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	<title>Dans l&#039;ombre d&#039;un géant Archives &#8211; Demivolée.com</title>
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	<description>Le foot à nos couleurs !</description>
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		<title>Dans l&#8217;ombre d&#8217;un géant – Retour sur la saison</title>
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		<dc:creator><![CDATA[MatthiasT]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 23 Dec 2019 06:00:22 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>L’année 2019 de demivolee.com s’ouvrait sur la deuxième saison de notre série Dans l’ombre d’un géant. Dix mois plus tard, rafraîchissons-nous la mémoire et découvrons <a class="mh-excerpt-more" href="https://www.demivolee.com/2019/12/23/dans-lombre-dun-geant-retour-sur-la-saison-2/" title="Dans l&#8217;ombre d&#8217;un géant – Retour sur la saison">[...]</a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><b>L’année 2019 de demivolee.com s’ouvrait sur la deuxième saison de notre série </b><em style="font-weight: bold">Dans l’ombre d’un géant</em><b>. Dix mois plus tard, rafraîchissons-nous la mémoire et découvrons ce que ces clubs ont fait de l’année 2019.</b></p>
<p style="text-align: justify"><em>Dans l’ombre d’un géant </em>a pour but de raconter l’histoire de clubs de grandes villes de football presque totalement éclipsés par le mastodonte local. Niveau de popularité, idéologie, palmarès et plus encore séparent souvent radicalement ces Davids de leur Goliaths. Et pourtant, ce jeu du je-t’aime-moi-non-plus les a souvent amenés à partager, en plus de la ville, un stade, un ennemi, un joueur, bref : une histoire.</p>
<p style="text-align: justify">La première saison nous avait emmenés à Munich, à Barcelone, à Buenos Aires, à Turin et à Moscou. La deuxième édition, quant à elle, se voulait beaucoup plus exotique, loin des projecteurs des meilleurs championnats européens.</p>
<p style="text-align: justify">Nous avions commencé doucement, au pays de l’Oncle Sam. Nous posâmes nos valises en Californie, à Los Angeles. La Cité des Anges était connue en MLS pour son club phare, le Galaxy, ayant accueilli des joueurs désignés de haute voltige comme David Beckham et Zlatan Ibrahimovic. Arrivait alors un nouveau venu, le <a href="https://www.demivolee.com/2019/01/22/dans-lombre-dun-geant-6-los-angeles-fc/">Los Angeles FC</a>. Celui-ci sortait de la première saison de son histoire avec un bilan très prometteur. Depuis l’écriture de notre article, le club se devait donc de confirmer les attentes générées. C’est chose faite, puisque non seulement le LAFC termine bien devant le LAG et se paie même le luxe de les éliminer en Playoffs, mais il soulève le Supporter’s Shield, qui récompense l’équipe qui a récolté le plus de points en saison régulière, raflant au passage nombre de records. Histoire de pouvoir toujours faire mieux la saison prochaine, le LAFC s’incline hélas en finale de conférence, aux portes de la finale MLS. À sa décharge, c&rsquo;était contre le futur vainqueur : <a href="https://www.demivolee.com/2019/11/12/dossier-seattle-sounders-contre-les-chiffres/">les Seattle Sounders</a>.</p>
<p style="text-align: justify">Puis, le dépaysement fut radical avec notre deuxième numéro en Ukraine. Le club auquel nous nous intéressions était doublement ombragé. Par le <a href="https://www.demivolee.com/2018/12/17/dossier-football-et-kgb-cocktail-explosif/">Dynamo Kiev</a>, d’une part, et d’autre part en raison de son nom, identique à un célèbre géant anglais. Vous l’aurez compris, l’<a href="https://www.demivolee.com/2019/01/29/dans-lombre-dun-geant-7-larsenal-kiev/">Arsenal Kiev</a> était notre destination. Après une banqueroute au début des années 2010, le club voyait la fin, au moment de la publication, de sa première saison dans l’élite de l’ère de la reconstruction. Une fin malheureusement défavorable. En effet, déjà dernier à l’issue du championnat, l’Arsenal Kiev n’a pas su profiter des barrages pour se maintenir.</p>
<p style="text-align: justify">Loin d’être rassasiés d’exotisme, nous avions ensuite mis cap sur le Japon à la découverte du <a href="https://www.demivolee.com/2019/02/05/dans-lombre-dun-geant-8-fc-tokyo/">FC Tokyo</a>. De l’ombre du Verdy, le FC Tokyo en sortait progressivement en jouant dans l’élite quand le premier sombrait en D2. Bonne nouvelle, notre protagoniste fait encore mieux que son milieu de tableau devenu plutôt habituel. Une saison canon les voit effectivement terminer sur la deuxième marche du podium.</p>
<p style="text-align: justify">Enfin, le <a href="https://www.demivolee.com/2019/02/19/dans-lombre-dun-geant-10-queens-park-fc/">Queen’s Park FC</a>, en guise de retour en Europe, était notre dernière destination. Club formateur de Sir Alex Ferguson et Andrew Robertson, plus vieux dinosaure de Glasgow et à l’origine des coups-francs, de la barre transversale, du mercato ou encore de la première rencontre internationale de l’histoire. Le QPFC est plein de particularités. Sa plus grande anomalie étant de réussir à se maintenir au milieu de clubs professionnels tout en gardant – par choix – son statut amateur, ne formulant ainsi aucun contrat. Devenu petit par la taille mais toujours grand par l’esprit, le QPFC reste établi en quatrième division.</p>
<p style="text-align: justify">Trois continents, cinq championnats – parfois très – méconnus et autant de clubs plus ou moins voués à dépasser leur statut de dominés. Telles étaient nos cinq destinations de 2019. Reste à savoir ce que 2020 nous réserve.</p>
<p style="text-align: justify"><em>Vous souhaitez nous faire part de votre avis sur cette série ? Plaider pour une saison trois ? Proposer des suggestions de destinations ? N’hésitez pas à utiliser l’espace commentaires !</em></p>
<p style="text-align: justify">
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		<title>Dans l&#8217;ombre d&#8217;un géant #10 &#8211; Queen&#8217;s Park FC</title>
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		<dc:creator><![CDATA[MatthiasT]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 19 Feb 2019 06:00:51 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Dans l'ombre d'un géant]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pour ce dernier épisode de la saison deux, éloignons-nous du football business où les valeurs ont souvent tendance à être corrompues par les zéros d’un <a class="mh-excerpt-more" href="https://www.demivolee.com/2019/02/19/dans-lombre-dun-geant-10-queens-park-fc/" title="Dans l&#8217;ombre d&#8217;un géant #10 &#8211; Queen&#8217;s Park FC">[...]</a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><strong>Pour ce dernier épisode de la saison deux, éloignons-nous du football business où les valeurs ont souvent tendance à être corrompues par les zéros d’un contrat et attardons-nous sur le club le plus vieux de Glasgow. Nous ne parlerons ni du Celtic, ni des Rangers, mais bien du Queen’s Park FC.</strong></p>
<h2 style="text-align: justify">Dinosaure</h2>
<p style="text-align: justify">Il a fêté ses 150 ans en 2017, le club le plus ancien de Glasgow est également le doyen de toute l’Écosse. Tout commence un 9 juillet de 1867 avec la réunion d’un groupe de gentlemen au 3rd Eglinton Terrace, un endroit qui n’existe même plus aujourd’hui. Ces gentlemen, pour la plupart des marchands aisés de bonne famille des Highlands descendus à Glasgow pour son port, créent donc le Queen’s Park FC. Le nom du club est adopté par vote, dont les autres options étaient <em>The Celts</em>, <em>Morayshire</em> ou encore <em>The Northeners</em>. Finalement, il est décidé d’utiliser le nom de l’endroit où ils allaient jouer.</p>
<p style="text-align: justify">Queen’s Park vit des premières heures difficiles car le club peine à trouver des adversaires. En effet, outre le faible nombre de clubs écossais, le QPFC a adopté la codification de la Football Association anglaise, là où les autres instances écossaises optaient généralement pour le code national calqué sur celui du rugby, où la semelle sur le tibia est tout-à-fait réglementaire. Le club parvient néanmoins à s’inscrire à la FA et disputer quelques matchs contre des clubs anglais en 1871.</p>
<h2 style="text-align: justify">Oser</h2>
<p style="text-align: justify">Mais il faut attendre <a href="https://www.demivolee.com/2018/11/30/dossier-tout-premier-match/">le premier match international de tous les temps</a> pour que l’histoire bascule. Un match dans lequel notre club est très impliqué. Non seulement la sélection écossaise, qui affronte l’Angleterre, porte le maillot de Queen’s Park, mais la totalité de ses joueurs proviennent du QPFC. En outre, le maillot utilisé est également celui du club et deux des arbitres du matchs sont des dirigeants du club. Si aucun but n’est inscrit lors du match, une révolution s’opère tout de même sur ce rectangle vert.</p>
<p style="text-align: justify">Le 2-2-6 écossais et le 1-2-7 anglais ont beau avoir leur charme, ce n’est pas tant l’occupation du terrain que la confrontation de style qui est ici intéressante. L&rsquo;opposition est frontale. Alors que le fameux <em>kick &amp; run </em>prévaut dans les rangs de la perfide Albion, l’Écosse (ou devrait-on dire, Queen’s Park FC) opte pour le <em>passing game</em>. Adeptes de passes au sol, ils voient le football comme un sport collectif plutôt qu’un enchaînement de onze duels. Ce qui était peut-être une contrainte, les joueurs écossais étant plus petits et plus frêles que leurs homologues anglais, s’avère être une réussite. Le match nul est arraché face à des Three Lions grands favoris, et le <em>passing game </em>devient la marque de fabrique du football écossais, destinée à être adoptée bien au-delà de ses frontières. Queen’s Park devient le maître de l’Écosse, et l’Écosse maîtresse du football.</p>
<h2 style="text-align: justify">À la pointe</h2>
<p style="text-align: justify">En 1873, Queen’s Park fait naturellement partie des sept clubs qui fondent la Scottish FA et la Scottish Cup. C’est dans cette compétition que le QPFC en tant que tel prend part au premier match officiel écossais de son histoire. Alors vêtu d’un maillot zébré et jouant dans un stade nommé Hampden Park, il faut avouer que rien n’a changé sur cet aspect depuis. Nos protagonistes gagnent la première édition de cette coupe ainsi que les trois suivantes. Pour un total porté aujourd’hui à dix victoires. Enfin, « aujourd’hui » est un bien grand mot : leur dernière coupe remportée date de… 1893. De quoi rester dans l’ombre des deux autres géants de Glasgow, le Celtic (38 victoires) et les Rangers (33).</p>
