d&rsquo;entre eux viendraient d&rsquo;Inde, du Népal ou encore du Bangladesh. De plus, la confédération n&rsquo;a pas pu obtenir le rapport des travailleurs égyptiens et philippins, qui doivent être tout aussi effrayant.</p>
<h2 style="text-align: justify">État des lieux du football qatari</h2>
<p style="text-align: justify">Alors que Gianni Infantino a déclaré que la Coupe du Monde au Qatar serait « la plus belle Coupe du Monde de l&rsquo;histoire », le Qatar souhaite à tout prix créer la surprise et faire vibrer son pays pour son Mondial.</p>
<h3 style="text-align: justify">La sélection nationale</h3>
<p style="text-align: justify">Le Qatar n&rsquo;est pas un pays de foot. C&rsquo;est un fait. L&rsquo;équipe nationale, les <em>Al-Annabi </em>(les Bordeaux, <em>ndlr.</em>) sont au quatre-vingt-dix-huitième rang du dernier classement FIFA. Le plus haut classement que l&rsquo;état arabe a connu date de 1993 avec une cinquante-troisième place. Le premier match de l&rsquo;histoire de la sélection se déroula le 2 mars 1970, soit un an avant son indépendance du Royaume-Uni. Il se solda par une défaite deux buts à un face à Bahreïn.</p>
<p style="text-align: justify">Le seul trophée qui est venu garnir la vitrine du football qatari est la Coupe du Golfe. Cette compétition qui a lieu tous les deux ans voit s&rsquo;affronter les nations du Golfe Persique ainsi que le Yémen. Les nations présentes sont donc le Koweït, l&rsquo;Irak, l&rsquo;Arabie Saoudite, le Qatar, les Émirats arabes unis, Oman, Bahreïn et le Yémen. Avec trois titres (1992, 2004, 2014), le Qatar est la deuxième nation la plus titrée ex-æquo avec l&rsquo;Irak et l&rsquo;Arabie Saoudite. Invité par les hôtes Brésiliens, le Qatar participera à la Copa America l&rsquo;année prochaine.</p>
<p><figure id="attachment_20838" aria-describedby="caption-attachment-20838" style="width: 635px" class="wp-caption alignnone"><img decoding="async" loading="lazy" class="wp-image-20838" src="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/12/ATHLET.ORG_.jpg?x16177" alt="" width="635" height="381" srcset="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/12/ATHLET.ORG_.jpg 460w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/12/ATHLET.ORG_-300x180.jpg 300w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/12/ATHLET.ORG_-250x150.jpg 250w" sizes="(max-width: 635px) 100vw, 635px" /><figcaption id="caption-attachment-20838" class="wp-caption-text">Le Qatar, vainqueur de la Coupe du Golfe 2014. (Crédit Photo : athlet)</figcaption></figure></p>
<h4 style="text-align: justify">Des jeunes prometteurs ?</h4>
<p style="text-align: justify">Les sélections jeunes sont toutefois, il faut l&rsquo;admettre, plus performantes. Les U19 ont remportés la Coupe d&rsquo;Asie 2014, ce qui représente la première victoire du pays pour cette catégorie d&rsquo;âge. Le Qatar a ainsi glané son ticket pour la Coupe du Monde U20 en Pologne en 2019. Une sélection qui sera à surveiller et qui permettra peut-être de situer les chances de la relève qatarie. En 2015, la sélection des moins de vingt ans s&rsquo;était qualifiée pour la Coupe du Monde mais s&rsquo;était inclinée en phase de groupe contre le Sénégal, la Colombie et le Portugal d&rsquo;André Silva, Rony Lopes ou encore Gelson Martins.</p>
<h3 style="text-align: justify">La Qatar Stars League</h3>
<p style="text-align: justify">Composé de douze clubs, le championnat qatari a subit de nombreux changements depuis l&rsquo;attribution de la Coupe du Monde, afin de développer les jeunes talents nationaux. Tout d&rsquo;abord, la ligue a réduit le nombre de joueurs étrangers autorisés. Le quota passe ainsi de cinq à 3+1, c&rsquo;est-à-dire trois étrangers et un asiatique. Le championnat se conforte ainsi aux règles de l&rsquo;Asian Football Confederation (AFC). Les clubs qataris participent en effet à la Ligue des Champions asiatique. Cette saison, Al-Sadd, équipe de Xavi et Gabi, ont atteint les demi-finales.</p>
<h2 style="text-align: justify">Aspire Academy, l&rsquo;avenir du football qatari</h2>
<p style="text-align: justify">Afin de développer les meilleurs jeunes du pays, le Qatar n&rsquo;a pas laissé chaque club développer son académie. Il a créé un <a href="https://www.youtube.com/watch?v=DxU4b2JD8mI">centre de formation ultramoderne</a> qui rassemble tous les meilleurs jeunes du pays. Fondée en 2004, cette académie compte des installations dernier cri. L&rsquo;objectif principal est bien sûr le football, mais le Qatar veut à terme rayonner sur le monde entier. Ainsi, l&rsquo;académie forme près de treize disciplines différentes. L&rsquo;objectif de l&rsquo;Aspire Academy est de détecter les meilleurs éléments dans les clubs locaux, les recruter et les faire progresser pour qu&rsquo;ils intègrent progressivement les équipes de jeunes de la sélection qatarie.</p>
<blockquote class="twitter-tweet" data-width="500" data-dnt="true">
<p lang="en" dir="ltr">Wondering what <a href="https://twitter.com/hashtag/AspireAcademy?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#AspireAcademy</a> is really all about?<img src="https://s.w.org/images/core/emoji/14.0.0/72x72/1f392.png" alt="🎒" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/14.0.0/72x72/1f4da.png" alt="📚" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/14.0.0/72x72/26bd.png" alt="⚽" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/14.0.0/72x72/1f3c3-1f3fb.png" alt="🏃🏻" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/14.0.0/72x72/1f3d3.png" alt="🏓" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/14.0.0/72x72/1f93a.png" alt="🤺" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/14.0.0/72x72/1f938-1f3fb-200d-2642-fe0f.png" alt="🤸🏻‍♂️" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/14.0.0/72x72/1f3ca-1f3fb.png" alt="🏊🏻" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /></p>
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<p>&mdash; Aspire Academy <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/14.0.0/72x72/1f1f6-1f1e6.png" alt="🇶🇦" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /> (@Aspire_Academy) <a href="https://twitter.com/Aspire_Academy/status/923540716109815809?ref_src=twsrc%5Etfw">October 26, 2017</a></p></blockquote>
<p><script async src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script></p>
