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	<title>Augustin Cotreuil, Auteur à Demivolée.com</title>
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	<title>Augustin Cotreuil, Auteur à Demivolée.com</title>
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		<title>Billet : La simulation, paroxysme de l&#8217;antijeu</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Augustin Cotreuil]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 23 Jun 2021 05:00:15 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Flagrante ou inexistante, une faute en plein match de football est désormais systématiquement accompagnée d&#8217;un sketch du joueur. Les anti-football aiment le souligner, les footeux <a class="mh-excerpt-more" href="https://www.demivolee.com/2021/06/23/billet-la-simulation-paroxysme-de-lantijeu/" title="Billet : La simulation, paroxysme de l&#8217;antijeu">[...]</a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><strong>Flagrante ou inexistante, une faute en plein match de football est désormais systématiquement accompagnée d&rsquo;un sketch du joueur. Les anti-football aiment le souligner, les footeux ont tendance à le banaliser. Bien que ce rite soit difficile à effacer, son apport contre-productif au jeu et son aspect toujours plus néfaste au rendu spectaculaire d&rsquo;un match, légitiment une mise en examen.</strong></p>
<p style="text-align: justify">Elle est partout. En Ligue des champions ou au city-stade, en pleine carrière professionnelle ou au sortir du berceau. Le football moderne ne va plus sans la simulation. Qu&rsquo;elle soit partielle ou totale, l&rsquo;intention reste abjecte dans les deux cas. Non seulement elle est devenue un réflexe pour une grande majorité de joueurs, mais surtout ces derniers en viennent même à la programmer au départ d&rsquo;une action de façon à chercher le coup de sifflet de l&rsquo;arbitre plutôt qu&rsquo;une solution dans le jeu. Voilà une drôle (et triste) manière d&rsquo;atteindre ses objectifs.</p>
<p style="text-align: justify">Mais aujourd&rsquo;hui la situation est plus qu&rsquo;alarmante. Car à force d&rsquo;exister, à force de s&rsquo;approprier le dénouement des actions, à force de rentrer dans les schémas du footballeur, la simulation ne cesse de renforcer ses racines. Nous sommes maintenant à un point où elle s&rsquo;est tellement gavée de son terreau l&rsquo;antijeu qu&rsquo;elle en vient à envahir le jeu lui-même et pourrir ses souches les plus anciennes. Et la réalité est qu&rsquo;il faudrait des décennies pour éliminer la tumeur qu&rsquo;est la simulation et aseptiser le football qui en meurt à petit feu.</p>
<h2 style="text-align: justify">La virilité en danger : le jeu sacrifié</h2>
<p style="text-align: justify">Certes, la simulation d&rsquo;une faute est formellement interdite lorsque cette dernière est absolument inexistante. Mais le problème est dans l&rsquo;intention de simuler. Et il ne faut pas chercher bien loin l&rsquo;élément qui cloche puisqu&rsquo;il est dans la définition de la simulation. Celle-ci consiste à mettre en scène une chute disproportionnée par rapport au contact, dans l&rsquo;unique but de persuader l&rsquo;arbitre à siffler faute contre l&rsquo;adversaire. Ainsi l&rsquo;intention du simulateur n&rsquo;est autre que d&rsquo;obtenir un avantage en faisant accuser l&rsquo;adversaire, à tort ou à raison. D&rsquo;ailleurs, le joueur concerné cherche souvent plus qu&rsquo;à simuler : il cherche à provoquer la faute du défenseur adverse. Et si l&rsquo;on résume cela, on a la définition de l&rsquo;antijeu : le protagoniste ne court pas vers son but en tirant profit de ses propres moyens mais en poussant son ennemi à perdre les siens ! Là est la preuve de l&rsquo;ampleur que prend cette mode. Dans le duel physique que le défenseur propose à l&rsquo;attaquant, ce dernier refuse de le mener dans la loyauté. Car plutôt que d&rsquo;utiliser les armes appropriées à ce genre de combat, plutôt que de tenter de le remporter au mérite de ses qualités physiques et footballistiques, il utilise ses compétences théâtrales, qui n&rsquo;ont rien de sportif, pour se garantir dans la plupart des cas la victoire.</p>
