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		<title>Le Digest de l’Euro #9 – Fête Nazionale</title>
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		<dc:creator><![CDATA[MatthiasT]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 14 Jul 2021 05:00:25 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Deux fois par semaine, nous avons débriefé l’Euro 2020 sur demivolee.com. C’est désormais l’heure de décerner les lauriers et de donner le clap de fin <a class="mh-excerpt-more" href="https://www.demivolee.com/2021/07/14/le-digest-de-leuro-9-fete-nazionale-italie-championne-d-europe/" title="Le Digest de l’Euro #9 – Fête Nazionale">[...]</a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><strong>Deux fois par semaine, nous avons débriefé l’Euro 2020 sur demivolee.com. C’est désormais l’heure de décerner les lauriers et de donner le clap de fin après la victoire de l’Italie. </strong></p>
<h2 style="text-align: justify">L’événement : Rendre à César…</h2>
<p style="text-align: justify">L’Italie est championne d’Europe. Une victoire 3-2 aux tirs au but, après un nul à 1-1 sur les 120 minutes de jeu, permet au football de « tornare a casa », puisque <a href="https://www.demivolee.com/2019/06/17/football-golf-2-origines/">les Italiens ne sont pas non plus étrangers à la création du football</a>.</p>
<p style="text-align: justify">Si le but express de Luke Shaw suivi d’une première mi-temps placée sous le signe de la stérilité ont pu instigué quelques doutes sur les chances de l’Italie, pour le plus grand plaisir d’un Wembley particulièrement électrique, les hommes de Roberto Mancini ont su corriger le tir pour rappeler à l’Europe qui était la meilleure formation du tournoi. Car non content d’être la meilleure équipe sur cette finale, la <em>Squadra Azzurra </em>aura montré une qualité de jeu, une cohérence et un parcours qui font d’elle une très belle championne. Le tout <a href="https://www.demivolee.com/2021/06/03/dossier-le-tableau-de-chasse-de-leuro-2020/">sans être particulièrement favori</a> ni en ayant les meilleures individualités.</p>
<p style="text-align: justify">C’est là tout le mérite du mandat Mancini. Rebâtir une sélection malaimée en si peu de temps, en partant de presque zéro, et remporter un trophée international si relevé trois ans après la prise de fonction relèvent déjà de la prouesse. Et la manière n’en est que plus admirable.</p>
<p style="text-align: justify">En termes d’image, l’ancien entraîneur de Manchester City faisait face à un défi comparable à celui de Laurent Blanc, qui a pris les rênes de l’équipe de France après Knysna, quand une méconnaissable Italie manquait de se qualifier au Mondial 2018. Il a également su développer un projet de jeu à l’échelle macro. Cette philosophie, pensée autour de son milieu, prête à se tourner vers l’avant, est en plus cohérente avec le progrès du Calcio et en véritable rupture avec l’histoire de la Nazionale. En complément, son management à l’échelle micro s’illustre par une excellente lecture des matchs, en témoignent les nombreux visages de l’Italie tout au long de cet Euro.</p>
<h2 style="text-align: justify">Le chiffre : Shaw devant !</h2>
<p style="text-align: justify">Cette dernière corde à l’arc de Roberto Mancini s’est justement illustrée une nouvelle fois sur cette finale. Car quand Luke Shaw inscrit le but le plus rapide de l’histoire des finales de l’Euro après 1 minute 57, explosant ainsi le précédent record détenu par Pereda qui donna l’avantage à l’Espagne en 1964 au bout de 5 minutes et 04 secondes, c’est plutôt la supériorité tactique du premier plan de jeu de Gareth Southgate qui transpire sur la rencontre.</p>
<p style="text-align: justify">À l’origine de l’action, une superbe conduite de balle de ce même Luke Shaw pour se dégager du pressing italien et trouver Harry Kane venu au secours. Puis, une fois le ballon en entonnoir dans le couloir droit, c’est la course de Kyle Walker qui crée la supériorité numérique et confère tant d’espace et de temps à Kieran Trippier pour ajuster son centre. En supériorité numérique également sur l’aile gauche, le latéral de Manchester United se retrouve <a href="https://youtu.be/1qaUlaLOvpo?list=PLQLPXA3TgtrC1LWiJvyYDoSyjOW_UEGGN&amp;t=22">seul au second poteau pour ajuster sa demi-volée</a>.</p>
<p style="text-align: justify">Menée par les pistons de bout en bout, cette offensive peut difficilement faire meilleure publicité au 3-4-3 de Southgate, décidé spontanément pour cette rencontre. C’est un symptôme de l’échec et mat tactique que ce dernier infligeait dans un premier temps à Mancini. Avec cette double supériorité numérique dans les couloirs qui profite autant aux pistons qu’aux neufs et demi en électrons libres, ce qui était une composition à vertu défensive – le technicien anglais confiera plus tard sa volonté de ne pas vouloir impliquer un ailier pour défendre sur Lorenzo Insigne – s’avère tout aussi problématique pour l’Italie sur les attaques anglaises.</p>
<p style="text-align: justify">Ce plan, qui a fonctionné (trop ?) immédiatement aurait pu être le gros coup de Southgate.</p>
<h2 style="text-align: justify">Le but : Bonucci sonne la charge</h2>
<p style="text-align: justify">Mais pour conserver ce potentiel gros coup, encore fallait-il ne pas perdre son football. Or, plus le match avance, moins l’Angleterre ne s’acharne à jouer autre chose que des seconds ballons jaillissants d’un repli défensif toujours plus bas. Les décrochages de Harry Kane et de Mason Mount, les incursions de Raheem Sterling&#8230; Tout ça n’était déjà plus que de l’histoire ancienne à la mi-temps. Si bien que les Italiens, bien rentrés dans cette deuxième période, retrouvent la balle de plus en plus rapidement. Et sentent de moins en moins le désespoir de devoir jouer long ou frapper de loin.</p>
<p style="text-align: justify">Après une traversée du désert assurée par le porteur d’eau Federico Chiesa, toujours à même d’apporter la menace dans le camp anglais, c’est <a href="https://youtu.be/1qaUlaLOvpo?list=PLQLPXA3TgtrC1LWiJvyYDoSyjOW_UEGGN&amp;t=238">une sorte de but casquette, sur corner</a>, qui achève de renverser les dynamiques mentales de ce match. Finalement, les conséquences mentales de cette bonne entame sont telles que le but de Leonardo Bonucci a des saveurs de « ce qui devait arriver arriva ». Car après celui-ci, les cassages de lignes, la conservation et les combinaisons dans les petits espaces se font plus faciles et ne laissent guère de doute sur le fait que l’Italie aurait de toute façon égalisé.</p>
<figure id="attachment_27575" aria-describedby="caption-attachment-27575" style="width: 902px" class="wp-caption alignnone"><img decoding="async" fetchpriority="high" class=" wp-image-27575" src="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2021/07/but-bonucci-digest-euro-9-300x200.jpg?x16177" alt="Vu du dessus, le but de Bonucci a tout d'un tableau de la Renaissance. (Crédits : Laurence Griffiths/Getty Images)" width="902" height="601" srcset="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2021/07/but-bonucci-digest-euro-9-300x200.jpg 300w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2021/07/but-bonucci-digest-euro-9-1024x683.jpg 1024w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2021/07/but-bonucci-digest-euro-9-768x512.jpg 768w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2021/07/but-bonucci-digest-euro-9-1536x1024.jpg 1536w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2021/07/but-bonucci-digest-euro-9.jpg 2048w" sizes="(max-width: 902px) 100vw, 902px" /><figcaption id="caption-attachment-27575" class="wp-caption-text">Vu du dessus, le but de Bonucci a tout d&rsquo;un tableau de la Renaissance. (Crédits : Laurence Griffiths/Getty Images)</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify">Lorsque Gareth Southgate tente de relancer la machine en faisant rentrer Bukayo Saka pour passer en 4-3-3, il est déjà trop tard. La défense italienne, vue contre la Belgique dans un véritable match référence, verrouille totalement l’axe et empêche la moindre once de relance. Ainsi, Kane est réduit à une ligne de statistiques alarmante : aucun tir, aucune passe avant un tir, aucun ballon touché dans la surface.</p>
<p style="text-align: justify">L’ascendant mental pris durant la deuxième période a sans doute pu aider lors des tirs au but, mais attention aux analyses biaisées par le résultat : les <em>Three Lions </em>perdent bien leur match en seconde période, et beaucoup moins sur ce double changement où Marcus Rashford et Jadon Sancho foulent la pelouse exclusivement pour tirer leur penalty. Si le dilemme est évidemment qu’ils rentrent à froid alors que le premier et unique ballon qu’ils toucheront aura une lourde signification, c’est une stratégie qui aurait pu fonctionner. Ces remplacements, justement, sont surtout intervenus trop tardivement. L’Italie avait déjà le sens du momentum. Mancini avait déjà retourné la partie en sa faveur. Southgate, qui avait jusque là eu tout bon ou presque sur cet Euro, a perdu pied à la mi-temps de la finale.</p>
<h2 style="text-align: justify">Le mot de la fin</h2>
<p style="text-align: justify">Puisque c’est sur ce match très intéressant que s’achève l’Euro 2020, profitons-en pour saluer la très bonne qualité de ce championnat d’Europe. La situation sanitaire et les burnouts potentiels ou avérés des joueurs à l’aune d’une compétition exigeante avaient de quoi faire peur, mais nous avons bien eu notre lot de matchs fous et offensifs. Globalement, peu d’équipes ont fermé le jeu, même les petits poucets en phase de groupes, et bon nombre de projets étaient intéressants. D’un point de vue comptable, l’Euro 2020 fut, avec 2,8 buts par match, l’Euro le plus prolifique dans le format poules et phase à élimination directe.</p>
<p style="text-align: justify">À noter également que Gianluigi Donnarumma a été nommé joueur du tournoi. On peut aisément le comprendre : il n’a encore jamais perdu une séance de tirs au but avec sa sélection, a contribué à l’exploit de gagner deux séances d’affilée, ce qui n’était jamais arrivé à l’Euro, et est plus globalement un des architectes majeurs de la série italienne en cours, et du titre, tout simplement.</p>