<p style="text-align: justify">Les jeunes s&rsquo;entraînent jusqu&rsquo;à neuf fois par semaines. C&rsquo;est à l&rsquo;âge de 18 ans qu&rsquo;ils quittent l&rsquo;organisme et tentent d&rsquo;intégrer un club de la Qatar Stars League.</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify">« Quand j&rsquo;étais à l&rsquo;Aspire, on s&rsquo;entraînaient neuf fois par semaine. Les mardis et jeudi nous n&rsquo;avions pas de session matinale. Les lundis et jeudis nous dormions au dortoir étudiant. Nous avions 4h30 de cours tous les jours en plus des deux séances d&rsquo;entraînements. »</p>
<p style="text-align: justify">&#8211; Akram Afif, attaquant qatari de 22 ans prêté à Al-Sadd par Villareal.</p>
</blockquote>
<h3 style="text-align: justify">Un projet qui attire</h3>
<p style="text-align: justify">L&rsquo;académie parvient également à attirer de grands noms pour encadrer, développer et contribuer à ce projet. Tout d&rsquo;abord, le directeur général de l&rsquo;Aspire Academy est Ivan Bravo. Il fut le directeur stratégique du Real Madrid. Valter Di Salvo, actuel directeur de la performance est passé par la Lazio, Manchester United ou encore le Real Madrid. Ensuite, le directeur technique du football est Edorta Murua, qui est notamment passé par le Chili, Bilbao ou encore l&rsquo;Atletico Madrid. Enfin, Markus Egger, directeur du sport et de la stratégie, a travaillé pour le groupe Red Bull. Cela prouve son expérience et sa connaissance dans ce domaine.</p>
<p style="text-align: justify">En plus de ces entraineurs ou membres de l&rsquo;équipe dirigeante, l&rsquo;Aspire Academy possède plusieurs ambassadeurs de renommés internationale comme un certain Pelé, Messi, Raul ou encore Xavi.</p>
<p><figure id="attachment_20841" aria-describedby="caption-attachment-20841" style="width: 678px" class="wp-caption alignnone"><img decoding="async" loading="lazy" class="wp-image-20841 size-mh-magazine-content" src="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/12/le-monde-678x348.jpg?x16177" alt="" width="678" height="348" /><figcaption id="caption-attachment-20841" class="wp-caption-text">Pelé posant avec des jeunes de l&rsquo;Aspire Academy (crédit : Le Monde)</figcaption></figure></p>
<h3 style="text-align: justify">Des collaborations avec les clubs européens</h3>
<p style="text-align: justify">Afin de développer ses meilleurs jeunes, Aspire Academy s&rsquo;est associée avec de nombreuses équipes différentes. La plus représentée fut la KAS Eupen en Belgique. Il y a également Leeds, Linz (Autriche) et des clubs espagnols de seconde et troisième divisions.</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify">« Dès ma première année professionnelle à Eupen, j&rsquo;avais l&rsquo;ambition d&rsquo;y jouer et de m&rsquo;y intégrer. C&rsquo;était un honneur pour moi d&rsquo;être le premier Qatari à jouer en Liga. J&rsquo;espère ne pas être le dernier et que plus de jeunes auront cette chance ».</p>
<p style="text-align: justify">&#8211; Akram Afif, attaquant qatari de 22 ans prêté à Al-Sadd par Villareal. Il a disputé onze matchs avec Villareal en 2016/2017 et quinze avec Eupen la saison suivante.</p>
</blockquote>
<h3 style="text-align: justify">Une sélection nationale 100% Aspire Academy pour 2022 ?</h3>
<p style="text-align: justify">Le projet de l&rsquo;Aspire Academy est incontestablement le plus gros investissement du Qatar pour se donner les plus grandes chances de réussite pour son Mondial dans quatre ans. Ainsi, sera-t-il possible de voir une sélection avec un ensemble de joueur provenant de l&rsquo;Aspire Academy ? C&rsquo;est probable. Cette équipe pourrait être plus dangereuse qu&rsquo;on ne le croit, puisque tous les joueurs connaîtront parfaitement les points fort et faible de leurs coéquipiers.</p>
<p style="text-align: justify">Ce phénomène est même déjà en cours. Lors du sacre en Coupe d&rsquo;Asie U19 en 2014, l&rsquo;intégralité de l&rsquo;équipe sacrée provient de l&rsquo;Aspire Academy. En ce qui concerne la sélection nationale, ce n&rsquo;est pas moins prometteur. Lors de la dernière trêve internationale, les Qataris se sont imposés en Suisse grâce à un but de Akraf Afif, et ont tenu en échec l&rsquo;Islande (2-2). Dans le groupe convoqué par Felix Sanchez, quatorze des vingt trois joueurs proviennent de l&rsquo;Aspire Academy.</p>
<h2 style="text-align: justify">Conclusion</h2>
<p style="text-align: justify">Si le Qatar a terminé en dernière position de son groupe de qualification à la Coupe du Monde 2018, il se peut qu&rsquo;elle soit une surprise lors de son Mondial dans quatre ans. Le développement de l&rsquo;Aspire Academy et le potentiel de ses joueurs est prometteur.</p>
<p style="text-align: justify">La Coupe du Monde U20 sera un bon moyen de jauger le niveau de la sélection qatarie. Une fois encore, elle pourrait être composée exclusivement de joueurs provenant de l&rsquo;Aspire Academy. Le Qatar préfère ainsi former des joueurs locaux plutôt que de naturaliser des joueurs étrangers, comme ils l&rsquo;avaient fait pour la Coupe du Monde de handball. Néanmoins, cela ne doit pas éclipser le scandale qui est d&rsquo;organiser une Coupe du Monde au Qatar. On peut alors légitimement se demander <a href="https://www.demivolee.com/?s=blatter">quelles critiques il faut émettre contre la FIFA</a>, qui semble prioriser l&rsquo;argent à la beauté du football. Les conditions de travail inhumaines et le fait que personne n&rsquo;intervienne n&rsquo;en est pas moins révoltant. À quatre ans de l&rsquo;échéance, plus de deux milles ouvriers sont mort alors que seul deux des huit stades sont prêt. Combien de mort pour une simple compétition de football va t&rsquo;il falloir avant d&rsquo;agir ?</p>
