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	<title>Calcio A Archives &#8211; Demivolée.com</title>
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	<description>Le foot à nos couleurs !</description>
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		<title>Dossier : Oriundo, deux sangs dans la même veine</title>
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		<dc:creator><![CDATA[NSOL]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 15 Nov 2021 06:00:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Calcio A]]></category>
		<category><![CDATA[Dossiers Demivolée.com]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Mauro Germán Camoranesi. Luis Monti. Enrique Omar Sívori. Julio Libonatti. Ou plus récemment encore Thiago Motta, Jorginho et Emerson. Autant de grands noms qui ont <a class="mh-excerpt-more" href="https://www.demivolee.com/2021/11/15/dossier-oriundo-deux-sangs-dans-la-meme-veine/" title="Dossier : Oriundo, deux sangs dans la même veine">[...]</a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><strong>Mauro Germán Camoranesi. <a href="https://www.demivolee.com/2018/03/22/dossier-luis-monti-el-doble-ancho/">Luis Monti</a>. Enrique Omar Sívori. Julio Libonatti. Ou plus récemment encore Thiago Motta, Jorginho et Emerson. Autant de grands noms qui ont fait le football italien. Autant de joueurs qui ont fait le succès d&rsquo;une des plus grandes nations de l&rsquo;histoire ce sport. Mais pourtant, ils ont tous un point commun. Un point commun hors d&rsquo;Italie, hors du vieux continent. Tous ces joueurs sont des <em>oriundi</em>, <em>oriundo </em>au singulier. Des italiens nés en dehors d&rsquo;Italie, des étrangers à leur propre terre. Brésil, Argentine, parfois Uruguay&#8230; Comprendre qui sont les <em>o</em></strong><strong><em>riundo</em>, c&rsquo;est une autre façon de comprendre le football italien.</strong></p>
<h2 style="text-align: justify">Terre d&rsquo;exil</h2>
<p style="text-align: justify">Sicile, 1877. La crise économique fait rage dans le Royaume, la pauvreté est rude et touche particulièrement les plus pauvres. De nombreuses familles rassemblent leurs rares économies, s&rsquo;en vont vers la rude Messine, la truculente Catane ou la brillante Palerme. Tous, ils n&rsquo;ont qu&rsquo;une seule idée en tête. Trouver un bateau pour s&rsquo;en aller à l&rsquo;autre bout du monde, aux Amériques, le nord, le sud, peu importe. La traversée coûte cher, les ponts craquent sous les entassements. Les toux rauques retentissent dans les entreponts, les volutes de fumées cohabitent avec les cris des nourrissons que l&rsquo;on lange. Personne ne sait ce qui attend ces immigrants du sud, venus chercher la fortune ailleurs. Personne, sauf peut-être Dieu, qui les observe tout là-haut, d&rsquo;un œil vaguement amusé. Les prières résonnent, les rêves naissent et meurent peu à peu à mesure que l&rsquo;Atlantique est avalée par les nœuds du bateau.</p>
<p style="text-align: justify">« Terre », s&rsquo;écrie soudain un passager. C&rsquo;est New York, c&rsquo;est Buenos Aires, c&rsquo;est Rio de Janeiro. Après dix, quinze jours de traversée éprouvante, les soupirs de soulagement retentissent. Oui, ça y est, une nouvelle vie est possible, une nouvelle vie loin de la pauvreté, loin des coups de crosse des patrons, loin des grands maîtres qui font la loi dans la campagne. La richesse, peut-être ? Le seul moyen de le savoir, c&rsquo;est de descendre. Tout le monde semble parler une langue différente. Espagnol, portugais, italien, sicilien, napolitain, les mots s&rsquo;entrechoquent et tout le monde se comprend, les quartiers s&rsquo;organisent. Déjà, les communautés se recréent. Les clivages, aussi. Les riches ont déjà un logement, un palais, des actions, une rente. Les pauvres, eux, n&rsquo;ont rien, que la famille, les amis. Et pourtant, tout semble possible, même si ce n&rsquo;est qu&rsquo;un simple mirage. L&rsquo;espoir fait vivre, l&rsquo;espoir même permet de ne pas manger.</p>
<h2 style="text-align: justify">Gamins</h2>
<p style="text-align: justify">Quelques semaines, quelques mois, quelques années à peine sont passées, et la vie reprend déjà son cours. Les gamins jouent ensemble dans les arrières-cours, dans la rue que parcoure tous les jours la police à cheval et même parfois l&rsquo;armée. Un ballon arrive d&rsquo;Angleterre, et ce sont toujours les mêmes que l&rsquo;on retrouve avec. Les gamins d&rsquo;immigrés, toujours eux, à manier le cuir, car c&rsquo;en est un, un vrai. Les parents n&rsquo;ont pas le temps de s&rsquo;en occuper, certains sombrent dans la criminalité, il y en aura toujours pour tout gâcher. D&rsquo;autres trouvent un emploi, dans une banque, dans un bureau, quelque part où faire les choses bien. Le sicilien commence déjà un peu à s&rsquo;effacer des bouches, on entend de plus en plus la langue de <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Miguel_de_Cervantes">Miguel de Cervantes</a> dans les foyers. L&rsquo;accent est toujours là chez le père de famille, mais les gamins ? Ils sont locaux.</p>
<p style="text-align: justify">Il y en a un dans le lot qui s&rsquo;appelle Luis Monti, tout le monde l&rsquo;appelle Luisito, c&rsquo;est un argentin pur souche. Il a le ballon dans le sang, s&rsquo;il y avait de l&rsquo;argent à gagner dans ce sport, nul doute qu&rsquo;il ferait fortune. Le voilà, vingt ans plus tard, il porte les couleurs de son pays, de sa patrie, l&rsquo;Argentine. C&rsquo;est la finale de la Coupe du Monde, personne ne sait encore ce que ça représente, et il est là, face à l&rsquo;Uruguay, à tout faire pour épargner la défaite à son pays. Finalement, le trophée s&rsquo;envole à Montevideo. Quatre ans plus tard, la Coupe du Monde fait son retour, et il est toujours là, en finale. Avec les couleurs de sa patrie, de son pays, l&rsquo;Italie. Cette fois-ci, il gagne, il embrasse sans doute la coupe et le drapeau italien. Argentin, Italien ? Quelle importance pour ce pur <em>oriundo.</em></p>
<h2 style="text-align: justify">Monde impur</h2>
<p style="text-align: justify">Rome, 2021. L&rsquo;Italie n&rsquo;est toujours pas unifiée. Le drapeau aux trois couleurs n&rsquo;est qu&rsquo;une illusion, personne ne pense vraiment être italien. À Naples, on hurle contre les « Allemands » de Turin et de Milan. Dans le Piémont, on se moque en permanence des Siciliens, gangrénés par la mafia, par le crime, par le pizzo. Les gamins dans les cours d&rsquo;école ne portent pas le maillot de l&rsquo;équipe nationale. A quoi bon supporter une équipe où ne jouent que des joueurs de l&rsquo;AC Milan, de l&rsquo;Internazionale, ou même pire de la Juventus ? Même la langue n&rsquo;a rien en commun. Car à droite, on parle napolitain, sicilien, vénitien. Et à gauche, on entend le son délicat de l&rsquo;italien susurrer sa mélodie dans les oreilles. Ce n&rsquo;est pas le gouvernement ni l&rsquo;Union Européenne qui y changera grand chose. Même un soir de finale ne peut pas unir ces gens qui n&rsquo;ont rien en commun.</p>
<p style="text-align: justify">Bien loin de là, à Londres, Jorginho s&rsquo;élance sur le terrain. Il y a à peine une semaine, face à l&rsquo;Espagne, c&rsquo;était lui le héros de la nation. Un Italien, un vrai. Son pied heurte le ballon, le ballon s&rsquo;envole mais ne termine pas dans les filets. En Italie, même à Naples, on lui hurle dessus. <em>Oriundo ! </em><em>Saleté d&rsquo;oriundo</em>, s&rsquo;écrie un vieillard affalé dans son fauteuil. A son bar, Gennaro murmure à un habitué à qui il ressert une énième bière que jamais on n&rsquo;aurait dû les accepter, ces étrangers. Est-ce qu&rsquo;il sait même parler italien ? Et puis soudain, Bukayo Saka s&rsquo;élance et rate. Les insultes xénophobes sont vites oubliées, la bière est renversée sur le comptoir.</p>
<p style="text-align: justify">Ainsi est l&rsquo;Italie, capable de retourner sa veste en un instant, capable aussi d&rsquo;oublier pourquoi les choses avancent d&rsquo;une telle façon. Et au milieu, au milieu de tout cela, les <em>oriundi </em>sont là. Avec deux sangs dans la même veine.</p>
<p style="text-align: justify">
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		<title>Dossier : La volata, ou comment le fascisme a voulu tuer le football</title>
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		<dc:creator><![CDATA[NSOL]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 02 Apr 2021 05:00:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Autres championnats]]></category>
		<category><![CDATA[Calcio A]]></category>
		<category><![CDATA[Dossiers Demivolée.com]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>29 octobre 1922. Le roi d&#8217;Italie Victor-Emmanuel III accorde à Benito Mussolini, à la suite de la Marche sur Rome, le droit de former un gouvernement. <a class="mh-excerpt-more" href="https://www.demivolee.com/2021/04/02/dossier-la-volata-ou-comment-le-fascisme-a-voulu-tuer-le-football/" title="Dossier : La volata, ou comment le fascisme a voulu tuer le football">[...]</a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><strong>29 octobre 1922. Le roi d&rsquo;Italie Victor-Emmanuel III accorde à Benito Mussolini, à la suite de la Marche sur Rome, le droit de former un gouvernement. Le 15 décembre de la même année, le Grand Conseil du Fascisme se réunit pour la première fois de l&rsquo;histoire. Dans les semaines qui suivent, l&rsquo;Italie bascule définitivement dans le fascisme. La culture italienne va petit à petit être annexée par les idéologies mussoliniennes. Et parmi les idées du <em>Duce, </em>le sport tient une place importante. En voulant remettre l&rsquo;Italie sur le devant de la scène sportive internationale, un projet fou va voir le jour. Celui de faire disparaître le football et le rugby, en les remplaçant par un sport national : la volata.</strong></p>
<h2 style="text-align: justify">Mort au jeu</h2>
<p style="text-align: justify">Tout commence aux Pays-Bas en 1928. Les Jeux Olympiques, les neuvièmes de l&rsquo;ère moderne, battent leur plein en cette fin de juillet 1928. Pour la première fois, les femmes sont admises à participer aux compétitions. Elles ne représentent cependant que 10 % des contingents, et leur présence est marginale, et l&rsquo;hostilité est de mise. Mais les jeux semblent néanmoins entrer dans une ère de modernité. Le moral est au beau fixe, sauf en Italie. En effet, les sportifs de la botte peinent dans les compétitions où ils sont engagés. Aucun ne parvient à se distinguer, et les médailles d&rsquo;or ne s&rsquo;accumulent que lentement : seulement 7, soit autant que la Suisse et moins que la Finlande ! L&rsquo;Italie arrive cinquième du classement des médailles, et le mécontentement gronde à Rome. Le régime fasciste, qui fait du sport son emblème, est contrarié dans sa politique.</p>
