<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	
	xmlns:georss="http://www.georss.org/georss"
	xmlns:geo="http://www.w3.org/2003/01/geo/wgs84_pos#"
	>

<channel>
	<title>interview Archives &#8211; Demivolée.com</title>
	<atom:link href="https://www.demivolee.com/tag/interview/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://www.demivolee.com/tag/interview/</link>
	<description>Le foot à nos couleurs !</description>
	<lastBuildDate>Fri, 01 Jul 2022 09:55:18 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=6.3.8</generator>

<image>
	<url>https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/05/logodv-150x150.jpg</url>
	<title>interview Archives &#8211; Demivolée.com</title>
	<link>https://www.demivolee.com/tag/interview/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
<site xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">121236309</site>	<item>
		<title>J.-F. Juguet Piazzola : « Le football de velours, c’est celui qui t’attrape et te fait voyager »</title>
		<link>https://www.demivolee.com/2022/07/02/j-f-juguet-le-football-de-velours-cest-celui-qui-tattrape-et-te-fait-voyager/</link>
					<comments>https://www.demivolee.com/2022/07/02/j-f-juguet-le-football-de-velours-cest-celui-qui-tattrape-et-te-fait-voyager/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[NSOL]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 02 Jul 2022 07:00:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Dossiers Demivolée.com]]></category>
		<category><![CDATA[hl]]></category>
		<category><![CDATA[interview]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.demivolee.com/?p=28557</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le rapport entre football et romantisme est un phénomène complexe, passionnant et interminable. C&#8217;est peut-être même la raison d&#8217;être du football. Pourtant, parvenir à saisir <a class="mh-excerpt-more" href="https://www.demivolee.com/2022/07/02/j-f-juguet-le-football-de-velours-cest-celui-qui-tattrape-et-te-fait-voyager/" title="J.-F. Juguet Piazzola : « Le football de velours, c’est celui qui t’attrape et te fait voyager »">[...]</a></p>
<p>Cet article <a rel="nofollow" href="https://www.demivolee.com/2022/07/02/j-f-juguet-le-football-de-velours-cest-celui-qui-tattrape-et-te-fait-voyager/">J.-F. Juguet Piazzola : « Le football de velours, c’est celui qui t’attrape et te fait voyager »</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://www.demivolee.com">Demivolée.com</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><strong>Le rapport entre football et romantisme est un phénomène complexe, passionnant et interminable. C&rsquo;est peut-être même la raison d&rsquo;être du football. Pourtant, parvenir à saisir par le poids des mots la richesse de cette relation est un véritable défi. C&rsquo;est cependant ce que Jean-Félix Juguet Piazzola a réussi avec brio à faire dans son premier ouvrage, <a href="https://www.amazon.fr/Football-velours-Voyage-football-romantique/dp/B0B14G1LN9/ref=tmm_pap_swatch_0?_encoding=UTF8&amp;qid=&amp;sr="><em><span style="color: #e05a5a">Football de velours : </span></em></a></strong><strong><span id="productTitle" class="a-size-extra-large"><em><span style="color: #e05a5a"><a style="color: #e05a5a" href="https://www.amazon.fr/Football-velours-Voyage-football-romantique/dp/B0B14G1LN9/ref=tmm_pap_swatch_0?_encoding=UTF8&amp;qid=&amp;sr=">Voyage au cœur du football romantique</a>.</span> </em>Entre philosophie et football, entretien avec un auteur passionné et passionnant.<br />
</span></strong></p>
<p style="text-align: justify"><strong>Écrire un livre, c’est une tâche complexe. Mais écrire un livre qui parle de football en essayant de prendre de la hauteur, c’est encore plus demandant. Alors, comment est venue cette envie d’allier football et littérature ?</strong></p>
<p style="text-align: justify"><strong>Jean-Félix Juguet Piazzola : </strong>Je ressentais le besoin d’écrire, de mettre sur papier tous ces sentiments accumulés. J’ai toujours été un peu fleur bleue du football, à prendre tout ce que je pouvais prendre, à profiter du moindre ballon qui roule. En vieillissant (ou en grandissant c’est selon), j’ai pu mettre quelques mots sur cet amour du football qui m’accompagnait au quotidien, j’ai commencé à lire au début de la vingtaine, j’ai approfondi mes connaissances et j’ai donc eu, à mon tour, cette envie d’écrire, de transmettre. L’évolution du football m’a conforté dans ce choix, il ne faut surtout pas oublier d’où l’on vient et d’où nous vient cet amour d’une discipline aussi riche que le football. La littérature joue un rôle essentiel dans notre approche de la vie, ça vaut aussi pour le football. J’y englobe aussi les journaux, tout support permettant de retranscrire et nous raconter l’histoire du football. Foot et littérature sont liés, à tout jamais.</p>
<p style="text-align: justify"><strong>Ton livre, qui est sorti il y a quelques mois, s’intitule « Football de velours ». Il fait l’apologie et en quelque sorte l’exégèse du beau jeu. Mais est-ce qu’on est obligé de pratiquer un beau football pour rendre les gens heureux ?</strong></p>
<p style="text-align: justify"><strong>Jean-Félix Juguet Piazzola :</strong> C’est une question épineuse de prime abord. Comme dirait Fernando Santos, que je cite d’ailleurs dans cet ouvrage : « Tout dépend des yeux qui regardent ». Tout dépend de ce que l’on attend d’un match de football, de notre équipe, des joueurs qui la composent. Certains ne pensent qu’à la victoire, au résultat et c’est ce qui va guider leur façon de voir le foot. D’autres ne peuvent s’en contenter. Je fais partie de cette dernière branche, de ceux qui mettent le jeu au cœur du système. Mais c’est évidemment un avis personnel. J’ai souvent ressenti de l’amertume après une victoire pas forcément méritée et au contraire une certaine fierté malgré une défaite survenue après une prestation aboutie. Nous avons toutes et tous une vision différente du football, et c’est tout ce qui fait son charme. Pour répondre clairement à votre question : non, je ne pense pas qu’on soit obligé de pratiquer un beau football pour rendre les gens heureux. Par contre, pour que je le sois, moi, oui, il faut que le jeu et l’audace l’emportent.</p>
<p style="text-align: justify"><strong>Il t’a fallu du temps entre le moment où l’idée est née, et celui de la parution du livre ?</strong></p>
<p style="text-align: justify"><strong>Jean-Félix Juguet Piazzola :</strong> L’écriture de cet essai aura duré deux ans. La publication un peu plus. J’ai tenté de passer avec une maison d’édition, dans un soucis d’accompagnement et de conseils, pour vivre une aventure qui pour moi l’est réellement. On écrit pour ça, partager, échanger, promouvoir. Ce « sujet de niche » n’a pas trouvé preneur auprès d’une éventuelle entité. J’ai donc décidé d’autoéditer le livre avec Kindle Direct Publishing, en toute humilité, afin que mon travail puisse être édité et partagé. Cela me permet de me rendre compte de tout ce que cela implique en terme d’investissement, de temps. Ce n’est pas plus mal. Les démarches sont chronophages mais passionnantes, je découvre le monde du livre, je rencontre mes lecteurs, c’est génial.</p>
<h2 style="text-align: justify">« Le velours c’est aussi l’esthétisme, l’audace, le jeu léché. »</h2>
<p style="text-align: justify"><strong>Question simple, mais question essentielle, si ce n’est même existentielle : qu’est-ce que pour toi qu’un football de « velours » ?</strong></p>
