<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	
	xmlns:georss="http://www.georss.org/georss"
	xmlns:geo="http://www.w3.org/2003/01/geo/wgs84_pos#"
	>

<channel>
	<title>Adrien, Auteur à Demivolée.com</title>
	<atom:link href="https://www.demivolee.com/author/redac-adrienv/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://www.demivolee.com/author/redac-adrienv/</link>
	<description>Le foot à nos couleurs !</description>
	<lastBuildDate>Sat, 08 Jun 2019 09:26:45 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=6.3.8</generator>

<image>
	<url>https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/05/logodv-150x150.jpg</url>
	<title>Adrien, Auteur à Demivolée.com</title>
	<link>https://www.demivolee.com/author/redac-adrienv/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
<site xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">121236309</site>	<item>
		<title>Les maladies du football #3 : L&#8217;étrange cas Mario Götze</title>
		<link>https://www.demivolee.com/2019/06/12/maladies-football-3-etrange-cas-mario-gotze/</link>
					<comments>https://www.demivolee.com/2019/06/12/maladies-football-3-etrange-cas-mario-gotze/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Adrien]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 12 Jun 2019 05:00:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Dossiers Demivolée.com]]></category>
		<category><![CDATA[hl]]></category>
		<category><![CDATA[les maladies du football]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.demivolee.com/?p=23002</guid>

					<description><![CDATA[<p>Dans ce nouvel épisode des Maladies du football, nous nous intéressons à un cas particulier : Mario Götze. Sa mystérieuse maladie aura largement terni sa carrière, <a class="mh-excerpt-more" href="https://www.demivolee.com/2019/06/12/maladies-football-3-etrange-cas-mario-gotze/" title="Les maladies du football #3 : L&#8217;étrange cas Mario Götze">[...]</a></p>
<p>Cet article <a rel="nofollow" href="https://www.demivolee.com/2019/06/12/maladies-football-3-etrange-cas-mario-gotze/">Les maladies du football #3 : L&rsquo;étrange cas Mario Götze</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://www.demivolee.com">Demivolée.com</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Dans ce nouvel épisode des Maladies du football, nous nous intéressons à un cas particulier : Mario Götze. Sa mystérieuse maladie aura largement terni sa carrière, qui semblait pourtant destinée aux plus grands succès…</strong></p>
<p>Tout le monde se souvient du but victorieux de l’Allemagne, aux derniers instants de la finale de la Coupe du Monde 2014 face à l’Argentine.</p>
<p style="text-align: center"><a href="https://www.youtube.com/watch?v=1QJ6P8Yxil4">https ://www.youtube.com/watch ?v=1QJ6P8Yxil4</a></p>
<p>Mais qu’est devenu son auteur, “Super Mario” Götze ? Revenons à ses débuts.</p>
<h2><strong>Des débuts prometteurs, mais teintés de légères blessures</strong></h2>
<p>Formé à Dortmund, le jeune Mario fait débute sa carrière en 2009, sous les ordres d’un certain Jürgen Klopp qui voit déjà en lui un talent monstrueux.</p>
<p>Ce n’est qu’à partir de sa deuxième saison chez les professionnels qu’il s’impose comme titulaire indiscutable. Malgré ses excellentes performances (8 buts en 41 apparitions), quelques soupçons s’immiscent.</p>
<p>On lui reproche une certaine faiblesse physique que lui-même n’arrive pas à expliquer. Après plusieurs petites blessures, coup dur : en 2012, on lui diagnostique une inflammation du cartilage de la hanche. Cette blessure sérieuse l’écarte 4 mois des terrains.</p>
<p>Mais la jeune pépite allemande ne se décourage pas pour autant : en décembre, il réussit un joli triplé face à Hanovre.</p>
<p>Malgré ses efforts, les blessures semblent s’enchaîner. Durant la demi-finale de Champions League qui oppose Dortmund au Réal Madrid, Götze reçoit un mauvais coup et se blesse à la cuisse. Son absence fera partie des ultimes raisons de la défaite de Dortmund face au rival, le Bayern Munich.</p>
<h2><strong>Le Messi allemand ?</strong></h2>
<p>Malgré ses quelques blessures – somme toute communes pour un footballeur – Götze fait déjà l’unanimité chez les observateurs.</p>
<p>Ces derniers le surnomment même « le Messi allemand ». D&rsquo;autres, comme Franz Beckenbauer : « le meilleur attaquant allemand ». Mais c’est un admirateur en particulier qui va vouloir s’arracher ses services : Pep Guardiola. Le coach du Bayern s’aligne sur la clause libératoire du joueur (37 millions). Un gros transfert pour les Munichois, connus pour ne pas jamais beaucoup dépenser.</p>
<p>La première saison de Götze avec le Bayern n’est pas une franche réussite, mais est tout de même couronnée d’un certain succès. Le joueur encore très jeune (21 ans) marque 15 buts et contribue à un certain nombre de victoires pour son club.</p>
<p>La suite est connue de tous : vainqueur de la Coupe du Monde avec l’Allemagne, Götze, malgré ses problèmes de poids (ses coéquipiers l’appellent Pummelfee, « la fée enrobée ») fait encore rêver beaucoup de clubs en Europe.</p>
<h2><strong>Le début des problèmes de santé</strong></h2>
<p>Derrière les réussites – Götze remporte la Coupe du Monde avec la sélection, la Bundesliga, la Pokal, la Supercup et la Coupe du Monde des clubs avec le Bayern – Götze est en difficulté à Munich.</p>
<p>Pour rester affûté physiquement, il doit travailler deux fois plus que ses partenaires. A chaque blessure, et lorsqu’il est loin des terrains, il reprend du poids et paye très cher ses absences.</p>
<p>Le moral n’est pas au beau fixe non plus : il souffre de son image de prodige qu’il doit toujours prouver légitime… Son air de jeune premier et son souci pour l’esthétique lui valent aussi le surnom de « selfie vivant ».</p>
<p>Mais surtout, il sait que les fans de Dortmund lui en veulent énormément d’être parti chez le rival de toujours.</p>
<h2><strong>Une maladie mystérieuse</strong></h2>
<p>Les années passent et Götze ne devient pas Lionel Messi. Après une saison 2015-2016 médiocre (seulement 5 buts et 21 apparitions), Il revient finalement à Dortmund le cœur rempli de regrets. La somme de son transfert est estimée à 24 millions d’euros.</p>
<p>Il fait une saison moyenne avec son club de toujours, mais retrouve les faveurs du public.</p>
<p>Mais voilà, en février 2017, Dortmund fait une annonce : Mario Götze doit à nouveau s’éloigner des terrains. La cause ? Une maladie mystérieuse qui expliquerait sa méforme quasi-constante, ses problèmes de poids et ses blessures.</p>
<p>Quelques semaines plus tard, le diagnostic est posé : le jeune Götze souffre de myopathie, une maladie métabolique des muscles. Son corps n’arrive pas à assimiler certains nutriments, et s’il ne fait rien, sa condition physique est condamnée à se détériorer.</p>
<p>Les personnes touchées par cette maladie, les enfants la plupart du temps, courent le risque d&rsquo;une prise de poids ingérable et d&rsquo;une atrophie des muscles. C&rsquo;est, à terme, une incapacité totale de marcher.</p>
<p>Il passe en tout et pour tout 7 mois en dehors des terrains, et suit depuis un traitement visant à contrôler sa myopathie.</p>
<h2><strong>Et aujourd’hui ?</strong></h2>
<p>Le futur de Mario Götze est difficile à définir. A déjà 27 ans, celui qu’on voyait déjà dans les plus grands clubs d’Europe n’a pas pu tenir ses promesses. Médicalement parlant, ses troubles du métabolisme semblent aujourd’hui gérables, ce qui permet encore d’espérer un retour en puissance de celui qui aura fait la gloire de l’Allemagne en 2014.</p>
<p>On parlerait même d’un transfert à Arsenal, puisque Unai Emery semble apprécier son profil. Faut-il pour autant partir et risquer la rechute, dans un nouvel environnement, où tout sera à nouveau à prouver ? Ou rester à la maison, et se focaliser sur sa forme physique ? Son histoire personnelle sulfureuse nous aiguille peut-être vers la deuxième réponse.</p>
<p>Cet article <a rel="nofollow" href="https://www.demivolee.com/2019/06/12/maladies-football-3-etrange-cas-mario-gotze/">Les maladies du football #3 : L&rsquo;étrange cas Mario Götze</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://www.demivolee.com">Demivolée.com</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://www.demivolee.com/2019/06/12/maladies-football-3-etrange-cas-mario-gotze/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>616</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">23002</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Les maladies du football #2 &#8211; Charcot, le fléau italien</title>
		<link>https://www.demivolee.com/2019/05/02/les-maladies-du-football-charcot-fleau-italien/</link>
					<comments>https://www.demivolee.com/2019/05/02/les-maladies-du-football-charcot-fleau-italien/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Adrien]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 02 May 2019 05:00:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Dossiers Demivolée.com]]></category>
		<category><![CDATA[hl]]></category>
		<category><![CDATA[les maladies du football]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.demivolee.com/?p=22618</guid>

					<description><![CDATA[<p>Pour ce deuxième épisode des maladies du football, nous nous intéressons cette semaine à un mystérieux fléau, encore inexplicable aujourd’hui. Il s’agit d’une maladie qui, <a class="mh-excerpt-more" href="https://www.demivolee.com/2019/05/02/les-maladies-du-football-charcot-fleau-italien/" title="Les maladies du football #2 &#8211; Charcot, le fléau italien">[...]</a></p>
<p>Cet article <a rel="nofollow" href="https://www.demivolee.com/2019/05/02/les-maladies-du-football-charcot-fleau-italien/">Les maladies du football #2 &#8211; Charcot, le fléau italien</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://www.demivolee.com">Demivolée.com</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Pour ce deuxième épisode des maladies du football, nous nous intéressons cette semaine à un mystérieux fléau, encore inexplicable aujourd’hui. Il s’agit d’une maladie qui, dans le monde du football, a touché quasi exclusivement les footballeurs italiens des années 70 et 80 !</strong></p>
<h2>La maladie de Charcot</h2>
<p>Dans les maladies incurables, je demande la sclérose latérale amyotrophique. Aussi connue sous le nom de maladie de Charcot, cette maladie neurodégénérative touche les neurones liés au mouvement. Le patient voit généralement l’apparition des premiers symptômes après 40 ans. Et progressivement, sa capacité à marcher, à parler, voire à respirer diminue au fil du temps. Le malade est totalement paralysé, et la mort est alors inévitable. C’est à la fin le système respiratoire entier qui est inévitablement touché.</p>
<p>Si cette maladie ne vous dit toujours rien, alors j’ai un bon exemple pour vous : Stephen Hawking.</p>
<p>Le brillant astrophysicien décédé l’année dernière a été diagnostiqué de Charcot à 21 ans. Il lui aura survécu 55 ans, ce qui est à la fois un exploit et un mystère pour les médecins. Et ça, surtout quand on sait que moins d’un patient sur dix survit dix ans avec Charcot ! (En réalité, il est très probable qu’il ait souffert d’une variante moins agressive, mais là n’est pas le propos.)</p>
<h2>Un mystère italien</h2>
<p>Mystérieusement, la maladie touche fortement le football. Et plus précisément, le football italien ! On recense à ce jour 40 cas de Charcot seulement chez les <em>calciatori</em>. Un footballeur italien a donc 6 fois plus de chances de contracter la maladie qu’un Italien normal !</p>
<p>Parmi les malades les plus connus, on trouve Stefano Borgonovo, dont le but marqué en demi-finales de la Ligue des Champions 1990 avec le Milan A.C. reste historique. Mais aussi Gianluca Signorini, emblématique capitaine du Genoa. Ou encore le joueur de l’Avellino, Adriano Lombardi (après sa mort, le club a retiré pour lui son numéro 10).</p>
<h2>Pourquoi Florence ?</h2>
<p>Le mystère est d’autant plus flou qu’un certain nombre de cas pointe directement dans une direction : celle de la Fiorentina. En effet, de nombreux joueurs passés par le club entre les années 70 et 2000 sont tombés victimes de maladies diverses : Charcot, bien sûr, mais aussi des cancers (leucémies, colon, thyroïde, pancréas) ou des crises cardiaques…</p>
<h2>Mais comment tous ces cas peuvent-ils s’expliquer ?</h2>
<p>Les hypothèses sont multiples, mais la première, la plus plausible, reste l’utilisation exagérée de médicaments. Quand un joueur se blesse, on lui administre un médicament anti-inflammatoire pour qu’il récupère plus vite. Or, les substances chimiques pourraient « activer » un gène précurseur de la maladie.</p>
<p>Mais ce n’est pas seulement les médicaments légaux : le footballeur italien Carlo Petrini a révélé il y a quelques années que le dopage était monnaie courante dans le football italien des années 70. Et ces piqûres et autres substances améliorant les performances pourraient bien être les coupables les plus probables.</p>
<p>Pourtant, d’un autre côté, des footballeurs comme Stefano Borgonovo jurent ne jamais avoir pris de dopants.</p>
<p>C’est pourquoi il existe une autre hypothèse, reprise par certains scientifiques, qui dit que la pelouse pourrait être en cause. Que ce sont les pesticides, les engrais voire les peintures (eh oui, on peignait parfois l’herbe pour qu’elle soit plus verte…) qui sont la vraie cause de l’apparition mystérieuse de la maladie !</p>
<p>En revanche, la dernière possibilité, celle du choc crânien, est en tous points la moins crédible. Car pourquoi ne retrouvons-nous pas de mêmes chiffres dans d’autres sports comme la boxe, le rugby ou le football américain ? Et qui, de plus, à l’exception du premier, se jouent sur l’herbe.</p>
<h2>La mauvaise maladie ?</h2>
<p>Au basket, au rugby ou en cyclisme, on ne retrouve quasiment aucun cas de maladie de Charcot, du moins pas assez pour corréler la pratique d’un sport de haut niveau à de plus grandes chances de contracter la maladie. C’est pour cette raison que le mystère est encore entier : à l’heure actuelle, aucune théorie ne semble valable, sauf peut-être une seule.</p>
<p>Connaissez-vous la maladie de Lyme ? Autrement connue sous le nom de borréliose, c’est une maladie infectieuse qui s’attrape généralement par les tiques. C’est bien la raison pour laquelle il ne faut jamais gratter une tique, mais bien l’enlever à l’aide d’une pince ! Vous pourriez arracher le corps de la tique, mais pas sa tête, qui serait alors libre de libérer la bactérie infectieuse dans votre sang.</p>
<p>Une mystérieuse étude parue dans les années 1990, mais « oubliée » depuis aurait averti du lien possible entre maladie de Lyme et Charcot. Selon elle, 9 des 19 des cas de maladie de Charcot étudiés étaient en réalité des maladies le Lyme mal diagnostiquées ! Et une autre interprétation de cette étude va encore plus loin, et dit que ce serait 90% des cas de maladie de Charcot qui seraient en réalité des maladies de Lyme ! Et donc qui pourraient être très bien traitées ! Pourtant, pour une raison encore sibylline, impossible de savoir pourquoi cette étude n’a jamais fait plus grand bruit, surtout quand on sait qu’il y a quelques années, un mouvement qui consistait à se jeter des seaux d’eau glacée pour la bonne cause (celle de la recherche de la maladie de Charcot) a fait fureur pendant de longs mois aux États-Unis.</p>
<p>Mais comment aurait-on pu se tromper entre Lyme et Charcot ? Et surtout, pourquoi le football ? L’hypothèse générale est que la maladie se transmet par les plaies des footballeurs. Oui, quand on est taclé, on peut légèrement saigner. Et comme les chaussettes ne montent parfois pas assez haut pour nous protéger entièrement, on pourrait ainsi être mordu, sans le savoir, par une tique.</p>
<p>Que ce soit la vérité cachée ou une simple coïncidence, le fléau italien reste encore aujourd’hui un véritable mystère médical et sportif.</p>
<p>Cet article <a rel="nofollow" href="https://www.demivolee.com/2019/05/02/les-maladies-du-football-charcot-fleau-italien/">Les maladies du football #2 &#8211; Charcot, le fléau italien</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://www.demivolee.com">Demivolée.com</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://www.demivolee.com/2019/05/02/les-maladies-du-football-charcot-fleau-italien/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>857</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">22618</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Les maladies du football #1 &#8211; La toxoplasmose, le parasite des champions</title>
		<link>https://www.demivolee.com/2019/04/18/maladies-football-toxoplasmose/</link>
					<comments>https://www.demivolee.com/2019/04/18/maladies-football-toxoplasmose/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Adrien]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 18 Apr 2019 05:00:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Dossiers Demivolée.com]]></category>
		<category><![CDATA[hl]]></category>
		<category><![CDATA[les maladies du football]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.demivolee.com/?p=22487</guid>