<p style="text-align: justify">Cependant, Queen’s Park pourra se targuer d’avoir fait décoller le football en Écosse dans les années 1870. En plus de la Scottish FA, ils sont instigateurs de leur vision de jeu et visionnaires dans le développement du football en général. Le mercato ? Les coups-francs ? La barre transversale ? Des inventions de Queen’s Park. Toujours dans l’innovation, Queen’s Park est en 1880 le premier club à inscrire<a href="https://www.demivolee.com/2018/11/12/dossier-andrew-watson-le-pionnier-silencieux/"> un joueur noir sur une feuille de match</a>. En fait, cela n’est pas vu comme un grand événement à l’époque car cela s’est fait naturellement, compte tenu de ses qualités et de son statut – primordial – de gentleman. De plus, le QPFC est aussi à l’origine de nombreuses tournées. Il propulse la création de clubs çà et là. Ils se rendent ainsi dans toute la Grande-Bretagne et prennent même part à deux finales de FA Cup, toutes deux perdues.</p>
<h2 style="text-align: justify">Amateurs convaincus</h2>
<p style="text-align: justify">Véritable tournant dans l’histoire du football écossais, la Scottish Football League est créée en 1890. Queen’s Park voit cette initiative d’un mauvais œil. En effet, soucieux de conserver ses valeurs sociales élevées et leur statut amateur, et reprochant à cette organisation d’être trop professionnelle, de ne favoriser que les grands clubs et de causer la disparition des petits, le QPFC ne participe pas aux premières SFL. Mais, en mal d’adversaires, ils se résolvent à l’intégrer dix ans plus tard.</p>
<p style="text-align: justify">Les premières années sont moroses. Queen’s Park ne parvient jamais à être plus qu’un club de bas de tableau. Leur meilleure performance n’est qu’une septième place sur dix-huit en 1918 et il y a même une relégation en 1922. Toujours amateur, il est effectivement très difficile d’exister dans l’élite sans payer ses joueurs. Le club se tourne alors logiquement vers la formation de jeunes puisque les adultes préfèrent recevoir un salaire ailleurs. Aux apprentis footballeurs, il est en mesure de leur offrir une expérience et une visibilité dans l’élite. Cette philosophie n’offre ni gloire ni fiasco et, déjà, Queen’s Park n’est plus le meilleur club de Glasgow.</p>
<p style="text-align: justify">Dans cette idée de club axé sur la jeunesse, le QPFC profite d’une dérogation dès 1910 qui est toujours en vigueur aujourd’hui. Elle interdit aux joueurs de quitter Queen’s Park sans autorisation avant le 30 avril. Cela a pu aider. Par exemple, le club a formé un certain Sir Alex Ferguson. De nos jours, on compte parmi les fiertés des <em>Spiders</em> le latéral de Leeds Barry Douglas, et surtout l’international écossais actuellement à Liverpool Andrew Robertson.</p>
<h2 style="text-align: justify">Queen’s part</h2>
<p style="text-align: justify">Mais cette dérogation n’aura pas sauvé le club de la globalisation du football. Peu à peu, Queen’s Park a sombré, et même s’il n’est pas si bas – il joue toujours à un niveau professionnel – voilà un bon moment que le club n’a pas goûté à la première division. Il y a d’abord cette première relégation en 1948. S’en suit une longue période en seconde division. La réforme de 1975 maintient le QPFC en <em>Second Division</em>, mais celle-ci devient le troisième échelon national. Les <em>Spiders </em>ont beau remporter la D3 et monter en D2 (<em>First Division)</em> en 1981, ce succès attire des plus gros clubs à qui le seul club amateur des trois premières divisions ne peut résister.</p>
<p style="text-align: justify">Enfin, en 1994, une nouvelle restructuration du football écossais place Queen’s Park en D4. Depuis, le club fait régulièrement l’ascenseur entre D3 et D4. S’ils n’espèrent pas vraiment faire mieux, il est déjà remarquable de toujours évoluer à niveau professionnel sans avoir payé un seul joueur de toute l’histoire du club. Cela prouve la bienveillance de tous les acteurs du club, bien illustrée par la devise : « Ludere Causa Ludendi », « jouer pour le plaisir du jeu ».</p>
<h2 style="text-align: justify"><strong>Quid d’aujourd’hui ?</strong></h2>
<p style="text-align: justify">L’histoire moderne de Queen’s Park se représente par un homme : Billy Stark. Ce natif de Glasgow, dont la carrière de joueur l’a amené entre autres au Celtic, prend le poste d’entraîneur des <em>Spiders</em> en 2004. Il est à l’origine de l’apogée – relative – du club dans la saison 2006-2007. Conjuguant la manière aux résultats, Stark emmène le club en D3 et fait tomber Aberdeen en coupe aux <a href="https://www.demivolee.com/2019/01/03/billet-l-art-des-tirs-au-but/">tirs au but</a>. Les supporters parlent encore aujourd’hui d’une époque magique, d’un retour au <em>passing game</em> de l’âge d’or du club.</p>
<p style="text-align: justify">Il faut dire que les supporters sont fidèles, et plutôt nombreux pour un club de D4. L’affluence est moindre qu’à la grande époque, bien sûr, mais l’esprit et la magie de Queen’s Park font toujours effet. Les <em>Spiders </em>jouent aujourd’hui devant 500 supporters… dans l’enceinte de l’équipe nationale ! De plus, ceux-ci sont très actifs dans la vie du club et se déplacent à toutes les rencontres à l’extérieur. Ils sont l’incarnation d’une certaine vision du football, que certains qualifieront peut-être péjorativement d’élitiste, d’<em>hipsteriste</em> :  qu’à cela ne tienne…</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify">« Avec Queen&rsquo;s Park, tu as conscience que le foot, c&rsquo;est bien plus qu&rsquo;onze mecs qui courent derrière un ballon, c&rsquo;est tout une histoire. Et sans Queen&rsquo;s Park, aujourd&rsquo;hui, le jeu de passes comme on le connait n&rsquo;existerait peut-être pas, car Queen&rsquo;s Park a su donner au sport individuel qu&rsquo;était le football sa valeur collective. » <a href="https://www.youtube.com/watch?v=ZV9QkUg7Wrw"><em>Romain Molina</em></a></p>
</blockquote>
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		<title>Dans l&#8217;ombre d&#8217;un géant #9 &#8211; Slavia Prague</title>
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		<dc:creator><![CDATA[MatthiasT]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 12 Feb 2019 06:00:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Dossiers Demivolée.com]]></category>
		<category><![CDATA[Dans l'ombre d'un géant]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’épisode neuf de la série signe son retour sur le vieux continent. Et quel autre meilleur moyen pour ce faire que d’atterrir en son cœur ? <a class="mh-excerpt-more" href="https://www.demivolee.com/2019/02/12/dans-lombre-dun-geant-9-slavia-prague/" title="Dans l&#8217;ombre d&#8217;un géant #9 &#8211; Slavia Prague">[...]</a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><strong>L’épisode neuf de la série signe son retour sur le vieux continent. Et quel autre meilleur moyen pour ce faire que d’atterrir en son cœur ? Mesdames, messieurs, voici la République Tchèque, Prague et sa légendaire rivalité entre le Slavia et le Sparta.</strong></p>
<h2 style="text-align: justify">Poulidor</h2>
<p style="text-align: justify">« L’éternel second ». Tel est le surnom donné par les fans du Sparta et les supporters neutres au Slavia Prague. S’ils n’ont pas à rougir de leur palmarès, le deuxième meilleur du pays, ils ont toujours été dans l’ombre du voisin. Histoire oblige, le football tchèque se divise en deux grandes ères majeures. Durant l’ère du championnat tchécoslovaque, le Slavia remporte treize titres, mais le Sparta en glane vingt-et-un. Quant à l’ère tchèque, on compte quatre victoires pour le Slavia et douze pour le Sparta.</p>
<p style="text-align: justify">Et l’analogie avec notre Raymond Poulidor national ne s’arrête pas là. En effet, le Slavia Prague (Praha, en version originale) est fondé en 1892 – soit un an avant le Sparta – en tant que club de cyclisme et ne développe leur section sportive que trois ans plus tard. C’est pourquoi il n’est pas rare de voir une banderole « cyklistika není fotbal » (<em>le cyclisme n’est pas du football) </em>brandie par les ultras du Sparta.</p>
<h2 style="text-align: justify">Opposition gréco-romaine</h2>
<p style="text-align: justify">Sparta et Slavia. Des noms assez équivoques que l’on n’aurait peut-être pas instinctivement attaché à des clubs d’Europe centrale. Le Sparta est bien une référence à la cité grecque, ses vertus de courage, de combativité et d’athlétisme. Quant au nom Slavia, il renvoie à l’adjectif latin désignant les pays slaves, dont fait partie la République Tchèque. Le club défend des valeurs supposées plus nobles comme le fair-play et la sportivité. Vous l’aurez compris, l’opposition s’articule autour du simple et efficace cliché de la classe ouvrière, qui vainc à la sueur de son front contre l’élitisme de la classe bourgeoise.</p>
<p style="text-align: justify">Cela se retrouve dans une moindre mesure aujourd’hui. Les hooligans du Sparta entretiennent en effet une réputation plus violente que leurs voisins. Mais dans l’ensemble, engins pyrotechniques, tifos et chants sont de la partie. L’appartenance à tel ou tel club est généralement déterminée de manière héréditaire, même si le Slavia est plus présent dans le sud-est de la ville quand le Sparta règne dans le nord-ouest. En somme, Prague est une ville au passif footballistique très alléchant grâce à cette féroce rivalité.</p>
<h2 style="text-align: justify">Parfum écossais</h2>
<p style="text-align: justify">Aux débuts du championnat tchécoslovaque, soit à partir de 1925, tout allait bien. Les deux clubs menaient tous deux leur âge d’or et remportaient le championnat quasiment à tour de rôle. Le Slavia doit la richesse de ses premières années à l’écossais et ancien joueur du Celtic John Madden. Celui-ci débarque à Prague et veut y démocratiser la vision écossaise du football, avant même <a href="https://www.demivolee.com/2018/10/02/dossier-hugo-meisl-et-sa-wunderteam/">Hugo Meisl en Autriche</a> ou <a href="https://www.demivolee.com/2019/01/28/dossier-jimmy-hogan/">Jimmy Hogan en Hongrie</a>. Faite de passes courtes rendues possibles grâce à des joueurs à la technique aiguisée, cette école semble bien fonctionner. Madden n’entraîne en effet que le Slavia Prague de 1905 à 1930, la totalité de son parcours professionnel. Il remporte 134 des 169 matchs disputés au pays, et 304 des 429 autres effectués à l’international. Et les trois titres du championnat créé entre temps attestent également de sa réussite.</p>
<p style="text-align: justify">Le premier âge d’or du Slavia initié par Madden est bientôt suivi d’un deuxième. À vue d’œil, il semblerait même qu’il n’y en ait qu’un seul, tant le club est titré à intervalles réguliers jusqu’en 1947. Toutefois, les quatre championnats remportés successivement de 1940 à 1943 sont particulièrement marquants. Pour cause, il ne s’agit ni plus ni moins du règne du buteur le plus prolifique de l’histoire du football : Josef Bican. La plupart de ses statistiques ahurissantes (765 buts en 490 matchs) sont en effet réalisées sous le maillot du Slavia Prague. Lesquelles rapporteront au club cinq titres.</p>
<h2 style="text-align: justify">De nouveaux shérifs en ville</h2>