<p style="text-align: justify">Jorginho n’aurait pas non plus démérité cette distinction. Déjà vainqueur de la Ligue des Champions cette année, il rajoute l’Euro dans sa vitrine en étant une solide vertèbre de la colonne vertébrale de son équipe dans les deux cas. Et si sa saison monstre le plaçait au sommet de la course au Ballon d’Or ? On aura aussi une pensée pour Leonardo Spinazzola. Il était <a href="https://www.demivolee.com/2021/06/28/le-digest-de-l-euro-5-tcheque-mate/">au cœur du projet de Mancini</a> et, coïncidence ou non, l’Italie n’a plus gagné un match dans le temps réglementaire après sa blessure. Quel plaisir de le voir sur le podium !</p>
<p style="text-align: justify">Enfin, il est temps de vous remercier vous, chers lecteurs, de nous avoir accompagnés tout au long de cet Euro !</p>
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		<title>Le Digest de l’Euro #8 – Londres et la lumière</title>
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		<dc:creator><![CDATA[MatthiasT]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 08 Jul 2021 05:00:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Dossiers Demivolée.com]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Deux fois par semaine, retrouvez votre digest de l’Euro 2020 sur demivolee.com. Aujourd’hui, il est temps de débriefer les demi-finales afin d’avoir toutes les clefs <a class="mh-excerpt-more" href="https://www.demivolee.com/2021/07/08/le-digest-de-l-euro-8-londres-et-la-lumiere/" title="Le Digest de l’Euro #8 – Londres et la lumière">[...]</a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><strong>Deux fois par semaine, retrouvez votre digest de l’Euro 2020 sur demivolee.com. Aujourd’hui, il est temps de débriefer les demi-finales afin d’avoir toutes les clefs pour le dernier match de la compétition. </strong></p>
<h2 style="text-align: justify">L’évènement : L’Angleterre retrouve une finale 55 ans après</h2>
<p style="text-align: justify">Tout vient à point à qui sait attendre. Et que les Anglais auront attendu ! Depuis la Coupe du monde 1966 organisée à la maison, l’Angleterre n’avait plus connu les joies d’une finale de tournoi majeur. Les spectres de la demi-finale de 2018 ont frappé à la porte, bien sûr, mais les hommes de Gareth Southgate connaissaient le film et ont inversé les rôles : ouvrir le score sur coup franc direct avant de perdre 2-1 en prolongation était leur écueil, ce scénario est devenu leur salut.</p>
<p style="text-align: justify">Contre ce si séduisant Danemark, les <em>Three Lions </em>ont été les protagonistes de la rencontre du début à la fin. Pour ce qui aboutit probablement au meilleur match de leur compétition, les Anglais n’ont pas laissé le luxe aux Danois de s’installer dans le camp adverse. Ces derniers souffraient pour tenter de faire sortir les ballons, tant les menaces de Raheem Sterling et Bukayo Saka pesaient sur leurs latéraux tandis qu’un fort pressing à la perte s’occupait de neutraliser le double-pivot danois, caractérisé par un Thomas Delaney en grande peine.</p>
<p style="text-align: justify">Pour une sélection qui s’appuie tant sur ses individualités, c’est toujours plus pratique quand celles-ci brillent. Et ça n’a pas manqué hier soir. Harry Maguire a encore failli se muer en buteur tout en restant précieux à la relance et grandiose défensivement. L’autre Harry, Kane, à qui la phase à élimination directe va à ravir, s’est illustré à la création, trouvant cette sublime passe pour Saka sur le but anglais. Raheem Sterling, enfin, continue d’être décisif à chaque match en ayant « provoqué » le but contre son camp et le penalty.</p>
<p style="text-align: justify">Cela reste donc un match très abouti pour la sélection de Gareth Southgate, même si le cœur du spectateur neutre en dira autrement. En effet, en plus d’avoir éliminé <a href="https://www.demivolee.com/2021/06/25/le-digest-de-l-euro-4-le-danemark-est-legendaire/">les chouchous de la compétition</a> et empêché le somptueux coup franc de Mikkel Damsgaard d&rsquo;entrer dans la légende, l’Angleterre a pu par moment donner l’impression de s’empaler, de ne pas pouvoir marquer, puis valide sa qualification sur un CSC et un penalty très litigieux converti en deux temps. Sans parler de l’avantage gracieux de pouvoir être le pays hôte d’une compétition sans pays hôte.</p>
<p style="text-align: justify">Mais, à tête reposée, impossible de qualifier cette victoire d’autre chose que de méritée. Contraints d’éteindre la lumière dès la 60<sup>e</sup> minute, les Danois ont rarement été proches de surclasser l’Angleterre. Même un grand Kasper Schmeichel n&rsquo;aura pas pu fermer les écoutilles jusqu&rsquo;aux tirs au but.</p>
<h2 style="text-align: justify">Le chiffre : La chance <em>azzuri</em> aux audacieux</h2>
<p style="text-align: justify">Mardi, dans ce très beau match entre deux grandes nations du football, l’Italie a décroché sa dixième participation à une finale d’un tournoi majeur (Euros et Coupes du monde). C’est seulement la deuxième sélection à atteindre ce cap, derrière l’Allemagne qui distance tout le monde avec ses quatorze finales. Et si c’était la plus belle finale de l&rsquo;histoire de la Nazionale ?</p>
<p style="text-align: justify">On n’a pas l’habitude de voir l’Italie impressionnante offensivement dès le début d’une compétition majeure en plus d’être tournée vers l’attaque et la possession. La Botte s&rsquo;illustre historiquement par son catenaccio et ses hommages plus ou moins fidèles et réussis, ainsi que par ses débuts poussifs. Problème : la possession, c’est aussi la grande obsession espagnole. Et l’on imaginait assez mal Roberto Mancini mettre de l’eau dans son prosecco, abandonner le ballon, poser le bloc bas et opérer en contres. Non, l’Italie n’est pas revenue à ses classiques. Ce qui, contre cette Espagne encore en rodage générationnel, aurait pu marcher, et avec un scénario similaire.</p>
<p style="text-align: justify">Ceci étant, l’enjeu du match n’était pas tant la possession que l’utilisation du ballon. On le sait, l’Espagne s’est toujours illustrée dans ce premier domaine, mais plus irrégulièrement dans le second. Mardi, la <em>Roja </em>s’est très bien occupée de ces deux aspects et était incontestablement la meilleure équipe sur le terrain. Mais les <em>Azzuri</em> ne sont pas restés sans réponse.</p>
<p style="text-align: justify">Presque paradoxalement, puisque dépourvus de Leonardo Spinazzola pour organiser le jeu depuis son aile, les Italiens ont abandonné l’axe pour tout de même s’organiser sur les côtés une fois balle au pied. Le losange espagnol les en a sans doute contraints. Mais, bien que volontaire, la <em>Squadra Azzura </em>aura eu beaucoup de mal à se sortir d’un schéma attaque-défense du fait d’un pressing à la perte rendu impossible par… une perte, justement, trop basse sur le terrain et trop rapide en secondes passées avec le ballon.</p>
<p style="text-align: justify">En dehors de rares séquences plutôt bien menées, encore depuis les ailes, où le danger parvenait à être créé dans le dos de la défense espagnole, la résistance est surtout venue des transitions. Des sorties de balle qui se symbolisent par Federico Chiesa. D’une superbe frappe enroulée depuis l’entrée de la surface, il expose la fébrilité de la <em>Roja </em>dans sa propre surface et donne l’avantage, contre le cours du jeu, à la Nazionale.</p>
<p style="text-align: justify">Du reste, les changements de Mancini, probablement sous la contrainte de physiques empruntés, condamnent quelque peu l’Italie à subir les principes espagnols jusqu’à la fin du match. Une égalisation de Morata plus tard, les Azzuri ne pourront plus compter que sur un tir au but de Jorginho pour se qualifier en finale.</p>
<h2 style="text-align: justify">Le but : Morata, métonymie de l’Espagne</h2>
<p style="text-align: justify">Ne cherchez pas, tout ce que veut faire, tout ce que veut être l&rsquo;Espagne figure dans <a href="https://youtu.be/xL4fevCPBIg?t=139">l&rsquo;action du but d&rsquo;Álvaro Morata</a>. En décrochage jusqu’au rond central, il reçoit une passe d’Aymeric Laporte qui, en fixation, est encouragé à casser une ligne plutôt que de perpétrer une phase de possession en U. Puis la prise de balle de Morata casse une autre ligne. Arrivé face à Giorgio Chiellini, il combine en une-deux avec un Dani Olmo qui empoisonne les demi-espaces et finit, face au gardien, d’un sang-froid qui ne le caractérise pas forcément. Lui, le mal-aimé, le sans-club, le maladroit, vient de remettre l’Espagne à hauteur de l’Italie. À la hauteur qu’elle méritait.</p>
<p><img decoding="async" class="alignnone wp-image-27532" src="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2021/07/Alvaro-Morata-Italy-Spain-goal-side-768x360-1-300x141.jpg?x16177" alt="" width="826" height="388" srcset="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2021/07/Alvaro-Morata-Italy-Spain-goal-side-768x360-1-300x141.jpg 300w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2021/07/Alvaro-Morata-Italy-Spain-goal-side-768x360-1.jpg 768w" sizes="(max-width: 826px) 100vw, 826px" /></p>
<p style="text-align: justify">Car si la <em>Roja </em>était la meilleure équipe sur le terrain mardi soir, c’est grâce à la partition récitée par Olmo et Pedri.</p>
<p style="text-align: justify">Titularisé en lieu et place de Morata, l’ailier du RB Leipzig représentait le coup tactique de Luis Enrique pour trouver la clef du cadenas italien. Depuis son rôle de faux neuf, il laissait parler sa science de l&rsquo;espace pour aller gêner le milieu italien dans la zone de Jorginho, là où Leonardo Bonucci ne pouvait le suivre. Avec Pedri, qui n’a raté que deux passes en 120 minutes, il a permis d&rsquo;instaurer le jeu de position traditionnel à l&rsquo;Espagne tout en étant très productif en situations de but. Positionné tantôt dans un demi-espace, tantôt dans un interligne, le milieu du Barça guidait le jeu par le pied, avec ses prises de balle et ses transmissions bien senties, comme on l&rsquo;attend d&rsquo;un n°8 espagnol, mais aussi avec ses mains, faisant preuve d&rsquo;un leadership tactique exceptionnel et toujours juste, comme on l&rsquo;attend moins d&rsquo;un gamin de 18 ans.</p>
