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	<title>Carnets de voyage Archives &#8211; Demivolée.com</title>
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		<title>Carnets de voyage &#8211; Cartes postales</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Adrien]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 29 Dec 2018 06:00:23 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Votre série de fin d&#8217;année, Carnets de voyage, s&#8217;est intéressée aux lieux iconiques du soccer américain. Que ce soit entre les palmiers, les hauts buildings <a class="mh-excerpt-more" href="https://www.demivolee.com/2018/12/29/carnets-de-voyage-cartes-postales/" title="Carnets de voyage &#8211; Cartes postales">[...]</a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><strong>Votre série de fin d&rsquo;année, <em>Carnets de voyage</em>, s&rsquo;est intéressée aux lieux iconiques du <em>soccer</em> américain. Que ce soit entre les palmiers, les hauts buildings ou les arbres forestiers, la rédaction de demivolee.com se devait de rappeler l&rsquo;existence d&rsquo;une vraie culture foot en Amérique du Nord. Revenons ensemble sur nos pérégrinations.</strong></p>
<p style="text-align: justify">Tout commençait à Miami. En réalité, non, tout commençait avec un Anglais à Los Angeles, David Beckham. C&rsquo;est au bord de l&rsquo;océan pacifique que <a href="https://www.demivolee.com/2018/10/23/carnets-de-voyage-cap-sur-linter-miami-c-f/">le projet ambitieux de l&rsquo;Internacional Miami C. F.</a> est né. Aujourd&rsquo;hui, le club poursuit son bonhomme de chemin en vue d&rsquo;un intronisation en MLS dès 2020. Plus d&rsquo;infos à venir bientôt !</p>
<p style="text-align: justify">Nous nous sommes ensuite rendus au nord, à Détroit, où l&rsquo;histoire d&rsquo;un club s&rsquo;est mêlée à celle d&rsquo;une ville. Depuis notre passage, <a href="https://www.demivolee.com/2018/10/30/carnets-voyage-detroit-city-fc/">le Detroit City F.C.</a> a rejoint la nouvelle NPSL Founders League, et est ainsi sur le point de passer professionnel. Il s&rsquo;est aussi séparé de son entraîneur mythique, Ben Pirmann, et cherche un nouveau chef sur le banc.</p>
<p style="text-align: justify">C&rsquo;est ensuite en DeLorean que nous avons voyagé dans le passé. Nous avons d&rsquo;abord redécouvert la NASL des années 1970 et leur équipe phare : <a href="https://www.demivolee.com/2018/11/06/carnets-de-voyage-new-york-cosmos/">les Cosmos de New York</a>. Depuis notre visite, peu de bonnes nouvelles pour le club rebooté. Les Cosmos ne jouent toujours pas, puisque la nouvelle NASL est toujours en hiatus. En plus, David Cantona, viré en 2014 pour avoir frappé un photographe, a reçu plus de 880 000 euros dans la résolution de son procès contre le club. Aïe.</p>
<p style="text-align: justify">Nous avons poursuivi notre hagiographie avec les <a href="https://www.demivolee.com/2018/11/13/carnets-de-voyage-tampa-bay-rowdies/">Tampa Bay Rowdies</a>, vaillants rivaux des Cosmos. Depuis, rien de nouveau en Floride. Seule nouvelle regrettable : la retraite de <a href="https://www.demivolee.com/2018/11/17/dossier-joe-cole-la-fureur-de-vaincre/">leur joueur phare, Joe Cole</a>.</p>
<p>Comme il fallait tout de même passer en côte ouest, nous avons pris la route 66 vers les <a href="https://www.demivolee.com/2018/11/20/carnets-de-voyage-los-angeles-aztecs/">Aztecs de Los Angeles</a> et leur président incongru, Sir Elton John. Pas de reboot en vue pour ce club mythique !</p>
<p style="text-align: justify">Pour finir, nous sommes allés voir du côté du futur proche, <a href="https://www.demivolee.com/2018/11/27/carnets-de-voyage-fc-cincinnati/">le F.C. Cincinnati</a>. Le nouvel entrant en MLS construit déjà son équipe, la MLS ayant effectué son Expansion Draft. De plus, le latéral de Troyes, Mathieu Deplagne, vient de signer au club pour trois ans.</p>
<p style="text-align: justify"><em>Vous souhaitez nous faire part de votre avis sur cette série ? Plaider pour une saison deux ? Envoyer des menaces de mort à son auteur ? N&rsquo;hésitez pas à utiliser l&rsquo;espace commentaires !</em></p>


<p></p>
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		<title>Carnets de voyage &#8211; Cap sur le F.C. Cincinnati</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Adrien]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 27 Nov 2018 06:00:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Autres championnats]]></category>
		<category><![CDATA[Dossiers Demivolée.com]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Carnets de voyage, c’est déjà fini. Durant ces six semaines, nous avons visité des grandes villes du soccer américain. Après un passage dans les années <a class="mh-excerpt-more" href="https://www.demivolee.com/2018/11/27/carnets-de-voyage-fc-cincinnati/" title="Carnets de voyage &#8211; Cap sur le F.C. Cincinnati">[...]</a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Carnets de voyage, c’est déjà fini. Durant ces six semaines, nous avons visité des grandes villes du soccer américain. Après un passage dans les années 1970, à l’ère de la sulfureuse NASL, retour au contemporain avec, cette semaine, un club tout neuf. Bienvenue à Cincinnati, berceau de la prochaine franchise MLS.</strong></p>
<h2>Jeune et talentueux</h2>
<p style="text-align: justify">Le F.C. Cincinnati a fêté cette année ses trois ans. Le projet, mené par Carl Lindner III, entrepreneur issu d&rsquo;une des familles les plus fortunées d&rsquo;Ohio, voit le jour en 2015. À l’époque, il n’est pas encore question de MLS. Le club rejoint l’USL, le deuxième palier du soccer américain.</p>
<p><figure id="attachment_20673" aria-describedby="caption-attachment-20673" style="width: 1024px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" fetchpriority="high" class="wp-image-20673 size-large" src="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/The-Bailey-1024x563.jpg?x16177" alt="" width="1024" height="563" srcset="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/The-Bailey-1024x563.jpg 1024w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/The-Bailey-300x165.jpg 300w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/The-Bailey-768x422.jpg 768w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/The-Bailey-273x150.jpg 273w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/The-Bailey.jpg 1280w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption id="caption-attachment-20673" class="wp-caption-text">Un des groupes de supporters</figcaption></figure></p>
<p style="text-align: justify">Dès les premiers matchs, un véritable engouement se forme autour de l’équipe. Il se trouve que Cincinnati, avec sa population d’environ 300 000 habitants, ne possède plus de club de football professionnel. Le dernier en date, créé en 2005 et dissout en 2012, était les Cincinnati Kings, qui évoluaient en PDL (4<sup>e</sup> palier, désormais remplacé par l’USL League Two). Au vu du niveau relativement faible de la ligue – la PDL est semi-professionnelle – le club n’a jamais attiré les foules. La première année, la moyenne est autour de 1300 spectateurs par match. En 2012, l’année de sa dissolution, à peine plus de 180.</p>
<p style="text-align: justify">Rien à voir avec le F.C. Cincinnati. Dès sa première saison, en 2016, le club établit un record en USL avec 20 497 spectateurs contre le rival, le Louisville City F.C. Peu de temps après, l’équipe remet le couvert et pulvérise son propre record. D’abord contre Pittsburg (23 375 spectateurs) puis Orlando B (25 308). Malgré ces chiffres qui n’ont rien à envier à certains de nos clubs de Ligue 1, le plus grand rassemblement reste encore lors d’un match amical contre Crystal Palace : 35 061 personnes assistent à la rencontre, qui verra les Anglais s’imposer 0-2.</p>
<h2>Une montée en puissance</h2>
<p style="text-align: justify">Durant sa première saison en USL, le F.C. Cincinnati termine troisième de sa conférence (sur 14), une excellente performance permise par le capitaine du navire, le coach John Harkes. Ils poursuivront leur bonne forme jusqu’aux quarts de finale des <em>playoffs</em>. Le club participe aussi à la Lamar Hunt U.S. Open Cup, la coupe des États-Unis. Il s’incline lors du troisième tour éliminatoire contre <a href="https://www.demivolee.com/2018/11/13/carnets-de-voyage-tampa-bay-rowdies/" target="_blank" rel="noopener">les Rowdies de Tampa Bay</a> (1-0).</p>
<p style="text-align: justify">Pour sa deuxième saison, en 2017, Cincinnati termine sixième. Il rattrape cette déception en allant jusqu’en quarts des <em>playoffs</em>, mais surtout, en allant jusqu’en demi-finales de l’U.S. Open Cup. Ils perdront contre les Red Bulls de New York sur le score de 2-3. Pas mal pour un club de deuxième division. Cette année-là, Baye Djiby Fall, l’attaquant phare de Cincinnati (passé par le <a href="https://www.demivolee.com/2018/11/22/dans-lombre-dun-geant-5-le-lokomotiv-moscou/">Lokomotiv Moscou</a>) termine parmi les meilleurs buteurs de la compétition.</p>
<p><figure id="attachment_20674" aria-describedby="caption-attachment-20674" style="width: 1024px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" class="wp-image-20674 size-large" src="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/djiby-fall-fc-cincinnati-open-cup-1024x570.jpg?x16177" alt="" width="1024" height="570" srcset="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/djiby-fall-fc-cincinnati-open-cup-1024x570.jpg 1024w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/djiby-fall-fc-cincinnati-open-cup-300x167.jpg 300w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/djiby-fall-fc-cincinnati-open-cup-768x428.jpg 768w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/djiby-fall-fc-cincinnati-open-cup-269x150.jpg 269w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/djiby-fall-fc-cincinnati-open-cup.jpg 1300w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption id="caption-attachment-20674" class="wp-caption-text">Djiby Fall</figcaption></figure></p>
<p style="text-align: justify">Mais c’est la saison 2018 qui marquera l’avènement du club. Celui-ci finit premier de sa conférence avec seulement 3 défaites en 34 matchs. Il accède aux demi-finales des <em>playoffs</em> et au quatrième tour de l’U.S. Open Cup. Une saison des plus réussies, donc, mais surtout grâce à leurs fans. En effet, le nombre moyen de supporters à chaque match est ahurissant : 25 717. Rappelons très vite que ces chiffres, <a href="https://www.worldfootball.net/attendance/fra-ligue-1-2017-2018/1/" target="_blank" rel="noopener">si l’on s’en tient à ces données</a>, placeraient le club huitième de Ligue 1 en termes de spectateurs. Or, nous sommes en deuxième ligue américaine.</p>
<h2>Une ferveur allemande ?</h2>
<p style="text-align: justify">Si le club est autant soutenu, c’est peut-être à cause de l’origine de ses supporters. Cincinnati est en effet une ville qui a longtemps été sujette à l’immigration allemande. Lorsque l’on visite la ville, il n’est pas rare de tomber sur des constructions directement inspirées de la riche culture germanique. Lorsque l’on sait cela, ce n’est pas étonnant que le football plaise tant aux aux cincinnatiens. La culture allemande est si implantée dans la région que le club, pour son accession à la MLS, va changer de nom. Plutôt que Futbol Club Cincinnati (« Futbol » étant régulièrement employé pour s’insérer dans une tradition latine), ce sera le Fussball Club Cincinnati.</p>
<h2>Salut USL, salut MLS !</h2>
<p style="text-align: justify">Dès la saison 2016 – voyant la popularité extraordinaire du club – le consortium du propriétaire décide de postuler pour obtenir une place en MLS. Neuf autres équipes sont alors en lice pour l’expansion : Charlotte, <a href="https://www.demivolee.com/2018/10/30/carnets-voyage-detroit-city-fc/">Detroit</a>, Nashville, Raleigh, Sacramento, St. Louis, San Antonio, San Diego et Tampa. La direction de la MLS est tout de suite conquise : d’abord par la ferveur locale, ensuite par le projet très solide du propriétaire. Ce dernier propose en effet, pour 2021, la construction d’un stade d’une capacité d’environ 25-26 000 places. Peut-être pas assez pour satisfaire la population ?</p>
<p><iframe class="youtube-player" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/AfNV8tmtMeU?version=3&#038;rel=1&#038;showsearch=0&#038;showinfo=1&#038;iv_load_policy=1&#038;fs=1&#038;hl=fr-FR&#038;autohide=2&#038;wmode=transparent" allowfullscreen="true" style="border:0;" sandbox="allow-scripts allow-same-origin allow-popups allow-presentation"></iframe></p>
<p style="text-align: justify">Le 29 mai de cette année, la direction de la MLS annonce que c’est le projet de Cincinnati qui a retenu son attention. L’équipe devrait donc rejoindre la compétition dès la saison prochaine, en 2019.</p>
<h2>Yoann Damet, le <em>frenchie</em> de Cincinnati</h2>