<p style="text-align: justify">Et toute cette histoire au détriment du jeu. Au détriment de cette action qui se serait poursuivie si l&rsquo;attaquant ne s&rsquo;était pas laissé tomber. Cette scène de sacrifice a lieu chaque jour, à chaque match, et souvent des dizaines de fois par match. Des dizaines de fois par match, on nous prive de quelques secondes de football, de quelques poussées de ballon d&rsquo;un joueur qui peuvent s&rsquo;avérer déterminantes si l&rsquo;action se déroule proche de la surface adverse. Mais à la place, on a des coups de sifflets, des <a href="https://www.demivolee.com/2021/04/15/billet-var-et-football-cohabitation-delicate/">vérifications</a>, des <a href="https://www.demivolee.com/2021/03/02/billet-le-temps-des-polemiques/">protestations</a>. En réaction à l&rsquo;aberration flagrante, un sentiment d&rsquo;injustice profond ressenti par celui qui, en fin de compte, aurait fait la même chose dans l&rsquo;autre sens. Cette injustice, en revanche, est doublement ressentie par les passionnés de football aux dépens du jeu. Elle est doublement ressentie par ceux qui accordent à ce sport une place dans leur cœur, et qui le voient insulté par des comportements lâches et puérils.</p>
<h2 style="text-align: justify">L&rsquo;arbitrage soumis : le jeu enterré</h2>
<p style="text-align: justify">Le diable n&rsquo;épargne personne. Pire, certains s&rsquo;allient à lui. En effet, à force de voir la simulation se développer dans les pratiques des footballeurs, l&rsquo;arbitrage a décidé de s&rsquo;y adapter et d&rsquo;y poser des conditions. On aurait pourtant tendance à surveiller avec plus d&rsquo;attention les exagérations du simulateur, mais l&rsquo;arbitre, lui, accepte de se faire manipuler par ce dernier en répondant à ses revendications : il va d&rsquo;abord s&rsquo;interroger sur une éventuelle punition pour la victime de la supercherie avant de punir le simulateur. Ainsi, un attaquant frôlé par une intervention mal négociée de l&rsquo;adversaire, même s&rsquo;il est loin d&rsquo;en être déséquilibré, peut obtenir un coup franc s&rsquo;il simule ce déséquilibre. On trouverait certes normal que la faute flagrante soit sifflée en premier, même s&rsquo;il y a eu un abus de l&rsquo;autre côté. Mais le problème est que cet abus ne sera pas sanctionné si faute il y a. L&rsquo;arbitre s&rsquo;arrêtera au premier responsable qu&rsquo;il trouve, et donnera crédit au jeu d&rsquo;acteur de celui qu&rsquo;il a désigné comme la victime. Et ce dernier remettra son masque, encore et encore, à chaque fois que l&rsquo;occasion se représentera.</p>
<p style="text-align: justify">C&rsquo;est là le deuxième coup de poignard pour le jeu. Non seulement saccadé par les simulations des joueurs, il est aussi saccadé par les coups de sifflets de l&rsquo;arbitre. Celui-ci partage désormais la partition avec le comédien et refuse lui aussi le combat physique entre l&rsquo;attaquant et le défenseur. Le football qui, comme chaque sport, demande un engagement physique considérable, récompense désormais celui qui prend le moins de risques dans les interventions, la faute aux arbitres. Un duel entre deux joueurs se termine maintenant plus souvent par un coup de sifflet que par une récupération ou une conservation du ballon. Et dans la moitié des cas, le sifflet n&rsquo;aurait pas retenti si le joueur ne s&rsquo;était pas jeté. Voici comment la simulation, avec l&rsquo;aide des arbitres, a pris place dans le fil rouge de presque chaque action de football. Certes, elle fait gagner des ballons ou des secondes à l&rsquo;équipe de l&rsquo;acteur, mais elle fait perdre de la saveur au jeu que l&rsquo;on aime tant, et une partie du charme avec lequel il nous a séduit.</p>
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		<title>Billet : Super Ligue &#8211; Pour le plaisir des supporters ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Augustin Cotreuil]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 21 Apr 2021 05:00:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Billets]]></category>
		<category><![CDATA[Coupes d'Europe]]></category>
		<category><![CDATA[Dossiers Demivolée.com]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La bombe a fait siffler les oreilles de tous les fans de football. Menés par Florentino Pérez, douze des clubs les plus puissants d&#8217;Europe décident <a class="mh-excerpt-more" href="https://www.demivolee.com/2021/04/21/billet-super-ligue-pour-le-plaisir-des-supporters/" title="Billet : Super Ligue &#8211; Pour le plaisir des supporters ?">[...]</a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><strong>La bombe a fait siffler les oreilles de tous les fans de football. Menés par Florentino Pérez, douze des clubs les plus puissants d&rsquo;Europe décident de se coaliser le dimanche 18 avril 2021 pour concurrencer l&rsquo;UEFA dans une compétition européenne fermée : la Super Ligue. 48 heures plus tard et après avoir enragé les fans du monde entier, le putsch est sur le point de tourner au fiasco.</strong></p>