<p style="text-align: justify">Malheureusement, le Slavia manque sa fin de cycle. La star de l’équipe part en même temps que les résultats puisque s’en suivent 50 années de disette. Les années 1950 et 1960 sont ennuyeusement blanches et marquent même la relégation du club à deux reprises. Le Sparta faiblit lui aussi, dans une moindre mesure, et ne remporte « que » quatre titres sur cette période. Pour ces raisons, d’autres clubs pragois émergent alors. Les Bohemians, déjà présents à la création du championnat, et le Dukla Prague, le club de l’armée fraîchement créé en 1948.</p>
<p style="text-align: justify">Ce dernier profite du déclin des deux géants pour conquérir onze titres, particulièrement dans ces années 1950 et 1960, même si leur belle époque continue jusqu’à l’ultime trophée de 1982. Les Bohemians, eux, ne remportent certes qu’une fois le championnat en 1983, mais sont des abonnés récurrents au podium. Ils s’illustrent également dans les coupes Européennes avec de nombreuses participations. C’est justement en 1983 qu’ils réalisent leur meilleure performance en atteignant les demi-finales de la coupe UEFA après, notamment, un 4-0 infligé à Saint-Étienne en seizièmes de finale. En outre, ils se constituent une communauté de supporters importante connue pour ses tifos jusqu’à nos jours.</p>
<h2 style="text-align: justify">Reconquête</h2>
<p style="text-align: justify">Néanmoins, le Dukla sombre en même temps que l’image du régime et ne peut plus rivaliser. Toutefois, ils eurent le temps de faire éclore un certain Pavel Nedvěd, comme un dernier don au football. Quant aux Bohemians, ils finissent tranquillement par rentrer dans le rang et une mauvaise gestion cause leur faillite dans les années 2000, avant leur remontée dans l’élite en 2007.  Tout deux sont depuis revenus en première division, mais sont de moindres importances.</p>
<p style="text-align: justify">Le Slavia et le Sparta entendent donc reprendre leur suprématie sur la ville. Avec succès, puisque les années 1980 et 1990 marquent l’hégémonie du Sparta. Le Slavia joue à nouveau les premiers rôles et parvient même à arracher un titre en 1996, mais ils devront attendre encore une décennie pour un véritable âge d’or. Pendant ce temps, le Sparta continue de gagner régulièrement le championnat (6 titres ce millénaire) mais doivent désormais composer avec le Viktoria Plzeň, qui vient glaner cinq trophées de champion.</p>
<h2 style="text-align: justify">Slavia pas fort</h2>
<p style="text-align: justify">Cinq titres pour le Viktoria, c’est mieux que les quatre du Slavia. Celui-ci a en effet connu un début de centenaire tumultueux, entre victoires, trous d’air, et encore victoire. S’il est dans un premier temps régulièrement dauphin du Sparta et renverse même la vapeur en remportant les éditions 2008 et 2009, c’est justement dès l’année suivante que le club plonge dans une profonde crise, dont les plaies ne cicatriseront que sept ans plus tard. Devenu un club banal de milieu de tableau à la suite d’une valse de dirigeants et d’entraîneurs fatale pour les résultats, le Slavia frôle même la relégation en 2014 et ne doit compter que sur des résultats favorables sur les autres pelouses lors de la dernière journée pour se maintenir.</p>
<p style="text-align: justify">Parmi les évènements particulièrement difficiles à digérer pour les supporters, la nomination de František Straka en 2011 se distingue. Cet ancien défenseur de Bundesliga a joué au Sparta pendant plus de dix ans et en a même été coach, en plus d’avoir toujours affirmer son allégeance aux Rouges. L’histoire n’a pas fini dans la joie. Les vagues de protestation – le porte-parole des supporters a démissionné, les ultras creusaient la tombe symbolique du club à côté du centre d’entraînement – et les résultats, toujours mauvais, ont eu raison du poste de Straka. Mais c&rsquo;était encore avant 2014 et la pire saison de l&rsquo;histoire moderne du club, ainsi que les difficultés financières&#8230;</p>
<h2 style="text-align: justify">La résurrection</h2>
<p style="text-align: justify">Le salut est finalement venu de Jiří Šimáně. Cet homme d’affaires tchèque convainc en 2015 la compagnie chinoise CEFC d’acheter le club et d’éponger ses dettes. Ceux-ci deviennent rapidement les seuls propriétaires du club puisque Šimáně claque la porte suite à des différents politiques. Lui voulait baser le succès du club sur la formation de jeunes joueurs quand le conglomérat chinois souhaitait des résultats immédiats. L’histoire leur donnera raison car, outre sauver le club de la faillite, les résultats sont effectivement prompts.</p>
<p style="text-align: justify">En deux ans, le nouveau Slavia remporte le titre contre toute attente, grâce à une série historique de victoires sous les ordres de Jaroslav Šilhavý et des résultats étonnamment excellents face aux poids lourds du championnat. Une performance répétée la saison dernière, en 2018, au terme de laquelle ils retrouvent le titre de champion tchèque laissé pendant un an à Plzeň. Le début d&rsquo;un âge d&rsquo;or ?</p>
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		<title>Dans l&#8217;ombre d&#8217;un géant #8 – FC Tokyo</title>
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		<dc:creator><![CDATA[MatthiasT]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 05 Feb 2019 06:00:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Dossiers Demivolée.com]]></category>
		<category><![CDATA[Dans l'ombre d'un géant]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans un pays où le baseball est roi, un petit club de football d’une compagnie industrielle connaît une ascension lente mais certaine, à tel point <a class="mh-excerpt-more" href="https://www.demivolee.com/2019/02/05/dans-lombre-dun-geant-8-fc-tokyo/" title="Dans l&#8217;ombre d&#8217;un géant #8 – FC Tokyo">[...]</a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><strong>Dans un pays où le baseball est roi, un petit club de football d’une compagnie industrielle connaît une ascension lente mais certaine, à tel point qu’il compte aujourd’hui plus de supporters que son éternel rival. Pour son huitième épisode, <em>Dans l’ombre d’un géant </em>met le cap sur le pays du soleil levant.</strong></p>
<h2 style="text-align: justify">Démarrage diesel</h2>
<p style="text-align: justify">Le FC Tokyo est fondé par le plus grand fournisseur de gaz naturels à Tokyo. La justement nommée compagnie <em>Tokyo Gas </em>crée donc le Tokyo Gas FC en 1935. Cependant, le club reste insignifiant une bonne partie de son histoire et ne prend part qu’aux compétitions locales. N’étant en lice jusqu’en 1986 seulement en Tokyo Metropolitan League, leur promotion en Kanto League (divisions 5 et 6 japonaises) fait alors figure d’événement.</p>
<p style="text-align: justify">Mais le club ne compte pas en rester là. Le Tokyo FC gravit les échelons et accède vite à la seconde division, soit la Japan Football League (l’ancienne version représentait la division 2, aujourd’hui, la JFL est le quatrième échelon national, derrière la J.League 1, 2 et 3), dès 1992. Cette division n’est pas encore professionnelle, mais le club joue le haut du tableau jusqu’en 1998, où le Tokyo FC remporte la dernière édition de l’histoire de la JFL, avant la réforme du football japonais.</p>
<h2 style="text-align: justify">De l’eau dans le gaz</h2>
<p style="text-align: justify">Malgré un succès croissant, le FC Tokyo reste éclipsé par l’autre club de la capitale nipponne, le Tokyo Verdy. Avec sept championnats, huit coupes de la ligue et cinq coupes de l’Empereur remportés, il s’agit du club japonais le plus titré. Il naît en tant que Yomiuri FC, lui aussi en tant que club de la compagnie du même nom. Le journal Yomiuri était d’ailleurs, en plus du quotidien le plus vendu au monde et donc propriétaire du plus grand club de football du pays, propriétaire de la plus grande franchise de baseball au Japon, les Yomiuri Giants, encore aujourd’hui possédés par l’entreprise.</p>
<p style="text-align: justify">Étant donné que le FC Tokyo n’a jamais affronté le Verdy pendant l’âge d’or du Yomiuri, le bilan des confrontations reste très équilibré. Il n&rsquo;y a donc que peu de confrontations et quasiment aucune animosité entre les deux clubs, qui partagent d&rsquo;ailleurs le même stade. En revanche, le Verdy n’a jamais été mieux classé que le FC Tokyo au XXI<sup> e</sup> siècle, soit depuis que ce dernier figure dans l’élite. Ce fait témoigne particulièrement du déclin soudain du Tokyo Verdy.</p>
<p style="text-align: justify">Second en 1995, septième en 1996, quinzième en 1997, et à partir de là un squat du ventre mou jusqu’à la relégation en 2005. Le club a véritablement chuté à partir du retrait progressif de Yomiuri de la propriété du club. Dans un premier temps cédées à la branche télévisuelle du groupe, ce qui a occasionné le changement de nom du club, les parts du club ont finalement été vendues en 2009 à la nouvelle compagnie de holding Tokyo Verdy créée pour l’occasion.</p>
<h2 style="text-align: justify">Plein gaz</h2>
<p style="text-align: justify">Le FC Tokyo ne demandait pas moins que ce déclin du rival pour commencer à briller. Le club gagne donc une place dans le monde professionnel à l’aube du nouveau millénaire après ladite victoire en JFL 1998. Malgré cela, il reste factuellement à une division de l’élite, en J.League 2. Gagner la D2 et recommencer en D2. Peut-être se sentaient-ils lésés par cette réforme ? Quoi qu’il en soit, ils n’y passeront qu’une saison puisqu’ils finissent à une seconde place synonyme de promotion.</p>
<p style="text-align: justify">L’arrivée du FC Tokyo en J.League 1 marque un tournant dans le <a href="https://www.demivolee.com/2017/12/13/ultras-autopsie-supporters-decries/">supporteurisme</a> tokyoïte. En effet, l’ascension au même moment de l’équipe nationale caractérisée par la première phase finale d’une Coupe du monde de leur histoire en 1998 puis de <a href="https://www.demivolee.com/2018/06/14/organiser-le-mondial-gage-de-reussite/">la co-organisation de la Coupe du monde 2002</a> qui verra les Samurai accéder aux huitièmes de finales apporte tout un lot de nouveaux amateurs du ballon rond sur l’Archipel. Tokyo profite particulièrement de cette exposition. Les deux clubs de la capitale voient leur influence grimper de 60% pour le Verdy et de… 600% pour le FC Tokyo.</p>
<p style="text-align: justify">Ce dernier séduit donc davantage les nouveaux supporters. Il faut dire que si les deux clubs se positionnent dans le milieu de tableau en première moitié de la décennie 2000, cela est davantage synonyme de progression pour le FCT et de déclin pour le Verdy. Néanmoins, on note une très belle performance pour la ville en 2004, puisque le FC Tokyo remporte la Coupe de la Ligue, et le Verdy la Coupe de l’Empereur. En outre, le FC Tokyo attire pour son style de jeu. Entraînés par Hiromi Hara depuis 2002, les Bleus et Rouges pratiquent un jeu ouvertement porté vers l’offensive, avec notamment la star brésilienne Amaral, déjà présente lors du sacre en JFL 1998.</p>
<h2 style="text-align: justify">Énergie renouvelée</h2>