<p style="text-align: justify">Dans cette équipe qui monte, on retrouve un français, Yoann Damet. Ce dernier n’est pas sur les terrains, mais sur le banc. Passé par Montréal, il est désormais l’entraîneur-adjoint de l’équipe. Il épaule Alan Koch, l’entraîneur principal, dans cette grande transition vers le plus haut palier du <em>soccer</em>. La particularité du parcours de Yoann, c&rsquo;est qu&rsquo;il n&rsquo;a jamais été joueur professionnel. Comme il le raconte <a href="http://www.onzemondial.com/autres-championnats/yoann-damet-interview-mls-cincinnati-impact-montreal-170921" target="_blank" rel="noopener">dans une interview donnée à Onze Mondial</a>,</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify">J’ai commencé à entraîner assez jeune, parce que j’ai croisé des éducateurs qui m’ont inspiré. J’ai commencé à jouer quand j’avais huit ans. J’étais passionné en tant que joueur, mais des éducateurs m’ont donné le goût de prendre leur place, et d’avoir un rôle de « modèle » pour les plus jeunes. Ça m’a assez vite donné l’envie d’aller dans ce sens-là, et c’est pour ça que j’ai commencé à 16 ans. Après c’est vrai que je connaissais aussi mes forces et mes faiblesses. Je savais qu’une carrière de joueur professionnel n’allait pas se présenter, mais je voulais quand même travailler dans ce milieu-là. Je savais que le rôle d’entraîneur me plaisait, pour travailler à la fois un côté éducatif et sportif, transmettre ce que je savais, etc… J’ai pris ça à coeur, je me suis beaucoup investi, en passant par exemple mes diplômes fédéraux.</p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify">Yoann, qui travaillait jusque-là en tant que bénévole, postule à l&rsquo;Academy de Montréal. Il obtient le poste et y reste plusieurs années. Puis, en 2017, il apprend que Cincinnati cherche un entraîneur adjoint. Les propriétaires apprécient son profil et l&rsquo;engagent pour épauler le nouveau coach, Alan Koch.</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify">Quand je suis arrivé à Cincinnati, le club vivait seulement sa deuxième saison d’existence, et je savais qu’il y’avait beaucoup de potentiel, d’engouement autour du club. Je savais aussi que le club voulait intégrer la MLS, donc beaucoup de voyants étaient au vert pour moi.</p>
</blockquote>
<p><figure id="attachment_20671" aria-describedby="caption-attachment-20671" style="width: 1024px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" loading="lazy" class="wp-image-20671 size-large" src="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/FC-Cincinnati-1024x538.jpg?x16177" alt="" width="1024" height="538" srcset="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/FC-Cincinnati-1024x538.jpg 1024w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/FC-Cincinnati-300x158.jpg 300w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/FC-Cincinnati-768x403.jpg 768w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/FC-Cincinnati-280x147.jpg 280w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption id="caption-attachment-20671" class="wp-caption-text">Le rugissement du lion</figcaption></figure></p>
<h2>Carnet de voyage : conclusion</h2>
<p style="text-align: justify">Si l&rsquo;histoire de Yoann peut nous apprendre quelque chose, c&rsquo;est que les États-Unis restent encore et toujours une terre d&rsquo;opportunités. Difficile d&rsquo;imaginer une telle histoire en France, où un formateur n&rsquo;ayant jamais été joueur a encore et toujours beaucoup de mal à franchir les paliers : le comble pour un système ouvert. Oui, les ligues fermées posent problème. Des milliers de clubs n&rsquo;auront probablement jamais l&rsquo;opportunité de passer professionnel. Mais cette pratique se justifie.</p>
<p style="text-align: justify">La faillite de la NASL des années 1970 a prouvé que n&rsquo;importe quel système, qu&rsquo;il soit ouvert ou fermé, doit d&rsquo;abord s&rsquo;assurer de reposer sur des fondations solides avant de penser à son attractivité. Recruter des stars aura été le poison de la ligue, alors que ce devait être l&rsquo;antidote d&rsquo;un sport malade et mal-aimé. C&rsquo;est pour cela que la MLS impose des contraintes à ses candidats (avoir un stade dédié ou en avoir le projet, être un club dynamique, solide financièrement&#8230;) Pour prospérer et faire fructifier les efforts d&rsquo;un pays entier mordu de football. Pour elle, la dimension sportive est moindre qu&rsquo;en Europe, mais c&rsquo;est un risque à prendre.</p>
<p style="text-align: justify">En Europe, il existera toujours une méfiance quant aux systèmes fermés. Dernièrement, l&rsquo;annonce d&rsquo;une Super ligue européenne en a fait frémir plus d&rsquo;un. Mais, réfléchissons : la situation en France, dans une ligue ouverte, est-elle idoine ? Ici le PSG domine. En Allemagne, c&rsquo;est le Bayern, en Italie la Juventus&#8230; L&rsquo;avantage d&rsquo;un système fermé est la compétitivité renouvellée chaque saison. Chaque année voit une nouvelle compétition à l&rsquo;enjeu nouveau, les équipes repartent avec de nouvelles additions (via le <em>draft</em>). Finalement, Carnets de voyage n&rsquo;est pas un plaidoyer pour le système américain. Elle est seulement une invitation à l&rsquo;écoute et au regard d&rsquo;une histoire alternative, dans un continent que l&rsquo;on pense étranger au football mais qui pourtant l&rsquo;aime énormément. Certes, tout n&rsquo;est pas rose aux E.U.A., et on est en droit d&rsquo;attendre beaucoup de ce pays. Mais il faut l&rsquo;admettre : l&rsquo;Amérique, c&rsquo;est là où existent une histoire écrite, mais aussi une histoire en train d&rsquo;être écrite.</p>
<p><figure id="attachment_20672" aria-describedby="caption-attachment-20672" style="width: 1024px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" loading="lazy" class="wp-image-20672 size-large" src="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/FCC-USL2018-1024x638.jpg?x16177" alt="" width="1024" height="638" srcset="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/FCC-USL2018-1024x638.jpg 1024w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/FCC-USL2018-300x187.jpg 300w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/FCC-USL2018-768x479.jpg 768w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/FCC-USL2018-241x150.jpg 241w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/FCC-USL2018.jpg 1165w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption id="caption-attachment-20672" class="wp-caption-text">Champions !</figcaption></figure></p>
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		<title>Carnets de voyage &#8211; Cap sur les Los Angeles Aztecs</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Adrien]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 20 Nov 2018 06:00:30 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Que serait un tour des États-Unis sans une visite sur la côte ouest ? Cette semaine, Carnets de voyages atterrit à Los Angeles, ville d’un club <a class="mh-excerpt-more" href="https://www.demivolee.com/2018/11/20/carnets-de-voyage-los-angeles-aztecs/" title="Carnets de voyage &#8211; Cap sur les Los Angeles Aztecs">[...]</a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><strong>Que serait un tour des États-Unis sans une visite sur la côte ouest ? Cette semaine, Carnets de voyages atterrit à Los Angeles, ville d’un club qui aura vu des personnages illustres tels que George Best, Johann Cruyff, Rinus Michels et… Elton John. Bienvenue chez les Aztecs de Los Angeles.</strong></p>
<h2><strong>Un docteur fanatique de <em>soccer</em></strong></h2>
<p style="text-align: justify">Tout commence en 1974 avec une série de matchs amicaux internationaux au Los Angeles Memorial Coliseum. Des équipes telles que la Pologne ou le Mexique s’affrontent avant de préparer la Coupe du Monde qui doit se dérouler en Allemagne de l’Ouest la même année.</p>
<p style="text-align: justify">Si le lieu de ces amicaux semble original, c’est parce qu’il a été choisi par un groupe d’amateurs de <em>soccer</em> américain. En effet, c’est le Dr Jack Gregory et ses amis qui ont invité à leur charge les sélections à venir jouer dans la gigantesque antre angelena de près de 94 000 places.</p>
<p style="text-align: justify">Le docteur ne rêve que d’une seule chose : amener dans sa ville le sport qu’il aime tant. Alors, dès qu’il entend qu’une expansion se libère en NASL, il n’hésite pas à appeler le président de la ligue pour lui faire part de son projet de créer un club. Il lui suffit de payer la franchise et voilà. Les Aztecs de Los Angeles sont nés.</p>
<h2><strong>Wolverhampton à L.A.</strong></h2>
<p style="text-align: justify">Les Aztecs ne sont pourtant pas le premier club de <em>soccer</em> professionnel de L.A. Avant eux, deux équipes se partagent le Coliseum : les Toros et les Wolves de Los Angeles.</p>
<p style="text-align: justify">Si cette dernière vous rappelle une certaine équipe anglaise, c’est normal : en 1967, deux projets de ligues éclosent. La première est la NPSL. Elle accueillera l’autre club de Los Angeles, les Toros, ainsi que les Chiefs d’Atlanta ou les Stars de Saint Louis. La deuxième est l’USA (United Soccer Association), et son histoire est particulière.</p>
<p><figure id="attachment_20508" aria-describedby="caption-attachment-20508" style="width: 1024px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" loading="lazy" class="wp-image-20508 size-large" src="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/1967wolveslosangeles-1024x879.jpg?x16177" alt="" width="1024" height="879" srcset="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/1967wolveslosangeles-1024x879.jpg 1024w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/1967wolveslosangeles-300x257.jpg 300w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/1967wolveslosangeles-768x659.jpg 768w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/1967wolveslosangeles-175x150.jpg 175w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/1967wolveslosangeles.jpg 1326w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption id="caption-attachment-20508" class="wp-caption-text">L&rsquo;équipe des Wolves de Los Angeles</figcaption></figure></p>
<p style="text-align: justify">L’USA voulait absolument voir le jour avant la NPSL. Elle s’est alors vue dans l’obligation d’importer des équipes européennes ou sud-américaines plutôt que de chercher des initiatives locales. Ainsi, elle a demandé à des clubs dont Wolverhampton, Cagliari, Aberdeen ou Sunderland s’ils souhaitaient posséder une franchise outre-Atlantique. Wolverhampton choisit Los Angeles et les Wolves.</p>
<p style="text-align: justify">Durant leur première saison en USA, les Wolves s’imposent dans leur division et gagnent même la coupe contre les Washington Whips (franchise d’Aberdeen). L’année suivante, l’USA et la NPSL fusionnent et deviennent la ligue qui nous intéresse aujourd’hui : la NASL. N&rsquo;ayant plus de raison d&rsquo;exister, les Wolves sont dissouts après seulement deux ans. Wolverhampton, en revanche, réitèrera l&rsquo;expérience en NASL avec les Spurs de Kansas City.</p>
<h2 style="text-align: justify"><strong>Aztecs, ou l’appel du sud</strong></h2>
<p style="text-align: justify">Le Dr Gregory et sa femme décident d’appeler leur club les Aztecs. Ils espèrent ainsi s’attirer les faveurs des communautés mexicaines friandes de football mais encore très attachées à leurs clubs mexicains. Ils cherchaient par ailleurs un nom qui puisse donner l’image d’une équipe coriace et combattive. Pour le Dr, les Aztecs « possédaient une merveilleuse histoire de combattants » : il espérait ainsi que ses joueurs s’inspire de cet ethos.</p>
<p><figure id="attachment_20502" aria-describedby="caption-attachment-20502" style="width: 1024px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" loading="lazy" class="wp-image-20502 size-large" src="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/Aztecs-74-Road-Team-1-1024x828.jpg?x16177" alt="" width="1024" height="828" srcset="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/Aztecs-74-Road-Team-1-1024x828.jpg 1024w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/Aztecs-74-Road-Team-1-300x243.jpg 300w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/Aztecs-74-Road-Team-1-768x621.jpg 768w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/Aztecs-74-Road-Team-1-186x150.jpg 186w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/Aztecs-74-Road-Team-1.jpg 1650w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption id="caption-attachment-20502" class="wp-caption-text">L&rsquo;équipe des Aztecs de Los Angeles</figcaption></figure></p>
<p style="text-align: justify">Les premiers matchs des Aztecs se déroulent justement contre des clubs mexicains : Club América, C.F. Monterrey, Pumas UNAM… « Nous avions beaucoup de supporters issus de la communauté latine, mais ils supportaient toujours les équipes mexicaines, pas nous ! » se rappelle Gregory. Malgré cela, les Aztecs trouvent tout de suite un public. Avec environ 5 000 spectateurs par match, ils se placent un peu au-dessus de la moyenne de NASL.</p>
<h2><strong>Une première saison brillante</strong></h2>
<p style="text-align: justify">Lors de la première année de leur existence, l’année 1974, les Aztecs roulent sur leur division et sur la NASL tout entière. Ils gagnent la finale du Soccer Bowl contre les Toros de Miami (rien à voir avec les Toros de Los Angeles, qui est devenu par la suite les Toros de San Diego). Ce match est historique : c’est le premier a être télédiffusé aux États-Unis.</p>