<p style="text-align: justify"><strong>Jean-Félix Juguet Piazzola : </strong>Le football de velours, c’est celui qui t’attrape et te fait voyager. Celui qui t’amène avec lui au cœur du jeu, qui éveille tes émotions. Le velours c’est aussi l’esthétisme, l’audace, le jeu léché. La beauté est subjective mais elle concerne tout le monde. Nous la ressentons différemment, mais elle existe pour tous. C’est ça aussi le velours. Une passe, un geste, une épopée. Le velours est partout, tout le temps, pour qui accepte de le voir, le sentir…</p>
<p style="text-align: justify"><strong>Est-ce que le fait d’écrire sur le football te donne un regard différent quand tu parles de ce sport, quand tu regardes un match ou quand tu lis un autre ouvrage sur le sujet ?</strong></p>
<p style="text-align: justify"><strong>Jean-Félix Juguet Piazzola : </strong>Le regard et la vision s’affinent forcément au gré des lectures et des matches vécus. Tout contenu est source de richesse, notre connaissance est grandissante au fur et à mesure. Plus on s’intéresse à un sujet et plus notre vision des choses est précise. J’aime lire un maximum de contenus sur un sujet qui me parle, afin d’avoir un maximum de billes, de pouvoir creuser et comprendre encore plus. La curiosité attire et amène avec elle des connaissances qui te forgent une vision. Ecrire apporte autre chose, cela te construit en tant qu’auteur. Tout cela est tiré des connaissances acquises qui te donnent cette possibilité de pouvoir partager cette vision qui s’est construite avec le temps. Mais il n’y a pas que le football, je lis sur des sujets divers et variés, ce qui participe aussi à la construction d’une vision globale.</p>
<h2 style="text-align: justify">« Le football est un art, et l’art est romantique »</h2>
<p>&nbsp;</p>
<figure id="attachment_28561" aria-describedby="caption-attachment-28561" style="width: 1536px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" fetchpriority="high" class="size-full wp-image-28561" src="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2022/07/aQq1HKlR.jpg-large-e1656668398571.jpg?x16177" alt="Football de velours" width="1536" height="714" srcset="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2022/07/aQq1HKlR.jpg-large-e1656668398571.jpg 1536w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2022/07/aQq1HKlR.jpg-large-e1656668398571-300x139.jpg 300w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2022/07/aQq1HKlR.jpg-large-e1656668398571-1024x476.jpg 1024w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2022/07/aQq1HKlR.jpg-large-e1656668398571-768x357.jpg 768w" sizes="(max-width: 1536px) 100vw, 1536px" /><figcaption id="caption-attachment-28561" class="wp-caption-text">Football de velours</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify"><strong>Tu parles dans ton ouvrage de joueurs qui sont, plus encore que des sportifs, des personnalités romantiques. Dans quelle mesure le football et le romantisme sont-ils liés pour toi ? </strong></p>
<p style="text-align: justify"><strong>Jean-Félix Juguet Piazzola : </strong>Ils sont liés à tout jamais. Les perdants magnifiques, les gagnants qui font rêver, ces virtuoses envoutants, ces parcours atypiques… La liste est longue, presque infinie… Le football est un art, et l’art est romantique, de par le message qu’il dévoile, que l’auteur dévoile. De par l’évasion que la discipline permet à tout amateur et amoureux de ce sport… Le romantisme c’est se dévoiler, laisser parler les émotions, se laisser aller face à la beauté, face à notre intériorité qui s’exprime enfin… C’est marrant que vous utilisiez ce terme de « mesure » car le romantisme est tout sauf une « quantité » que l’on peut mesurer. Il est multiple et insaisissable.</p>
<p style="text-align: justify"><strong>Peut-on être romantique sans jouer bien au football ?</strong></p>
<p style="text-align: justify"><strong>Jean-Félix Juguet Piazzola : </strong>C’est très intéressant comme question. J’aborde, avec Philippe Rodier, le cas de Diego Simeone dans cet essai. Son équipe est-elle considérée comme une équipe qui joue bien au football ? Pourtant certains parlent de romantisme pur à l’évocation de cette équipe, de l’âme qui s’en dégage, de cette vision de l’argentin… Et à juste titre, probablement. « Jouer bien », oui, mais ça veut dire quoi exactement ? Elément de réponse dans l’ouvrage (rires).</p>
<p style="text-align: justify"><strong>On parle beaucoup, dans ton ouvrage, de joueurs ne pratiquant plus leur art. Finalement, est-ce qu’avoir terminé sa carrière depuis plusieurs années facilite la béatification footballistique d’un joueur ? Est-ce même un prérequis ?</strong></p>
<p style="text-align: justify"><strong>Jean-Félix Juguet Piazzola : </strong>Non, je pense que les pinceaux se mélangent. C’est plus une question de souvenirs, de nostalgie probablement, plutôt que de cessation d’activité (les deux étant liés ceci-dit). Le football et son histoire ne s’est pas construit du jour au lendemain. Ce sont ces (ses) acteurs qui lui ont donné cette trajectoire, ses évolutions. C’est cette empreinte qui est romantique, le souvenir laissé, la trace indélébile qui règne encore dans nos cœurs aujourd’hui. Le prérequis, c’est de faire rêver les gens.</p>
<h2 style="text-align: justify">« Le football nous offre, sur un plateau, des artistes à chaque coin de rue, et vous me demandez de choisir… »</h2>
<p style="text-align: justify"><strong>Quel joueur incarne le mieux ta vision du football ?</strong></p>
<p style="text-align: justify"><strong>Jean-Félix Juguet Piazzola : </strong>Il fallait s’y attendre, à cette question (rires), mais je vais t’en citer mille. Avec tous une spécificité, quelque chose qui donne des frissons. Le football a ce pouvoir exceptionnel de nous offrir des millions de plaisir coupables. L’audace de Jorge Valdivia, la passe millimétrée de Benjamin Nivet, les percées foudroyantes de John Utaka, les dribbles de Ronaldinho, la fidélité d’un Paolo Maldini, la puissance élégante d’un Ronaldo (R9), le pied gauche de Recoba… Le football nous offre, sur un plateau, des artistes à chaque coin de rue, et vous me demandez de choisir…</p>
<p style="text-align: justify"><strong>S’il t’avait fallu une préface à ton ouvrage, à qui aurais-tu aimé la confier, et pourquoi ?</strong></p>
<p style="text-align: justify"><strong>Jean-Félix Juguet Piazzola : </strong>Ah, la préface. J’ai pensé à Jean-Marc Furlan ou Didier Roustan, mais cela ne s’est pas fait. C’est dommage, mais si jamais l’un des deux lit ces lignes, qu’il se dit que finalement ça peut être sympa, qu’il n’hésite pas à me contacter, on mettra à jour l’édition ! (rires) Je sais d’ailleurs que Jean-Marc est en train de lire cet essai…</p>
<p style="text-align: justify"><strong>Après la sortie de ce livre, quel sont tes projets à venir ?</strong></p>
<p style="text-align: justify"><strong>Jean-Félix Juguet Piazzola : </strong>L’écriture est une drogue, elle est bonne et addictive. Les projets et surtout les idées ne manquent pas. Je repris l’écriture, sur un sujet d’actualité, qui mérite d’être mis en avant. Mais le temps manque, pour tout, tout le temps. Je ne sais pas quand je pourrais le publier. Mais j’y tiens beaucoup, il faudra, pour les plus curieux, attendre encore un peu et suivre le compte Twitter notamment, pour avoir des infos… (rires).</p>