					<description><![CDATA[<p>Cette mini-série, Les maladies du football, n&#8217;est pas une métaphore. Nous vous présentons vraiment certaines maladies qui pourraient être intimement liées au football. Et c&#8217;est <a class="mh-excerpt-more" href="https://www.demivolee.com/2019/04/18/maladies-football-toxoplasmose/" title="Les maladies du football #1 &#8211; La toxoplasmose, le parasite des champions">[...]</a></p>
<p>Cet article <a rel="nofollow" href="https://www.demivolee.com/2019/04/18/maladies-football-toxoplasmose/">Les maladies du football #1 &#8211; La toxoplasmose, le parasite des champions</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://www.demivolee.com">Demivolée.com</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><strong>Cette mini-série, <em>Les maladies du football</em>, n&rsquo;est pas une métaphore. Nous vous présentons vraiment certaines maladies qui pourraient être intimement liées au football. Et c&rsquo;est au parasite du nom de <em>toxoplasma gondii</em> que nous consacrons le premier épisode. Sa particularité ? Il rendrait les footballeurs&#8230; meilleurs !</strong></p>
<p style="text-align: justify"><em>Toxoplasma gondii</em>. Ce petit parasite ne vous dit peut-être rien. C&rsquo;est un organisme unicellulaire qui vit dans le système digestif des félins : lions, tigres ou encore chats. Et comme tous les parasites, sont but est de se multiplier à l&rsquo;intérieur du plus d&rsquo;organismes possible.</p>
<p style="text-align: justify">La première chose à savoir est que ce parasite a besoin de conditions précises pour pulluler. Son hôte priviliégié : les félins. Ce n&rsquo;est que dans les chats, et les autres félins, qu&rsquo;il peut se reproduire de manière sexuée. Le reste des organismes est donc, pour lui, seulement transitoire.</p>
<p style="text-align: justify">Son but est alors systématiquement le même : revenir, encore et toujours, dans le corps d&rsquo;un chat.</p>
<h2 style="text-align: justify">Il contrôle le cerveau des souris</h2>
<p style="text-align: justify">Avant de parler du football, nous devons parler de l&rsquo;effet de la toxoplasmose sur les souris.</p>
<p style="text-align: justify">Comme vous le savez bien, les souris sont les animaux les plus « proches » des chats. Non pas génétiquement, mais bien dans l&rsquo;environnement, puisqu&rsquo;elles sont les proies privilégiées des félins. Elles représentent donc la cible parfaite du parasite, puisqu&rsquo;une souris possède toujours un lien direct avec un chat.</p>
<p style="text-align: justify">Sa manière de se répandre est assez spéciale : <em>toxoplasma gondii</em> est expulsé dans les excréments de chats et dans les litières. Or, lorsque l&rsquo;on jette ces litières, le parasite peut ensuite contaminer d&rsquo;autres environnements. Prenez, par exemple, une flaque d&rsquo;eau qui serait rentrée en contact avec les excréments d&rsquo;un chat. Elle est dès lors contaminée, et si une souris buvait de cette eau, elle attraperait à son tour le parasite.</p>
<p style="text-align: justify">Chose assez suprenante : il a été observé, en laboratoire, que les souris contaminées changent totalement de caractère.</p>
<p style="text-align: justify">Alors qu&rsquo;elles se montraient naturellement repousées par les odeurs des chats, par mécanisme de survie, elles se retrouvent désormais&#8230; attirées sexuellement par ces odeurs. Elles perdent tout sens de la peur face à leur premier prédateur, et se rendent par là totalement à la merci des chats.</p>
<p style="text-align: justify">Le plan du parasite, qui s&rsquo;est greffé sur le cerveau des souris, marche à la perfection : elles se font dévorer, et le parasite peut coloniser l&rsquo;estomac d&rsquo;un nouveau chat.</p>
<h2 style="text-align: justify">La toxoplasmose affecte aussi les hommes</h2>
<p style="text-align: justify">Comme pour les souris, la toxoplasmose affecte les hommes&#8230; Et le résultat est aussi effrayant.</p>
<p style="text-align: justify">Les scientifiques ont remarqué que les personnes contaminées par <em>toxoplasma gondii</em> affichent des traits de caractère inquiétants. De la même manière, le parasite se greffe sur la partie du cerveau qui contrôle la peur, puis l&rsquo;inhibe totalement. Les contaminés se retrouvent beaucoup plus téméraires, ils n&rsquo;ont plus peur dans des situations où leur survie pourrait être en jeu.</p>
<p style="text-align: justify">En plus de cela, on a remarqué que la toxoplasmose permettait au corps de secréter beaucoup plus de testostérone qu&rsquo;habituellement. Les raisons sont toutes simples, mais extrêmement vicieuses : le parasite rend les personnes infectées beaucoup plus séduisantes pour le sexe opposé. Il améliore donc grandement ses chances de contaminer d&rsquo;autres sujets !</p>
<h2 style="text-align: justify">Le parasite des champions</h2>
<p style="text-align: justify">J&rsquo;en viens enfin au football, mais vous aurez d&rsquo;ores et déjà compris mon propos. La toxoplasmose rend les footballeurs&#8230; meilleurs ! Plus testostéronés, plus téméraires, moins craintifs face à l&rsquo;adversité.</p>
<p style="text-align: justify">Et lorsque l&rsquo;on connaît les pourcentages ahurissants de cette maladie dans certains pays, les choses deviennent plus claires : parmi les pays les plus infectés, on compte le Brésil (67%), l&rsquo;Argentine (52%), la France (45%), l&rsquo;Espagne (44%) ou encore l&rsquo;Allemagne (43%). Et c&rsquo;est aussi dans ces pays que l&rsquo;on trouve les joueurs les plus talentueux, les plus courageux aussi.</p>
<p style="text-align: justify">Bien entendu, il y a énormément d&rsquo;autres facteurs qui déterminent la réussite (ou pas) d&rsquo;un pays au football, et la toxoplasmose n&rsquo;est pas le seul et unique critère. Il est aussi très important de noter que certains pays performent au football sans pour autant être statistiquement très infectés par le parasite : l&rsquo;Angleterre ou l&rsquo;Italie sont deux exemples où le taux d&rsquo;infection est bas (environ 6%), mais qui sont deux belles nations de football.</p>
<p style="text-align: justify">Malgré cela, ces chiffres laissent tout de même penser que la maladie pourrait au moins être l&rsquo;un des facteurs de la performance des joueurs qu&rsquo;elle touche.</p>
<p style="text-align: justify">Enfin, pour conclure, quelques précisions d&rsquo;ordre médical : si elle sonne sympathique sur le papier, la toxoplasmose peut être très dangereuse pour les personnes à l&rsquo;immunité diminuée. Donc mieux vaut éviter, en principe, de chercher à tout prix l&rsquo;infection juste pour plaire au sexe opposé.</p>
<p>Cet article <a rel="nofollow" href="https://www.demivolee.com/2019/04/18/maladies-football-toxoplasmose/">Les maladies du football #1 &#8211; La toxoplasmose, le parasite des champions</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://www.demivolee.com">Demivolée.com</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://www.demivolee.com/2019/04/18/maladies-football-toxoplasmose/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>908</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">22487</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Dossier : Violence et sacrifice dans la société football</title>
		<link>https://www.demivolee.com/2019/02/04/dossier-violence-et-sacrifice/</link>
					<comments>https://www.demivolee.com/2019/02/04/dossier-violence-et-sacrifice/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Adrien]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 04 Feb 2019 06:00:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Dossiers Demivolée.com]]></category>
		<category><![CDATA[hl]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.demivolee.com/?p=21240</guid>