<p><figure id="attachment_20503" aria-describedby="caption-attachment-20503" style="width: 806px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" loading="lazy" class="wp-image-20503 size-large" src="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/Aztecs-76-Home-Sergio-Velazquez-4-1-806x1024.jpg?x16177" alt="" width="806" height="1024" srcset="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/Aztecs-76-Home-Sergio-Velazquez-4-1-806x1024.jpg 806w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/Aztecs-76-Home-Sergio-Velazquez-4-1-236x300.jpg 236w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/Aztecs-76-Home-Sergio-Velazquez-4-1-768x976.jpg 768w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/Aztecs-76-Home-Sergio-Velazquez-4-1-118x150.jpg 118w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/Aztecs-76-Home-Sergio-Velazquez-4-1.jpg 1180w" sizes="(max-width: 806px) 100vw, 806px" /><figcaption id="caption-attachment-20503" class="wp-caption-text">Sergio “Cucharita” Velazquez</figcaption></figure></p>
<p style="text-align: justify">Après avoir tout gagné, le Dr Gregory, abasourdi par ce succès, décide de vendre le club :</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify">Le club a grandi tellement vite qu’il m’a échappé des mains. J’étais encore docteur, je pratiquais la médecine à plein-temps, je n’aurais jamais pu m’en occuper après ça.</p>
</blockquote>
<h2><strong>Sir Elton John et George Best</strong></h2>
<p style="text-align: justify">Le nouveau propriétaire, John Chaffetz, organise un grand coup dès son arrivée en 1975. Il annonce que Sir Elton John est co-propriétaire de la franchise. Le chanteur anglais dira dans une interview que le Los Angeles est comme « une deuxième maison » pour lui. L&rsquo;artiste est aussi passionné de football (il est d&rsquo;ailleurs président à vie du club de Watford).</p>
<p><iframe loading="lazy" class="youtube-player" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/5CaIfxgn8w0?version=3&#038;rel=1&#038;showsearch=0&#038;showinfo=1&#038;iv_load_policy=1&#038;fs=1&#038;hl=fr-FR&#038;autohide=2&#038;wmode=transparent" allowfullscreen="true" style="border:0;" sandbox="allow-scripts allow-same-origin allow-popups allow-presentation"></iframe></p>
<p style="text-align: justify">À peine arrivé à Los Angeles, Elton John fait déjà des miracles. En 1976, il convainc George Best de sortir de retraite pour venir jouer dans son équipe. Cette signature de renom vient faire concurrence aux <a href="https://www.demivolee.com/2018/11/06/carnets-de-voyage-new-york-cosmos/" target="_blank" rel="noopener">Cosmos de New York</a>, qui ont fait signer Pelé l’année d’avant. Les deux légendes s’affrontent d’ailleurs le 11 avril 1976 devant 29 232 spectateurs au Coliseum de Los Angeles. Les Cosmos remportent le match 1-0.</p>
<p style="text-align: justify">Georgie Best marque beaucoup. En 1976, c’est 15 buts pour 26 apparitions. C’est aussi 18 passes décisives, dont un certain nombre pour le meilleur buteur de la ligue, Steve David (26 buts).</p>
<p><iframe loading="lazy" class="youtube-player" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/pvW9FMTMe-U?version=3&#038;rel=1&#038;showsearch=0&#038;showinfo=1&#038;iv_load_policy=1&#038;fs=1&#038;hl=fr-FR&#038;autohide=2&#038;wmode=transparent" allowfullscreen="true" style="border:0;" sandbox="allow-scripts allow-same-origin allow-popups allow-presentation"></iframe></p>
<p style="text-align: justify">Malheureusement, l’histoire ne dure pas. En 1978 (le club aura été vendu une nouvelle fois entre temps), Best est suspendu sans paye pour son attitude. L’Anglais est alcoolique et ne vient plus aux entraînements. Ceux auxquels il assiste sont complétement ratés. Il est finalement transféré vers les Strikers de Fort-Lauderdale la même année.</p>
<h2><strong>Le football total à L.A.</strong></h2>
<p style="text-align: justify">EN 1979, les Aztecs secouent le monde du football en annonçant l’arrivée de deux géants venus remplacer Best : <a href="https://www.demivolee.com/2017/05/02/el-ajax-un-heros-mythologique/" target="_blank" rel="noopener">Johann Cruyff</a> et son maître, <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Rinus_Michels" target="_blank" rel="noopener">Rinus Michels</a>. Ce sont eux qui, avec leur style de football total, emmenèrent la sélection des Pays-Bas en finale de la Coupe du Monde 1974.</p>
<p><figure id="attachment_20504" aria-describedby="caption-attachment-20504" style="width: 400px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" loading="lazy" class="wp-image-20504 size-full" src="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/cruyff79photo.png?x16177" alt="" width="400" height="320" srcset="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/cruyff79photo.png 400w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/cruyff79photo-300x240.png 300w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/cruyff79photo-188x150.png 188w" sizes="(max-width: 400px) 100vw, 400px" /><figcaption id="caption-attachment-20504" class="wp-caption-text">Johann Cruyff</figcaption></figure></p>
<p style="text-align: justify">Rinus Michels vient en tant que coach et Cruyff est toujours sur les terrains. Le premier restera deux saisons, tandis que le deuxième ne portera le maillot des Aztecs qu’une seule année. Cruyff sera tout de même élu Most Valuable Player de la saison 1979.</p>
<h2><strong>Vente et instabilité</strong></h2>
<p style="text-align: justify">Malgré ces renforts, l’équipe manque d’identité. Elle se retrouve tiraillée entre l’Angleterre d’Elton John et de Best, les Pays-Bas de Michels et Cruyff, les États-Unis et le Mexique.</p>
<p style="text-align: justify">Le club est racheté une nouvelle fois fin 1979 par une chaîne de télévision mexicaine, Televisa. Les nouveaux propriétaires décident de vendre sur-le-champ Cruyff aux Diplomats de Washington. Les audiences s’en ressentent. Même si l’équipe est encore compétitive en 1980 grâce à son attaquant brésilien Luis Fernando, l’atmosphère qui l’entoure est proche du néant. Les Angelinos ne vont plus au stade, principalement parce que celui-ci change systématiquement. Durant leur sept ans d’existence, les Aztecs auront connu cinq stades différents.</p>
<p><figure id="attachment_20505" aria-describedby="caption-attachment-20505" style="width: 400px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" loading="lazy" class="wp-image-20505 size-full" src="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/michels.png?x16177" alt="" width="400" height="329" srcset="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/michels.png 400w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/michels-300x247.png 300w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/michels-182x150.png 182w" sizes="(max-width: 400px) 100vw, 400px" /><figcaption id="caption-attachment-20505" class="wp-caption-text">Rinus Michels</figcaption></figure></p>
<p style="text-align: justify">Une nouvelle tragique vient finalement ponctuer l&rsquo;histoire des Aztecs. Leur entraîneur de l&rsquo;époque, Claudio Coutinho, meurt dans un accident de plongée le 27 novembre 1981 à seulement 42 ans. Deux semaines plus tard, le club annonce sa dissolution.</p>
<h2><strong>Aztecs, Chivas USA, L.A. Galaxy</strong></h2>
<p style="text-align: justify">Si l’histoire peut nous apprendre quelque chose, c’est que l’on tend à refaire toujours les mêmes erreurs. Le modèle très ambitieux mais trop international de la NASL aura été à la fois son succès et sa chute. Dans sa course aux grands noms, il aura oublié le plus important : pérenniser le marché local, l’économie et surtout, le développement sportif. Ces erreurs se manifestent encore aujourd’hui avec le défunt club Chivas USA, dont l’ambition était de rassembler les communautés mexicaines présentes à Los Angeles. Désormais, c&rsquo;est le <a href="https://www.demivolee.com/2018/10/23/carnets-de-voyage-cap-sur-linter-miami-c-f/" target="_blank" rel="noopener">Los Angeles Galaxy</a> de Zlatan Ibrahimović qui fait parler de lui, comme on a pu parler de Georgie Best ou de Johann Cruyff auparavant.</p>
<p style="text-align: justify">Oui, la MLS souhaite à tout prix s’inscrire dans la durée. Mais elle rencontre malgré cela les mêmes problématiques que ses prédécesseurs. À elle désormais de créer les fondations nécessaires pour le <em>soccer</em> américain.</p>
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		<title>Carnets de voyage &#8211; Cap sur les Tampa Bay Rowdies</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Adrien]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 13 Nov 2018 06:00:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Autres championnats]]></category>
		<category><![CDATA[Dossiers Demivolée.com]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Tous les mardis, Carnets de voyage vous fait découvrir une nouvelle destination du soccer américain. Cette semaine, notre périple nous fait nous arrêter en Floride, <a class="mh-excerpt-more" href="https://www.demivolee.com/2018/11/13/carnets-de-voyage-tampa-bay-rowdies/" title="Carnets de voyage &#8211; Cap sur les Tampa Bay Rowdies">[...]</a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><strong>Tous les mardis, Carnets de voyage vous fait découvrir une nouvelle destination du <em>soccer</em> américain. Cette semaine, notre périple nous fait nous arrêter en Floride, terre d&rsquo;une équipe de NASL historique, pourtant restée dans l&rsquo;ombre des <a href="https://www.demivolee.com/2018/11/06/carnets-de-voyage-new-york-cosmos/" target="_blank" rel="noopener">Cosmos de New York</a>. C&rsquo;est à St. Petersburg que l&rsquo;on part retrouver les Rowdies de Tampa Bay.</strong></p>
<h2>Des débuts étincelants</h2>
<p style="text-align: justify">Dans les années 1970, Tampa est une ville banale des États-Unis. Sans spécificité particulière, elle n&rsquo;attire ni le sport professionnel, ni le tourisme. L&rsquo;arrivée d&rsquo;un club à dimension nationale ainsi que de grands joueurs venus d&rsquo;autres continents constitue donc une grande surprise pour ses habitants.</p>
<p><figure id="attachment_20420" aria-describedby="caption-attachment-20420" style="width: 1024px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" loading="lazy" class="wp-image-20420 size-large" src="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/Rodney-Marsh-NIKE-Poster-1979-1024x646.jpg?x16177" alt="" width="1024" height="646" srcset="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/Rodney-Marsh-NIKE-Poster-1979-1024x646.jpg 1024w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/Rodney-Marsh-NIKE-Poster-1979-300x189.jpg 300w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/Rodney-Marsh-NIKE-Poster-1979-768x485.jpg 768w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/Rodney-Marsh-NIKE-Poster-1979-238x150.jpg 238w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/Rodney-Marsh-NIKE-Poster-1979.jpg 1600w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption id="caption-attachment-20420" class="wp-caption-text">Rodney Marsh en pleine action</figcaption></figure></p>
<p style="text-align: justify">Le nom ne vous dit peut-être rien, mais les Tampa Bay Rowdies est un club important dans l&rsquo;histoire du <em>soccer</em> américain. Il voit le jour en 1975 et rejoint la ligue américaine de l&rsquo;époque, la North American Soccer League (NASL). À l&rsquo;époque, il évolue dans la division est, aux côtés des Diplomats de Washington et des Atoms de Philadelphie. Le nouveau club floridien obtient très vite les bonnes grâces des habitants de Tampa et des environs. Dès la première saison, la ferveur populaire est telle qu&rsquo;elle rivalise déjà avec celles de clubs déjà établis. Toute la baie adopte cette nouvelle équipe, comme pour les remercier d&rsquo;avoir importé le sport professionnel dans une ville qui en rêvait.</p>
<p style="text-align: justify">L&rsquo;année de leur intronisation, les Rowdies, portés par leurs supporters, réalisent une excellente performance. Ils finissent premiers de leur division et remportent même le graal : le Soccer Bowl.</p>
<p><iframe loading="lazy" class="youtube-player" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/pnPk2FXJzPw?version=3&#038;rel=1&#038;showsearch=0&#038;showinfo=1&#038;iv_load_policy=1&#038;fs=1&#038;hl=fr-FR&#038;autohide=2&#038;wmode=transparent" allowfullscreen="true" style="border:0;" sandbox="allow-scripts allow-same-origin allow-popups allow-presentation"></iframe></p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify">La saison suivante annonce de grands changements : l&rsquo;arrivée de nouveaux clubs en NASL provoque une réorganisation des divisions. Les Cosmos rejoignent Tampa en division est. Pour concurrencer ceux qui deviendront leur meilleur ennemi, les Rowdies font l&rsquo;acquisition de Rodney Marsh, attaquant de Manchester City. Ce dernier décide de rejoindre l&rsquo;Amérique après de nombreux déboires dans son club anglais. En effet, Marsh est un personnage extravagant. Par exemple, le président des Rowdies dit de lui, à sa signature, qu&rsquo;il est « le Pelé blanc ». Et Marsh de répondre que c&rsquo;est plutôt Pelé qui est « le Marsh noir ». Durant sa première saison, Marsh réalise une bonne performance : il marque 11 buts en 26 apparitions.</p>