<p style="text-align: justify">Malheureusement pour la <em>Roja</em>, c’est l’efficacité dans la surface qui péchait cette fois-ci. Et c&rsquo;est probablement ce que beaucoup retiendront de ce match. Comme pour Morata, il est beaucoup plus tentant de voir ce que l&rsquo;Espagne fait de mal que ce qu&rsquo;elle fait de bien. Lorsque le trident offensif mange encore la feuille à 0-1 et se montre incapable de convertir la domination territoriale en avantage au score, on peut facilement oublier à quel point il a fait imploser un milieu italien qui régnait en maître sur la compétition. Et quand Morata manque son tir au but, son égalisation s&rsquo;évapore avec ses décrochages et permutations si utiles pour craqueler la défense italienne.</p>
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		<title>Le Digest de l’Euro #7 – Le chant d’Insigne</title>
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		<dc:creator><![CDATA[MatthiasT]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 05 Jul 2021 05:00:11 +0000</pubDate>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><strong>Deux fois par semaine, retrouvez votre digest de l’Euro 2020 sur demivolee.com. En ce lundi qui précède les demi-finales de la compétition, notre programme du jour revient sur les faits marquants des quarts : des grands gardiens, trois têtes de lion et le nom du futur vainqueur (non). </strong></p>
<h2 style="text-align: justify">L’événement : Une séance de tirs au but dantesque</h2>
<p style="text-align: justify">Les Suisses ne réitéreront pas l’exploit de se qualifier aux tirs au but. Au terme d’un match à la physionomie radicalement différente de sa huitième de finale contre la France, une séance de tirs au but folle durant laquelle cinq des neuf penalties ne toucheront pas les filets élimine la Suisse et qualifie l’Espagne pour le dernier carré.</p>
<p style="text-align: justify">La <em>Roja</em>, malgré tout, n’aura pas pu s’empêcher de se compliquer la vie. Jusqu’au carton rouge de Remo Freuler, elle faisait preuve de circuits de passes intéressants et d’un plan B – Jordi Alba dans son couloir – correct, mais le tout reste insuffisant. Les espaces sont créés, certes, mais ils sont, la plupart du temps, pas ou mal exploités. Le cadre strict que semble mettre en place Luis Enrique et un manque de génie global ferment la porte à tout éclat individuel, ne laissant place qu&rsquo;à un tiki-taka latéral qui cherche désespérément de la verticalité. Une fois en supériorité numérique, les Espagnols se sont même trouvés réduits au silence complet.</p>
<p style="text-align: justify">Côté suisse, il faut tout de même noter qu’avant d’être réduits à dix, les hommes de Vladimir Petković avaient tenté de surprendre leurs adversaires avec une défense à quatre et un bloc plus haut permettant au trident offensif de presser les centraux espagnols. Mais l’Espagne, forte de décrochages, trouvait globalement la solution. Surtout, les exploits à la relance vus contre les Bleus ne se sont pas reproduits.</p>
<p style="text-align: justify">Ni les deux buts, véritables cadeaux-boulettes de part et d’autre, ni les prolongations, qui ressembleront cette fois-ci à un véritable exercice de gammes pour les Espagnols qui « marqueront » deux fois plus d’expected goals en un quart d’heure que sur l’intégralité du temps réglementaire, ne sauront départager les deux équipes.</p>
<p style="text-align: justify">Rendez-vous aux tirs au but. Et quelle séance ! Yann Sommer semble d’abord poursuivre sa frénésie de parades – quand Sergio Busquets ne fracasse tout simplement pas le poteau. Mais c’est surtout la performance d’Unai Simón qui est à souligner. Alors qu&rsquo;il était logiquement peu en vue jusque-là, ses deux parades remettent l’Espagne sur les bons rails. Devenu géant au milieu d’une minuscule cible, Simón voit ensuite le tir au but de Ruben Vargas valser loin au-dessus de sa transversale. Un penalty de Mikel Oyarzabal plus loin, la <em>Roja </em>décroche son billet pour les demi-finales.</p>
<h2 style="text-align: justify">Le chiffre : Tête-à-tête à Rome</h2>
<p style="text-align: justify">L’Angleterre est devenue, lors de leur carton plein face à l’Ukraine samedi à Rome, la première équipe à inscrire trois buts de la tête dans un même match d’Euro. Les deux Harry, Maguire et Kane, ainsi que Jordan Henderson, pour qui c’était le premier but en sélection, ont tous enfoncé le clou de cette manière.</p>
<p style="text-align: justify">Pour ce qui était leur seul match de la compétition à l’extérieur, les Anglais ont fait le plein de confiance tout en ayant pu faire tourner. Le luxe s’ajoute au potentiel. S’ils ont parfois manqué d’inspiration, peut-être par prudence, les <em>Three Lions</em> ont su s’imposer sur quelques séquences bien senties, venues perforer une défense ukrainienne bien poreuse.</p>
<h2 style="text-align: justify">Le but : Insigne du destin</h2>
<p style="text-align: justify">Le deuxième but du Danemark, qui s’est imposé au réalisme face à la Tchéquie en Azerbaïdjan, avec Kasper Dolberg à la réception d’un superbe centre extérieur du pied en première intention de Joakim Mæhle, était un candidat sérieux pour cette rubrique. Mais nous choisissons finalement d’honorer Lorenzo Insigne, une des individualités italiennes qui parviennent à se faire remarquer alors que c’est avant tout le collectif qui impressionne.</p>
<p style="text-align: justify">Son but ponctue à la perfection si match si attendu et caractérise la quête vers l’excellence de Roberto Mancini. Il représente tout ce que l’Italie souhaite faire du ballon en attaque, avec un Leonardo Bonucci et/ou un Marco Verratti profitant d’un pressing belge laxiste pour distribuer le jeu – souvent en longueur pour le premier – et trouver Nicolò Barella ou directement Insigne entre les lignes. Rendu libre par l&rsquo;animation offensive déjà <a href="https://www.demivolee.com/2021/06/28/le-digest-de-l-euro-5-tcheque-mate/">décrite précédemment</a> avec Leonardo Spinazzola en piston gauche sans équivalence sur la droite, l’attaquant du Napoli profite d’un boulevard après avoir crocheté Youri Tielemans. <a href="https://youtu.be/ypA-Z-RlvGY?t=68">Son enroulée pied droit</a> laisse Thibault Courtois pantois.</p>
<h2 style="text-align: justify">La suite : Les leçons du dernier carré à la phase de poule</h2>
<p style="text-align: justify">Alors que le dernier carré s’est formé et que la fin de la semaine couronnera un vainqueur, l’Angleterre tient la corde des bookmakers pour remporter la compétition.  L’Italie, quant à elle, apparaît comme favorite de cœur des observateurs pour tout ce qu’elle montre depuis le début des poules, exception faite de la huitième contre l’Autriche.</p>
<p style="text-align: justify">À analyser les groupes, il est vrai qu’on y retrouve une Angleterre décevante bien qu’elle ait su garder ses cages inviolées, une Espagne très moyenne avant son carton contre la Slovaquie, et un Danemark qui a commencé par deux défaites avec, certes, quelques circonstances très atténuantes. L’Italie, flamboyante depuis le début, peut légitimement attirer les foules. Mais rien n’est garanti.</p>
<p style="text-align: justify">En fait, c’est même plutôt l’inverse. Les vainqueurs des précédents tournois majeurs ont historiquement rarement convaincu en phase de poule. On pense bien sûr au Portugal qui, en 2016, n’avait gagné qu’un seul match dans le temps réglementaire sur toute la compétition, et aucun dans son groupe. Au dernier Mondial, la France avait eu besoin d’un penalty et d’un spectaculaire CSC contre l’Australie, gagné de peu face au Pérou et reposé ses cadres dans un insipide 0-0 contre les Danois. La campagne espagnole de 2008 est une exception, mais ne masque pas les poules 2010 et 2012, tout aussi poussives que leurs camarades.</p>
<p style="text-align: justify">La réciproque est forcément vraie. Les équipes qui brillent dans leurs groupes ne vont pas au bout. La Belgique en 2018, la Colombie en 2014, la Tchéquie en 2004… On a tous en tête les images d’un beau perdant récent. Et vous êtes peut-être nombreux à espérer, en ce moment même, que le Danemark ne vienne pas rejoindre cette galerie.</p>
<p style="text-align: justify">De fait, que l’on parle de qualité offensive ou de solidité défensive, les vérités des groupes ne sont pas celles des matchs à élimination directe. Et s’il y a une seule constante à chercher dans cet Euro si particulier, c’est bien que nos quatre demi-finalistes ont tous joué leurs matchs de poule à domicile.</p>
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		<title>Le Digest de l’Euro #6 – Couteau suisse</title>
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		<dc:creator><![CDATA[MatthiasT]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 29 Jun 2021 11:30:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Dossiers Demivolée.com]]></category>
		<category><![CDATA[Equipes nationales]]></category>
		<category><![CDATA[digest]]></category>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><strong>Deux fois par semaine, retrouvez votre digest de l’Euro 2020 sur demivolee.com. Mais comme la journée d’hier valait bien un Digest à elle seule, on s’est dit qu’un troisième rendez-vous hebdomadaire ne serait pas de trop. Analyse des qualifications de la Suisse et de l’Espagne. </strong></p>
<h2 style="text-align: justify">L’évènement : Didier déchante</h2>
<p style="text-align: justify">En cette saison alternant le chaud et le froid, on ne sait plus vraiment comment s’habiller. Didier Deschamps fait visiblement face au même problème. Ce lundi soir, à Bucarest, son équipe de France se pointait au bal revêtue d’un 3-5-2 des jours maussades. Elle est sortie, bien abimée, par la porte dérobée.</p>
