Samedi, c’est la finale de la Ligue des Champions 2018. Le Real Madrid et Liverpool s’affronteront à Kiev, dans ce qui sera un remake de la finale 1981. En effet, il y a trente-sept ans, les deux équipes s’affrontaient au Parc des Princes, dans ce qui fut la 26ème finale de l’histoire. Back in the day et zoom sur ce Real Madrid-Liverpool qui n’a pas été traité l’année dernière dans notre série des finales mythiques. Et on comprend pourquoi ! 

Real Madrid-Liverpool : Les parcours des deux équipes

Avant de s’affronter, les finalistes avaient dû écarter quatre équipes dans des matches aller-retour à élimination direct. Liverpool a eu un parcours assez facile jusqu’en demi-finales. Le champion d’Angleterre a tour à tour éliminé les finlandais de l’OPS Oulu avec un cinglant 10-1 pour les Reds à Anfield. L’Aberdeen FC d’un certain Sir Alex Ferguson au tour suivant et le CSKA Sofia en quarts.

C’est donc en demi-finales que les choses se sont corsées pour les hommes de Bob Paisley. Les Liverpuldiens ont dû batailler dur pour arracher leur qualification au dépend du Bayern Munich. En effet, après un match nul et vierge à Liverpool, un match nul 1-1 en Allemagne a suffit au bonheur du double vainqueur de la compétition. Dès lors, Liverpool s’apprête à disputer sa troisième finale en cinq ans.

A cette époque, la Coupe des Clubs Champions était sous domination anglaise. Le Liverpool FC en 1977 et 1978, puis Nottingham Forest en 1979 et 1980 furent les vainqueurs de la coupe aux grandes oreilles.

Du côté du Real, la route vers la finale fut, là aussi, relativement facile jusqu’aux demi-finales. Les Merengues ont commencé leur campagne par une qualification contre les irlandais du Limerick FC. Puis ensuite, les hongrois du Budapest Honvéd et le Spartak Moscou en quarts de finale ont été sortis par la maison blanche. Les hommes de Vujadin Boškov durent se défaire de l’Inter de Milan pour accéder à leur première finale depuis leur victoire en 1966.

Le match du 27 mai 1981

Alors que les 22 joueurs attendaient pour rentrer sur le terrain, les joueurs de Liverpool eurent une chose pas banale à faire. En effet, le diffuseur de la finale interdisait la diffusion du logo du maillot. Ainsi, les Reds furent obligé de coller du sparadrap blanc sur le logo Umbro de leur maillot.

Après ce bref instant de flottement, le coup d’envoi est sifflé à 20h15 par l’arbitre. De suite, les hommes de la Mersey mettent le pied sur la ballon et dominent le Real Madrid. Malgré des tentatives de Kennedy et Souness bien stoppées par Agustin, le gardien madrilène, le score reste de 0-0.

A défaut de voir du spectacle sur le terrain, il faut se tourner vers les tribunes du Parc des Princes pour voir du spectacle. En effet, après avoir « animés » Paris, les supporters anglais ont fait le show du côté de la tribune Auteuil.

En deuxième mi-temps, le Real a enfin l’occasion de prendre l’avantage. Lancé dans la profondeur, Camacho, l’arrière gauche de Madrid, se retrouve seul devant Clemence, le gardien de Liverpool. Le portier des Reds, avancé à la limite de sa surface de réparation, voit le lob du numéro 3 filer au dessus de ses buts. Le match perd le peu d’intensité qu’il avait et à ce rythme, ce sont les prolongations et les tirs au but qui se profilent.

La fin de match

Alors que le match entre dans sa 82ème minute, les champions d’Angleterre obtiennent une touche non loin du poteau de corner adverse. C’est le milieu Ray Kennedy qui joue cette remise en jeu. Ce dernier expédie le ballon aux abords de la surface et c’est son homonyme, Alan Kennedy, qui le récupère. Sur son contrôle de la poitrine, l’arrière gauche élimine Stielike, rentre dans la surface et profite de l’erreur de Cortès. En effet le numéro 2 se troue et rate le ballon sur son dégagement ce qui permet à Kennedy de se présenter face à Agustín. Le défenseur gauche ne se fait pas prier et place une frappe croisée qui trompe le gardien.

Ça fait 1-0 pour Liverpool et on ne voit pas comment le Real Madrid peut revenir. Et en effet, le sextuple vainqueur de la compétition ne reviendra pas. Il frôlera même le 2-0 quelques minutes après l’ouverture du score.

Après le match

Coup de sifflet final, le Liverpool FC remporte sa troisième Coupe des Club Champions en cinq ans grâce à Alan Kennedy. Pour la petite histoire, A. Kennedy ne devait pas jouer cette finale. L’arrière gauche s’était fracturé le poignet lors de la demi-finale aller contre le Bayern de Munich. Alors qu’une indisponibilité de dix semaines était annoncée, il fut titulaire à sa grande surprise. Il déclara même après le match :

C’était un choc pour moi. Je n’étais pas préparé mentalement pour jouer ce match. J’ai joué avec un bout de métal attaché à mon poignet. C’était encombrant et lourd.

Malgré une troisième C1 in the pocket, les Reds furent distancés en championnat. A l’issue de la saison, ils finissent cinquièmes à neuf points du champion Aston Villa, qui remporta la Coupe des Clubs Champions la saison suivante. Et oui, domination anglaise on vous a dit.

De son côté, le Real Madrid perd lui aussi le championnat, mais de manière beaucoup plus étriquée. La Casa Blanca termine à égalité de point avec la Real Sociedad. Mais la différence de but particulière entre les deux équipes détermine le champion.

Ainsi, cette finale à Kiev le 26 mai aura des airs de revanche. Les madrilènes espéreront arracher leurs treizième Ligue des Champions. Les hommes de Klopp, eux, tenteront de répéter l’histoire et remporter la sixième C1 de l’histoire du club.

Si vous voulez voir les résumés de ce premier Liverpool-Real Madrid, direction le site de l’UEFA.

A propos Prince Owski 331 Articles
Je suis le joker de luxe de dv, comme Ole Gunnar Solskjær en 1999. Heureux propriétaire du suffixe -Owski. Qu’importe : on pourra même me traiter de fou, il n’y a que ces couleurs Parisiennes qui illuminent mon cœur. Et à chaque blessure, il saigne ce cœur-là. Mais il s’enflamme encore. » Francis Borelli