<h2>Rowdies, rival des Cosmos</h2>
<p style="text-align: justify">La division est voit s&rsquo;affronter deux géants. La rivalité des Cosmos et des Rowdies devient l&rsquo;attraction principale de la NASL. En effet, leurs rencontres attirent les foules : un match de <em>playoffs</em> de 1980 se jouera face à plus de 52 000 spectateurs.</p>
<p><figure id="attachment_20417" aria-describedby="caption-attachment-20417" style="width: 545px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" loading="lazy" class="wp-image-20417 size-full" src="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/Rodney-Marsh-finger.jpg?x16177" alt="" width="545" height="731" srcset="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/Rodney-Marsh-finger.jpg 545w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/Rodney-Marsh-finger-224x300.jpg 224w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/Rodney-Marsh-finger-112x150.jpg 112w" sizes="(max-width: 545px) 100vw, 545px" /><figcaption id="caption-attachment-20417" class="wp-caption-text">Rodney Marsh saluant ses détracteurs</figcaption></figure></p>
<p style="text-align: justify">La concurrence dans la division est commence dès 1976. Les deux équipes se disputent la première place. C&rsquo;est finalement les Rowdies qui l&rsquo;obtiendront grâce à leur buteur sud-africain, Derek Smethurst. L&rsquo;ancien de Chelsea mène la danse des meilleurs buteurs de la NASL avec 20 buts et 5 passes décisives sur la saison. Seul le New-yorkais Giorgio Chinaglia, fraîchement recruté de la Lazio Rome, fera mieux avec 19 buts et 11 passes décisives.</p>
<p style="text-align: justify">Cette année-là, la bataille des <em>playoffs</em> verra les Rowdies s&rsquo;imposer face à l&rsquo;équipe de Pelé et Chinaglia. Ils perdront finalement en demi-finale face au Toronto Metros-Croatia et leur équipe entièrement yougoslave.</p>
<h2 style="text-align: justify">Le derby de Floride</h2>
<p style="text-align: justify">L&rsquo;année 1977 annonce l&rsquo;hégémonie des Cosmos et l&rsquo;arrivée d&rsquo;un nouveau rival local : les <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Strikers_de_Fort_Lauderdale_(1977-1983)">Strikers de Fort-Lauderdale</a>. Anciennement connus sous le nom de Miami Toros, les Strikers s&rsquo;imposent comme la nouvelle équipe à suivre. Armés de leur meilleur atout, le gardien de but anglais Gordon Banks (il revient sur les terrains après avoir arrêté sa carrière quatre ans plus tôt, devenu borgne après un accident de voiture), les anciens de Miami gagnent la division de 77 à la surprise générale. lls détrônent ainsi les Rowdies et les Cosmos et perpétuent une tradition rivale avec Tampa qui avait commencé à l&rsquo;époque des Toros.</p>
<p style="text-align: justify">En effet, le derby de Floride naît le 6 juin 1975 lors du premier match entre les Rowdies et les Toros. Quatre minutes seulement après le coup d&rsquo;envoi, deux joueurs, John Boyle de Tampa et Esteban Aranguiz de Miami s&rsquo;interpellent. S&rsquo;ensuit une bagarre générale impliquant les deux équipes ainsi que les supporters miaméens, accusés après la rencontre d&rsquo;avoir jeté des pierres sur l&rsquo;équipe adverse.</p>
<p><figure id="attachment_20416" aria-describedby="caption-attachment-20416" style="width: 962px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" loading="lazy" class="wp-image-20416 size-full" src="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/1975-Rowdies-tussel-vs-Toros-June-6th-a.jpg?x16177" alt="" width="962" height="574" srcset="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/1975-Rowdies-tussel-vs-Toros-June-6th-a.jpg 962w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/1975-Rowdies-tussel-vs-Toros-June-6th-a-300x179.jpg 300w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/1975-Rowdies-tussel-vs-Toros-June-6th-a-768x458.jpg 768w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/1975-Rowdies-tussel-vs-Toros-June-6th-a-251x150.jpg 251w" sizes="(max-width: 962px) 100vw, 962px" /><figcaption id="caption-attachment-20416" class="wp-caption-text">L&rsquo;altercation entre Rowdies et Toros</figcaption></figure></p>
<p>Depuis, la rivalité entre les Rowdies et les Strikers s&rsquo;est illustrée comme étant l&rsquo;une des plus féroces, l&rsquo;un des seuls « vrais » derbies des États-Unis.</p>
<h2>Fin et suite</h2>
<p style="text-align: justify">Entre 1981 et 1984, dernière saison avant la faillite de la NASL, les Rowdies perdent cette dynamique qui les a menés à plusieurs titres. En effet, s&rsquo;ils gagnent la division en 1980, ils terminent 4e ou 3e (sur 4) les années suivantes. Le rêve vert et jaune prend fin, tout comme la NASL, emportée par son ambition et sa mauvaise gestion.</p>
<p style="text-align: justify">Pourtant, le club ne meurt pas. D&rsquo;abord, il évolue en tant qu&rsquo;équipe indépendante. En 1986, les Rowdies jouent plusieurs matchs d&rsquo;une coupe privée Coca-Cola. Trois joueurs de l&rsquo;ère NASL subsistent, les autres ayant résilié leur contrat après la faillite de la ligue. Le reste de l&rsquo;équipe est composé de joueurs des <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Queens_Park_Rangers_Football_Club" target="_blank" rel="noopener">Queens Park Rangers</a>, invités pour l&rsquo;occasion.</p>
<p><figure id="attachment_20418" aria-describedby="caption-attachment-20418" style="width: 1024px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" loading="lazy" class="wp-image-20418 size-large" src="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/Rowdies-75-Road-Back-Alex-Pringle-Stewart-Jump-1024x858.jpg?x16177" alt="" width="1024" height="858" srcset="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/Rowdies-75-Road-Back-Alex-Pringle-Stewart-Jump-1024x858.jpg 1024w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/Rowdies-75-Road-Back-Alex-Pringle-Stewart-Jump-300x251.jpg 300w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/Rowdies-75-Road-Back-Alex-Pringle-Stewart-Jump-768x643.jpg 768w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/Rowdies-75-Road-Back-Alex-Pringle-Stewart-Jump-179x150.jpg 179w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/Rowdies-75-Road-Back-Alex-Pringle-Stewart-Jump.jpg 1405w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption id="caption-attachment-20418" class="wp-caption-text">Stewart Jump portant bien son nom</figcaption></figure></p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify">Ensuite, les Rowdies se reconvertissent en équipe de futsal, expérience qui ne dure que le temps de la saison 86-87. Finalement, de 88 à 93, Tampa rejoint l&rsquo;American Soccer League (ASL, puis APSL). Durant ces cinq années, l&rsquo;équipe gagne un seul trophée. Finalement, en 93, le club fait faillite. La cause de cet échec : le manque de ferveur et l&rsquo;arrivée massive d&rsquo;autres sports sur le marché tampaïen.</p>
<p style="text-align: justify">Comme les Cosmos, les Rowdies renaissent en 2010. S&rsquo;il participent d&rsquo;abord à la nouvelle version de la NASL, ils quittent ce championnat déchu en 2016 pour rejoindre l&rsquo;USL, nouveau 2e palier. Il n&rsquo;ont pour l&rsquo;instant qu&rsquo;un trophée à leur actif, le Soccer Bowl de 2012.</p>
<p style="text-align: justify">En 2016, les Rowdies créent la surprise en signant le milieu offensif Joe Cole. Pour sa première saison, l&rsquo;Anglais marque 9 buts.</p>
<p><figure id="attachment_20419" aria-describedby="caption-attachment-20419" style="width: 1024px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" loading="lazy" class="wp-image-20419 size-large" src="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/CidJW3PXAAAqg62-1024x707.jpg?x16177" alt="" width="1024" height="707" srcset="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/CidJW3PXAAAqg62-1024x707.jpg 1024w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/CidJW3PXAAAqg62-300x207.jpg 300w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/CidJW3PXAAAqg62-768x531.jpg 768w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/CidJW3PXAAAqg62-217x150.jpg 217w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/CidJW3PXAAAqg62.jpg 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption id="caption-attachment-20419" class="wp-caption-text">Joe Cole sous le maillot des Rowdies</figcaption></figure></p>
<h2>La MLS, un objectif difficile à atteindre</h2>
<p style="text-align: justify">Depuis 2016, les Rowdies briguent un accès dans la première ligue du soccer américain. Les pourparlers, initiés par l&rsquo;ancien président, ont été poursuivis par les nouveaux propriétaires. En effet, ce sont les Tampa Bay Rays (franchise de baseball) qui ont racheté le club en 2018. Ces derniers comptent bien réaffirmer leur volonté de rejoindre l&rsquo;élite, et aimeraient pour cela agrandir le <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Al_Lang_Stadium">Al Lang Stadium</a> à 18 000 places.</p>
<p style="text-align: justify">Mais la concurrence à l&rsquo;expansion MLS est rude. La Floride, qui compte déjà le Orlando City F.C., va bientôt voir émerger <a href="https://www.demivolee.com/2018/10/23/carnets-de-voyage-cap-sur-linter-miami-c-f/">la franchise de David Beckham, l&rsquo;Inter Miami C.F.</a> Un troisième club en Floride serait sans doute de trop aux yeux des dirigeants de la ligue. Les tampaïens ne peuvent désormais que croiser les doigts pour espérer revoir un jour leur club de coeur aux sommets.</p>
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		<title>Carnets de voyage &#8211; Cap sur le New York Cosmos</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Adrien]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 06 Nov 2018 06:00:08 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Dossiers Demivolée.com]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Votre série du mardi reste sur la côte est et s&#8217;intéresse cette fois-ci à New York. Ville cosmopolite, ville de football, aussi. Aujourd&#8217;hui, elle est <a class="mh-excerpt-more" href="https://www.demivolee.com/2018/11/06/carnets-de-voyage-new-york-cosmos/" title="Carnets de voyage &#8211; Cap sur le New York Cosmos">[...]</a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><strong>Votre série du mardi reste sur la côte est et s&rsquo;intéresse cette fois-ci à New York. Ville cosmopolite, ville de football, aussi. Aujourd&rsquo;hui, elle est la seule de la conférence est de MLS à posséder deux franchises rivales. D&rsquo;un côté, le Red Bull New York. De l&rsquo;autre, le New York City F.C. des dirigeants de Manchester City. Pourtant, malgré des finances imposantes, ces deux équipes envient toujours le prestige d&rsquo;une troisième, disparue en 1985 puis rebootée en 2010 : les New York Cosmos. Voyageons dans le temps, à une époque étrange où le <em>soccer</em> américain était au sommet du monde.</strong></p>
<h2>Quand les États-Unis ne connaissaient pas Pelé&#8230;</h2>
<p style="text-align: justify">Comme la ville de Détroit, <a href="https://www.demivolee.com/2018/10/30/carnets-voyage-detroit-city-fc/" target="_blank" rel="noopener">visitée la semaine dernière</a>, le New York Cosmos (contraction de <em>Cosmopolitans)</em> a vécu la gloire et la déchéance. Le club naît en 1970 de l&rsquo;initiative du groupe Warner Communications. Il possédait à l&rsquo;époque Warner Brothers, DC Comics ou Atari. Le club évolue dès sa création en NASL, première ligue fondée deux ans auparavant. La NASL était alors divisée en groupes de quatre équipes. Les Cosmos faisaient partie de la Northern Division, aux côtés d&rsquo;équipes comme les Lancers de Rochester, les Metros de Toronto ou encore le Montréal Olympique. Le projet est très ambitieux : devenir au plus vite un géant du football mondial.</p>
<p style="text-align: justify">Durant les premières saisons, de 1970 à 74, les Cosmos enchaînent les bonnes performances. Malgré trois changements de stade (le Yankee Stadium, le Hofstra Stadium et le Downing Stadium), l&rsquo;équipe finit régulièrement dans les trois premiers. Elle gagne même le championnat de 1972 contre les Stars de Saint-Louis.</p>
<p style="text-align: justify">La star de l&rsquo;époque est l&rsquo;attaquant <a href="https://en.wikipedia.org/wiki/Randy_Horton" target="_blank" rel="noopener">Randy Horton</a> (rien à voir avec le catcheur), natif des Bermudes mais new-yorkais de cœur. En 71, à vingt-six ans, il rejoint les Cosmos. Il devient en quatre ans le meilleur buteur de l&rsquo;équipe avec vingt-neuf buts pour cinquante-et-une apparitions. Il est même nommé Most Valuable Player (MVP) en 1972.</p>