<p style="text-align: justify">Depuis un an déjà, les scientifiques du comité olympique italien réfléchissent à l&rsquo;invention d&rsquo;un nouveau sport. Celui-ci, soi-disant inspiré de l&rsquo;harpastum romain et du calcio florentin médiéval, serait le symbole de la puissance sportive italienne à l&rsquo;internationale. Et surtout, il pourrait supplanter le football, dont la popularité va sans dire, et le rugby, qui gagne petit à petit en notoriété. Car bien que ces sports mettent en avant la condition physique nécessaire aux athlètes fascistes, ils sont symboles de l&rsquo;étranger : ce sont des sports britanniques. Un comité, présidé par Augusto Turati, va donc être chargé de mettre en place cette politique d&rsquo;italianisation. Turati est alors proche de Mussolini, puisqu&rsquo;il est secrétaire général du parti fasciste, et député italien. Il reçoit ses ordres de la bouche même du Duce, qui s&rsquo;implique fortement dans la création de « son » nouveau sport.</p>
<h2 style="text-align: justify">Absurdes règles</h2>
<p style="text-align: justify">Très vite, Turati et ses collègues parviennent à mettre au point les règles de ce sport qu&rsquo;ils appelleront la <em>volata. </em>Le jeu, aux règles peu intuitives, est inspiré de certaines versions italiennes du jeu de paume, mais aussi du handball et du football, tout en gardant quelques idées du rugby.</p>
<p style="text-align: justify">Le terrain mesure quatre-vingt-dix mètres de long sur soixante de large, et s&rsquo;apparente très fortement à un terrain de football. En effet, de part et d&rsquo;autre sont dessinées des surfaces de réparation, semblables à celles utilisées dans le « jeu anglais ». Cependant, à la place de la zone des six-mètre se trouve le demi-cercle des huit mètres.</p>
<p style="text-align: justify">Huit joueurs s&rsquo;affrontent de part et d&rsquo;autre durant trois périodes de vingt minutes séparées par une pause d&rsquo;une petite dizaine de minutes. L&rsquo;objectif est évidemment d&rsquo;inscrire le plus de buts possible. Mais là où cela se complique, c&rsquo;est sur l&rsquo;organisation des huit de départs. Outre le gardien, chaque équipe possède deux « latéraux », trois milieux de terrain et deux attaquants. Les trois joueurs défensifs n&rsquo;ont pas le droit de participer aux actions offensives, donc pas le droit de dépasser le milieu de terrain. Au contraire, aucun attaquant n&rsquo;a le droit d&rsquo;entrer dans les huit mètres.</p>
<p style="text-align: justify">Le match commence avec le ballon au centre du terrain et les joueurs, au cours de la première action, ne peuvent pas botter le ballon. Enfin, le porteur du ballon peut être plaqué, avec les deux bras entre la taille et les épaules. Une fois plaqué, il doit immédiatement abandonner le ballon ; cependant, il ne peut pas courir avec le ballon au-delà de 10 mètres. Le ballon peut être porté, et joué avec toutes les parties du corps. Outre la complexité des règles, l&rsquo;endurance physique est de mise !</p>
<p><iframe class="youtube-player" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/ie7y2DSkfW0?version=3&#038;rel=1&#038;showsearch=0&#038;showinfo=1&#038;iv_load_policy=1&#038;fs=1&#038;hl=fr-FR&#038;autohide=2&#038;wmode=transparent" allowfullscreen="true" style="border:0;" sandbox="allow-scripts allow-same-origin allow-popups allow-presentation"></iframe></p>
<h2 style="text-align: justify">Le jeu est mort</h2>
<p style="text-align: justify">La volata va connaître une mort aussi rapide que sa naissance. Le sport est officiellement lancé en 1930, et c&rsquo;est un club milanais, le Dopolavoro Richard Ginori, qui va remporter le premier championnat. Près de cent clubs de volata vont être créés en quelques années, évidemment sous l&rsquo;impulsion des autorités locales du régime fasciste. Benito Mussolini, convaincu que ce sport va permettre de dynamiser la combativité et l&rsquo;esprit d&rsquo;équipe, assiste à de très nombreux matchs. C&rsquo;est lui qui remet notamment le trophée du premier championnat de volata de l&rsquo;histoire. Mais cette popularité n&rsquo;est que factice. Le football continue d&rsquo;être le sport numéro un, et les spectateurs ne se passionnent pas pour la volata. Le championnat de 1930 restera le seul à aller à son terme.</p>
<p style="text-align: justify">En effet, devant le manque d&rsquo;engouement populaire, de joueurs capables d&rsquo;évoluer à un bon niveau et de compétitivité, le comité sportif national se questionne. En 1930, Turati va être mis sur la touche, impliqué dans de nombreuses affaires. Il est remplacé par Achille Starace, hostile à la Volata. Et en 1933, une décision radicale est prise : la volata ne va plus être promue par le gouvernement italien. Le football n&rsquo;a pas du tout été remplacé par la volata. Par contre, le rugby a lui bien souffert de son éphémère rival. L&rsquo;Italie décide de mobiliser toutes ses ressources sportives sur le football. En effet, le pays a été désigné quelques mois plus tôt comme organisateur de la Coupe du Monde 1934, la première en Europe de l&rsquo;histoire.</p>
<p style="text-align: justify">Les structures fascistes de volata vont donc très rapidement péricliter, et le sport va disparaître en quelques années dans l&rsquo;oubli collectif. La Coupe du Monde 1934, par contre, sera un véritable succès pour l&rsquo;Italie. <span style="color: #f26f6f"><strong><a style="color: #f26f6f" href="https://www.demivolee.com/2019/06/03/dossier-quand-benito-se-mele-de-football/">Avec, évidemment, l&rsquo;ombre de Benito Mussolini en arrière plan</a></strong></span>&#8230;</p>
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		<title>Dossier : Baggio l’ange maudit</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Enzo Leanni]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 19 Mar 2020 06:00:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Calcio A]]></category>
		<category><![CDATA[Dossiers Demivolée.com]]></category>
		<category><![CDATA[baggio]]></category>
		<category><![CDATA[hl]]></category>
		<category><![CDATA[Italie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’Italie, le pays du catholicisme. Troisième pays mondial avec le plus de Catholiques dans ses rangs, le premier européen. Roberto Baggio y est né en <a class="mh-excerpt-more" href="https://www.demivolee.com/2020/03/19/dossier-baggio-lange-maudit/" title="Dossier : Baggio l’ange maudit">[...]</a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><strong>L’Italie, le pays du catholicisme. Troisième pays mondial avec le plus de Catholiques dans ses rangs, le premier européen. Roberto Baggio y est né en février 1967 dans une famille très croyante. S’il est venu au monde, c’était avant tout pour devenir un nouveau dieu de la mythologie romaine. Il s’est finalement retrouvé maudit. Un ange déchu, devenu roi de province alors qu’il était destiné à régner dans les plus grandes chapelles transalpines.</strong></p>
<h2 style="text-align: justify">Baggio, Dieu du football&#8230;</h2>
<p style="text-align: justify">Baggio avait tout pour rentrer au Panthéon du football  – s’il n’y figure pas déjà – au même titre que Pelé, Maradona ou Cruyff. Très technique et rapide, il faisait gagner ses équipes à lui tout seul, le <em>fuoriclasse</em> par excellence. Ronaldo a dit de lui qu’ « il est fantastique. J’ai déjà joué avec beaucoup de grands joueurs mais aucun n’était comme lui. Si intelligent, si bon, si fort ». Comme R9, tous ou presque sont tombés sous le charme de Robigol après l’avoir côtoyé, affronté ou admiré.</p>
<p style="text-align: justify">L’écrivain Ray Bradburry disait que «l’intellect est un grand danger pour la créativité [&#8230;] Il ne faut jamais réfléchir à la machine à écrire, il faut ressentir». <em>El Divin Codino</em> (le divin à queue de cheval, surnom et nouvelle comparaison divine) mettait parfaitement cela à exécution sur le terrain vert. Il ne réfléchissait pas, il sentait. Du simple mauvais placement adverse jusqu’à l’appel d’un coéquipier pourtant dans son dos, Baggio voyait tout. Une sensation de facilité illustrée lors de son but face à la Tchécoslovaquie en 1990 où il passa en revue tout la défense adverse en partant du milieu de terrain.</p>
<p style="text-align: justify">Durant vingt-deux ans de carrière, il fut adulé partout où il allait. En 1990, il emmène la Fiorentina en finale de la Coupe UEFA face à la Juve. Les Turinois s’imposent et officialisent le lendemain l’arrivée de Baggio qui n’en revient pas d’être vendu pour des raisons économiques. Les tifosi manifestèrent durant plusieurs jours en demandant la tête du président de La Viola et le retour du prodige. Ses buts, ses passes et ses dribbles élégants les avaient rendus fous. Ils firent de même à Turin, à Milan (AC puis Inter), à Bologne et à Brescia. Durant cette carrière il remporta le Ballon d’Or 1993, deux championnats, une Coupe UEFA et une d’Italie.</p>
<h2 style="text-align: justify">&#8230; pourtant maudit</h2>
<p style="text-align: justify">À cela, il aurait pu ajouter le mondial 1994. En effet, il porte l’Italie, d’abord en huitième en marquant un but synonyme de prolongation face au Nigeria, puis en quart en mettant le but victorieux contre l’Espagne et enfin en finale en inscrivant un doublé contre la Bulgarie. Seulement, une image ressort de cette compétition et a mal vieilli avec le temps. Celle de Baggio, seul, mains sur les hanches, baissant la tête. Il vient alors de manquer le tir au but décisif lors de la finale face au Brésil. Le premier et le dernier de sa carrière.</p>
<p style="text-align: justify">Ce tir au dessus de la transversale du stade californien Rose Bowl restera tragiquement comme le moment marquant de son histoire footballistique. Néanmoins, il est nécessaire de noter que comme beaucoup de matchs dans sa vie, il a joué cette finale blessé. En effet, Baggio était très fragile. Il a connu six opérations au genou qui l’empêchaient carrément parfois de marcher après l’entraînement. Dès ses 18 ans, une blessure au ménisque et aux ligaments croisés de sa jambe droite lui a valu 220 points de sutures !</p>
<p style="text-align: justify">Si le journaliste italien Paolo Levi voit ça d’un point de vue optimiste : « les injections de ce genou brinquebalant dessineront sa légendaire élégance sur le terrain », ce n’est pas le cas du principal intéressé. Baggio s’est souvent plaint d’avoir commencé sa carrière trop tôt. « Ma carrière a toujours été conditionnée par les blessures. On m’a forcé à mener une carrière trop précoce, ce qui m’occasionne des problèmes difficiles à combattre à mon âge », dit le virtuose qui commença à seulement 15 ans au niveau professionnel !</p>
<h2 style="text-align: justify">Une relation complexe à l’Olympe</h2>
<p style="text-align: justify">La villégiature des dieux cache bien des choses en son sommet. L’Italie est semblable au jardin des divinités grecques. Seul changement : pas de Zeus ou de Poséidon mais les numéros 10 du football. En plus de Baggio, on peut nommer pêle-mêle Mazzola (père et fils), Rivera, Zola ou Totti, auxquels on peut ajouter Platini, Maradona ou Zico venus poser leurs valises sur la Botte. Baggio était comme eux, une idole, un apôtre, un prophète. Mais était aussi un ermite qui pensait n’avoir besoin de personne pour réussir. Un numéro 10 donc.</p>
