« Villes de football » était la série de l’été sur demivolee.com. Entre correspondances dans les aéroports, longs voyages en voiture et en train, la rédaction vous faisait découvrir comment bat le football au sein de plusieurs villes emblématiques. Alors pendant les fêtes de fin d’année, retour sur la saison.

Tout avait commencé avec un atterrissage en catastrophe à Buenos Aires. L’aéroport international Ministro-Pistarini d’Ezeiza, au sud-sud-ouest de Buenos Aires n’était visiblement pas prêt à recevoir nos équipes. Un café, un croissant, une bouteille de whisky et un taxi appelé le long de la rocade et Buenos Aires se dessine un peu mieux. La rivalité entre River et Boca ne doit pas faire oublier que dans cette ville, le football est une raison de vivre, une raison d’être, une raison d’exister. La majestueuse ville remplie d’images était la première de nos villes de football.

Faire repartir le compteur

La deuxième, c’était Montevideo. Schéma similaire, avec un avion cahotant qui se pose sur la piste pas trop mal entretenue. Le reporter tout terrain ouvre Google Maps et se sert un ou deux verres de vodka. Un thé à la main, il arpente le paysage footballistique local, se rend compte de la prégnance de l’amour pour le football à chaque coin de rue, se ressert une vodka polonaise, parle de Montevideo et de son amour pour le ballon rond. Montevideo, audacieuse et splendide, est une ville de football, la deuxième de notre parcours.

C’est sous le chaud soleil italien que la série faisait découvrir Rome à ses lecteurs. Rome, cité éternelle, coupée en deux par la rivalité entre le club lazial et la cité rouge sang de Francesco Totti. Un périple qui se termine autour d’une table d’un petit restaurant et de quelques bouteilles de Chianti descendues. Une petite focaccia grignotée en discutant avec le patron, et l’avion repart.

Sur la corde raide

Un peu éméché, le pilote dirigeait son appareil en perdition vers Amsterdam, la nébuleuse. Dans des volutes de fumée, le reporter intrépide quittait la chaleur des coffee-shops, un irish coffee à la main pour découvrir la richesse historique de la ville, la puissance qui se dégage des différentes institutions, amateures, défuntes, vivantes, en première division comme l’Ajax. Les stades auront permis de se reposer quelques instants avant de reprendre à nouveau la route.

A bord d’un ferry-boat, l’équipe rejoint l’Angleterre, puis traverse le pays vers le nord à bord d’un train sans billet. Le contrôleur est évité par des passages aux toilettes et Liverpool devient escale. Une escale pleine de football, pleine de vie, pleine de puissance. La précieuse cité est plus qu’une ville : c’est l’essence du football populaire.

Et l’avion réparé permettait d’aller se poser dans la banlieue de Santiago du Chili. Un traquenard où le pisco est bon marché. Des beaux matchs, bien sûr, mais aussi beaucoup d’alcool, de dépression, d’amour, de sang, d’argent. Colo-Colo, le chef indien, veille encore sur la ville, et permet de faire parler le football.

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« C'est la marche funèbre des cendres que voici. À côté de celles de Carnot avec les soldats de l'an II, de celles de Victor Hugo avec les Misérables, de celles de Jaurès veillées par la Justice, qu'elles reposent avec leur long cortège d'ombres défigurées ». (André Malraux)