					<description><![CDATA[<p>À en croire les observateurs, le football est un OSNI : un « objet social non identifié ». Pourtant, si le football est indéfinissable, c&#8217;est <a class="mh-excerpt-more" href="https://www.demivolee.com/2019/02/04/dossier-violence-et-sacrifice/" title="Dossier : Violence et sacrifice dans la société football">[...]</a></p>
<p>Cet article <a rel="nofollow" href="https://www.demivolee.com/2019/02/04/dossier-violence-et-sacrifice/">Dossier : Violence et sacrifice dans la société football</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://www.demivolee.com">Demivolée.com</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><strong>À en croire les observateurs, le football est un OSNI : un « objet social non identifié ». Pourtant, si le football est indéfinissable, c&rsquo;est peut-être parce qu&rsquo;il possède une nature différente, qu&rsquo;il possède ses propres lois et mythes. Parmi celles-ci, la violence et le sacrifice, aspects prégnants du football moderne. Décryptage d&rsquo;une grande inconnue.</strong></p>
<h1 style="text-align: justify"><strong>Partie I : la planète football</strong></h1>
<h2 style="text-align: justify">Distinguer le football</h2>
<p style="text-align: justify">La quasi-totalité des experts parle du football comme d’un objet social, sociologique ou culturel. Il existe ainsi un certain nombre d’études dont l’objectif est d’analyser cette discipline sportive selon des prismes et des théories venant directement des sciences sociales. Pourtant, ce qui peut intriguer le lecteur de ces études, c&rsquo;est que leurs auteurs soulignent souvent la difficulté de leur entreprise, comme si quelque chose d’étranger venait constamment voiler le football et lui octroyer un caractère hermétique à toute compréhension entièrement rationnelle. C&rsquo;est ce charme, regulièrement évoqué, qui place le football au rang des phénomènes inclassables. </p>
<p style="text-align: justify">À l’évidence, le football échappe perpétuellement à ses observateurs. La raison d’une telle difficulté est subtile, mais fondamentale. Le football est illisible puisqu’il possède une nature différente de notre société. Il n’est pas notre monde. Qu’est-ce alors que le football ?</p>
<p style="text-align: justify">Avant de pouvoir dire ce que le football est, encore faut-il préciser quelques-unes de ces autres choses qu’il n’est pas. Le football n’est donc pas un fait social, puisque l&rsquo;étude sociale du football n&rsquo;est jamais pleinement concluante. Il n’est pas non plus qu’une discipline sportive, sinon il ne se limiterait qu’à un fait physique et à quelques règles fondamentales. Il n&rsquo;est pas qu&rsquo;un fait économique, puisqu&rsquo;il existe une culture footballistique très riche qui précède cette tendance.</p>
<p style="text-align: justify">S’il est si dur à distinguer, c’est parce que le football n’est pas, en réalité, un objet que l’on pourrait subsumer ; il ressemble par-là à un individu : indéfinissable par une ou plusieurs catégories.  Tout le monde s&rsquo;accorde à dire qu&rsquo;on ne peut identifier un individu par son emploi ou son orientation sexuelle. De la même manière, le football ne peut pas être appelé seulement « sport » ou « fait culturel ». Il est cela, certes, mais aussi bien plus que cela.</p>
<p style="text-align: justify">Tentons donc, malgré la difficulté, une définition de cet objet non-identifié. Le football possède ses propres lois. Il est ainsi un microcosme, ou plutôt une microsociété dont les traits se mêlent parfois aux nôtres par mimétisme et simulation si crédibles que tout observateur se retrouve charmé par son mirage. Le football est à la fois partie intégrante de la société, mais aussi distinct d’elle, puisqu’il est régi par des lois et coutumes qui, elles, ne s’appliquent pas à la société dans son ensemble. La preuve en est, on parle bien parfois de la « planète football », comme s’il s’agissait d’un monde à part entière, d&rsquo;une planète éloignée de la nôtre. Ce n’est qu’à partir de ce début de distinction, court mais fondamental, que l’on peut commencer à aborder et tenter de comprendre le football dans sa complexité.</p>
<h2 style="text-align: justify"><strong>Le football, une microsociété primitive ou traditionnelle</strong></h2>
<p style="text-align: justify">Le football est un simulacre de société primitive. Par ce terme, il ne faut rien entendre de péjoratif. S’ils peuvent se conduire ainsi parfois, les acteurs du football ne sont pas des brutes sans foi ni loi, bien au contraire. La société primitive est à comprendre comme société traditionnelle, c’est-à-dire contraire à la société moderne. Plutôt que d’énoncer une définition de ces dernières, il suffit de décrire la société du football pour comprendre ce qui la lie avec la société traditionnelle.</p>
<h2 style="text-align: justify"><strong>La non-homogénéité de l’espace</strong></h2>
<p style="text-align: justify">La société du football est traditionnelle ou primitive d’abord dans sa conception de l’espace. Comme le précisait Mircea Éliade dans <em>Le Sacré et le profane</em>, la société traditionnelle ou primitive se démarque de la société moderne notamment dans la non-homogénéité de son espace. Cela signifie que tous les espaces ne se valent pas. Le stade, le terrain, les vestiaires en sont un exemple. Ces espaces-là sont délimités et sacrés dans une certaine mesure. L’irruption de caméras dans les vestiaires n’est tolérée que lors de scènes précises, calculées : des exceptions qui confirment la règle. Qui a déjà vu des caméras dans les vestiaires après la défaite d’une équipe ? Et quand cela arrive, n&rsquo;est-ce pas contre la volonté des acteurs qui se sentent envahis dans leur intimité ? Cet évènement rare voire inexistant montre qu’il existe des lieux interdits dans certaines circonstances, de la même manière qu’il existait des sanctuaires dans les sociétés traditionnelles, interdits au non-initié (l’<em>aduton</em> grec, la Cité interdite chinoise…), lieux où d’ailleurs se déroulent les sacrifices, nous y reviendront.</p>
<p><blockquote class="twitter-tweet" data-width="500" data-dnt="true"><p lang="fr" dir="ltr">Sa négocie les primes trkl <a href="https://t.co/IAVcKxN7i1">pic.twitter.com/IAVcKxN7i1</a></p>&mdash; Antho Scofield <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/14.0.0/72x72/1f981.png" alt="🦁" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/14.0.0/72x72/1f981.png" alt="🦁" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /> (@AnthoScofield) <a href="https://twitter.com/AnthoScofield/status/782687479279259648?ref_src=twsrc%5Etfw">October 2, 2016</a></blockquote><script async src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script></p>
<p style="text-align: justify">Dans cette vidéo, les caméras sont gentiment invitées à sortir du lieu sacré, assise d&rsquo;un évènement on ne peut plus privé : la négociation des primes, un sujet toujours tabou dans le football.</p>
<h2 style="text-align: justify"><strong>Mythologies</strong></h2>
<p style="text-align: justify">Une autre caractéristique de la société traditionnelle est la présence de son propre système de croyances indépendant. Dans <em>Mythologies</em>, Roland Barthes évoque les mythes de l’âge moderne, du catch à la Citroën DS (nous sommes en 1957), mais oublie presque – c’est surprenant – de parler du football. Presque, puisqu&rsquo;il l&rsquo;évoque à une occasion seulement, lorsqu&rsquo;il aborde le sujet de la photo-choc : en l&rsquo;occurrence celle d’un footballeur en plein geste acrobatique (qui nous rappelle, nous aussi, deux scènes de la Ligue des Champions de l&rsquo;année dernière.) Le sujet mériterait pourtant un ouvrage entier : le football est une société remplie de mythes. Il a en effet érigé son propre système de croyances, centré autour de figures « légendaires » : Cruyff, Zidane, Platini, Ronaldo, Messi&#8230; dont les maillots portés sont des reliques inestimables. Ces joueurs sont ceux qu’on appelle communément les <em>dieux du football.</em> </p>
<p style="text-align: justify">Comme dans les sociétés traditionnelles, ces figures mythiques se disputent leur place au Panthéon et possèdent des défenseurs : les supporters et les fans. Certains diront ainsi que tel joueur est meilleur qu’un autre, qu’il est le meilleur joueur de tous les temps. Cristiano ou Messi ? Chacun possède son avis sur la question. On retrouve cette forme de « compétition » dans la mythologie grecque, où les différents dieux se disputent le pouvoir et influencent par-là la vie des mortels. Et parfois, les querelles tournent à la guerre. Outre la titanomachie grecque, qui voit la victoire des dieux de l’Olympe (menés par Zeus) sur les Titans (menés par Chronos), la mythologie païenne nordique nous montre une guerre similaire, celle des Ases et des Vanes, deux tribus de dieux se partageant le pouvoir sur le monde. Le football multiplie ces conflits, il transcende la dualité usuelle (on ne trouvait que deux groupes : Titans/Olympe, Ases/Vanes, les garants du Dharma hindou/les démons, Dieu/Lucifer etc.) pour instaurer une logique de multiplicité.</p>
<h2 style="text-align: justify"><strong>Topologie d’un club</strong></h2>
<p style="text-align: justify">Alors que, dans les mythologies traditionnelles, ce sont généralement deux groupes distincts qui s’affrontent, il existe une multitude de clubs dans le football et donc une multitude de tribus différentes. Et les choses se compliquent. En effet, la coutume stipule qu’un club doit être lié à une ville en particulier, c’est-à-dire doit avoir une attache dans l’espace. Pourtant, la topologie d’un club est bien plus complexe et ne s’arrête pas à un territoire donné.</p>
<p style="text-align: justify">Prenons l’exemple des clubs de la capitale argentine, Buenos Aires : River Plate et Boca Junior. Les deux clubs sont fondés à quelques années d’intervalle au même endroit, le quartier de La Boca. La rivalité ne se fait pas ici sur un plan territorial, puisque les supporters de River Plate et Boca Junior partagent le même territoire. La rivalité est sociale : le premier étant le club « de la bourgeoisie » et l’autre « du peuple ». Bien entendu, même cette différence morale est finalement transcendée, puisqu’une attache à un club peut tout à fait s’opérer au-delà des limites d&rsquo;un territoire ou d&rsquo;un statut social. Rien n&#8217;empêche à un riche Argentin, Chilien ou Péruvien d&rsquo;aimer Boca Junior. On peut tout simplement soutenir un club parce que nos proches le soutiennent ou parce que l’on a été touché, un jour, par son jeu, ou parce que notre joueur préféré y évolue. C’est une raison pour laquelle le football est seulement un <em>simulacre</em> de société traditionnelle : il ne respecte pas tous ses codes, se contente d&rsquo;en reproduire certains et actualise par-là seulement quelques-uns de ses effets.</p>
<p style="text-align: justify">Il y a pourtant des processus identitaires semblables entre les sociétés traditionnelles et le football. Ces premières fonctionnent généralement de manière endogène, c’est-à-dire toujours dans leurs propres confins. Il n’est jamais question d’extérieur, et l’établissement d’une identité exclusive, c’est-à-dire excluante, est un principe fondamental. C&rsquo;est bien ce qui définit la société traditionnelle : cette différence dans l&rsquo;identité ! Dans une société traditionnelle, cette union se fait à travers les domaines de la linguistique et du culturel. Au football, ce sont les couleurs d’un club qui sont sacrées, si bien qu’elles sont portées quasi systématiquement sur les maillots, écharpes, ou tout autre objet signifiant l’appartenance au groupe. L’atteinte aux couleurs est un sacrilège et nombreux sont les mécontents lorsqu’un club altère plus ou moins les couleurs censées le représenter (sur un troisième maillot, par exemple) pour paraître plus innovant, ou tout simplement par stratégie marketing. Et cette attache est compréhensible, puisque les couleurs définissent très souvent les équipes. Quelle équipe, en effet, ne porte pas comme sobriquet le nom de ses couleurs ? Les Verts, les Bleus, les Reds, les Blues, les Lillywhites, les Violets…</p>
<p style="text-align: justify">Cette attache traditionnelle s’arrête lorsque l’on prend en compte le fonctionnement du football qui a adopté certaines lois de nos sociétés modernes, comme la « loi du marché ». Un club est désormais un acteur économique important et se doit d’être sportivement et financièrement viable. Disparaîssent donc les pratiques « chauvinistes ». Il faut vendre et acheter des contrats de joueurs, effectuer un <em>turnover</em> constant année après année, ouvrir le club à des partenariats étrangers, exporter sa marque vers de nouveaux publics&#8230; Les clubs à la tradition locale comme l’Athletic Club de Bilbao, qui avait juré ne faire jouer que des joueurs basques, ne peuvent plus vivre comme ils l&rsquo;ont toujours fait. Le temps est au recrutement exogène, à la chasse au contrat. Cette politique vient à rebours du sentiment identitaire naturel à un club (qui le définit, même, puisqu&rsquo;il va ancrer les individus dans la valeur par différence.)</p>
<h1 style="text-align: justify"><strong>Partie II : violences et sacrifices</strong></h1>
<p style="text-align: justify">Mais alors, pourquoi parler de violence et de sacrifice dans le football ? Simplement parce que ces deux idées sont omniprésentes dans les sociétés primitives et traditionnelles. Le football, comme nous allons le voir, n&rsquo;y échappe pas non plus.</p>
<h2 style="text-align: justify"><strong>Le supporter face à l’acteur exogène</strong></h2>
<p style="text-align: justify">Prenons le cas d&rsquo;une contradiction à la source de tensions très difficiles à gérer pour les institutions footballistiques. D’un côté le supporter, fidèle à un club toute sa vie, de l’autre le joueur, l’entraîneur, le président (!) étranger, ne venant pas du club ou de la ville, intermittents du spectacle amadoués grâce à un projet sportif ou financier. S’il y a dans la majeure partie des cas la possibilité d’une adoption, celle-ci est conditionnelle au « respect de l’Institution » (équivalent de « Nation »), c’est-à-dire à la soumission de l’individu à l’identité et aux objectifs du collectif. Ainsi, quand ces conditions sont bafouées, une vague de remontrances peut s’abattre sur le coupable : ce fut le cas de Dimitri Payet qui, ayant insisté pour revenir à Marseille, est allé jusqu’à refuser de jouer avec West Ham, provoquant ainsi l’ire des supporters du club londonien qui virent dans son geste une haute trahison.</p>
<p><iframe class="youtube-player" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/sPpRRFIsv4s?version=3&#038;rel=1&#038;showsearch=0&#038;showinfo=1&#038;iv_load_policy=1&#038;fs=1&#038;hl=fr-FR&#038;autohide=2&#038;wmode=transparent" allowfullscreen="true" style="border:0;" sandbox="allow-scripts allow-same-origin allow-popups allow-presentation"></iframe></p>
<p style="text-align: justify">Dans d’autres cas, cette adoption se déroule à la perfection, et le départ d’un joueur n’est pas vu comme une trahison, mais un adieu difficile et pourtant obligatoire, car il faut bien tourner la page à un moment où un autre. Ce fut le cas, à Lyon par exemple, pour Lisandro Lopez ou Juninho Pernambucano, dont les adieux restent encore un moment d’émotion pour tout supporter digne de ce nom.</p>
<p><iframe class="youtube-player" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/A6H3IzZG1Ig?version=3&#038;rel=1&#038;showsearch=0&#038;showinfo=1&#038;iv_load_policy=1&#038;fs=1&#038;hl=fr-FR&#038;autohide=2&#038;wmode=transparent" allowfullscreen="true" style="border:0;" sandbox="allow-scripts allow-same-origin allow-popups allow-presentation"></iframe></p>
<p><iframe class="youtube-player" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/-KEKcQlt02g?version=3&#038;rel=1&#038;showsearch=0&#038;showinfo=1&#038;iv_load_policy=1&#038;fs=1&#038;hl=fr-FR&#038;autohide=2&#038;wmode=transparent" allowfullscreen="true" style="border:0;" sandbox="allow-scripts allow-same-origin allow-popups allow-presentation"></iframe></p>
<p style="text-align: justify">L’adoption de l’étranger est ainsi paradoxale, puisqu’elle crée parfois un lien beaucoup plus fort et significatif entre les supporters et le joueur. Tout club possède un joueur étranger érigé en légende : Raï au PSG, Waddle à l’OM, Rep à Saint-Étienne… La raison d’une telle attache est pourtant logique : comme « l’étranger » est plus dur à accepter comme sien, il est de la même façon plus dur à abandonner. L’étranger apporte en fait un air de nouveauté, et donc de mystère. Or, dans le mystère se cache tous les possibles : les pires dangers comme les plus grandes victoires. L’acceptation et l’abandon de l’étranger sont ainsi deux phases particulièrement difficiles, puisqu’il s’agit d’abord de « tolérer », faire entrer dans le groupe malgré les différences séparatrices, et ensuite d’abandonner, c’est-à-dire soustraire au groupe une valeur, accepter de perdre ce qui rendait plus fort.</p>
<p style="text-align: justify">Dans d’autres cas, des joueurs étrangers ne sont jamais pleinement acceptés, ou n’acceptent pas eux-mêmes d’être « assimilés » dans le groupe. On se souvient notamment du prêt avorté d’Anthony Mounier à l’AS Saint-Étienne, les fans lui ayant reproché son passé lyonnais.</p>
<h2 style="text-align: justify"><strong>Le supporter face à l’acteur endogène</strong></h2>
<p style="text-align: justify">Le football est éminemment complexe lorsque l’on comprend que l’inverse est tout aussi vrai. Certains clubs, dont l’identité est peut-être moins ancrée historiquement, ont hérité de supporters moins véhéments, plus enclins à l’ouverture. Ce sont ceux qui rêvent d’accueillir la plus grande star mondiale, l’entraîneur le plus côté, etc. Dans cette situation, l’ambition sportive a pris le dessus sur l’identité fondamentale (et donc endogène) de « l’Institution ». L’ouverture, comparable au libre marché, va chercher des solutions méritocratiques pour remédier à un manque interne, soit de valeur, soit d’histoire. Cette absence de ressources n’étant pas pour autant forcément la faute du club, de sa gestion ou de ses supporters. Ce n&rsquo;est même pas forcément une mauvaise chose. Elle peut être due à des circonstances extérieures (problèmes d’infrastructures, club rival plus puissant…) qui l’empêchent de se développer en interne. Dans certains cas, la non-ouverture des instances d’un club peuvent énerver les supporters avares d’un succès qui demanderait l’interventions de forces étrangères au club. L’exemple typique est la situation de Bruno Génésio à l’Olympique Lyonnais, écarté de « la vraie identité » lyonnaise par la majorité des supporters, mais aussi défendu en tant que « pur produit » par d’autres.</p>
<p style="text-align: justify">Ce cas précis démontre bien la fluidité de l’identité au football, qui donc n’est pas liée qu’à l’espace, et ne l’est parfois même pas du tout : un Juninho serait « plus Lyonnais » qu’un Bruno Génésio pour beaucoup. Cette fluidité montre bien quelques limites parfois, puisque l’adhésion d’un supporter à un groupe n’est jamais réglementée ou contractuelle. Le supporter n’est pas un acteur direct du club, sauf s’il s’implique de lui-même aux événements et à la vie du club (matchs, déplacements). Le supporter lambda, qui regarde le football à la télévision, ne participe qu’indirectement, puisqu’il ne fait que supporter « à distance » son club, à travers un soutien moral. Pourtant, il serait le premier à dire qu’il est un « vrai » supporter et qu’il n’est pas obligatoire d’être présent à tous les matchs pour revendiquer ce statut. Le supporter, au contraire de <em>l’acteur</em> (celui qui, donc, agit) est une force dématérialisée, fluctuante et définie de manière personnelle. Combien, aujourd’hui, prêtent allégence à plusieurs clubs ? Combien se disent supporters d’une ville ou d’un pays qu’ils n’ont jamais visité ? Et surtout, qui sommes-nous pour dire qu&rsquo;ils ne sont pas des « vrais » supporters ? L&rsquo;argument est donc limité dans un sens comme dans l&rsquo;autre.</p>
<h2 style="text-align: justify"><strong>Appartenance par la souffrance et le sacrifice</strong></h2>
<p style="text-align: justify">Malgré cette différence avec les sociétés traditionnelles (ancrées sur un territoire), le supporter dématérialisé partage tout de même une qualité avec l’individu traditionnel : celle de l’appartenance par la souffrance.</p>
<p style="text-align: justify">Dans les sociétés traditionnelles, l’appartenance au groupe est possible par le biais de l’initiation rituelle. Durant cette dernière, qui opère le passage de l’individu d’un stade inférieur (enfant) à un stade supérieur (adulte), il n’est pas rare de voir l’instauration d’épreuves parfois extrêmement douloureuses. Ces épreuves ont deux buts distincts : le premier est d’évaluer le courage et l’intégrité de l’individu à travers la souffrance physique, le deuxième est que ces processus marquent le corps de l’initié, souvent à vie, et que ce marquage représente l’appartenance éternelle au groupe. C’est ainsi que l’on trouve chez les sociétés traditionnelles des tatouages, <em>piercings</em> (ces deux n’ayant pas comme but principal la valeur esthétique) ou autres mutilations du corps, souvent des organes génitaux.</p>
<p style="text-align: justify">De la même manière, mais toute proportion gardée, on peut définir de manière plus juste le supporter comme celui qui souffre avec et pour son club. Qui ne s’est pas dit, en effet, que regarder toutes les semaines les matchs de son équipe préférée était parfois une véritable peine lorsque celle-ci joue très mal ? Cette fidélité, surtout dans les moments difficiles, est ce qui constitue le « vrai » supporter. Ce dernier est marqué, parfois sensiblement, par les hauts et les bas de son équipe préférée : qui, en effet, n’a pas pleuré de se voir battu lors d’une finale de coupe ? Ce sont de vraies larmes, exprimant une vraie peine, puisque lorsque le groupe souffre, c&rsquo;est d&rsquo;abord l&rsquo;individu qui souffre. De la même manière, le « faux » supporter est celui qui refuse de souffrir pour et avec son équipe, et l’abandonne dès que les choses tournent mal. Lorsque son équipe perd, il s&rsquo;en détache, refuse de porter le fardeau du groupe. Il n’y a donc pas réellement de distinction possible entre le supporter endogène et exogène, puisque comme précisé précédemment, le territoire n’est plus un facteur déterminant dans le football moderne. Le supporter est toujours d’abord dématérialisé ; c’est lui qui décide plus tard de son degré d’implication dans la vie matérielle de son club.</p>
<p style="text-align: justify">Ce qui se dit du supporter se dit aussi de l’acteur footballistique. Il est lui aussi soumis à cette même étape dans le processus d’appartenance au groupe. On demande souvent aux joueurs, par exemple, de « mouiller le maillot », c’est-à-dire de souffrir pour le club, l&rsquo;équipe et les supporters. Il faut qu’il « s’arrache » à chaque match, se surpasse pour le groupe. Entrent alors dans la légende ces joueurs qui ont insisté à jouer, même blessés, prêts à donner jusqu’à leur bien être physique pour leur équipe. On se souvient des quelques exemples ou Cristiano Ronaldo a insisté pour continuer son match alors qu’il venait de subir un mauvais geste.</p>
<p><iframe loading="lazy" class="youtube-player" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/xxU7Io9jTI0?version=3&#038;rel=1&#038;showsearch=0&#038;showinfo=1&#038;iv_load_policy=1&#038;fs=1&#038;hl=fr-FR&#038;autohide=2&#038;wmode=transparent" allowfullscreen="true" style="border:0;" sandbox="allow-scripts allow-same-origin allow-popups allow-presentation"></iframe></p>
<p style="text-align: justify">Voilà probablement un bel exemple de création d’un mythe vivant : le joueur-héros, dont le sacrifice l’érige à un statut particulier. Le sang et la blessure sont ainsi quelques marques intéressantes d’appartenance à un groupe, même s’il faut les relativiser. Elles ne sont jamais les bienvenues lorsqu’elles sont assez graves pour mettre en péril l’intégrité physique d’un joueur, et surtout l&rsquo;intégrité de l&rsquo;équipe, puisque ce serait la priver d&rsquo;un atout pour plusieurs semaines voire plusieurs mois. C’est en réalité ce juste milieu acceptable entre santé et blessure qui plaît aux foules, notamment lorsque cet obstacle est ensuite dépassé par une grande performance athlétique.</p>
<p><iframe loading="lazy" class="youtube-player" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/L3Qlw6-4V-g?version=3&#038;rel=1&#038;showsearch=0&#038;showinfo=1&#038;iv_load_policy=1&#038;fs=1&#038;hl=fr-FR&#038;autohide=2&#038;wmode=transparent" allowfullscreen="true" style="border:0;" sandbox="allow-scripts allow-same-origin allow-popups allow-presentation"></iframe></p>
<h2><strong>La logique du bouc-émissaire</strong></h2>
<p style="text-align: justify">Dans la plupart des sociétés traditionnelles, l’absence d’un système judiciaire rend la question de la violence particulièrement sensible. S&rsquo;il n&rsquo;y a pas d&rsquo;autorité capable de punir les acteurs de méfaits, alors la justice devient privée. Les actes de vengeance prennent le pas sur la société entière. </p>
<p style="text-align: justify">Au football, on constate pareillement l’absence d’un système judiciaire lorsqu’il s’agit de la partie sportive. Bien sûr, dans les clubs, les manquements à l’ordre et aux règles sont souvent punis par des amendes. Mais ces fautes-là relèvent du comportement individuel de l’acteur et ne mettent pas réellement l’ordre entier du club en doute. Tout manquement peut être puni individuellement, par un transfert ou une amende, et le joueur concerné est alors débarqué. Mais, lorsque c&rsquo;est l’équipe qui est concernée, par un manque de résultats par exemple, les choses s’enveniment et c’est l’entièreté du groupe (direction, joueurs, supporters) qui est en proie aux violences.</p>
<p style="text-align: justify">Que ce soit dans les sociétés traditionnelles que dans le football, l&rsquo;unique moyen permettant d&rsquo;éviter la discorde générale est la désignation d&rsquo;un bouc-émissaire. Cette théorie, pensée par René Girard (pas l&rsquo;entraîneur, <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Ren%C3%A9_Girard">lui</a>), explique que les tensions qui règnent dans le groupe sont systématiquement évacuée dès lors qu&rsquo;on nomme un responsable qui sera, par la suite, sacrifié.</p>
<p style="text-align: justify">Ce tel détournement de la violence marche à plusieurs conditions et pour plusieurs raisons. L&rsquo;une d&rsquo;elles, c&rsquo;est qu&rsquo;il effectue une validation rétroactive fallacieuse : le sacrifice du bouc-émissaire innocent efface les maux ; cet effet valide l&rsquo;acte pourtant injuste. Sa condition principale : choisir une victime qui ne soit pas entièrement dans le groupe, sinon cela voudrait dire revenir à un logique vengeresse (les proches de la victime voulant à leur tour la justice) mais pas non plus hors du groupe, ce qui annihilerait tout effet sur celui-ci. La victime doit être à la marge de la société, par le bas, le haut ou les côtés : le paria, le marginal, l&rsquo;étranger, le roi. Cette dernière fonction peut étonner, mais c&rsquo;est bien le bouc-émissaire le plus sacrifié de tous. </p>
<p style="text-align: justify">Le monarque n&rsquo;est pas, en réalité, une fonction politique, mais bien rituelle et symbolique. Le roi est le garant d&rsquo;un ordre supérieur. Dès lors, il est normal qu&rsquo;il soit le premier sacrifié lorsque le groupe ne fonctionne plus, puisque le tuer, c&rsquo;est tuer tout ce qui ne va plus dans la société. Au football, le processus est le même. Marseille perd contre Andrézieux après une performance indigeante de ses joueurs. Le premier coupable est Rudi Garcia. Peu importe, finalement, quelles fautes sont les siennes et quelles fautes reviennent à ses joueurs. L&rsquo;entraîneur-roi est le garant de l&rsquo;unité morale et sportive de son groupe. Si ce dernier peine à jouer, il est naturellement le premier à en subir les conséquences.</p>
<p style="text-align: justify">Étonnantes sont donc les réactions de certains entraîneurs incapables de reconnaître cette part de leur métier. En plus de devoir l&rsquo;accepter, l&rsquo;entraîneur doit prendre ses responsabilités dès lors qu&rsquo;il voit que son entreprise est destinée à l&rsquo;échec. Abdiquer, en quelque sorte, et laisser sa place. </p>

<p style="text-align: justify">L&rsquo;arbitre, autre garant de l&rsquo;autorité, occupe également une place marginale. C&rsquo;est son caractère extérieur qui fait de lui la victime idéale : étranger au métier de joueur, au rôle du supporter (il se doit d&rsquo;être neutre), ainsi qu&rsquo;à tous les clubs, ses décisions ne peuvent jamais être vues comme justes. C&rsquo;est d&rsquo;autant plus vrai lorsque celui-ci, en bon humain, se trompe de jugement. Il est normal alors que n&rsquo;importe quel partisan s&rsquo;oppose à ses décisions lorsqu&rsquo;elles ne lui conviennent pas. Dans une société traditionnelle, la médiation n&rsquo;existe pas et tout se résout par la guerre. C&rsquo;est la loi du plus fort répliquée ici, dans le football. Le sacrifice de l&rsquo;arbitre est ainsi nécessaire, puisque sans lui, ces violences se trouveraient décuplées et propagées à l&rsquo;ensemble des autres acteurs. Le sacrifice de l&rsquo;arbitre est le prix à payer pour la sauvegarde de l&rsquo;intégrité du reste de la société. C&rsquo;est cruel, mais ce serait encore pire sans lui !</p>
<h1>Conclusion</h1>
<p style="text-align: justify">Le football, c&rsquo;est donc la passion, la violence, les émotions. C&rsquo;est ce qui rend ce sport inimitable : il comprend tout ce qui nous rend plus humains dans une société moderne qui cherche à aseptiser tout ce qui dépasse son cadre. Et le football est bien le premier vecteur de sentiments forts et de rébellion : culture ultra, clubiste (forme micro- du nationalisme), hooligan&#8230; </p>
<p style="text-align: justify">Bien sûr (faut-il vraiment le rappeler ?) il n&rsquo;est pas question d&rsquo;accepter toutes les violences. Il est encore nécessaire de bannir la violence lorsqu&rsquo;elle sort du simulacre. Car, au final, le football ne fait que prétendre. Il n&rsquo;est pas une société traditionnelle, seulement sa contrepartie fictive. Seulement, ce grand jeu s&rsquo;oublie parfois lui-même et se croit trop vrai. Non, perdre un match n&rsquo;est pas et ne sera jamais une raison d&rsquo;aller frapper qui que ce soit.</p>
<p style="text-align: justify">C&rsquo;est donc à ces deux extrêmes, l&rsquo;aseptisation à outrance et la <em>vraie</em> violence, qu&rsquo;il faut s&rsquo;opposer. C&rsquo;est peut-être le premier devoir, désormais, du monde du football : se reconnaître et se redécouvrir pour mieux perdurer.</p>
<p>Cet article <a rel="nofollow" href="https://www.demivolee.com/2019/02/04/dossier-violence-et-sacrifice/">Dossier : Violence et sacrifice dans la société football</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://www.demivolee.com">Demivolée.com</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://www.demivolee.com/2019/02/04/dossier-violence-et-sacrifice/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>1248</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">21240</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Carnets de voyage &#8211; Cartes postales</title>
		<link>https://www.demivolee.com/2018/12/29/carnets-de-voyage-cartes-postales/</link>
					<comments>https://www.demivolee.com/2018/12/29/carnets-de-voyage-cartes-postales/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Adrien]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 29 Dec 2018 06:00:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Divers]]></category>
		<category><![CDATA[Carnets de voyage]]></category>
		<category><![CDATA[Headline]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.demivolee.com/?p=21107</guid>