<p style="text-align: justify">Preuve que l’héritage de cette époque perdure, le FC Tokyo forme un certain Yuto Nagatomo. Future star du pays avec 110 sélections, il rejoint l’Inter Milan en 2011 après un discours prononcé devant 25 000 supporters tokyoïtes. Il y disputera 210 matchs jusqu’en 2018 et est donc une des plus grandes fiertés du club nippon.</p>
<p style="text-align: justify">Alors que le Verdy plonge en D2 dès 2005, le FC Tokyo truste toujours le milieu de tableau avec quelques fulgurances en cinquième ou sixième position. Toutefois, le club rate le virage 2010 avec une relégation surprise. Cette sortie de route pour le moins temporaire insuffle suffisamment d’orgueil à l’équipe pour remporter la J.League 2 et la Coupe de l’Empereur l’année suivante. Ce sont à ce jour les derniers trophées en date du club.</p>
<p style="text-align: justify">Depuis, le club garde sa place dans l’élite japonaise même s’il stagne à nouveau au milieu de tableau. On note tout de même une honorable quatrième place et deux participations à la Ligue des Champions de l’AFC durant lesquelles ils ont atteint les huitièmes de finale. Mais surtout, le FC Tokyo maintient une affluence régulière de 25 000 personnes. C’est-à-dire au niveau de clubs tels que Strasbourg ou Crystal Palace, bien que les populations ne soient évidemment pas comparables.</p>
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		<title>Dans l&#8217;ombre d&#8217;un géant #7 – L&#8217;Arsenal Kiev</title>
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		<dc:creator><![CDATA[MatthiasT]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 29 Jan 2019 06:00:07 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Dans l'ombre d'un géant]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Nous ne commettrons pas l’affront de comparer l’histoire de l’Arsenal Kiev à des montagnes russes, compte tenu des relations entre les deux pays, mais cette <a class="mh-excerpt-more" href="https://www.demivolee.com/2019/01/29/dans-lombre-dun-geant-7-larsenal-kiev/" title="Dans l&#8217;ombre d&#8217;un géant #7 – L&#8217;Arsenal Kiev">[...]</a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><strong>Nous ne commettrons pas l’affront de comparer l’histoire de l’Arsenal Kiev à des montagnes russes, compte tenu des relations entre les deux pays, mais cette métaphore aurait été parfaitement adéquate. L’épisode sept de <em>Dans l’ombre d’un géant </em>nous emmène donc en capitale ukrainienne. </strong></p>
<h2 style="text-align: justify">Bloc de leste</h2>
<p style="text-align: justify">Entre montées, relégations, associations, dissolutions et banqueroutes, l’Arsenal Kiev est malheureusement pour lui un invité de choix face au Dynamo. Fait significatif des mouvances du club, alors que l’Arsenal est bientôt centenaire, il aura porté ce nom durant à peine la moitié de son histoire. Tout commence en 1925. L’Arsenal est fondé en tant que club omnisport des ouvriers de l’arsenal de Kiev, c’est-à-dire, au sens propre, de l’usine destinée au matériel militaire. Il n’est pour l’instant qu’un petit club amateur et régional. Il obtient quand même une participation à la Coupe Soviétique en 1936 mais leur élimination intervient dès le premier tour.</p>
<p style="text-align: justify">Après le Seconde Guerre, l’Arsenal reprend du service dans le championnat d’Ukraine sous le doux nom de FC Mashynobudivnyk Kiev. Il s’illustre plutôt bien localement, puisqu’après plusieurs victoires, il est promu en Soviet Class B dès 1959 et reprend son nom original. Ce qui aurait pu être le début d’une expansion ne sera que de courte durée.</p>
<p style="text-align: justify">Au bout de cinq ans, l’Arsenal Kiev disparaît dans des conditions « troubles ». Les sources, variables, indiquent qu’il aurait été rebaptisé FC Temp Kiev, le club de l’usine d’aviation. Mais il est plus probable qu’il ait perdu son barrage de relégation face à ce même club, voire même qu’il lui ait cédé la place. Quoi qu’il en soit, l’Arsenal Kiev s’éclipse alors que le Temp est dissous peu de temps après. Cependant, le site officiel de l’Arsenal affirme que son équipe amateur a continué à concourir dans les compétitions municipales kiéviennes.</p>
<h2 style="text-align: justify">Renommages de raison</h2>
<p style="text-align: justify">L’Arsenal Kiev tel que nous le connaissons aujourd’hui (re)naît à Boryspil en 1993. Cette assez grande ville en banlieue de Kiev fonde un club, le FC Boryspil, qui s’associe très vite avec le FC Nyva Myronivka pour qui il se renomme en Nyva-Borysfen. Le club joue en troisième division, mais déjà, les premières rivalités avec le Dynamo se fondent sur des matchs de coupe. Le premier derby se solde par un amer 7-1 pour le géant au terme de deux manches.</p>
<p style="text-align: justify">Néanmoins, cette mésaventure n’empêche pas au club de se promouvoir en seconde division et de nourrir une ambition grandissante. Le club reprend son nom de FC Boryspil et accède à l’élite lors de sa troisième saison. Il fusionne alors avec le CSK ZSU soit, <a href="https://www.demivolee.com/2018/03/05/dossier-cska-moscou-larmee-rouge/">vous l’aurez deviné, le club de l’armée</a>. Le nouveau CSKA-Borysfen Boryspil devient donc la deuxième équipe du CSKA Kiev, ce qui lui vaut une relocalisation à Kiev. Et puisqu’une question vous taraude, oui, il y a un nouveau changement de nom pour fêter cela. Accueillons le CSKA-Borysfen Kiev.</p>
<p style="text-align: justify">Seconde équipe oblige, il a fallu au CSKA-BK remonter en première division. Cela ne prend pas beaucoup de temps au club qui se paie même le luxe de terminer quatrième lors de sa première saison dans l’élite. Cependant, des désaccords subsistent et les deux clubs constituants se séparent en 1996. Le FC Borysfen se recrée en tant que club amateur. Quant au CSKA, appauvri, il continue malgré tout son chemin en première division, sous la seule tutelle du ministère de la Défense. Le club faiblit mais ne plie pas. Malgré des moins bons classements, l’équipe performe en coupe et atteint deux finales, perdues face au Dynamo puis face au Shakhtar.</p>
<h2 style="text-align: justify">Kiev cœur</h2>
<p style="text-align: justify">Toutefois, les problèmes financiers sont désastreux pour le CSKA. Condamné à la dissolution, la ville de Kiev fait un effort et accepte de racheter l’équipe une. La fondation de l’Arsenal Kiev, subventionné par l’administration de la ville, est officialisée en 2001. 2001 est paradoxalement aussi l’année de la meilleure performance de l’histoire du club, qui atteint le deuxième tour de la Coupe UEFA après une victoire sur l’Étoile Rouge de Belgrade. Mais ce sont bien là les seules réjouissances de l’Arsenal Kiev. Bien qu’il soit désormais le « vrai » club de la ville, il ne fédère pas autant que le Dynamo et végète en milieu de tableau.</p>
<p style="text-align: justify">Mais être géré par l’administration ne génère pas la stabilité attendue par l’Arsenal Kiev. Bientôt vendu en 2007 à Vadim Rabinovich, un oligarche ukrainien, une mauvaise gestion lui vaudra une nouvelle vente en 2009 pour un hryvnia symbolique, soit une dizaine de centimes d’euro. Rabinovich souhaite remettre le club sur de bons rails et revient en 2010. Il ne le mènera que dans un gouffre.</p>
<p style="text-align: justify">Le milliardaire Oleksandr Onyshchenko tente alors de sauver le club. Maltraités, le club comme ses supporters ne sont pas au bout de leurs peines. Le club vivote bien pendant trois ans et tient son rang en première division. Mais en pleine saison 2013-2014, Onyschchenko comme Rabinovich jettent l’éponge. La banqueroute est officiellement déclarée, Arsenal n’est plus.</p>
<h2 style="text-align: justify">Kiev relève-toi</h2>
<p style="text-align: justify">Rapidement, des supporters, des anciens joueurs et l’homme d’affaires et ancien pilote de rallye Oleksiy Kikireshko entament la reconstruction du club. Nous sommes en 2014 lorsque l’Arsenal Kiev nouvelle édition se relance dans les compétitions amateures de la ville. Peu importe l’époque, il faut croire que remonter une division par an figure dans l’ADN du club. En effet, à la manière des années Borysfen, l’Arsenal atteint dès 2016 la Persha Liga 1, soit le deuxième rang. Ils remportent le championnat la saison suivante et s’octroient de fait leur retour dans l’élite, en Premier Liga.</p>
<p style="text-align: justify">S’il est peu probable que l’Arsenal se maintienne cette saison en figurant bon dernier à la trêve, le club semble enfin témoigner d’une certaine stabilité qui leur a tant fait défaut toutes ces années. De quoi entrevoir un avenir plus radieux, et, utopiquement, quitter l’ombre du Dynamo pour rejoindre celle de l’autre Arsenal ?</p>
<h2 style="text-align: justify">Derby</h2>
<p style="text-align: justify">Utopiquement, c’est le mot. Sur le plan des derbys, la domination du Dynamo est sans partage. De toute l’histoire, il n’y a simplement eu aucune victoire de l’Arsenal, et ils n’ont su obtenir que trois nuls en vingt-et-une rencontres. Ce rapport de force semble même inspirer au Dynamo de la pitié, si bien que ceux-ci prêtent actuellement leur ancien stade, le Valeriy Lobanovsky Stadion, à l’Arsenal, qui n’a pas su trouver un stade conforme à la première division. Le vrai rendez-vous du Dynamo devient donc le <em>Klasychne </em>(classique) contre le Shakhtar Donetsk. Les bleus le dominent également, même si la tendance est à l’équilibre depuis la chute de l&rsquo;union soviétique.</p>
<p style="text-align: justify">Les deux clubs sont également antagonistes hors des terrains. Les supporters de l’Arsenal sont très liés aux mouvements d’extrême gauche, en tant qu’antifascistes auto-déclarés. L’arsenal de Kiev était d’ailleurs à l’époque associée aux pensées bolcheviques. Ceux du Dynamo, eux, sont traditionnellement plus nationalistes. Rien de bien surprenant étant donnée <a href="https://www.demivolee.com/2018/12/17/dossier-football-et-kgb-cocktail-explosif/">l’histoire des Dynamo et Dinamo.</a></p>
<p style="text-align: justify">Si certains groupes de hooligans s’affrontent parfois violemment entre eux – et cela concerne tout le football ukrainien, ils ont aujourd’hui tendance à former des alliances surprenantes dans le cadre des énormes difficultés économiques et diplomatiques auxquelles fait face le pays. Des ultras étaient en effet déjà partiellement à l’origine de la révolution de Maidan en février 2014. Et aujourd’hui, même les clubs s’impliquent dans le conflit russo-ukrainien. C’est le cas du Shakhtar qui, pour fuir la guerre dans la région du Donbass et pourtant historiquement pro-Russie, a choisi la ville nationaliste pro-Ukraine de Lviv comme domicile provisoire.</p>
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		<title>Dans l&#8217;ombre d&#8217;un géant #6 &#8211; Los Angeles FC</title>