<p style="text-align: justify">Sans dire que la débâcle était prévisible, le sélectionneur aura au moins eu le mérite de voir la supériorité tricolore se déliter quelque peu. En attestent les essais hivernaux et, plus tard, son pas vers le retour de Karim Benzema, puis ses tests de losange et de 3-5-2 pour l’incorporer au onze. Malheureusement, ces essayages préparaient davantage une roue de secours que des pneus tout-terrain.</p>
<p style="text-align: justify">Arrivé au cœur du tournoi, ce 3-5-2 n’avait pas assez muri. Surtout, il est d’une faute tactique effrayante quand ses postes les plus importants, les pistons, sont occupés par un défenseur central et un milieu de terrain. Si le bricolage s’explique par une cascade de blessures, il eut au moins été préférable d’utiliser une bonne colle. L’animation pèche, aussi. Sans liant, sans fil conducteur, sans esprit conquérant, sans aller chercher haut l’adversaire, l’équipe de France n’a pas pu empêcher la Suisse de déployer son jeu. Et, avec le ballon, elle n’a pas su montrer mieux que quelques temps forts très dépendants des éclats de Paul Pogba entre des séquences inabouties. Alors qu’elle était censée montrer les muscles de la meilleure équipe du monde qu’elle proclamait être, c’est un bien triste tournoi, passée l’illusion de la victoire en Allemagne, que la sélection française nous livre.</p>
<p style="text-align: justify">Contre la Suisse, la France n’aura bien traité le ballon qu’un gros quart d’heure durant. La marge psychologique acquise sur le penalty arrêté par Hugo Lloris, <a href="https://www.demivolee.com/2021/06/25/le-digest-de-l-euro-4-le-danemark-est-legendaire/">une première depuis neuf ans</a>, relance une équipe de France déjà embellie par l’entrée de Kingsley Coman dans un 4-4-2 à plat avec Antoine Griezmann à droite. Karim Benzema, dont l’apport au match était déjà intéressant de par ses déviations, signe dans la foulée un doublé éclair. Son contrôle « bergkampien » et sa tête en renard des surfaces donnent l’avantage aux Français. Quinze minutes plus tard, Pogba soigne son énorme match par un nettoyage de lucarne. On tenait le match référence des Bleus, le déclic pour le reste du tournoi. Et puis l’emprise a laissé place à la suffisance une fois le break fait.</p>
<p style="text-align: justify">D’habitude si habile pour fermer le match, l’équipe de France est retombée dans ses travers de 2021. Pas de maîtrise collective, pas de supériorité physique : si la France étouffait ses adversaires comme un cobra pendant la Coupe du monde, elle n’aura ici qu’eu l’aura d’une couleuvre. Et dans couleuvre, il y a « coule ». Alors que Clément Lenglet, fautif sur le premier but suisse, avait confirmé que sa sélection – tout comme sa première période – était de trop, il est bientôt rejoint par le reste de la défense. Abyssal de fébrilité, trop prompt à se jeter, les deux buts suisses dans les derniers instants du match résument bien le fond de cale inondé du bateau bleu.</p>
<p style="text-align: justify">L’équipe de France ne connaîtra pas l’ivresse d’un nouveau doublé Coupe du monde &#8211; Euro. Ce mardi laisse la place à la gueule de bois et l’équipe de France dans une situation inédite. Vrai échec dans le résultat comme dans la manière, cet Euro est le pire tournoi international de l’ère Deschamps. Tristement habituée aux claques extra sportives et aux reconstructions, la sélection française se trouve ici dans une situation très intéressante. Didier Deschamps tient toujours un groupe d’une qualité exceptionnelle, qui ne sera pas lâché par son public, mais il devra trouver la bonne formule avant les prochaines échéances. Il est désormais l’heure de se tourner vers la suite : le dernier carré de la Ligue des Nations à court terme et la possibilité d’un « back-to-back » en Coupe du monde l’année prochaine.</p>
<h2 style="text-align: justify">Le chiffre : Compte en Suisse</h2>
<figure id="attachment_27511" aria-describedby="caption-attachment-27511" style="width: 841px" class="wp-caption alignnone"><img decoding="async" class=" wp-image-27511" src="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2021/06/sommer-france-suisse-digest-euro-6-300x163.jpg?x16177" alt="La joie suisse derrière son portier Yann Sommer. (Crédits : Daniel Mihailescu/AFP)" width="841" height="457" srcset="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2021/06/sommer-france-suisse-digest-euro-6-300x163.jpg 300w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2021/06/sommer-france-suisse-digest-euro-6-768x418.jpg 768w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2021/06/sommer-france-suisse-digest-euro-6.jpg 900w" sizes="(max-width: 841px) 100vw, 841px" /><figcaption id="caption-attachment-27511" class="wp-caption-text">La joie suisse derrière son portier Yann Sommer. (Crédits : Daniel Mihailescu/AFP)</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify">Cela faisait 67 ans que les Suisses attendaient ce moment. Pour la première fois depuis la Coupe du monde 1954, la Nati atteint le quart de finale d’un tournoi majeur. Mais c’était un tournoi où les poules laissaient de suite place aux quarts de finales. Pour trouver une victoire suisse dans un match à élimination directe, il faut remonter à la Coupe du monde 1938 et un huitième remporté contre l’Allemagne après… une séance de tirs au but… à Paris. Ça ne s’invente pas.</p>
<p style="text-align: justify">La Suisse est donc loin d’être un cador européen. Et pourtant, hier, son match n’a rien du petit David renversant Goliath. C’est bien la Suisse qui entame parfaitement la rencontre. Ce sont bien Haris Seferović et Breel Embolo qui sèment le trouble dans la défense tricolore. C’est bien Granit Xhaka qui contrôle l’entrejeu. Enfin, c’est bien la Suisse qui ouvre la marque et s’accroche solidement au score sans se renier.</p>
<p style="text-align: justify">Si la Nati se laisse quelque peu sombrer dans le doute après que Ricardo Rodriguez a buté contre Lloris sur penalty, et sera punie de trois buts pour son temps faible, elle profite à la perfection du relâchement français auquel Deschamps ne saura répondre pour placer une incroyable remontée. Peut-être inspirée par les Croates quelques heures auparavant, la Suisse recolle à 3-3. Le fruit d’une équipe qui ne s’est pas laissée faire, qui a toujours essayé de poser son jeu même en traversant les turbulences. Au bout du compte, elle réussit à créer du doute chez une équipe si réputée pour sa gestion du money time. La performance est colossale.</p>
<p style="text-align: justify">La sélection helvétique se paie même le luxe de s’imposer en maître du jeu en prolongations. Là où les finalistes du dernier Mondial avait coulé en fin d’après-midi, les Suisses cherchent à enfoncer le dernier clou dans la croix française. Ils seront les plus à l&rsquo;aise sur cette période avec, comme au début du match, la science de la supériorité numérique à chaque mètre carré, même si le face à face manqué de Kylian Mbappé aurait pu précipiter la fin de l’histoire. S’en suit une séance de tirs au but parfaitement maîtrisée, car, rappelons-le, rien ne tient de la « loterie » dans cet exercice.</p>
<p style="text-align: justify">Au lieu de faire porter le chapeau à quelqu’un, tirons-le plutôt à nos voisins suisses, dont la victoire n’a rien d’un hold-up.</p>
<h2 style="text-align: justify">Le but : Et Morata ne rata pas</h2>
<p style="text-align: justify">Un centre millimétré de Dani Olmo, un contrôle parfait d’Álvaro Morata pour se mettre sur son bon pied en éliminant le défenseur trop court, et un face à face qui se profile face au gardien. Si vous connaissez le bonhomme et que vous êtes d’un penchant cynique, vous lâchez un rictus et une prédiction : « il le rate ». Il n’a pas raté. <a href="https://youtu.be/TzvRZYyclk8?t=185">Volée limpide sous la barre </a>qui envoie l’Espagne en quarts de finale et efface au passage les innombrables critiques envers le buteur madrilène. Quel beau moment pour retrouver le chemin des filets !</p>
<p style="text-align: justify">Des prolongations sous haute tension avec un quart de finale à la clef, l’Espagne aurait pu, et dû, les éviter. Mais voilà que concéder deux buts dans les dix dernières minutes était la mode de la journée. Ce match aussi incroyable que prolifique (5-3 pour l’Espagne) avait pourtant mal commencé pour la <em>Roja</em>. Un but contre son camp ubuesque dû à un mauvais contrôle d’Unai Simón sur une passe anodine fait suite à d’énormes ratés espagnols en tout début de match. L’Espagne retrouve cependant peu à peu son rythme et son animation. C&rsquo;est d&rsquo;ailleurs remarquable qu&rsquo;elle ne se soit pas reniée malgré deux matchs parodiques de leur style – de ridiculement stérile, la voilà désormais à dix buts en deux matchs. La <em>Roja </em>efface sa bavure et trouve un 3-1 mérité avant de voir la Croatie arracher les prolongations.</p>
<p style="text-align: justify">Au début de celles-ci, l’exceptionnelle parade à bout portant de Simón pardonne largement sa boulette. Puis l’Espagne arrive à dérouler grâce notamment à ce but de Morata. Elle retrouvera la Suisse en quart de finale.</p>
<h2>Le programme :</h2>
<p>Mardi 29 juin 2021</p>
<p>Angleterre – Allemagne (18h, BeIN et TF1)<br />
Suède – Ukraine (21h, BeIN et TF1)</p>
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		<title>Le Digest de l’Euro #5 – Tchèque-mate</title>
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		<dc:creator><![CDATA[MatthiasT]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 28 Jun 2021 05:00:08 +0000</pubDate>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><strong>Deux fois par semaine, retrouvez votre digest de l’Euro 2020 sur demivolee.com. Au programme à mi-chemin des huitièmes de finale : l’Autriche met fin à deux séries italiennes mais perd, les Tchèques tiennent les Néerlandais en échec et les premiers frissons bleus. </strong></p>
<h2 style="text-align: justify">L’événement : L’Italie fait l’Autriche</h2>