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		<title>Dossier : Boris Arkadyev, père fondateur du football total</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Rijsel]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 06 Dec 2018 06:00:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Dossiers Demivolée.com]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Certains entraîneurs ont complètement révolutionné le football. Aujourd&#8217;hui, nous nous intéressons à un entraîneur aussi talentueux que méconnu : Boris Arkadyev. Bien avant Rinus Michels ou <a class="mh-excerpt-more" href="https://www.demivolee.com/2018/12/06/dossier-boris-arkadyev-pere-fondateur-du-football-total/" title="Dossier : Boris Arkadyev, père fondateur du football total">[...]</a></p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><b>Certains entraîneurs ont complètement révolutionné le football. Aujourd&rsquo;hui, nous nous intéressons à un entraîneur aussi talentueux que méconnu : Boris Arkadyev. Bien avant Rinus Michels ou Pep Guardiola, c&rsquo;est lui qui a inventé les bases du football total. Retour sur un génie qui a n&rsquo;a pas eu l&rsquo;hommage qu&rsquo;il méritait.</b></p>
<h2 style="text-align: justify">Un pays qui cherche à se professionnaliser</h2>
<h3 style="text-align: justify">La naissance des championnats nationaux</h3>
<p style="text-align: justify">Boris Arkadyev voit le jour le 21 septembre 1899 à Saint Petersbourg. Avant même la révolution russe de 1917, le football est très populaire en Russie. Boris débute sa carrière footballistique en 1920 ou il évolue au poste de milieu de terrain du côté du Russkabel Moscou. Toutefois, le football russe est amateur à l&rsquo;époque. Il existe près de deux cents équipes à travers le territoire, dont plus d&rsquo;une quinzaine à Moscou. Afin de mettre un peu d&rsquo;ordre dans le pays, les championnats RSFSR (République Socialiste Fédérative Soviétique de Russie) sont créés en 1925.  Il termine sa carrière en 1936 au Metallurg Moscou, où il restera au club en tant qu’entraîneur. C&rsquo;est cette même année que l&rsquo;URSS décide de créer la première division nationale du pays : la Soviet Top League.</p>
<h3 style="text-align: justify">L&rsquo;influence britannique</h3>
<p style="text-align: justify">Le Dynamo Moscou remporte le premier championnat de l&rsquo;histoire de l&rsquo;URSS en battant ses six adversaires. Cependant le niveau est très faible. Cela est en partie dû au fait que les russes ont été largement influencé par le jeu des anglais, réputé dans le monde entier comme étant le meilleur. Ainsi, la totalité des équipes russes ne jouait que dans un seul dispositif : le 2-3-5 popularisé par les Anglais. Il n&rsquo;y avait aucune recherche de créativité. Les dirigeants étaient convaincus qu&rsquo;il s&rsquo;agissait du meilleur dispositif possible.</p>
<p style="text-align: justify">Seulement, en 1936, les britanniques sont déjà passés au fameux WM d&rsquo;Herbert Chapman, et jugent le 2-3-5 totalement obsolète. Cependant, comme la Russie ne joue pas de match international, il est difficile pour eux de savoir si leur système de jeu était encore performant en dehors de leur frontière.</p>
<p><figure id="attachment_20600" aria-describedby="caption-attachment-20600" style="width: 608px" class="wp-caption alignnone"><img decoding="async" loading="lazy" class="wp-image-20600 size-full" src="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/1961.jpg?x16177" alt="" width="608" height="327" srcset="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/1961.jpg 608w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/1961-300x161.jpg 300w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/1961-280x150.jpg 280w" sizes="(max-width: 608px) 100vw, 608px" /><figcaption id="caption-attachment-20600" class="wp-caption-text">L&rsquo;équipe du Dynamo Moscou en 1936</figcaption></figure></p>
<h3 style="text-align: justify">Les Basques à la conquête de la Russie</h3>
<p style="text-align: justify">En 1937, la sélection basque réalise un tour du monde. D&rsquo;une part pour y affronter des équipes du monde entier et montrer le talent de son équipe. D&rsquo;autre part pour imposer sa vision politique, en pleine période de guerre civile espagnole.</p>
<p style="text-align: justify">Le premier adversaire des basques est le <a href="https://www.demivolee.com/2018/11/22/dans-lombre-dun-geant-5-le-lokomotiv-moscou/">Lokomotiv Moscou</a>. Toujours convaincu d&rsquo;avoir le meilleur dispositif, les russes s&rsquo;attendent à une large victoire. Cependant, utilisant le WM, totalement inconnu pour les russes, la sélection <em>Euskadi</em> donne une leçon de football : 5-1 score final. Quelques jours plus tard, le Dynamo Moscou (1-2) et le Dynamo select XI (4-7) ne peuvent faire mieux. Seul la sélection de Leningrad parvient à les tenir en échec (2-2).</p>
<p style="text-align: justify">Alors que l&rsquo;entraîneur du Lokomotiv Moscou est envoyé au Goulag, Staline menace de faire de même pour Nikolai Starostin, entraîneur du Spartak Moscou. Le Spartak est le dernier adversaire des basque dans leur tournée en Russie. Starostin décide alors de recruter d&rsquo;autres joueurs de club de l&rsquo;est pour essayer de former un « all star ». Il abandonne le 2-3-5 à la grande surprise du peuple russe, pour copier le WM basque dans un schéma toutefois plus défensif. Le Spartak Moscou parvient à s&rsquo;imposer 6-2 face à des basques à bout de force qui enchaînaient leur cinquième match de la semaine.</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify">« La performance des basques en URSS a montré que nos meilleures équipes sont encore loin d&rsquo;être de grande qualité. Les joueurs soviétiques doivent devenir invincible » déclarait la Pravda après la fin de tournée des Basques.</p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify">La Russie se devait d&rsquo;apprendre. Ils avaient besoin d&rsquo;une révolution footballistique. Celui qui va amener cette révolution se nomme Boris Arkadyev.</p>
<h2 style="text-align: justify">Le père fondateur du football russe</h2>
<h3 style="text-align: justify">Une ascension rapide</h3>
<p style="text-align: justify">Après un passage anecdotique au Metallurg Moscou, Boris Arkadyev prend les rennes du Dynamo Moscou en 1940. Dès sa première saison, il remporte le doublé coupe-championnat. Il s&rsquo;impose ainsi comme un des entraîneurs les plus prometteurs en Russie.</p>
