La décision de la Ligue Professionnelle de Football est tombée dans la semaine. Le sort d’Anthony Lopes, gardien de l’Olympique Lyonnais, était le moteur principal d’une attente rare pour une simple commission de discipline. Finalement, le portugais s’est vu sanctionné d’une suspension de 3 matchs, après les échauffourées parvenues au Vélodrome. Récit d’un joueur qui aurait cependant dû prendre plusieurs années de prison.

NB : Ceci est un article satirique. Au cas où.

Le foot pour s’en sortir

Enfant, Lopes grandit dans la très chaude commune de Givors. Trafic de drogue, règlements de comptes, marchés du dimanche matin…Dans cette situation, seul le football peut sauver le petit Anthony, qui en est un grand fan. C’est d’ailleurs un beau matin, en se promenant dans le centre-ville de Lyon, que ce dernier croise Jean-Michel Aulas (déjà président de l’OL). Alors au bistrot avec une certaine Nathalie Boy de la Tour, à qui il aurait promis de trouver un emploi, Aulas aperçoit l’enfant le fixer, sans rien dire. D’un coup, Anthony sort une arme. « Offre moi un contrat à l’OL, ou je tire » déclare-t-il du haut de ses 14 années.

Voilà comment Anthony Lopes entre dans un centre de formation, l’un des meilleurs d’Europe. C’est ensuite grâce à ses différentes relations qu’il passera les paliers. Comme par exemple au moment de signer professionnel. En effet, alors qu’une réunion a lieu dans les installations du club (à Tola Vologe à l‘époque), c’est le père du joueur qui s’introduit…avec une petite surprise. « On discutait, et puis une dizaine de prostituées sont entrés dans la salle. C’était clairement pour nous convaincre. On s’est tout de suite dit que ça ne marcherait pas » annonce Armand Garrido, qui gère la formation du club. Trois heures plus tard, Anthony Lopes est officiellement joueur de l’Olympique Lyonnais ». Rémi Garde, coach de l’OL entre 2011 et 2014, complète : « Un jour de veille de match, contre Nice en coupe, je reçois une lettre anonyme. Il était indiqué dessus que Lopes devait jouer le match du lendemain. Si je faisais pas, ils me promettaient de poursuivre ma carrière de coach à Montréal. Je l’ai fais jouer, mais j’entraîne quand même à Montréal ».

La double-casquette

Les mois passent et Lopes prend une place importante dans le club. A coté de cela, il grimpe également les échelons à la direction du cartel de Lyon. C’est notamment grâce à ce rôle qu’il se permettra des débordements, et le tout sans aucune sanction. Frédéric Thiriez, ancien patron de la LFP, se confie : « Un beau jour, alors que réfléchissait à comment punir les fumigènes, une notification me parvient. Je venais de recevoir un mail, m’indiquant que Lopes allait frapper, mais sans ne savoir où ni comment. Je n’avais pas intérêt à sanctionner ou ils toucheraient à ma moustache ». En plus de cela, le cartel avait passé un accord avec l’OL… ainsi qu’avec la LFP. El Gato, comme l’appellent les supporters, était au cœur de toutes ces magouilles, avec le soutien de Jean-Michel Aulas.

Durant plusieurs années, le joueur terrifie les équipes et les supporters adverses. Provocation à Bastia, jet sur un pétard à Metz, suppression du mot « Saint-Étienne » sur un maillot… l’affaire prend même une tournure internationale lorsque Lopes crée une bagarre du coté d’Everton. Tout cela sans suspension ni peine de prison évidemment. La corruption fait rage.

Tout cela passe à coté des médias. Pour eux, Anthony Lopes n’est qu’un gardien de Ligue 1, qui n’a de sale que le maillot à la suite de ses spectaculaires plongeons. Ce n’est pas le cas des experts marseillais, n’ayant dans la tête que l’envie de protéger le pays de cette mafia. Parfois moqués pour leur « paranoïa », il est forcé de constater qu’ils visaient juste. Le lien entre le portugais et la direction de la Ligue était proche d’être dévoilé au grand jour par DylanOM13, dans un célèbre tweet à 12 likes. D’autant plus que légèrement sanguin, Lopes n’était pas le dernier à se jeter dans une bonne grosse baston. Les preuves s’empilent et le scandale se développe de jour en jour. On apprend par exemple que Fernando Marçal avait dîné chez les Lopes, la veille de son agression sur un arbitre à Caen. Même histoire pour Benoit Bastien, la veille d’un OM-OL et du fameux but « QUI RENTRE D’UN MÈTRE FRAA ».

Avril 2018, la chute

C’est donc le 18 mars 2018 que les échauffourées entre lyonnais et marseillais se déroulent. Alors que les arbitres rentrent au vestiaire où la direction lyonnaise les attends, une grande embrouille explose. Tout le monde rentre dans le tas, et surtout Anthony. Toujours le même. Sous cocaïne (cachée sous ses gants lors du match, technique apprise par Bernard Lama), le portier lyonnais aperçoit une personne portant la doudoune de l’OM, avant de se jeter littéralement sur lui. Une série de coups lui est infligée : c’est la panique. Au final, seulement 2 jours d’ITT et un petit mois de soins pour un intendant courageux, tandis que le coupable ne se verra infliger que 3 matchs de suspension.

C’est suite à cette annonce que les forces de l’ordre marseillaises passent à la vitesse supérieure. Un appel à témoins est effectué pour faire tomber cette véritable mafia, alors que 60 000 individus se présentent devant le Commissariat du 9ème arrondissement de la ville. Un slogan, « Les Baumettes, pour Lopette ! » est scandé. Julien, abonné au Vélodrome depuis plusieurs années, se livre : « On va tous aller sur Google, la LFP va prendre de sales notes ! Et je vous parle même pas de la page Wikipedia d’Aulas ! ». Face à un tel engouement, la question de l’exil se pose pour le clan Lopes. Les semaines qui suivent marquent un grand changement pour le criminel, possédant désormais l’obligation de quitter le pays. Ce samedi, nous devrions donc voir le dernier match d’Anthony Lopes sous le maillot rhodanien. Tous ensemble, c’est une France moins corrompue et plus saine que nous allons faire.

Par Kick, correspondant de l’Agence Transe-Presse à Lyon.

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