<p><figure id="attachment_20334" aria-describedby="caption-attachment-20334" style="width: 1024px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" loading="lazy" class="wp-image-20334 size-large" src="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/Cosmos-72-Road-Stan-Startzell-1024x667.jpg?x16177" alt="" width="1024" height="667" srcset="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/Cosmos-72-Road-Stan-Startzell-1024x667.jpg 1024w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/Cosmos-72-Road-Stan-Startzell-300x196.jpg 300w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/Cosmos-72-Road-Stan-Startzell-768x501.jpg 768w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/Cosmos-72-Road-Stan-Startzell-230x150.jpg 230w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/Cosmos-72-Road-Stan-Startzell.jpg 1350w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption id="caption-attachment-20334" class="wp-caption-text">Randy Horton embrassant la coupe</figcaption></figure></p>
<p style="text-align: justify">Pourtant, en 1974, tout semble s&rsquo;effondrer : les Cosmos finissent derniers de leur division. Alors, les dirigeants savent qu&rsquo;il est temps de mettre en œuvre leur plan secret. En effet, depuis la création de l&rsquo;équipe, le rêve du manager général, Clive Toye, est d&rsquo;attirer les meilleurs joueurs de tous les temps. <a href="https://www.demivolee.com/2018/10/15/dossier-trinche-carlovich-le-magicien-invisible/">Lorsqu&rsquo;El Trinche Carlovitch refuse leurs avances</a>, c&rsquo;est vers Pelé qu&rsquo;ils se tournent&#8230;</p>
<h2>Les incontournables Cosmos</h2>
<p style="text-align: justify">La signature de Pelé agit comme un tremblement de terre dans le monde du football et surtout dans le <em>soccer</em> américain. Elle est comparable à l&rsquo;arrivée, plus tard, <a href="https://www.demivolee.com/2018/10/23/carnets-de-voyage-cap-sur-linter-miami-c-f/" target="_blank" rel="noopener">d&rsquo;un certain David Beckham</a>. La star brésilienne a déjà trente-cinq ans. Elle obtient quand même un juteux contrat de deux ans et touche alors 1.4 millions de dollars par saison, du jamais vu dans le football et même dans le sport de haut niveau.</p>
<p style="text-align: justify">Le <em>soccer</em>, auparavant boudé du public et des médias, gagne subitement une popularité extrême. Dès 1975, New York et le monde portent les couleurs vert et blanc des Cosmos. Par exemple, le premier match de Pelé contre le Dallas Tornado est diffusé dans plus de vingt-deux pays. Le club doit accueillir plus de trois cents journalistes étrangers. Petite anecdote : la pelouse était en si mauvais état au Downing Stadium que le jardinier aurait été obligé de la peindre en vert.</p>
<p><iframe loading="lazy" class="youtube-player" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/1py_jEvCjLE?version=3&#038;rel=1&#038;showsearch=0&#038;showinfo=1&#038;iv_load_policy=1&#038;fs=1&#038;hl=fr-FR&#038;autohide=2&#038;wmode=transparent" allowfullscreen="true" style="border:0;" sandbox="allow-scripts allow-same-origin allow-popups allow-presentation"></iframe></p>
<p style="text-align: justify">Mais les propriétaires du club n&rsquo;en avaient pas fini là. Malgré leur nouvelle popularité, les Cosmos peinent à retrouver les sommets. Ils finissent 3e sur 4 en 1975. Les dirigeants font alors l&rsquo;acquisition d&rsquo;autres stars. En 1976, c&rsquo;est la légende Giorgio Chinaglia qui débarque outre-Atlantique. L&rsquo;ancien de la Lazio n&rsquo;a que vingt-huit ans et vit ses meilleures années de footballeur. Il expliquera plus tard que son choix fut alors motivé par l&rsquo;envie de quitter l&rsquo;Italie et Rome, où il subissait des menaces de mort de la part des supporters de la Roma.</p>
<p style="text-align: justify">La saison de 76 voit les Cosmos terminer 2e derrière une nouvelle équipe aux mêmes ambitions que New York, les Tampa Bay Rowdies, vainqueurs du championnat de 75. Chinaglia fait une très bonne saison et marque dix-neuf buts.</p>
<p style="text-align: justify">Mais c&rsquo;est en 77 que l&rsquo;histoire s&rsquo;écrit véritablement. Les Cosmos signent <a href="https://en.wikipedia.org/wiki/Carlos_Alberto_Torres" target="_blank" rel="noopener">Carlos Alberto</a>, compatriote de Pelé, et l&rsquo;Allemand Franz Beckenbauer, récent champion du monde avec l&rsquo;Allemagne de l&rsquo;Ouest. L&rsquo;engouement est total et la saison une ultime réussite. S&rsquo;ils finissent 2e derrière les Strikers de Fort-Lauderdale, les Cosmos accèdent tout de même aux playoffs.</p>
<p><figure id="attachment_20335" aria-describedby="caption-attachment-20335" style="width: 1024px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" loading="lazy" class="wp-image-20335 size-large" src="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/cosmos-1024x695.jpg?x16177" alt="" width="1024" height="695" srcset="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/cosmos-1024x695.jpg 1024w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/cosmos-300x204.jpg 300w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/cosmos-768x521.jpg 768w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/cosmos-221x150.jpg 221w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/cosmos.jpg 1600w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption id="caption-attachment-20335" class="wp-caption-text">La dream-team</figcaption></figure></p>
<p style="text-align: justify">Ils battent d&rsquo;abord leur premier rival floridien, les Rowdies, 3-0 et s&rsquo;imposent ensuite contre Fort-Lauderdale devant plus de 77 000 spectateurs (c&rsquo;est presque le double de leur chiffre moyen, situé autour des 40 000 spectateurs par match). Ils continuent ensuite les playoffs contre Rochester, puis disputent la finale contre Seattle. New York s&rsquo;imposera finalement 2-1.</p>
<h2>Les fans des années 80&#8230;</h2>
<p style="text-align: justify">Après une saison de folie et un titre bien mérité, Pelé annonce qu&rsquo;il prend sa retraite. Il a trente-sept ans. C&rsquo;est un vrai coup dur pour les Verts (les vrais, ceux de New-York), qui n&rsquo;ont pas de tête d&rsquo;affiche pour le remplacer. Chinaglia marque énormément, régulièrement plus de 30 buts après 78, mais cela ne semble plus suffire pour les fans et médias qui en veulent toujours plus.</p>
<p style="text-align: justify">De plus, l&rsquo;arrivée de stars à New York a mis une telle pression sur les autres clubs qu&rsquo;ils ont été, eux aussi, obligés de suivre le même modèle dépensier. Johan Cruyff, Eusébio, Gerd Muller et beaucoup de grands noms rejoignent la NASL.</p>
<p style="text-align: justify">Selon Jack Daley, président des Sockers de San Diego :</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify">Vouloir concurrencer les Cosmos était devenu à la mode. Chacun se devait d&rsquo;avoir son Pelé. Les entraîneurs parcouraient le monde à la recherches de pépites&#8230; Les prix ont monté.</p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify">Cette course au recrutement force les clubs à accumuler les stars et les empêche en même temps de se péréniser. On n&rsquo;investit ni dans les infrastructures, ni dans les contrats télévisés, ni dans les centres de formation. Il n&rsquo;était ainsi pas rare de voir les clubs allouer plus de 75% de leur budget aux salaires.</p>
<p style="text-align: justify">Colosse aux pieds d&rsquo;argile, la NASL voit très vite les limites de son modèle. Inévitablement, dès 1980, chaque club, un par un, fait faillite. D&rsquo;abord Houston, Washington et Rochester. Ensuite, Atlanta, Minnesota, Los Angeles et Calgary&#8230; Rapidement, la ligue se vide. En 1984, pour sa dernière saison avant sa faillite prévisible, elle ne compte plus que 9 équipes.</p>
<p><figure id="attachment_20336" aria-describedby="caption-attachment-20336" style="width: 1024px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" loading="lazy" class="size-large wp-image-20336" src="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/pele-1024x687.jpg?x16177" alt="" width="1024" height="687" srcset="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/pele-1024x687.jpg 1024w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/pele-300x201.jpg 300w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/pele-768x516.jpg 768w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/pele-223x150.jpg 223w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption id="caption-attachment-20336" class="wp-caption-text">Chinaglia et Pelé</figcaption></figure></p>
<p style="text-align: justify">New York, elle, persiste. Durant les dernières années de la NASL, les Cosmos amassent les trophées. Grâce à Chinaglia et Roberto Cabañas, ils terminent premiers de leur division de 78 à 83.</p>
<p style="text-align: justify">En 1984, dans un dernier effort pour relancer la ligue, les Cosmos font l&rsquo;acquisition de <a href="https://www.demivolee.com/2018/01/23/dossier-wladyslaw-zmuda-trait-dunion/" target="_blank" rel="noopener">Władysław Żmuda</a>, expérience qui se solde par un échec.</p>
<h2 style="text-align: justify">Disparition et reboot</h2>
<p style="text-align: justify">Comme une étoile filante, les Cosmos auront brillé avant de s&rsquo;éteindre. La société propriétaire, Warner Communications, subit les tentatives de rachat de l&rsquo;Austalien Rupert Murdoch. Elle est obligé de vendre deux de ses filiales : Atari et Global Soccer, Inc., qui s&rsquo;occupait alors des Cosmos. Ayant toujours voulu posséder un club en Amérique du Nord, Chinaglia décide de racheter le club. Seulement, il ne possède pas les mêmes ressources financières que son prédécesseur. Il se voit dans l&rsquo;obligation de se séparer de plusieurs gros contrats. L&rsquo;année 1984 sonne le glas des Cosmos, qui terminent bons derniers de leur division. Le club, tout comme la NASL sont dissouts la saison d&rsquo;après. Ils auront été, au final, dévorés par leur ambition.</p>
<p style="text-align: justify">Pendant vingt-cinq ans, les Cosmos n&rsquo;existant plus, les droits du club appartiennent à son dernier manager général. Peppe Pinton. Il refuse à plusieurs occasions de vendre ce qui reste du club aux potentiels repreneurs, de peur que l&rsquo;héritage et l&rsquo;image des Cosmos soient bafouées. En effet, la MLS, créée en 1993, n&rsquo;hésite pas à reprendre et exploiter les noms et identités d&rsquo;anciennes grandes équipes disparues.</p>
<p style="text-align: justify">Ce n&rsquo;est qu&rsquo;en 2009 que Pinton finit par céder. Il vend les droits entiers des Cosmos à un consortium mené par l&rsquo;ex vice-président de Tottenham, Paul Kemsley. En hommage aux belles années du club, Pelé devient président d&rsquo;honneur et Chinaglia ambassadeur. Kemsley engage aussi le sulfureux Eric Cantona en tant que directeur sportif, poste qu&rsquo;il quittera en 2012.</p>
<p style="text-align: justify">Le retour des Cosmos fait grand bruit dans la Big Apple. Le club est iconique et aimé dans le monde entier, Contrairement au Red Bull New York, club relativement sans histoire, les Cosmos représentent toute une génération dorée, mais aussi le plus gros gâchis du football moderne.</p>
<h2 style="text-align: justify">On meurt deux fois&#8230;</h2>
<p style="text-align: justify">La nouvelle direction du club veut tout d&rsquo;abord acheter une franchise de MLS. Son président, Seamus O&rsquo;Brian, est chargé de négocier avec le président de la MLS, Don Garber. Les deux hommes ne s&rsquo;entendent pas : le coût d&rsquo;entrée de 100 millions de dollars est jugé trop élevé. De plus, la MLS suit un modèle très particulier. C&rsquo;est elle qui possède les entiers droits de ses franchises et de leurs joueurs, et O&rsquo;Brian ne se voit pas abandonner ce qu&rsquo;ils ont lutté pour obtenir. Enfin, l&rsquo;absence de promotion et de relégation déplaît. O&rsquo;Brian décide finalement qu&rsquo;il est préférable pour les Cosmos de rentrer en NASL, restructurée en 2013.</p>
<p style="text-align: justify">Il n&rsquo;était alors pas impensable que l&rsquo;équipe fasse une ou deux saisons en NASL avant de migrer, comme l&rsquo;Impact de Montréal en 2011, vers la MLS. Un coup dur survient pourtant en 2013. La création du New York City F.C., club des émirats, anéantit la chance des Cosmos de migrer vers la MLS, deux franchises pour une seule ville étant jugé convenable.</p>
<p><figure id="attachment_20337" aria-describedby="caption-attachment-20337" style="width: 764px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" loading="lazy" class="wp-image-20337 size-large" src="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/Giorgio-Chinaglia-Cosmos-NY-1979-764x1024.png?x16177" alt="" width="764" height="1024" srcset="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/Giorgio-Chinaglia-Cosmos-NY-1979-764x1024.png 764w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/Giorgio-Chinaglia-Cosmos-NY-1979-224x300.png 224w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/Giorgio-Chinaglia-Cosmos-NY-1979-768x1029.png 768w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/Giorgio-Chinaglia-Cosmos-NY-1979-112x150.png 112w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/Giorgio-Chinaglia-Cosmos-NY-1979.png 993w" sizes="(max-width: 764px) 100vw, 764px" /><figcaption id="caption-attachment-20337" class="wp-caption-text">Chinaglia célébrant un énième but</figcaption></figure></p>