<p style="text-align: justify">L’Italie semble être le Jardin d’Eden de cette frange de joueurs aussi fantasques que justes. Néanmoins, ce n’est pas vraiment le cas de l’Italie des années 90 où l’on voue le culte tactique et physique. Marcelo Lippi le trouvait trop frêle et trop libre. Sacchi, comme plus tard <a href="https://www.demivolee.com/2019/08/02/dossier-le-sapin-de-noel-de-carlo-ancelotti/">Ancelotti</a>, ne le voyait pas rayonner sous <a href="https://www.demivolee.com/2019/12/30/dossier-sacchi-et-la-revolution-defensive/">son schéma</a>. Rien de plus logique, Robi n’était pas un joueur de système ou de pressing, il était un numéro 10. Sa relation avec les autres membres de l’Olympe, les tacticiens, fut mouvementée tout au long de sa carrière.</p>
<p style="text-align: justify">Il a toujours déclaré que « le football moderne est de plus en plus dominé par les entraîneurs et leur narcissisme de se mettre au dessus de l’équipe et de leurs joueurs ». Une pique à Sacchi qui se transforma en affrontement lorsque ce dernier le remplaça la vingtième minute du premier match du mondial car le gardien italien s’était fait expulsé. Il trouve que les entraîneurs se sont distancés du talent des meneurs de jeu, lui qui ne voulait jouer qu’à ce poste. L’Odysée de Baggio fut tragique mais charmante. Heureux qui comme un 10 a fait un beau voyage.</p>
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		<title>Dossier : Dino Zoff, portrait d’une légende italienne</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Jules]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 13 Feb 2020 06:00:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Calcio A]]></category>
		<category><![CDATA[Demivolée.com]]></category>
		<category><![CDATA[Dossiers Demivolée.com]]></category>
		<category><![CDATA[hl]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Six fois champion d’Italie, vainqueur de la coupe UEFA (aujourd’hui Ligue Europa), double finaliste de la coupe des clubs champions (aujourd’hui Ligue des Champions) avec <a class="mh-excerpt-more" href="https://www.demivolee.com/2020/02/13/dossier-dino-zoff-portrait-dune-legende-italienne/" title="Dossier : Dino Zoff, portrait d’une légende italienne">[...]</a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><strong>Six fois champion d’Italie, vainqueur de la coupe UEFA (aujourd’hui Ligue Europa), double finaliste de la coupe des clubs champions (aujourd’hui Ligue des Champions) avec la Juventus de Turin, champion d’Europe en 1968 et champion du monde en 1982 avec l’Italie&#8230; Dino Zoff possède l’un des plus grands palmarès du football italien. Pourtant, peu nombreux sont ceux qui le considèrent comme l’un des plus grands noms du football du XXème siècle.</strong></p>
<h2 style="text-align: justify"><strong>Des débuts difficiles&#8230; </strong></h2>
<p style="text-align: justify">Avant de connaitre le succès et ce titre mondial en apogée, Dino Zoff ne débute pas sa carrière footballistique sous les auspices divins. Né le 28 février 1942 à la frontière slovène, il débute dans le football par deux échecs avec le refus aux tests d’entrée de la Juventus et de l’Inter Milan. Alors âgé de 14 ans, celui qui finira par mesurer un modeste mètre quatre-vingt-deux est jugé trop petit pour occuper les cages. Sans solution, il se contente de démarrer avec le petit club régional de Marianese, où il reste 5 ans. En 1961, âgé de 19 ans, Zoff est engagé par l’Udinese, alors pensionnaire de Série A. Ses débuts professionnels sont compliqués et son coach d’alors, Luigi Bonizzoni, lui préfère l’expérimenté Gianni Romano. Pour son premier match pro, Dino Zoff est titulaire lors du déplacement à la Fiorentina. L’Udinese s’incline lourdement, par 5 buts à 2.</p>
<h2 style="text-align: justify"><strong>&#8230;au statut de numéro un</strong></h2>
<p style="text-align: justify">La saison 1961-1962 voit l’Udinese descendre en Série B, et cette relégation va marquer le début de la régularité pour Zoff. En 1962-1963, il est titulaire à 39 reprises et encaisse 57 buts. Le natif du Frioul retrouve la Série A en 1963, date de son transfert à Mantoue contre 30 millions de lires (environ 15 000€). Initialement, Dino Zoff est recruté pour être le remplaçant du plus fiable et expérimenté Attilio Santarelli. Après quelques matchs seulement, Zoff obtient sa chance, bouscule la hiérarchie et devient numéro 1. Il dispute en tout 131 matchs sous le maillot rouge et blanc. En quatre saisons, il connait une relégation au terme de la saison 1964-1965 et une promotion la saison suivante. En 1967, Dino Zoff est transféré au Napoli à minuit le dernier jour du mercato d’été, pour 120 millions de lire et un autre gardien, Claudio Bandoni.</p>
<p style="text-align: justify">Il joue son premier match en tant que napolitain le 24 septembre 1967 à l’occasion de la réception de l’Atalanta, comptant pour la première journée de ce championnat 1967-1968 (victoire 1-0). En championnat, Dino Zoff ne rate pas un match aux cages depuis ce 24 septembre 1967 jusqu’au 12 mars 1972 (21<sup>ème</sup> journée, défaite 2-0 à l’extérieur face à l’Inter), une blessure à la malléole l’écarte pour 7 journées. Dans un championnat à 16 équipes, il dispute en tout 143 matchs sous le maillot de Naples. Le 5 juillet 1972, Dino Zoff dispute son dernier match en tant que Napolitain, à l’occasion de la finale de la coupe d’Italie, perdue 2-0 face au Milan. Au cours de son passage à Naples, il connait notamment sa première sélection avec l’équipe A italienne.</p>
<h2 style="text-align: justify"><strong>Des débuts nationaux auréolés de gloire</strong></h2>
<p style="text-align: justify">Zoff obtient sa première cape au sein de la Squadra Azzurra en 1968, c’est un match contre la Bulgarie comptant pour la phase finale du championnat d’Europe. Le match aller, disputé à Sofia, est perdu 3-2 par l’Italie. Au retour, la blessure du titulaire Albertosi contraint le sélectionneur Valcareggi d’aligner Zoff au but et pour sa première sélection, l’Italie remporte le match 2-0 et obtient sa qualification pour les phases finales de l’Euro. Les phases finales voient quatre équipes qualifiées avec les affiches suivantes : Italie-Union Soviétique et Yougoslavie-Angleterre. L’Italie et l’Union Soviétique ne parviennent pas à se départager au bout des prolongations et, les tirs aux buts n’existant pas encore, on procède à un tirage au sort, dont l’Italie sort vainqueur. Coup de chance donc pour Zoff et les siens qui vont pouvoir disputer la finale face aux Yougoslaves, qui eux ont battu les Anglais 1-0.</p>
<p style="text-align: justify">Dino Zoff dispute son troisième match sous le maillot azur le 8 juin 1968 au <em>Stadio Olimpico</em> de Rome, devant 85 000 spectateurs, et c’est une finale de championnat d’Europe. Italiens et Yougoslaves se quittent sur le score de 1 partout après prolongations, la finale doit donc être rejouée. 2 jours plus tard seulement, les deux équipes s’affrontent de nouveau dans la même arène, et cette fois les Italiens l’emportent 2 buts à 0. Dino Zoff termine joueur clé de la compétition, élu par l’UEFA, et fait partie de l’équipe-type de cet Euro 1968.</p>
<p style="text-align: justify">Après ce titre européen, Dino Zoff est titulaire lors de la plupart des matchs de qualification à la coupe du monde 1970. Pourtant, il perd sa place au profit d’Albertosi, alors auteur d’une saison impressionnante avec Cagliari. Les cagliaritains ont terminé la saison 1969-1970 champions, avec 11 buts encaissés en 30 journées, ce qui constitue un record. Zoff vit donc le mondial 1970, au Mexique, depuis le banc et assiste impuissant à la défaite des siens 4-1 en finale contre le Brésil. Zoff reprend sa place à partir de 1971 dans les buts italiens, mais il est blessé lors du playoff de qualification à l’Euro 1972 contre la Belgique, match à l’issu duquel les Belges obtiendront leur billet pour l’Euro. Dino Zoff garde également les cages italiennes lors de la Coupe du Monde 1974, où les Azzurri connaissent un fiasco, éliminés dès le premier tour.</p>
<h2 style="text-align: justify"><strong>Premiers succès à la Juventus</strong></h2>
<p style="text-align: justify">A l’été 1972, la Juventus recrute Dino Zoff. La <em>Vieille Dame </em>vient de remporter le championnat devant l’AC Milan. Pour sa première saison dans le Piémont, Zoff remporte le championnat, est finaliste de Coupe d’Italie et de la Coupe des clubs Champions. En 1973, il termine deuxième du Ballon d’Or, derrière le <em>hollandais volant</em>, Johan Cruyff. En onze saisons à la Juve, il remporte le <em>Scudetto</em> en 1973, 1975, 1977, 1978, 1981 et 1982 ; la coupe d’Italie en 1979 et 1983 et la coupe UEFA en 1977. Dino Zoff dispute les 330 rencontres consécutives de championnat avec la <em>Vieille Dame</em> entre 1972 et 1983. Il garde par ailleurs son but inviolé pendant 903 minutes, ce qui constituait un record jusqu’à ce qu’il soit battu de 26 petites minutes avec les 929 minutes de Sebastiano Rossi en 1993-1994.</p>
<h2 style="text-align: justify"><strong>Fin de carrière internationale</strong></h2>
<p style="text-align: justify">Une défaite en demi-finale du championnat du monde 1978 condamne les Italiens à jouer la petite finale, qu’ils vont perdre 2-1 face au Brésil. Les Italiens vont de nouveau terminer 4<sup>èmes</sup> lors du Championnat d’Europe suivant, battus aux tirs aux buts par la Tchécoslovaquie. Dino Zoff sera, comme douze ans auparavant, élu dans l’équipe-type du tournoi. A 40 ans, il dispute la coupe du monde 1982 en Espagne, qui est sans doute le plus bel accomplissement de sa carrière.</p>
<p style="text-align: justify">Régulièrement décisif au cours de cette compétition, il réalise lors du second tour, au cours du match face au Brésil, ce qu’il considère comme <a href="https://fr.fifa.com/worldcup/news/dino-zoff-etais-transi-bonheur-519277">le plus bel arrêt de sa carrière</a>. Alors que l’Italie mène 3-2 en fin de match, Zoff se détend pour stopper une tête d’Oscar sur la ligne, assurant ainsi la qualification des siens pour la demi-finale. Après la victoire 2-0 sur la Pologne en demi-finale, les Italiens battent l’Allemagne de l’Ouest <a href="https://www.eurosport.fr/football/coupe-du-monde/2010/coupe-du-monde-1982-la-retro-victoire-de-l-italie-en-espagne_sto879207/story.shtml">3-1 en finale</a>, et Dino Zoff devient le plus vieux vainqueur d’une Coupe du Monde. Il est membre de l’équipe All-Star de la compétition.</p>
<p style="text-align: justify">Après avoir marqué son époque et gagné la plus belle des compétitions, Dino Zoff prend sa retraite internationale et honore sa dernière sélection le 29 mai 1983. A Göteborg, les Italiens s&rsquo;inclinent 2-0 face à la Suède. Il joue son dernier match en club face à Hambourg le 25 mai 1983, en finale de Coupe des clubs Champions. A Athènes, la Juve va s’incliner sur le plus petit des scores, 1-0.</p>