<p><figure id="attachment_20603" aria-describedby="caption-attachment-20603" style="width: 521px" class="wp-caption alignnone"><img decoding="async" loading="lazy" class="wp-image-20603 size-full" src="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/dinamomoscow.png?x16177" alt="" width="521" height="176" srcset="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/dinamomoscow.png 521w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/dinamomoscow-300x101.png 300w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/dinamomoscow-280x95.png 280w" sizes="(max-width: 521px) 100vw, 521px" /><figcaption id="caption-attachment-20603" class="wp-caption-text">Le Dynamo Moscou attire les foules en 1940 sous Arkadyev.</figcaption></figure></p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify">« Après la tournée des Basques, toutes les équipes soviétiques ont dû se réorganiser. Le Torpedo avait anticipé et grâce à cela, avait connu une superbe première partie de saison en 1938 avant que toutes nos autres équipes se mirent à adopter un nouveau système en 1939. »</p>
<p style="text-align: justify">&#8211; Boris Arkadyev dans son livre <em>Football Tactics </em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify">Les deux saisons qui suivirent furent décevantes pour les moscovites, ne pouvant faire mieux qu&rsquo;une cinquième place. Boris se dit ainsi que la solution n&rsquo;était pas forcément de recruter les meilleurs joueurs mais plutôt de trouver un nouveau dispositif et une nouvelle tactique.</p>
<h3 style="text-align: justify">La nouvelle révolution russe</h3>
<p style="text-align: justify">L’entraîneur russe étudia les performance des basques et entraîna ses joueurs à un tout nouveau concept : dézoner. Pour la première fois en Russie, un entraîneur enseignait à ses joueurs le fait d&rsquo;aller dans des zones autres que celle qui leur était attribuée sur la feuille de match. Il était alors persuadé que cela allait déstabiliser les adversaires.</p>
<p style="text-align: justify">Cependant, après trois matchs, l&rsquo;équipe ne s&rsquo;est toujours pas adapté à sa nouvelle tactique et affiche un bilan de deux défaites et un nul. Le président du club affirme que Boris sera renvoyé s&rsquo;il ne gagne pas le prochain match. Personne ne semble avoir confiance en lui car personne ne semble comprendre son idée révolutionnaire.</p>
<p style="text-align: justify">Boris Arkadyev livre donc sa dernière idée. Il demande à ses joueurs d&rsquo;écrire sur un bout de papier des critiques sur eux mêmes ainsi que sur leurs coéquipiers lors des matchs. Aussi bizarre que cela puisse paraître, à partir de ce moment là, le Dynamo Moscou n&rsquo;était plus une équipe. Elle est devenue un groupe. La fluidité des joueurs et du jeu, que ce soit lors des entraînements ou en match s&rsquo;était largement améliorée. En adoptant une nouvelle version du WM, le dezonage et la cohésion d&rsquo;équipe plus forte que partout ailleurs car chaque joueur acceptait les critiques qui lui était faite et s&rsquo;en servait pour améliorer son jeu, le club renaît de ses cendres. Avec seize victoires, quatre nuls et autant de défaites, le Dynamo Moscou remporte le championnat.</p>
<h3 style="text-align: justify">Le « désordre organisé », ancêtre du football total</h3>
<p style="text-align: justify">Le WM classique anglais fut peu à peu transformé par Arkadyev en 3-1-2-1-3. De nos jours, on appellerait cela un 3-4-3 en losange. A l&rsquo;image de l&rsquo;Ajax Amsterdam et des Pays Bas trente ans plus tard, Boris Arkadyev développe un jeu de passe courte. Le rythme élevé imposé par le russe fatigue rapidement les adversaires, tandis que les moscovites sont habitués à travailler leur endurance lors des entraînements.</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify">« Nos joueurs ont insufflés l&rsquo;âme russe au WM anglais. Nous avons désorienté nos opposants, les avons laissés sans alternative avec nos mouvements soudains. Notre ailier gauche, Sergei Ilyin, a marqué l&rsquo;essentiel de ses buts en position d&rsquo;avant-centre. Notre ailier droit, Mikhail Semichastny en position de milieu offensif gauche et notre avant centre, Sergei Solovyov, depuis les ailes » déclarait Boris Arkadyev à l&rsquo;issue de la saison 1944.</p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify">Le milieu défensif, positionné juste devant la défense, permettait de mieux couvrir les trois défenseurs en cas de perte de balle ou de contre attaque. Le football totale est né, même si la presse baptise cette tactique « le désordre organisé ». Certains, comme Axel Vartanyan, historien du football russe, considèrent même qu&rsquo;Arkadyev fut le premier à utiliser une défense à quatre à plat.</p>
<p><figure id="attachment_20604" aria-describedby="caption-attachment-20604" style="width: 900px" class="wp-caption alignnone"><img decoding="async" loading="lazy" class="wp-image-20604 size-full" src="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/Dinamo-Moscou-1944.png?x16177" alt="" width="900" height="610" srcset="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/Dinamo-Moscou-1944.png 900w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/Dinamo-Moscou-1944-300x203.png 300w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/Dinamo-Moscou-1944-768x521.png 768w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/Dinamo-Moscou-1944-221x150.png 221w" sizes="(max-width: 900px) 100vw, 900px" /><figcaption id="caption-attachment-20604" class="wp-caption-text">Le 3-4-3 en losange du Dynamo Moscou en 1944.</figcaption></figure></p>
<h2 style="text-align: justify">Une légende non considérée à sa juste valeur</h2>
<h3 style="text-align: justify">Triste épilogue</h3>
<p style="text-align: justify">En 1944, Boris Arkadyev rejoint le <a href="https://www.demivolee.com/2018/03/05/dossier-cska-moscou-larmee-rouge/">CDKA Moscou (ancêtre du CSKA Moscou</a>). Il ne remporte pas moins de cinq championnats de 1944 à 1952, date de la dissolution du club par Staline. Le dictateur russe a en effet dissout le club à cause des mauvaises performances de la Russie aux Jeux Olympique 1952. La sélection, emmenée pour l&rsquo;occasion par Boris Arkadyev lui même est éliminée dès le premier tour. Furieux de la mauvaise image de la Russie qu&rsquo;Arkadyev a donné au monde entier, il décide tout simplement de dissoudre le club dont il était l’entraîneur. Suite à ça, l&rsquo;ex-coach du Dynamo Moscou met un terme à sa carrière d’entraîneur.</p>
<h3 style="text-align: justify">Hommage</h3>