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		<dc:creator><![CDATA[MatthiasT]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 22 Jan 2019 06:00:17 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Qui dit nouvelle croisière à la découverte de clubs plus en retrait à cause du quasi-monopole de leur rival dit nouvelles destinations plus atypiques, bien <a class="mh-excerpt-more" href="https://www.demivolee.com/2019/01/22/dans-lombre-dun-geant-6-los-angeles-fc/" title="Dans l&#8217;ombre d&#8217;un géant #6 &#8211; Los Angeles FC">[...]</a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><strong>Qui dit nouvelle croisière à la découverte de clubs plus en retrait à cause du quasi-monopole de leur rival dit nouvelles destinations plus atypiques, bien loin des cinq grands championnats européens. Restons dans le confort et le luxe de l’Occident pour cette première escale : cap sur Los Angeles. <em>Dans l’ombre d’un géant</em>, saison deux.</strong></p>
<h2 style="text-align: justify">C’est une romance d’aujourd’hui</h2>
<p style="text-align: justify">Aussi riche soit l’histoire de la MLS, elle s&rsquo;étend indéniablement peu dans le temps. Sa formation remonte à 1993 et, depuis, plusieurs franchises se sont déjà succédées. On pourra donc difficilement faire un épisode plus ancré dans l’actualité. En effet, le « géant » en question ne joue que depuis 1996, soit depuis la première saison de MLS. Quant à son outsider, il foule les terrains de MLS pour la première fois en… 2018. Le Los Angeles Galaxy et le Los Angeles Football Club n’ont donc pas un historique de confrontations endiablées ou de luttes pour le titre mémorables très développé. Néanmoins, il est très intéressant de témoigner de la naissance de deux clubs et, qui sait, d’une rivalité historique. Chose à laquelle il est rare d’assister en Europe.</p>
<p style="text-align: justify">Évidemment, la Major League Soccer n’est pas tombée du ciel. Elle repose sur le terreau fertile du <a href="https://www.demivolee.com/2018/08/16/dossier-le-soccer-reveiller-le-geant-assoupi/"><em>soccer</em> américain</a> apporté sur le Nouveau Monde dès le milieu du XIX<sup>e</sup> siècle. Dans la Cité des Anges, la première équipe professionnelle répond au nom des <em>Kickers</em> et date de 1955. Plus tard, on dénombre les <em>Toros</em>, les <em>Wolves</em>, <a href="https://www.demivolee.com/2018/11/20/carnets-de-voyage-los-angeles-aztecs/">les <em>Aztecs</em></a> ou encore le <em>California Surf</em>. Ces derniers jouaient dans la NASL (North American Soccer League), soit l’ancêtre de la MLS. Le football est donc implanté de longue date à Los Angeles. Mais avant l’avènement de Galaxy, peu de ses clubs connaissent le succès puisque les deux titres des <em>Aztecs</em> et le seul des <em>Wolves </em>constituent le maigre palmarès de la deuxième ville des États-Unis.</p>
<h2 style="text-align: justify">Les doyens du LA Galaxy</h2>
<p style="text-align: justify">Galaxy est la franchise angelina de toujours en MLS (enfin, de toujours, des 23 saisons jouées jusqu’à présent). Elle prit en effet part à la saison inaugurale du championnat et ne l’a jamais quitté. Le nom se réfère aux stars de Hollywood, mais il peut désormais renvoyer au palmarès de la franchise. Pour cause, il s’agit de l’équipe la plus titrée en MLS avec quatre Supporters’ Shield (le championnat de la saison régulière) et cinq MLS Cup (l’issue des play-offs). À ceci s’ajoutent les deux coupes nationales et une coupe continentale.</p>
<p style="text-align: justify">LA Galaxy, c’est aussi des joueurs d’exceptions. Parmi ces <em>franchise players</em>, c’est-à-dire le joueur emblématique, selon le vocabulaire sportif américain, on peut citer pêle-mêle Cobi Jones, Landon Donovan, David Beckham et actuellement Zlatan Ibrahimovic. Le Galaxy n’a pas réellement eu d’âge d’or, ou du moins il est trop tôt pour le dire. Chaque saison, ils ont représenté un concurrent sérieux pour le titre et glané des trophées à intervalles réguliers.</p>
<p style="text-align: justify">Il ne sera donc pas chose aisée pour le Los Angeles Football Club de se faire un nom dans la Cité des Anges. C’est pourtant ce qu’espère la MLS. Son but est de créer un derby, une rivalité sur et hors des terrains à l’image de Londres, Milan voire, peut-on rêver, <a href="https://www.demivolee.com/2018/08/14/villes-de-football-buenos-aires-la-majestueuse/">Buenos Aires</a>. On observe d’ailleurs un travail similaire à l’est avec la création du New York City FC en 2013 qui participa à sa première MLS en 2015.</p>
<h2 style="text-align: justify">The Wings</h2>
<p style="text-align: justify">Le Los Angeles FC est quant à lui fondé en 2014 et inauguré pour la saison 2018. Sa création intervient trois jours après la dissolution de l’ancienne franchise de la banlieue angelina : le Chivas USA. Filiale du Chivas Guadalajara depuis 2005, elle avait échoué dans sa quête d’attirer l’importante communauté hispanique de Los Angeles. La MLS a donc rachetée ses droits au propriétaire pour lancer une nouvelle franchise, cette fois au cœur de LA.</p>
<p style="text-align: justify">Entre donc sur la scène du <em>soccer </em>le très humblement nommé Los Angeles FC. La franchise est détenue par <a href="https://www.lafc.com/club/ownership">vingt-deux propriétaires</a>, dont le célèbre Magic Johnson, qui ont à cœur de développer une marque et un projet sportif de grande ampleur. Cela passe par la conception d’une académie dernier cri et d’une équipe féminine en plus de l’équipe masculine que l’on imagine assez performante pour bien figurer en MLS. Concernant l’académie, Tom Penn, un des propriétaires principaux et président du club, a souligné l’importance de se positionner « agressivement » sur le sujet.</p>
<p style="text-align: justify">Ainsi, on ferme très vite l&rsquo;académie de Chivas USA. Un nouveau centre indépendant sort de terre en 2016, avant même que le LAFC ait sa place en MLS, et s’agrandit à nouveau en 2017. Quant à l’équipe féminine, elle reste aujourd’hui « en discussion ». C’est du moins ce qu’affirme l’ancienne joueuse de l’équipe nationale et actuelle co-propriétaire du club Mia Hamm, sans plus de détails.</p>
<h2 style="text-align: justify">Marketing à califourchon</h2>
<p style="text-align: justify">Outre les anciens supporters de Chivas USA, le LAFC cherche toujours à séduire la communauté hispanique. C’est probablement en ce sens que l’on doit comprendre la venue de Carlos Vela ou Diego Rossi dès la saison inaugurale. Toutefois, avec un design plus américain, la franchise cible également des supporters de tout Los Angeles, et pourquoi ne pas convertir même certains supporters de Galaxy. En d’autres termes, le club veut représenter la ville et son peuple.</p>
<p style="text-align: justify">Partant du fait que les quatre autre sports nationaux (bien que la Californie ne soit pas très touchée par le hockey sur glace) en plus de la vingtaine des franchises de <em>soccer</em> déjà existantes saturent le marché, il a fallu innover. C’est pourquoi le service marketing du LAFC cible aussi les <em>Millenials</em> qui sont plus nombreux que toute autre génération à s’intéresser au <em>soccer</em>. Par les nouveaux moyens de communication, le LAFC a réussi à vendre ses idées et ses objectifs avant de vendre des vrais produits. À titre indicatif, une bonne partie des abonnements étaient vendus avant même que la « Memorial Sports Arena » qui occupait le terrain soit abattue pour construire le stade.</p>
<p style="text-align: justify">D’ailleurs, la construction d’un stade était une nécessité pour le club. Le LAFC aurait pu jouer ses débuts au Coliseum mais celui-ci a accueilli pas moins de neuf clubs de<em> soccer </em>différents et même un club de baseball, pas vraiment l’idéal pour se forger une identité. Construit juste à côté pour la somme de 250 millions de dollars, le Banc of California Stadium est inauguré fin avril 2018. Si la saison de MLS débute en mars, le LAFC n’a cependant pas eu recours à un stade temporaire et a simplement commencé la compétition avec six matchs à l’extérieur de suite.</p>
<h2 style="text-align: justify">« El trafico »</h2>
<p style="text-align: justify">2018 a donc été l’occasion de voir la naissance d’un derby. Il y en eut précisément trois, tous en MLS dans le cadre de la saison régulière, où chacun affronte deux ou trois fois les adversaires de sa propre conférence et une fois les adversaires de l’autre conférence. Les fans surnomment ce derby « El Trafico ». Ce nominatif non dépourvu d’ironie renvoie à la fois à la gestion catastrophique du trafic angelino ainsi qu’au terme espagnol « El Clasico » destiné à ce type de match.</p>
<p style="text-align: justify">L’histoire retiendra que le premier « Trafico » fut<a href="https://www.youtube.com/watch?v=H9KgMB9eiOw"> remporté par le LA Galaxy au bout d’un palpitant 4-3 au StubHub Center alors que les <em>Wings</em> menaient de trois buts</a>. C’est aussi le premier match américain de Zlatan Ibrahimovic. Il le concrétise par une entrée à vingt minutes du terme et deux buts dont une reprise de volée d’anthologie à 40 mètres du but pour donner la victoire à son club. Les deux autres derbys connaissent la même issue : matchs nuls.</p>
<p style="text-align: justify">Néanmoins, le LAFC gagne cette saison la bataille des comparaisons indirectes. Avec une honorable troisième place synonyme de play-offs, il se positionne devant le LA Galaxy et sa septième place, qui lui ne participera pas aux play-offs. Toutefois, le LAFC est éliminé dès sa première confrontation. Cela reste une saison inaugurale très satisfaisante. On attend cependant la première victoire en derby, et bien sûr le premier titre. Mais l’histoire du LAFC n’en est qu’à sa préface…</p>
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		<title>Dans l&#8217;ombre d&#8217;un géant &#8211; Retour sur la saison</title>
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		<dc:creator><![CDATA[MatthiasT]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 26 Dec 2018 06:05:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actus Clubs]]></category>
		<category><![CDATA[Dossiers Demivolée.com]]></category>
		<category><![CDATA[Dans l'ombre d'un géant]]></category>
		<category><![CDATA[Headline]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le cinquième et « ultime » épisode de la série étant disponible depuis un peu plus d&#8217;un mois et la nouvelle année approchant, il est temps de <a class="mh-excerpt-more" href="https://www.demivolee.com/2018/12/26/dans-lombre-dun-geant-retour-sur-la-saison/" title="Dans l&#8217;ombre d&#8217;un géant &#8211; Retour sur la saison">[...]</a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<div align="justified">
<p style="text-align: justify"><strong>Le cinquième et « ultime » épisode de la série étant disponible depuis un peu plus d&rsquo;un mois et la nouvelle année approchant, il est temps de découvrir ce que ces clubs ont produit pendant cette mi-saison.</strong></p>
</div>
<div align="justified">
<p style="text-align: justify">Cette série avait pour but de mettre en lumière des clubs de grandes villes de football mais qui ne jouent pas les premiers rôles. De la popularité à l&rsquo;idéologie en passant par le palmarès, tout un monde sépare les deux (ou plus) antagonistes. Ils se vouent parfois une haine viscérale, ils sont parfois frères ennemis. Ce jeu du je-t&rsquo;aime-moi-non-plus les a souvent amenés à partager, en plus de la ville, un stade, un ennemi, un joueur, bref : une histoire. </p>