					<description><![CDATA[<p>Votre série de fin d&#8217;année, Carnets de voyage, s&#8217;est intéressée aux lieux iconiques du soccer américain. Que ce soit entre les palmiers, les hauts buildings <a class="mh-excerpt-more" href="https://www.demivolee.com/2018/12/29/carnets-de-voyage-cartes-postales/" title="Carnets de voyage &#8211; Cartes postales">[...]</a></p>
<p>Cet article <a rel="nofollow" href="https://www.demivolee.com/2018/12/29/carnets-de-voyage-cartes-postales/">Carnets de voyage &#8211; Cartes postales</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://www.demivolee.com">Demivolée.com</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><strong>Votre série de fin d&rsquo;année, <em>Carnets de voyage</em>, s&rsquo;est intéressée aux lieux iconiques du <em>soccer</em> américain. Que ce soit entre les palmiers, les hauts buildings ou les arbres forestiers, la rédaction de demivolee.com se devait de rappeler l&rsquo;existence d&rsquo;une vraie culture foot en Amérique du Nord. Revenons ensemble sur nos pérégrinations.</strong></p>
<p style="text-align: justify">Tout commençait à Miami. En réalité, non, tout commençait avec un Anglais à Los Angeles, David Beckham. C&rsquo;est au bord de l&rsquo;océan pacifique que <a href="https://www.demivolee.com/2018/10/23/carnets-de-voyage-cap-sur-linter-miami-c-f/">le projet ambitieux de l&rsquo;Internacional Miami C. F.</a> est né. Aujourd&rsquo;hui, le club poursuit son bonhomme de chemin en vue d&rsquo;un intronisation en MLS dès 2020. Plus d&rsquo;infos à venir bientôt !</p>
<p style="text-align: justify">Nous nous sommes ensuite rendus au nord, à Détroit, où l&rsquo;histoire d&rsquo;un club s&rsquo;est mêlée à celle d&rsquo;une ville. Depuis notre passage, <a href="https://www.demivolee.com/2018/10/30/carnets-voyage-detroit-city-fc/">le Detroit City F.C.</a> a rejoint la nouvelle NPSL Founders League, et est ainsi sur le point de passer professionnel. Il s&rsquo;est aussi séparé de son entraîneur mythique, Ben Pirmann, et cherche un nouveau chef sur le banc.</p>
<p style="text-align: justify">C&rsquo;est ensuite en DeLorean que nous avons voyagé dans le passé. Nous avons d&rsquo;abord redécouvert la NASL des années 1970 et leur équipe phare : <a href="https://www.demivolee.com/2018/11/06/carnets-de-voyage-new-york-cosmos/">les Cosmos de New York</a>. Depuis notre visite, peu de bonnes nouvelles pour le club rebooté. Les Cosmos ne jouent toujours pas, puisque la nouvelle NASL est toujours en hiatus. En plus, David Cantona, viré en 2014 pour avoir frappé un photographe, a reçu plus de 880 000 euros dans la résolution de son procès contre le club. Aïe.</p>
<p style="text-align: justify">Nous avons poursuivi notre hagiographie avec les <a href="https://www.demivolee.com/2018/11/13/carnets-de-voyage-tampa-bay-rowdies/">Tampa Bay Rowdies</a>, vaillants rivaux des Cosmos. Depuis, rien de nouveau en Floride. Seule nouvelle regrettable : la retraite de <a href="https://www.demivolee.com/2018/11/17/dossier-joe-cole-la-fureur-de-vaincre/">leur joueur phare, Joe Cole</a>.</p>
<p>Comme il fallait tout de même passer en côte ouest, nous avons pris la route 66 vers les <a href="https://www.demivolee.com/2018/11/20/carnets-de-voyage-los-angeles-aztecs/">Aztecs de Los Angeles</a> et leur président incongru, Sir Elton John. Pas de reboot en vue pour ce club mythique !</p>
<p style="text-align: justify">Pour finir, nous sommes allés voir du côté du futur proche, <a href="https://www.demivolee.com/2018/11/27/carnets-de-voyage-fc-cincinnati/">le F.C. Cincinnati</a>. Le nouvel entrant en MLS construit déjà son équipe, la MLS ayant effectué son Expansion Draft. De plus, le latéral de Troyes, Mathieu Deplagne, vient de signer au club pour trois ans.</p>
<p style="text-align: justify"><em>Vous souhaitez nous faire part de votre avis sur cette série ? Plaider pour une saison deux ? Envoyer des menaces de mort à son auteur ? N&rsquo;hésitez pas à utiliser l&rsquo;espace commentaires !</em></p>


<p></p>
<p>Cet article <a rel="nofollow" href="https://www.demivolee.com/2018/12/29/carnets-de-voyage-cartes-postales/">Carnets de voyage &#8211; Cartes postales</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://www.demivolee.com">Demivolée.com</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://www.demivolee.com/2018/12/29/carnets-de-voyage-cartes-postales/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>954</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">21107</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Carnets de voyage &#8211; Cap sur le F.C. Cincinnati</title>
		<link>https://www.demivolee.com/2018/11/27/carnets-de-voyage-fc-cincinnati/</link>
					<comments>https://www.demivolee.com/2018/11/27/carnets-de-voyage-fc-cincinnati/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Adrien]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 27 Nov 2018 06:00:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Autres championnats]]></category>
		<category><![CDATA[Dossiers Demivolée.com]]></category>
		<category><![CDATA[Carnets de voyage]]></category>
		<category><![CDATA[Headline]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.demivolee.com/?p=20637</guid>

					<description><![CDATA[<p>Carnets de voyage, c’est déjà fini. Durant ces six semaines, nous avons visité des grandes villes du soccer américain. Après un passage dans les années <a class="mh-excerpt-more" href="https://www.demivolee.com/2018/11/27/carnets-de-voyage-fc-cincinnati/" title="Carnets de voyage &#8211; Cap sur le F.C. Cincinnati">[...]</a></p>
<p>Cet article <a rel="nofollow" href="https://www.demivolee.com/2018/11/27/carnets-de-voyage-fc-cincinnati/">Carnets de voyage &#8211; Cap sur le F.C. Cincinnati</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://www.demivolee.com">Demivolée.com</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Carnets de voyage, c’est déjà fini. Durant ces six semaines, nous avons visité des grandes villes du soccer américain. Après un passage dans les années 1970, à l’ère de la sulfureuse NASL, retour au contemporain avec, cette semaine, un club tout neuf. Bienvenue à Cincinnati, berceau de la prochaine franchise MLS.</strong></p>
<h2>Jeune et talentueux</h2>
<p style="text-align: justify">Le F.C. Cincinnati a fêté cette année ses trois ans. Le projet, mené par Carl Lindner III, entrepreneur issu d&rsquo;une des familles les plus fortunées d&rsquo;Ohio, voit le jour en 2015. À l’époque, il n’est pas encore question de MLS. Le club rejoint l’USL, le deuxième palier du soccer américain.</p>
<p><figure id="attachment_20673" aria-describedby="caption-attachment-20673" style="width: 1024px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" loading="lazy" class="wp-image-20673 size-large" src="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/The-Bailey-1024x563.jpg?x16177" alt="" width="1024" height="563" srcset="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/The-Bailey-1024x563.jpg 1024w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/The-Bailey-300x165.jpg 300w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/The-Bailey-768x422.jpg 768w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/The-Bailey-273x150.jpg 273w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/The-Bailey.jpg 1280w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption id="caption-attachment-20673" class="wp-caption-text">Un des groupes de supporters</figcaption></figure></p>
<p style="text-align: justify">Dès les premiers matchs, un véritable engouement se forme autour de l’équipe. Il se trouve que Cincinnati, avec sa population d’environ 300 000 habitants, ne possède plus de club de football professionnel. Le dernier en date, créé en 2005 et dissout en 2012, était les Cincinnati Kings, qui évoluaient en PDL (4<sup>e</sup> palier, désormais remplacé par l’USL League Two). Au vu du niveau relativement faible de la ligue – la PDL est semi-professionnelle – le club n’a jamais attiré les foules. La première année, la moyenne est autour de 1300 spectateurs par match. En 2012, l’année de sa dissolution, à peine plus de 180.</p>
<p style="text-align: justify">Rien à voir avec le F.C. Cincinnati. Dès sa première saison, en 2016, le club établit un record en USL avec 20 497 spectateurs contre le rival, le Louisville City F.C. Peu de temps après, l’équipe remet le couvert et pulvérise son propre record. D’abord contre Pittsburg (23 375 spectateurs) puis Orlando B (25 308). Malgré ces chiffres qui n’ont rien à envier à certains de nos clubs de Ligue 1, le plus grand rassemblement reste encore lors d’un match amical contre Crystal Palace : 35 061 personnes assistent à la rencontre, qui verra les Anglais s’imposer 0-2.</p>
<h2>Une montée en puissance</h2>
<p style="text-align: justify">Durant sa première saison en USL, le F.C. Cincinnati termine troisième de sa conférence (sur 14), une excellente performance permise par le capitaine du navire, le coach John Harkes. Ils poursuivront leur bonne forme jusqu’aux quarts de finale des <em>playoffs</em>. Le club participe aussi à la Lamar Hunt U.S. Open Cup, la coupe des États-Unis. Il s’incline lors du troisième tour éliminatoire contre <a href="https://www.demivolee.com/2018/11/13/carnets-de-voyage-tampa-bay-rowdies/" target="_blank" rel="noopener">les Rowdies de Tampa Bay</a> (1-0).</p>
<p style="text-align: justify">Pour sa deuxième saison, en 2017, Cincinnati termine sixième. Il rattrape cette déception en allant jusqu’en quarts des <em>playoffs</em>, mais surtout, en allant jusqu’en demi-finales de l’U.S. Open Cup. Ils perdront contre les Red Bulls de New York sur le score de 2-3. Pas mal pour un club de deuxième division. Cette année-là, Baye Djiby Fall, l’attaquant phare de Cincinnati (passé par le <a href="https://www.demivolee.com/2018/11/22/dans-lombre-dun-geant-5-le-lokomotiv-moscou/">Lokomotiv Moscou</a>) termine parmi les meilleurs buteurs de la compétition.</p>
<p><figure id="attachment_20674" aria-describedby="caption-attachment-20674" style="width: 1024px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" loading="lazy" class="wp-image-20674 size-large" src="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/djiby-fall-fc-cincinnati-open-cup-1024x570.jpg?x16177" alt="" width="1024" height="570" srcset="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/djiby-fall-fc-cincinnati-open-cup-1024x570.jpg 1024w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/djiby-fall-fc-cincinnati-open-cup-300x167.jpg 300w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/djiby-fall-fc-cincinnati-open-cup-768x428.jpg 768w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/djiby-fall-fc-cincinnati-open-cup-269x150.jpg 269w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/djiby-fall-fc-cincinnati-open-cup.jpg 1300w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption id="caption-attachment-20674" class="wp-caption-text">Djiby Fall</figcaption></figure></p>
<p style="text-align: justify">Mais c’est la saison 2018 qui marquera l’avènement du club. Celui-ci finit premier de sa conférence avec seulement 3 défaites en 34 matchs. Il accède aux demi-finales des <em>playoffs</em> et au quatrième tour de l’U.S. Open Cup. Une saison des plus réussies, donc, mais surtout grâce à leurs fans. En effet, le nombre moyen de supporters à chaque match est ahurissant : 25 717. Rappelons très vite que ces chiffres, <a href="https://www.worldfootball.net/attendance/fra-ligue-1-2017-2018/1/" target="_blank" rel="noopener">si l’on s’en tient à ces données</a>, placeraient le club huitième de Ligue 1 en termes de spectateurs. Or, nous sommes en deuxième ligue américaine.</p>
<h2>Une ferveur allemande ?</h2>
<p style="text-align: justify">Si le club est autant soutenu, c’est peut-être à cause de l’origine de ses supporters. Cincinnati est en effet une ville qui a longtemps été sujette à l’immigration allemande. Lorsque l’on visite la ville, il n’est pas rare de tomber sur des constructions directement inspirées de la riche culture germanique. Lorsque l’on sait cela, ce n’est pas étonnant que le football plaise tant aux aux cincinnatiens. La culture allemande est si implantée dans la région que le club, pour son accession à la MLS, va changer de nom. Plutôt que Futbol Club Cincinnati (« Futbol » étant régulièrement employé pour s’insérer dans une tradition latine), ce sera le Fussball Club Cincinnati.</p>
<h2>Salut USL, salut MLS !</h2>
<p style="text-align: justify">Dès la saison 2016 – voyant la popularité extraordinaire du club – le consortium du propriétaire décide de postuler pour obtenir une place en MLS. Neuf autres équipes sont alors en lice pour l’expansion : Charlotte, <a href="https://www.demivolee.com/2018/10/30/carnets-voyage-detroit-city-fc/">Detroit</a>, Nashville, Raleigh, Sacramento, St. Louis, San Antonio, San Diego et Tampa. La direction de la MLS est tout de suite conquise : d’abord par la ferveur locale, ensuite par le projet très solide du propriétaire. Ce dernier propose en effet, pour 2021, la construction d’un stade d’une capacité d’environ 25-26 000 places. Peut-être pas assez pour satisfaire la population ?</p>
<p><iframe loading="lazy" class="youtube-player" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/AfNV8tmtMeU?version=3&#038;rel=1&#038;showsearch=0&#038;showinfo=1&#038;iv_load_policy=1&#038;fs=1&#038;hl=fr-FR&#038;autohide=2&#038;wmode=transparent" allowfullscreen="true" style="border:0;" sandbox="allow-scripts allow-same-origin allow-popups allow-presentation"></iframe></p>
<p style="text-align: justify">Le 29 mai de cette année, la direction de la MLS annonce que c’est le projet de Cincinnati qui a retenu son attention. L’équipe devrait donc rejoindre la compétition dès la saison prochaine, en 2019.</p>
<h2>Yoann Damet, le <em>frenchie</em> de Cincinnati</h2>
<p style="text-align: justify">Dans cette équipe qui monte, on retrouve un français, Yoann Damet. Ce dernier n’est pas sur les terrains, mais sur le banc. Passé par Montréal, il est désormais l’entraîneur-adjoint de l’équipe. Il épaule Alan Koch, l’entraîneur principal, dans cette grande transition vers le plus haut palier du <em>soccer</em>. La particularité du parcours de Yoann, c&rsquo;est qu&rsquo;il n&rsquo;a jamais été joueur professionnel. Comme il le raconte <a href="http://www.onzemondial.com/autres-championnats/yoann-damet-interview-mls-cincinnati-impact-montreal-170921" target="_blank" rel="noopener">dans une interview donnée à Onze Mondial</a>,</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify">J’ai commencé à entraîner assez jeune, parce que j’ai croisé des éducateurs qui m’ont inspiré. J’ai commencé à jouer quand j’avais huit ans. J’étais passionné en tant que joueur, mais des éducateurs m’ont donné le goût de prendre leur place, et d’avoir un rôle de « modèle » pour les plus jeunes. Ça m’a assez vite donné l’envie d’aller dans ce sens-là, et c’est pour ça que j’ai commencé à 16 ans. Après c’est vrai que je connaissais aussi mes forces et mes faiblesses. Je savais qu’une carrière de joueur professionnel n’allait pas se présenter, mais je voulais quand même travailler dans ce milieu-là. Je savais que le rôle d’entraîneur me plaisait, pour travailler à la fois un côté éducatif et sportif, transmettre ce que je savais, etc… J’ai pris ça à coeur, je me suis beaucoup investi, en passant par exemple mes diplômes fédéraux.</p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify">Yoann, qui travaillait jusque-là en tant que bénévole, postule à l&rsquo;Academy de Montréal. Il obtient le poste et y reste plusieurs années. Puis, en 2017, il apprend que Cincinnati cherche un entraîneur adjoint. Les propriétaires apprécient son profil et l&rsquo;engagent pour épauler le nouveau coach, Alan Koch.</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify">Quand je suis arrivé à Cincinnati, le club vivait seulement sa deuxième saison d’existence, et je savais qu’il y’avait beaucoup de potentiel, d’engouement autour du club. Je savais aussi que le club voulait intégrer la MLS, donc beaucoup de voyants étaient au vert pour moi.</p>
</blockquote>
<p><figure id="attachment_20671" aria-describedby="caption-attachment-20671" style="width: 1024px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" loading="lazy" class="wp-image-20671 size-large" src="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/FC-Cincinnati-1024x538.jpg?x16177" alt="" width="1024" height="538" srcset="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/FC-Cincinnati-1024x538.jpg 1024w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/FC-Cincinnati-300x158.jpg 300w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/FC-Cincinnati-768x403.jpg 768w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/FC-Cincinnati-280x147.jpg 280w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption id="caption-attachment-20671" class="wp-caption-text">Le rugissement du lion</figcaption></figure></p>
<h2>Carnet de voyage : conclusion</h2>
<p style="text-align: justify">Si l&rsquo;histoire de Yoann peut nous apprendre quelque chose, c&rsquo;est que les États-Unis restent encore et toujours une terre d&rsquo;opportunités. Difficile d&rsquo;imaginer une telle histoire en France, où un formateur n&rsquo;ayant jamais été joueur a encore et toujours beaucoup de mal à franchir les paliers : le comble pour un système ouvert. Oui, les ligues fermées posent problème. Des milliers de clubs n&rsquo;auront probablement jamais l&rsquo;opportunité de passer professionnel. Mais cette pratique se justifie.</p>
<p style="text-align: justify">La faillite de la NASL des années 1970 a prouvé que n&rsquo;importe quel système, qu&rsquo;il soit ouvert ou fermé, doit d&rsquo;abord s&rsquo;assurer de reposer sur des fondations solides avant de penser à son attractivité. Recruter des stars aura été le poison de la ligue, alors que ce devait être l&rsquo;antidote d&rsquo;un sport malade et mal-aimé. C&rsquo;est pour cela que la MLS impose des contraintes à ses candidats (avoir un stade dédié ou en avoir le projet, être un club dynamique, solide financièrement&#8230;) Pour prospérer et faire fructifier les efforts d&rsquo;un pays entier mordu de football. Pour elle, la dimension sportive est moindre qu&rsquo;en Europe, mais c&rsquo;est un risque à prendre.</p>
<p style="text-align: justify">En Europe, il existera toujours une méfiance quant aux systèmes fermés. Dernièrement, l&rsquo;annonce d&rsquo;une Super ligue européenne en a fait frémir plus d&rsquo;un. Mais, réfléchissons : la situation en France, dans une ligue ouverte, est-elle idoine ? Ici le PSG domine. En Allemagne, c&rsquo;est le Bayern, en Italie la Juventus&#8230; L&rsquo;avantage d&rsquo;un système fermé est la compétitivité renouvellée chaque saison. Chaque année voit une nouvelle compétition à l&rsquo;enjeu nouveau, les équipes repartent avec de nouvelles additions (via le <em>draft</em>). Finalement, Carnets de voyage n&rsquo;est pas un plaidoyer pour le système américain. Elle est seulement une invitation à l&rsquo;écoute et au regard d&rsquo;une histoire alternative, dans un continent que l&rsquo;on pense étranger au football mais qui pourtant l&rsquo;aime énormément. Certes, tout n&rsquo;est pas rose aux E.U.A., et on est en droit d&rsquo;attendre beaucoup de ce pays. Mais il faut l&rsquo;admettre : l&rsquo;Amérique, c&rsquo;est là où existent une histoire écrite, mais aussi une histoire en train d&rsquo;être écrite.</p>
<p><figure id="attachment_20672" aria-describedby="caption-attachment-20672" style="width: 1024px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" loading="lazy" class="wp-image-20672 size-large" src="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/FCC-USL2018-1024x638.jpg?x16177" alt="" width="1024" height="638" srcset="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/FCC-USL2018-1024x638.jpg 1024w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/FCC-USL2018-300x187.jpg 300w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/FCC-USL2018-768x479.jpg 768w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/FCC-USL2018-241x150.jpg 241w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/FCC-USL2018.jpg 1165w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption id="caption-attachment-20672" class="wp-caption-text">Champions !</figcaption></figure></p>
<p>Cet article <a rel="nofollow" href="https://www.demivolee.com/2018/11/27/carnets-de-voyage-fc-cincinnati/">Carnets de voyage &#8211; Cap sur le F.C. Cincinnati</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://www.demivolee.com">Demivolée.com</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://www.demivolee.com/2018/11/27/carnets-de-voyage-fc-cincinnati/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>1371</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">20637</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Carnets de voyage &#8211; Cap sur les Los Angeles Aztecs</title>
		<link>https://www.demivolee.com/2018/11/20/carnets-de-voyage-los-angeles-aztecs/</link>
					<comments>https://www.demivolee.com/2018/11/20/carnets-de-voyage-los-angeles-aztecs/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Adrien]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 20 Nov 2018 06:00:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Autres championnats]]></category>
		<category><![CDATA[Dossiers Demivolée.com]]></category>
		<category><![CDATA[Carnets de voyage]]></category>
		<category><![CDATA[Headline]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.demivolee.com/?p=20500</guid>