<p style="text-align: justify">C’est la triste histoire d’un supporter autrichien à qui on dirait : « alors voilà, ton équipe a mis fin à la série des Italiens de onze victoires sans encaisser de but… » « Super ! Donc on a gagné ? » « Non, toujours pas. » En effet, la bonne copie des Autrichiens n’était pas suffisante. Ce samedi, après trois matchs flamboyants, l’Italie nous a rassurés : elle est toujours capable de gagner moche. Avec un onze logique et une animation pourtant inchangée, la <em>Squadra Azzura </em>s’est perdue dans son football. De défaillances individuelles en précipitations, elle est devenue trop prévisible, trop brouillonne.</p>
<p style="text-align: justify">Pourtant, l’Italie était – et est peut-être toujours – l’équipe la plus en vue de l’Euro. Ce 4-3-3 à la construction rendu asymétrique vers la gauche par le rôle en piston de Leonardo Spinazzola, permettant à Lorenzo Insigne d’exploiter les demi-espaces en tant qu’ailier intérieur, avait fière allure sur les matchs de poules. Avec 22 joueurs issus du championnat italien, la liste de Roberto Mancini atteste de la sortie de crise du championnat italien et du retour au plus haut niveau de la Série A. Surtout, elle offre des automatismes, des mouvements à la relance et une facilité à former des triangles qui donnent l’impression de voir jouer une équipe de club.</p>
<p style="text-align: justify">Il y a cependant une limite que le match contre l’Autriche n’aura pas manqué d’illustrer : l’Italie ne peut s’appuyer sur un buteur qui se déterminerait par lui-même lorsque l’équipe est dans un mauvais jour. C’est peut-être sur cette corde sensible que trébucheront les néo-favoris – derrière la France – de la compétition.</p>
<h2 style="text-align: justify">Le chiffre : Tel père tel fils</h2>
<p style="text-align: justify">25 années séparent le but d’Enrico Chiesa lors de l’Euro 1996 et celui de Federico Chiesa ce 26 juin 2021. Pour ainsi dire, c’est une première dans l’histoire de la compétition qu’un père et un fils inscrivent tous deux un but. Et c’est un parfait trait d’union vers notre prochaine partie, puisque le but du père Chiesa était contre… la Tchéquie, qui a validé hier, à la surprise générale, son billet pour les quarts de finale.</p>
<h2 style="text-align: justify">Le but : Tchèque cadeau</h2>
<p style="text-align: justify">Nous aurions pu sélectionner la frappe de <a href="https://www.demivolee.com/2018/12/14/dossier-thorgan-hazard-hors-des-sentiers-battus/">Thorgan Hazard</a> mais, à y regarder de plus près, on y voit surtout une grossière erreur de placement de Rui Patrício – à moins que profiter de la confusion dans ses appuis soit une volonté du cadet Hazard, mais allez savoir. Ce sera donc le but de Tomáš Holeš. Celui-là même qui joint le football au volley-ball, sur<a href="https://youtu.be/PH9YjEXHZyY?t=124"> ce superbe coup franc d’Antonín Barák aux airs de corner, où le ballon survole deux fois la surface néerlandaise</a>, de Tomáš Kalas à Holeš. Les trois <em>Oranje</em> agglutinés sur leur ligne ne peuvent constater les dégâts : la tête rageuse de Holeš a fait trembler leurs filets.</p>
<p style="text-align: justify">Intervenu en plein temps fort tchèque suite au carton rouge de Matthijs de Ligt, qui faisait pourtant un très bon match avant de se rendre coupable d’un contrôle de la main antijeu, ce but est loin d’être immérité pour la Tchéquie. Et l’identité de son buteur crée tout un symbole. Tomáš Holeš est en effet un grand artisan de la victoire sur les Pays-Bas. Ce sont ses incursions jusqu’à très bas dans sa défense qui ont neutralisé Georginio Wijnaldum et éteint le milieu néerlandais. Holeš n’est pas étranger à cette terrible statistique de dix passes réussies pour Wijnaldum, le pire total pour un joueur ayant disputé l&rsquo;intégralité d&rsquo;un match d&rsquo;Euro à élimination directe. C’est donc d’autant plus beau de le retrouver à la conclusion du premier but et à la création du second.</p>
<h2 style="text-align: justify">La suite : Bleus de travail</h2>
<p style="text-align: justify">Après ce plutôt décevant et haché Belgique &#8211; Portugal, c’est bientôt l’heure du deuxième choc de ces huitièmes de finales avec un alléchant Angleterre &#8211; Allemagne. Néanmoins, la priorité de l’instant et de notre lectorat franco-suisse réside bien entendu dans l’affiche de ce soir.</p>
<p style="text-align: justify">Des phases de poules, les Bleus laissent à leurs supporters un bizarre mélange de sécurité et d’inconstance. De sécurité parce qu&rsquo;on ne les voyait pas perdre, et ils n&rsquo;ont pas perdu. On ne les voyait même pas ailleurs qu&rsquo;à la première place, et ils l&rsquo;ont été. Et on les voit toujours difficilement sortir avant les demi-finales. Mais d’inconstance parce que le but encaissé contre la Hongrie est bête, parce que les deux penalties transpirent l&rsquo;inexpérience alors que l’un des deux implique le taulier et capitaine. D’inconstance aussi dans la manière d&rsquo;attaquer. Des sorties de balles prodigieuses alternent avec d&rsquo;autres téléphonées, où personne ne se risque à une passe verticale ou à une accélération, où l&rsquo;équipe de France ne sait être dangereuse sur les ailes, où l&rsquo;on recherche trop Paul Pogba alors que d&rsquo;autres sont aussi capables d&rsquo;initiatives. D’inconstance, enfin, parce que zut, la somme d&rsquo;individualités est censée être plus vivante que ça. Un seul des quatre buts vient d&rsquo;une action construite, c&rsquo;est trop peu.</p>
<p style="text-align: justify">Face aux Helvètes, en plus de devoir soigner cette animation encore neuve, les Bleus traînent un dilemme. À gauche, Lucas Digne est forfait quand Lucas Hernandez est diminué. De l’autre côté, Jules Koundé est également absent, Benjamin Pavard peine à satisfaire et nous sommes sans nouvelles de Léo Dubois. De fait, les problèmes sur les ailes pourraient pousser Didier Deschamps à aligner un 3-5-2. Seule certitude avec cette option, qui existe selon le principal intéressé, la défense à trois se constituerait de Raphaël Varane, Clément Lenglet et Presnel Kimpembe. Wait &amp; Suisse…</p>
<h2 style="text-align: justify">Le programme :</h2>
<p style="text-align: justify">Lundi 28 juin 2021</p>
<p style="text-align: justify">Espagne &#8211; Croatie (18h, BeIN)<br />
France &#8211; Suisse (21h, BeIN et TF1)</p>
<p style="text-align: justify">Mardi 29 juin 2021</p>
<p style="text-align: justify">Angleterre &#8211; Allemagne (18h, BeIN et TF1)<br />
Suède &#8211; Ukraine (21h, BeIN et TF1)</p>
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		<title>Le Digest de l’Euro #4 – Le Danemark est légendaire</title>
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		<dc:creator><![CDATA[MatthiasT]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 25 Jun 2021 05:00:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Dossiers Demivolée.com]]></category>
		<category><![CDATA[Equipes nationales]]></category>
		<category><![CDATA[digest]]></category>
		<category><![CDATA[Euro]]></category>
		<category><![CDATA[hl]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Deux fois par semaine, retrouvez votre digest de l’Euro 2020 sur demivolee.com. Au programme après la fin de la phase de groupes : le Danemark <a class="mh-excerpt-more" href="https://www.demivolee.com/2021/06/25/le-digest-de-l-euro-4-le-danemark-est-legendaire/" title="Le Digest de l’Euro #4 – Le Danemark est légendaire">[...]</a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><strong>Deux fois par semaine, retrouvez votre digest de l’Euro 2020 sur demivolee.com. Au programme après la fin de la phase de groupes : le Danemark qui reprend rendez-vous avec l’histoire, les malheureux des penalties et un Euro sous le signe du sabotage. </strong></p>
<h2 style="text-align: justify">L’événement : Danemark de fabrique</h2>
<p style="text-align: justify">En un peu plus d’une semaine, les Danois sont passés de la peur à l’euphorie. Une semaine, c&rsquo;est à peine moins que ce qui sépare les terribles images de l’arrêt cardiaque de Christian Eriksen à celles de la liesse qui étreint le Parken Stadium. Une semaine durant laquelle le football, et surtout le Danemark, aura encore fait des miracles. Malgré le traumatisme du drame, malgré la perte du leader technique, malgré la pression de l’UEFA à finir le match le même jour et le perdre logiquement, l’équipe danoise parvient à renverser la tendance et termine deuxième de son groupe. Vous comptiez vraiment enterrer une sélection qui a déjà gagné un Euro sans s’y être qualifié ?</p>
<p style="text-align: justify">Le plus beau, c’est que la perte du meilleur joueur n’a pas endommagé l’esprit de groupe ni la volonté de créer du jeu. Le plus dur, c’est que le Danemark a été très mal payé lors de ses deux défaites contre la Belgique et la Finlande. Malchance, barres transversales et ratés rivalisaient d’imagination pour torturer tout un pays. Kasper Hjulmand savait qu’il tenait la bonne formule pour son équipe dépourvue d’Eriksen. Il savait que ce 3-4-2-1 avec Mikkel Damsgaard en leader technique donnait d’ores et déjà une production satisfaisante, où plaisir, liberté et ambitions de jeu se côtoient dans un style très rafraichissant pour une sélection, probablement le plus beau de cet Euro. Toutefois, cela ne se concrétisait pas en vrais buts, ni en vrais points.</p>
<p style="text-align: justify">Qu’à cela ne tienne, Hjulmand conserve sa formule pour la réception de la Russie et cette finale de groupe qui s’annonce électrique. Avec une large victoire, les Danois se savent en bonne position pour toquer à la porte des meilleurs troisièmes. Si elle est combinée à une victoire logique de la Belgique dans le même temps, alors ils seront même deuxièmes. Bingo. Damsgaard ouvre le bal d’une frappe lointaine, hors du temps, et emporte le public avec lui. Il fera partie des révélations de cet Euro danois, ou de cet Euro, tout simplement, comme son compère Joakim Mæhle.</p>
<p style="text-align: justify">Si la réduction de l’écart par Artem Dzyuba sur pénalty à vingt minutes du terme a pu quelque peu tendre les esprits, le missile d’Andreas Christensen et la contre-attaque achevée par Mæhle douchent les espoirs russes et les tribunes danoises, de bière cette fois-ci. 4-1, une ambition offensive à tout instant, des temps forts submergeant la Russie et une qualification pour les huitièmes de finale. À soirée historique, foule hystérique.</p>