<p style="text-align: justify">L&rsquo;annonce a été vécue comme une trahison partout autour du globe. Une chose est sûre, la tâche de faire passer la Super Ligue comme la nouvelle grande et prestigieuse compétition européenne n&rsquo;aurait pas été si simple. Après plus d&rsquo;un an de pandémie mondiale, à une époque où des clubs comme le FC Barcelone ont une dette s&rsquo;élevant à près d&rsquo;un milliard d&rsquo;euros, les fins lucratives avaient sans aucun doute été au cœur de la démarche. En effet, l&rsquo;UEFA s&rsquo;était vue accusée par le club des Douze de ne pas avoir suffisamment fait face à la baisse d&rsquo;audience de la Ligue des Champions. Et ce malgré la reformulation de la compétition qui a été officialisée ce lundi 19 avril.</p>
<p style="text-align: justify">C&rsquo;est donc dans ce contexte que les plus grands clubs européens (exceptés les clubs allemands et français) se retournaient contre l&rsquo;UEFA. Comment ? En adhérant à un projet élitiste destiné aux clubs les plus puissants du continent, où seulement cinq places seraient réservées aux qualifiés/invités. Les clubs qui font rêver n&rsquo;importe quel gamin se détachaient alors de l&rsquo;une des plus belles sources d&rsquo;émotions du football moderne, la Ligue des Champions, au profit d&rsquo;une néo-corporation qui entendait agir pour le plaisir des supporters. Seulement, et je le détaillerai plus loin, les frondeurs ont fait preuve d&rsquo;une vision réductrice de la passion des joueurs et supporters, et se sont complètement trompés sur ce que ces derniers attendent du football.</p>
<h2 style="text-align: justify">L&rsquo;argument de l&rsquo;affiche</h2>
<p style="text-align: justify">C&rsquo;était l&rsquo;atout numéro un de la campagne de propagande de la Super Ligue : elle offrait des grandes affiches entre grands clubs, et surtout ne proposait aucune affiche inintéressante, chose que les frondeurs reprochaient fortement à l&rsquo;UEFA. Cependant, voilà pourquoi les matches « moyens » sont primordiaux dans de telles compétitions.</p>
<p style="text-align: justify">Les grands matches de Ligue des Champions ne sont pas à l&rsquo;affiche tous les mercredis. En général, il faut attendre les huitièmes voire les quarts de finale pour retrouver des matches de gala. Mais l&rsquo;attractivité de ces derniers n&rsquo;est pas sans raison : leur valeur tient de leur rareté. Un Real-Bayern n&rsquo;est savoureux que parce qu&rsquo;il n&rsquo;a lieu qu&rsquo;une fois tous les deux ou trois ans. S&rsquo;il vient ajouter une touche de sublime au calendrier, c&rsquo;est parce que le reste de celui-ci est bien moins attractif. C&rsquo;est l&rsquo;irrégularité et les déceptions qui font ressortir la saveur de ces moments uniques pour les passionnés de football. Cela fonctionne avec le calendrier d&rsquo;une compétition comme avec le fil rouge de n&rsquo;importe quelle aventure sportive. C&rsquo;est ainsi que la formule proposée par la Super Ligue était un crime contre ces rendez-vous galactiques. Car ses 180 matches proposés qui auraient été des rendez-vous immanquables aujourd&rsquo;hui, seraient devenus des rituels demain. Et il n&rsquo;y aurait cette fois eu aucun remède pour faire face à la lassitude des supporters.</p>
<p style="text-align: justify">En plus de cela, l&rsquo;enjeu est capital pour savourer une grande affiche. Un Barça-Juventus n&rsquo;est bon que s&rsquo;il y a une qualification à aller chercher. Or il n&rsquo;est pas garanti que proposer à chaque équipe neuf matches contre des cadors européens aurait été une bonne solution pour conserver l&rsquo;enjeu dans chacune de ces rencontres. Certes le côté lassant de la phase de poules des coupes européennes peut être reproché à l&rsquo;UEFA (ce que les frondeurs n&rsquo;ont pas manqué de faire). Mais derrière ces quatre mois ternes de la Ligue des champions (qui viennent d&rsquo;ailleurs d&rsquo;être reformulés) comblés de matches peu attirants, se cache le sublime de la phase à élimination directe, avec cette fois des grandes affiches à la clé. Quelle aurait été la saveur d&rsquo;un PSG-Liverpool en quart de finale de Super Ligue, si Paris avait déjà joué la Juventus, le Real, Barcelone, Milan, et les deux Manchester en phase de poules ? Et pire encore, quelle aurait été la saveur de ces matches au bout de 4 ans sachant qu&rsquo;ils auraient été joués chaque année ? La même qu&rsquo;un match de championnat à l&rsquo;heure actuelle, mais sans cette fameuse compétition suprême à côté pour combler quelque lassitude.</p>
<h2 style="text-align: justify">Vous avez dit compétition ?</h2>