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		<title>Dossier : Sacchi et la révolution défensive</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Enzo Leanni]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 30 Dec 2019 06:00:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Calcio A]]></category>
		<category><![CDATA[Dossiers Demivolée.com]]></category>
		<category><![CDATA[Headline]]></category>
		<category><![CDATA[hl]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Lorsqu&#8217;en 1987 Silvio Berlusconi nomme Arrigo Sacchi à la tête de l&#8217;AC Milan, c&#8217;est l&#8217;incompréhension chez les supporters Rossoneri. En effet, lors de l&#8217;arrivée de <a class="mh-excerpt-more" href="https://www.demivolee.com/2019/12/30/dossier-sacchi-et-la-revolution-defensive/" title="Dossier : Sacchi et la révolution défensive">[...]</a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><b>Lorsqu&rsquo;en 1987 Silvio Berlusconi nomme Arrigo Sacchi à la tête de l&rsquo;AC Milan, c&rsquo;est l&rsquo;incompréhension chez les supporters </b><em style="font-weight: bold">Rossoneri</em><b>. En effet, lors de l&rsquo;arrivée de l&rsquo;homme politique un an plus tôt, il leur promet de remettre le club sur le devant de la scène. Or, Sacchi n&rsquo;est alors qu&rsquo;un jeune entraîneur avec pour seule expérience deux petites années sur le banc de Parme et est loin d&rsquo;être celui que l&rsquo;on surnommera plus tard le « mage de Fusignano ». Durant quatre ans, Sacchi donna raison à son président, remettant le Milan en haut de l&rsquo;affiche mais surtout en révolutionnant le football. Retour sur son expérience milanaise et sur la révolution qu&rsquo;il a mené au cœur du pays du </b><em style="font-weight: bold">Catenaccio</em><b>.</b></p>
<h2>Sacchi ou l&rsquo;art de se démarquer</h2>
<p>On ne vous apprendra rien en écrivant que Silvio Berlusconi avait la volonté de toujours se démarquer des autres. Arrigo Sacchi est également de cette trempe et le prouve lorsqu&rsquo;il dit, en 1990, que « l&rsquo;Italie a une culture défensive […] Je sais déjà que personne n&rsquo;oubliera Milan. Dans dix, vingt ou trente ans, on se souviendra de cette équipe qui jouait dans l&rsquo;esprit. C&rsquo;est un style conquérant, offensif que l&rsquo;on gardera en mémoire ». Berlusconi et lui arrivent dans un club qui n&rsquo;a ni gagné de compétition européenne depuis 1973 ni de Serie A depuis 1979. Et, ensemble, ils vont glaner huit titres en quatre ans.</p>
<p>En plus de ces huit trophées (un <em>Scudetto</em> et deux Coupes des clubs champions notamment), c&rsquo;est le jeu qui fait du Milan de Sacchi l&rsquo;une des meilleures équipes de l&rsquo;Histoire. Lorsqu&rsquo;il arrive sur le banc lombard, l&rsquo;équipe est imprégnée de la tradition italienne. C&rsquo;est-à-dire avec le marquage individuel mais aussi avec la défense à trois et l&rsquo;importance du libéro. Sacchi décide de passer à quatre derrière, instaure la défense en zone et met donc fin au poste de libéro, qui ne peut exister que par le biais d&rsquo;un marquage individuel.</p>
<h2>1989, l&rsquo;année parfaite</h2>
<p>Sacchi connait des débuts compliqués. Ancelotti, qui était à ce moment joueur milanais, explique à ce propos que « les six premiers mois ont été difficiles car il voulait transmettre des idées auxquelles nous n&rsquo;étions pas habituées ». Mais peu après, le Milan remporte le <em>Scudetto</em> en 1988. Néanmoins, c&rsquo;est l&rsquo;année suivante que la méthode Sacchi porte ses fruits sur la scène européenne. En effet, en 1989, l&rsquo;équipe remporte sa première C1 depuis vingt ans et illumine l&rsquo;Europe entière par son jeu. Un mélange italien et néerlandais qui sait tout faire autant au sol que dans les airs.</p>
<p>La double confrontation face au Real Madrid en demi-finale (1-1 au Bernabéu, 5-0 à San Siro) impressionne l&rsquo;Europe et prouve à l&rsquo;Italie qu&rsquo;il est possible de gagner avec une défense en zone. Le pressing milanais est suffoquant et le Real n&rsquo;arrive pas à s&rsquo;en défaire. Quel que soit le score, lorsque le ballon est dans les pieds adverses, l&rsquo;équipe de Sacchi doit le récupérer. L&rsquo;exemple le plus flagrant est la pression mise par Ancelotti et Rijkaard lors de la remise en jeu du cinquième but milanais au match retour.</p>
<p>En 1990, Milan remporte pour la deuxième fois consécutive la Coupe d&rsquo;Europe des clubs champions. Seulement, le succès est moins joli. Il y a des matchs fermés, d&rsquo;autres moins maîtrisés que l&rsquo;année précédente. C&rsquo;est notamment le cas de la demi et de la finale, respectivement face au Bayern (2-2 qualification grâce au but à l&rsquo;extérieur) et face à Benfica (1-0). De plus, quelques animosités se font ressentir dans un vestiaire usé par les strictes méthodes de Sacchi. Van Basten dit d&rsquo;ailleurs que « c&rsquo;était dur d&rsquo;évoluer sous ses ordres car c&rsquo;était un perfectionniste qui demandait qu&rsquo;on donne tout à chaque entraînements ». Des séances qui sont passées de quatre par semaine à deux par jour lors de l&rsquo;arrivée de Sacchi.</p>
<h2>Sacchi se repose sur ses lieutenants</h2>
<p>Arrigo Sacchi est l&rsquo;homme d&rsquo;un système, le 4-4-2. Malgré cette base fixe, Milan est capable de s&rsquo;adapter à n&rsquo;importe quelle situation. « Notre système, c&rsquo;est le mouvement, pas le 4-4-2. Quand on attaquait, c&rsquo;était en 4-1-5, un 3-1-6. Quand on défendait, on était en 5-4-1 ou en 5-3-2 », explique le coach italien. Pour réaliser ces changements en cours de match, il fallait s&rsquo;appuyer sur des joueurs qui les assimilent. Or, on sait que dans le choix des joueurs, il a toujours privilégié l&rsquo;intellect au talent. Le « Grand Milan » est un savant mélange d&rsquo;intelligence tactique et de talent pur avec Franco Baresi, Carlo Ancelotti, Frank Rijkaard, Roberto Donadoni, Ruud Gullit et Marco Van Basten.</p>
<p>Baresi est le véritable leader de la défense. Son adaptation dans son nouveau rôle de central est notable puisqu&rsquo;il était auparavant libéro. Ancelotti est, lui, la tête pensante du milieu en parfait complément de Rijkaard. Ce dernier, justement, est un travailleur de l&rsquo;ombre qui équilibre l&rsquo;équipe par son talent de récupération. Devant lui, Donadoni est doué d&rsquo;une grande technique qu&rsquo;il allie à une science du jeu impressionnante. Enfin, les deux de devant sont indissociables tant leur complémentarité est aussi grande que leur talent.</p>
<p>Dans son 4-4-2, il y a une réelle importance des joueurs et de leur imagination mais toujours en rapport avec le schéma initial. Maldini et Tassoti peuvent faire ce qui les inspirent sur leur aile respective à condition qu&rsquo;ils restent sur cette partie du champ de jeu. Sacchi ne limite pas l&rsquo;imagination mais évite seulement l&rsquo;anarchie.</p>
<h2>La révolution du marquage</h2>
<p>En 1988, Milan remporte le<em> Scudetto</em> grâce notamment à une victoire (2-3) face au Naples de Maradona et Bianchi. Cette victoire est emblématique puisque Sacchi fait de l&rsquo;équipe napolitaine le symbole de ce qu&rsquo;il combat. Ottavio Bianchi utilise le marquage individuel et compte beaucoup sur l&rsquo;unique talent de Maradona en phase offensive. Le loquace coach milanais déclare que « c&rsquo;était l&rsquo;opposition de deux styles. D&rsquo;un côté, l&rsquo;improvisation, le brouillon autour d&rsquo;une individualité, et de l&rsquo;autre une équipe ». Ce soir là, Sacchi se détache complètement du marquage individuel. En effet, il décide de ne pas mettre de joueur précis au marquage de Diego Maradona. Car ne pas le faire pour un tel phénomène prouve qu&rsquo;il ne le ferait pour aucun autre joueur.</p>
<p>Durant les quatre années passées à la tête du « Grand Milan », Sacchi mena la plus grande révolution défensive de l&rsquo;histoire du football. Dans une Italie marquée par le <em>Catenacio</em>, il décida d&rsquo;y instaurer un marquage en zone. Cette méthode défensive, admettant que chaque joueur a une zone à couvrir et non pas un joueur spécifique à marquer, divisa grandement les amateurs de football -italiens ou non- à la fin du vingtième siècle.</p>
<h2>Protagoniste du jeu en défendant</h2>
<p>Le Milan d&rsquo;Arrigo Sacchi est l&rsquo;une des seules équipes que l&rsquo;on qualifie d&rsquo;offensive d&rsquo;abord pour sa manière de défendre. Grâce à son animation globale, il prouve qu&rsquo;il est possible d&rsquo;attaquer même sans le ballon. En effet, le bloc positionné très haut permet soit de jouer le piège du hors jeu, soit de récupérer le ballon grâce au pressing. L&rsquo;alignement défensif est fondamental car le hors-jeu passif, encore sifflé à cette époque, permet une récupération rapide et haute. À l&rsquo;aide des principes défensifs de Sacchi, le pressing du Milan est plus organisé et plus équilibré que celui de l&rsquo;Ajax des années 70, qui était un modèle du genre.</p>
<p>Le piège du hors-jeu théorisé par Sacchi demande une parfaite coordination des joueurs. Une chose complexe qui parait pourtant simple lorsque l&rsquo;on regarde leurs actions. Le bloc remonte tel un seul homme dès que Baresi en a donné l&rsquo;ordre. Le porteur adverse se retrouve soudain avec six milanais autour de lui et avec comme seules solutions, la passe en retrait &#8211; presque impossible tant la densité est grande dans sa zone &#8211; ou la passe à un joueur devenu hors-jeu. En plus de cette malice défensive, le bloc rouge et noir a pour objectif d&rsquo;être toujours lié et de se déplacer constamment ensemble. Cela rend la tâche offensive adverse encore plus compliquée.</p>
<p>Grâce à cela, les lignes sont extrêmement resserrées, ce qui permet un pressing encore plus efficace. Un pressing qui réduit au maximum le temps et l&rsquo;espace à l&rsquo;adversaire. Un pressing asphyxiant qui permet d&rsquo;être toujours en supériorité numérique dans la moitié de terrain adverse. Le Milan de Sacchi n&rsquo;a donc pas le ballon mais il est tout de même protagoniste du jeu. C&rsquo;est avec cette philosophie qu&rsquo;il remporta deux Coupes des Clubs champions consécutives et qu&rsquo;il mènera la plus grande révolution défensive de l&rsquo;histoire du football.</p>
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		<title>Big 5 : Ce qu’il faut retenir du week-end du 05/10</title>
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		<dc:creator><![CDATA[MatthiasT]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 07 Oct 2019 05:00:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actus Clubs]]></category>
		<category><![CDATA[Bundesliga]]></category>