<h6 style="text-align: justify"><a href="https://www.amazon.fr/Football-velours-Voyage-football-romantique/dp/B0B14G1LN9/ref=tmm_pap_swatch_0?_encoding=UTF8&amp;qid=&amp;sr="><em><span style="color: #e05a5a">Football de velours : Voyage au cœur du football romantique</span></em></a><em><span id="productTitle" class="a-size-extra-large"> est disponible sur Amazon. Vous <span style="color: #e05a5a"><a style="color: #e05a5a" href="https://twitter.com/Piazzooo">pouvez également suivre</a></span> Jean-Félix Juguet Piazzola sur Twitter.<br />
</span></em></h6>
<h6 style="text-align: justify"></h6>
<p style="text-align: justify">
<p>Cet article <a rel="nofollow" href="https://www.demivolee.com/2022/07/02/j-f-juguet-le-football-de-velours-cest-celui-qui-tattrape-et-te-fait-voyager/">J.-F. Juguet Piazzola : « Le football de velours, c’est celui qui t’attrape et te fait voyager »</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://www.demivolee.com">Demivolée.com</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://www.demivolee.com/2022/07/02/j-f-juguet-le-football-de-velours-cest-celui-qui-tattrape-et-te-fait-voyager/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>4428</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">28557</post-id>	</item>
		<item>
		<title>J. Forget : « J&#8217;essaye de comprendre comment fonctionnent les joueurs »</title>
		<link>https://www.demivolee.com/2020/04/17/j-forget-jessaye-de-comprendre-comment-fonctionnent-les-joueurs/</link>
					<comments>https://www.demivolee.com/2020/04/17/j-forget-jessaye-de-comprendre-comment-fonctionnent-les-joueurs/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[NSOL]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 17 Apr 2020 05:00:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Dossiers Demivolée.com]]></category>
		<category><![CDATA[hl]]></category>
		<category><![CDATA[interview]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.demivolee.com/?p=25119</guid>

					<description><![CDATA[<p>La formation de jeunes joueurs est un élément essentiel dans la constitution d&#8217;un ensemble cohérent, au niveau national, de joueurs de football. Afin de mieux <a class="mh-excerpt-more" href="https://www.demivolee.com/2020/04/17/j-forget-jessaye-de-comprendre-comment-fonctionnent-les-joueurs/" title="J. Forget : « J&#8217;essaye de comprendre comment fonctionnent les joueurs »">[...]</a></p>
<p>Cet article <a rel="nofollow" href="https://www.demivolee.com/2020/04/17/j-forget-jessaye-de-comprendre-comment-fonctionnent-les-joueurs/">J. Forget : « J&rsquo;essaye de comprendre comment fonctionnent les joueurs »</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://www.demivolee.com">Demivolée.com</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><strong>La formation de jeunes joueurs est un élément essentiel dans la constitution d&rsquo;un ensemble cohérent, au niveau national, de joueurs de football. Afin de mieux comprendre le rôle des formateurs, et comment ils inculquent leurs principes de jeu, nous avons demandé à Julien Forget, responsable préformation au Nort AC, de nous expliquer les coulisses de son métier.</strong></p>
<h5 style="text-align: justify">Bonjour Julien, merci beaucoup de nous avoir accordé cette interview. En quelques mots d’abord, est-ce que tu peux te présenter ?</h5>
<p style="text-align: justify"><strong>Julien Forget : </strong>Bonjour, Je m’appelle Julien Forget, 34 ans, je suis originaire de Sion les Mines, une petite commune de Loire Atlantique entre Nantes et Rennes. Je suis éducateur au club de Nort sur Erdre AC Football depuis août 2011 et cette saison, je suis responsable préformation. Je m’occupe des entraînements U12/U13 et U14/U15. J’ai en charge le samedi l’équipe U15 A qui évolue au niveau régional. Je suis en CDI à mi-temps au club depuis août 2019 et j’ai un autre travail à temps partiel où je fais de la logistique.</p>
<h6 style="text-align: justify">Comment est-ce que tu en es venu à entraîner des jeunes joueurs ?</h6>
<p style="text-align: justify">J’ai très vite commencé à m’occuper des jeunes car j’ai passé mon JAT lorsque je devais avoir 16 ans. Le football étant ma passion depuis tout petit, j’essayais de passer le plus de temps possible sur le terrain et j’ai très vite aimé transmettre cette passion. De plus, les blessures m&rsquo;ont éloginées des terrains dès mes 16/17 ans. Le rôle d’éducateur me permettait de continuer à garder contact avec le football.</p>
<h6 style="text-align: justify">Avant ce poste, est-ce que tu en as occupé d’autres ?</h6>
<p style="text-align: justify">J’ai commencé à l’âge de 16 ans avec les débutants aux Voltigeurs de Châteaubriant (44) qui était mon club en tant que joueur. J’ai passé 3 saisons avec les débutants. Ensuite l’année où j’ai passé mon Initiateur 1, le club m’a proposé les U15B qui étaient en D1. J’ai occupé ce rôle pendant six saisons. Lors de la dernière saison aux Voltigeurs, je suis devenu en parallèle responsable de l’école de football de l’AS Retiers (35). J’y suis resté 5 saisons en étant responsable des séances le mercredi après-midi, en organisant quand je pouvais des mini-stages pendant les vacances.</p>
<p style="text-align: justify">J’ai continué à intervenir sur deux clubs durant toutes ces cinq saisons car après mon départ des Voltigeurs, je suis devenu responsable U15 à Nort sur Erdre. Depuis quatre saison, j’intervenais en plus sur les catégories U16, U17 et U18. Et donc depuis cette saison, la préformation, U12/U13 et U14/U15.</p>
<h6 style="text-align: justify"> Comment est-ce que tu parviens à concilier la partie éducative, puisque tu es sur des jeunes joueurs, avec la partie entraînement et résultat ?</h6>
<p style="text-align: justify">J’ai conçu dans le passé des séances non adaptées et je ne comprenais pas pourquoi ça ne marchait pas. J’essaye désormais de comprendre comment fonctionne un être humain et plus particulièrement un enfant pour offrir des contenus qui me semblent adaptés. Je pense que cet apprentissage est essentiel. Le développement des joueurs et des enfants est la priorité. L’objectif est bien sûr de former les joueurs pour qu’ils atteignent leur meilleur niveau, mais aussi et surtout de leur transmettre des valeurs.</p>
<p style="text-align: justify">Nous souhaitons que les enfants s’épanouissent à travers la pratique de leur sport, aux entraînements et en match. Le plaisir à pratiquer est essentiel pour leur progression et pour leur bien-être. On retrouve aussi beaucoup d’aspects de la vie dans le sport : la réussite, l’échec, le dépassement de soi etc. Cela leur permet d’apprendre à appréhender tout ça.  Le résultat d’un match fait totalement partie du jeu. Nous aspirons à ce qu’ils comprennent ce résultat et qu’ils s’en servent pour avancer.</p>
<h6 style="text-align: justify">Est-ce que c’est pas un petit peu compliqué de parvenir à trouver le juste équilibre entre vision à long terme et immédiateté ?</h6>
<p style="text-align: justify">Les résultats d’une équipe restent l’aventure d’une saison. Mais les victoires facilitent la bonne ambiance au sein de l’équipe. Les joueurs veulent gagner tous les matchs et c’est bien normal. J’ai par contre de plus en plus l’impression qu’ils aiment gagner facilement. A nous de leur donner le goût de l’effort, de la victoire dans la difficulté et de leur apprendre à se battre pour qu’ils aillent chercher le meilleur d’eux-mêmes car pour moi c’est le plus important. Est-ce qu’être meilleur qu’un autre est le plus important alors que je pourrai encore faire mieux ?</p>
