Abdoulaye Diawara a connu une belle carrière, surtout en National. Malgré la relégation, le capitaine spinalien était l’un des meilleurs joueurs, irréprochable sur le terrain. Malheureusement le capitaine devra se retirer en fin de saison, pour une opération de l’appendicite. Le début des ennuis qui se finalisera par une embolie pulmonaire. Une période que raconte le joueur de 35 ans dans le journal local Vosges Matin.

«On m’a dit qu’on m’avait sauvé la vie.»

« Après avoir été blessé en avril face à Châteauroux, j’ai effectué la reprise de l’entraînement le 3 juillet. Le lendemain, on est parti en stage à Gérardmer où je me suis contenté de courir. Après une sortie à l’accrobranche, le 5, j’ai ressenti des maux de ventre terribles, qui m’avaient empêché de manger. J’ai tout de suite pensé à une gastro et malgré la prise de médicaments, je n’ai pas pu dormir dans la nuit du 5 au 6. Le 7, j’ai été opéré en urgence de l’appendicite. Tout s’était bien passé, je devais sortir le lendemain. Sauf que le gaz que l’on injecte dans le corps quand il s’agit d’opérer l’appendicite ne s’est pas échappé normalement. J’avais le ventre raide, dur. Je suis donc resté à l’hôpital, à Colmar, où j’ai été alité durant une semaine. C’est de là qu’est née l’origine de mes soucis car pendant cette période, je n’ai pas marché. Il aurait pourtant fallu, tout comme il aurait fallu que l’on me fasse des piqûres pour prévenir de la phlébite. Le 14 juillet, quand j’ai quitté l’hopital, je n’étais pas au mieux, j’ai ressenti de l’essoufflement. »

« Je connais mon corps et j’ai compris qu’il y avait quelque chose d’anormale. Le 25 juillet, j’ai commencé à faire des malaises. J’en ai fait trois au total. Ma période de convalescence de l’appendicite terminée, j’ai repris le foot le 31. Mais au bout de 30 secondes, j’étais très essoufflé. Une semaine est passée et il n’y avait aucun changement. À la mi-août, j’ai fait une prise de sang et il s’est avéré qu’il y avait quelque chose au niveau cardiaque. J’ai passé un angioscanner. Le diagnostic était très grave. J’ai commencé à réaliser quand on m’a dit qu’on m’avait sauvé la vie. Là, je me suis effondré. »

«Des bas de contention chaque jour pendant deux ans»

« Je suis sous traitement pendant six mois. À base d’anticoagulants. Je suis aussi astreint à faire des examens tous les quinze jours et à ne pas faire de sport pour, au minimum, trois mois. Je dois également porter des bas de contention chaque jour pendant deux ans, quelle que soit l’activité. Si je reprends le foot, je devrais jouer avec. Ce n’est pas une période facile, mais le bon côté des choses est que je suis auprès de ma famille. Quand je venais à l’entraînement, je ne rentrais pas tous les jours (il réside en Alsace). »

«Si les médecins me disent que je peux plus jouer, j’arrêterai».

« Je n’imagine pas devoir arrêter le foot. Quand j’ai appris ce dont je souffrais, l’idée de mettre un terme à ma carrière m’a effleuré l’esprit pendant trente secondes. Pas plus. Je me suis dit que je ne pouvais pas finir comme ça. Qu’il fallait que je me batte jour après jour pour bien terminer ma petite carrière. Je suis conscient aussi que ma santé reste la priorité. Si les médecins me disent que je ne peux plus jouer, j’arrêterai bien sûr. J’en saurai plus dans quelque temps car je dois passer des examens. Si j’étais amené à stopper brusquement, j’ai passé quelques diplômes pour entraîner des équipes de jeunes. Je vais en passer d’autres pour m’orienter dans cette voie. »

Nous souhaitons un prompt rétablissement à Abdoulaye Diawara.

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