		<category><![CDATA[Calcio A]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ce week-end mouvementé marque la borne du quart de la saison et, malheureusement, le début d’une nouvelle trêve internationale. Voici tout de même une séance <a class="mh-excerpt-more" href="https://www.demivolee.com/2019/10/07/big-5-ce-quil-faut-retenir-du-week-end-du-05-10/" title="Big 5 : Ce qu’il faut retenir du week-end du 05/10">[...]</a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><strong>Ce week-end mouvementé marque la borne du quart de la saison et, malheureusement, le début d’une nouvelle trêve internationale. Voici tout de même une séance de rattrapage si vous avez manqué la dernière journée de championnat.</strong></p>
<h2 style="text-align: justify">Bundesliga : Course au titre effrénée</h2>
<p style="text-align: justify">Double séisme chez les favoris. Quand Freiburg revient par deux fois à la marque d’un BVB conquérant, le TSG Hoffenheim se paie le luxe de faire tomber le Bayern chez lui grâce à un doublé de Sargis Adamyan qui ouvre par la même occasion son compteur de buts de la saison. De leur côté, ni Schalke, qui concède un nul surprise en accueillant Köln, ni Leipzig et Leverkusen, qui se neutralisent, ne peuvent profiter de la bourde de München. C’est donc le Borussia Mönchengladbach qui prend la tête de la Bundesliga à l’issue de cette septième journée. Récemment, les hommes de Marco Rose répondent de la plus belle des manières à un début de saison décevant. Chirurgicaux de réalisme et aidés par les boulettes bavaroises notamment celle de Thomas Koubek, ils écrasent ainsi Augsburg par 5-1.</p>
<p style="text-align: justify">La Bundesliga se démarque donc comme le championnat le plus serré, et c’est peu de le dire. <a href="https://www.bundesliga.com/en/bundesliga/table">En tête avec seize points</a>, ‘Gladbach a dans son rétroviseur Wolfsburg à quinz puis cinq concurrents à quatorze points, eux-mêmes devançant Dortmund qui reste en embuscade malgré des résultats en deçà.</p>
<h2 style="text-align: justify">Ligue 1 : Marseille, Monaco et Lyon replongent</h2>
<p style="text-align: justify">Dur week-end pour la Côte d’Azur qui voit ses trois protagonistes s’incliner. Marseille et Monaco retombent dans leur travers à l’extérieur tandis que Nice s’incline pour inaugurer un début de mauvaise série. En parlant de série, Rennes enchaîne son huitième de suite match sans gagner, dont six en Ligue 1, en s&rsquo;inclinant face à Reims qui garde sa cage inviolée pour la huitième fois cette saison. Ces derniers auront donc battu Marseille, Paris, Lille et Rennes, et seul Dijon a réussi à leur planter un pion sur cet exercice, c&rsquo;est absolument colossal. Dijon, justement, qui s&rsquo;offre de l&rsquo;air en gagnant face à Strasbourg pour ce qui semble déjà être une victoire très importante dans la lutte pour le maintien. Du côté du haut du tableau, Paris se défait facilement d’un Angers en grande forme pendant que Nantes enfile son troisième 1-0 d’affilé pour s’emparer de la deuxième place du tableau. Mais le match notable du week-end est bien entendu le derby entre Saint-Étienne et Lyon. Notable, oui, car ce n&rsquo;est pas tous les week-ends qu&rsquo;un match pour le maintien se joue le dimanche soir. Une fois n&rsquo;est pas coutume, un derby à la qualité douteuse ne choisit son vainqueur qu&rsquo;en toute fin de match. Si les Stéphanois oublieront ce match soporifique grâce au but de Robert Beric, les Lyonnais prouvent que Leipzig n&rsquo;a pas effacé la crise.</p>
<p style="text-align: justify"><a href="https://www.lfp.fr/ligue1/classement">Globalement, la Ligue 1 vit un quart de championnat surprenant</a>, où les bonnes performances de Nantes, Angers et Bordeaux leur permettent de truster les places européennes, quand les gros déçoivent. Malgré deux défaites surprises, la capitale file en tête avec une différence de buts conséquente mais un écart pour l’instant léger.</p>
<h2 style="text-align: justify">Premier League : Roses are red, Violets are blue, Liverpool are winning</h2>
<p style="text-align: justify">Si les victoires sont de moins en moins tranchantes, elles valent toujours 3 points. Et surtout, elles s’enchainent à une régularité spectaculaire. En battant sur le fil un séduisant Leicester, Liverpool s’offre sa dix-septième victoire d’affilée en Premier League. C’est donc un huit sur huit cette saison pour l’actuel leader du championnat anglais. Huit journées, huit victoires, et huit points d&rsquo;avance sur Manchester City. Lesquels ont été renversés 2-0 par Wolverhampton pour ce qui est déjà leur deuxième défaite de la saison. Pendant qu’Arsenal se rassure en retrouvant le podium, Tottenham s’enfonce dans une grave crise. Trois jours après la déroute historique 2-7 lors de la réception des Bavarois, les Spurs se font facilement balayer 3-0 chez Brighton. De l&rsquo;autre côté de Londres, Lampard poursuit son très bon travail à Chelsea en se reposant sur la jeunesse. Mount, Abraham et Hudson-Odoi le lui rendent bien. Enfin, <a href="https://www.demivolee.com/2018/11/29/dossier-manchester-united-le-theatre-des-revers/">Manchester United reste dans le dur</a> avec un match insipide sur la pelouse de Newcastle qui se solde par une victoire des Magpies.</p>
<p style="text-align: justify"><a href="https://www.premierleague.com/tables">Au classement</a>, le Big Six est désormais décimé par un Crystal Palace qui enchaîne et un Leicester qui ne souffre pas trop de son coup d’arrêt face au leader. Du reste, la lutte à distance entre City et Liverpool est aussi féroce (mais pas forcément aussi disputée) que prévu.</p>
<h2 style="text-align: justify">Liga : Un Real en crise mais un Real premier</h2>
<p style="text-align: justify">D’abord à l’aise dans son match face à Granada, la bonne surprise de ce début de saison, le Real se laisse rattraper à 3-2 alors qu’il tenait tranquillement le 3-0. 4-2 score final : monsieur Benzema répond encore présent, Bale retrouve des sensations avec cette passe lumineuse et Hazard ouvre son compteur avec le Maison Blanche. Le Real Madrid, annoncé en crise notamment de par ses piètres performances européennes, pointe donc à la tête du <a href="https://www.laliga.com/laliga-santander/clasificacion">classement de Liga</a>. En effet, ses concurrents n’ont pas su faire mieux. L&rsquo;Atletico se montre une nouvelle fois stérile. La Real Sociedad concède la défaite face à Getafe. Le Barça, quant à lui, a certes déculotté Séville mais ne se place qu&rsquo;à deux points derrière les Merengues.</p>
<h2 style="text-align: justify"><strong>Serie A : La Juve prend la tête, Giampaolo sauve la sienne</strong></h2>
<p style="text-align: justify">Match de la peur à Gênes. Mené 1-0 à la mi-temps, Giampaolo effectue un double changement que l’on pourrait qualifier de désespéré à la sortie des vestiaires. Décision payante puisque deux buts et quatre cartons rouges plus tard, le Milan sort vainqueur d’un match des plus mouvementés. Cependant, les Rossoneri sont loin de célébrer et accusent toujours un sérieux retard au classement avec cette treizième place. Mais l’affiche majeure de cette journée de Serie A est indéniablement le derby d’Italie du dimanche soir. L’Inter de Conte, comme pressenti excellent en ce début de saison à l’issue d’un mercato très séduisant, accueille la Juventus de Sarri, son dauphin. Malheureusement pour les Nerazzurri, la Vieille Dame siffle la fin de la récréation dans le dernier quart d&rsquo;heure. La Juve l&#8217;emporte sur un but d&rsquo;Higuain qui débutait sur le banc. Et c&rsquo;est bien mérité au regard de son très grand match.</p>
<p style="text-align: justify"><a href="http://www.legaseriea.it/it/serie-a/classifica/2019-20">Au classement</a>, la toujours très solide Atalanta de Gasperini profite des errements des uns et des autres, à commencer par un nouveau faux pas du Napoli à l&rsquo;extérieur, pour se hisser sur le podium. La Juve détrône d&rsquo;un point l&rsquo;Inter, mais la course à distance s&rsquo;annonce passionnante.</p>
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		<title>Dossier : Zdeněk Zeman, le coach le plus offensif de l’histoire</title>
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		<dc:creator><![CDATA[MatthiasT]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 09 Sep 2019 05:00:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Calcio A]]></category>
		<category><![CDATA[Dossiers Demivolée.com]]></category>
		<category><![CDATA[hl]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’essence même du football est de marquer des buts et Zdeněk Zeman n’a pas manqué, tout au long de sa carrière, d’y mettre un point d’orgue. <a class="mh-excerpt-more" href="https://www.demivolee.com/2019/09/09/dossier-zdenek-zeman-le-coach-le-plus-offensif-de-lhistoire/" title="Dossier : Zdeněk Zeman, le coach le plus offensif de l’histoire">[...]</a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><strong>L’essence même du football est de marquer des buts et Zdeněk Zeman n’a pas manqué, tout au long de sa carrière, d’y mettre un point d’orgue. Histoire de l’un des coachs les plus charismatiques de la Serie A.</strong></p>
<h2 style="text-align: justify">Loin d&rsquo;être prédestiné</h2>
<p style="text-align: justify">Né et élevé à Prague, Zeman n’a jamais atteint le niveau professionnel en tant que joueur de football, mais en tant que joueur de volleyball, handball et même de hockey sur glace. Il découvre l’Italie par son oncle, ancien double champion d’Italie avec la Juventus et qui s’attèle à devenir entraîneur, qu’il rejoint en Sicile l’été de 1968. Des vacances dont il ne reviendra pas, puisqu’entre temps, la l&rsquo;URSS envahit la Tchécoslovaquie sous le pacte de Varsovie. Zdeněk Zeman se voit offrir, quelques diplômes et expériences amateures plus tard, un poste d’entraîneur dans les sections jeunes palermitaines. En 1979, il obtient sa licence de coach professionnel, dans la même promotion qu’un certain <a href="https://www.demivolee.com/2018/08/20/dossier-le-grand-milan-darrigo-sacchi/">Aririgo Sacchi</a>. Sa carrière peut débuter.</p>
<p style="text-align: justify">Licata sera son premier point de chute en tant qu’entraîneur principal en 1984. Dès lors, les principes de sa philosophie qui définiront sa carrière sont palpables : un rôle clef confié à la jeunesse et un amour pour le football offensif. Un an après son arrivée, Zeman mène le club au titre de Serie C2. Et ce, avec plusieurs jeunes promus du centre de formation et en marquant 58 buts en 34 matchs. Il quitte Licata en 1986 pour rejoindre Foggia, avant de remplacer Sacchi à Palerme une saison plus tard. D’où il fut viré, pour rebondir à Messina avant de retourner à Foggia. Nous sommes en 1989, et Zeman s’apprête à forger sa légende.</p>
<h2 style="text-align: justify">Philosophie gagnante</h2>
<p style="text-align: justify">Foggia est alors un club de Serie C aux fans comblés. Du point de vue des résultats d’abord, avec une montée jusqu’en Serie A sur une fourchette de 5 ans, mais surtout un festival footballistique. 67 buts en 34 matchs pour sa première saison en Serie B en 1991 qui se solde donc par un titre de champion, le second trophée de sa carrière. Son idéalisme offensif n’a bien sûr pas quitté Foggia en même temps que la montée en Serie A. Zeman a continué d’appliquer ses principes, avec un bon succès compte tenu des moyens limités du club. En quête d’un plus grand club, il rejoint la Lazio en 1994.</p>