					<description><![CDATA[<p>Que serait un tour des États-Unis sans une visite sur la côte ouest ? Cette semaine, Carnets de voyages atterrit à Los Angeles, ville d’un club <a class="mh-excerpt-more" href="https://www.demivolee.com/2018/11/20/carnets-de-voyage-los-angeles-aztecs/" title="Carnets de voyage &#8211; Cap sur les Los Angeles Aztecs">[...]</a></p>
<p>Cet article <a rel="nofollow" href="https://www.demivolee.com/2018/11/20/carnets-de-voyage-los-angeles-aztecs/">Carnets de voyage &#8211; Cap sur les Los Angeles Aztecs</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://www.demivolee.com">Demivolée.com</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><strong>Que serait un tour des États-Unis sans une visite sur la côte ouest ? Cette semaine, Carnets de voyages atterrit à Los Angeles, ville d’un club qui aura vu des personnages illustres tels que George Best, Johann Cruyff, Rinus Michels et… Elton John. Bienvenue chez les Aztecs de Los Angeles.</strong></p>
<h2><strong>Un docteur fanatique de <em>soccer</em></strong></h2>
<p style="text-align: justify">Tout commence en 1974 avec une série de matchs amicaux internationaux au Los Angeles Memorial Coliseum. Des équipes telles que la Pologne ou le Mexique s’affrontent avant de préparer la Coupe du Monde qui doit se dérouler en Allemagne de l’Ouest la même année.</p>
<p style="text-align: justify">Si le lieu de ces amicaux semble original, c’est parce qu’il a été choisi par un groupe d’amateurs de <em>soccer</em> américain. En effet, c’est le Dr Jack Gregory et ses amis qui ont invité à leur charge les sélections à venir jouer dans la gigantesque antre angelena de près de 94 000 places.</p>
<p style="text-align: justify">Le docteur ne rêve que d’une seule chose : amener dans sa ville le sport qu’il aime tant. Alors, dès qu’il entend qu’une expansion se libère en NASL, il n’hésite pas à appeler le président de la ligue pour lui faire part de son projet de créer un club. Il lui suffit de payer la franchise et voilà. Les Aztecs de Los Angeles sont nés.</p>
<h2><strong>Wolverhampton à L.A.</strong></h2>
<p style="text-align: justify">Les Aztecs ne sont pourtant pas le premier club de <em>soccer</em> professionnel de L.A. Avant eux, deux équipes se partagent le Coliseum : les Toros et les Wolves de Los Angeles.</p>
<p style="text-align: justify">Si cette dernière vous rappelle une certaine équipe anglaise, c’est normal : en 1967, deux projets de ligues éclosent. La première est la NPSL. Elle accueillera l’autre club de Los Angeles, les Toros, ainsi que les Chiefs d’Atlanta ou les Stars de Saint Louis. La deuxième est l’USA (United Soccer Association), et son histoire est particulière.</p>
<p><figure id="attachment_20508" aria-describedby="caption-attachment-20508" style="width: 1024px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" loading="lazy" class="wp-image-20508 size-large" src="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/1967wolveslosangeles-1024x879.jpg?x16177" alt="" width="1024" height="879" srcset="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/1967wolveslosangeles-1024x879.jpg 1024w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/1967wolveslosangeles-300x257.jpg 300w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/1967wolveslosangeles-768x659.jpg 768w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/1967wolveslosangeles-175x150.jpg 175w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/1967wolveslosangeles.jpg 1326w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption id="caption-attachment-20508" class="wp-caption-text">L&rsquo;équipe des Wolves de Los Angeles</figcaption></figure></p>
<p style="text-align: justify">L’USA voulait absolument voir le jour avant la NPSL. Elle s’est alors vue dans l’obligation d’importer des équipes européennes ou sud-américaines plutôt que de chercher des initiatives locales. Ainsi, elle a demandé à des clubs dont Wolverhampton, Cagliari, Aberdeen ou Sunderland s’ils souhaitaient posséder une franchise outre-Atlantique. Wolverhampton choisit Los Angeles et les Wolves.</p>
<p style="text-align: justify">Durant leur première saison en USA, les Wolves s’imposent dans leur division et gagnent même la coupe contre les Washington Whips (franchise d’Aberdeen). L’année suivante, l’USA et la NPSL fusionnent et deviennent la ligue qui nous intéresse aujourd’hui : la NASL. N&rsquo;ayant plus de raison d&rsquo;exister, les Wolves sont dissouts après seulement deux ans. Wolverhampton, en revanche, réitèrera l&rsquo;expérience en NASL avec les Spurs de Kansas City.</p>
<h2 style="text-align: justify"><strong>Aztecs, ou l’appel du sud</strong></h2>
<p style="text-align: justify">Le Dr Gregory et sa femme décident d’appeler leur club les Aztecs. Ils espèrent ainsi s’attirer les faveurs des communautés mexicaines friandes de football mais encore très attachées à leurs clubs mexicains. Ils cherchaient par ailleurs un nom qui puisse donner l’image d’une équipe coriace et combattive. Pour le Dr, les Aztecs « possédaient une merveilleuse histoire de combattants » : il espérait ainsi que ses joueurs s’inspire de cet ethos.</p>
<p><figure id="attachment_20502" aria-describedby="caption-attachment-20502" style="width: 1024px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" loading="lazy" class="wp-image-20502 size-large" src="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/Aztecs-74-Road-Team-1-1024x828.jpg?x16177" alt="" width="1024" height="828" srcset="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/Aztecs-74-Road-Team-1-1024x828.jpg 1024w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/Aztecs-74-Road-Team-1-300x243.jpg 300w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/Aztecs-74-Road-Team-1-768x621.jpg 768w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/Aztecs-74-Road-Team-1-186x150.jpg 186w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/Aztecs-74-Road-Team-1.jpg 1650w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption id="caption-attachment-20502" class="wp-caption-text">L&rsquo;équipe des Aztecs de Los Angeles</figcaption></figure></p>
<p style="text-align: justify">Les premiers matchs des Aztecs se déroulent justement contre des clubs mexicains : Club América, C.F. Monterrey, Pumas UNAM… « Nous avions beaucoup de supporters issus de la communauté latine, mais ils supportaient toujours les équipes mexicaines, pas nous ! » se rappelle Gregory. Malgré cela, les Aztecs trouvent tout de suite un public. Avec environ 5 000 spectateurs par match, ils se placent un peu au-dessus de la moyenne de NASL.</p>
<h2><strong>Une première saison brillante</strong></h2>
<p style="text-align: justify">Lors de la première année de leur existence, l’année 1974, les Aztecs roulent sur leur division et sur la NASL tout entière. Ils gagnent la finale du Soccer Bowl contre les Toros de Miami (rien à voir avec les Toros de Los Angeles, qui est devenu par la suite les Toros de San Diego). Ce match est historique : c’est le premier a être télédiffusé aux États-Unis.</p>
<p><figure id="attachment_20503" aria-describedby="caption-attachment-20503" style="width: 806px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" loading="lazy" class="wp-image-20503 size-large" src="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/Aztecs-76-Home-Sergio-Velazquez-4-1-806x1024.jpg?x16177" alt="" width="806" height="1024" srcset="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/Aztecs-76-Home-Sergio-Velazquez-4-1-806x1024.jpg 806w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/Aztecs-76-Home-Sergio-Velazquez-4-1-236x300.jpg 236w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/Aztecs-76-Home-Sergio-Velazquez-4-1-768x976.jpg 768w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/Aztecs-76-Home-Sergio-Velazquez-4-1-118x150.jpg 118w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/Aztecs-76-Home-Sergio-Velazquez-4-1.jpg 1180w" sizes="(max-width: 806px) 100vw, 806px" /><figcaption id="caption-attachment-20503" class="wp-caption-text">Sergio “Cucharita” Velazquez</figcaption></figure></p>
<p style="text-align: justify">Après avoir tout gagné, le Dr Gregory, abasourdi par ce succès, décide de vendre le club :</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify">Le club a grandi tellement vite qu’il m’a échappé des mains. J’étais encore docteur, je pratiquais la médecine à plein-temps, je n’aurais jamais pu m’en occuper après ça.</p>
</blockquote>
<h2><strong>Sir Elton John et George Best</strong></h2>
<p style="text-align: justify">Le nouveau propriétaire, John Chaffetz, organise un grand coup dès son arrivée en 1975. Il annonce que Sir Elton John est co-propriétaire de la franchise. Le chanteur anglais dira dans une interview que le Los Angeles est comme « une deuxième maison » pour lui. L&rsquo;artiste est aussi passionné de football (il est d&rsquo;ailleurs président à vie du club de Watford).</p>
<p><iframe loading="lazy" class="youtube-player" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/5CaIfxgn8w0?version=3&#038;rel=1&#038;showsearch=0&#038;showinfo=1&#038;iv_load_policy=1&#038;fs=1&#038;hl=fr-FR&#038;autohide=2&#038;wmode=transparent" allowfullscreen="true" style="border:0;" sandbox="allow-scripts allow-same-origin allow-popups allow-presentation"></iframe></p>
<p style="text-align: justify">À peine arrivé à Los Angeles, Elton John fait déjà des miracles. En 1976, il convainc George Best de sortir de retraite pour venir jouer dans son équipe. Cette signature de renom vient faire concurrence aux <a href="https://www.demivolee.com/2018/11/06/carnets-de-voyage-new-york-cosmos/" target="_blank" rel="noopener">Cosmos de New York</a>, qui ont fait signer Pelé l’année d’avant. Les deux légendes s’affrontent d’ailleurs le 11 avril 1976 devant 29 232 spectateurs au Coliseum de Los Angeles. Les Cosmos remportent le match 1-0.</p>
<p style="text-align: justify">Georgie Best marque beaucoup. En 1976, c’est 15 buts pour 26 apparitions. C’est aussi 18 passes décisives, dont un certain nombre pour le meilleur buteur de la ligue, Steve David (26 buts).</p>
<p><iframe loading="lazy" class="youtube-player" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/pvW9FMTMe-U?version=3&#038;rel=1&#038;showsearch=0&#038;showinfo=1&#038;iv_load_policy=1&#038;fs=1&#038;hl=fr-FR&#038;autohide=2&#038;wmode=transparent" allowfullscreen="true" style="border:0;" sandbox="allow-scripts allow-same-origin allow-popups allow-presentation"></iframe></p>
<p style="text-align: justify">Malheureusement, l’histoire ne dure pas. En 1978 (le club aura été vendu une nouvelle fois entre temps), Best est suspendu sans paye pour son attitude. L’Anglais est alcoolique et ne vient plus aux entraînements. Ceux auxquels il assiste sont complétement ratés. Il est finalement transféré vers les Strikers de Fort-Lauderdale la même année.</p>
<h2><strong>Le football total à L.A.</strong></h2>
<p style="text-align: justify">EN 1979, les Aztecs secouent le monde du football en annonçant l’arrivée de deux géants venus remplacer Best : <a href="https://www.demivolee.com/2017/05/02/el-ajax-un-heros-mythologique/" target="_blank" rel="noopener">Johann Cruyff</a> et son maître, <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Rinus_Michels" target="_blank" rel="noopener">Rinus Michels</a>. Ce sont eux qui, avec leur style de football total, emmenèrent la sélection des Pays-Bas en finale de la Coupe du Monde 1974.</p>
<p><figure id="attachment_20504" aria-describedby="caption-attachment-20504" style="width: 400px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" loading="lazy" class="wp-image-20504 size-full" src="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/cruyff79photo.png?x16177" alt="" width="400" height="320" srcset="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/cruyff79photo.png 400w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/cruyff79photo-300x240.png 300w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/cruyff79photo-188x150.png 188w" sizes="(max-width: 400px) 100vw, 400px" /><figcaption id="caption-attachment-20504" class="wp-caption-text">Johann Cruyff</figcaption></figure></p>
<p style="text-align: justify">Rinus Michels vient en tant que coach et Cruyff est toujours sur les terrains. Le premier restera deux saisons, tandis que le deuxième ne portera le maillot des Aztecs qu’une seule année. Cruyff sera tout de même élu Most Valuable Player de la saison 1979.</p>
<h2><strong>Vente et instabilité</strong></h2>
<p style="text-align: justify">Malgré ces renforts, l’équipe manque d’identité. Elle se retrouve tiraillée entre l’Angleterre d’Elton John et de Best, les Pays-Bas de Michels et Cruyff, les États-Unis et le Mexique.</p>
<p style="text-align: justify">Le club est racheté une nouvelle fois fin 1979 par une chaîne de télévision mexicaine, Televisa. Les nouveaux propriétaires décident de vendre sur-le-champ Cruyff aux Diplomats de Washington. Les audiences s’en ressentent. Même si l’équipe est encore compétitive en 1980 grâce à son attaquant brésilien Luis Fernando, l’atmosphère qui l’entoure est proche du néant. Les Angelinos ne vont plus au stade, principalement parce que celui-ci change systématiquement. Durant leur sept ans d’existence, les Aztecs auront connu cinq stades différents.</p>
<p><figure id="attachment_20505" aria-describedby="caption-attachment-20505" style="width: 400px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" loading="lazy" class="wp-image-20505 size-full" src="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/michels.png?x16177" alt="" width="400" height="329" srcset="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/michels.png 400w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/michels-300x247.png 300w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/michels-182x150.png 182w" sizes="(max-width: 400px) 100vw, 400px" /><figcaption id="caption-attachment-20505" class="wp-caption-text">Rinus Michels</figcaption></figure></p>
<p style="text-align: justify">Une nouvelle tragique vient finalement ponctuer l&rsquo;histoire des Aztecs. Leur entraîneur de l&rsquo;époque, Claudio Coutinho, meurt dans un accident de plongée le 27 novembre 1981 à seulement 42 ans. Deux semaines plus tard, le club annonce sa dissolution.</p>
<h2><strong>Aztecs, Chivas USA, L.A. Galaxy</strong></h2>
<p style="text-align: justify">Si l’histoire peut nous apprendre quelque chose, c’est que l’on tend à refaire toujours les mêmes erreurs. Le modèle très ambitieux mais trop international de la NASL aura été à la fois son succès et sa chute. Dans sa course aux grands noms, il aura oublié le plus important : pérenniser le marché local, l’économie et surtout, le développement sportif. Ces erreurs se manifestent encore aujourd’hui avec le défunt club Chivas USA, dont l’ambition était de rassembler les communautés mexicaines présentes à Los Angeles. Désormais, c&rsquo;est le <a href="https://www.demivolee.com/2018/10/23/carnets-de-voyage-cap-sur-linter-miami-c-f/" target="_blank" rel="noopener">Los Angeles Galaxy</a> de Zlatan Ibrahimović qui fait parler de lui, comme on a pu parler de Georgie Best ou de Johann Cruyff auparavant.</p>
<p style="text-align: justify">Oui, la MLS souhaite à tout prix s’inscrire dans la durée. Mais elle rencontre malgré cela les mêmes problématiques que ses prédécesseurs. À elle désormais de créer les fondations nécessaires pour le <em>soccer</em> américain.</p>
<p>Cet article <a rel="nofollow" href="https://www.demivolee.com/2018/11/20/carnets-de-voyage-los-angeles-aztecs/">Carnets de voyage &#8211; Cap sur les Los Angeles Aztecs</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://www.demivolee.com">Demivolée.com</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://www.demivolee.com/2018/11/20/carnets-de-voyage-los-angeles-aztecs/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>931</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">20500</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Carnets de voyage &#8211; Cap sur les Tampa Bay Rowdies</title>
		<link>https://www.demivolee.com/2018/11/13/carnets-de-voyage-tampa-bay-rowdies/</link>
					<comments>https://www.demivolee.com/2018/11/13/carnets-de-voyage-tampa-bay-rowdies/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Adrien]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 13 Nov 2018 06:00:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Autres championnats]]></category>
		<category><![CDATA[Dossiers Demivolée.com]]></category>
		<category><![CDATA[Carnets de voyage]]></category>
		<category><![CDATA[Headline]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.demivolee.com/?p=20391</guid>