<p style="text-align: justify">Boris Arkadyev n&rsquo;a jamais reçu les hommages qu&rsquo;il méritait. En effet, il ne fut jamais considéré comme un entraîneur de légende et meurt presque dans l&rsquo;anonymat, le 17 octobre 1986 à Moscou, à l&rsquo;âge de 87 ans. Pourtant, il doit être célébré et connu comme celui qui fut suffisamment courageux pour révolutionner le football russe sous Staline. A une période ou la Russie se devait de briller devant le monde entier. Il a permis au football russe de devenir respectable, et respecté.</p>
<p style="text-align: justify"><img decoding="async" loading="lazy" class="wp-image-20606 size-full aligncenter" src="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/arkadyev.jpg?x16177" alt="" width="500" height="621" srcset="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/arkadyev.jpg 500w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/arkadyev-242x300.jpg 242w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/arkadyev-121x150.jpg 121w" sizes="(max-width: 500px) 100vw, 500px" /></p>
<p style="text-align: justify">Boris est parvenu à améliorer le WM anglais qui était venu aux russes grâce à un tour du monde réalisé par la sélection basque. C&rsquo;est ainsi qu&rsquo;il posa les bases du football total. Il fit cela en imposant un jeu de passe rapide et surtout des permutations systématiques entre joueurs. Les hongrois reprendront cette idée sous Gustav Sebes pour l&rsquo;amener à Wembley lors du mythique 6-3 &#8211; mais ce n&rsquo;est pas encore le sujet. L&rsquo;age d&rsquo;or du football néerlandais &#8211; le football total &#8211; reposera sur la philosophie de jeu d&rsquo;Arkadyev. Johan Cruyff l&rsquo;a ensuite emmenée à Barcelone. Guardiola reprit le flambeau chez les Blaugrana avant de le développer au Bayern Munich puis désormais à Manchester City.</p>
<p style="text-align: justify">Souvenez vous que tout est parti de Boris Arkadyev qui, un jour, demanda à ses joueurs de se déplacer en dehors des zones qui leur étaient attribuées.  Boris Arkadyev doit être vu comme une légende de notre sport. Le football fait de passe, de mouvement perpétuel n&rsquo;est ni néerlandais, ni hongrois : il est russe.</p>
<p>Cet article <a rel="nofollow" href="https://www.demivolee.com/2018/12/06/dossier-boris-arkadyev-pere-fondateur-du-football-total/">Dossier : Boris Arkadyev, père fondateur du football total</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://www.demivolee.com">Demivolée.com</a>.</p>
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		<title>Dossier : Joe Cole, la fureur de vaincre</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Rijsel]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 17 Nov 2018 06:00:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Dossiers Demivolée.com]]></category>
		<category><![CDATA[Premier League]]></category>
		<category><![CDATA[Headline]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Après dix-neuf saisons de football professionnel, Joseph John Cole a mit un terme à sa carrière professionnelle ce mardi 13 novembre 2018. Pur produit de <a class="mh-excerpt-more" href="https://www.demivolee.com/2018/11/17/dossier-joe-cole-la-fureur-de-vaincre/" title="Dossier : Joe Cole, la fureur de vaincre">[...]</a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><strong>Après dix-neuf saisons de football professionnel, Joseph John Cole a mit un terme à sa carrière professionnelle ce mardi 13 novembre 2018. Pur produit de « L&rsquo;Académie du Football », West Ham United, il aura été la figure de proue de la « révolution russe » de Chelsea par Roman Abramovitch. Retour sur la carrière d&rsquo;une légende du football, qui n&rsquo;a malheureusement pas eu la fin de carrière qu&rsquo;il souhaitait. </strong></p>
<h2 style="text-align: justify">Une enfance dans le mensonge</h2>
<p style="text-align: justify">Lorsque l&rsquo;on parle de Joe Cole, c&rsquo;est davantage pour parler de sa période à Chelsea, son but lors de la Coupe du Monde 2006 ou encore son prêt à Lille en 2013. Toutefois, l&rsquo;international anglais traîne une histoire sombre depuis tout petit. S&rsquo;il ne l&rsquo;a appris que lorsqu&rsquo;il a rejoint l&rsquo;académie de West Ham, c&rsquo;était pour le protéger selon les dires de sa mère.</p>
<p style="text-align: justify">Alors qu&rsquo;il était âgé de quelques mois, le père de Joe, Christopher Rooks décide de virer de chez lui le petit Joe et sa mère, Susan Holloway. Si la mère élève pendant quelques temps seul son garçon, elle se marie ensuite avec George Cole. Joe adopte ainsi son nom de famille. Depuis sa révélation au monde du football professionnel, Christopher Rooks a déjà tenté de reprendre contact avec son fils, en vain. « Il sait que je suis son père mais il me hait. Je suis tellement fier de lui, mais il n&rsquo;attend plus rien de moi. ». Son père adoptif quant à lui a tout fait pour renouer les liens entre le père biologique et le fils : « Je lui ai souvent demandé s&rsquo;il voulait rencontrer son père, mais il m&rsquo;a toujours dit non. Il me répondait souvent : « ton nom de famille est Cole, le mien aussi. Donc, tu es mon père. » »</p>
<h2 style="text-align: justify">Les sentiers de la gloire</h2>
<h3 style="text-align: justify">La révélation à West Ham United</h3>
<p style="text-align: justify">Né le 8 novembre 1981 à Londres, c&rsquo;est à dix-sept ans que Joe Cole fait ses grands débuts. Un an plus tôt, Manchester United avait tenté de le recruter pour dix millions de livres mais le jeune milieu a décliné l&rsquo;offre. Il préférait grandir et s&rsquo;épanouir dans sa ville natale. Au sein des Hammers, Joe Cole dispute cent-cinquante matchs pour treize réalisations. Lors de la saison 2003-2004, Glenn Roeder décide de nommer le nommer capitaine. Le jeune anglais de vingt-ans ans franchit un pas dans sa carrière. Toutefois, West Ham est relégué lors de cette même saison. Joe Cole fait le choix de partir pour lancer sa carrière.</p>