<p style="text-align: justify">Avec la même philosophie, il fait monter la Lazio sur les deuxième et troisième marches du podium pour ses deux premières saisons. Toujours aussi offensif, il totalise 69 et 66 buts. Toujours aussi axé sur la jeunesse, il lance Alessandro Nesta. Puis il quitte la Lazio pour l’autre club de la capitale, la Roma, non sans provoquer la colère des <em>tifosi</em>. On créditera à Zeman l’explosion de Francesco Totti dans le rôle d’attaquant ainsi que sa percée dans le club en prenant le numéro 10 et le capitanat. L’international italien entretient d’ailleurs une excellente relation avec Zeman.</p>
<blockquote><p>« Zdeněk Zeman est un entraîneur et une personne prépondérante dans ma croissance professionnelle et personnelle. » Francesco Totti, 2013.</p></blockquote>
<p style="text-align: justify">En outre, la Roma renoue avec l’Europe sous le mandat de Zeman. Cependant, on retiendra davantage de son passage chez les <em>Giallorossi </em>la controverse autour des ses accusations de dopage à l’encontre de la Juventus. Si la justice lui donne raison en envoyant le médecin des <em>Bianconeri</em> derrière les barreaux, sa cote de popularité baisse fortement et les grands clubs d’Italie ne veulent plus de lui.</p>
<h2 style="text-align: justify">Ses principes avant sa carrière</h2>
<p style="text-align: justify">Zeman s’ »exile » donc en Turquie au sein de Fenerbahçe en 1999. Jusque-là, la méthode Zeman a offert de plutôt bons résultats et de manière plutôt stable, mais c’est à partir de ce moment-là que tout va se détériorer. Il faut dire que la défense et le résultat ne sont pas la priorité de Zeman, qui préfère perdre 4-5 que tenir un 0-0 : « au moins on s’amuse », dit-il. Son historique de clubs le prouve d’ailleurs, il est assez dogmatique pour ne pas avoir peur du licenciement. Naples, la Salernitana, Avellino, Lecce, Brescia, à nouveau Lecce et l’Étoile Rouge de Belgrade se succèdent sur son CV entre 2000 et 2010. C’est alors à l’été 2010 qu’il fait son retour à Foggia, pour le plus grand bonheur des supporters.</p>
<p style="text-align: justify">Ils sont 3000 à se précipiter sur les guichets d’abonnement le jour de l’officialisation du retour de Zdeněk Zeman. À titre de comparaison, l’affluence moyenne de tous les clubs, Foggia à part, est de 2500 personnes. Malheureusement, les performances n’ont pas suivi l’engouement. Bien que l’équipe marque 67 buts, record toujours à battre, la mauvaise défense leur porte préjudice et ne parvient pas à les hisser plus haut que la sixième place. Zeman quitte Foggia pour une pige à Pescara où il remporte le dernier trophée de sa carrière, un titre de Serie B, grâce aux performances de Ciro Immobile. Puis, il retourne à la Roma, plus par coup de com’ de la direction que par projet sportif, mais est remercié en février malgré un total final de 71 buts (autant que la Juve championne). Enfin, de brefs passages à Cagliari, Lugano et au Delfino Pescara complètent son CV.</p>
<h2 style="text-align: justify">Une méthode unique</h2>
<p style="text-align: justify">Sans aucun titre majeur ni aucune coupe, Zdeněk Zeman signe finalement une carrière rocambolesque mais assez mitigée. Que fait donc son prestige ? Sa méthode très particulière, bien sûr ! Si son 4-3-3 apparaît comme assez classique, son déploiement en match déjoue toute convention. Les latéraux montent très haut, à la manière des pistions d’un 3-4-3 sauf qu’il n’y a que deux centraux ici,  pour laisser les ailiers perforer la surface adverse ; et ses milieux relayeurs suivent l’attaque à la manière des attaquants intérieurs des 2-3-5 d’antan. Voilà donc une manière bien radicale d’apporter le surnombre dans la défense adverse.</p>
<p style="text-align: justify">Défensivement, Zeman apporte également sa touche personnelle. Son bloc est dans un premier temps médian voire même plutôt bas. Puis, d’un coup, la consigne est donnée de presser : le bloc monte très haut tel un seul homme et les joueurs concernés encerclent agressivement le porteur de balle pour la récupérer. Une telle tactique nécessite de fait une condition physique irréprochable de la part de tous les joueurs. Et Zdeněk Zeman s&rsquo;est en effet fait connaître pour ses harassantes et punitives sessions d’entraînement. Évidemment, un pressing si extrême n’est pas sans risque, surtout quand la qualité individuelle des joueurs ne suit pas. Ainsi, les équipes de Zeman se montrent très facilement prenables sur les ailes, que ce soit à la fin d’un pressing manqué ou lors d’une contre-attaque, les latéraux étant devenus ailiers.</p>
<h2 style="text-align: justify">Beau perdant</h2>
<p style="text-align: justify">Mais c’est surtout une philosophie qui définit Zeman. À l’heure où le <em>catenaccio </em>et la solidité défensive primaient partout en Italie, Zeman faisait presque rappeler le football total. Sa faim insatiable de buts atteint son paroxysme lors de la défaite 2-8 de son Foggia contre le Milan. Alors qu’il tenait tranquillement le match 2-1 à la mi-temps et que la tendance de l’époque aurait appelé à abaisser son bloc et défendre, ses hommes n’ont jamais cessé d’attaquer. Ils n’ont néanmoins pas eu le succès escompté, et ont permis au Milan d’inscrire sept buts en seconde période.</p>
<p style="text-align: justify">Novateur, Zdeněk Zeman n’a pas eu une grande et glorieuse carrière. Mais son anticonformisme radical et sa passion du but ont apporté quelque chose de différent au football italien, et au football, tout simplement.</p>
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		<title>Dossier : Mandžukić, grande gueule, grand joueur</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Yannick]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 12 Mar 2019 06:00:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Autres championnats]]></category>
		<category><![CDATA[Calcio A]]></category>
		<category><![CDATA[Coupes d'Europe]]></category>
		<category><![CDATA[Dossiers Demivolée.com]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Rarement cité parmi les meilleurs, Mandžukić est un personnage du football assez atypique. Ni assez lisse, ni assez technique pour être bankable, l’attaquant est souvent <a class="mh-excerpt-more" href="https://www.demivolee.com/2019/03/12/dossier-mandzukic-grande-gueule-grand-joueur/" title="Dossier : Mandžukić, grande gueule, grand joueur">[...]</a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><strong>Rarement cité parmi les meilleurs, Mandžukić est un personnage du football assez atypique. Ni assez lisse, ni assez technique pour être bankable, l’attaquant est souvent réduit à un simple soldat. Pourtant l’air de rien, le géant croate est en train de faire une grande carrière.</strong></p>
<h2 style="text-align: justify">Caractère de cochon, carrière de champion</h2>
<p style="text-align: justify">Mario Mandžukić est le genre de joueur que l’on préfère avoir dans son équipe. Le croate n’est pas qu’un simple soldat qui fait son devoir par nécessité pour la juste cause de la victoire. Non, le grand Mario est un guerrier prêt à tout pour vaincre aussi bien ses adversaires que la concurrence. En témoigne sa capacité tout simplement bluffante à se réinventer pour se mettre au service de son équipe. A deux moments charnières de sa carrière, il a su se muer avec brio en ailier gauche. D’abord quand <span class="st">Džeko</span> lui passait devant en pointe à Wolfsburg, puis quand « Pipita » Higuain s’est installé à l’attaque de la Juve.</p>
<p style="text-align: justify">Ses détracteurs diront aussi, et c’est plutôt vrai, qu’au cours de sa carrière il a été poussé à changer de club par l’arrivée de joueurs plus talentueux (Lewandowski, Griezmann, <span class="st">Džeko,</span> et CR7 lors du dernier mercato estival… rien que ça !) Mais Mandzu, c’est le genre de gars qui passe par la fenêtre quand on l’a chassé par la porte. Et la fenêtre, il la défonce à grands coups de crampons. C’est pourquoi Il n’a pas hésité à rejoindre le championnat Espagnol -certes à l’Atlético- a priori pas taillé pour lui avec une réussite certaine. Puis rebelote en Italie depuis 2015. Nombreux étaient les sceptiques sur la capacité du croate à s’imposer. Il s’est pourtant rendu indispensable à la Juve comme partout avant et les tiffosi l&rsquo;idolâtrent.</p>
<p style="text-align: justify">Cette force de caractère, son envie de ne jamais rien lâcher est un apport inestimable pour une équipe et ses coach savent pourquoi : cette volonté est communicative, contagieuse même. Les duels qu’il joue, les regards assassins qu’il lance, au-delà de lui donner un avantage sur son adversaire direct ont pour intérêt de galvaniser ses coéquipiers et tout un stade : avec lui, on va à la guerre. Et peu importe si tout le monde pense que ses carences techniques lui interdiront le gotha des plus grands. Lui est toujours au bon endroit au bon moment.</p>
<h2 style="text-align: justify">Un attaquant à réhabiliter</h2>
<p style="text-align: justify">Bon, mais concrètement, la carrière de Mandžukić, rétrospectivement, qu’est-ce que ça donnera ? D’abord, un palmarès dont beaucoup rêveraient : peu de joueurs ont soulevé autant de trophées que lui. Trois doublés Coupe-Championnat au Dinamo Zagreb, deux au Bayern, puis trois autres à la Juve. Une Champions League en 2013, une deuxième place en Coupe du Monde. Et toujours dans la peau d’un titulaire. En cette saison 2018-2019, Allegri en fait un indiscutable de son onze type aux côtés de Ronaldo et laisse sans hésiter Bernadeschi, Cuadrado et Douglas Costa sur le banc.</p>
<p style="text-align: justify">Mandžukić est un joueur que l’on déclasse trop souvent à cause de son jeu peu conventionnel pour un attaquant. Il n’a pourtant pas besoin d’être la énième copie d’Eto’o, de Ronaldo ou de Henry pour figurer parmi les grands. Le style, il s’en fiche éperdument. Ça ne lui a pas empêché de jouer dans des grands matches, d’y exceller et d’y être décisif. On se rappelle tous son but d’anthologie en <a href="https://www.youtube.com/watch?v=q0aknxveU68">finale</a> de Champions 2017 contre le Real puis son doublé contre ces mêmes meringues l’année d’après. N’oublions pas non plus ses buts en finale de C1 2013, en <a href="https://www.demivolee.com/2018/07/11/cdm-croatie-angleterre-20h/">demi-finale</a> puis en finale de coupe du monde 2018.</p>
