Bruno Génésio : “J’ai repensé aux causeries”

Bruno Génésio, au Parc OL.
Génésio

Bruno Genesio est un homme las. Un homme las des critiques qui lui sont faites, notamment au niveau de ses causeries. Car ses causeries, il y pense et repense sans cesse. Retrouvons ses propos.

Comment jugez-vous votre première saison pleine comme entraîneur ? 
Elle est très mitigée car nous n’avons pas atteint les objectifs et notamment nous n’avons pas obtenu cette place en Ligue des champions. On avait aussi l’ambition de remporter la Ligue Europa et notre élimination contre l’Ajax en demie-finale (1-4, 3-1), laisse des regrets dans la forme. Ce n’est donc pas une bonne saison mais il y a eu des bonnes choses pendant cette C3. On a battu la Roma (4-2, 1-2) et on a fait un match retour contre l’Ajax assez extraordinaire mais le fait de passer à côté de la qualification ternit l’ensemble. A Lyon, on ne peut se satisfaire de ça.

Vous avez aussi entendu de nombreuses critiques…
On parle de très haut niveau et quand on est un jeune entraîneur, on est plus exposé. C’est normal. C’est une très bonne expérience car on apprend en faisant des erreurs. Je n’ai pas tout bien fait mais j’ai tiré plein de leçons de cette saison. C’est important pour ma remise en question personnelle, pour ma manière de gérer un groupe. Cette année m’a fait énormément progressé. J’ai revu tous nos matches, j’ai repensé aux causeries, à la préparation de certains grands matches. Et je trouve dur certaines analyses sur notre parcours en C1 par exemple : il y avait dans le groupe la Juve, futur finaliste, Séville qui a lutté un temps pour le titre en Espagne.

On joue la qualif’ sur le dernier match, on fait 0-0 (contre Séville), on tire deux fois sur la barre… Contre Turin, on doit gagner neuf fois sur dix chez nous. Ça prouve qu’on n’était pas si loin de ces équipes. Notre performance a été dévaluée. En Championnat, il y a des matches contre des équipes « dites » plus faibles et on a pas réussi à s’imposer.

Causeries Propos de Bruno Genesio via L’Equipe
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“Vous qui aimez dans l’écrivain l’absence des facultés descriptives ou instructives, je vous détache ces quelques hideux feuillets de mon carnet de damné.” (Arthur Rimbaud, Prologue d’Une Saison en Enfer, 1873)

  • Rocé Léon

    Alors si Monsieur Génésio a repensé aux causeries, on est sauvé