<p style="text-align: justify">Malgré ces mauvaises nouvelles, les Cosmos performent. Ils gagnent 3 Soccer Bowls, la coupe de la NASL. Ils signent même Raúl, tout droit débarqué du Réal Madrid. Ce schéma ne vous dit rien ? Le club reproduit les mêmes erreurs que trente ans auparavant. Si bien qu&rsquo;en 2016, il annonce des pertes de près de 30 millions de dollars depuis trois ans. Il se voit ainsi obligé de licencier plusieurs joueurs.</p>
<p style="text-align: justify">Le club ne meurt pas pour autant. Il est racheté par un magnat de l&rsquo;industrie télévisée, Rocco Commisso. Cet effort est vain : c&rsquo;est finalement la NASL, <a href="https://www.demivolee.com/2018/08/16/dossier-le-soccer-reveiller-le-geant-assoupi/">dépossédée du rang de 2e division</a>, qui annonce qu&rsquo;elle ne jouera pas la saison 2017.</p>
<p style="text-align: justify">Désormais, les Cosmos et tous leurs fans dispersés à travers le monde sont dans l&rsquo;attente. L&rsquo;attente d&rsquo;une restructuration fondamentale du système américain, qui aura vu en quelques décennies des centaines de clubs et de ligues disparaître. Malgré la phrase du philosophe, qui dira que « la seule certitude dans la vie, c&rsquo;est la mort », il semblerait qu&rsquo;il existe une salvation possible du soccer américain dans la pérennisation de ses ligues. À méditer.</p>
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		<title>Carnets de voyage &#8211; Cap sur le Detroit City F.C.</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Adrien]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 30 Oct 2018 06:00:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Autres championnats]]></category>
		<category><![CDATA[Dossiers Demivolée.com]]></category>
		<category><![CDATA[Carnets de voyage]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Chaque semaine, une histoire. Pour ce deuxième épisode de Carnets de voyage, votre série du mardi, nous mettons le cap sur Détroit. C’est dans cette <a class="mh-excerpt-more" href="https://www.demivolee.com/2018/10/30/carnets-voyage-detroit-city-fc/" title="Carnets de voyage &#8211; Cap sur le Detroit City F.C.">[...]</a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><strong>Chaque semaine, une histoire. Pour ce deuxième épisode de Carnets de voyage, votre série du mardi, nous mettons le cap sur Détroit. C’est dans cette ville du Michigan qui traverse depuis plusieurs années une crise extrême que se trouve le club amateur le plus populaire des États-Unis. Découvrons ensemble cette initiative sportive et sociale dévouée à revaloriser une communauté en déroute. Comme d’habitude, une playlist contextuelle est disponible en fin d’article.</strong></p>
<h2>De <em>Motown</em> à <em>No-town</em></h2>
<p style="text-align: justify">Détroit est une de ces villes dont l&rsquo;histoire fascine. Elle représente l’exemple parfait d&rsquo;un essor fulgurant suivi d&rsquo;un déclin inévitable.</p>
<p style="text-align: justify">Au début du siècle dernier, Détroit fait partie des grandes ville industrielles du Midwest. Proche de mines de fer et située à côté du des Grands Lacs et du Saint-Laurent, elle est le pôle parfait pour la construction de navires. Mais ce qui va lui octroyer ses lettres de noblesse, c’est l’automobile. Elle devient rapidement le berceau d’entreprises comme Ford, General Motors, Dodge et bien d’autres. Si bien que Détroit obtiendra très vite le surnom de « The Motor City », ou « Motown ».</p>
<p><figure id="attachment_20167" aria-describedby="caption-attachment-20167" style="width: 1024px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" loading="lazy" class="wp-image-20167 size-large" src="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/10/4a10541a-1024x801-1024x801.jpg?x16177" alt="" width="1024" height="801" srcset="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/10/4a10541a-1024x801.jpg 1024w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/10/4a10541a-1024x801-300x235.jpg 300w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/10/4a10541a-1024x801-768x601.jpg 768w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/10/4a10541a-1024x801-192x150.jpg 192w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption id="caption-attachment-20167" class="wp-caption-text">Détroit dans les années 1910</figcaption></figure></p>
<p style="text-align: justify">C’est grâce à cette industrie en pleine explosion que Détroit va voir sa population grimper de manière frénétique. En 1929, elle compte un million et de mi d’habitants. En 1950, près de deux millions. Elle est ainsi propulsée au quatrième rang des villes américaines. Si on s’y installe en masse, c’est parce que l’automobile permet des emplois nombreux, stables et bien payés.</p>
<p style="text-align: justify">Mais les histoires de fortune finissent mal en général. Détroit subit depuis les années 1970 une crise sans précédents dont on ne semble toujours pas voir la fin.</p>
<p style="text-align: justify">Tout commence en 1967 avec <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89meutes_de_1967_%C3%A0_D%C3%A9troit">une série d’émeutes raciales</a> visant les populations noires ayant migré depuis le sud. Détroit est délaissée par les familles blanches (ainsi que les entreprises) qui vont déménager dans les banlieues. Ce changement démographique radical va entraîner de nombreuses dissensions sociales.</p>
<p style="text-align: justify">Ensuite, c’est le déclin du secteur automobile qui va être le coup de grâce. En effet, après le choc pétrolier de 1973, qui déjà représente un frein à la croissance, certains facteurs vont enrayer la mécanique. L’arrivée de la concurrence japonaise, l’hostilité syndicale et les délocalisations seront les principales raisons de cette déroute. La crise est telle que, en 2009, General Motors doit déposer le bilan. Seule la nationalisation pourra la sauver.</p>
<p style="text-align: justify">Résultat, en vingt ans, depuis les années 2000, Détroit perd plus de la moitié de sa population, notamment les familles blanches. La ville ne possède aujourd’hui plus que sept-cent-mille habitants. 80% d&rsquo;entre-eux sont afro-américains. Le salaire médian (par année) est de 26 000 dollars, plus de deux fois moins que celui du reste des États-Unis.</p>
<p><figure id="attachment_20168" aria-describedby="caption-attachment-20168" style="width: 1024px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" loading="lazy" class="wp-image-20168 size-large" src="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/10/Detroit-is-Decomposing_Plaid-Zebra-1024x682-1024x682.jpg?x16177" alt="" width="1024" height="682" srcset="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/10/Detroit-is-Decomposing_Plaid-Zebra-1024x682.jpg 1024w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/10/Detroit-is-Decomposing_Plaid-Zebra-1024x682-300x200.jpg 300w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/10/Detroit-is-Decomposing_Plaid-Zebra-1024x682-768x512.jpg 768w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/10/Detroit-is-Decomposing_Plaid-Zebra-1024x682-225x150.jpg 225w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption id="caption-attachment-20168" class="wp-caption-text">Un des nombreux bâtiments abandonnés de la ville</figcaption></figure></p>
<p style="text-align: justify">La chute est telle que Détroit, avec ses 18.5 milliards de dollars de dettes, doit déclarer faillite en 2013. Aujourd&rsquo;hui, la ville fantôme cherche tant bien que mal à se reconstruire au milieu des ruines.</p>
<h2>Somewhere There’s Music</h2>
<p style="text-align: justify">Si l’enfer est économique, le paradis est culturel. Ainsi, impossible de parler de Détroit sans parler de sa culture extrêmement riche. Alors que rien ne va, les arts plastiques et surtout la musique, germent et fleurissent.</p>
<p style="text-align: justify">Ainsi on trouve à Détroit le fameux <a href="http://www.motownrecords.com/"><em>Motown Records</em></a>, label légendaire d’artistes soul tels que The Jackson Five, Diana Ross, Marvin Gaye, Stevie Wonder, The Temptations, The Pointer Sisters et bien d’autres.</p>
<p style="text-align: justify">Toujours dans le domaine musical, du côté de l’underground cette fois-ci, Détroit voit la naissance de beaucoup de mouvements rock, punk, mais surtout techno : Juan Atkins, Derrick May, Kevin Saunderson, Carl Craig ou encore Jeff Mills, viennent de Détroit et revendiquent cette appartenance.</p>
<p><figure id="attachment_20169" aria-describedby="caption-attachment-20169" style="width: 1024px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" loading="lazy" class="wp-image-20169 size-large" src="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/10/5b5765ee34ee7.image_-1024x693.jpg?x16177" alt="" width="1024" height="693" srcset="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/10/5b5765ee34ee7.image_-1024x693.jpg 1024w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/10/5b5765ee34ee7.image_-300x203.jpg 300w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/10/5b5765ee34ee7.image_-768x520.jpg 768w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/10/5b5765ee34ee7.image_-222x150.jpg 222w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/10/5b5765ee34ee7.image_.jpg 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption id="caption-attachment-20169" class="wp-caption-text">Entrée du Detroit Institue of Arts</figcaption></figure></p>
<p style="text-align: justify">Dans le domaine des arts, Détroit est connue pour avoir une des plus belles collections au monde, exposée dans son <a href="https://www.dia.org/">Institut des Arts.</a> On y trouve des van Gogh, Matisse, Monet, Degas, Odilon Redon, Cézanne, Gauguin et autres Rousseau. En 2014, la ville songe même à vendre 5% de sa collection, pour un montant de 900 millions de dollars.</p>
<h2>L’Esprit de Détroit…</h2>
<p style="text-align: justify">C’est dans ce contexte difficile que cinq amis décident en 2012, à la table d’un bar, de créer un club. Leur but, ériger dans le paysage sportif une initiative locale permettant de rassembler la communauté autour d’un emblème commun.</p>
<p style="text-align: justify">Cet emblème, c&rsquo;est la célèbre statue de la ville : « The Spirit of Detroit ».</p>
<p><figure id="attachment_20170" aria-describedby="caption-attachment-20170" style="width: 1024px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" loading="lazy" class="wp-image-20170 size-large" src="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/10/shutterstock_1057613066.0-1024x683.jpg?x16177" alt="" width="1024" height="683" srcset="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/10/shutterstock_1057613066.0-1024x683.jpg 1024w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/10/shutterstock_1057613066.0-300x200.jpg 300w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/10/shutterstock_1057613066.0-768x512.jpg 768w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/10/shutterstock_1057613066.0-225x150.jpg 225w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/10/shutterstock_1057613066.0.jpg 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption id="caption-attachment-20170" class="wp-caption-text">La statue de la ville : « The Spirit of Detroit »</figcaption></figure></p>
<p style="text-align: justify">Le club connaît ainsi des débuts modestes : les propriétaires et leurs familles organisent tout, de la vente des billets à la maintenance du stade. Mais le projet local plaît aux habitants : en quelques mois, ce ne sont pas des centaines de spectateurs, mais des milliers (jusqu&rsquo;à 7000) qui viennent voir les matchs. Le moyenne de la NPSL ? À peine un millier par match.</p>
<p style="text-align: justify">Le Detroit City F.C. arrive donc rapidement à bâtir une équipe semi-professionnelle en NPSL, le quatrième niveau du soccer américain. Lors de leur première saison, ils finissent deuxième de la conférence des Grands lacs. En 2013, avec leur nouveau coach Ben Pirmann, ils finissent premier, au terme d&rsquo;une superbe saison sans défaite. En 2017, ils gagnent même le championnat du Midwest. Depuis, le Detroit City F.C. enchaîne les bons résultats, toujours sous la tutelle de leur entraîneur que les supporters nomment « César ».</p>
<p><figure id="attachment_20171" aria-describedby="caption-attachment-20171" style="width: 1024px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" loading="lazy" class="wp-image-20171 size-large" src="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/10/20170506-DSC_1090-1024x683.jpg?x16177" alt="" width="1024" height="683" srcset="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/10/20170506-DSC_1090.jpg 1024w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/10/20170506-DSC_1090-300x200.jpg 300w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/10/20170506-DSC_1090-768x512.jpg 768w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/10/20170506-DSC_1090-225x150.jpg 225w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption id="caption-attachment-20171" class="wp-caption-text">L&rsquo;équipe en 2017</figcaption></figure></p>