<p style="text-align: justify">La remise en cause de la définition du sport et de la compétition suffit pour prendre conscience de l&rsquo;ampleur de la crise qui a eu lieu. Et jamais il n&rsquo;aurait été imaginable de devoir rappeler à des présidents de clubs de football de quoi s&rsquo;agit notre passion. Mais nous en étions malheureusement à ce point-là.</p>
<p style="text-align: justify">Si la passion d&rsquo;un supporter peut s&rsquo;étendre sur une vie, c&rsquo;est parce qu&rsquo;elle est animée par ces éléments centraux qui écrivent le fil de l&rsquo;existence de chacun : les objectifs. C&rsquo;est par sa passion qu&rsquo;un supporter se voit emporté dans les mêmes objectifs que ceux de l&rsquo;équipe qu&rsquo;il aime (selon un sondage réalisé sur <a href="https://www.youtube.com/channel/UC528yLfnCfdj-A2VwROsF2Q">ma chaîne YouTube</a>, 95% des 2400 votants supportent un club en particulier). Il savoure autant que les joueurs les buts marqués, les matches gagnés, les qualifications et les titres remportés (c&rsquo;est entre autres pour cela qu&rsquo;il est surnommé « le douzième homme »). Parallèlement, il se sent concerné et émotionnellement dépendant de la compétition à laquelle est confrontée son club de cœur pour parvenir à ses objectifs. La compétition compte donc aussi beaucoup pour les supporters. Plus encore, elle est primordiale pour nos émotions.</p>
<p style="text-align: justify">La Super Ligue venait cependant poser des limites à la compétition sportive. Cette association des « plus riches » posait une frontière purement financière entre les institutions les plus puissantes et d&rsquo;autre clubs qui ne pouvaient donc plus rêver de rencontrer les plus grands grâce à leurs performances. Ces équipes auraient rencontré un plafond à leur objectifs, un plafond qui n&rsquo;avait rien de sportif contrairement à ces derniers. Et c&rsquo;est de cette impuissance dont souffraient joueurs et supporters : les performances sportives ne suffisaient plus pour gravir des échelons. Le mérite sportif avait été placé en dessous du mérite économique par les pères fondateurs de la Super Ligue. De l&rsquo;autre côté, les cadors auraient joui de leur puissance financière qui leur permettait de se confronter entre eux. Et peu importaient leurs performances dans la ligue fermée, ils auraient joué autant d&rsquo;affiches de prestige chaque année et auraient bénéficié de la plus haute compétition, de laquelle se voyaient injustement privés les autres clubs non retenus par l&rsquo;élite.</p>
<h2 style="text-align: justify">L&rsquo;éthique sportive en danger</h2>
<p style="text-align: justify">Cette phrase est devenue bateau mais ô combien véridique : le football est un business plus qu&rsquo;un sport aux yeux de ces frondeurs. La préoccupation de la situation financière des plus grandes écuries européennes a été préférée à celle de la conservation de l&rsquo;éthique sportive.</p>
<p style="text-align: justify">Si le sport est représenté par la compétition, il n&rsquo;en demeure pas moins que le respect et la solidarité font partie des valeurs enseignées dès le plus jeune âge. L&rsquo;apprentissage est parfois long, mais est généralement terminé depuis longtemps pour un président de club de football. Ce n&rsquo;était visiblement pas le cas pour ceux du club des Douze. Cette ligue fermée a été créée entre grands clubs européens, comme une classe de CM1 refuse de partager le terrain avec les CE2 à l&rsquo;heure de la récréation. En dehors de ça, la Ligue des Champions est ce tournoi intergénérationnel qui donne une chance au Petit Poucet de renverser le plus expérimenté, même si le public préfère toujours voir les meilleurs s&rsquo;affronter pour la garantie du spectacle.</p>
<p style="text-align: justify">C&rsquo;est ainsi que les frondeurs qui disaient agir pour le plaisir des supporters les ont rendus verts de rage tout autour du globe en l&rsquo;espace de deux jours. Les meilleures équipes du monde, et par conséquent les plus grandes communautés de supporters au monde, se sont vues humiliées par leurs propres institutions qui ont préféré sacrifier le respect des valeurs sportives à des fins lucratives. C&rsquo;est ainsi que les élites posaient définitivement une barrière entre le football business et les amoureux du ballon rond.</p>
<blockquote><p><em>« Dans un club de football, il y a une sainte trinité : les joueurs, le manager et les supporters. Les présidents n&rsquo;ont rien à voir là-dedans. Ils sont juste là pour signer les chèques. »</em></p>
<p>Bill Shankly (1913-1981), figure emblématique de Liverpool</p></blockquote>