<p style="text-align: justify">Ils ont besoin d’objectifs à court terme pour qu’ils puissent visualiser leur progression. Mais il faut aussi leur dire que ce n’est pas la finalité et qu’il faut aussi voir plus loin et qu’on définisse ensemble leurs objectifs à moyen et long terme.</p>
<h6 style="text-align: justify">Comment est-ce que tu définirais ton identité de jeu ?</h6>
<p style="text-align: justify">Tout d’abord je pense que mon idée du jeu évolue sans cesse. Lorsque j’ai commencé, j’étais jeune et j’avais en charge une équipe B, donc je reprenais l’identité de jeu de l’équipe A et du club en général. En changeant de club et en devenant responsable de catégorie, j’ai commencé à réfléchir au jeu par moi-même. J’ai voulu mettre en place un jeu dans lequel je me reconnaissais. De plus j’ai commencé à lire pas mal de livres, à regarder ce qui se passait ailleurs et à échanger avec beaucoup de personnes. Comme je continue cet apprentissage, ma vision évolue.</p>
<p style="text-align: justify">En ce moment, je dirai que j’aime avoir une équipe qui a beaucoup le ballon, qui cherche des solutions à ce que propose défensivement l’adversaire. Je veux des joueurs qui soient le plus autonomes possible sur le terrain pour s’adapter à la situation. Les joueurs cherchent des situations avantageuses pour avancer avec le ballon et au final se créer des occasions de but réelles. Je souhaite avoir une équipe protagoniste, pas une équipe qui attend simplement l’erreur de l’adversaire. Pour cela, j’aime les sorties de balle propre car je pense qu’il est plus facile de se créer des occasions quand la sortie de balle est bien organisée et qu’on a la maîtrise du ballon.</p>
<h6 style="text-align: justify">C&rsquo;est-à-dire ?</h6>
<p style="text-align: justify">Il faut manipuler l’adversaire pour lui faire croire que quelque chose va se passer alors qu’on prépare l’inverse. C’est important que tous les joueurs soient actifs à tous moments car ils ont en permanence quelque chose à faire pour l’équipe. Comme j’aime quand mon équipe à le ballon, je souhaite que mes joueurs pressent l’adversaire dès la perte du ballon. Quand nous n’avons pas le ballon, l’objectif est de le récupérer le plus vite possible. Après, ils nous arrivent que l’adversaire nous empêchent de pouvoir mettre tout cela en plus. Comme nous entraînons des êtres humains, il faut aussi comprendre que notre propre équipe peut ne pas réagir comme on avait prévu les choses. Il faut accepter de ne pas pouvoir tout maîtriser dans un match. Je citerai ici Mario Enguidanos qui dit qu’un entraîneur ne doit pas avoir peur de ne pas contrôler toutes les situations de jeu pendant un match.</p>
<h6 style="text-align: justify">Quels sont les aspects les plus importants pour toi chez un joueur ?</h6>
<p style="text-align: justify">
<p style="text-align: justify">Je dirais l’intelligence de jeu en premier. Si on veut avoir une équipe qui joue bien, il est essentiel d’avoir des joueurs qui comprennent les situations. Après bien sûr, il faut que les joueurs puissent exécuter ce qu’ils souhaitent entreprendre. L’idée ensuite est de faire vivre à ces joueurs un maximum d’expériences différentes à l’entraînement pour qu’ils puissent ensuite les résoudre en match.</p>
<h6 style="text-align: justify">Est-ce que tu as déjà eu à faire face à des joueurs réticents, rétifs à tes idées ?</h6>
<p style="text-align: justify">Oui, évidemment. C’est parfois difficile de les convaincre, de les séduire. Surtout avec des jeunes de douze à quinze ans qui peuvent entendre un autre discours à la maison. Ce que les autres pensent d’eux est très important, alors si en plus les résultats ne sont pas tout de suite présents… Beaucoup de personnes n’analysent que le résultat final du match. J’ai aussi certaines fois trop voulu que les joueurs s’adaptent individuellement à ce que je voulais. Parce qu’ils jouaient à un poste, je souhaite qu’ils jouent de telle manière. Cela ne pouvait malheureusement pas fonctionner et c’était de ma faute. A moi de trouver les forces du joueur et de le mettre dans les meilleures dispositions par rapport à ses qualités, tout en gardant mon idée de jeu. Je pense que les séduire deviendra ainsi plus facile car sur ses qualités, il a plus de chance d’être en réussite.</p>
<h6 style="text-align: justify">Est-ce que tu gardes un regard particulier sur les joueurs que tu as laissé partir dans les catégories supérieures ?</h6>
<p style="text-align: justify">Je vois régulièrement les matchs des catégories supérieures car ils jouent généralement après nous. Cela permet de voir leur évolution. Je trouve important à ce sujet qu’ils aient un autre éducateur qui va leur apporter autre chose, avoir un autre discours. Et cet éducateur va avoir une autre vision du joueur et peut-être voir des choses que je n’avais pas ressenti. Par contre, il faut que la vision du jeu soit la même. La difficulté, c’est d’avoir une véritable identité de jeu commune d’une catégorie à l’autre. Cela me paraît essentielle pour un club mais cela reste difficile à mettre en place.</p>
<h6 style="text-align: justify">Parmi tous ceux qui te sont passés par les mains, un dont tu es fier ? Une génération qui t’a marqué ?</h6>
<p style="text-align: justify">Je me dis chaque saison que si j’avais su tout ce que je sais maintenant, avec la ou les générations précédentes, on se serait entraîné et on aurait joué différemment et plus progresser. Et comme le savoir est infini et l’évolution permanente, je me dirais la même chose dans un an. Ces passages ont été néanmoins essentiels pour arriver à ma vision du moment. C’est toujours agréable qu’une génération adhère au message et que ça porte ses fruits. J’ai particulièrement aimé travailler avec certains joueurs ayant la même sensibilité du jeu que moi. J’espère avoir apporté quelque chose à chaque génération car eux m’ont beaucoup apporté chaque saison.</p>
<h6 style="text-align: justify">Comment est-ce qu’en tant qu’éducateur on parvient à mettre en phase sa philosophie avec les différentes maturités physiques des joueurs selon leurs morphologies, leurs mois de naissance, etc. ?</h6>
<p style="text-align: justify">A vrai dire, je ne fais pas forcement attention à tout cela, car ce que je regarde en premier, ça va être l’intelligence de jeu du joueur. D’ailleurs dans notre équipe cette saison, on retrouve des très grands et des très petits. Si un joueur comprend ce qui se passe sur le terrain, participe activement au jeu de l’équipe, peu importe qu’il soit grand ou petit… Lors d’un podcast que j’ai écouté il y a peu, Pierre Mazet citait Oscar Cano pour dire « qu’il fallait repenser la complémentarité et qu’il était préférable de la penser en terme de similitude. » Cela me semble intéressant comme idée. Mettons en même temps sur le terrain des joueurs qui se comprennent, peu importe leurs morphologies.</p>
<h6 style="text-align: justify">Est-ce que tu as des modèles pour le poste d’entraîneur mais aussi pour celui d’éducateur ?</h6>
<p style="text-align: justify">J’ai été bercé par le jeu à la Nantaise quand j’étais petit, donc je dirais Jean-Claude Suaudeau et Raynald Denoueix qui étaient non seulement des entraîneurs mais aussi des éducateurs. Sinon je citerai Johan Cruyff, Pep Guardiola ou Marcelo Bielsa.</p>
<p style="text-align: justify">Et j’ai pu rencontrer lors de conférence ou sur Twitter beaucoup d’éducateurs très compétents qui m’ont beaucoup inspiré et donné beaucoup d’idées. Nous avons eu des échanges passionants.</p>
<h6 style="text-align: justify">C’est quoi pour toi un match référence ? Est-ce que tu as un exemple ?</h6>