<figure id="attachment_27491" aria-describedby="caption-attachment-27491" style="width: 865px" class="wp-caption alignnone"><img decoding="async" loading="lazy" class=" wp-image-27491" src="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2021/06/Kasper-Hjulmand-digest-euro-4-300x205.jpg?x16177" alt="Kasper Hjulmand peut célébrer ! (Crédits : Hannah McKay/AP)" width="865" height="591" srcset="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2021/06/Kasper-Hjulmand-digest-euro-4-300x205.jpg 300w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2021/06/Kasper-Hjulmand-digest-euro-4.jpg 630w" sizes="(max-width: 865px) 100vw, 865px" /><figcaption id="caption-attachment-27491" class="wp-caption-text">Kasper Hjulmand peut célébrer ! (Crédits : Hannah McKay/AP)</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify">Et par cette victoire et ce jeu déployé dès les matchs de poule, c’est tout le travail fédéral danois qu’il faut distinguer. Les <a href="https://www.demivolee.com/2021/05/18/dossier-fc-nordsjaelland-les-secrets-de-la-plus-jeune-equipe-deurope/">clubs</a>, les sélections espoirs et l’équipe nationale tiennent tous pour ambition un jeu de position bien plus éveillé et agréable que leurs voisins scandinaves. Résultats des courses : on se rend compte que le travail de fond d’une fédération crée des collectifs qui comprennent le même football et jouent parfaitement ensemble. En outre, une méthode de jeu permet aussi de compenser d’éventuels trous générationnels où les individualités ne sauraient porter une sélection. Et ça paie.</p>
<h2 style="text-align: justify">Le chiffre : Une histoire de penalties</h2>
<p style="text-align: justify">Marquer un penalty, <a href="https://www.demivolee.com/2018/04/23/dossier-marquer-penalty/">c’est tout un exercice</a>. Un exercice qui ne sied pas vraiment à l’Espagne. Si la <em>Roja</em> peut repartir avec des satisfactions suite au 5-0 infligé à la Slovaquie, mercredi, après deux nuls insipides, il restera un domaine dans lequel elle n’aura pas crever l’abcès : les penalties. Le tir au but manqué par Álvaro Morata, qui aurait pu ouvrir le score en tout début de match, est le cinquième raté consécutif dans cet exercice en Euro pour la sélection espagnole. Depuis 1980, elle a d’ailleurs échoué à sept reprises en douze tentatives. Ce qui, précise Opta, représente le pire total par au moins cinq unités de plus que toute autre équipe.</p>
<p style="text-align: justify">Quelques heures plus tard, dans une orgie de penalties, c’était au tour d’Hugo Lloris de montrer qu’<a href="https://www.demivolee.com/2020/03/30/billet-arreter-un-penalty/">arrêter des penalties </a>est aussi un exercice difficile. Le portier niçois a encaissé son quinzième penalty consécutif en sélection depuis octobre 2012. En ajoutant un exemplaire de Steve Mandanda, cela porte à seize la série en cours pour l’Équipe de France. En revanche, il est important de noter qu&rsquo;il s&rsquo;agit là d&rsquo;un échantillon statistique malchanceux, puisque depuis ce dernier arrêt d&rsquo;octobre 2012, Lloris a repoussé 18% des penalties auxquels il a fait face en club. C&rsquo;est un peu en dessous de la moyenne, mais pas catastrophique.</p>
<h2 style="text-align: justify">Le but : Coup de sabotage</h2>
<p style="text-align: justify">Nous avions le plus beau but de la compétition, voici désormais le plus comique. 18h30, alors que la Slovaquie tente de contenir les vagues rouges pour une place en huitièmes, son gardien, Martin Dúbravka, qui avait repoussé le penalty de Morata un quart d’heure auparavant, dégage un ballon flottant d’une <a href="https://youtu.be/PGl3ubsphJA?t=72">superbe manchette… vers son propre but.</a> À montrer dans toutes les écoles de volleyball. Pour être fair-play, on soupçonne surtout un vilain éblouissement pile au zénith de son saut.</p>
<p style="text-align: justify">Toujours est-il que c’est déjà le troisième but contre son camp d’un gardien dans cet Euro 2020. Et ce alors que ce n’était jamais arrivé dans tous les Euros précédents. En tout, huit « <a href="https://www.demivolee.com/2021/05/21/billet-contre-son-camp/">CSC </a>» ont été inscrits sur cette compétition, alors que le record précédent sur une édition était de trois (France 2016) et que le meilleur buteur de la compétition, <a href="https://www.demivolee.com/2021/06/17/le-digest-de-leuro-2-ronaldo-paie-en-euro/">Cristiano Ronaldo,</a> n’est « qu’à » cinq buts.</p>
<h2 style="text-align: justify">Le programme : Place aux éliminations directes</h2>
<p style="text-align: justify">Samedi 26 juin</p>
<p style="text-align: justify">Pays de Galles &#8211; Danemark (18h, BeIN)<br />
Italie &#8211; Autriche (21h, BeIN et M6)</p>
<p style="text-align: justify">Dimanche 27 juin</p>
<p style="text-align: justify">Pays-Bas &#8211; Tchéquie (18h, BeIN)<br />
Belgique &#8211; Portugal (21h, BeIN et M6)</p>
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		<title>Le Digest de l’Euro #3 – Sacrée Allemagne</title>
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		<dc:creator><![CDATA[MatthiasT]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 21 Jun 2021 05:00:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Dossiers Demivolée.com]]></category>
		<category><![CDATA[Equipes nationales]]></category>
		<category><![CDATA[digest]]></category>
		<category><![CDATA[Euro]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Deux fois par semaine, retrouvez votre digest de l’Euro 2020 sur demivolee.com. Au programme à l’aube de multiplex décisifs : une cascade de CSC, un record qui <a class="mh-excerpt-more" href="https://www.demivolee.com/2021/06/21/le-digest-de-l-euro-3-sacree-allemagne/" title="Le Digest de l’Euro #3 – Sacrée Allemagne">[...]</a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><strong>Deux fois par semaine, retrouvez votre digest de l’Euro 2020 sur demivolee.com. Au programme à l’aube de multiplex décisifs : une cascade de CSC, un record qui en cachait un autre et un certain milieu belge de gala. </strong></p>
<h2 style="text-align: justify">L’évènement : All time Löw</h2>
<p style="text-align: justify">Décidément, cette sélection du Portugal est à la poursuite de tous les records. Mais parfois, ce ne sont juste pas les bons. Samedi, contre l’Allemagne, le Portugal est devenu la première nation de l’histoire des compétitions internationales majeures (Euros et Coupes du monde) à s’infliger deux buts contre son camp en un même match, qui plus est en une dizaine de minutes à peine.</p>
<p style="text-align: justify">Ces « <a href="https://www.demivolee.com/2021/05/21/billet-contre-son-camp/">CSC</a> » sont à l’image du match : fruits d’une ligne défensive portugaise submergée et d’un milieu en manque de contrôle. Comme le match là aussi, ces CSC sont surtout l’œuvre de Robin Gosens. Le piston gauche allemand s’est mué « passeur décisif » sur le premier but, avant-dernier passeur sur le deuxième, vrai passeur décisif quand son centre trouve Kai Havertz sur le troisième et premier « vrai » but allemand, avant d’enfoncer lui-même le clou en inscrivant le but du 4-1. Et c’est sans mentionner sa réalisation d’une splendide reprise acrobatique dans les toutes premières minutes, refusée pour un hors-jeu passif millimétré de Serge Gnabry.</p>
<p style="text-align: justify">Homme du match incontesté, il est l’illustration même d’un sélectionneur qui a parfaitement assimilé les profils de ses joueurs et s’acharne à les conforter. Robin Gosens dans le rôle de piston qu’il illumine à l’Atalanta, Antonio Rudiger dans une défense à trois comme à Chelsea, son coéquipier de club Kai Havertz tout en permutation tel le 9,5 qu’il est à Stamford Bridge et qui avait déjà gêné la France, Serge Gnabry dans les mêmes décrochages qui précèdent une percée dans les intervalles… Joachim Löw a fait de la compatibilité son leitmotiv.</p>
<p style="text-align: justify">Et c’est bien plus que de simplement mettre les joueurs à leur poste. Ils régissent très bien ce 3-4-3, dont le maintien par Löw est une grande prise de risque face aux critiques. L’ouverture du score portugaise – aussi belle soit-elle – ne vient que d’un mauvais repli allemand sur corner offensif, et le deuxième but encaissé fait suite à une erreur de concentration sur coup franc. Aussi agressif que lisible, ce 3-4-3 s’est pourtant avéré solide défensivement, même quand il ressemblait parfois à un 1-4-5 jusqu’à y voir Matthias Ginter centrer dans la surface adverse, et diablement prolifique offensivement. Avec beaucoup de mouvements et une « bête » surcharge numérique pour dominer les ailes, Löw a totalement pris le meilleur sur Santos. De quoi replacer la <em>Mannschaft </em>dans les sérieux favoris de la compétition&#8230;</p>
<h2 style="text-align: justify">Le chiffre :  Hey Jude, record battu</h2>
<p style="text-align: justify">Il y a une semaine, nous ouvrions notre série des <a href="https://www.demivolee.com/2021/06/14/le-digest-de-l-euro-1-ce-nest-quun-jeu/">Digests de l’Euro</a> avec le record de précocité de Jude Bellingham qui, à 17 ans et 349 jours, devenait le plus jeune joueur de l’histoire à disputer un match d’Euro. Ce record, qui effaçait un autre vieux de neuf ans, vient d’être balayé en six jours. L’heureux élu est Kacper Kozlowski, entré en jeu face à l’Espagne pour la Pologne, alors qu&rsquo;il n&rsquo;était âgé que de 17 ans et 246 jours. À noter que Kozlowski peut dormir tranquille : son record tiendra au moins trois ans car il est le plus jeune joueur parmi toutes les listes de cet Euro.</p>
<p style="text-align: justify">Un autre chiffre est également à souligner, c’est celui des onze victoires consécutives de l’Italie sans encaisser le moindre but – huit sans compter les matchs amicaux. En confirmant sa qualification hier soir, l’Italie s’impose donc comme l’équipe la plus impressionnante de ce début de compétition.</p>