<p style="text-align: justify">Les frondeurs ont pris des décisions sur le football à dimension monumentale, sans même prendre considération de ceux qui savent parler de leur passion mieux que personne, de ceux qui verront leurs émotions <a href="https://www.demivolee.com/2021/04/20/billet-superleague-le-football-est-mort/">périr</a> sous l&#8217;emprise industrielle du sport le plus populaire du monde : entraîneurs, joueurs et supporters.</p>
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		<title>Billet : VAR et football, cohabitation délicate</title>
		<link>https://www.demivolee.com/2021/04/15/billet-var-et-football-cohabitation-delicate/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Augustin Cotreuil]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 15 Apr 2021 05:00:16 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Dossiers Demivolée.com]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Utilisée depuis le début des années 2000 dans d’autres sports (rugby à XIII et à XV, basketball ou encore football américain), « l’assistance vidéo à l’arbitrage », <a class="mh-excerpt-more" href="https://www.demivolee.com/2021/04/15/billet-var-et-football-cohabitation-delicate/" title="Billet : VAR et football, cohabitation délicate">[...]</a></p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><strong>Utilisée depuis le début des années 2000 dans d’autres sports (rugby à XIII et à XV, basketball ou encore football américain), « l’assistance vidéo à l’arbitrage », de son vrai nom, ne fait son apparition dans le football qu’en 2017. Et le premier constat est l’accueil qu’elle reçoit. Pour beaucoup de fans, le VAR vient mettre fin à une hémorragie d’<a href="https://www.demivolee.com/2021/03/02/billet-le-temps-des-polemiques/">épisodes douloureux</a>.</strong></p>
<p style="text-align: justify">En voyant arriver une telle technologie dans le processus des décisions arbitrales, on ne peut que s’imaginer les drames qu’elle aurait pu éviter. Des évènements comme l’attentat de Schumacher sur Battiston (France-RFA 1982), le scandale de Chelsea-Barcelone en 2009 ou bien la main de Thierry Henry contre l’Irlande la même année suffisent pour illustrer ce que le passionné ne veut plus jamais revivre.</p>
<p style="text-align: justify">Mais si l’on voit d’abord dans le VAR les prémices de l’arbitrage absolu, on se rend vite compte des limites qu’il peut poser. Non seulement avec le brouillage de nos émotions à coups d’ascenseurs émotionnels qui peuvent s’avérer plus que pénibles, mais aussi et surtout avec un impact majeur sur le développement naturel du jeu et son aspect instantané.</p>
<h2 style="text-align: justify">Ascenseurs émotionnels</h2>
<p style="text-align: justify">Voilà quatre ans que nos émotions sont contenues. Quatre ans que le syndrome du VAR nous interdit de plonger avec ataraxie dans l&rsquo;extase en célébrant un but. Quatre ans qu&rsquo;il nous empêche d&rsquo;atteindre pleinement ce sommet euphorique, celui pour lequel nous avons décidé d&rsquo;accorder au football une place dans notre vie quotidienne.</p>
<p style="text-align: justify">Depuis l&rsquo;instauration de l&rsquo;arbitrage vidéo, la vérification d&rsquo;un but à la vidéo est presque devenue un rituel. Quant aux annulations, pour les raisons que je détaillerai plus loin, elles sont devenues aussi fréquentes que les validations. Mais le problème est avant cela : il est entre le but et la décision. Selon le président de la FIFA Gianni Infantino, cet intervalle de temps est bonifiant pour le rendu émotionnel, rapporte le quotidien britannique <em><a href="https://www.theguardian.com/football/2021/mar/05/infantino-says-var-delays-improving-football-another-layer-of-adrenaline-handball-offside">The Guardian</a></em> :</p>
<blockquote><p><i>« Plutôt que d&rsquo;enlever des choses, il [le VAR, NDLR] ajoute, je dirais, une autre couche d&rsquo;adrénaline dans le jeu. Maintenant, s&rsquo;il y a un doute, vous vérifiez, vous attendez, vous voyez et c&rsquo;est l&rsquo;adrénaline qui fait du football ce qu&rsquo;il est : l&rsquo;attente d&rsquo;un résultat. » </i></p></blockquote>