<p><figure id="attachment_20472" aria-describedby="caption-attachment-20472" style="width: 678px" class="wp-caption alignnone"><img decoding="async" loading="lazy" class="wp-image-20472 size-mh-magazine-content" src="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/JoeCole_2906382-678x381.jpg?x16177" alt="" width="678" height="381" srcset="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/JoeCole_2906382-678x381.jpg 678w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/JoeCole_2906382-300x169.jpg 300w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/JoeCole_2906382.jpg 768w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/JoeCole_2906382-267x150.jpg 267w" sizes="(max-width: 678px) 100vw, 678px" /><figcaption id="caption-attachment-20472" class="wp-caption-text">Crédit : Sky Sports</figcaption></figure></p>
<h3 style="text-align: justify">La révolution russe de Chelsea</h3>
<p style="text-align: justify">C&rsquo;est le 6 août 2003 que le départ de l&rsquo;enfant du club est acté. Sa destination ? Chelsea. Un club en totale reconstruction. En effet, ce fut en juin de la même année que Roman Abramovitch prit le contrôle des Blues. Joe Cole fait donc partie de la « Révolution Russe ». Il est alors recruté pour un peu plus de sept millions d&rsquo;euros. Le jeune et prometteur Anglais n&rsquo;arrive cependant pas seul. Glen Johnson arrive également en provenance des Hammers pour approximativement sept millions de livres également. Pour l&rsquo;anecdote, Chelsea enregistrera ce même mercato plusieurs grosses recrues : Claude Makélélé, Damien Duff, Adrian Mutu ou Hernan Crespo, par exemple.</p>
<p style="text-align: justify">Les trois premières saisons de Joe Cole à Chelsea sont pleines de réussite. Il dispute en moyenne trente rencontres par saison. Il finit champion d&rsquo;Angleterre et remporte la coupe de la Ligue en 2005. La saison suivante, il finit une nouvelle fois champion.</p>
<p><figure id="attachment_20473" aria-describedby="caption-attachment-20473" style="width: 678px" class="wp-caption alignnone"><img decoding="async" loading="lazy" class="wp-image-20473 size-mh-magazine-content" src="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/joecoletrophies1311abc-678x381.jpg?x16177" alt="" width="678" height="381" /><figcaption id="caption-attachment-20473" class="wp-caption-text">Joe Cole et Didier Drogba, Rois d&rsquo;Angleterre. Crédit : Evening Standard</figcaption></figure></p>
<h3 style="text-align: justify">L&rsquo;isolement par The Special One</h3>
<p style="text-align: justify">Cependant, lors de la saison 2006/2007, le conte de fée part un peu en déliquescences. José Mourinho ne semble plus croire en l&rsquo;international Anglais, pourtant auteur d&rsquo;une bonne Coupe du Monde 2006. <a href="https://www.youtube.com/watch?v=0q3XQReoz30">Il avait notamment marqué l&rsquo;un (si ce n&rsquo;est le) des plus beaux buts de la compétition</a>.</p>
<p style="text-align: justify">Il retrouve cependant le onze de départ la saison suivante grâce à l&rsquo;arrivée d&rsquo;Avram Grant à la tête de l&rsquo;équipe. Lors de cette saison, Joe Cole est titulaire lors de la finale de la Ligue des Champions perdue aux tirs aux buts par les Blues contre Manchester United. La même saison, Chelsea échoue également en finale de la coupe de la ligue contre Tottenham.</p>
<h2 style="text-align: justify">Les sentiers de la perdition</h2>
<h3 style="text-align: justify">Un corps trop fragile</h3>
<p style="text-align: justify">La saison 2008-2009 fut un cauchemar pour le natif du quartier de Paddington. Alors qu&rsquo;un certain Luis Felipe Scolari vient d&rsquo;être nommé comme nouvel entraîneur, il est dit qu&rsquo;il place de grands espoirs en Joe. Cependant, lors de la première partie de saison, l&rsquo;international anglais contracte pas moins de six blessures.</p>
<p style="text-align: justify">Il revient en équipe première en décembre. Après avoir marqué deux buts et délivrés cinq passes décisives en quatorze rencontres, il rechute. Cette fois ci, ce sont les ligaments croisés qui sont touchés. Fin de saison pour Joe Cole, qui enchaîne dangereusement les blessures à un an de la Coupe du Monde.</p>
<h3 style="text-align: justify">Désillusions</h3>
<p style="text-align: justify">Joe Cole quitte les Blues et Stamford Bridge sur une bonne note : un doublé FA Cup &#8211; Premier League, qui constituent les deux derniers trophées de sa carrière. Il quitte sa maison, ou il aura passé sept saisons, disputé plus de deux-cent-soixante-dix matchs, et inscrit trente-neuf buts.</p>
<p style="text-align: justify">Il rejoint Liverpool en juillet 2010, après l&rsquo;expiration de son contrat. Joe Cole fait ses débuts face à Arsenal, match au cours duquel il va recevoir un carton rouge. On aura vu mieux comme début. Les problèmes se poursuivent avec de nouvelles blessures. Plus de trois mois d&rsquo;absence entre octobre et février vont à nouveau le perturber. Il ne disputera que vingt matchs lors de cette nouvelle saison à oublier.</p>
<h3 style="text-align: justify">Cap sur les Flandres</h3>
<p style="text-align: justify">Lors de la saison 2011/2012, Joe Cole quitte l&rsquo;Angleterre pour la première fois de sa carrière, à trente ans. Dans la capitale des Flandres, il arrive dans une équipe tout juste auréolée d&rsquo;un titre de champion de France. Contrairement à la saison précédente, ses débuts sont tonitruants. Une passe décisive pour son premier match, contre Saint-Étienne puis un but la semaine suivante à Lorient.</p>
<p style="text-align: justify">Pour la première fois depuis trois saisons, Joe Cole parvient à ne pas se blesser et reste dans le cœur de tout Lillois. Malgré son cours passage, c&rsquo;est ici qu&rsquo;il aura réalisé le premier triplé de sa carrière (contre Chantilly en Coupe de France).</p>
<p style="text-align: justify">Joe Cole a réalisé l&rsquo;ultime passe décisive pour Eden Hazard le 20 mai 2012, lui permettant d&rsquo;inscrire le premier triplé de sa carrière. Ce match restera à jamais comme le dernier match des deux internationaux Belge et Anglais sous les couleurs Lilloises, ainsi que le dernier match du club avant le déménagement au Stade Pierre Mauroy.</p>