					<description><![CDATA[<p>Tous les mardis, Carnets de voyage vous fait découvrir une nouvelle destination du soccer américain. Cette semaine, notre périple nous fait nous arrêter en Floride, <a class="mh-excerpt-more" href="https://www.demivolee.com/2018/11/13/carnets-de-voyage-tampa-bay-rowdies/" title="Carnets de voyage &#8211; Cap sur les Tampa Bay Rowdies">[...]</a></p>
<p>Cet article <a rel="nofollow" href="https://www.demivolee.com/2018/11/13/carnets-de-voyage-tampa-bay-rowdies/">Carnets de voyage &#8211; Cap sur les Tampa Bay Rowdies</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://www.demivolee.com">Demivolée.com</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><strong>Tous les mardis, Carnets de voyage vous fait découvrir une nouvelle destination du <em>soccer</em> américain. Cette semaine, notre périple nous fait nous arrêter en Floride, terre d&rsquo;une équipe de NASL historique, pourtant restée dans l&rsquo;ombre des <a href="https://www.demivolee.com/2018/11/06/carnets-de-voyage-new-york-cosmos/" target="_blank" rel="noopener">Cosmos de New York</a>. C&rsquo;est à St. Petersburg que l&rsquo;on part retrouver les Rowdies de Tampa Bay.</strong></p>
<h2>Des débuts étincelants</h2>
<p style="text-align: justify">Dans les années 1970, Tampa est une ville banale des États-Unis. Sans spécificité particulière, elle n&rsquo;attire ni le sport professionnel, ni le tourisme. L&rsquo;arrivée d&rsquo;un club à dimension nationale ainsi que de grands joueurs venus d&rsquo;autres continents constitue donc une grande surprise pour ses habitants.</p>
<p><figure id="attachment_20420" aria-describedby="caption-attachment-20420" style="width: 1024px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" loading="lazy" class="wp-image-20420 size-large" src="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/Rodney-Marsh-NIKE-Poster-1979-1024x646.jpg?x16177" alt="" width="1024" height="646" srcset="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/Rodney-Marsh-NIKE-Poster-1979-1024x646.jpg 1024w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/Rodney-Marsh-NIKE-Poster-1979-300x189.jpg 300w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/Rodney-Marsh-NIKE-Poster-1979-768x485.jpg 768w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/Rodney-Marsh-NIKE-Poster-1979-238x150.jpg 238w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/Rodney-Marsh-NIKE-Poster-1979.jpg 1600w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption id="caption-attachment-20420" class="wp-caption-text">Rodney Marsh en pleine action</figcaption></figure></p>
<p style="text-align: justify">Le nom ne vous dit peut-être rien, mais les Tampa Bay Rowdies est un club important dans l&rsquo;histoire du <em>soccer</em> américain. Il voit le jour en 1975 et rejoint la ligue américaine de l&rsquo;époque, la North American Soccer League (NASL). À l&rsquo;époque, il évolue dans la division est, aux côtés des Diplomats de Washington et des Atoms de Philadelphie. Le nouveau club floridien obtient très vite les bonnes grâces des habitants de Tampa et des environs. Dès la première saison, la ferveur populaire est telle qu&rsquo;elle rivalise déjà avec celles de clubs déjà établis. Toute la baie adopte cette nouvelle équipe, comme pour les remercier d&rsquo;avoir importé le sport professionnel dans une ville qui en rêvait.</p>
<p style="text-align: justify">L&rsquo;année de leur intronisation, les Rowdies, portés par leurs supporters, réalisent une excellente performance. Ils finissent premiers de leur division et remportent même le graal : le Soccer Bowl.</p>
<p><iframe loading="lazy" class="youtube-player" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/pnPk2FXJzPw?version=3&#038;rel=1&#038;showsearch=0&#038;showinfo=1&#038;iv_load_policy=1&#038;fs=1&#038;hl=fr-FR&#038;autohide=2&#038;wmode=transparent" allowfullscreen="true" style="border:0;" sandbox="allow-scripts allow-same-origin allow-popups allow-presentation"></iframe></p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify">La saison suivante annonce de grands changements : l&rsquo;arrivée de nouveaux clubs en NASL provoque une réorganisation des divisions. Les Cosmos rejoignent Tampa en division est. Pour concurrencer ceux qui deviendront leur meilleur ennemi, les Rowdies font l&rsquo;acquisition de Rodney Marsh, attaquant de Manchester City. Ce dernier décide de rejoindre l&rsquo;Amérique après de nombreux déboires dans son club anglais. En effet, Marsh est un personnage extravagant. Par exemple, le président des Rowdies dit de lui, à sa signature, qu&rsquo;il est « le Pelé blanc ». Et Marsh de répondre que c&rsquo;est plutôt Pelé qui est « le Marsh noir ». Durant sa première saison, Marsh réalise une bonne performance : il marque 11 buts en 26 apparitions.</p>
<h2>Rowdies, rival des Cosmos</h2>
<p style="text-align: justify">La division est voit s&rsquo;affronter deux géants. La rivalité des Cosmos et des Rowdies devient l&rsquo;attraction principale de la NASL. En effet, leurs rencontres attirent les foules : un match de <em>playoffs</em> de 1980 se jouera face à plus de 52 000 spectateurs.</p>
<p><figure id="attachment_20417" aria-describedby="caption-attachment-20417" style="width: 545px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" loading="lazy" class="wp-image-20417 size-full" src="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/Rodney-Marsh-finger.jpg?x16177" alt="" width="545" height="731" srcset="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/Rodney-Marsh-finger.jpg 545w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/Rodney-Marsh-finger-224x300.jpg 224w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/Rodney-Marsh-finger-112x150.jpg 112w" sizes="(max-width: 545px) 100vw, 545px" /><figcaption id="caption-attachment-20417" class="wp-caption-text">Rodney Marsh saluant ses détracteurs</figcaption></figure></p>
<p style="text-align: justify">La concurrence dans la division est commence dès 1976. Les deux équipes se disputent la première place. C&rsquo;est finalement les Rowdies qui l&rsquo;obtiendront grâce à leur buteur sud-africain, Derek Smethurst. L&rsquo;ancien de Chelsea mène la danse des meilleurs buteurs de la NASL avec 20 buts et 5 passes décisives sur la saison. Seul le New-yorkais Giorgio Chinaglia, fraîchement recruté de la Lazio Rome, fera mieux avec 19 buts et 11 passes décisives.</p>
<p style="text-align: justify">Cette année-là, la bataille des <em>playoffs</em> verra les Rowdies s&rsquo;imposer face à l&rsquo;équipe de Pelé et Chinaglia. Ils perdront finalement en demi-finale face au Toronto Metros-Croatia et leur équipe entièrement yougoslave.</p>
<h2 style="text-align: justify">Le derby de Floride</h2>
<p style="text-align: justify">L&rsquo;année 1977 annonce l&rsquo;hégémonie des Cosmos et l&rsquo;arrivée d&rsquo;un nouveau rival local : les <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Strikers_de_Fort_Lauderdale_(1977-1983)">Strikers de Fort-Lauderdale</a>. Anciennement connus sous le nom de Miami Toros, les Strikers s&rsquo;imposent comme la nouvelle équipe à suivre. Armés de leur meilleur atout, le gardien de but anglais Gordon Banks (il revient sur les terrains après avoir arrêté sa carrière quatre ans plus tôt, devenu borgne après un accident de voiture), les anciens de Miami gagnent la division de 77 à la surprise générale. lls détrônent ainsi les Rowdies et les Cosmos et perpétuent une tradition rivale avec Tampa qui avait commencé à l&rsquo;époque des Toros.</p>
<p style="text-align: justify">En effet, le derby de Floride naît le 6 juin 1975 lors du premier match entre les Rowdies et les Toros. Quatre minutes seulement après le coup d&rsquo;envoi, deux joueurs, John Boyle de Tampa et Esteban Aranguiz de Miami s&rsquo;interpellent. S&rsquo;ensuit une bagarre générale impliquant les deux équipes ainsi que les supporters miaméens, accusés après la rencontre d&rsquo;avoir jeté des pierres sur l&rsquo;équipe adverse.</p>
<p><figure id="attachment_20416" aria-describedby="caption-attachment-20416" style="width: 962px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" loading="lazy" class="wp-image-20416 size-full" src="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/1975-Rowdies-tussel-vs-Toros-June-6th-a.jpg?x16177" alt="" width="962" height="574" srcset="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/1975-Rowdies-tussel-vs-Toros-June-6th-a.jpg 962w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/1975-Rowdies-tussel-vs-Toros-June-6th-a-300x179.jpg 300w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/1975-Rowdies-tussel-vs-Toros-June-6th-a-768x458.jpg 768w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/1975-Rowdies-tussel-vs-Toros-June-6th-a-251x150.jpg 251w" sizes="(max-width: 962px) 100vw, 962px" /><figcaption id="caption-attachment-20416" class="wp-caption-text">L&rsquo;altercation entre Rowdies et Toros</figcaption></figure></p>
<p>Depuis, la rivalité entre les Rowdies et les Strikers s&rsquo;est illustrée comme étant l&rsquo;une des plus féroces, l&rsquo;un des seuls « vrais » derbies des États-Unis.</p>
<h2>Fin et suite</h2>
<p style="text-align: justify">Entre 1981 et 1984, dernière saison avant la faillite de la NASL, les Rowdies perdent cette dynamique qui les a menés à plusieurs titres. En effet, s&rsquo;ils gagnent la division en 1980, ils terminent 4e ou 3e (sur 4) les années suivantes. Le rêve vert et jaune prend fin, tout comme la NASL, emportée par son ambition et sa mauvaise gestion.</p>
<p style="text-align: justify">Pourtant, le club ne meurt pas. D&rsquo;abord, il évolue en tant qu&rsquo;équipe indépendante. En 1986, les Rowdies jouent plusieurs matchs d&rsquo;une coupe privée Coca-Cola. Trois joueurs de l&rsquo;ère NASL subsistent, les autres ayant résilié leur contrat après la faillite de la ligue. Le reste de l&rsquo;équipe est composé de joueurs des <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Queens_Park_Rangers_Football_Club" target="_blank" rel="noopener">Queens Park Rangers</a>, invités pour l&rsquo;occasion.</p>
<p><figure id="attachment_20418" aria-describedby="caption-attachment-20418" style="width: 1024px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" loading="lazy" class="wp-image-20418 size-large" src="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/Rowdies-75-Road-Back-Alex-Pringle-Stewart-Jump-1024x858.jpg?x16177" alt="" width="1024" height="858" srcset="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/Rowdies-75-Road-Back-Alex-Pringle-Stewart-Jump-1024x858.jpg 1024w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/Rowdies-75-Road-Back-Alex-Pringle-Stewart-Jump-300x251.jpg 300w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/Rowdies-75-Road-Back-Alex-Pringle-Stewart-Jump-768x643.jpg 768w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/Rowdies-75-Road-Back-Alex-Pringle-Stewart-Jump-179x150.jpg 179w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/Rowdies-75-Road-Back-Alex-Pringle-Stewart-Jump.jpg 1405w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption id="caption-attachment-20418" class="wp-caption-text">Stewart Jump portant bien son nom</figcaption></figure></p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify">Ensuite, les Rowdies se reconvertissent en équipe de futsal, expérience qui ne dure que le temps de la saison 86-87. Finalement, de 88 à 93, Tampa rejoint l&rsquo;American Soccer League (ASL, puis APSL). Durant ces cinq années, l&rsquo;équipe gagne un seul trophée. Finalement, en 93, le club fait faillite. La cause de cet échec : le manque de ferveur et l&rsquo;arrivée massive d&rsquo;autres sports sur le marché tampaïen.</p>
<p style="text-align: justify">Comme les Cosmos, les Rowdies renaissent en 2010. S&rsquo;il participent d&rsquo;abord à la nouvelle version de la NASL, ils quittent ce championnat déchu en 2016 pour rejoindre l&rsquo;USL, nouveau 2e palier. Il n&rsquo;ont pour l&rsquo;instant qu&rsquo;un trophée à leur actif, le Soccer Bowl de 2012.</p>
<p style="text-align: justify">En 2016, les Rowdies créent la surprise en signant le milieu offensif Joe Cole. Pour sa première saison, l&rsquo;Anglais marque 9 buts.</p>
<p><figure id="attachment_20419" aria-describedby="caption-attachment-20419" style="width: 1024px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" loading="lazy" class="wp-image-20419 size-large" src="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/CidJW3PXAAAqg62-1024x707.jpg?x16177" alt="" width="1024" height="707" srcset="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/CidJW3PXAAAqg62-1024x707.jpg 1024w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/CidJW3PXAAAqg62-300x207.jpg 300w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/CidJW3PXAAAqg62-768x531.jpg 768w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/CidJW3PXAAAqg62-217x150.jpg 217w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/CidJW3PXAAAqg62.jpg 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption id="caption-attachment-20419" class="wp-caption-text">Joe Cole sous le maillot des Rowdies</figcaption></figure></p>
<h2>La MLS, un objectif difficile à atteindre</h2>
<p style="text-align: justify">Depuis 2016, les Rowdies briguent un accès dans la première ligue du soccer américain. Les pourparlers, initiés par l&rsquo;ancien président, ont été poursuivis par les nouveaux propriétaires. En effet, ce sont les Tampa Bay Rays (franchise de baseball) qui ont racheté le club en 2018. Ces derniers comptent bien réaffirmer leur volonté de rejoindre l&rsquo;élite, et aimeraient pour cela agrandir le <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Al_Lang_Stadium">Al Lang Stadium</a> à 18 000 places.</p>
<p style="text-align: justify">Mais la concurrence à l&rsquo;expansion MLS est rude. La Floride, qui compte déjà le Orlando City F.C., va bientôt voir émerger <a href="https://www.demivolee.com/2018/10/23/carnets-de-voyage-cap-sur-linter-miami-c-f/">la franchise de David Beckham, l&rsquo;Inter Miami C.F.</a> Un troisième club en Floride serait sans doute de trop aux yeux des dirigeants de la ligue. Les tampaïens ne peuvent désormais que croiser les doigts pour espérer revoir un jour leur club de coeur aux sommets.</p>
<p>Cet article <a rel="nofollow" href="https://www.demivolee.com/2018/11/13/carnets-de-voyage-tampa-bay-rowdies/">Carnets de voyage &#8211; Cap sur les Tampa Bay Rowdies</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://www.demivolee.com">Demivolée.com</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://www.demivolee.com/2018/11/13/carnets-de-voyage-tampa-bay-rowdies/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>664</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">20391</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Carnets de voyage &#8211; Cap sur le New York Cosmos</title>
		<link>https://www.demivolee.com/2018/11/06/carnets-de-voyage-new-york-cosmos/</link>
					<comments>https://www.demivolee.com/2018/11/06/carnets-de-voyage-new-york-cosmos/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Adrien]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 06 Nov 2018 06:00:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Autres championnats]]></category>
		<category><![CDATA[Dossiers Demivolée.com]]></category>
		<category><![CDATA[Carnets de voyage]]></category>
		<category><![CDATA[Headline]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.demivolee.com/?p=20292</guid>