<p style="text-align: justify">Comme beaucoup d’autres clubs, le DCFC suit un modèle participatif. Cet investissement des supporters est représenté par la devise du club : « passion pour notre ville, passion pour le jeu ». Parmi ses initiatives, des missions philanthropiques de soutien aux communautés de Détroit. Ainsi, chaque saison, le club organise un match amical dont les revenus sont entièrement reversés à une association caritative. Ces matchs amicaux, les dirigeants les organisent contre des équipes ayant la même philosophie qu&rsquo;eux, tournée vers les supporters : St. Pauli, Frosinone, <a href="https://www.demivolee.com/2018/08/23/dossier-le-fc-united-of-manchester-berceau-du-foot-populaire/" target="_blank" rel="noopener">FC United of Manchester</a>… Le club est aussi le premier à avoir porté les couleurs du drapeau arc-en-ciel en soutien aux communautés LGBT.</p>
<h2><strong>…L’Esprit Ultra</strong></h2>
<p style="text-align: justify">Le principal groupe de supporter, <a href="https://twitter.com/NGSDetroit" target="_blank" rel="noopener">The Northern Guard</a> est un incontournable lorsqu’il s’agit du DCFC. Véritable anomalie dans le paysage de la NPSL, il représente <a href="https://www.demivolee.com/2017/12/13/ultras-autopsie-supporters-decries/" target="_blank" rel="noopener">cet esprit ultra beaucoup critiqué aujourd&rsquo;hui</a>, et n’a pas peur des chants, des fumigènes et des banderoles. Organisé autour d’une identité antifasciste, antiraciste et anti-homophobe, ils rejoignent ainsi beaucoup de groupes de supporters de clubs réputés « de gauche » : Sankt Pauli, Livourne, Marseille… Le punk, la techno, la culture antifa sont leur identité : subversive. Selon Drew Gentry, co-fondateur et capo de la Northern Guard, s&rsquo;adressant aux supporters :</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify">Vous êtes exactement tout ce que la société déteste dans le soccer, voilà pourquoi vous êtes parfaits pour ce club.</p>
</blockquote>
<p><figure id="attachment_20174" aria-describedby="caption-attachment-20174" style="width: 1024px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" loading="lazy" class="wp-image-20174 size-large" src="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/10/Keyworthopener2.0-1024x683.jpg?x16177" alt="" width="1024" height="683" srcset="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/10/Keyworthopener2.0-1024x683.jpg 1024w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/10/Keyworthopener2.0-300x200.jpg 300w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/10/Keyworthopener2.0-768x512.jpg 768w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/10/Keyworthopener2.0-225x150.jpg 225w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/10/Keyworthopener2.0.jpg 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption id="caption-attachment-20174" class="wp-caption-text">La Northern Guard durant un match</figcaption></figure></p>
<p style="text-align: justify">Mais, depuis peu, la ville, le club et ses supporters sont au cœur d’un débat concernant la MLS. Détroit est en effet l&rsquo;une des grandes villes encore sans franchise MLS. Le dernier club professionnel de la ville, les Detroit Wheels, avait déjà tenté en 1995 de monter de l’USISL (maintenant USL) vers la MLS. Mais sans succès, à cause d’un manque de soutien populaire. Désormais, c’est une fondation privée qui cherche à relancer une franchise professionnelle à Détroit. Elle est menée par deux milliardaires : Dan Gilbert et Tom Gores.</p>
<p style="text-align: justify">Ce projet est bien sûr vu avec beaucoup de sarcasme chez les quelques milliers de supporters du DCFC. Selon Ken Butcher, l’un des fondateurs de la Northern Guard,</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify">Une équipe de Détroit qui ne serait pas le DCFC ? ça ne va pas marcher. Elle n’aurait aucune âme.</p>
</blockquote>
<p><figure id="attachment_20175" aria-describedby="caption-attachment-20175" style="width: 1024px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" loading="lazy" class="wp-image-20175 size-large" src="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/10/Untitled-1024x680.png?x16177" alt="" width="1024" height="680" srcset="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/10/Untitled-1024x680.png 1024w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/10/Untitled-300x199.png 300w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/10/Untitled-768x510.png 768w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/10/Untitled-226x150.png 226w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption id="caption-attachment-20175" class="wp-caption-text">L&rsquo;utilisation de fumigènes est courante chez les supporters</figcaption></figure></p>
<p style="text-align: justify">Malgré cette réticence de la part de la population locale, le projet de franchise MLS est en bonne course pour l’expansion de 2020, cela malgré avoir été battu par le F.C. Cincinnati pour l&rsquo;année 2019 à cause d’une histoire de stade. En effet, le Ford Field, enceinte choisie par les deux investisseurs ne convenait pas aux volontés de la MLS. Trop grand, un peu plus de 80 000 places assises, et partagé avec d&rsquo;autres équipes de football américain et de basket.</p>
<p style="text-align: justify"><a href="https://www.crainsdetroit.com/article/20180603/news/662536/detroit-and-major-league-soccer-what-went-wrong" target="_blank" rel="noopener">Interrogé par Crain’s,</a> un expert anonyme pense que Détroit sera malgré tout la prochaine expansion de la MLS. « Le marché de Détroit est plus ou moins un must. C’est un marché national très grand. Détroit est et sera toujours plus lucratif que Cincinnati. » Il se peut même que la ligue accepte de se plier aux volontés des investisseurs.</p>
<p><figure id="attachment_20172" aria-describedby="caption-attachment-20172" style="width: 1024px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" loading="lazy" class="wp-image-20172 size-large" src="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/10/detroit-city-fans-vs-crewjpg-e68d5b6357140471-1024x685.jpg?x16177" alt="" width="1024" height="685" srcset="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/10/detroit-city-fans-vs-crewjpg-e68d5b6357140471-1024x685.jpg 1024w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/10/detroit-city-fans-vs-crewjpg-e68d5b6357140471-300x201.jpg 300w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/10/detroit-city-fans-vs-crewjpg-e68d5b6357140471-768x514.jpg 768w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/10/detroit-city-fans-vs-crewjpg-e68d5b6357140471-224x150.jpg 224w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/10/detroit-city-fans-vs-crewjpg-e68d5b6357140471.jpg 2048w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption id="caption-attachment-20172" class="wp-caption-text">Le surnom « Le Rouge », référence au fleuve qui traverse la ville, sur les écharpes</figcaption></figure></p>
<p style="text-align: justify">En attendant d’avoir à lutter contre une potentielle franchise dans la même ville, le DCFC veut tout faire pour passer professionnel et asseoir sa présence dans la communauté. Si cette évolution se réalise, probablement lors de la saison 2019, cela devrait se faire dans une autre ligue que la NPSL.</p>
<p><figure id="attachment_20173" aria-describedby="caption-attachment-20173" style="width: 1007px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" loading="lazy" class="wp-image-20173 size-large" src="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/10/Dpjocv_XcAIz2v8-1007x1024.jpg?x16177" alt="" width="1007" height="1024" srcset="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/10/Dpjocv_XcAIz2v8-1007x1024.jpg 1007w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/10/Dpjocv_XcAIz2v8-295x300.jpg 295w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/10/Dpjocv_XcAIz2v8-768x781.jpg 768w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/10/Dpjocv_XcAIz2v8-147x150.jpg 147w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/10/Dpjocv_XcAIz2v8.jpg 1462w" sizes="(max-width: 1007px) 100vw, 1007px" /><figcaption id="caption-attachment-20173" class="wp-caption-text">Une ambiance que la MLS envierait très certainement</figcaption></figure></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Retrouvez l&rsquo;épisode précédent de Carnets de voyage, sur Miami, <a href="https://www.demivolee.com/2018/10/23/carnets-de-voyage-cap-sur-linter-miami-c-f/">ici</a>.</p>
<p>&nbsp;</p>
<hr />
<p>En supplément, la playlist de la semaine dédiée à la diversité musicale détroitienne.</p>
<p><iframe loading="lazy" class="youtube-player" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/KNi8aW8Nf6s?version=3&#038;rel=1&#038;showsearch=0&#038;showinfo=1&#038;iv_load_policy=1&#038;fs=1&#038;hl=fr-FR&#038;autohide=2&#038;wmode=transparent&#038;listType=playlist&#038;list=PL8Wqchk2RYtDCQebhnmhxyHxOkhOwnGe7" allowfullscreen="true" style="border:0;" sandbox="allow-scripts allow-same-origin allow-popups allow-presentation"></iframe></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Cet article <a rel="nofollow" href="https://www.demivolee.com/2018/10/30/carnets-voyage-detroit-city-fc/">Carnets de voyage &#8211; Cap sur le Detroit City F.C.</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://www.demivolee.com">Demivolée.com</a>.</p>
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		<title>Carnets de voyage &#8211; Cap sur l’Inter Miami C.F.</title>
		<link>https://www.demivolee.com/2018/10/23/carnets-de-voyage-cap-sur-linter-miami-c-f/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Adrien]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 23 Oct 2018 05:00:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Autres championnats]]></category>
		<category><![CDATA[Dossiers Demivolée.com]]></category>
		<category><![CDATA[Carnets de voyage]]></category>
		<category><![CDATA[Headline]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Nouvelle série du mardi, Carnets de voyage vous emmène à la découverte du Nouveau Monde, de ses clubs et de ses villes. Notre port d’arrivée <a class="mh-excerpt-more" href="https://www.demivolee.com/2018/10/23/carnets-de-voyage-cap-sur-linter-miami-c-f/" title="Carnets de voyage &#8211; Cap sur l’Inter Miami C.F.">[...]</a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><strong>Nouvelle série du mardi, Carnets de voyage vous emmène à la découverte du Nouveau Monde, de ses clubs et de ses villes. Notre port d’arrivée : l&rsquo;Inter Miami, une franchise de MLS censée débuter en 2020. Son créateur ? Le très ambitieux David Beckham. À vos octants, boussoles et cocktails fruités, cette semaine on vogue vers le soleil. Une playlist contextuelle est disponible à la fin de l&rsquo;article.</strong></p>
<h2>La conquête de l&rsquo;Amérique</h2>
<p style="text-align: justify">Le décor choisi par David Beckham pour établir son club se trouve au bord des plages, entre les palmiers et les bâtiments art-déco. Pourtant, c’est de l’autre côté du pays que tout commence. En janvier 2007, le milieu star <a href="https://www.telegraph.co.uk/sport/football/2305947/Beckham-leaves-Real-for-LA.html" target="_blank" rel="noopener">annonce qu’il quittera le Real Madrid en fin de saison pour le L.A. Galaxy</a>. À la clé, un contrat de cinq ans de trente-deux millions de dollars. Pourtant, à l&rsquo;époque, les médias créent la sensation en le présentant comme un contrat de deux-cent cinquante millions ! En réalité, cette somme irréaliste est un plafond comptant toutes les primes possibles.</p>
<p style="text-align: justify">Son choix étonne, voire énerve : les observateurs ne comprennent pas sa décision, qu’ils voient comme une régression sportive. En effet, Beckham a trente-et-un ans et est au sommet de sa carrière au Real Madrid. Drôle de décision que de quitter subitement un des meilleurs clubs du monde pour rejoindre la MLS, une ligue inférieure, et un club avant-dernier de sa conférence. Son choix est d’autant plus surprenant que Beckham attire encore les convoitises des plus grands d’Europe. Il refuse une prolongation de contrat avec son club. Mais aussi les offres de l’Inter Milan et du Milan A.C., qui seront respectivement premier du championnat italien et vainqueur de la Ligue des Champions 2006-2007.</p>
<h2>Un anglais à L.A.</h2>
<p style="text-align: justify">Pourtant, une fois arrivé outre-Atlantique, le parcours de l’homme aux cent-quinze sélections nationales est semé d’embûches. Érigé dès le premier jour en idole, Beckham s’adapte mal à la MLS. Déjà, le rythme du championnat n’est pas le même qu&rsquo;en Europe. Évoluant sur un calendrier différent (mars-octobre), les déplacements sont souvent longs et difficiles. De plus, le niveau de son équipe est une galaxie en dessous de celui du Real et de la Liga. Pour toutes ces raisons, auxquelles il faut ajouter une mésentente dans les vestiaires (le capitaine de l’époque, Landon Donovan, n’ayant pas apprécié que l’anglais lui pique le brassard), Beckham n’arrive pas à briller.</p>
<p style="text-align: justify">Le milieu de terrain enchaîne les blessures et joue peu. On lui reproche de ne pas s’investir assez dans le club, et de préférer toujours l’Europe. En effet, il est toujours à l’époque la star incontestée de la sélection anglaise. Il doit donc jongler entre elle et son club et est forcé de traverser l’Atlantique pendant les trêves internationales.</p>
