Florent Balmont : « J’ai la motivation et la santé »

Dijon FCO
Dijon FCO

Son départ de Lille l’été dernier, sa première saison à Dijon et son avenir, Florent Balmont s’est confié dans les colonnes de l’Equipe.

«Quel regard portez-vous sur votre première saison à Dijon ?
Je ne retiens que du bonheur. J’ai vraiment pris beaucoup de plaisir à découvrir ce club. C’était vraiment un gros challenge. Je pensais finir à Lille. J’y étais bien installé, ma famille s’y plaisait. Et je voulais absolument rester en L1, la seule division que j’ai connue. Je suis donc fier d’avoir fait ce choix de venir à Dijon. Ce n’était pas évident.

Vous avez pris un risque ?
Bien sûr. Je suis venu chez un club promu, qui avait le plus petit budget de L1. Je ne connaissais pas beaucoup de monde. Aucun jeune. J’avais seulement un bon feeling avec le président et l’entraîneur. Et on me poussait à partir.

Qui ?
Une personne. Frédéric Antonetti. Je n’ai pas de problème pour le dire. A partir de là, j’ai fait un choix. Dijon me proposait deux saisons fermes. Pour un joueur de mon âge, quand même (36 ans à l’époque)… Cédric Varrault m’avait parlé de l’ambiance au sein du club. Au final, elle a été exceptionnelle. Mon épouse et mes enfants se sont bien adaptés. J’ai pris la bonne décision. C’était un mal pour un bien.

Comment imaginez-vous la saison dijonnaise à venir ?
J’ai toujours dit que la première saison, celle du maintien, est la plus difficile. Il y avait une crainte. Petit à petit, le club construit ses fondations pour rester durablement en L1. On a maintenant un noyau de joueurs qui ont connu l’expérience de cette division et c’est un plus.

Quels ont été les ressorts de votre maintien ?

L’ambiance, j’ai connu des supers gars, c’était primordial. Le jeu, on a toujours essayé de jouer, on prenait des buts mais on ne fermait pas trop. Et enfin un bon parcours à domicile. C’est ce qui nous sauve car à l’extérieur, on n’a pas été bons. J’espère que l’on va pouvoir garder tout le monde cet été. C’est compliqué. Mais j’aimerais voir tout le groupe en préparation. On a eu du rab pour la reprise. C’était notre récompense.

Que pensez-vous de la saison 2016-17 du Losc et de son nouveau projet ?
Vu la qualité du recrutement et de l’effectif, ils pouvaient viser la 5e ou la 6e place. Je ne sais pas si l’ambiance était bonne. En voyant les matches, je n’ai pas ressenti d’osmose. Il faut une ossature pour avoir des résultats. Je ne me suis pas retrouvé dans le nouveau projet. Cela faisait huit ans que j’étais au club, je n’aurais pas pu rester, ils m’auraient fait partir. Ne recruter que des joueurs étrangers à forte valeur marchande, très peu pour moi. Ce n’est plus l’esprit club que j’ai connu. Ça peut marcher mais j’y crois un peu moins.

Vous aurez 38 ans en février 2018. C’est votre dernière saison ?
J’ai la motivation et la santé, même si j’ai été un peu embêté par mon mollet droit cette saison. Je suis content de continuer à jouer. On aura une bonne discussion en fin de saison.

Et si vous passez votre temps sur le banc ?
Moi, je veux jouer. Si je garde le sourire alors que je deviens remplaçant, il faudra arrêter. Je ne vais pas mendier. J’ai conservé ce côté compétiteur. Mon précédent entraîneur ne voulait pas gérer les anciens. On avait quand même gagné des choses.

Vous avez pensé à votre reconversion ?
Je vais travailler avec ma femme. Mon académie est une fierté. On est deux associés à Villeneuve-d’Ascq, on a ouvert une franchise à Mâcon, une autre à côté de Villefranche. On a une grosse approche sur l’accueil des personnes à mobilité réduite. Et une spécificité sur le Cecifoot.»

Propos de Florent Balmont via l’Equipe.
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