					<description><![CDATA[<p>Votre série du mardi reste sur la côte est et s&#8217;intéresse cette fois-ci à New York. Ville cosmopolite, ville de football, aussi. Aujourd&#8217;hui, elle est <a class="mh-excerpt-more" href="https://www.demivolee.com/2018/11/06/carnets-de-voyage-new-york-cosmos/" title="Carnets de voyage &#8211; Cap sur le New York Cosmos">[...]</a></p>
<p>Cet article <a rel="nofollow" href="https://www.demivolee.com/2018/11/06/carnets-de-voyage-new-york-cosmos/">Carnets de voyage &#8211; Cap sur le New York Cosmos</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://www.demivolee.com">Demivolée.com</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><strong>Votre série du mardi reste sur la côte est et s&rsquo;intéresse cette fois-ci à New York. Ville cosmopolite, ville de football, aussi. Aujourd&rsquo;hui, elle est la seule de la conférence est de MLS à posséder deux franchises rivales. D&rsquo;un côté, le Red Bull New York. De l&rsquo;autre, le New York City F.C. des dirigeants de Manchester City. Pourtant, malgré des finances imposantes, ces deux équipes envient toujours le prestige d&rsquo;une troisième, disparue en 1985 puis rebootée en 2010 : les New York Cosmos. Voyageons dans le temps, à une époque étrange où le <em>soccer</em> américain était au sommet du monde.</strong></p>
<h2>Quand les États-Unis ne connaissaient pas Pelé&#8230;</h2>
<p style="text-align: justify">Comme la ville de Détroit, <a href="https://www.demivolee.com/2018/10/30/carnets-voyage-detroit-city-fc/" target="_blank" rel="noopener">visitée la semaine dernière</a>, le New York Cosmos (contraction de <em>Cosmopolitans)</em> a vécu la gloire et la déchéance. Le club naît en 1970 de l&rsquo;initiative du groupe Warner Communications. Il possédait à l&rsquo;époque Warner Brothers, DC Comics ou Atari. Le club évolue dès sa création en NASL, première ligue fondée deux ans auparavant. La NASL était alors divisée en groupes de quatre équipes. Les Cosmos faisaient partie de la Northern Division, aux côtés d&rsquo;équipes comme les Lancers de Rochester, les Metros de Toronto ou encore le Montréal Olympique. Le projet est très ambitieux : devenir au plus vite un géant du football mondial.</p>
<p style="text-align: justify">Durant les premières saisons, de 1970 à 74, les Cosmos enchaînent les bonnes performances. Malgré trois changements de stade (le Yankee Stadium, le Hofstra Stadium et le Downing Stadium), l&rsquo;équipe finit régulièrement dans les trois premiers. Elle gagne même le championnat de 1972 contre les Stars de Saint-Louis.</p>
<p style="text-align: justify">La star de l&rsquo;époque est l&rsquo;attaquant <a href="https://en.wikipedia.org/wiki/Randy_Horton" target="_blank" rel="noopener">Randy Horton</a> (rien à voir avec le catcheur), natif des Bermudes mais new-yorkais de cœur. En 71, à vingt-six ans, il rejoint les Cosmos. Il devient en quatre ans le meilleur buteur de l&rsquo;équipe avec vingt-neuf buts pour cinquante-et-une apparitions. Il est même nommé Most Valuable Player (MVP) en 1972.</p>
<p><figure id="attachment_20334" aria-describedby="caption-attachment-20334" style="width: 1024px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" loading="lazy" class="wp-image-20334 size-large" src="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/Cosmos-72-Road-Stan-Startzell-1024x667.jpg?x16177" alt="" width="1024" height="667" srcset="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/Cosmos-72-Road-Stan-Startzell-1024x667.jpg 1024w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/Cosmos-72-Road-Stan-Startzell-300x196.jpg 300w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/Cosmos-72-Road-Stan-Startzell-768x501.jpg 768w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/Cosmos-72-Road-Stan-Startzell-230x150.jpg 230w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/Cosmos-72-Road-Stan-Startzell.jpg 1350w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption id="caption-attachment-20334" class="wp-caption-text">Randy Horton embrassant la coupe</figcaption></figure></p>
<p style="text-align: justify">Pourtant, en 1974, tout semble s&rsquo;effondrer : les Cosmos finissent derniers de leur division. Alors, les dirigeants savent qu&rsquo;il est temps de mettre en œuvre leur plan secret. En effet, depuis la création de l&rsquo;équipe, le rêve du manager général, Clive Toye, est d&rsquo;attirer les meilleurs joueurs de tous les temps. <a href="https://www.demivolee.com/2018/10/15/dossier-trinche-carlovich-le-magicien-invisible/">Lorsqu&rsquo;El Trinche Carlovitch refuse leurs avances</a>, c&rsquo;est vers Pelé qu&rsquo;ils se tournent&#8230;</p>
<h2>Les incontournables Cosmos</h2>
<p style="text-align: justify">La signature de Pelé agit comme un tremblement de terre dans le monde du football et surtout dans le <em>soccer</em> américain. Elle est comparable à l&rsquo;arrivée, plus tard, <a href="https://www.demivolee.com/2018/10/23/carnets-de-voyage-cap-sur-linter-miami-c-f/" target="_blank" rel="noopener">d&rsquo;un certain David Beckham</a>. La star brésilienne a déjà trente-cinq ans. Elle obtient quand même un juteux contrat de deux ans et touche alors 1.4 millions de dollars par saison, du jamais vu dans le football et même dans le sport de haut niveau.</p>
<p style="text-align: justify">Le <em>soccer</em>, auparavant boudé du public et des médias, gagne subitement une popularité extrême. Dès 1975, New York et le monde portent les couleurs vert et blanc des Cosmos. Par exemple, le premier match de Pelé contre le Dallas Tornado est diffusé dans plus de vingt-deux pays. Le club doit accueillir plus de trois cents journalistes étrangers. Petite anecdote : la pelouse était en si mauvais état au Downing Stadium que le jardinier aurait été obligé de la peindre en vert.</p>
<p><iframe loading="lazy" class="youtube-player" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/1py_jEvCjLE?version=3&#038;rel=1&#038;showsearch=0&#038;showinfo=1&#038;iv_load_policy=1&#038;fs=1&#038;hl=fr-FR&#038;autohide=2&#038;wmode=transparent" allowfullscreen="true" style="border:0;" sandbox="allow-scripts allow-same-origin allow-popups allow-presentation"></iframe></p>
<p style="text-align: justify">Mais les propriétaires du club n&rsquo;en avaient pas fini là. Malgré leur nouvelle popularité, les Cosmos peinent à retrouver les sommets. Ils finissent 3e sur 4 en 1975. Les dirigeants font alors l&rsquo;acquisition d&rsquo;autres stars. En 1976, c&rsquo;est la légende Giorgio Chinaglia qui débarque outre-Atlantique. L&rsquo;ancien de la Lazio n&rsquo;a que vingt-huit ans et vit ses meilleures années de footballeur. Il expliquera plus tard que son choix fut alors motivé par l&rsquo;envie de quitter l&rsquo;Italie et Rome, où il subissait des menaces de mort de la part des supporters de la Roma.</p>
<p style="text-align: justify">La saison de 76 voit les Cosmos terminer 2e derrière une nouvelle équipe aux mêmes ambitions que New York, les Tampa Bay Rowdies, vainqueurs du championnat de 75. Chinaglia fait une très bonne saison et marque dix-neuf buts.</p>
<p style="text-align: justify">Mais c&rsquo;est en 77 que l&rsquo;histoire s&rsquo;écrit véritablement. Les Cosmos signent <a href="https://en.wikipedia.org/wiki/Carlos_Alberto_Torres" target="_blank" rel="noopener">Carlos Alberto</a>, compatriote de Pelé, et l&rsquo;Allemand Franz Beckenbauer, récent champion du monde avec l&rsquo;Allemagne de l&rsquo;Ouest. L&rsquo;engouement est total et la saison une ultime réussite. S&rsquo;ils finissent 2e derrière les Strikers de Fort-Lauderdale, les Cosmos accèdent tout de même aux playoffs.</p>
<p><figure id="attachment_20335" aria-describedby="caption-attachment-20335" style="width: 1024px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" loading="lazy" class="wp-image-20335 size-large" src="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/cosmos-1024x695.jpg?x16177" alt="" width="1024" height="695" srcset="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/cosmos-1024x695.jpg 1024w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/cosmos-300x204.jpg 300w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/cosmos-768x521.jpg 768w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/cosmos-221x150.jpg 221w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/cosmos.jpg 1600w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption id="caption-attachment-20335" class="wp-caption-text">La dream-team</figcaption></figure></p>
<p style="text-align: justify">Ils battent d&rsquo;abord leur premier rival floridien, les Rowdies, 3-0 et s&rsquo;imposent ensuite contre Fort-Lauderdale devant plus de 77 000 spectateurs (c&rsquo;est presque le double de leur chiffre moyen, situé autour des 40 000 spectateurs par match). Ils continuent ensuite les playoffs contre Rochester, puis disputent la finale contre Seattle. New York s&rsquo;imposera finalement 2-1.</p>
<h2>Les fans des années 80&#8230;</h2>
<p style="text-align: justify">Après une saison de folie et un titre bien mérité, Pelé annonce qu&rsquo;il prend sa retraite. Il a trente-sept ans. C&rsquo;est un vrai coup dur pour les Verts (les vrais, ceux de New-York), qui n&rsquo;ont pas de tête d&rsquo;affiche pour le remplacer. Chinaglia marque énormément, régulièrement plus de 30 buts après 78, mais cela ne semble plus suffire pour les fans et médias qui en veulent toujours plus.</p>
<p style="text-align: justify">De plus, l&rsquo;arrivée de stars à New York a mis une telle pression sur les autres clubs qu&rsquo;ils ont été, eux aussi, obligés de suivre le même modèle dépensier. Johan Cruyff, Eusébio, Gerd Muller et beaucoup de grands noms rejoignent la NASL.</p>
<p style="text-align: justify">Selon Jack Daley, président des Sockers de San Diego :</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify">Vouloir concurrencer les Cosmos était devenu à la mode. Chacun se devait d&rsquo;avoir son Pelé. Les entraîneurs parcouraient le monde à la recherches de pépites&#8230; Les prix ont monté.</p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify">Cette course au recrutement force les clubs à accumuler les stars et les empêche en même temps de se péréniser. On n&rsquo;investit ni dans les infrastructures, ni dans les contrats télévisés, ni dans les centres de formation. Il n&rsquo;était ainsi pas rare de voir les clubs allouer plus de 75% de leur budget aux salaires.</p>
<p style="text-align: justify">Colosse aux pieds d&rsquo;argile, la NASL voit très vite les limites de son modèle. Inévitablement, dès 1980, chaque club, un par un, fait faillite. D&rsquo;abord Houston, Washington et Rochester. Ensuite, Atlanta, Minnesota, Los Angeles et Calgary&#8230; Rapidement, la ligue se vide. En 1984, pour sa dernière saison avant sa faillite prévisible, elle ne compte plus que 9 équipes.</p>
<p><figure id="attachment_20336" aria-describedby="caption-attachment-20336" style="width: 1024px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" loading="lazy" class="size-large wp-image-20336" src="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/pele-1024x687.jpg?x16177" alt="" width="1024" height="687" srcset="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/pele-1024x687.jpg 1024w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/pele-300x201.jpg 300w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/pele-768x516.jpg 768w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/pele-223x150.jpg 223w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption id="caption-attachment-20336" class="wp-caption-text">Chinaglia et Pelé</figcaption></figure></p>
<p style="text-align: justify">New York, elle, persiste. Durant les dernières années de la NASL, les Cosmos amassent les trophées. Grâce à Chinaglia et Roberto Cabañas, ils terminent premiers de leur division de 78 à 83.</p>
<p style="text-align: justify">En 1984, dans un dernier effort pour relancer la ligue, les Cosmos font l&rsquo;acquisition de <a href="https://www.demivolee.com/2018/01/23/dossier-wladyslaw-zmuda-trait-dunion/" target="_blank" rel="noopener">Władysław Żmuda</a>, expérience qui se solde par un échec.</p>
<h2 style="text-align: justify">Disparition et reboot</h2>
<p style="text-align: justify">Comme une étoile filante, les Cosmos auront brillé avant de s&rsquo;éteindre. La société propriétaire, Warner Communications, subit les tentatives de rachat de l&rsquo;Austalien Rupert Murdoch. Elle est obligé de vendre deux de ses filiales : Atari et Global Soccer, Inc., qui s&rsquo;occupait alors des Cosmos. Ayant toujours voulu posséder un club en Amérique du Nord, Chinaglia décide de racheter le club. Seulement, il ne possède pas les mêmes ressources financières que son prédécesseur. Il se voit dans l&rsquo;obligation de se séparer de plusieurs gros contrats. L&rsquo;année 1984 sonne le glas des Cosmos, qui terminent bons derniers de leur division. Le club, tout comme la NASL sont dissouts la saison d&rsquo;après. Ils auront été, au final, dévorés par leur ambition.</p>
<p style="text-align: justify">Pendant vingt-cinq ans, les Cosmos n&rsquo;existant plus, les droits du club appartiennent à son dernier manager général. Peppe Pinton. Il refuse à plusieurs occasions de vendre ce qui reste du club aux potentiels repreneurs, de peur que l&rsquo;héritage et l&rsquo;image des Cosmos soient bafouées. En effet, la MLS, créée en 1993, n&rsquo;hésite pas à reprendre et exploiter les noms et identités d&rsquo;anciennes grandes équipes disparues.</p>
<p style="text-align: justify">Ce n&rsquo;est qu&rsquo;en 2009 que Pinton finit par céder. Il vend les droits entiers des Cosmos à un consortium mené par l&rsquo;ex vice-président de Tottenham, Paul Kemsley. En hommage aux belles années du club, Pelé devient président d&rsquo;honneur et Chinaglia ambassadeur. Kemsley engage aussi le sulfureux Eric Cantona en tant que directeur sportif, poste qu&rsquo;il quittera en 2012.</p>
<p style="text-align: justify">Le retour des Cosmos fait grand bruit dans la Big Apple. Le club est iconique et aimé dans le monde entier, Contrairement au Red Bull New York, club relativement sans histoire, les Cosmos représentent toute une génération dorée, mais aussi le plus gros gâchis du football moderne.</p>
<h2 style="text-align: justify">On meurt deux fois&#8230;</h2>
<p style="text-align: justify">La nouvelle direction du club veut tout d&rsquo;abord acheter une franchise de MLS. Son président, Seamus O&rsquo;Brian, est chargé de négocier avec le président de la MLS, Don Garber. Les deux hommes ne s&rsquo;entendent pas : le coût d&rsquo;entrée de 100 millions de dollars est jugé trop élevé. De plus, la MLS suit un modèle très particulier. C&rsquo;est elle qui possède les entiers droits de ses franchises et de leurs joueurs, et O&rsquo;Brian ne se voit pas abandonner ce qu&rsquo;ils ont lutté pour obtenir. Enfin, l&rsquo;absence de promotion et de relégation déplaît. O&rsquo;Brian décide finalement qu&rsquo;il est préférable pour les Cosmos de rentrer en NASL, restructurée en 2013.</p>
<p style="text-align: justify">Il n&rsquo;était alors pas impensable que l&rsquo;équipe fasse une ou deux saisons en NASL avant de migrer, comme l&rsquo;Impact de Montréal en 2011, vers la MLS. Un coup dur survient pourtant en 2013. La création du New York City F.C., club des émirats, anéantit la chance des Cosmos de migrer vers la MLS, deux franchises pour une seule ville étant jugé convenable.</p>
<p><figure id="attachment_20337" aria-describedby="caption-attachment-20337" style="width: 764px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" loading="lazy" class="wp-image-20337 size-large" src="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/Giorgio-Chinaglia-Cosmos-NY-1979-764x1024.png?x16177" alt="" width="764" height="1024" srcset="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/Giorgio-Chinaglia-Cosmos-NY-1979-764x1024.png 764w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/Giorgio-Chinaglia-Cosmos-NY-1979-224x300.png 224w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/Giorgio-Chinaglia-Cosmos-NY-1979-768x1029.png 768w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/Giorgio-Chinaglia-Cosmos-NY-1979-112x150.png 112w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/11/Giorgio-Chinaglia-Cosmos-NY-1979.png 993w" sizes="(max-width: 764px) 100vw, 764px" /><figcaption id="caption-attachment-20337" class="wp-caption-text">Chinaglia célébrant un énième but</figcaption></figure></p>
<p style="text-align: justify">Malgré ces mauvaises nouvelles, les Cosmos performent. Ils gagnent 3 Soccer Bowls, la coupe de la NASL. Ils signent même Raúl, tout droit débarqué du Réal Madrid. Ce schéma ne vous dit rien ? Le club reproduit les mêmes erreurs que trente ans auparavant. Si bien qu&rsquo;en 2016, il annonce des pertes de près de 30 millions de dollars depuis trois ans. Il se voit ainsi obligé de licencier plusieurs joueurs.</p>
<p style="text-align: justify">Le club ne meurt pas pour autant. Il est racheté par un magnat de l&rsquo;industrie télévisée, Rocco Commisso. Cet effort est vain : c&rsquo;est finalement la NASL, <a href="https://www.demivolee.com/2018/08/16/dossier-le-soccer-reveiller-le-geant-assoupi/">dépossédée du rang de 2e division</a>, qui annonce qu&rsquo;elle ne jouera pas la saison 2017.</p>
<p style="text-align: justify">Désormais, les Cosmos et tous leurs fans dispersés à travers le monde sont dans l&rsquo;attente. L&rsquo;attente d&rsquo;une restructuration fondamentale du système américain, qui aura vu en quelques décennies des centaines de clubs et de ligues disparaître. Malgré la phrase du philosophe, qui dira que « la seule certitude dans la vie, c&rsquo;est la mort », il semblerait qu&rsquo;il existe une salvation possible du soccer américain dans la pérennisation de ses ligues. À méditer.</p>
<p>Cet article <a rel="nofollow" href="https://www.demivolee.com/2018/11/06/carnets-de-voyage-new-york-cosmos/">Carnets de voyage &#8211; Cap sur le New York Cosmos</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://www.demivolee.com">Demivolée.com</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://www.demivolee.com/2018/11/06/carnets-de-voyage-new-york-cosmos/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>127</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">20292</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Carnets de voyage &#8211; Cap sur le Detroit City F.C.</title>
		<link>https://www.demivolee.com/2018/10/30/carnets-voyage-detroit-city-fc/</link>
					<comments>https://www.demivolee.com/2018/10/30/carnets-voyage-detroit-city-fc/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Adrien]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 30 Oct 2018 06:00:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Autres championnats]]></category>
		<category><![CDATA[Dossiers Demivolée.com]]></category>
		<category><![CDATA[Carnets de voyage]]></category>
		<category><![CDATA[Headline]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.demivolee.com/?p=20165</guid>