<h2 style="text-align: justify">Le but : De Bruyne avec classe</h2>
<p style="text-align: justify">Après deux merveilleuses frappes, honorons cette fois une action collective : le deuxième but de la Belgique face au Danemark, par Kevin De Bruyne, qui vient attester la métamorphose de l’équipe en deuxième mi-temps alors que le Danemark maîtrisait brillamment son sujet en début de partie. L’entrée du milieu de terrain de Manchester City dès le retour des vestiaires aura fait basculer le cours du match. C’est lui qui sert magnifiquement Thorgan Hazard sur l’égalisation. C’est encore lui qui conclut ladite action collective d’<a href="https://youtu.be/aZu5ZT1TguY?t=100">une frappe pure depuis l’entrée de la surface</a>, après un décalage inspiré de Youri Tielemans et une élégante combinaison entre les frères Hazard, pour prendre la tête.</p>
<p style="text-align: justify">Si dans les deux cas, les excellents travaux de Romelu Lukaku sont à saluer, c’est bien Kevin De Bruyne qui impose sa classe de meilleur milieu de terrain au monde. La Belgique sera contente de pouvoir compter sur lui plus d&rsquo;une mi-temps par match, alors que KDB joue diminué – du moins « seulement » au visage, mais avec des conséquences sur la fatigue, le confort et le mental – depuis un choc avec Rudiger en finale de LDC.</p>
<h2 style="text-align: justify">La suite : Des gros poissons pourraient laisser filer leur qualification</h2>
<p style="text-align: justify">Cette semaine, c’est l’heure des multiplex décisifs pour les fins des matchs de poules ! Certains sont déjà éliminés – c’est le cas de la Macédoine du Nord et de la Turquie, dont on attendait tellement une bonne surprise que son crash en est devenu une. D’autres, comme l’Espagne ou le Portugal, sont en danger.</p>
<p style="text-align: justify">Après la cinquième défaite face à l&rsquo;Allemagne autant de rencontres dans les tournois majeurs depuis 2006, le Portugal flirte avec l&rsquo;élimination dès les poules. Si, <a href="https://www.demivolee.com/2021/06/17/le-digest-de-leuro-2-ronaldo-paie-en-euro/">comme vu précédemment</a>, trois points et un goal average positif auraient tendance à suffire pour accéder aux huitièmes en tant que meilleur troisième, ce ne serait plus du tout la même histoire en cas de (large) défaite contre les Bleus. D’autant qu’une défaite combinée à une victoire de la Hongrie sur l’Allemagne les placerait même derniers du groupe.</p>
<p style="text-align: justify">L’Espagne, quant à elle, n’a toujours pas trouvé la clef avec le ballon et commence à sentir la chaleur de l’élimination après ces deux matchs nuls décevants, cumulant un total ahurissant de 5,82 expected goals pour un seul but réel. Elle devra impérativement gagner face à la Slovaquie, deuxième du groupe, car un nul pourrait les voir finir quatrième si la Pologne bat la Suède dans le même temps.</p>
<p style="text-align: justify">Sur une note moins surprenante mais tout aussi symbolique, c’est la Croatie qui est également dans l’urgence. Bien que ce ne soit plus la même équipe ni la même dynamique qu&rsquo;en 2018, voir les finalistes du dernier Mondial sortir par la petite porte serait un coup de tonnerre, d&rsquo;autant plus au sein d&rsquo;un groupe aussi prenable. Une victoire pourrait néanmoins les sauver.</p>
<h2 style="text-align: justify">Le programme :</h2>
<p style="text-align: justify">Lundi 21 juin :</p>
<p style="text-align: justify">Ukraine &#8211; Autriche (18h, BeIN)<br />
Pays-Bas &#8211; Macédoine (18h, BeIN 2)<br />
Finlande &#8211; Belgique (21h, BeIN et TF1)<br />
Danemark &#8211; Russie (21h, BeIN 2)</p>
<p style="text-align: justify">Mardi 22 juin :</p>
<p style="text-align: justify">Angleterre &#8211; Tchéquie (21h, BeIN et M6)<br />
Écosse &#8211; Croatie (21h, BeIN 2)</p>
<p style="text-align: justify">Mercredi 23 juin :</p>
<p style="text-align: justify">Suède &#8211; Pologne (18h, BeIN)<br />
Espagne &#8211; Slovaquie (18h, BeIN 2)<br />
France &#8211; Portugal (21h, BeIN et TF1)<br />
Allemagne &#8211; Hongrie (21h, BeIN 2)</p>
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		<title>Le Digest de l’Euro #2 – Ronaldo paie en Euro</title>
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		<dc:creator><![CDATA[MatthiasT]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 17 Jun 2021 05:00:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Dossiers Demivolée.com]]></category>
		<category><![CDATA[Equipes nationales]]></category>
		<category><![CDATA[digest]]></category>
		<category><![CDATA[Euro]]></category>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><strong>Deux fois par semaine, retrouvez votre digest de l’Euro 2020 sur demivolee.com. Au programme après la fin de la première journée : Ronaldo en boursicoteur, Gandalf en sélectionneur suédois et Schick en magicien. </strong></p>
<h2 style="text-align: justify">L’événement : Sa devise, c’est l’Euro</h2>
<p style="text-align: justify">S’il y a bien une ligne de comparaison qui ne trouvera pas contradiction dans le très ennuyeux « débat » entre les supporters de Lionel Messi et ceux de Cristiano Ronaldo, c’est que l’un est le meilleur footballeur sud-américain, et l’autre le meilleur européen.</p>
<p style="text-align: justify">À défaut d’avoir réellement fait perdre trois ou quatre milliards d’euros à Coca-Cola en remplaçant leurs bouteilles par une autre d’eau minérale sur le comptoir de la conférence de presse, Cristiano Ronaldo est devenu mardi, contre la Hongrie, le meilleur joueur de l’histoire de l’Euro. Ses cinq participations au tournoi, ses vingt-deux apparitions, ses douze victoires et ses désormais onze buts sont autant de records individuels pour la compétition. Et comme par hasard, il choisit de battre ces records devant un stade plein, une première depuis mars 2020. L’audience de 61 000 personnes était sienne. Même si, en majorité peuplée de supporters locaux, elle aurait apprécié sa clémence, pour cette fois.</p>
<p style="text-align: justify">Et qu’importe si ses dixième et onzième buts ne sont pas exceptionnellement beaux. Qu’importe si ces buts ne sont pas les plus décisifs de ce match qui avait tout du traquenard. Qu’importe si Ronaldo n’est pas le remplaçant qui fait basculer la rencontre en étant à l’origine des trois buts portugais. À la fin de la rencontre, le nom de Cristiano Ronaldo était sur toutes les lèvres. Quoi de plus normal ?</p>
<h2 style="text-align: justify">Le chiffre : La Suède et son tour de passe pas</h2>
<p style="text-align: justify">Lors de la rencontre qui voyait s’affronter l’Espagne et la Suède, les joueurs nés en Suède ont réussi moins de passes que les joueurs nés en France. Voilà, c’est la stat&rsquo;. On vous laisse relire la phrase si besoin. Non, on ne parle pas de France &#8211; Allemagne. On ne parle pas non plus d’un entraînement des Bleus en parallèle du match sévillan. On parle du fait qu’avec ses 115 unités, il y a plus de passes réussies dans la fiche de statistiques d’Aymeric Laporte que dans celles de toute l’équipe suédoise cumulées (89).</p>
<p style="text-align: justify">C’est aussi le cas de Jordi Alba, Pau Torres, Marcos Llorente, Koke et Rodri, mais c’est moins drôle quand ils sont tous nés en Espagne, au contraire du natif d’Agen naturalisé espagnol pour l’occasion et devant l’amenuisement de ses chances en Équipe de France.</p>
<p style="text-align: justify">Passé son aspect humoristique, ce chiffre renvoie aussi une piteuse image des protagonistes de ce match. D’un côté, des Suédois qui assument d’emblée leur statut de petit poucet – un peu galvaudé ? – et ferment le jeu sans négociation. De l’autre, des Espagnols qui retombent dans leurs travers : une possession à outrance qui devient complètement stérile. Pourtant, les critiques des amateurs du ballon rond à l’issue du match ont trop souvent épargné ces derniers, aux dépends de la Suède. Mais peut-on vraiment disculper une équipe incapable d’attaquer les espaces et de faire les changements de rythme nécessaires à la perturbation d’un bloc bas ? Peut-on, dans le même temps, reprocher à l’autre équipe d’avoir trouvé et appliqué le bon plan de jeu pour repartir avec un point en visitant les favoris du groupe ? Dans une compétition à sept matchs, les vérités ne sont parfois pas les mêmes que dans un championnat à trente-huit dates.</p>
<h2 style="text-align: justify">Le but : Le freak, c’est Schick</h2>
<p style="text-align: justify">Il y a une forme de tristesse à regarder le reste des matchs de cet Euro en sachant que le plus beau but du tournoi est probablement derrière nous. Mais cette tristesse est bien vite effacée par le soulagement d’avoir un vrai bon cru de golazo, et surtout la joie d’avoir pu vivre <a href="https://www.youtube.com/watch?v=-uQV-jGeRXQ">cette frappe de Patrik Schick depuis le milieu de terrain</a> qui vient lober le gardien écossais et donner l’avantage à la Tchéquie. Alors, merci, Patrik !</p>
<h2 style="text-align: justify">La suite : Mention « pas si pire »</h2>
<p style="text-align: justify">Alors que la première journée est bouclée et que la deuxième commence – et a déjà scellé la très belle qualification italienne en ce qui concerne le groupe A –, c’est déjà l’heure des calculs pour certains outsiders optimistes ou d’autres favoris pessimistes : qui sera parmi les meilleurs troisièmes ? La Turquie, la Pologne, la Croatie, la Slovaquie ou encore l’Allemagne y pensent forcément beaucoup. Plus qu’un ticket d’or qui n’offrirait que la possibilité à un underdog de se faire écraser par une grosse nation en huitième de finale, ce repêchage peut véritablement relever de la cour des miracles. Après tout, le tenant du titre était un meilleur troisième de la phase de poules. Et même un des pires meilleurs troisièmes.</p>
<p style="text-align: justify">Comme ce n’est que le deuxième Euro à mettre en place ce système de rattrapage, les données ne forment pas encore un échantillon très fiable. Il semblerait tout de même qu’inscrire quatre points garantisse le repêchage. Mais c&rsquo;est aussi possible avec un de moins : en 2016, deux équipes (sur quatre) sont passées à la phase suivante avec seulement trois points dans la besace. Elles avaient cependant une différence de buts neutre.</p>