</div>

<div align="justified">
<p style="text-align: justify">Un si petit laps de temps n&rsquo;a bien sûr pas suffit à ces clubs pour renverser la vapeur au sein de leur ville. Le TSV Munich n&rsquo;a pas gagné les vingt-sept championnats d&rsquo;Allemagne qui le séparent du Bayern. Le Lokomotiv n&rsquo;est pas devenu le club le plus titré de Moscou. Après tout, Rome ne s&rsquo;est pas construite en un jour, vous répondront peut-être les dirigeants. Ou bien vous diront-ils qu&rsquo;il y a d&rsquo;autres préoccupations plus urgentes. <a href="https://www.demivolee.com/2018/10/25/ombre-geant-tsv-1860-munich/">Le TSV, par où la série avait commencé</a>, aimerait déjà remonter en seconde division allemande. Or, les coéquipiers de Romuald Lacazette sont à la peine au milieu du tableau de la <em>Dreite Liga</em>. </p>
</div>

<div align="justified">
<p style="text-align: justify">Nous avions ensuite fait une halte chez les <a href="https://www.demivolee.com/2018/11/01/dans-lombre-dun-geant-2-lespanyol-barcelone/">Barcelonais de l&rsquo;Espanyol</a>. Après un départ canon et quelques apparitions sur le podium de la très disputée Liga Santander, quelques observateurs avaient misé sur le RCDE pour être la surprise de la saison. Mais les hommes de Rubi vivent très mal la rentrée dans l&rsquo;hiver. Un mois complet de défaites entre la mi-novembre la mi-décembre dont un 0-4 mal payé infligé par les pensionnaires du Camp Nou portés par un Messi stratosphérique les font rentrer dans le rang. Ils ne demeurent cependant qu&rsquo;à quelques points des places européennes. Cela aura au moins eu le mérite de casser la monotonie des résultats du club pour un temps.</p>
</div>

<div align="justified">
<p style="text-align: justify">Puis, il nous a fallu traverser l&rsquo;Atlantique. Flâner dans les rues de Boedo et d&rsquo;Almagro, au cœur de Buenos Aires. Ressentir la ferveur qui transporte <a href="https://www.demivolee.com/2018/11/08/dans-lombre-dun-geant-3-san-lorenzo/">San Lorenzo</a>. Ici, cela ne se passe pas pour le mieux. En effet, dans l&rsquo;ombre des géants Boca et River qui s&rsquo;affrontaient sur le toit de l&rsquo;Amérique latine en finale de Copa Libertadores, San Lorenzo pointe en bas du tableau de la Superliga. </p>
</div>

<div align="justified">
<p style="text-align: justify">Notre vol retour nous ramenait dans un des cinq grands pays de football européens. Nous nous étions arrêtés du côté des <a href="https://www.demivolee.com/2018/11/15/dans-lombre-dun-geant-4-le-torino-fc/">Turinois du Torino FC</a>. Le <em>Toro</em> effectue la saison qu&rsquo;on attendait, entre le podium et la moitié de tableau. Par conséquent, le suspens résidera dans leur capacité à s&rsquo;installer aux places européennes à long terme. Du côte de leur compétition fétiche, les <em>Torinesi</em> sont toujours en lice en Coppa Italia.</p>
</div>

<div align="justified">
<p style="text-align: justify">Enfin, la suite du voyage se fit en train. Notre destination finale, Moscou, n&rsquo;abrite pas moins de cinq clubs majeurs. <a href="https://www.demivolee.com/2018/11/22/dans-lombre-dun-geant-5-le-lokomotiv-moscou/">Parmi eux, le Lokomotiv était l&rsquo;objet du cinquième épisode de la série</a>. Sans doute décroché du premier wagon pour le titre, il reste en course pour les places qualificatives en Ligue des Champions. Une compétition dans laquelle il n&rsquo;excelle pas cette saison, le <em>Loko</em> n&rsquo;a pas survécu à la phase de poule. Telle fut notre dernière escale. Sachez néanmoins que la compagnie <em>Air DV </em>est toujours en mesure d&rsquo;assurer de nouveaux voyages&#8230;</p>
</div>

<div align="justified">
<p style="text-align: justify"><em>Si vous souhaitez nous faire part de votre avis sur cette série ? Plaider pour une saison deux ? Proposer des suggestions de destinations ? N&rsquo;hésitez pas à utiliser l&rsquo;espace commentaires !</em></p>
</div>


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		<title>Dans l&#8217;ombre d&#8217;un géant #5 – Le Lokomotiv Moscou</title>
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		<dc:creator><![CDATA[MatthiasT]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 22 Nov 2018 06:00:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Autres championnats]]></category>
		<category><![CDATA[Dossiers Demivolée.com]]></category>
		<category><![CDATA[Dans l'ombre d'un géant]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pour ce cinquième et ultime épisode de la série, cap sur le pays de la deuxième étoile française et les clubs de sa capitale. Au <a class="mh-excerpt-more" href="https://www.demivolee.com/2018/11/22/dans-lombre-dun-geant-5-le-lokomotiv-moscou/" title="Dans l&#8217;ombre d&#8217;un géant #5 – Le Lokomotiv Moscou">[...]</a></p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><b>Pour ce cinquième et ultime épisode de la série, cap sur le pays de la deuxième étoile française et les clubs de sa capitale. Au cœur de la bataille footballistique pour Moscou, le Lokomotiv fait figure d&rsquo;outsider. Encore incomparable historiquement au Spartak, au Dynamo ou au CSKA, il est pourtant le meilleur club moscovite du moment.</b></p>
<h2 style="text-align: justify">La traversée du tunnel</h2>
<p style="text-align: justify">Le nom ne laisse pas beaucoup de place au suspens. Le Lokomotiv, fondé « Kazanka » en référence à la ligne Moscou-Kazan en 1922, est très lié au monde ferroviaire. Le club appartenait alors au ministère soviétique du transport, via sa branche dédiée aux chemins de fer. Cette institution rentrait dans le cadre des Sociétés Sportives Volontaires organisées par le régime soviétique. Encore aujourd’hui, l’équivalent local de la SNCF, la firme RJD que l&rsquo;on voit en sponsor ventral du maillot, est propriétaire du club.</p>
<p style="text-align: justify">Après des balbutiements très calmes dans ses jeunes années, le Loko prend du galon en 1951 avec sa première montée dans la division d&rsquo;élite soviétique. Il se retrouve entre les deux géants que sont le Dynamo et le Spartak, dont la rivalité est au sommet. Malgré ses indéniables relations avec le pouvoir, le Lokomotiv garde une identité proprement moscovite plus que soviétique. Ainsi, quand les autres clubs de la troisième Rome ne disputent que très rarement un match contre des équipes étrangères à cause des tensions de la Guerre Froide, le « Lok » a souvent pris part à des amicaux en Europe, en Asie, en Afrique et même aux États-Unis.</p>
<h2 style="text-align: justify">La bataille de Moscou</h2>
<p style="text-align: justify">On dénombre cinq grands clubs moscovites : le Dynamo, le Spartak, le Torpedo et le <a href="https://www.demivolee.com/2018/03/05/dossier-cska-moscou-larmee-rouge/">CSKA</a> en plus de notre Lokomotiv. Le Dynamo est l’aîné, il s’agit aussi du plus controversé. Et pour cause, il tenait des liens très étroits avec la police secrète. A titre d’indication, Lavrenti Beria, le président d’honneur du club, n’était autre que le bras droit de Staline. Ex-chef du NKVD, il est d&rsquo;ailleurs exécuté après la mort de Staline pour crime envers le peuple soviétique.</p>
<p style="text-align: justify">Vient ensuite le Spartak, le plus titré. Créé par des ouvriers, il était pour un temps le plus grand rival du Dynamo avec le mythe du club du peuple, des travailleurs, des anti-système contre le club de la police. Deux dates définissent cette rivalité. La première, 1936, représente l’année de l’inauguration de la première division soviétique, où deux éditions ont lieu. Évidemment, les deux vainqueurs furent le Dynamo puis le Spartak. La seconde, 1942, marque l’arrestation et la déportation sans plus de procès du fondateur, joueur et entraîneur du Spartak <a href="https://footballski.fr/nicolai-starostin-du-spartak-moscou-au-goulag">Nikolai Starostin</a>, accusé de préparer un attentat contre Staline. Il ne fait que peu de doute que la rivalité entre Dynamo et Spartak en soit la véritable cause.</p>
<p style="text-align: justify">Le Torpedo Moscou est quant à lui fondé en 1924 et connaît son âge d’or dans les années 1960 grâce au « Pelé Russe » : <a href="http://www.cahiersdufootball.net/article-eduard-streltsov-le-footballeur-martyr-1-2-4171">Eduard Streltsov</a>. En fait, le Torpedo aurait pu avoir un âge d’or plus étendu si Streltsov n’avait pas été lui aussi tenu à l’écart du football puisque envoyé au Goulag entre 1958 et 1965 pour une affaire de viol présumé. Étant donné qu’il avait refusé de signer pour le Dynamo, il est possible que ces derniers soient encore une fois mouillés.</p>
<p style="text-align: justify">Enfin, le plus grand club de ce millénaire, même si sa création remonte au temps de l’Empire Russe en 1911, est le CSKA. Il est lui aussi affilié au pouvoir car il s’agit du <a href="https://www.demivolee.com/2018/03/05/dossier-cska-moscou-larmee-rouge/">club de l’armée rouge</a>. En dominant très fortement le football russe du XXI<sup> e</sup> siècle, il entretient la plus grosse rivalité moscovite actuelle avec le Spartak.</p>
<h2 style="text-align: justify">La cinquième roue du carrosse</h2>
<p style="text-align: justify">Pendant que les autres clubs de Moscou ainsi que le Dynamo Kiev (le plus grand club soviétique) raflaient tout, on considéra longtemps le Lokomotiv comme le plus petit de ces cinq clubs. Avec seulement deux coupes remportées, il faut reconnaître que le club a connu des années soviétiques difficiles. Mais son histoire récente tend vers une remontée au détriment du Torpedo, actuellement en troisième division.</p>
<p style="text-align: justify">Le Lok doit sa renommée récente et quasiment l’intégralité de son palmarès à un homme : Yuri Semin. Attaquant modeste des années 1960 et 1970, il passe par le Spartak, le Dynamo puis le Lokomotiv où il s’impose véritablement comme une légende, mais en tant qu’entraîneur. Il occupe ce poste pour la première fois en 1986. Et hormis une pige en 1991 pour tenter d’amener les Néo-Zélandais aux Jeux Olympiques, il ne quitte le club qu’en 2005… Avant d’y retourner en 2009 pour une saison, et de revenir une nouvelle fois en 2016.</p>
<h2 style="text-align: justify">L&rsquo;homme providentiel</h2>
<p style="text-align: justify">Bien qu&rsquo;il soit entré par la petite porte après deux brèves expériences sur les bancs de petits clubs, Yuri Semin devient le super-héros du Loko. Il commence par sauver le club de ses dettes en achetant lui-même des parts qu&rsquo;il détient toujours. Progressivement, il fait du Lokomotiv un régulier du top six. En 1996, il guide le club vers une Coupe de Russie, son premier trophée depuis trente-neuf ans. Une performance qu&rsquo;il réitère l&rsquo;année suivante, puis à nouveau en 2000 et 2001. Puis, 2002 est l&rsquo;année du Graal. Le Lokomotiv Moscou met fin à l&rsquo;hégémonie du Spartak et est, pour la première fois de son histoire, champion de Russie. Deux ans plus tard, Semin rajoute un championnat dans l&rsquo;armoire à trophée du Loko. Il quitte finalement le club en 2005 pour la sélection russe&#8230; jusqu&rsquo;à la prochaine fois.</p>
