Si l’Olympique lyonnais cherche depuis plusieurs années, et encore plus depuis le départ d’Umtiti, une forme de stabilité défensive, celle-ci sera peut-être retrouvée avec la signature au club du brésilien Marcelo. Marcelo, le patron venu de Turquie.

L’expérience des grands rendez-vous

Certes, Marcelo n’a jamais joué dans des cadors européens. Certes, Marcelo a joué dans ce maudit PSV Eindhoven qui a fait faute sur Nilmar un soir. Mais Marcelo est malgré tout un joueur habitué des grands rendez-vous. Car par son âge respectable (30 ans) et par sa carrure de patron, celui qui cumule plusieurs centaines de matches en professionnels n’est plus un débutant. Habitué de l’Europa League, double vainqueur du championnat de Turquie, Marcelo Guedes a un CV sobre mais solide. Typiquement ce dont l’OL a besoin.

Car c’est avec des joueurs au CV comparable que l’OL a écrit les plus belles pages de son histoire. Cris restait sur une expérience mitigée en Allemagne au Bayer Leverkusen. Edmilson n’avait pas encore joué au Barça. Abidal avait pour toutes références un passage au LOSC et à Lyon-la-Duchère. Pourtant, ces joueurs ont apportés un plus indéniable à l’OL, tant par leur charisme que par leurs performances sur le terrain.

Du fait qu’il soit brésilien, il a déjà un capital sympathie important. Mais surtout, polyglotte, il fait le lien entre les différents groupes, francophones, néerlandophones, lusophones… Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si, lors d’un de ses premiers amicaux avec le maillot des gones, il a eu l’insigne honneur de se voir confier par Bruno Génésio le brassard de capitaine de l’Olympique lyonnais. Brassard qui est finalement revenu à Nabil Fékir, qui, pour sa première avec, l’a honoré de la plus belle des façons, avec deux réalisations contre le RC Strasbourg. Dont un pénalty, clin d’œil à Lacazette ?

Le complément

Marcelo est un grand gabarit, permettant ainsi à l’OL d’avoir deux hauts joueurs en défense, lui et Mouctar Diakhaby, ainsi que deux joueurs à la taille plus modeste, Mapou Yanga-Mbiwa et surtout Jérémy « J-Mo » Morel. Il s’est tout de suite, dès les premières journées de championnat, imposé comme un titulaire dans la défense de l’OL, au côté du central gaucher et bon relanceur, mais plus léger justement de la tête qu’est Jérémy Morel. Au point de former une complémentarité qui est impressionnante malgré le manque de matches joués entre les deux compères de l’arrière-garde lyonnaise.

Rappelons que l’un n’avait plus joué dans l’axe depuis deux ans. Et que l’autre découvre le club, que le latéral gauche est dans la même situation. Ajoutons aussi que Sergi Darder devant eux n’était pas un habitué du onze l’an passé. Eh bien, malgré tous ces changements, la charnière centrale et même le bloc équipe a semblé relativement cohérent.

Alors, solide, puissant, il forme en quelque sorte le successeur à un Milan Bisevac. Successeur que Lyon ne trouve plus depuis la blessure aux ligaments croisés sur une sordide pelouse monégasque de ce dernier. Avant peut-être de former le successeur de Jean-Alain Boumsong ou même de Cris. Certes, au cours de la saison, on sera peut-être loin de cette défense qui n’encaissait il y a plus de 10 ans moins de 30 buts par saison. Mais au moins, avec un énième chamboulement en défense et le recrutement d’un patron costaud et complémentaire, permettant à l’OL d’avoir deux axes droit et deux axes gauche, l’OL pourra prétendre avoir essayé avant de, on ne l’espère pas, sombrer derrière. Et puis, les comparaisons seront facilement flatteuses pour le défenseur brésilien de l’OL. Tant on  sait la difficulté que les gones ont eu à former une défense cohérente l’an passé.

Note : Cet article a été écrit avant la blessure de Marcelo face à Rennes. On espère donc qu’elle ne sera pas trop grave, pour qu’il reste d’actualité !
A propos NSOL 751 Articles
« Quand un vrai génie apparaît en ce bas monde, on le peut reconnaître à ce signe que les imbéciles sont tous ligués contre lui ». (Jonathan Swift, 1667-1745)