L’histoire du football rejoint en de nombreux points l’histoire de la cité d’Athènes. Aujourd’hui, plongée dans les entrailles footballistiques de ce qui fut la cité de la première démocratie du monde.

Le Panathinaïkos

Fondé en 1908, le Panathinaïkos est un grand club grec. Si on associe ce club dans la cité, le Panathinaïkos serait le club des citoyens athéniens, les citoyens assistant aux Panathénées ou encore à l’Ecclésia. On peut le voir d’abord dans l’étymologie du nom du club. « Pan » ou « Pana » voulant dire « tous » et « Athinaikos » qui se traduit par « athéniens ». C’est donc le club de tous les athéniens et dans la cité, les populations considérées comme athéniens sont les citoyens.

Le Panathinaïkos est moins bien depuis plusieurs saisons : le dernier trophée remporté remonte à 2014. C’était alors une coupe de Grèce. Ils avaient cependant réussi à faire le doublé en 2010 avec le championnat et la coupe. Mais elle est loin la belle époque où le Panathinaïkos écrasait tous ses concurrents, dans les années 1960 et 1970, et arrivait en finale de Champion’s League 1971. Le Saint-Étienne de Grèce. Le club est actuellement huitième de Superleague sur seize clubs après un nul, 1-1 face a l’Olympiakos a dix contre onze, grâce à un penalty transformé par Anthony Mounier à la quatre-vingt-septième minute.

L’Olympiakos Le Pirée

Le Pirée est une ville portuaire au Sud d’Athènes. Cette ville est dans l’Attique, et dépend du gouvernement athénien et donc de la cité d’Athènes. Étant une ville portuaire, elle est donc une ville marchande et fait sa richesse grâce aux commerçants. Dans la cité, elle est en opposition avec les citoyens. Cela pourrait expliquer la rivalité entre l’Olympiakos Le Pirée et le Panathinaïkos. L’Olympiakos Le Pirée serait fondé par les riches marchands et les aristocrates, tandis que le Panathinaïkos est un club moins aisé.

Aujourd’hui la situation ne change pas, l’Olympiakos est le plus gros club de Grèce. Les Erythrólefkoi restent sur une longue série de victoires en championnat, puisqu’ils enchaînent les championnats depuis 1997 (seul 2004 et 2010 sont les saisons sans victoire). C’est aussi un des rares clubs à ne pas être touché gravement par la crise qui ravage la Grèce et ses clubs. Il est aussi le premier club grec à remporter la Champions League en 1990.

Ce week-end dernier, l’équipe d’Oscar Garcia a obtenu le nul contre son rival le Pana, sur le score de 1-1. Un match nul qui intervient une semaine après les incidents face au PAOK. Ces incidents pourraient rapporter des points à l’Olympiakos mais aussi a en faire perdre au PAOK, deuxième du championnat. Pour l’instant la rencontre est juste reportée. L’Olympiakos est troisième de Superleague, à sept points du premier, l’AEK Athènes. Malgré le retour des bons résultats ces dernières semaines, Oscar Garcia reste menacé d’être renvoyé.

L’AEK Athènes

Dans la cité athénienne mais aussi dans les autres, il n’y a pas que des citoyens. Il y a aussi des étrangers, les métèques. Ces étrangers, en l’occurrence les Turcs, fondent l’AEK Athènes en 1924 dans un quartier populaire d’Athènes.

L’AEK Athènes remporte son premier trophée en 1932 et le championnat en 1934. Le club connaît par la suite des moments difficiles. Par exemple, leur stade, le Stadio Nikos Goumas a été délaissé par le club et détruit par la ville, jugé non-conforme. Ce principalement après le passage d’un séisme en 1999. Il joue depuis 2003 dans le stade olympique, loin du quartier de naissance du club.

Autre problème, la crise, qui touche toute la Grèce. Le club a connu des difficultés sportives et extra-sportives en 2013. Entre les interdictions de recrutement et les salaires impayés, le comportement des joueurs et des supporteurs écorne l’image du club. Giorgios Katidis célèbre un but avec un salut nazi. Le président est arrêté pour fraude fiscale, l’AEK devant alors 170 millions au fisc. La vingt-neuvième journée marque la fin de l’AEK en Superleague. Lors d’un match important pour le maintien, un but contre son camp condamne l’AEK et provoque un envahissement de terrain, ce qui pénalise le club de trois points. Le club coule, les finances ne permettent pas de commencer la saison en D2, l’ancien président Dimitris Melissanidis reprend le club et commence en D3.

Au cours de montées successives, l’AEK retrouve vite l’élite mais aussi l’Europe. Le club athénien continue toujours de monter, puisque le club pointe à la première place de Superleague, avec deux points d’avance sur le PAOK Salonique.

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