<p style="text-align: justify">Car seul le banc du Lokomotiv réussit à Yuri Semin. Maintenir les deux petits clubs mentionnés plus haut, amener la Nouvelle-Zélande aux Jeux, qualifier la Russie à la Coupe du Monde 2006 et sa nomination au Dynamo Moscou sont autant d&rsquo;échecs plus ou moins cuisants. Comme une exception qui confirme la règle, sa pige au Dynamo Kiev se passe bien, un titre de champion et une demi-finale de Coupe UEFA à la clef. Il signe alors son retour au Lokomotiv en 2009. Malheureusement, des résultats en demi-teinte causeront son renvoi au terme de la saison. Par la suite, il connaît d&rsquo;autres aventures peu concluantes : un retour au Dynamo Kiev, une saison dans le championnat azéri et deux saisons dans des modestes clubs russes.</p>
<h2 style="text-align: justify">Le train Semin</h2>
<p style="text-align: justify">En 2016 et contre toute attente, le président du Lokomotiv Ilya Gerkus fraîchement nommé invite Yuri Semin à re(re)venir. Si les supporters apprécient grandement la décision, tout ne se déroule pas exactement comme prévu. En effet, le Lokomotiv Moscou n&rsquo;accède qu&rsquo;à une médiocre huitième place mais Semin sauve son poste en gagnant la Coupe. Et quelle bonne idée ce fût de le conserver ! La saison suivante, il remporte le troisième championnat de l&rsquo;histoire du club, qui sont donc tous gagnés sous l&rsquo;égide de Yuri Semin.</p>
<p style="text-align: justify">Un succès d&rsquo;autant plus inattendu que le Lokomotiv n&rsquo;est pas un club riche. Contrairement au Zenit, le club dépense assez peu. Pour ainsi dire, les mercatos estivaux 2015, 2016 et 2017 sont synonymes de 16M€ d&rsquo;achats et 24M€ de ventes. Pendant la saison du titre, les stars du club sont Éder, Farfán, Ari mais surtout le capitaine Denisov, grand espoir au poste de milieu défensif lors de l&rsquo;Euro 2008 mais dont la carrière fut entachée par ses écarts de comportement. Toutefois, Semin a su le cerner et en a fait son joueur clef.</p>
<p style="text-align: justify">Aujourd’hui, les coéquipiers de <a href="https://www.demivolee.com/2017/07/21/maciej-rybus-symbole/">Maciej Rybus</a>, champions de Russie en titre, peinent à faire bonne figure en Ligue des Champions. Néanmoins, ils sont encore en course en championnat, à six points du leader et favori Zenit Saint-Pétersbourg. Mais surtout, ils sont actuellement la meilleure équipe moscovite.</p>
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		<title>Dans l&#8217;ombre d&#8217;un géant #4 &#8211; Le Torino FC</title>
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		<dc:creator><![CDATA[MatthiasT]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 15 Nov 2018 06:00:10 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Calcio A]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>« Mythe, légende, tradition. » Tels sont les mots choisis par le Torino pour se décrire, et il faut avouer qu’on trouvera difficilement mieux. Les trente-quatre Scudetti <a class="mh-excerpt-more" href="https://www.demivolee.com/2018/11/15/dans-lombre-dun-geant-4-le-torino-fc/" title="Dans l&#8217;ombre d&#8217;un géant #4 &#8211; Le Torino FC">[...]</a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><strong>« Mythe, légende, tradition. » Tels sont les mots choisis par le Torino pour se décrire, et il faut avouer qu’on trouvera difficilement mieux. Les trente-quatre <em>Scudetti</em> de la Juventus ont beau faire de l’ombre aux sept sacres du Torino, celui-ci ne demeure pas moins un des clubs les plus historiques et les plus célébrés d’Italie.</strong></p>
<h2 style="text-align: justify">Grenats</h2>
<p style="text-align: justify">Les ouvriers suisses et anglais apportent le football à Turin à la fin du XIX<sup>e</sup> siècle. Rapidement, la Juventus et l’Internazionale Torino sont créés, avant que ce dernier ne soit absorbé par le FC Torinese. Le FC Torino voit finalement le jour en 1906, quand le FC Torinese décide de fusionner avec des membres dissidents de la Juventus. Le tout sous la présidence d’Alfredo Dick, un modeste joueur suisse mais remarquable leader.</p>
<p style="text-align: justify">Le nouveau-né décide alors d’abandonner ses bandes jaunes et noires – dont on aperçoit encore aujourd&rsquo;hui l&rsquo;héritage sur le maillot des <em>Juventini</em> – pour le grenat. Deux hypothèses concernant ce choix. La première indique tout simplement que le grenat est la couleur du Servette Genève, club de cœur d’Alfredo. La seconde stipule la noblesse de cette couleur dans le Piémont. Elle tient ses origines d’une famille savoyarde qui, en 1706 (soit pile deux-cent ans auparavant), utilisa le mouchoir ensanglanté d’un soldat pour écrire et propager la nouvelle de la libération de Turin face aux Français.</p>
<h2 style="text-align: justify">Il Grande Torino</h2>
<p style="text-align: justify">Il faut attendre 1928 pour voir le Torino inscrire la première ligne à son palmarès. Le titre de 1927 révoqué pour corruption n’empêche en effet pas les <em>Torinesi </em>de mettre fin aux controverses en remportant le suivant. C’est l’époque marquante du « trio des merveilles ». Celui-ci se compose de Libonatti, Baloncieri et Rossetti, auteurs respectivement de 35, 31 et 23 buts pendant la saison du sacre. Néanmoins, le Toro ne parvient pas à surfer sur cette vague et passe des années 1930 moins fastes. Le club repart tout de même avec un lot de consolation en gagnant la toute première Coppa Italia en 1936.</p>
<p style="text-align: justify">La nomination du président Ferruccio Novo en 1940 signe le début de l’ère la plus glorieuse du club. Les <em>Torinesi </em>lui doivent la plus belle équipe de leur histoire : <em>Il Grande Torino</em>. D’abord septième, puis second dans les deux premières saisons expérimentales, le Toro arrache son titre en 1943 lors de l&rsquo;ultime rencontre. Le premier des cinq championnats consécutifs (de 1943 à 1949, celui de 1944 étant annulé à cause de la guerre) est remporté. Cette même année, le club gagne aussi la Coppa Italia au terme d’un parcours exceptionnel : vingt buts marqués, zéro concédé.</p>
<p style="text-align: justify">Guidés par le capitaine Mazzola, le Torino de Novo domine le football italien des années 1940. A titre d’exemple, l’équipe nationale compte dix joueurs du Toro dans son onze de départ. Durant la saison 1947/1948, considérée comme la meilleure de l’histoire du club, les <em>Torinesi </em>battent de nombreux records. Parmi eux, on peut citer la plus longue invincibilité, le plus grand nombre de buts marqués, le plus faible nombre de buts encaissés, le plus grand écart de points avec le dauphin ou encore le meilleur bilan à domicile. Malheureusement, les ailes du <em>Grande Torino</em> se brûlent dramatiquement.</p>
<h2 style="text-align: justify">Tragédie</h2>
<p style="text-align: justify">L’histoire du Torino se définie en deux ères. La première est celle que l’on vient de voir : empreinte de succès, de prestige et de fierté. Quand la seconde l’est de deuil, de douleur, de nostalgie mais aussi d’espoir. L’élément délimitant ces deux périodes n’est autre qu’une véritable catastrophe qui touche les <em>Torinesi</em> un 4 mai 1949. L’avion qui transportait le <em>Grande Torino</em> revenant d’un match amical à Lisbonne s’écrase contre la colline de Superga. On ne compte aucun survivant parmi les joueurs, le staff, les journalistes et l’équipage. L’équipe victorieuse de son cinquième championnat consécutif disparaît ainsi tragiquement et devient ce mythe d’une équipe imbattable. La basilique siégeant sur cette colline se transforme donc naturellement en lieu de pèlerinage pour les milliers de supporters du Toro qui s’y rendent tous les 4 mai.</p>
<p style="text-align: justify">S’en est inévitablement suivi une période de déclin, emmenant pour la première fois, dix ans après le crash, le club en Serie B, même si les <em>Torinesi</em> n’y restèrent qu’une saison. Et comme un couteau remuant constamment dans la plaie, le succès du voisin rival n’a fait que croître. Cette adversité a cependant construit un véritable et immense attachement des tifosi pour leur club. Et même s’ils ne sont aujourd’hui plus beaucoup à avoir vécu le crash de Superga, ce sentiment tragique continue d’alimenter leur foi.</p>
<h2 style="text-align: justify">Se relever</h2>
<p style="text-align: justify">Toutefois, le Torino retrouve la Serie A et recommence à gagner des trophées, à commencer par la Coppa Italia. Dans les années 1960, les <em>Grenata </em>produisent effectivement de belles performances dans cette compétition, puisqu’ils en sont finalistes en 1963 et 1964, la gagnent en 1968, échouent à nouveau en finale en 1970 avant de la regagner l’année suivante. On doit notamment ce renouveau à l’arrivée du génial ailier Luigi Meroni en 1964, qui porte le Toro sur le podium de Serie A. Mais le malheur frappe encore, Gigi est tué dans un accident de voiture trois ans plus tard.</p>
<p style="text-align: justify">Pourtant, le club – qui en a vu d’autres – reste debout. En 1976, les <em>Torinesi </em>remportent leur septième <em>Scudetto</em>. Puis, il fallut attendre dix-sept années pour que le Torino soulève son dernier trophée à cette date (sans compter la Serie B de 2000) : l’édition 1993 de la Coppa Italia. Des problèmes financiers ainsi que des relégations ont conduit le club à déclarer la banqueroute en 2005. Le club renaît cependant rapidement de ses cendres et réussit à remonter en Serie A seulement une année plus tard.</p>
<h2 style="text-align: justify">Entre l’Olimpico et le Filadelfia</h2>
<p style="text-align: justify">Une enceinte se démarque particulièrement dans l’histoire du Toro : le Stadio Filadelfia. Ce dernier est la source de nostalgie par excellence des supporters pour la simple et bonne raison qu’il fut l’hôte du <em>Grande Torino</em>. Temple des <em>Torinesi</em> de 1926 à 1958, il est le premier stade qui leur appartienne véritablement. Depuis, les supporters ont souvent eu la lubie d’y revoir jouer des matchs officiels. Malheureusement, le <em>Fila </em>demeure aujourd’hui dans un piteux état. Et ce malgré les projets de rénovation afin d’accueillir un centre d’entraînement et un musée, toujours en suspens.</p>
<p style="text-align: justify">Les péripéties du Torino se poursuivent aujourd’hui dans le Stadio Olimpico, mais celui-ci n’a pas toujours appartenu au club. Il est en fait construit pour la Juve en 1933, sous l’impulsion de Mussolini. La Vieille Dame occupe les lieux jusqu’en 1990, puis à nouveau de 2006 à 2011 en attendant leur transfert dans le Juventus Stadium. Les <em>Torinesi </em>ne s’installent dans ce stade qu’à tâtons. Il y a bien eu ce déménagement en 1958, mais la descente en Serie B cette même saison les pousse, par superstition, à retourner au <em>Fila</em>. Entre 1961 et 1963, le Toro utilise le Stadio Olimpico, mais uniquement pour les grands rendez-vous. Leur cohabitation avec la Juventus n’est complète qu’en 1964 et durera jusqu’en 1990. Date à laquelle les deux Turinois emménagent au Stadio delle Alpi jusqu’en 2006 et leur retour &#8211; temporaire pour la Juve, permanent pour le Toro – à l’Olimpico.</p>