<p><figure id="attachment_20474" aria-describedby="caption-attachment-20474" style="width: 678px" class="wp-caption alignnone"><img decoding="async" loading="lazy" class="wp-image-20474" src="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/861b97093a260f9651b068956257b45a-1498120840-300x169.jpg?x16177" alt="" width="678" height="381" srcset="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/861b97093a260f9651b068956257b45a-1498120840-300x169.jpg 300w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/861b97093a260f9651b068956257b45a-1498120840-267x150.jpg 267w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/861b97093a260f9651b068956257b45a-1498120840.jpg 370w" sizes="(max-width: 678px) 100vw, 678px" /><figcaption id="caption-attachment-20474" class="wp-caption-text">Joe Cole et Eden Hazard, duo parfait ? Crédit : RTBF.BE</figcaption></figure></p>
<h3 style="text-align: justify">Adieu bientôt</h3>
<p style="text-align: justify">Joe Cole retourne chez les Reds qui ont nommé un nouvel entraîneur : Brendan Rodgers. Celui ci ne compte pas sur l&rsquo;ex-international Anglais. Il ne dispute que six rencontres de championnat et est libéré de son contrat à l&rsquo;issue de la saison. Il décide ainsi, à trente-et-un ans de retourner dans son club formateur : West Ham United. Mais en deux saisons, il ne joue que trente rencontres.</p>
<p style="text-align: justify">En fin de contrat, il souhaite plus de temps de jeu et quitte de nouveau les Hammers. Refusant de prendre sa retraite et ayant toujours la fureur de vaincre, il s&rsquo;engage en faveur d&rsquo;Aston Villa. Peut-être est-ce un clin d’œil au Joe Cole de Peaky Blinders qui interprète John Shelby &#8211; la série se déroule également à Birmingham. Quoi qu&rsquo;il en soit, après quinze matchs disputés seulement, il est prêté pour une durée d&rsquo;un mois à Coventry en League One (D3). Se plaisant là bas, il décide finalement de signer un contrat permanents avec les Sky Blues. En une vingtaine de rencontres, il délivre six passes décisives et inscrit eux buts.</p>
<h3 style="text-align: justify">Farewell</h3>
<p style="text-align: justify">C&rsquo;est Outre-Atlantique que l&rsquo;éternel Joe Cole finit tranquillement sa longue carrière. En USL, avec les <a href="https://www.demivolee.com/2018/11/13/carnets-de-voyage-tampa-bay-rowdies/">Tampa Bay Rowdies, il se la coule douce</a>. En quatre-vingt-six rencontres, il inscrit vingt buts et délivre quatorze passes décisives. Il laisse derrière lui une carrière de vingt ans, avec de nombreux trophées à son actif. Il restera comme une légende du football anglais.</p>
<p style="text-align: justify"><img decoding="async" loading="lazy" class="alignnone wp-image-20471 size-full" src="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/104303134_getimage.jpg?x16177" alt="" width="624" height="351" srcset="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/104303134_getimage.jpg 624w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/104303134_getimage-300x169.jpg 300w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/104303134_getimage-267x150.jpg 267w" sizes="(max-width: 624px) 100vw, 624px" /></p>
<p style="text-align: justify">C&rsquo;est le 13 novembre 2018, sur son compte Instagram que la carrière de Joseph John Cole a définitivement prit fin. Etant marié et possédant trois enfants, il va désormais pouvoir s&rsquo;occuper pleinement de ses proches.</p>
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		<title>Groundhopping : Dortmund &#8211; Bayern Munich au Westfalenstadion</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Rijsel]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 16 Nov 2018 06:00:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Bundesliga]]></category>
		<category><![CDATA[Dossiers Demivolée.com]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ce weekend, nous avons eu l’immense plaisir de nous rendre au Signal Iduna Park (WestfalenStadion pour les intimes) de Dortmund pour assister au « Klassiker » contre <a class="mh-excerpt-more" href="https://www.demivolee.com/2018/11/16/groundhopping-dortmund-bayern-munich-au-westfalenstadion/" title="Groundhopping : Dortmund &#8211; Bayern Munich au Westfalenstadion">[...]</a></p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><strong>Ce weekend, nous avons eu l’immense plaisir de nous rendre au Signal Iduna Park (WestfalenStadion pour les intimes) de Dortmund pour assister au « Klassiker » contre le Bayern Munich. Voir un match dans ce stade est un privilège quand on remarque la difficulté à obtenir des places. Voir le choc contre le Bayern relève de l’exploit, nous l&rsquo;avons surmonté. </strong></p>
<h2 style="text-align: justify">Une atmosphère unique</h2>
<p style="text-align: justify">Aux abords du stade, une atmosphère particulière régnait déjà. En plus du fait que ce soit un choc, deux aspects venaient envenimer encore plus la rencontre. Premièrement, le Borussia n&rsquo;a obtenu qu’une seule victoire sur les six dernières réceptions du Bayern Munich. Deuxièmement, en cas de victoire, Dortmund prendrait sept points d’avance sur son plus grand rival.</p>
<p style="text-align: justify"><img decoding="async" loading="lazy" class="alignnone wp-image-20395 size-mh-magazine-content" src="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/hXn9S9M_-678x381.jpg?x16177" alt="" width="678" height="381" /></p>
<p style="text-align: justify">Une chose également peu commune que nous avons relevée est le fait que les supporters vêtus de jaune et de noir et les supporters Munichois se mélangent sans qu’il n&rsquo;y ait d’affrontements ou d’injures. Afficher ses couleurs même dans le stade rival ne semble pas poser problème en Allemagne. Cela serait plus difficile à imaginer en France pour un OM – PSG ou un OL – ASSE par exemple.</p>
<p style="text-align: justify">Nous ne tardons pas à entrer dans l&rsquo;enceinte pour profiter au maximum de l&rsquo;ambiance. A notre grande surprise, la mythique SudTribüne, le Mur Jaune est déjà plein, à près de deux heures du coup d&rsquo;envoi. La raison ? Le placement est libre, et pour un choc comme celui-ci, mieux vaut arriver tôt si l&rsquo;on ne veut pas être totalement excentré.</p>
<p style="text-align: justify"><img decoding="async" loading="lazy" class="alignnone wp-image-20398 size-mh-magazine-content" src="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/hnWwffYL-678x381.jpg?x16177" alt="" width="678" height="381" /></p>
<h2 style="text-align: justify">Dortmund, You&rsquo;ll never walk alone</h2>