<h2 style="text-align: justify">Le programme :</h2>
<p style="text-align: justify">Jeudi 17 juin :</p>
<p style="text-align: justify">Ukraine &#8211; Macédoine (15h, BeIN)<br />
Danemark &#8211; Belgique (18h, BeIN)<br />
Pays-Bas – Autriche (21h, BeIN)</p>
<p style="text-align: justify">Vendredi 18 juin :</p>
<p style="text-align: justify">Suède &#8211; Slovaquie (15h, BeIN)<br />
Croatie &#8211; Tchéquie (18h, BeIN)<br />
Angleterre &#8211; Écosse (21h, TF1 et BeIN)</p>
<p style="text-align: justify">Samedi 19 juin :</p>
<p style="text-align: justify">Hongrie &#8211; France (15h, TF1 et BeIN)<br />
Allemagne &#8211; Portugal (18h, M6 et BeIN)<br />
Espagne &#8211; Pologne (21h, BeIN)</p>
<p style="text-align: justify">Dimanche 20 juin : <em>(début des troisièmes matchs qui se jouent simultanément)</em></p>
<p style="text-align: justify">Italie &#8211; Pays de Galles (18h, BeIN)<br />
Suisse &#8211; Turquie (18h, BeIN)</p>
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		<title>Le Digest de l’Euro #1 – Ce n’est qu’un jeu</title>
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		<dc:creator><![CDATA[MatthiasT]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 14 Jun 2021 05:00:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Dossiers Demivolée.com]]></category>
		<category><![CDATA[Equipes nationales]]></category>
		<category><![CDATA[digest]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Deux fois par semaine, retrouvez votre digest de l’Euro 2020 sur demivolee.com. Au programme après ce premier week-end : la frayeur Eriksen, la sensation Bellingham et <a class="mh-excerpt-more" href="https://www.demivolee.com/2021/06/14/le-digest-de-l-euro-1-ce-nest-quun-jeu/" title="Le Digest de l’Euro #1 – Ce n’est qu’un jeu">[...]</a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><strong>Deux fois par semaine, retrouvez votre digest de l’Euro 2020 sur demivolee.com. Au programme après ce premier week-end : la frayeur Eriksen, la sensation Bellingham et la première macédonienne. </strong></p>
<h2 style="text-align: justify">L’événement : l’arrêt cardiaque d’Eriksen, frayeur, héros et questions</h2>
<p style="text-align: justify">Samedi 12 juin, match de 18h00 entre le Danemark et la Finlande. Nous ne sommes qu’à quelques minutes de la mi-temps lorsque Christian Eriksen, star de la sélection rouge et blanche, s’effondre subitement sur la pelouse du Parken Stadium. Le reste a fait le tour des médias : ses coéquipiers hagards qui l’entourent pour le protéger des caméras, l’intervention héroïque des secours, puis son évacuation sous l’inquiétude et la solidarité de tout un stade avant des nouvelles plus rassurantes une demi-heure plus tard&#8230; Eriksen rejoint l’hôpital vivant et conscient. Puis il rassure ses coéquipiers qui « décident » de reprendre le match dans la soirée. Match qu’ils perdront 0-1, mais l’essentiel était ailleurs.</p>
<p style="text-align: justify">Car en effet, pendant quelques instants, Eriksen était « parti ». C’est ce que raconte a posteriori le médecin de la sélection danoise, qui confirme la thèse d’un arrêt cardiaque dont il n’a pu réchapper que grâce à l’utilisation d’un défibrillateur. On ne peut donc que souligner l’héroïsme des soignants qui ont probablement sauvé la vie de l’Interiste. L’autre héros de ce début d’Euro est sans doute Simon Kjær, qui a fait fort dans le genre « dépassement de fonction ». Le capitaine danois a en effet volé au secours de son ami en attendant le staff médical, l’empêchant d’avaler sa langue et en priant l’arbitre Anthony Taylor d’appeler les urgentistes du stade. Une fois le relais passé, il s’est tenu aux côtés de la compagne d’Eriksen, avec Kasper Schmeichel, pour tenter de la réconforter.</p>
<p style="text-align: justify">De l’autre côté de l’inquiétude humaine, c’est la gestion de l’UEFA qui a fait des émules. Objet de critiques, c’est d’abord son flux vidéo qui a pu choquer nombre de téléspectateurs alors que les caméras de Jean-Jacques Amsellem n’ont pas arrêté de filmer la scène et se sont même attardées sur les visages des coéquipiers et proches d’Eriksen. Pour sa défense, <a href="https://www.lequipe.fr/Medias/Article/Le-realisateur-de-danemark-finlande-s-explique-apres-le-malaise-d-eriksen-il-fallait-montrer-la-detresse/1261811">le réalisateur français a plaidé</a> l’absence de « cahier des charges » outre l’interdiction des gros plans sur le massage cardiaque, et une volonté de « montrer la détresse [sans faire] dans le pathos ou dans le glauque ». Les chaînes qui n’ont pas choisi de couper le flux à défaut de pouvoir le contrôler ont également été vilipendées sur les réseaux sociaux. La BBC s’est d’ailleurs <a href="https://www.bbc.com/sport/football/57456002">excusée</a>.</p>
<p style="text-align: justify">La reprise du match aussi tôt que deux heures après les événements est une autre décision cristallisant les critiques. D’abord décrite comme une demande des joueurs, on apprendra plus tard que le choix était en fait limité entre le soir même et le lendemain en premier créneau.</p>
<h2 style="text-align: justify">Le chiffre : ils pourraient être père et fils</h2>
<p style="text-align: justify">Qui dit début de l’Euro et entrées en lice dans une compétition internationale dit établissement de nouveaux records. Sur ces premiers jours, on tient déjà le nouveau plus jeune joueur à disputer une rencontre d’un Euro. Jude Bellingham n’était âgé que de 17 ans et 349 jours lorsqu’il entrait sur la pelouse à la 82<sup>e</sup> minute de cet Angleterre &#8211; Croatie. Le phénomène de Dortmund, formé à Birmingham et transféré pour quelques 25 millions de livres, détrône ainsi Jetro Willems. Le Néerlandais détenait le précédent record à hauteur de 18 ans et 71 jours depuis 2012.</p>
<p style="text-align: justify">Dans le sens inverse, Maarten Stekelenburg a battu un record de « vieillesse ». Titulaire dans les cages néerlandaises à l’occasion de Pays-Bas &#8211; Ukraine, il est devenu le joueur le plus âgé à disputer un match pour les Pays-Bas en tournoi majeur. À 38 ans et 264 jours, il dépasse la légende Edwin van der Sar qui avait 37 ans et 236 jours lors de son dernier match en 2008.</p>
<h2 style="text-align: justify">Le but : Yarmolenko sonne la révolte ukrainienne</h2>
<p style="text-align: justify">Le match avait beau être plaisant, l’Ukraine n’y trouvait pas vraiment son compte alors qu’elle s’enfonçait dans ce dernier quart d’heure avec un déficit de deux buts. C’était sans compter sur le premier vrai golazo de cet Euro 2020 signé Andriy Yarmolenko et <a href="https://www.youtube.com/watch?v=DqP4P_sXbY4">cette frappe enroulée sur plus de vingt mètres</a> qui termine dans la lucarne de notre doyen. L’Ukraine recollera alors à 2-2 sur coup de pied arrêté avant de concéder la défaite quelques minutes plus tard.</p>
<p style="text-align: justify">Soulignons aussi le but du valeureux Goran Pandev plus tôt dans la journée. Si elle n’a rien de très esthétique, cette égalisation contre l’Autriche a la forte symbolique d’être le tout premier but inscrit en compétition majeure par la Macédoine du Nord, puisque c’était la première qualification et le premier match à un tel niveau de ce pays indépendant depuis trente ans.</p>
<h2 style="text-align: justify">La suite : Des champions perturbés</h2>
<p style="text-align: justify">À suivre cette semaine : l’entrée en lice, mardi, des deux champions et <a href="https://www.demivolee.com/2021/06/03/dossier-le-tableau-de-chasse-de-leuro-2020/">favoris</a> de cette compétition. Les tenants du titre portugais s’élanceront d’abord contre la Hongrie, en Hongrie, puis les champions du monde suivront dans un choc face à l’Allemagne… en Allemagne. Des champions qui auraient par ailleurs aimé connaître des avant-matchs plus tranquilles. Le Portugal déplore en effet le test positif au Covid-19 de Joao Cancelo. Celui-ci est forfait pour l’Euro et sera remplacé par Diogo Dalot, comme le permet le règlement aménagé.</p>
<p style="text-align: justify">Du côté des Bleus, on tente d’effacer un petit malaise alors qu’une brouille entre Olivier Giroud et Kylian Mbappé se règle de manière un peu trop publique. Après des propos à chaud du numéro 9 français semblant indirectement pointer un manque d’altruisme de l’ailier spécifique à sa personne, l’attaquant du PSG s’est expliqué hier en conférence de presse en déclarant que tout allait bien mais en précisant ses pensées sur cette déclaration qu’il a jugée proche d’un non-dit. Pour expliquer un prétendu manque d’altruisme envers Olivier Giroud, il a pointé, dans une réponse très juste footballistiquement, la différence de son profil avec ceux des autres standards de comparaison : Neymar et Karim Benzema.</p>
<p style="text-align: justify">En ce qui concerne les différentes inquiétudes physiques, Karim Benzema, justement, et Antoine Griezmann ont repris l’entraînement et devraient être d’attaque pour l’entrée en lice des Bleus mardi soir.</p>
<h2 style="text-align: justify">Le programme :</h2>
<p style="text-align: justify">Lundi 14 juin :</p>
<p style="text-align: justify">Écosse 0 &#8211; 2 Tchéquie (15h, BeIN)<br />
Pologne 1 &#8211; 2 Slovaquie (18h, BeIN)<br />
Espagne 0 &#8211; 0 Suède (21h, BeIN et TF1)</p>
<p style="text-align: justify">Mardi 15 juin :</p>
<p style="text-align: justify">Hongrie 0 &#8211; 3 Portugal (18h, BeIN)<br />
France 1 &#8211; 0 Allemagne (21h, BeIN et M6)</p>
<p style="text-align: justify">Mercredi 16 juin :</p>
<p style="text-align: justify">Finlande 0 &#8211; 1 Russie (15h, BeIN)<br />
Turquie 0 &#8211; 2 Pays de Galles (18h BeIN)<br />
Italie 3 &#8211; 0 Suisse (21h, BeIN et M6)</p>
<p>Cet article <a rel="nofollow" href="https://www.demivolee.com/2021/06/14/le-digest-de-l-euro-1-ce-nest-quun-jeu/">Le Digest de l’Euro #1 – Ce n’est qu’un jeu</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://www.demivolee.com">Demivolée.com</a>.</p>
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