<p style="text-align: justify">Pour moi, un match référence serait un match où les joueurs ont trouvé tout seul les solutions aux problèmes posés par l’adversaire. Cependant, il faut savoir analyser ce qu’on pourra en retirer pour la suite car le prochain match se jouera face à un autre adversaire, dans un autre contexte et nos joueurs seront aussi peut-être dans d’autres dispositions. On dit souvent qu’on ne change pas une équipe qui gagne. Je pense plutôt qu’il faut trouver l’équipe qui appréhendera au mieux le prochain match qui se jouera dans un contexte différent. Pour l’anecdote, je me rappelle d’un match de coupe contre une équipe qui jouait 2 divisions au-dessus de nous. Nous étions menés 1-0 à la mi-temps. En discutant avec les joueurs durant la pause, on a décidé de mettre des choses offensives en place par rapport à la façon de défendre de l’adversaire. Cela s’est bien déroulé car on gagne le match 4-2. Mais c’était la vérité d’un seul match.</p>
<h6 style="text-align: justify">Enfin, pour terminer, trois questions très rapides : Ton équipe de cœur ?</h6>
<p style="text-align: justify">Le FC Nantes ainsi qu’une affection toute particulière à FC Schalke 04</p>
<h6 style="text-align: justify">Ton premier match <a href="https://www.demivolee.com/2019/10/15/billet-dans-un-stade-de-football/">au stade</a> ?</h6>
<p style="text-align: justify">FC Nantes – Valenciennes en Mai 1993 à la Beaujoire, victoire de Nantes 3-1.</p>
<h6 style="text-align: justify">Un joueur qui t’as inspiré et qui t’a donné envie d’aimer le football ?</h6>
<p style="text-align: justify">J’étais fan de Tomas Brolin et Kennet Andersson à la Coupe du Monde 1994 car cela fait partie de mes premiers souvenirs football à la TV. Puis Zidane. Et Johan Cruyff m’a donné envie d’aimer encore plus le football plus tard.</p>
<h4 style="text-align: justify"><span style="color: #000000">Vous pouvez suivre</span><span style="color: #de9090"><span style="color: #000000"> Julien Forget</span><a style="color: #de9090" href="https://twitter.com/juliens04?lang=fr"> sur Twitter</a></span>.</h4>
<p style="text-align: justify">
<p>Cet article <a rel="nofollow" href="https://www.demivolee.com/2020/04/17/j-forget-jessaye-de-comprendre-comment-fonctionnent-les-joueurs/">J. Forget : « J&rsquo;essaye de comprendre comment fonctionnent les joueurs »</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://www.demivolee.com">Demivolée.com</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://www.demivolee.com/2020/04/17/j-forget-jessaye-de-comprendre-comment-fonctionnent-les-joueurs/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>531</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">25119</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Kévin Sarlat : « Je voulais parler de l&#8217;histoire du football en Pologne »</title>
		<link>https://www.demivolee.com/2019/11/14/kevin-sarlat-histoire-football-pologne/</link>
					<comments>https://www.demivolee.com/2019/11/14/kevin-sarlat-histoire-football-pologne/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[NSOL]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 14 Nov 2019 06:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Dossiers Demivolée.com]]></category>
		<category><![CDATA[hl]]></category>
		<category><![CDATA[interview]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.demivolee.com/?p=23931</guid>

					<description><![CDATA[<p>Au mois d&#8217;octobre, Kévin Sarlat a sorti L&#8217;histoire du football polonais (1886-1946), un ouvrage retraçant la genèse du football en Pologne.  Bonjour Kévin, merci de nous <a class="mh-excerpt-more" href="https://www.demivolee.com/2019/11/14/kevin-sarlat-histoire-football-pologne/" title="Kévin Sarlat : « Je voulais parler de l&#8217;histoire du football en Pologne »">[...]</a></p>
<p>Cet article <a rel="nofollow" href="https://www.demivolee.com/2019/11/14/kevin-sarlat-histoire-football-pologne/">Kévin Sarlat : « Je voulais parler de l&rsquo;histoire du football en Pologne »</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://www.demivolee.com">Demivolée.com</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><strong>Au mois d&rsquo;octobre, Kévin Sarlat a sorti<em> L&rsquo;histoire du football polonais (1886-1946)</em>, un ouvrage retraçant la genèse du football en Pologne. </strong></p>
<p style="text-align: justify"><strong>Bonjour Kévin, merci de nous recevoir pour cet entretien. Nous allons aujourd’hui parler de ton livre, ton premier livre, L’histoire du football polonais (1886-1946). Mais avant de nous en dire plus dessus, je vais d’abord te demander de te présenter à nos lecteurs.</strong><br />
<strong>Kévin Sarlat :</strong> Bonjour, merci beaucoup. Je m&rsquo;appelle Kévin, j&rsquo;ai 26 ans, je vis en Pologne depuis six ans après être tombe amoureux du pays et de ses habitants. C&rsquo;est d&rsquo;ailleurs en partie pour lui rendre la pareille que j&rsquo;ai écrit ce livre, moi qui suis fan de football et d&rsquo;histoires ; qu&rsquo;elles soient grandes ou petites.</p>
<p style="text-align: justify"><strong>Tu as donc décidé de sortir au mois d’octobre ton livre. Comment l’idée d’écrire un tel ouvrage t’est-elle venue ?</strong><br />
<strong>Kévin Sarlat :</strong> En écrivant<strong><span style="color: #e69393"><a style="color: #e69393" href="https://footballski.fr/author/kevin-sarlat"> mes articles pour Footballski</a></span></strong>, je prenais un plaisir immense a plonger dans les archives du football local ainsi que sur les sites étant dédiés au football polonais. Mes articles étaient de plus en plus longs. je commençais a passer des dizaines d&rsquo;heures pour raconter le début du football dans le pays. Mon record est de 65, pour l&rsquo;article traitant de <span style="color: #e69393"><strong><a style="color: #e69393" href="https://www.vice.com/fr/article/wnv3xq/ernest-wilimowski-de-meilleur-joueur-du-monde-tratre-de-la-nation-polonaise">Wilimowski</a></strong></span>. Mais j&rsquo;en voulais plus, je voulais être complet dans ce que je disais. Je voulais parler de l&rsquo;histoire du football en Pologne. Et pour finir, par dessus tout : je voulais me faire plaisir en regroupant le tout dans un livre qui est au moins, pour moi. Si ça peut plaire aux autres, c&rsquo;est tant mieux !</p>
<p style="text-align: justify"><strong>Il t’a fallu du temps entre le moment où l’idée est née, et celui de la parution du livre ?</strong><br />
<strong>Kévin Sarlat</strong> : Pratiquement trois ans. Aussi car j&rsquo;ai eu des périodes de pages blanches. J&rsquo;avais du mal a trouver comment tourner un sujet. La procédure d’écriture a toujours été la même. Je prenais un maximum de sources, je les lisais, les vérifiais toutes, ensuite je devais réfléchir a comment tourner la chose pour qu&rsquo;elle soit claire et dans un ordre chronologique. Donc j&rsquo;ai eu quelques mois de disettes dans l’écriture. Mais je pensais tout le temps au livre et a son écriture.</p>
<p style="text-align: justify"><strong>Dans cet ouvrage, tu abordes l’histoire du football polonais entre 1886 et 1946. Cette période de soixante ans est assez particulière, parce qu’elle ne correspond pas à ce dont on a l’habitude de parler en football. Pourquoi avoir choisi ces deux dates comme repères pour ton livre ?</strong><br />