<p style="text-align: justify">Au moment de l’entrée des 22 acteurs sur la pelouse, la tension monte. Dans les tribunes, certains prient les dieux du foot. D’autres, la tête dans leur écharpe, s’imaginent les meilleurs et les pires scénarios. Certains sont seuls, d&rsquo;autres en famille avec de jeunes enfants pour qui il s&rsquo;agit probablement du premier Klassiker.</p>
<p style="text-align: justify">Une émotion toute particulière se ressent lorsque la mythique musique de Gerry &amp; The Pacemakers résonne dans le Westfalenstadion. Cette chanson, tout fan de football en a déjà entendu parler, l&rsquo;a déjà entendue, et rêve de l&rsquo;entendre en vrai : <em>You&rsquo;ll Never Walk Alone</em>. A l&rsquo;unisson, chantant à pleine voix, écharpe tendue, ce sont plus de 80 000 personnes qui entament ce véritable hymne du football. Puis, le coup de sifflet résonne dans un stade tendu à son extrême. Le coup d&rsquo;envoi est donné, le stade s’embrase. Le mur jaune, composé de 25 000 personnes, chante à s&rsquo;en déchirer la voix. Les drapeaux s’agitent, la pression monte au fur et à mesure des offensives bavaroises ou Borussen.</p>
<h2 style="text-align: justify">Le déroulement du match</h2>
<p style="text-align: justify">La première période est à sens unique pour le Bayern Munich. 60% de possession, 6 tirs contre un seul pour Dortmund, et une avance d&rsquo;un but grâce à Robert Lewandowski. L&rsquo;avance aurait pu être plus large, mais l&rsquo;arbitre a signalé un hors-jeu sur un nouveau but de l&rsquo;international polonais. Le Westfalenstadion s’éteint, le parcage extérieur s’enflamme, dans tous les sens du terme.</p>
<p style="text-align: justify"><img decoding="async" loading="lazy" class="alignnone wp-image-20396 size-mh-magazine-content" src="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/OSasHJzB-678x381.jpg?x16177" alt="" width="678" height="381" /></p>
<p style="text-align: justify">Toutefois, la seconde période débute de la meilleure des manières pour les locaux puisque Marco Reus égalise sur penalty. Le stade s&rsquo;enflamme et le match semble relancé. C’était sans compter sur ce même Lewandowski, visiblement en forme dans son ancien jardin, qui inscrit seulement trois minutes plus tard le deuxième but Bavarois, qui permet donc aux visiteurs de reprendre l&rsquo;avantage.</p>
<p style="text-align: justify">La fin du match est un compte de fée pour les Borussen. Marco Reus inscrit le but du doublé (67<sup>e</sup>) avant que Paco Alcácer, entré à l&rsquo;heure de jeu, donne l&rsquo;avantage à Dortmund et fasse exploser les fans jaune et noir. A nouveau, ce sont plus de 80 000 personnes qui entament les différents chants, et cela presque jusqu’à la fin de la rencontre.</p>
<h2 style="text-align: justify">Une fin de match cardiaque</h2>
<p style="text-align: justify">Passée la 90e minute, la pression atteint son maximum, Dortmund est en train de le faire, prouver que c&rsquo;est leur année. Alors que le temps additionnel est entamé depuis trois minutes déjà, le stade s’éteint d&rsquo;un coup. Plus personnes ne chante, plus personne ne sourit, sauf le parcage visiteur qui s&#8217;embrase pour la troisième fois du match. Ils l’ont fait, le Bayern a égalisé. Tous les Bavarois se ruent vers leurs fans. Côté Dortmund, des supporters crient ou se tiennent la tête. D&rsquo;autres, comme au début du match, ont la tête dans leur écharpe, complètement désespérés.</p>
<p style="text-align: justify">Mais, après une interminablr minute de confusion, l&rsquo;arbitre vient donner un coup de sifflet qui va réveiller tout un stade, tout un peuple. Le but de Robert Lewandowski (le quatrième du match) était une nouvelle fois hors-jeu. Marwin Hitz, qui disputait son premier match en Bundesliga sous les couleurs et dans les cages Borussen, prend son temps et reçoit un carton jaune. Peu importe, sur le dégagement, les trois coups de sifflets retentissent enfin, faisant chavirer tout un stade dans l&rsquo;ivresse de la victoire. <a href="https://www.youtube.com/watch?v=-cSK0BXwpH4">Ils l&rsquo;ont fait, le Borussia Dortmund s&rsquo;est imposé par trois buts à deux au terme d’un match et d’une deuxième mi-temps exceptionnels.</a></p>
<p style="text-align: justify">Composée d’une défense peu expérimentée (Zagadou, dix-neuf ans et Hakimi, vingt ans) et de jeunes ailiers (Brunn Larsen et Jadon Sancho) qui ont su prendre le meilleur sur Alaba et Kimmich, cette équipe de Dortmund a impressionné. Le talent de Lucien Favre est incontestable, nul doute que cette équipe a le potentiel pour faire de grandes choses.</p>
<p style="text-align: justify"><img decoding="async" loading="lazy" class="alignnone wp-image-20402 size-mh-magazine-content" src="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/cS5mUgO-678x381.jpg?x16177" alt="" width="678" height="381" /></p>
<h2 style="text-align: justify">Bien plus qu&rsquo;une victoire</h2>
<p style="text-align: justify">A la fin du match, certains pleuraient de joie, d&rsquo;autres &#8211; comme nous &#8211; fêtaient la victoire avec des personnes qu&rsquo;ils ne connaissent pas, et qu&rsquo;ils ne reverront jamais. Cela sans parler un mot d&rsquo;allemand, la preuve que le foot est universel. Plusieurs dizaines de minutes après le coup de sifflet final, certains n&rsquo;ont toujours pas bougé de leur place. Une personne âgée toute vêtue de jaune et noir s&rsquo;essuie encore les yeux. Sa (supposée) femme le serre dans ses bras, et m’offre probablement l&rsquo;un des meilleurs moments de cette soirée.</p>
<p style="text-align: justify">Ce match fut une expérience exceptionnelle, un moment unique à vivre au moins une fois dans sa vie. Un <em>lifegoal</em> pour certains, un rêve devenu réalité pour nous. C&rsquo;est des <a href="https://www.demivolee.com/2018/08/17/billet-des-etoiles-dans-les-yeux/" target="_blank" rel="noopener">étoiles plein les yeux que les mêmes jeunes enfants croisés au coup d&rsquo;envoi ressortent du stade</a>, tout comme nous.</p>
<p>Cet article <a rel="nofollow" href="https://www.demivolee.com/2018/11/16/groundhopping-dortmund-bayern-munich-au-westfalenstadion/">Groundhopping : Dortmund &#8211; Bayern Munich au Westfalenstadion</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://www.demivolee.com">Demivolée.com</a>.</p>
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