Ligue des Champions : Les finales marquantes – Partie 2

FInales de Ligue des Champions : 62-76
FInales de Ligue des Champions : 62-76

Suite de notre dossier sur les finales de Ligue des Champions mythique, après celles de 56, 57 et 61, place donc aux finales 62, 72 et 76.

4- Les deux derniers vainqueurs de la Ligue des Champions en finale

2 mai 1962, les deux derniers vainqueurs de la Coupe des Champions se retrouvent en finale. Le Benfica et le Real Madrid, s’affrontent devant 61 257 spectateurs au Stade Olympique d’Amsterdam. En ½ finale, le Benfica à écarté Tottenham et de son coté, le Real à éliminé le Standard de Liège.

Lors de cette finale, c’est le Real qui frappe le premier par l’intermédiaire de Puskas Ferenc. Le hongrois s’offre un doublé en scorant à la 18ème après un face à face avec le gardien. Puis, à la 23ème  suite à une frappe de 25m. On pense alors la finale pliée, mais le foot des années 60, ça va vite pour remonter le score. A la 25ème, Aguas réduit le score en reprenant une frappe qui avait heurté le poteau.

Mais Eusébio est là

L’égalisation portugaise viendra par Cavém à la 33ème par une frappe pleine lucarne des 16m50. Le match est relancé, les deux équipes sont à égalité. Mais, à la 39ème c’est encore ce diable de Puskas qui redonne l’avantage au Real. Le joueur inscrit un triplé et marque aussi son 7ème but en finale de Coupe des Champions. Nous venons de vire une finale pleine de buts et de rebondissement. A la mi temps,  le score est donc de 2-3 pour le Real.

La deuxième mi temps sera à sens unique. Le Benfica égalise à la 50ème  d’une frappe de 25m par Coluna. A la 64ème, la légende Eusébio donne l’avantage au Benfica en inscrivant un penalty. Le club portugais scellera définitivement sa victoire à la 69ème . Eusébio inscrit son 2ème but dans cette finale après un coup franc indirect de 20m . Le score ne bougera plus. Le Benfica s’impose 5-3 et remporte sa deuxième Coupe des Clubs Champions. De son coté, le Real perd donc sa première finale.

Benfica 5-3 Real Madrid

5- Une victoire dans le stade rival

31 mai 1972, l’Ajax Amsterdam dispute sa deuxième finale après sa victoire la saison d’avant contre le Panathinaïkos. Cette finale oppose donc l’Ajax à l’Inter de Milan. L’Ajax a sorti l’OM en huitième (cocorico) puis le Benfica en demi. Les italiens eux, ont sortis le Celtic Glasgow en demi.

61 354 spectateurs se sont réunis dans le stade rival du Feyenoord Rotterdam pour assister à cette finale. Les coéquipiers de Cruijff joue quasiment à domicile.

En première mi temps, les néerlandais sont contenus par la défense interiste. Seule une frappe sur la barre de l’arrière gauche Krol à la 23 ème vient troubler la défense solide des italiens.

Cruijff au paradis

En deuxième, quasiment au retour des vestiaires, l’Ajax a une grosse possession de balle, sur un centre de Suurbier venant de la droite, Bordon, le gardien de l’Inter et le milieu défensif Oriali se télescopent. Le ballon atterrit dans les pieds de Cruijff qui n’a plus qu’à pousser le ballon dans le but vide. 47ème minutes, 1-0, l’Ajax a enfin réussi à percer la défense italienne. A la 76ème après un corner tirer à gauche par Keizer, Cruijff reprend de la tête, l’Ajax mène 2-0 et remporte sa deuxième Coupe d’Europe dans le stade du rival.

La saison d’après, l’Ajax réussira la passe de 3 en remportant la finale 73 contre la Juventus 1-0. Cruijff recevra son deuxième Ballon d’Or après celui de 71. Le hollandais volant en recevra un autre en 74.

Ajax Amsterdam 20 Inter Milan

6- Les poteaux carrés

Alors oui, vous connaissez tous cette finale. Mais je pense qu’il fallait en parler. Car si elle n’a peut être pas marqué l’histoire de la C1, mais au moins celle du foot français. Le 12 mai 1976, les finalistes sont le Bayern de Munich et l’AS Saint–Etienne (Cocorico). La finale, se joue à Hampden Park de Glasgow devant 54 864 spectateurs, dont au moins 30 000 Verts. Pour cette finale, nettement moins de but que les précédentes dont j’ai parlé. Pour arriver en finale,  le Bayern élimine le Real en demi. De son coté l’ASSE élimine le PSV Eindhoven.

La première est animée, Muller ouvre le score, mais il est hors jeux, première alerte. A la 34ème Bathenay récupère le ballon au milieu. Il s’avance, efface deux défenseurs et décoche une frappe de 20 m qui vient mourir sur la transversale de Meyer. Rivelli reprend le ballon derrière, mais sans problème pour le gardien. Les verts dominent et nouvelle action de but à la 39ème.  Apres un centre de Sarramagna venant du coté gauche, c’est Santini qui propulse sa tête sur la transversale. Les verts touchent les montants du but munichois à deux reprises en l’espace de cinq minutes. C’est ici que commence la « Légende » des poteaux carrés.

De l’espoir à la déception

En deuxième mi temps, on joue la 57èmePiazza commet une faute sur Muller aux 20m, coup franc pour Munich. Sur le coup franc, Beckenbauer décale pour Roth qui déclenche une frappe qui traverse le mur, Ćurković est battu. 1-0 pour le Bayern, le score ne bougera plus.

L’épopée des verts se termine, les joueurs descendront les Champs-Élysée en héros. De leur coté, les munichois qui ont remporté ce soir la leur 3ème Coupe des Clubs Champions d’affilé, n’organisent qu’une bouffe entre pote dans un resto le samedi suivant. En fait, la 3ème fois devait être mois intense que la première.

Bayern Munich 1-0 AS Saint-Etienne

A propos Prince Owski 310 Articles
Heureux propriétaire du suffixe -Owski. Supporteur du PSG depuis plus de 20 ans. Qu’importe : on pourra même me traiter de fou, il n’y a que ces couleurs Parisiennes qui illuminent mon cœur. Et à chaque blessure, il saigne ce cœur-là. Mais il s’enflamme encore. » Francis Borelli