<p style="text-align: justify">En effet, les supporters de Tottenham ne vous assureront pas le contraire en se remémorant ce fameux quart de finale retour de Ligue des champions à l&rsquo;Etihad Stadium. Mais doit-on pour autant accepter n&rsquo;importe quelle source d&rsquo;adrénaline ? L&rsquo;adrénaline d&rsquo;une décision favorable de la vidéo est-elle aussi naturelle (vis-à-vis du football) que celle d&rsquo;un but ? Ma réponse est non. Le « VAR check » intervient pour remettre en cause un phénomène que l&rsquo;on vient de vivre. Un phénomène propre au match de football, qui va se voir – ou non – annulé par un intervenant extérieur au jeu. Pire encore, le spectateur ne peut pas « suivre » l&rsquo;action de vérification, à la différence d&rsquo;une action du match. Il ne peut qu&rsquo;attendre, attendre une décision soit favorable soit défavorable, qui dans le cas échéant viendra brutalement perturber l&rsquo;état psychologique dans lequel le but l&rsquo;a plongé.</p>
<p style="text-align: justify">Pourtant, Gianni Infantino assure que cette « attente d&rsquo;un résultat » et l&rsquo;adrénaline qu&rsquo;elle dégage sont propres au football. Malheureusement pour lui, c&rsquo;est faux. Le spectateur est certes animé par l&rsquo;attente d&rsquo;un résultat, mais du résultat d&rsquo;un match, d&rsquo;une action, du jeu. Jeu produit par les joueurs, et par conséquent dépendant de ceux-ci. Le VAR, quant à lui, propose l&rsquo;attente d&rsquo;un résultat qui ne dépend en aucun cas des joueurs. Qui ne dépend en aucun cas du jeu qui se déroule sous les yeux du spectateur, de ce qui définit sa passion. Bien sûr, c&rsquo;est le principe d&rsquo;une décision arbitrale : qu&rsquo;elle ne dépende pas des joueurs. Mais le côté excessif du VAR est l&rsquo;instant où il intervient. Car généralement, le verdict tombe quand les supporters ont déjà fini de fêter, quand ils se sont un minimum remis de leurs émotions. Ce qui leur demande alors un effort psychologique particulièrement éprouvant : celui de rebasculer dans une dimension ou l&rsquo;action qu&rsquo;ils viennent de fêter n&rsquo;existe pas. Et si ces ces ascenseurs émotionnels peuvent parfois nourrir de bonnes sensations, leurs répétitions plus fréquentes que jamais peuvent aussi aller jusqu&rsquo;à écœurer le spectateur.</p>
<p style="text-align: justify">Voilà donc quatre ans que notre mémoire, croyant nous protéger de ces perturbations émotionnelles, nous empêche de goûter pleinement à l&rsquo;authenticité de certaines émotions.</p>
<h2 style="text-align: justify">Le VAR, censeur du jeu</h2>
<p style="text-align: justify">Si l’arbitrage est désormais aidé par une machine, la décision finale reste tout de même le fruit d’un raisonnement humain. Sur des cas de penalty ou de carton rouge, l’arbitre a en effet un jugement subjectif (que je définis comme un jugement pouvant susciter un désaccord) capital à apporter après avoir visionné les images<a href="#_ftn1" name="_ftnref1">[1]</a>. Subjectivité qu’une machine informatique peut donc difficilement avoir : elle ne fait que montrer l’action sans rien décider. En revanche, sur des cas comme celui d’un hors-jeu à vérifier, l’ordinateur a plus que jamais son mot à dire : il détient la preuve ultime d’un positionnement trop en avant (ou non) de l’attaquant sur le dernier défenseur. Même à quelques millimètres près, il est capable de détecter le moindre hors-jeu. En soit, il ne devrait donc rien y avoir de plus facile pour l’arbitre ! Puisqu’il aurait simplement à faire confiance à la vidéo et les lignes tracées pour distinguer la position de l’attaquant.</p>
<p style="text-align: justify">Mais la question à poser est la suivante : le football, pratiqué par des humains, doit-il autant dépendre de la méticulosité sans égal de l’informatique ? Depuis l’instauration du VAR, les annulations de buts pour une main qui dépasse ou un pied trop grand d’une pointure se multiplient et font constamment parler. Le footballeur a beau avoir un instinct surnaturel et faire l’appel de balle parfait au centième de seconde près, le VAR le rattrapera toujours au millième. À ce jeu-là, la machine sera à tout jamais plus forte que l’homme, et voilà une domination qui peut s’avérer étouffante pour le jeu.</p>
<p style="text-align: justify">Le football est un sport d’expression : chaque équipe exprime sa manière, sa philosophie, son art d’organiser son collectif vers un même objectif. Plus le niveau est élevé, plus le jeu se développe dans l’instantanéité. Néanmoins le football a des règles : elles doivent être respectées par les joueurs, eux-mêmes contrôlés par des arbitres. Ainsi, si un joueur commet une faute et que l’arbitre la voit et la considère comme telle, il se voit sanctionné pour ne pas avoir respecté les règles. Mais depuis 2017, un joueur peut être sanctionné pour une faute que personne n’a vue en direct, ni-même un seul des arbitres, mais qu’une machine a détecté. Elle est la seule à l’avoir vue, mais la seule à avoir la preuve et à en être sûre. Ainsi gagne-t-elle son combat contre la nature humaine. Ainsi censure-t-elle les œuvres par lesquelles s’expriment les équipes. L’arbitre s’aide de l’exactitude et l’efficacité du VAR pour reprocher à l’attaquant un microretard imperceptible par l’œil humain à vitesse réelle, pour reprocher aux joueurs de n’avoir que frôlé la perfection : celle que leur nature humaine, en fin de compte, les empêche d’atteindre.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="#_ftnref1" name="_ftn1">[1]</a>Les contestations concernant le VAR qui ont eu lieu depuis quatre ans ne sont d’ailleurs pas majoritairement liées à un penalty ou un carton rouge.</p>