<p><figure id="attachment_20021" aria-describedby="caption-attachment-20021" style="width: 640px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" loading="lazy" class="wp-image-20021 size-full" src="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/10/120620042606-david-beckham-story-top.jpg?x16177" alt="" width="640" height="360" srcset="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/10/120620042606-david-beckham-story-top.jpg 640w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/10/120620042606-david-beckham-story-top-300x169.jpg 300w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/10/120620042606-david-beckham-story-top-267x150.jpg 267w" sizes="(max-width: 640px) 100vw, 640px" /><figcaption id="caption-attachment-20021" class="wp-caption-text">Beckham au L.A. Galaxy</figcaption></figure></p>
<p style="text-align: justify">Après plusieurs prêts au Milan A.C. durant l’intersaison américaine, le constat semble flagrant : l’expérience est un échec.</p>
<p style="text-align: justify">Mais, paradoxalement, c’est une blessure au tendon d’Achille qui va permettre à Beckham de retrouver les sommets. Le joueur est dans l’impossibilité de jouer la Coupe du Monde 2010 et la majorité de la saison de MLS. Il  décide donc de réévaluer sa fidélité au club qui l&rsquo;a accueilli. À son retour sur les pelouses, il fait ses deux meilleures saisons aux États-Unis, et est l’élément essentiel des victoires en MLS Cup de 2011 et 2012.</p>
<h2 style="text-align: justify">Partir pour mieux revenir</h2>
<p style="text-align: justify">Le passage de David Beckham aux États-Unis est une véritable histoire d’amour. Un amour tumultueux, plein de rebondissements et de je-t’aime-moi-non-plus, mais qui se finit sur un <em>happy ending</em>. La venue de l’anglais en MLS n’était pas seulement une question de contrats publicitaires et de gros sous. Elle constituait aussi une opportunité pour lui de faire progresser le <em>soccer</em> américain.</p>
<p style="text-align: justify">La première petite révolution signée Beckham provient de son transfert. Il est à l’origine de <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A8gle_du_joueur_d%C3%A9sign%C3%A9" target="_blank" rel="noopener">la règle du <em>designated player</em></a>, un joueur désigné dont le salaire peut dépasser le <em>salary cap</em>. C’est grâce à cette règle que la MLS peut se « payer » des stars comme Zlatan Ibrahimović aujourd’hui, tout en gardant les finances au vert.</p>
<p style="text-align: justify">La deuxième nous mène directement à la création de l’Inter Miami C.F. En effet, une clause du contrat initial de 2007 inclut la possibilité pour Beckham de créer une franchise de MLS dans la ville de son choix (à l’exception de New York) pour vingt-cinq millions de dollars, soit bien moins que les cent-cinquante millions requis aujourd’hui. <a href="https://www.mlssoccer.com/post/2014/02/05/david-beckham-exercises-mls-expansion-option-future-miami-franchise" target="_blank" rel="noopener">Cette clause est activée en 2014</a>, au moment de la retraite du joueur <a href="https://www.demivolee.com/2017/01/24/beckham-paris-interview/" target="_blank" rel="noopener">qui finit sa carrière au Paris Saint-Germain</a>. Parmi les grandes villes encore sans franchise, il y a Miami, laissée sans club après la faillite en 2001 du Miami Fusion.</p>
<p><figure id="attachment_20017" aria-describedby="caption-attachment-20017" style="width: 1024px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" loading="lazy" class="wp-image-20017 size-large" src="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/10/miami2-1024x537.png?x16177" alt="" width="1024" height="537" srcset="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/10/miami2-1024x537.png 1024w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/10/miami2-300x157.png 300w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/10/miami2-768x403.png 768w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/10/miami2-280x147.png 280w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption id="caption-attachment-20017" class="wp-caption-text">Miami vue d&rsquo;en haut</figcaption></figure></p>
<h2>In search of Freedom&#8230; Park</h2>
<p style="text-align: justify">Avant même d’avoir décidé d’un nom ou de couleurs pour leur équipe, Beckham et ses collaborateurs ont annoncé leur volonté de créer un stade. En effet, celui-ci est requis par la MLS dans ses « conditions » d’expansion.</p>
<p style="text-align: justify">Trois endroits sont d’abord évoqués : le port de Miami, le Museum Park, et une parcelle à Overtown, un quartier défavorisé de la ville. Mais les propositions ne plaisent pas à la mairie de Miami. Cette dernière refuse d’injecter quelque subvention que ce soit à la création d’un stade privé. Les dirigeants changent donc de stratégie et adoptent un financement entièrement privé. Cette fois, ils visent plus grand encore. Cette recherche les conduit, 1 614 jours après l’annonce de la création de la franchise, au projet du Miami Freedom Park.</p>
<blockquote class="twitter-tweet" data-width="500" data-dnt="true">
<p lang="en" dir="ltr">This is Miami Freedom Park. <a href="https://twitter.com/hashtag/ThisIsMiami?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#ThisIsMiami</a> <a href="https://twitter.com/hashtag/ThisIsMiamiFreedomPark?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#ThisIsMiamiFreedomPark</a> <a href="https://twitter.com/hashtag/Miami?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#Miami</a> <a href="https://twitter.com/hashtag/MLS?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#MLS</a> <a href="https://t.co/hqPOtAJrng">pic.twitter.com/hqPOtAJrng</a></p>
<p>&mdash; Inter Miami CF (@InterMiamiCF) <a href="https://twitter.com/InterMiamiCF/status/1016086155215949824?ref_src=twsrc%5Etfw">July 8, 2018</a></p></blockquote>
<p><script async src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script></p>
<p>Le stade serait situé proche de l’aéroport international de Miami, et sa parcelle de cinquante-trois hectares permettrait une capacité de 25 000 places assises, ainsi que des terrains de football annexes ouverts à tous. Adjacent au stade, un espace de 93 000m<sup>2</sup> pour des bureaux, des commerces et plusieurs hôtels.</p>
<p>Un vote de la ville de Miami, le 6 novembre 2018, devra décider de l’approbation du projet.</p>
<h2>Inter Miami, Club Internacional de Fútbol</h2>
<p style="text-align: justify">À l’instar de l’ancien club <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Club_Deportivo_Chivas_USA" target="_blank" rel="noopener">C.D. Chivas USA</a>, disparu en 2014, l’Inter Miami C.F. se distingue par sa consonance hispanique. Ce nom, le Club Internacional de Fútbol le tient de la communauté hispanique et internationale de Miami, qui représente 70% de la population. Parmi les communautés présentes, la communauté cubaine (ayant immigré après l’arrivée de Fidel Castro au pouvoir), est la plus nombreuse.</p>
<p><figure id="attachment_20019" aria-describedby="caption-attachment-20019" style="width: 1024px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" loading="lazy" class="wp-image-20019 size-large" src="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/10/miamicrest2-1024x541.png?x16177" alt="" width="1024" height="541" srcset="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/10/miamicrest2-1024x541.png 1024w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/10/miamicrest2-300x158.png 300w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/10/miamicrest2-768x405.png 768w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/10/miamicrest2-280x148.png 280w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption id="caption-attachment-20019" class="wp-caption-text">Concept de logo</figcaption></figure></p>
<p style="text-align: justify">Ce nom marque la volonté des créateurs du club d’inclure la diversité dans leur identité. Pourtant, malgré des intentions louables, il ne fait pas l’unanimité. Son officialisation, le 5 septembre 2018, a vu l’émergence de beaucoup de critiques. On reproche au club d’avoir notamment repris un « lieu commun » du football : le nom Inter Miami est pour certains une pâle copie de l’Inter Milan. D’autres se moquent plutôt que le club américain ait choisi l’espagnol comme langue officielle du blason, représentée par le « C.F. », plutôt que le « F.C. » classique. Ajoutée à cela une devise latine, <em>Libertas. Unitas. Fortuna.</em>, le mélange des langues peut paraître artificiel.</p>
<p style="text-align: justify">Ce problème n’est par ailleurs pas nouveau à Miami. La ville a longtemps vu s’opposer ses communautés anglophones et hispanophones. En 1980, une loi interdit le bilinguisme dans le comté de Dade. L&rsquo;ordonnance finira par être abrogée en 1993, mais cristalise encore les conflits.</p>
<h2>Le héron et le flamant</h2>
<p style="text-align: justify">Contrairement au nom, qui n’a pas fini de faire parler ses détracteurs, l’identité visuelle de l&rsquo;Inter Miami semble avoir conquis aussi bien les miaméens que les observateurs extérieurs. Le logo, créé par une agence new-yorkaise, représente deux hérons – et non flamants, oiseaux pourtant présents en Floride – dont la position rappelle le M de Miami. Le choix est simple : le héron est un prédateur floridien vorace, et donc le symbole parfait de la rage de vaincre.</p>
<p style="text-align: justify">Entre les hérons, une éclipse, la totalité de la journée et de la nuit, la ville qui ne dort pas. Le soleil, lui, a sept rayons, référence au numéro de son propriétaire.</p>
<p><figure id="attachment_20018" aria-describedby="caption-attachment-20018" style="width: 1024px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" loading="lazy" class="wp-image-20018 size-large" src="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/10/miamicrest-1024x537.png?x16177" alt="" width="1024" height="537" srcset="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/10/miamicrest-1024x537.png 1024w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/10/miamicrest-300x157.png 300w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/10/miamicrest-768x403.png 768w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/10/miamicrest-280x147.png 280w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption id="caption-attachment-20018" class="wp-caption-text">Concept proche du logo actuel</figcaption></figure></p>
<p style="text-align: justify">Le rose, c’est la couleur de l’aube et du crépuscule, celle du soleil à l’horizon. « C’est l’impression que quelque chose va arriver, l’impression d’un potentiel, quand tu commences ta journée ou ta nuit » affirme Pete Macia, directeur artistique du projet.</p>
<p style="text-align: justify">C’est aussi l’avis de Beckham lui-même.</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify">Chaque élément du blason a son importance et célèbre l’énergie, la diversité, l’inclusivité et l’ambition d’une ville qui fait partie des plus incroyables au monde. C’était fou de voir la réaction des gens, et la réponse à été exactement celle qu&rsquo;on attendait, je suis très fier.</p>
</blockquote>
<p><figure id="attachment_20016" aria-describedby="caption-attachment-20016" style="width: 1024px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" loading="lazy" class="wp-image-20016 size-large" src="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/10/miami1-1024x542.png?x16177" alt="" width="1024" height="542" srcset="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/10/miami1-1024x542.png 1024w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/10/miami1-300x159.png 300w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/10/miami1-768x406.png 768w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/10/miami1-280x148.png 280w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption id="caption-attachment-20016" class="wp-caption-text">L&rsquo;aube miaméenne</figcaption></figure></p>
<p>En attendant la saison inaugurale de l&rsquo;Inter Miami, en 2020, un groupe de supporter s’est déjà créé, <a href="http://southernlegionmls.com" target="_blank" rel="noopener">la Southern Legion</a>. Il affiche déjà complet.</p>
<p>&nbsp;</p>
<hr />
<p>En supplément, chaque semaine, une playlist pour accompagner la lecture.</p>
<p><iframe loading="lazy" class="youtube-player" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/dEjXPY9jOx8?version=3&#038;rel=1&#038;showsearch=0&#038;showinfo=1&#038;iv_load_policy=1&#038;fs=1&#038;hl=fr-FR&#038;autohide=2&#038;wmode=transparent&#038;listType=playlist&#038;list=PL8Wqchk2RYtAdtt5zR9opyYpOeMXVhn-0" allowfullscreen="true" style="border:0;" sandbox="allow-scripts allow-same-origin allow-popups allow-presentation"></iframe></p>
<p>Cet article <a rel="nofollow" href="https://www.demivolee.com/2018/10/23/carnets-de-voyage-cap-sur-linter-miami-c-f/">Carnets de voyage &#8211; Cap sur l’Inter Miami C.F.</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://www.demivolee.com">Demivolée.com</a>.</p>
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