Dos Santos : “Il me tardait de retrouver le terrain”

AS Monaco
AS Monaco

Manuel Dos Santos est l’entraîneur d’une des équipes de jeunes de l’AS Monaco. Comme Ziani, c’est un ancien du club. Il était interviewé. Retrouvons ses propos.

Comment la passion pour le football vous est-elle venue ?

Dos Santos : Ma passion pour le football est venue dès le plus jeune âge… Je me souviens de photos chez mes parents où je marchais à peine et j’avais déjà un ballon dans les mains. C’est un contexte familial. Ma mère a quatre frères. Tous ont joué au foot… alors j’ai suivi !

Quel a été l’événement le plus marquant lors de votre carrière en tant que joueur professionnel ?

Dos Santos : Il est difficile d’en détacher un donc j’en citerais trois. Le premier match en tant que joueur professionnel avec l’AS Monaco à Nice, le match contre Newcastle quand j’étais à Marseille en Coupe d’Europe, et enfin mon premier but en Ligue 1 contre Sedan avec l’OM, tout simplement car il n’y en a pas eu beaucoup… (rires).

Vous êtes passé par Montpellier, l’OM, Benfica. Et vous voilà de retour à l’AS Monaco en 2010, mais cette-fois-ci, avec l’uniforme de l’entraîneur. Pourquoi ?

Dos Santos : Ma carrière professionnelle a débuté en 1995 avec l’AS Monaco, mais mon histoire avec la Principauté a commencé bien plus tôt car j’ai signé ma première licence à l’âge de 5 ans avec la section amateur monégasque. J’ai connu toutes les catégories amateur au sein de l’AS Monaco jusqu’au “juniors” (aujourd’hui U19) en intégrant de temps en temps le centre de formation. J’ai eu la chance d’avoir un entraîneur qui exerçait au centre et avec la section amateur. Il m’a ainsi repéré, puis intégré progressivement au centre de formation.

C’est donc un juste retour des choses de pouvoir revenir et partager mon expérience avec les jeunes qui sont à la place que j’occupais il y a 20 ans. Il est toujours difficile de faire le deuil de sa carrière. Il m’a fallu entre six mois et un an pour vraiment tourner la page… On s’aperçoit que le football manque, il me tardait de retrouver le terrain, mais dans un autre rôle. Étant quelqu’un de prévoyant, j’ai commencé à passer mes diplômes sur ma fin de carrière. Je savais que l’inactivité ne me correspondrait pas ! Depuis tout petit, je suis quelqu’un qui aime le mouvement.

Quel message délivrez-vous à vos joueurs pour les encourager quotidiennement ou avant un match ?

Dos Santos : Notre rôle est de les orienter, de les faire réfléchir en leur répétant tous les jours qu’il faut travailler. Il faut que ce soit ancré en eux. L’expérience que j’ai emmagasiné durant ma carrière pro (338 matchs de L1), mon vécu, m’apportent une certaine légitimité auprès des garçons… De plus, ce qu’on leur apporte au quotidien pour régler certains problèmes de jeu par exemple, permettent un bon fonctionnement sur la durée. Je leur dis souvent que les années centre de formation restent inoubliables et que ce sont des moments très importants dans une carrière, dans une vie.

Quelles sont les principaux atouts pour être un bon formateur ?

Dos Santos : Il faut savoir être à l’écoute des jeunes. Ils mûrissent à toute vitesse. Et dans 5 ans ils ne seront plus les mêmes. Il faut être à l’écoute des générations et avoir un grand pouvoir d’adaptation, savoir évoluer avec les jeunes au quotidien afin de pouvoir mieux les comprendre sur le terrain et de trouver cette motivation pour arriver à les amener vers un monde professionnel très atypique.

Comment envisagez-vous l’avenir ?

Dos Santos : Progresser en temps qu’entraîneur pour continuer à aider et accompagner les joueurs à franchir ce cap très délicat entre la formation et le monde professionnel.

Propos de Dos Santos via ASM
A propos NSOL 433 Articles
“La liberté d'écrire et de parler impunément marque soit l'extrême bonté du prince, soit le profond esclavage du peuple : on ne permet de dire qu'à celui qui ne peut rien.” (Diderot)