<strong>Kévin</strong> <strong>Sarlat</strong> : Le football à ses début est bourré d&rsquo;histoires folles. Il est pourtant très rare de parler du football d&rsquo;avant-guerre en France, pourtant en Pologne ou en Angleterre par exemple, c&rsquo;est monnaie courante. C&rsquo;est une période du football comme une autre. Les héros de ce temps ne sont pas vus comme inférieurs, ils sont même parfois encore plus adulés que certains des années 80. Les dates sont venues d&rsquo;elles-mêmes. J&rsquo;ai plus de mal a parler du football business apparu des le milieu des années 80 et qui s&rsquo;est propagé a une vitesse folle. Et je pense que le football polonais a connu comme le pays trois période. La première dont je parle dans le livre, puis une période communisme et une période post 89. Toutes très différentes.</p>
<p style="text-align: justify"><strong>Est-ce qu’une deuxième partie pour parler de la période de 1946 jusqu’à aujourd’hui est prévue ?</strong><br />
<strong>Kévin</strong> <strong>Sarlat</strong> : Pour le moment, rien n&rsquo;est prévu. Il est possible qu&rsquo;un livre parlant de cette seconde partie du football polonais soit prévue. Mais pas pour le moment.</p>
<p style="text-align: justify"><strong>Tu as dû travailler sur soixante années du football polonais. Soixante ans, c’est beaucoup, surtout quand on parle de la période avant-guerre. Comment es-tu parvenu à réunir suffisamment d’informations pour ton récit ?</strong><br />
<strong>Kévin</strong> <strong>Sarlat</strong> : Quand on tape « début du football en France » sur Google, on a pas plus de <span style="color: #e69393"><strong><a style="color: #e69393" href="https://www.demivolee.com/2019/05/27/dossier-zacharie-baton-le-premier-gardien/">quelques résultats</a></strong></span> dont très peu sont pertinents. En Pologne, un minimum de cinq ou six sites ont des rédacteurs réguliers. Des sujets extrêmement précis sont faits. Les historiens du football local ne manquent pas. Les polonais sont passionnés d&rsquo;histoire, tout comme moi. Le seul souci est parfois leur objectivité. Je ne vais pas dire qu&rsquo;ils mentent, mais en tout cas certains ne parlent pas de la face sombre de leur club. C&rsquo;est pareil dans tous les pays, mais ça pose problème quand on a cinq sources parlant d&rsquo;un club et seulement une seule parlant du club adverse.</p>
<p style="text-align: justify"><strong>Y-a-t-il une période que tu préfères par-dessus tout ?</strong><br />
<strong>Kévin Sarlat :</strong> Pas vraiment, car chacune a sa petite histoire qui sort du lot. Mais j&rsquo;aime beaucoup les touts débuts , jusqu&rsquo;en 1910&#8230; car rentrer dans un stade actuel et se dire que le club est une machine, c&rsquo;est incroyable. Des dizaines de milliers de spectateurs portent haut les couleurs du club.. Alors qu&rsquo;à  la base, 120 ans plus tôt, une douzaine de jeunes hommes de 16 ans voulaient juste taper dans un ballon. C&rsquo;est cocasse.</p>
<p style="text-align: justify"><strong>Comment es-tu parvenu à rendre une histoire complexe et compliquée facile à lire et à découvrir ?</strong><br />
<strong>Kévin Sarlat :</strong> J&rsquo;ai toujours détesté les livres ou les articles qui ne sont pas dans l&rsquo;ordre chronologique. Surtout quand ce sont des choses compliquées a comprendre. Donc j&rsquo;ai tout mis a plat. Et ensuite j&rsquo;ai repris les faits et les historiques des clubs pas à pas. Je pense n&rsquo;avoir pas trop mal réussi.</p>
<p style="text-align: justify"><strong>Ton livre est émaillé de nombreuses anecdotes et petites histoires dans la grande histoire. Est-ce que tu peux nous raconter celle qui t’a le plus marqué ?</strong><br />
<strong>Kévin Sarlat :</strong> Même si les sources manquent, une me vient en tète. Celle de jeunes hommes construisant des chemins de fer près de Przemyśl dans l&rsquo;actuel sud-est du pays. Pour couper un peu au travail, ils organisent une partie de football dans un pré a deux pas de la forêt, face a une équipe de jeunes locaux. Quelques spectateurs viennent participer a la rencontre, mais les agriculteurs-propriétaires du coin se rassemblent et viennent chasser tout ce beau monde en venant avec fusils et fourches a la main. Ça résume assez bien cette situation du football a ses tout débuts.</p>
<p style="text-align: justify"><strong>Après la sortie de ce livre, quel sont tes projets à venir ?</strong><br />
<strong>Kévin Sarlat :</strong> Pour le moment aucun. Mais me connaissant, ça ne devrait pas durer bien longtemps comme ça !</p>
<p style="text-align: justify"><strong>Parlons désormais un peu plus d’actualité. Comment est-ce que tu juges le niveau actuel de la sélection polonaise ?</strong><br />
<strong>Kévin Sarlat :</strong> Le niveau actuel est difficile a juger a cause du sélectionneur qui selon moi n&rsquo;est absolument pas au niveau. Sa vision du jeu semble assez pauvre et il s&rsquo;est retrouvé catapulté a ce poste on ne sait trop comment. Cependant, je pense qu&rsquo;on est dans une phase de transition. De nombreux clubs polonais ont de bons jeunes et de bons entraîneurs. Il faut juste croiser les doigts que l&rsquo;osmose sera la quand tout le monde sera ensemble sur le terrain. Car ils joueront tous dispatchés dans des clubs étrangers d&rsquo;ici quelques années. Même si Lewandowski n&rsquo;y sera plus, si l&rsquo;effectif est ensemble, on peut rêver a l&rsquo;exploit.</p>
<p style="text-align: justify"><strong>A ton sens, qu’est-ce qu’il manque à la fédération et à la sélection polonaise pour faire partie, réellement, de la cour des grands ?</strong><br />
<strong>Kévin Sarlat :</strong> Comme toujours depuis ses débuts. La Pologne a toujours ou presque eu entre un et trois joueurs figurant parmi les meilleurs d&rsquo;Europe à leur poste. Mais pour faire une équipe compétitive, il faut un peu plus que ca. La Pologne et les polonais ont longtemps eu un complexe d’infériorité et cela se ressent même dans le football. Ceci étant dit, les polonais sont très fiers, donc l’engouement est très fort a l&rsquo;approche des grands événements. Sauf que quand ça se fait sortir en quarts comme en 2016, on retombe dans des travers. « C&rsquo;est toujours pareil, la Pologne n&rsquo;est pas au niveau des grands de l&rsquo;ouest », alors que si. C&rsquo;est juste que c&rsquo;est pas parce qu&rsquo;on est le meilleur sur le papier que l&rsquo;on va gagner. Il manque ce brin de chance. Mais j&rsquo;ai foi en l&rsquo;avenir !</p>
<p style="text-align: justify"><a href="https://www.amazon.fr/LHistoire-du-Football-Polonais-1886-1946-ebook/dp/B07XXC8G7J"><strong><em>Vous pouvez retrouver l&rsquo;ouvrage de Kévin Sarlat <span style="color: #e69393">L&rsquo;histoire du football polonais (1886-1946) sur Amazon</span> en format Kindle ou physique.</em></strong></a></p>
<p>Cet article <a rel="nofollow" href="https://www.demivolee.com/2019/11/14/kevin-sarlat-histoire-football-pologne/">Kévin Sarlat : « Je voulais parler de l&rsquo;histoire du football en Pologne »</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://www.demivolee.com">Demivolée.com</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://www.demivolee.com/2019/11/14/kevin-sarlat-histoire-football-pologne/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>460</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">23931</post-id>	</item>
		<item>
		<title>« Les statistiques ne sont que des chiffres : c&#8217;est à l&#8217;analyste de les faire parler »</title>
		<link>https://www.demivolee.com/2018/10/29/statistiques-chiffres-analyste-faire-parler/</link>