					<description><![CDATA[<p>Chaque semaine, une histoire. Pour ce deuxième épisode de Carnets de voyage, votre série du mardi, nous mettons le cap sur Détroit. C’est dans cette <a class="mh-excerpt-more" href="https://www.demivolee.com/2018/10/30/carnets-voyage-detroit-city-fc/" title="Carnets de voyage &#8211; Cap sur le Detroit City F.C.">[...]</a></p>
<p>Cet article <a rel="nofollow" href="https://www.demivolee.com/2018/10/30/carnets-voyage-detroit-city-fc/">Carnets de voyage &#8211; Cap sur le Detroit City F.C.</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://www.demivolee.com">Demivolée.com</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><strong>Chaque semaine, une histoire. Pour ce deuxième épisode de Carnets de voyage, votre série du mardi, nous mettons le cap sur Détroit. C’est dans cette ville du Michigan qui traverse depuis plusieurs années une crise extrême que se trouve le club amateur le plus populaire des États-Unis. Découvrons ensemble cette initiative sportive et sociale dévouée à revaloriser une communauté en déroute. Comme d’habitude, une playlist contextuelle est disponible en fin d’article.</strong></p>
<h2>De <em>Motown</em> à <em>No-town</em></h2>
<p style="text-align: justify">Détroit est une de ces villes dont l&rsquo;histoire fascine. Elle représente l’exemple parfait d&rsquo;un essor fulgurant suivi d&rsquo;un déclin inévitable.</p>
<p style="text-align: justify">Au début du siècle dernier, Détroit fait partie des grandes ville industrielles du Midwest. Proche de mines de fer et située à côté du des Grands Lacs et du Saint-Laurent, elle est le pôle parfait pour la construction de navires. Mais ce qui va lui octroyer ses lettres de noblesse, c’est l’automobile. Elle devient rapidement le berceau d’entreprises comme Ford, General Motors, Dodge et bien d’autres. Si bien que Détroit obtiendra très vite le surnom de « The Motor City », ou « Motown ».</p>
<p><figure id="attachment_20167" aria-describedby="caption-attachment-20167" style="width: 1024px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" loading="lazy" class="wp-image-20167 size-large" src="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/10/4a10541a-1024x801-1024x801.jpg?x16177" alt="" width="1024" height="801" srcset="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/10/4a10541a-1024x801.jpg 1024w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/10/4a10541a-1024x801-300x235.jpg 300w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/10/4a10541a-1024x801-768x601.jpg 768w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/10/4a10541a-1024x801-192x150.jpg 192w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption id="caption-attachment-20167" class="wp-caption-text">Détroit dans les années 1910</figcaption></figure></p>
<p style="text-align: justify">C’est grâce à cette industrie en pleine explosion que Détroit va voir sa population grimper de manière frénétique. En 1929, elle compte un million et de mi d’habitants. En 1950, près de deux millions. Elle est ainsi propulsée au quatrième rang des villes américaines. Si on s’y installe en masse, c’est parce que l’automobile permet des emplois nombreux, stables et bien payés.</p>
<p style="text-align: justify">Mais les histoires de fortune finissent mal en général. Détroit subit depuis les années 1970 une crise sans précédents dont on ne semble toujours pas voir la fin.</p>
<p style="text-align: justify">Tout commence en 1967 avec <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89meutes_de_1967_%C3%A0_D%C3%A9troit">une série d’émeutes raciales</a> visant les populations noires ayant migré depuis le sud. Détroit est délaissée par les familles blanches (ainsi que les entreprises) qui vont déménager dans les banlieues. Ce changement démographique radical va entraîner de nombreuses dissensions sociales.</p>
<p style="text-align: justify">Ensuite, c’est le déclin du secteur automobile qui va être le coup de grâce. En effet, après le choc pétrolier de 1973, qui déjà représente un frein à la croissance, certains facteurs vont enrayer la mécanique. L’arrivée de la concurrence japonaise, l’hostilité syndicale et les délocalisations seront les principales raisons de cette déroute. La crise est telle que, en 2009, General Motors doit déposer le bilan. Seule la nationalisation pourra la sauver.</p>
<p style="text-align: justify">Résultat, en vingt ans, depuis les années 2000, Détroit perd plus de la moitié de sa population, notamment les familles blanches. La ville ne possède aujourd’hui plus que sept-cent-mille habitants. 80% d&rsquo;entre-eux sont afro-américains. Le salaire médian (par année) est de 26 000 dollars, plus de deux fois moins que celui du reste des États-Unis.</p>
<p><figure id="attachment_20168" aria-describedby="caption-attachment-20168" style="width: 1024px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" loading="lazy" class="wp-image-20168 size-large" src="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/10/Detroit-is-Decomposing_Plaid-Zebra-1024x682-1024x682.jpg?x16177" alt="" width="1024" height="682" srcset="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/10/Detroit-is-Decomposing_Plaid-Zebra-1024x682.jpg 1024w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/10/Detroit-is-Decomposing_Plaid-Zebra-1024x682-300x200.jpg 300w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/10/Detroit-is-Decomposing_Plaid-Zebra-1024x682-768x512.jpg 768w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/10/Detroit-is-Decomposing_Plaid-Zebra-1024x682-225x150.jpg 225w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption id="caption-attachment-20168" class="wp-caption-text">Un des nombreux bâtiments abandonnés de la ville</figcaption></figure></p>
<p style="text-align: justify">La chute est telle que Détroit, avec ses 18.5 milliards de dollars de dettes, doit déclarer faillite en 2013. Aujourd&rsquo;hui, la ville fantôme cherche tant bien que mal à se reconstruire au milieu des ruines.</p>
<h2>Somewhere There’s Music</h2>
<p style="text-align: justify">Si l’enfer est économique, le paradis est culturel. Ainsi, impossible de parler de Détroit sans parler de sa culture extrêmement riche. Alors que rien ne va, les arts plastiques et surtout la musique, germent et fleurissent.</p>
<p style="text-align: justify">Ainsi on trouve à Détroit le fameux <a href="http://www.motownrecords.com/"><em>Motown Records</em></a>, label légendaire d’artistes soul tels que The Jackson Five, Diana Ross, Marvin Gaye, Stevie Wonder, The Temptations, The Pointer Sisters et bien d’autres.</p>
<p style="text-align: justify">Toujours dans le domaine musical, du côté de l’underground cette fois-ci, Détroit voit la naissance de beaucoup de mouvements rock, punk, mais surtout techno : Juan Atkins, Derrick May, Kevin Saunderson, Carl Craig ou encore Jeff Mills, viennent de Détroit et revendiquent cette appartenance.</p>
<p><figure id="attachment_20169" aria-describedby="caption-attachment-20169" style="width: 1024px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" loading="lazy" class="wp-image-20169 size-large" src="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/10/5b5765ee34ee7.image_-1024x693.jpg?x16177" alt="" width="1024" height="693" srcset="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/10/5b5765ee34ee7.image_-1024x693.jpg 1024w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/10/5b5765ee34ee7.image_-300x203.jpg 300w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/10/5b5765ee34ee7.image_-768x520.jpg 768w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/10/5b5765ee34ee7.image_-222x150.jpg 222w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/10/5b5765ee34ee7.image_.jpg 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption id="caption-attachment-20169" class="wp-caption-text">Entrée du Detroit Institue of Arts</figcaption></figure></p>
<p style="text-align: justify">Dans le domaine des arts, Détroit est connue pour avoir une des plus belles collections au monde, exposée dans son <a href="https://www.dia.org/">Institut des Arts.</a> On y trouve des van Gogh, Matisse, Monet, Degas, Odilon Redon, Cézanne, Gauguin et autres Rousseau. En 2014, la ville songe même à vendre 5% de sa collection, pour un montant de 900 millions de dollars.</p>
<h2>L’Esprit de Détroit…</h2>
<p style="text-align: justify">C’est dans ce contexte difficile que cinq amis décident en 2012, à la table d’un bar, de créer un club. Leur but, ériger dans le paysage sportif une initiative locale permettant de rassembler la communauté autour d’un emblème commun.</p>
<p style="text-align: justify">Cet emblème, c&rsquo;est la célèbre statue de la ville : « The Spirit of Detroit ».</p>
<p><figure id="attachment_20170" aria-describedby="caption-attachment-20170" style="width: 1024px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" loading="lazy" class="wp-image-20170 size-large" src="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/10/shutterstock_1057613066.0-1024x683.jpg?x16177" alt="" width="1024" height="683" srcset="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/10/shutterstock_1057613066.0-1024x683.jpg 1024w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/10/shutterstock_1057613066.0-300x200.jpg 300w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/10/shutterstock_1057613066.0-768x512.jpg 768w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/10/shutterstock_1057613066.0-225x150.jpg 225w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/10/shutterstock_1057613066.0.jpg 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption id="caption-attachment-20170" class="wp-caption-text">La statue de la ville : « The Spirit of Detroit »</figcaption></figure></p>
<p style="text-align: justify">Le club connaît ainsi des débuts modestes : les propriétaires et leurs familles organisent tout, de la vente des billets à la maintenance du stade. Mais le projet local plaît aux habitants : en quelques mois, ce ne sont pas des centaines de spectateurs, mais des milliers (jusqu&rsquo;à 7000) qui viennent voir les matchs. Le moyenne de la NPSL ? À peine un millier par match.</p>
<p style="text-align: justify">Le Detroit City F.C. arrive donc rapidement à bâtir une équipe semi-professionnelle en NPSL, le quatrième niveau du soccer américain. Lors de leur première saison, ils finissent deuxième de la conférence des Grands lacs. En 2013, avec leur nouveau coach Ben Pirmann, ils finissent premier, au terme d&rsquo;une superbe saison sans défaite. En 2017, ils gagnent même le championnat du Midwest. Depuis, le Detroit City F.C. enchaîne les bons résultats, toujours sous la tutelle de leur entraîneur que les supporters nomment « César ».</p>
<p><figure id="attachment_20171" aria-describedby="caption-attachment-20171" style="width: 1024px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" loading="lazy" class="wp-image-20171 size-large" src="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/10/20170506-DSC_1090-1024x683.jpg?x16177" alt="" width="1024" height="683" srcset="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/10/20170506-DSC_1090.jpg 1024w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/10/20170506-DSC_1090-300x200.jpg 300w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/10/20170506-DSC_1090-768x512.jpg 768w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/10/20170506-DSC_1090-225x150.jpg 225w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption id="caption-attachment-20171" class="wp-caption-text">L&rsquo;équipe en 2017</figcaption></figure></p>
<p style="text-align: justify">Comme beaucoup d’autres clubs, le DCFC suit un modèle participatif. Cet investissement des supporters est représenté par la devise du club : « passion pour notre ville, passion pour le jeu ». Parmi ses initiatives, des missions philanthropiques de soutien aux communautés de Détroit. Ainsi, chaque saison, le club organise un match amical dont les revenus sont entièrement reversés à une association caritative. Ces matchs amicaux, les dirigeants les organisent contre des équipes ayant la même philosophie qu&rsquo;eux, tournée vers les supporters : St. Pauli, Frosinone, <a href="https://www.demivolee.com/2018/08/23/dossier-le-fc-united-of-manchester-berceau-du-foot-populaire/" target="_blank" rel="noopener">FC United of Manchester</a>… Le club est aussi le premier à avoir porté les couleurs du drapeau arc-en-ciel en soutien aux communautés LGBT.</p>
<h2><strong>…L’Esprit Ultra</strong></h2>
<p style="text-align: justify">Le principal groupe de supporter, <a href="https://twitter.com/NGSDetroit" target="_blank" rel="noopener">The Northern Guard</a> est un incontournable lorsqu’il s’agit du DCFC. Véritable anomalie dans le paysage de la NPSL, il représente <a href="https://www.demivolee.com/2017/12/13/ultras-autopsie-supporters-decries/" target="_blank" rel="noopener">cet esprit ultra beaucoup critiqué aujourd&rsquo;hui</a>, et n’a pas peur des chants, des fumigènes et des banderoles. Organisé autour d’une identité antifasciste, antiraciste et anti-homophobe, ils rejoignent ainsi beaucoup de groupes de supporters de clubs réputés « de gauche » : Sankt Pauli, Livourne, Marseille… Le punk, la techno, la culture antifa sont leur identité : subversive. Selon Drew Gentry, co-fondateur et capo de la Northern Guard, s&rsquo;adressant aux supporters :</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify">Vous êtes exactement tout ce que la société déteste dans le soccer, voilà pourquoi vous êtes parfaits pour ce club.</p>
</blockquote>
<p><figure id="attachment_20174" aria-describedby="caption-attachment-20174" style="width: 1024px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" loading="lazy" class="wp-image-20174 size-large" src="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/10/Keyworthopener2.0-1024x683.jpg?x16177" alt="" width="1024" height="683" srcset="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/10/Keyworthopener2.0-1024x683.jpg 1024w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/10/Keyworthopener2.0-300x200.jpg 300w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/10/Keyworthopener2.0-768x512.jpg 768w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/10/Keyworthopener2.0-225x150.jpg 225w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/10/Keyworthopener2.0.jpg 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption id="caption-attachment-20174" class="wp-caption-text">La Northern Guard durant un match</figcaption></figure></p>
<p style="text-align: justify">Mais, depuis peu, la ville, le club et ses supporters sont au cœur d’un débat concernant la MLS. Détroit est en effet l&rsquo;une des grandes villes encore sans franchise MLS. Le dernier club professionnel de la ville, les Detroit Wheels, avait déjà tenté en 1995 de monter de l’USISL (maintenant USL) vers la MLS. Mais sans succès, à cause d’un manque de soutien populaire. Désormais, c’est une fondation privée qui cherche à relancer une franchise professionnelle à Détroit. Elle est menée par deux milliardaires : Dan Gilbert et Tom Gores.</p>
<p style="text-align: justify">Ce projet est bien sûr vu avec beaucoup de sarcasme chez les quelques milliers de supporters du DCFC. Selon Ken Butcher, l’un des fondateurs de la Northern Guard,</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify">Une équipe de Détroit qui ne serait pas le DCFC ? ça ne va pas marcher. Elle n’aurait aucune âme.</p>
</blockquote>
<p><figure id="attachment_20175" aria-describedby="caption-attachment-20175" style="width: 1024px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" loading="lazy" class="wp-image-20175 size-large" src="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/10/Untitled-1024x680.png?x16177" alt="" width="1024" height="680" srcset="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/10/Untitled-1024x680.png 1024w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/10/Untitled-300x199.png 300w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/10/Untitled-768x510.png 768w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/10/Untitled-226x150.png 226w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption id="caption-attachment-20175" class="wp-caption-text">L&rsquo;utilisation de fumigènes est courante chez les supporters</figcaption></figure></p>
<p style="text-align: justify">Malgré cette réticence de la part de la population locale, le projet de franchise MLS est en bonne course pour l’expansion de 2020, cela malgré avoir été battu par le F.C. Cincinnati pour l&rsquo;année 2019 à cause d’une histoire de stade. En effet, le Ford Field, enceinte choisie par les deux investisseurs ne convenait pas aux volontés de la MLS. Trop grand, un peu plus de 80 000 places assises, et partagé avec d&rsquo;autres équipes de football américain et de basket.</p>
<p style="text-align: justify"><a href="https://www.crainsdetroit.com/article/20180603/news/662536/detroit-and-major-league-soccer-what-went-wrong" target="_blank" rel="noopener">Interrogé par Crain’s,</a> un expert anonyme pense que Détroit sera malgré tout la prochaine expansion de la MLS. « Le marché de Détroit est plus ou moins un must. C’est un marché national très grand. Détroit est et sera toujours plus lucratif que Cincinnati. » Il se peut même que la ligue accepte de se plier aux volontés des investisseurs.</p>
<p><figure id="attachment_20172" aria-describedby="caption-attachment-20172" style="width: 1024px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" loading="lazy" class="wp-image-20172 size-large" src="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/10/detroit-city-fans-vs-crewjpg-e68d5b6357140471-1024x685.jpg?x16177" alt="" width="1024" height="685" srcset="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/10/detroit-city-fans-vs-crewjpg-e68d5b6357140471-1024x685.jpg 1024w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/10/detroit-city-fans-vs-crewjpg-e68d5b6357140471-300x201.jpg 300w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/10/detroit-city-fans-vs-crewjpg-e68d5b6357140471-768x514.jpg 768w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/10/detroit-city-fans-vs-crewjpg-e68d5b6357140471-224x150.jpg 224w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/10/detroit-city-fans-vs-crewjpg-e68d5b6357140471.jpg 2048w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption id="caption-attachment-20172" class="wp-caption-text">Le surnom « Le Rouge », référence au fleuve qui traverse la ville, sur les écharpes</figcaption></figure></p>
<p style="text-align: justify">En attendant d’avoir à lutter contre une potentielle franchise dans la même ville, le DCFC veut tout faire pour passer professionnel et asseoir sa présence dans la communauté. Si cette évolution se réalise, probablement lors de la saison 2019, cela devrait se faire dans une autre ligue que la NPSL.</p>
<p><figure id="attachment_20173" aria-describedby="caption-attachment-20173" style="width: 1007px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" loading="lazy" class="wp-image-20173 size-large" src="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/10/Dpjocv_XcAIz2v8-1007x1024.jpg?x16177" alt="" width="1007" height="1024" srcset="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/10/Dpjocv_XcAIz2v8-1007x1024.jpg 1007w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/10/Dpjocv_XcAIz2v8-295x300.jpg 295w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/10/Dpjocv_XcAIz2v8-768x781.jpg 768w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/10/Dpjocv_XcAIz2v8-147x150.jpg 147w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/10/Dpjocv_XcAIz2v8.jpg 1462w" sizes="(max-width: 1007px) 100vw, 1007px" /><figcaption id="caption-attachment-20173" class="wp-caption-text">Une ambiance que la MLS envierait très certainement</figcaption></figure></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Retrouvez l&rsquo;épisode précédent de Carnets de voyage, sur Miami, <a href="https://www.demivolee.com/2018/10/23/carnets-de-voyage-cap-sur-linter-miami-c-f/">ici</a>.</p>
<p>&nbsp;</p>
<hr />
<p>En supplément, la playlist de la semaine dédiée à la diversité musicale détroitienne.</p>
<p><iframe loading="lazy" class="youtube-player" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/KNi8aW8Nf6s?version=3&#038;rel=1&#038;showsearch=0&#038;showinfo=1&#038;iv_load_policy=1&#038;fs=1&#038;hl=fr-FR&#038;autohide=2&#038;wmode=transparent&#038;listType=playlist&#038;list=PL8Wqchk2RYtDCQebhnmhxyHxOkhOwnGe7" allowfullscreen="true" style="border:0;" sandbox="allow-scripts allow-same-origin allow-popups allow-presentation"></iframe></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Cet article <a rel="nofollow" href="https://www.demivolee.com/2018/10/30/carnets-voyage-detroit-city-fc/">Carnets de voyage &#8211; Cap sur le Detroit City F.C.</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://www.demivolee.com">Demivolée.com</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://www.demivolee.com/2018/10/30/carnets-voyage-detroit-city-fc/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>465</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">20165</post-id>	</item>
	</channel>
</rss>

<!--
Performance optimized by W3 Total Cache. Learn more: https://www.boldgrid.com/w3-total-cache/

Mise en cache de page à l’aide de disk: enhanced 
Chargement différé (feed)

Served from: www.demivolee.com @ 2026-04-21 03:54:39 by W3 Total Cache
-->