Moins de deux semaines après les 32èmes et un peu plus d’une avant les 8èmes, les 16èmes de finale de la Coupe de France avaient lieu ce week-end. Comme au tour précédent, voici un récapitulatif des événements essentiels.

La Ligue 1 assure, encore

La Ligue 1 a, comme en 32èmes, envoyé les trois quarts de ses représentants encore en lice au tour suivant. Dérogent donc à ce constat les Girondins de Bordeaux, éliminés jeudi soir à Pau (N1) au terme des prolongations. Si l’invincibilité de Gaëtan Poussin, deuxième gardien des Girondins, a pris fin, les Palois ont réalisé la première des deux surprises notables.

Les éliminations des deux autres clubs de l’élite étaient inéluctables puisqu’elles interviennent à l’issue des deux rencontres 100% Ligue 1. À ce petit jeu, Dijon a littéralement balayé une équipe remaniée de Nîmes avec notamment quatre buts inscrits dans le dernier quart d’heure.

La confrontation entre Nantes et l’OL fut encore plus prolifique et plus marquante encore. Parce que d’entrée, c’est le prodige Rayan Cherki (16 ans, faut-il le rappeler !) qui a offert l’ouverture du score aux siens. Avant de se charger de doubler la mise dans la foulée, en reprenant un centre de Traoré. Un début de match tonitruant, mais plus excitant encore lorsque le natif de Pusignan délivrait ses passes en profondeur millimétrées pour Terrier (37′) et Dembélé (69′). Il aurait même pu signer un triplé en transformant un penalty qu’il avait lui-même obtenu (66′), mais Lafont a finalement stoppé la tentative de Dembélé. Malgré un retour à la marque dans les dernières minutes, Nantes chute face à l’OL. Mais si Cherki était déjà un talent brut aux yeux des lyonnais, il l’est maintenant à ceux de la France entière !

Enfin, l’OM aura dû attendre la supériorité numérique et le dernier quart d’heure pour se défaire de Granville (N2). Le PSG, lui, aura également patienté jusqu’au money-time pour vaincre Lorient grâce à Sarabia. Pas de problème en revanche pour l’AS Monaco, qui a écarté son valeureux adversaire et fait valoir les trois divisions d’écart qui la séparent de Saint-Pryvé Saint-Hilaire. À noter que l’équipe du Loiret avait déjà chuté à ce stade de la compétition l’année dernière, face à l’équipe qui aura été sacrée, le Stade Rennais (0-2). Un signe ?

La Ligue 2 au tapis

Pour la première fois dans l’histoire de la Coupe de France, aucun club de deuxième division ne rejoindra les huitièmes de finale. Les quatre écuries encore en lice ont toutes chuté : Lorient face au PSG, le Paris FC face à Saint-Etienne, Caen à Montpellier, et Nancy à Belfort (N2).

Cette rencontre entre les formations jurassienne et lorraine fut d’ailleurs particulière, puisqu’elle a mis le gardien belfortain Eddy Ehlinger sous le feu des projecteurs. Alors que Malaly Dembélé avait répondu à l’ouverture du score précoce de Belfort, Ehlinger a détourné un penalty d’Andé Dona Ndoh, celui qui aurait permis à l’ASNL de prendre l’avantage. Il n’en fut rien, Belfort valide son ticket !

Quant au Paris FC, le (second) club de la capitale a bien failli accéder au tour suivant. Par deux fois, les Franciliens ont mené face aux Verts grâce à des buts de Menez et Pitroipa. Khazri, Abi, et Debuchy, ont finalement permis à l’équipe du Forez de renverser le match et se qualifier pour les huitièmes.

Un petit poucet nommé Limonest

Petit club de la ville éponyme (3 600 habitants), le FC Limonest (N3) prolonge son rêve en atteignant pour la première fois de son histoire les huitièmes de finale de la Coupe de France. Grâce au but de Rouvière sur le terrain de Prix-lès-Mézières (N3 également), les Limonois seront donc au rendez-vous au tour suivant, pour y affronter – probablement au Groupama OL Training Center – l’équipe de Dijon. Pour un derby en quarts ?

Rouen, pensionnaire de N2, devait éliminer Angers pour rallier les quarts. Mais Fred Dembi, milieu de terrain essentiel de l’équipe normande, était suspendu. Une décision conservée malgré la décision de faire appel et les nombreux soutiens reçus. La cause ? Avoir rendu hommage, en retirant son maillot pour exhiber celui de Nathaël Julan, son ami et ex-coéquipier tragiquement décédé quelques jours avant son but face à Metz en 32èmes. Concernant l’aspect purement sportif du match, les Scoïstes se sont finalement imposés 4-1, grâce – entre autres – à deux jolis buts de Farid El Melali, qui ont répondu à l’égalisation de Sidibé.

Petits poucets des 16èmes, les Réunionnais de la Saint-Pierroise, seuls rescapés de R1, auront eu le courage et le mérite de tenir à 10 contre 11 pendant 103 minutes à Épinal (N2)… Avant de craquer sur un ultime corner à la 118ème ! Scénario cruel !

Tous les résultats de ces 16èmes de finale

(N1) Pau 3-2 Bordeaux (L1)

(N2) Granville 0-3 Marseille (L1)

(N3) Prix-lès-Mézières 0-1 Limonest (N3)

(N2) Épinal 1-0 Saint-Pierre (R1)

(L1) Nice 2-1 Red Star (N1)

(N2) Belfort 3-1 Nancy (L2)

(N3) Gonfreville-l’Orcher 0-2 Lille (L1)

(N2) Angoulême 1-5 Strasbourg (L1)

(L2) Paris FC 2-3 Saint-Etienne (L1)

(L1) Nantes 3-4 Lyon (L1)

(N2) Rouen 1-4 Angers (L1)

(N3) Athlético Marseille 0-2 Rennes (L1)

(L1) Dijon 5-0 Nîmes (L1)

(L1) Montpellier 5-0 Caen (L2)

(L2) Lorient 0-1 Paris SG (L1)

(N2) Saint-Pryvé Saint-Hilaire 1-3 Monaco (L1)

Le tirage des 8èmes

(N1) Pau – Paris SG (L1)

(L1) Nice – Lyon (L1)

(L1) Marseille – Strasbourg (L1)

(N2) Epinal – Lille (L1)

(N3) Limonest – Dijon (L1)

(N2) Belfort – Montpellier (L1)

(L1) Angers – Rennes (L1)

(L1) Monaco – Saint-Etienne (L1)

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