					<comments>https://www.demivolee.com/2018/10/29/statistiques-chiffres-analyste-faire-parler/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[NSOL]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 29 Oct 2018 06:00:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Dossiers Demivolée.com]]></category>
		<category><![CDATA[Ligue 1]]></category>
		<category><![CDATA[Headline]]></category>
		<category><![CDATA[interview]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.demivolee.com/?p=19667</guid>

					<description><![CDATA[<p>Afin de mieux comprendre l&#8217;utilisation des statistiques dans le football, demivolee.com est parti à la rencontre d&#8217;Alexandre, analyste statistique, qui sillonne toutes les semaines les <a class="mh-excerpt-more" href="https://www.demivolee.com/2018/10/29/statistiques-chiffres-analyste-faire-parler/" title="« Les statistiques ne sont que des chiffres : c&#8217;est à l&#8217;analyste de les faire parler »">[...]</a></p>
<p>Cet article <a rel="nofollow" href="https://www.demivolee.com/2018/10/29/statistiques-chiffres-analyste-faire-parler/">« Les statistiques ne sont que des chiffres : c&rsquo;est à l&rsquo;analyste de les faire parler »</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://www.demivolee.com">Demivolée.com</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><strong>Afin de mieux comprendre l&rsquo;utilisation des statistiques dans le football, demivolee.com est parti à la rencontre d&rsquo;Alexandre, analyste statistique, qui sillonne toutes les semaines les stades de Ligue 1.</strong></p>
<div class="DirectMessage-message with-text dm-message u-chromeOverflowFix">
<div class="DirectMessage-contentContainer">
<div class="DirectMessage-text">
<div class="js-tweet-text-container">
<h5 class="TweetTextSize js-tweet-text tweet-text" style="text-align: justify"><strong>On va commencer par la présentation. Est-ce que tu peux rapidement te présenter, ce que tu fais et depuis combien de temps ?</strong></h5>
<p lang="" style="text-align: justify">Bonjour ! Moi c&rsquo;est Alexandre, j&rsquo;ai vingt-huit ans, et c&rsquo;est la troisième saison que je bosse pour la société <a href="https://www.stats.com/">STATS</a>, qui est fournisseur de données à la Ligue (de football professionnel, ndlr). Dans la vie de tous les jours, je suis développeur informatique sur Lyon. Et étant un gros sportif et un compétiteur, le sport est une grosse partie de ma vie, d&rsquo;où le fait que j&rsquo;ai sauté sur cette opportunité de job.</p>
<div class="DirectMessage-message with-text dm-message u-chromeOverflowFix">
<div class="DirectMessage-contentContainer">
<div class="DirectMessage-text">
<div class="js-tweet-text-container">
<h5 class="TweetTextSize js-tweet-text tweet-text" style="text-align: justify"><strong>Comment, en pratique, tu effectues la collecte des statistiques ? C&rsquo;est quelque chose d&rsquo;assez nébuleux pour le néophyte, mais qu&rsquo;on voit pourtant partout.</strong></h5>
<p lang="" style="text-align: justify">Alors, il faut savoir qu&rsquo;il y a plusieurs façon de faire. En premier lieu, il y a des personnes devant des écrans qui vont « noter » ce qu&rsquo;ils voient, ce sont les données qu&rsquo;on peut voir en match généralement. Ce n&rsquo;est pas mon travail. Une autre méthode, celle de ma boite, se fait en plusieurs étapes. L&rsquo;étape un, c&rsquo;est celle dont je m&rsquo;occupe. On met en place un système mobile, dans les stades le jour du match. Ce système va enregistrer le match via ses caméras, et par le logiciel associé, va nous permettre de suivre individuellement chaque joueur. En gros, ça fait un peu comme le radar sur FIFA ou PES. Nous allons avoir des points sur notre écran, chaque point étant une personne sur le terrain, et notre travail va tout simplement consister à dire : « tel point, c&rsquo;est tel joueur ». C&rsquo;est pas plus compliqué que cela.</p>
<p lang="" style="text-align: justify">Cette partie, c&rsquo;est le travail dans le stade. Elle va nous permettre de sortir les statistiques sur les courses (la fréquence, la vitesse, le nombre&#8230;) et la <em>heatmap</em> des joueurs notamment. L&rsquo;étape deux, elle, va être faite par d&rsquo;autres employés &#8211; pas en France -, qui vont eux regarder tout le match en détail.</p>
<h5 class="TweetTextSize js-tweet-text tweet-text" style="text-align: justify"><strong>Ces statistiques, elles sont à destination des clubs seulement ou bien aussi des médias ?</strong></h5>
<p lang="" style="text-align: justify">Alors, ces statistiques sont, à ma connaissance, divisées en trois parties. Une partie est pour la LFP, et ce sont généralement des données publiques (en tout cas une partie est sur le site de la LFP). Une autre partie est pour les clubs. La dernière partie, les stats les plus poussées, sont pour les clubs partenaires. La société STATS est partenaire notamment de Marseille, Lyon, Saint-Étienne, Paris&#8230;.</p>
<p lang="" style="text-align: justify">Concrètement je ne sais pas si les médias y ont accès, mais je ne pense pas. Il se dit qu&rsquo;Opta utiliserait nos données, mais&#8230; Par contre, ces données doivent être utilisés sur Football Manager, car les puristes du jeu reconnaîtrons le logo de ma boite, STATS, qui est présente dans le jeu. Donc il n&rsquo;est pas exclu qu&rsquo;elles soient vendues à d&rsquo;autres (<em>sourire en coin</em>).</p>
<h5 style="text-align: justify"><strong>Rapidement, tes statistiques et celles de tes concurrents, elles sont fiables ?</strong></h5>
<p lang="" style="text-align: justify">Oui&#8230; si tu sais les analyser.</p>
<div class="DirectMessage-message with-text dm-message u-chromeOverflowFix">
<div class="DirectMessage-contentContainer">
<div class="DirectMessage-text">
<div class="js-tweet-text-container">
<h5 class="TweetTextSize js-tweet-text tweet-text" style="text-align: justify"><strong>Question plus personnelle : en tant qu&rsquo;analyste, qu&rsquo;est-ce que tu penses de l&rsquo;usage des statistiques dans le foot ? A ton sens, ça doit être partout, nulle part, un peu&#8230; ?<br />
</strong></h5>
<p lang="" style="text-align: justify">Étant plus scientifique comme personne, les statistiques sont pour moi essentielles. De plus, en tant que basketteur, et donc suivant la NBA, le sport où les statistiques sont reines, forcément j&rsquo;y trouve un intérêt. Et puis Leicester a été champion quand ils étaient l&rsquo;un des premiers &#8211; et seuls &#8211; clubs à utiliser nos statistiques. C&rsquo;est que ça doit avoir une utilité. Maintenant, et c&rsquo;est là où je tiens à mettre un gros bémol, les statistiques ne sont que des chiffres, et c&rsquo;est la personne qui les analyse qui les fait parler.</p>
<p lang="" style="text-align: justify">Autrement dit, avec une statistique, je peux avoir plusieurs analyses différentes. Donc c&rsquo;est quelque chose de très utile, mais il faut savoir les utiliser à bon escient. Elles permettent de mettre en lumières certaines performances, certains joueurs qui, devant la télévision, semblent avoir fait un mauvais match&#8230; mais elles peuvent aussi montrer qu&rsquo;un joueur n&rsquo;a pas été si bon que cela. Cela ne reste que des chiffres à remettre dans un contexte. 90% de passes réussies, certes, mais où, comment, à qui, qu&rsquo;ont-elles provoquées ? Seule l&rsquo;expertise humaine peut en tirer une valeur réelle et utile.</p>
<h5 class="TweetTextSize js-tweet-text tweet-text" style="text-align: justify"><strong>Est-ce que quand on fait ce genre de job, c&rsquo;est pas un peu compliqué d&rsquo;être supporter d&rsquo;une équipe ?</strong></h5>