<p>Cet article <a rel="nofollow" href="https://www.demivolee.com/2021/04/15/billet-var-et-football-cohabitation-delicate/">Billet : VAR et football, cohabitation délicate</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://www.demivolee.com">Demivolée.com</a>.</p>
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		<title>Billet : Huis clos et coronavirus, le passage à un football fade</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Augustin Cotreuil]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 08 Apr 2021 05:00:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Billets]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le 11 mars 2020, le coronavirus sévissait pour la première fois sur un match de football de haut niveau en France : un certain Paris-Dortmund <a class="mh-excerpt-more" href="https://www.demivolee.com/2021/04/08/billet-huis-clos-et-coronavirus-le-passage-a-un-football-fade/" title="Billet : Huis clos et coronavirus, le passage à un football fade">[...]</a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><strong>Le 11 mars 2020, le coronavirus sévissait pour la première fois sur un match de football de haut niveau en France : un certain Paris-<a href="https://www.demivolee.com/2021/02/17/interview-borussia-dortmund-cest-quoi-le-probleme/">Dortmund</a> au Parc des Princes (2-0) annoncé à huis clos par Roxana Maracineanu deux jours avant. Le premier d’une longue série. Depuis, plus rien n’est comme avant. Et en ce qui concerne les amoureux du ballon rond, notre manière d’apprécier le football a tout autant été transformée.</strong></p>
<p style="text-align: justify">Du plus général au plus subtil, beaucoup des caractères qui composent un bon match de foot à la télévision n’ont plus la même saveur depuis un an.  Je me place ici comme un simple téléspectateur, car c’est ce que je suis. Évidemment, le coronavirus aura bouleversé bien d’autres domaines du football que simplement celui introduit précédemment. Mais je ne suis ni joueur, ni journaliste, ni économiste. Je ne travaille pas non plus à la tête d’un club et encore moins d’une organisation internationale. Alors mes propos ne peuvent se placer sous aucun autre point de vue que celui d’un amateur qui regarde son sport préféré à la télévision. Je les écris cependant pour faire le point sur ces douze mois inédits, pour synthétiser les nouveaux sentiments et le nouveau regard qu’un fan de foot peut porter sur un match, face à la mesure sanitaire la plus redoutée par les supporters mais devenue presque fondamentale dans le monde du sport pour lutter contre la propagation du virus : le huis clos.</p>
<p style="text-align: justify">En effet, nier l’importance d’un public pour apprécier un match de football, même télévisé, relèverait de l’inscience. « On ne se rend compte de la valeur d’une chose que lorsqu’on la perd » : ce proverbe semble ne jamais avoir autant résonné dans nos têtes que durant cette crise sanitaire. Bien sûr, on manquait rarement de mentionner la ferveur du douzième homme lors de matches aux <a href="https://www.demivolee.com/2018/11/16/groundhopping-dortmund-bayern-munich-au-westfalenstadion/">ambiances stratosphériques</a> dans le « monde d’avant ». Mais rares sont ceux qui ont pu imaginer à sa juste valeur la souffrance que nous procureraient des huis clos dans tous les stades et tous les championnats du monde pendant une année entière. Et les mots ne sont pas faciles à poser quand il s’agit de justifier l’importance pour un amateur, même derrière sa télévision, d’un public qui entoure les joueurs dans l’arène.</p>
<h2 style="text-align: justify"><strong>Drôle d’ambiance</strong></h2>