<p style="text-align: justify">Dans le foot d’aujourd’hui pourtant, il paraît difficile de lui faire une place dans le gratin. Dans une époque de plus en plus portée sur les statistiques, comment valoriser un joueur pareil ? Par exemple, si l’on parle de guerrier, on pensera assez facilement à Pepe, Godin ou Chiellini. Si on lui parle de grand buteur croate, c’est d’abord l’élégant et très racé Davor Šuker auquel on pense. Mandzu est pourtant, avec Modrić et Rakitić, le plus beau palmarès croate et le deuxième meilleur buteur de l’histoire de ce magnifique pays de foot. Enfin, si l&rsquo;on parle d’un joueur dont le surnom est « Super Mario » on songe en premier à l’aussi talentueux qu’inconstant Balotelli. Injuste n’est-ce pas ?</p>
<p>Il faut donc absolument réhabiliter ce joueur dont la trace dans le football mondial est historiquement indéniable. Même si lui semble s&rsquo;en foutre.</p>
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		<title>Dans l&#8217;ombre d&#8217;un géant #4 &#8211; Le Torino FC</title>
		<link>https://www.demivolee.com/2018/11/15/dans-lombre-dun-geant-4-le-torino-fc/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[MatthiasT]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 15 Nov 2018 06:00:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Autres championnats]]></category>
		<category><![CDATA[Calcio A]]></category>
		<category><![CDATA[Dossiers Demivolée.com]]></category>
		<category><![CDATA[Dans l'ombre d'un géant]]></category>
		<category><![CDATA[Headline]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>« Mythe, légende, tradition. » Tels sont les mots choisis par le Torino pour se décrire, et il faut avouer qu’on trouvera difficilement mieux. Les trente-quatre Scudetti <a class="mh-excerpt-more" href="https://www.demivolee.com/2018/11/15/dans-lombre-dun-geant-4-le-torino-fc/" title="Dans l&#8217;ombre d&#8217;un géant #4 &#8211; Le Torino FC">[...]</a></p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><strong>« Mythe, légende, tradition. » Tels sont les mots choisis par le Torino pour se décrire, et il faut avouer qu’on trouvera difficilement mieux. Les trente-quatre <em>Scudetti</em> de la Juventus ont beau faire de l’ombre aux sept sacres du Torino, celui-ci ne demeure pas moins un des clubs les plus historiques et les plus célébrés d’Italie.</strong></p>
<h2 style="text-align: justify">Grenats</h2>
<p style="text-align: justify">Les ouvriers suisses et anglais apportent le football à Turin à la fin du XIX<sup>e</sup> siècle. Rapidement, la Juventus et l’Internazionale Torino sont créés, avant que ce dernier ne soit absorbé par le FC Torinese. Le FC Torino voit finalement le jour en 1906, quand le FC Torinese décide de fusionner avec des membres dissidents de la Juventus. Le tout sous la présidence d’Alfredo Dick, un modeste joueur suisse mais remarquable leader.</p>
<p style="text-align: justify">Le nouveau-né décide alors d’abandonner ses bandes jaunes et noires – dont on aperçoit encore aujourd&rsquo;hui l&rsquo;héritage sur le maillot des <em>Juventini</em> – pour le grenat. Deux hypothèses concernant ce choix. La première indique tout simplement que le grenat est la couleur du Servette Genève, club de cœur d’Alfredo. La seconde stipule la noblesse de cette couleur dans le Piémont. Elle tient ses origines d’une famille savoyarde qui, en 1706 (soit pile deux-cent ans auparavant), utilisa le mouchoir ensanglanté d’un soldat pour écrire et propager la nouvelle de la libération de Turin face aux Français.</p>
<h2 style="text-align: justify">Il Grande Torino</h2>
<p style="text-align: justify">Il faut attendre 1928 pour voir le Torino inscrire la première ligne à son palmarès. Le titre de 1927 révoqué pour corruption n’empêche en effet pas les <em>Torinesi </em>de mettre fin aux controverses en remportant le suivant. C’est l’époque marquante du « trio des merveilles ». Celui-ci se compose de Libonatti, Baloncieri et Rossetti, auteurs respectivement de 35, 31 et 23 buts pendant la saison du sacre. Néanmoins, le Toro ne parvient pas à surfer sur cette vague et passe des années 1930 moins fastes. Le club repart tout de même avec un lot de consolation en gagnant la toute première Coppa Italia en 1936.</p>
<p style="text-align: justify">La nomination du président Ferruccio Novo en 1940 signe le début de l’ère la plus glorieuse du club. Les <em>Torinesi </em>lui doivent la plus belle équipe de leur histoire : <em>Il Grande Torino</em>. D’abord septième, puis second dans les deux premières saisons expérimentales, le Toro arrache son titre en 1943 lors de l&rsquo;ultime rencontre. Le premier des cinq championnats consécutifs (de 1943 à 1949, celui de 1944 étant annulé à cause de la guerre) est remporté. Cette même année, le club gagne aussi la Coppa Italia au terme d’un parcours exceptionnel : vingt buts marqués, zéro concédé.</p>
<p style="text-align: justify">Guidés par le capitaine Mazzola, le Torino de Novo domine le football italien des années 1940. A titre d’exemple, l’équipe nationale compte dix joueurs du Toro dans son onze de départ. Durant la saison 1947/1948, considérée comme la meilleure de l’histoire du club, les <em>Torinesi </em>battent de nombreux records. Parmi eux, on peut citer la plus longue invincibilité, le plus grand nombre de buts marqués, le plus faible nombre de buts encaissés, le plus grand écart de points avec le dauphin ou encore le meilleur bilan à domicile. Malheureusement, les ailes du <em>Grande Torino</em> se brûlent dramatiquement.</p>
<h2 style="text-align: justify">Tragédie</h2>
<p style="text-align: justify">L’histoire du Torino se définie en deux ères. La première est celle que l’on vient de voir : empreinte de succès, de prestige et de fierté. Quand la seconde l’est de deuil, de douleur, de nostalgie mais aussi d’espoir. L’élément délimitant ces deux périodes n’est autre qu’une véritable catastrophe qui touche les <em>Torinesi</em> un 4 mai 1949. L’avion qui transportait le <em>Grande Torino</em> revenant d’un match amical à Lisbonne s’écrase contre la colline de Superga. On ne compte aucun survivant parmi les joueurs, le staff, les journalistes et l’équipage. L’équipe victorieuse de son cinquième championnat consécutif disparaît ainsi tragiquement et devient ce mythe d’une équipe imbattable. La basilique siégeant sur cette colline se transforme donc naturellement en lieu de pèlerinage pour les milliers de supporters du Toro qui s’y rendent tous les 4 mai.</p>
<p style="text-align: justify">S’en est inévitablement suivi une période de déclin, emmenant pour la première fois, dix ans après le crash, le club en Serie B, même si les <em>Torinesi</em> n’y restèrent qu’une saison. Et comme un couteau remuant constamment dans la plaie, le succès du voisin rival n’a fait que croître. Cette adversité a cependant construit un véritable et immense attachement des tifosi pour leur club. Et même s’ils ne sont aujourd’hui plus beaucoup à avoir vécu le crash de Superga, ce sentiment tragique continue d’alimenter leur foi.</p>
<h2 style="text-align: justify">Se relever</h2>
<p style="text-align: justify">Toutefois, le Torino retrouve la Serie A et recommence à gagner des trophées, à commencer par la Coppa Italia. Dans les années 1960, les <em>Grenata </em>produisent effectivement de belles performances dans cette compétition, puisqu’ils en sont finalistes en 1963 et 1964, la gagnent en 1968, échouent à nouveau en finale en 1970 avant de la regagner l’année suivante. On doit notamment ce renouveau à l’arrivée du génial ailier Luigi Meroni en 1964, qui porte le Toro sur le podium de Serie A. Mais le malheur frappe encore, Gigi est tué dans un accident de voiture trois ans plus tard.</p>
<p style="text-align: justify">Pourtant, le club – qui en a vu d’autres – reste debout. En 1976, les <em>Torinesi </em>remportent leur septième <em>Scudetto</em>. Puis, il fallut attendre dix-sept années pour que le Torino soulève son dernier trophée à cette date (sans compter la Serie B de 2000) : l’édition 1993 de la Coppa Italia. Des problèmes financiers ainsi que des relégations ont conduit le club à déclarer la banqueroute en 2005. Le club renaît cependant rapidement de ses cendres et réussit à remonter en Serie A seulement une année plus tard.</p>
<h2 style="text-align: justify">Entre l’Olimpico et le Filadelfia</h2>
<p style="text-align: justify">Une enceinte se démarque particulièrement dans l’histoire du Toro : le Stadio Filadelfia. Ce dernier est la source de nostalgie par excellence des supporters pour la simple et bonne raison qu’il fut l’hôte du <em>Grande Torino</em>. Temple des <em>Torinesi</em> de 1926 à 1958, il est le premier stade qui leur appartienne véritablement. Depuis, les supporters ont souvent eu la lubie d’y revoir jouer des matchs officiels. Malheureusement, le <em>Fila </em>demeure aujourd’hui dans un piteux état. Et ce malgré les projets de rénovation afin d’accueillir un centre d’entraînement et un musée, toujours en suspens.</p>
<p style="text-align: justify">Les péripéties du Torino se poursuivent aujourd’hui dans le Stadio Olimpico, mais celui-ci n’a pas toujours appartenu au club. Il est en fait construit pour la Juve en 1933, sous l’impulsion de Mussolini. La Vieille Dame occupe les lieux jusqu’en 1990, puis à nouveau de 2006 à 2011 en attendant leur transfert dans le Juventus Stadium. Les <em>Torinesi </em>ne s’installent dans ce stade qu’à tâtons. Il y a bien eu ce déménagement en 1958, mais la descente en Serie B cette même saison les pousse, par superstition, à retourner au <em>Fila</em>. Entre 1961 et 1963, le Toro utilise le Stadio Olimpico, mais uniquement pour les grands rendez-vous. Leur cohabitation avec la Juventus n’est complète qu’en 1964 et durera jusqu’en 1990. Date à laquelle les deux Turinois emménagent au Stadio delle Alpi jusqu’en 2006 et leur retour &#8211; temporaire pour la Juve, permanent pour le Toro – à l’Olimpico.</p>
<p style="text-align: justify">Devenu maison exclusive du Torino, l’Olimpico est de nos jours un symbole du club. Il représente tout ce que la Juve n’est pas. Là où le nouvel antre flambant neuf de la Vieille Dame est pour les Grenats synonyme d’arrogance, de m’as-tu-vu et de modernité abusive, l’Olimpico montre en revanche l’attachement des <em>Torinesi</em> à l’histoire, l’authenticité.</p>
<h2 style="text-align: justify">« Bienvenue à Turin »</h2>
<p style="text-align: justify">Si les travées de l’Olimpico ne sont pas toujours pleines (une affluence moyenne d’un peu moins de vingt-mille personnes sur les vingt-huit mille places disponibles), les <em>tifosi </em>se chargent bien de le transformer en chaudron. Par ailleurs, ultras et Italie rimant souvent avec politique, le Toro n’échappe pas à la règle. A ce propos, les <em>Torinesi </em>ont historiquement montré leur sympathie à l’égard des mouvements de gauche. Le groupe le plus extrême, Etarras, est d’ailleurs connu pour avoir rejoint les protestations de la gauche radicale. Une orientation qui se traduisait dans les tribunes par la présence de drapeaux basques et cubains, entre autres chants et banderoles. Mais aujourd’hui, l’heure est à la dépolitisation. Les ultras <em>Torinesi </em>se sont même pris à dénoncer l’utilisation de la politique dans les stades, avec en principale ligne de mire les factions de droite <a href="https://www.demivolee.com/2018/08/28/villes-de-football-rome-la-ceremonieuse/">laziales</a>.</p>