<div class="DirectMessage-message with-text dm-message u-chromeOverflowFix">
<div class="DirectMessage-contentContainer">
<div class="DirectMessage-text">
<div class="js-tweet-text-container">
<p class="TweetTextSize js-tweet-text tweet-text" lang="" style="text-align: justify">Ça peut être compliqué. La plupart de mes collègues supportent un club, forcément. Par exemple, un Lyon &#8211; Marseille, il va parfois être dur de se concentrer sur son écran. Un Saint-Étienne &#8211; Lyon, c&rsquo;est très compliqué aussi car tout le monde sait que tu es lyonnais et tu vas te faire charrier. On y va parfois avec toute notre mauvaise-foi de supporters, donc ce n&rsquo;est pas toujours évident car tu dois être pro et avoir un minimum de retenue. Et pour les fans de <a href="https://www.demivolee.com/2018/08/06/mpg-demivolee-1-2018-2019/">Mon Petit Gazon</a>, c&rsquo;est tout aussi compliqué de voir son équipe perdre face à des joueurs qui sont devant toi !</p>
<h5 style="text-align: justify"><strong>Quel est l&rsquo;objectif des statistiques ?</strong></h5>
<p lang="" style="text-align: justify">J&rsquo;en profite pour préciser que les statistiques de sa propre équipe servent surtout pour la préparation des joueurs, bien plus que pour aider le coach à faire son équipe. Elles vont servir à préparer et optimiser le physique d&rsquo;un joueur, voire tirer une sonnette d&rsquo;alarme. Donc c&rsquo;est très important pour les préparateurs physiques. On oublie souvent ce point-ci sur les statistiques, mais c&rsquo;est presque leur rôle principal. En plus bien sûr d&rsquo;aiguiller les exercices dans certains entraînements.</p>
<h5 style="text-align: justify"><strong>Est-ce qu&rsquo;il y a certains stades plus pratiques pour faire ce genre de métier ?<br />
</strong></h5>
<p lang="" style="text-align: justify">Alors, pour le travail, j&rsquo;ai fait le Parc des Princes, le Vélodrome, Louis II et Saint-Symphorien à quelques reprises. Après, plus généralement, je fais Dijon, Saint-Étienne, Lyon et Montpellier, qui sont dans ma « zone ». Chaque stade est unique, mais j&rsquo;ai une affection particulière pour Dijon, qui a gardé une ambiance « familliale » proche du rugby. C&rsquo;est toujours un plaisir d&rsquo;y aller. Et bien qu&rsquo;étant lyonnais, Sainté à toujours sa grosse ambiance, et c&rsquo;est super à voir et à vivre. Pour le travail, on restera sur le Groupama Stadium, car c&rsquo;est le plus récent : propre, bien fait, pratique, des services nickels. On sent qu&rsquo;on est dans une catégorie au dessus par rapport à Geoffroy-Guichard ou aux autres.</p>
<div class="DirectMessage-message with-text dm-message u-chromeOverflowFix">
<div class="DirectMessage-contentContainer">
<div class="DirectMessage-text">
<div class="js-tweet-text-container">
<h5 class="TweetTextSize js-tweet-text tweet-text" style="text-align: justify"><strong>Dernière grosse question, est-ce que quand tu regardes un match pour le plaisir, tu ne le regardes pas de la même façon ?</strong></h5>
<p class="TweetTextSize js-tweet-text tweet-text" lang="" style="text-align: justify">J&rsquo;ai envie de dire que rien n&rsquo;a changé à ce niveau la, presque malheureusement. Au travail, si ce n&rsquo;est pas l&rsquo;équipe que je supporte, ça va être comme devant la TV : je regarde. Peu d&rsquo;émotions. Si c&rsquo;est mon équipe par contre, je vais le regarder presque pareil : beaucoup de stress, de mauvaise-foi, de peur, de joie.</p>
<p class="TweetTextSize js-tweet-text tweet-text" lang="" style="text-align: justify">Au final, et j&rsquo;en reviens à ta question un peu avant, l&rsquo;âme de supporter est toujours là, que ça soit au boulot ou en dehors. Par contre, pour sortir un peu de la question, ça apprend à relativiser et à « analyser » plus objectivement. Quand tu parles à des préparateurs physiques, des adjoints, des gens d&rsquo;un club, tu peux pas y aller en tant que supporter lyonnais ou marseillais. Tu parles avec des gars du milieu, des connaisseurs, donc ça t&rsquo;aide à voir plus loin que le bout de ton nez, de ton club. Tu deviens un professionnel du foot à part entière, si l&rsquo;on peut dire, et pas que d&rsquo;un club.</p>
<h5 class="TweetTextSize js-tweet-text tweet-text" style="text-align: justify"><strong>Justement, est-ce que ça t&rsquo;as permis de rencontrer des gens au sein de clubs ?</strong></h5>
<p lang="" style="text-align: justify">Rencontré, oui et non. On peut côtoyer et parler avec certains préparateurs physiques, des « community manager », parfois des entraîneurs adjoints. Mais ce n&rsquo;est pas récurrent. J&rsquo;ai croisé Aulas et Romeyer plusieurs fois, et ce sont des personnes très éloignées de leur image publique, elles sont très ouvertes, souriantes, bienveillantes, malgré que tu ne sois qu&rsquo;un analyste. Les gens qu&rsquo;on côtoie le plus au final, ce sont les journalistes et surtout les commentateurs, puisqu&rsquo;on est placé juste à coté d&rsquo;eux. On est parfois à un mètre d&rsquo;eux, à peine. C&rsquo;est avec eux qu&rsquo;on parle. Mention spéciale à Julien Brun, qui est une super personne au passage !</p>
<h5 style="text-align: justify"><strong>Quelque chose à ajouter ?</strong></h5>
<p lang="" style="text-align: justify">Au final ce que j&rsquo;ai appris à aimer, c&rsquo;est l&rsquo;engouement qu&rsquo;il peut y avoir autour d&rsquo;un match. Que ça soit chaud à Lyon, familial à Dijon, voir les deux comme dans la Loire. Le foot, et surtout le sport, ça reste avant tout là pour rassembler les gens, de tout âge. Ouais, avant tout, ça permet de passer un bon moment. Les statistiques, les joueurs, les présidents, tout ça ce n&rsquo;est là que par la « grâce » des supporters. L&rsquo;important restera toujours les supporters dans un club, donc soutenez votre équipe, car sans vous elle ne sera rien. Et ça serait dommage de se passer d&rsquo;un vecteur d&rsquo;émotions pour de nombreuses personnes. Voir des gosses avoir les yeux qui pétillent parce qu&rsquo;ils ont un autographe de Jérémy Morel ou de Nolan Roux, c&rsquo;est super, et c&rsquo;est ça l&rsquo;objectif ! <em>(Sourire amusé, un peu ému)</em></p>
<h5 style="text-align: justify">Merci beaucoup Alexandre !</h5>
<p style="text-align: justify">Mais de rien ! Merci à toi pour cette opportunité d&rsquo;expliciter un peu ce qu&rsquo;on fait dans les coulisses.</p>
<p style="text-align: justify"><strong><em><a href="http://twitter.com/alexxOklm">Vous pouvez suivre Alexandre sur Twitter</a>.<br />
</em></strong></p>
<p lang="" style="text-align: justify">
</div>
</div>
</div>
</div>
</div>
</div>
</div>
</div>
</div>
</div>
</div>
</div>
</div>
</div>
</div>
</div>
</div>
</div>
</div>
</div>
<p>Cet article <a rel="nofollow" href="https://www.demivolee.com/2018/10/29/statistiques-chiffres-analyste-faire-parler/">« Les statistiques ne sont que des chiffres : c&rsquo;est à l&rsquo;analyste de les faire parler »</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://www.demivolee.com">Demivolée.com</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://www.demivolee.com/2018/10/29/statistiques-chiffres-analyste-faire-parler/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>387</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">19667</post-id>	</item>
	</channel>
</rss>

<!--
Performance optimized by W3 Total Cache. Learn more: https://www.boldgrid.com/w3-total-cache/

Mise en cache de page à l’aide de disk: enhanced 
Chargement différé (feed)

Served from: www.demivolee.com @ 2026-04-21 21:04:30 by W3 Total Cache
-->