<p style="text-align: justify">« Oppositions d’entraînement », « matches de district » … Voir du football professionnel à huis clos en a chamboulé plus d’un, car il est difficile d’imaginer le sport le plus populaire du monde se jouer sans un seul spectateur en tribune. Mais le paradoxe est pourtant réel. En effet, le pouvoir de fédération dont témoignent habituellement les gradins bondés, les encouragements et les chants repris à l’unisson par les supporters, ont l’air de s’être complètement envolés depuis la mi-mars 2020, quand on se retrouve face à des sièges vides ou des bâches tout autour du tapis vert. De même, les communions poignantes entre joueurs et fans, et les visages de footballeurs défigurés par l’adrénaline sous le rugissement d’un peuple immergé dans la folie, ne semblent plus qu’être un vague souvenir.</p>
<p style="text-align: justify">Aujourd’hui, l’animation sonore d’un match télévisé peut se résumer au bruit des tribunes combiné avec les commentaires du match, les sons du terrain étant souvent étouffés par le vacarme des supporters. Un féru de football sait quelle place a le commentateur durant un match, ainsi que son importance dans les émotions que dégage la rencontre et dans les souvenirs qui en restent. Mais ces bruits de fond et voix qui résonnent, dont on fait l’amer expérience depuis un an maintenant, nous font tout autant prendre conscience de l’équivalente importance d’un brouhaha en tribunes pour accompagner les commentaires (beaucoup de diffuseurs intègrent des bandes sons aux retransmissions en direct, bien qu’elles ne fassent pas l’unanimité). Comme si, d’une certaine manière, la clameur de plusieurs dizaines de milliers de spectateurs permettait de légitimer – du moins auprès de ceux qui trouveraient une telle réaction excessive – l’ardeur du commentateur lors d’un but ou d’une qualification.</p>
<p style="text-align: justify">La plupart des yeux et oreilles s’y habituent. Mais beaucoup de passionnés ne cachent pas pour autant leur manque d’enthousiasme à l’approche d’un match ou au beau milieu de la rencontre, dégoûtés par l’absence du charme et de la ferveur qu’assurent habituellement les supporters ou la simple présence d’un public.</p>
<h2 style="text-align: justify"><strong>Nostalgie des </strong><strong>« émotions secondaires »</strong></h2>
<p style="text-align: justify">Comme pour toute passion, il est difficile d’enlever à quelqu’un son attachement pour le football. Et ce, même avec des huis clos à perpétuité. Mais ces derniers temps, certains ont pu voir leurs émotions « bridées » par la résonnance des stades, et de ce fait leur passion bousculée. En effet, cette dernière pourrait être définie comme un « essaim d’émotions » que nous fait vivre le football. La plus importante étant selon moi celle que je définis comme « l’amour du jeu », de ce sport qui se joue ballon au pied, celle que chaque passionné ressent et que, heureusement, la situation actuelle n’impacte quasiment pas. Mais je considère ensuite que notre passion est dictée par une multitude de petites autres émotions que le coronavirus a en revanche pu affaiblir, voire suspendre. On pense surtout à celles que procurent les manifestations visuelles ou auditives des supporters en tribunes qui parfois peuvent faire se dresser nos poils, même à travers la télévision.</p>
<p style="text-align: justify">Un évènement prestigieux, source d’une attente et d’émotions particulières, a été particulièrement bouleversé par les mesures sanitaires prises ces derniers mois : la Ligue des Champions. Voici l’exemple parfait pour illustrer ce manque d’émotions que ressent n’importe quel passionné en ce moment. Elle revient tous les ans et pourtant, jamais nous ne sommes rassasiés de son parfum : matches aller-retour entre les meilleures équipes d’Europe au milieu de la semaine, en période hivernale ou à l’éclosion des bourgeons, dans les plus grands stades et les meilleures ambiances du continent, et avec les plus grands joueurs de la planète.</p>
<p style="text-align: justify">Ce charme a cependant été quelque peu rompu l’été dernier : matches secs à Lisbonne, sans public et au beau milieu de l’été. Le parfum des grands rendez-vous était certes là et les scénarios des matches – fous pour certains &#8211; ont été à la hauteur de la compétition, mais personne ne peut nier ce léger manque de saveur qu’il n’est pas simple d’exprimer. Si certains qui, sont moins attachés au football, ont du mal à comprendre l’utilisation de termes comme « parfum » ou « saveur » pour une compétition sportive, il est toujours possible de l’expliquer par l’assimilation à l’atmosphère et le pouvoir fédérateur d’une Coupe du monde.</p>
<p style="text-align: justify">Au final, le huis clos change à la fois peu de choses – l’essence de notre passion, le jeu, étant toujours là – et tout. Car le « douzième homme » a quitté la partie, et le jeu n’est plus le même lorsqu’on enlève un pion.</p>
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