<p style="text-align: justify">L’ambiance qui entoure ce club est particulière. Les supporters veulent en effet montrer qu&rsquo;ils n&rsquo;ont pas choisi la facilité en supportant le club qui gagne toujours. Une façon de se distinguer du voisin mondialisé, aux supporters consommateurs. Il y a cette sensation d’un club qui représente réellement Turin, quand les <em>Bianconeri </em>comptent des supporters bien au-delà de l’Italie. Cette divergence est palpable lors des derbys de Turin. Notamment en 2014, lorsque les <em>Torinesi </em>avaient en ce sens déployé une banderole ironique « Bienvenue à Turin ».</p>
<p style="text-align: justify">La rivalité a eu malheureusement d&rsquo;autres moyens plus idiots de s&rsquo;exprimer. Pendant un temps, les ultras de la Vieille Dame mimaient de gestes et de bruits un avion se crashant pendant que le speaker énonçait l&rsquo;équipe grenate. Faveur évidemment retournée par les <em>Torinesi </em>après le drame du Heysel qui a vu 39 <em>Juventini </em>perdre la vie dans un mouvement de foule en 1945. Le chant <em>“39 sotto terra, viva viva Ingilhterra”</em> (39 hommes à terre, vive l&rsquo;Angleterre) était alors, malheureusement, viral.</p>
<p style="text-align: justify">Dans des manières que l&rsquo;on apprécie mieux, on retiendra la banderole des <em>Torinesi</em> comparant la Juventus à une Fiat Multipla. En raison du design&#8230; particulier de ce véhicule, mais aussi compte tenu des étroites relations entre le club et l&rsquo;industriel.</p>
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		<title>Dossier : Renzo De Vecchi, le précurseur</title>
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		<pubDate>Mon, 08 Oct 2018 05:00:09 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Si l&#8217;Angleterre est historiquement la première nation du football européen, l&#8217;Italie n&#8217;est pas en reste. Deux fois championne du monde avec le génial Vittorio Pozzo <a class="mh-excerpt-more" href="https://www.demivolee.com/2018/10/08/dossier-renzo-de-vecchi-le-precurseur/" title="Dossier : Renzo De Vecchi, le précurseur">[...]</a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><strong>Si l&rsquo;Angleterre est historiquement la première nation du football européen, l&rsquo;Italie n&rsquo;est pas en reste. Deux fois championne du monde avec <a href="https://www.demivolee.com/2018/09/20/dossier-vittorio-pozzo-il-vecchio-maestro/">le génial Vittorio Pozzo</a> à sa tête, elle rentre dans les prémices du football professionnel dès les années dix. Retour sur l&rsquo;histoire du premier grand talent du football italien, Renzo De Vecchi.</strong></p>
<h2 style="text-align: justify">Le gamin de Milan</h2>
<p style="text-align: justify">Renzo De Vecchi est un gamin de Milan. C&rsquo;est là qu&rsquo;il voit le jour le 3 février 1894. Il ne faut pas imaginer le Milan de l&rsquo;époque comme celui qu&rsquo;il est aujourd&rsquo;hui. Non, la cité Lombarde est tout sauf la cité de tourisme haut de gamme et pointe basse de la dorsale européenne. Au détours des années 1900, Milan est une ville un peu crasseuse. Dans les rues, les gamins d&rsquo;ouvrier ne vont pas à l&rsquo;école et sont plus proches de la délinquance que de grandes études. C&rsquo;est dans ce contexte que Renzo De Vecchi vit son enfance. Ses parents ne sont pas des nobles, malgré ce que la particule pourrait laisser penser. Ils ne font pas partie des plus pauvres, non plus, mais ne roulent assurément pas sur l&rsquo;or.</p>
<p style="text-align: justify">Renzo De Vecchi fréquente sûrement une école primaire religieuse, même si aucune source d&rsquo;époque ne vient confirmer &#8211; ou infirmer &#8211; la chose. C&rsquo;est cependant assurément dans la rue qu&rsquo;il commence à taquiner la balle. A l&rsquo;époque, la région située entre Milan et Gênes est très dynamique sur le plan footballistique, notamment grâce à l&rsquo;intense commerce avec le reste de l&rsquo;Europe. Les ballons sont une denrée relativement chère, mais aux sphères de cuir se substituent bien souvent des amas de chiffons sales. Pieds nus, les jeunes hommes développent une qualité technique à part, et un sens du jeu un peu similaire à ce que l&rsquo;on retrouve aujourd&rsquo;hui dans les <em>potreros</em> argentins. Fils d&rsquo;un fan du Milan, Renzo De Vecchi joue dans la rue sans doutes dès ses six ou sept ans, et n&rsquo;arrêtera que quand il signera dans un club.</p>
<h2 style="text-align: justify">Renzo De Vecchi, le fils de Dieu</h2>
<p style="text-align: justify">Renzo De Vecchi est particulièrement précoce. Il n&rsquo;a que quinze ans quand l&rsquo;AC Milan, qui n&rsquo;est pas encore l&rsquo;institution qu&rsquo;il est devenu, mais qui commence à acquérir une certaine célébrité, fait des pieds et des mains pour l&rsquo;attirer. Enfant de Milan, il n&rsquo;est pas des plus durs à convaincre. Très vite, après seulement quelques entraînements, il fait ses débuts avec l&rsquo;équipe première en championnat italien. A l&rsquo;époque, le championnat italien connaît des grandes modifications. En effet, la saison 1909-1910 est la toute première de l&rsquo;histoire à se disputer avec un seul groupe pour tout le pays &#8211; un choix entériné dix ans plus tard avec la création de la Série A. C&rsquo;est aussi la première fois que le championnat comporte des matchs aller et retour, répartis sur deux années civiles.</p>
<p style="text-align: justify">C&rsquo;est donc dans ce contexte de grands changements que Renzo De Vecchi s&rsquo;impose au sein de l&rsquo;axe de la défense milanaise. Impressionnant de sérénité malgré son jeune âge, il se voit affublé du surnom de « Figlio di Dio », fils de Dieu, par le journaliste de la Gazzeta Emilio Colombo. Cela se passe lors de son premier match en1909 face à Ausonia. La prestation de Vecchi fait pleurer le grand journaliste, qui voit en ce jeune homme l&rsquo;avenir du football. L&rsquo;avenir du football, justement, Renzo De Vecchi va le représenter quand il fait ses débuts en équipe nationale. Nous sommes en 1910, il a tout juste seize ans, et s&rsquo;impose comme un cadre de l&rsquo;équipe. Encore aujourd&rsquo;hui, il reste le plus jeune joueur de l&rsquo;histoire à avoir début avec l&rsquo;équipe nationale italienne.</p>
<figure style="width: 1450px" class="wp-caption alignnone"><img decoding="async" fetchpriority="high" class="Article d'époque sur Renzo De Vecchi" title="Article d'époque sur Renzo De Vecchi" src="http://www.hosting.universalsite.org/image-renzodevecchi12luglio1951-4CC4_56C0C0A8.jpg" alt="Article d'époque sur Renzo De Vecchi" width="1450" height="1221" /><figcaption class="wp-caption-text">Article d&rsquo;époque sur Renzo De Vecchi</figcaption></figure>
<h2 style="text-align: justify">Un jeune homme élégant</h2>
<p style="text-align: justify">Le talent de Renzo De Vecchi lui permet de jouer à plusieurs postes sur le terrain. Si en équipe de jeunes, il évolue à ce poste si particulier de « demi », cela n&rsquo;est pas le cas plus tard. Quand il devient professionnel, il s&rsquo;impose d&rsquo;abord dans l&rsquo;axe, avant d&rsquo;être très vite décalé à une position naissante d&rsquo;arrière gauche. Rien à voir entre Renzo De Vecchi et Roberto Carlos. Vecchi n&rsquo;est pas très puissant physiquement, pas très grand non plus. Mais sa débauche d&rsquo;énergie lui permet très largement de compenser ses rares déficiences sur le plan physique. Les <em>tifosis, </em>des plus mesurés aux plus extrêmes, adorent Renzo De Vecchi. Celui-ci leur rend bien leur amour, en étant un des leaders du vestiaire et un des leaders sur le terrain alors qu&rsquo;il est loin d&rsquo;être majeur. Le Milan a certes déjà trois championnats, mais ne peut rivaliser face aux voisins piémontais.</p>
<p style="text-align: justify">Car même si le championnat n&rsquo;est officiellement qu&rsquo;amateur, personne ne s&rsquo;y trompe. Les meilleurs joueurs ont des postes fictifs très bien rémunérés dans les compagnies à la tête des clubs. Après quatre saisons au Milan, une soixantaine de matchs et sept buts, Renzo De Vecchi va chercher à remplir son palmarès. Car pour le moment, il n&rsquo;a remporté qu&rsquo;une coupe amicale sous le maillot rouge et noir. Et vu son niveau, il peut prétendre à beaucoup mieux. Son choix de carrière n&rsquo;aurait aucun sens dans le football moderne. En effet, afin de remplir son palmarès, il quitte l&rsquo;AC Milan pour rejoindre le Genoa. Le Genoa compte déjà six championnats à son actif. Avec Renzo De Vecchi, il va en remporter trois autres. Depuis 1924, il n&rsquo;en a pas remporté le moindre.</p>
<h2 style="text-align: justify">Un véritable diamant</h2>
<p style="text-align: justify">Mais revenons en 1913. Renzo De Vecchi vient de rejoindre le Genoa, et s&rsquo;impose là aussi sans difficultés dans l&rsquo;effectif du club littoral. Ce n&rsquo;est cependant pas que pour la possibilité de gagner des titres que Renzo De Vecchi signe à Gênes. A Milan, il était employé de la Banca Commerciale di Milano. Son salaire est celui d&rsquo;un employé de bon niveau, mais n&rsquo;a rien de somptueux. A la même époque, Vercelli lui propose un chèque en blanc, avec un montant au choix mais pas de job. A Gênes, la Comit, la banque commerciale de la ville, lui propose un emploi de premier rang. Son salaire est du jamais vu. Aucun footballeur n&rsquo;a jamais gagné autant dans le football italien.</p>
<p style="text-align: justify">Et même avec l&rsquo;inflation des salaires due à l&rsquo;explosion de l&rsquo;amateurisme marron au cours des années 1920, le salaire de Renzo De Vecchi reste très confortable. Suffisamment, en tout cas, pour le convaincre de rester quatorze saisons à Gênes, avant de prendre sa retraite en 1929. Trois fois champion, il ne connaîtra jamais la gloire d&rsquo;un sacre en Coupe du Monde, abandonnant la sélection en 1925, neuf ans avant que Pozzo emmène l&rsquo;Italie sur le toit du monde. Mais Renzo a déjà trente-cinq ans quand il prend sa retraite, un âge très avancé dans le football à l&rsquo;époque.</p>
<p style="text-align: justify">Avec quarante-trois sélections en équipe nationale entre 1910 et 1925, dont vingt-six en tant que capitaine, Renzo De Vecchi est le premier très grand défenseur du football italien. Renzo De Vecchi décède le 14 mai 1967 à Milan, sa ville natale. Lors de l&rsquo;inauguration du <a href="https://www.acmilan.com/en/club/hall-of-fame-list"><em>Hall of Fame</em> de l&rsquo;AC Milan</a>, il fait partie de la première génération de la sélection de grands joueurs du club.</p>
<p style="text-align: justify">
<p>Cet article <a rel="nofollow" href="https://www.demivolee.com/2018/10/08/dossier-renzo-de-vecchi-le-precurseur/">Dossier : Renzo De Vecchi, le précurseur</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://www.demivolee.com">Demivolée.com</a>.</p>
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