<p style="text-align: justify">Devenu maison exclusive du Torino, l’Olimpico est de nos jours un symbole du club. Il représente tout ce que la Juve n’est pas. Là où le nouvel antre flambant neuf de la Vieille Dame est pour les Grenats synonyme d’arrogance, de m’as-tu-vu et de modernité abusive, l’Olimpico montre en revanche l’attachement des <em>Torinesi</em> à l’histoire, l’authenticité.</p>
<h2 style="text-align: justify">« Bienvenue à Turin »</h2>
<p style="text-align: justify">Si les travées de l’Olimpico ne sont pas toujours pleines (une affluence moyenne d’un peu moins de vingt-mille personnes sur les vingt-huit mille places disponibles), les <em>tifosi </em>se chargent bien de le transformer en chaudron. Par ailleurs, ultras et Italie rimant souvent avec politique, le Toro n’échappe pas à la règle. A ce propos, les <em>Torinesi </em>ont historiquement montré leur sympathie à l’égard des mouvements de gauche. Le groupe le plus extrême, Etarras, est d’ailleurs connu pour avoir rejoint les protestations de la gauche radicale. Une orientation qui se traduisait dans les tribunes par la présence de drapeaux basques et cubains, entre autres chants et banderoles. Mais aujourd’hui, l’heure est à la dépolitisation. Les ultras <em>Torinesi </em>se sont même pris à dénoncer l’utilisation de la politique dans les stades, avec en principale ligne de mire les factions de droite <a href="https://www.demivolee.com/2018/08/28/villes-de-football-rome-la-ceremonieuse/">laziales</a>.</p>
<p style="text-align: justify">L’ambiance qui entoure ce club est particulière. Les supporters veulent en effet montrer qu&rsquo;ils n&rsquo;ont pas choisi la facilité en supportant le club qui gagne toujours. Une façon de se distinguer du voisin mondialisé, aux supporters consommateurs. Il y a cette sensation d’un club qui représente réellement Turin, quand les <em>Bianconeri </em>comptent des supporters bien au-delà de l’Italie. Cette divergence est palpable lors des derbys de Turin. Notamment en 2014, lorsque les <em>Torinesi </em>avaient en ce sens déployé une banderole ironique « Bienvenue à Turin ».</p>
<p style="text-align: justify">La rivalité a eu malheureusement d&rsquo;autres moyens plus idiots de s&rsquo;exprimer. Pendant un temps, les ultras de la Vieille Dame mimaient de gestes et de bruits un avion se crashant pendant que le speaker énonçait l&rsquo;équipe grenate. Faveur évidemment retournée par les <em>Torinesi </em>après le drame du Heysel qui a vu 39 <em>Juventini </em>perdre la vie dans un mouvement de foule en 1945. Le chant <em>“39 sotto terra, viva viva Ingilhterra”</em> (39 hommes à terre, vive l&rsquo;Angleterre) était alors, malheureusement, viral.</p>
<p style="text-align: justify">Dans des manières que l&rsquo;on apprécie mieux, on retiendra la banderole des <em>Torinesi</em> comparant la Juventus à une Fiat Multipla. En raison du design&#8230; particulier de ce véhicule, mais aussi compte tenu des étroites relations entre le club et l&rsquo;industriel.</p>
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		<title>Dans l&#8217;ombre d&#8217;un géant #3 &#8211; San Lorenzo</title>
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		<dc:creator><![CDATA[MatthiasT]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 08 Nov 2018 06:00:58 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>San Lorenzo de Almagro est probablement le club le mieux loti de cette série. Bien qu&#8217;il soit moins connu que River et Boca, le club supporté <a class="mh-excerpt-more" href="https://www.demivolee.com/2018/11/08/dans-lombre-dun-geant-3-san-lorenzo/" title="Dans l&#8217;ombre d&#8217;un géant #3 &#8211; San Lorenzo">[...]</a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><strong>San Lorenzo de Almagro est probablement le club le mieux loti de cette série. Bien qu&rsquo;il soit moins connu que River et Boca, le club supporté par le Pape François reste un membre éminent du football argentin. Le troisième club de <a href="https://www.demivolee.com/2018/08/14/villes-de-football-buenos-aires-la-majestueuse/">Buenos Aires</a> complète en effet, avec l&rsquo;Independiente et le Racing, le Cinco Grandes argentin. </strong><strong><em>Dans l&rsquo;ombre d&rsquo;un géant</em>, épisode 3. </strong></p>
<h2 style="text-align: justify">Il était une <em>foi</em></h2>
<p style="text-align: justify">Le club doit quasiment sa fondation au hasard, ou à une bonne étoile. Il ne s&rsquo;agit au début que d’une bande de garçons jouant au football dans les rues des quartiers de Boedo et d&rsquo;Almagro, situés au centre de Buenos Aires. Une pratique plutôt dangereuse en raison du trafic ferroviaire et automobile important.  Un jour, Lorenzo Massa, prêtre de l’église catholique du voisinage, est justement témoin d’un accident heureusement sans gravité impliquant un tram et un des jeunes footballeurs. Le prêtre a alors une idée pour sortir ces gamins de la rue. Il leur propose en effet la cour de son église comme terrain de jeu, à condition qu&rsquo;ils se rendent à la messe tous les dimanches. Décision motivée par des raisons de sécurité, certes, mais aussi pour leur donner une identité, les cadrer par le football.</p>
<p style="text-align: justify">Le club naît officiellement le 1<sup>er</sup> avril 1908, au terme d’une assemblée « présidée » par Lorenzo Massa. Le premier nom du club n’est autre que celui que se donnaient les jeunes dans la rue, à savoir <em>Los Forzosos de Almagro</em>. Mais naturellement, en l’honneur du prêtre, le nom <em>San Lorenzo </em>est proposé. Il sera retenu, et ce malgré les réticences, par pudeur, de l’homme d’église. Puis, un autre fondateur propose d’y accoler le nom du quartier où la plupart des membres vivaient. San Lorenzo de Almagro naquit ainsi.</p>
<h2 style="text-align: justify">Le palmarès méconnu de San Lorenzo</h2>
<p style="text-align: justify">L’AFA (Argentine Football Association) autorise le club à concourir à partir de 1914. Les <em>Azulgranas</em> commencent donc leur histoire en seconde division et remportent le championnat dès leurs débuts. Leur première saison dans l’élite se passe aussi plutôt bien, car même s’il faut attendre la septième journée pour la première victoire du club, les <em>Santos </em>se maintiennent avec une honorable douzième place. San Lorenzo connaîtra ces résultats stables de milieu de tableau pendant près d’une décennie.</p>
<p style="text-align: justify">Les années 1920 marquent les premiers succès du club avec notamment deux championnats consécutifs en 1923 et 1924. Un peu plus tard rejoints par celui de 1927 et quelques coupes continentales sans grande envergure, ces titres remplissent déjà l’armoire à trophée du club, qui n’est pas encore âgé de vingt ans. En tout, San Lorenzo compte quinze championnats, une coupe domestique, une supercoupe et cinq titres continentaux. Les <em>Cuervos</em> sont même sacrés d’une Copa Libertadores en 2014. Comment un palmarès aussi conséquent ne lui vaut-il pas une plus grande renommée en Europe ?</p>
<h2 style="text-align: justify">« No somos como Boca ni River Plate »</h2>
<p style="text-align: justify">Contrairement aux deux géants River et Boca, San Lorenzo a cette volonté de rester attaché à ses racines locales. Il est véritablement le cœur qui bat à Almagro et Boedo. Dans ces quartiers, et particulièrement à Boedo, les couleurs du club embrassent les rues et les fresques de joueurs en couvrent les murs. Tous les habitants sont concernés, on a cette sensation d’un club associé à un unique voisinage. Véritable épicentre culturel du quartier, chaque match procure l’effervescence générale. Selon les <em>socios</em>, c’est justement ce qui fait la particularité de San Lorenzo. Un club de quartier qui tourne le dos à la mondialisation, oui, mais un grand club quand même.</p>
<p style="text-align: justify">Ce besoin si fort de centralisation pour conserver son identité est probablement le fruit de toute l’adversité que le club a dû surmonter. Moins riche, moins soutenu par les élites, le club est par exemple contraint en 1979 à vendre son stade, pendant la période de la dictature militaire en Argentine. En effet, le Viejo Gasómetro qui accueillait les matches des <em>Santos </em>depuis 1916 dans une ambiance endiablée a vu sa fermeture forcée. L’Etat avait décidé de racheter le stade pour la modique somme de 800 000€ afin d&rsquo;y implanter un quartier résidentiel. Le club a alors déménagé au Stade Pedro-Bidegain. Si celui-ci n’est que quelques blocs plus loin, les supporters rêvent de retrouver leur temple au cœur du Boedo. Ils ont donc entamé un combat judiciaire dès les années 2000 pour parvenir à leur fin.  Bonne nouvelle, leur souhait est aujourd’hui en passe d’être exaucé.</p>
<h2 style="text-align: justify">Habemus Papam</h2>
<p style="text-align: justify"><a href="https://www.youtube.com/watch?v=ouscc5vhmvI">Ce nouveau stade sera bâti en lieu et place de l’enceinte historique où trône aujourd&rsquo;hui un… Carrefour</a>. Ni Matmut, ni Groupama, pas d&rsquo;horripilant naming pour ce nouveau temple : c’est le Pape François qui lui donnera son nom. Le souverain pontife entretient effectivement des rapports tout particuliers avec San Lorenzo. Il a premièrement grandi dans le Flores (autre place forte du club, accueillant le stade actuel), et jouait au football dans ses rues avant de trouver sa voie dans l’Église. En grand féru de sports, il est ouvertement fan du club et possède même sa carte de <em>socio. </em>La belle histoire pourrait s’arrêter là, mais les <em>Cuervos </em>attribuent au Pape d’autres vertus…</p>
<p style="text-align: justify">Remontons dans un passé proche, en 2012, où San Lorenzo connaît des heures compliquées et flirte avec la relégation. En parallèle, le Cardinal Bergoglio devient le Pape François en mars 2013. En décembre 2013, San Lorenzo remporte le championnat argentin, ce qui vaudra aux héros une réception au <a href="https://www.demivolee.com/2018/06/19/tour-du-monde-zoom-sur-le-vatican/">Vatican</a>. L’année suivante est encore plus heureuse pour les <em>Santos </em>puisqu’ils terminent vainqueurs du trophée suprême : la Copa Libertadores. Miracle ou coïncidence, les <em>hinchas </em>font en tout cas rapidement le rapprochement et attribuent au Pape la victoire, ainsi que toutes les suivantes. On espère que ce joli conte se poursuivra à l’Estadio Papa Francisco.</p>
<p>Cet article <a rel="nofollow" href="https://www.demivolee.com/2018/11/08/dans-lombre-dun-geant-3-san-lorenzo/">Dans l&rsquo;ombre d&rsquo;un géant #3 &#8211; San Lorenzo</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://www.demivolee.com">Demivolée.com</a>.</p>
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