Leonardo : « Il n’y a eu aucune discussion »

Doha Stadium Plus Qatar Photographie : Mohan (www.dohastadiumplusqatar.com) — Flickr: Leonardo

Leonardo, ancien joueur du PSG (1996-1997) et ancien directeur sportif (2011-2013) lors du rachat du rachat du PSG par le QSI, revient sur les spéculations d’un éventuel retour dans la capitale.

Via leparisien.fr

Sa vie depuis son depart du PSG ?
« Beaucoup de choses dans ma vie personnelle. Je me suis marié d’abord. Puis j’ai vécu des moments difficiles avec la maladie de mon enfant, tout de suite après sa naissance, et enfin la maladie de ma mère. Ma vie professionnelle a aussi beaucoup changé. Jusqu’à 2013, j’ai toujours travaillé. Maintenant, le rythme est différent, et ce nouvel équilibre me va bien. D’ailleurs, je ne sais même pas si je reprendrai un jour des fonctions dans le football. »

Ce nouvel équilibre ?
« Le football reste quand même le centre de ma vie. J’y ai toujours beaucoup d’amis. Je regarde énormément de matchs. Je suis aussi devenu consultant à la télévision pour la chaîne italienne Sky et le conseiller amical d’un grand nombre de personnes dans des clubs ou des institutions. »

Lesquelles ?
Je préfère ne pas en parler. En tout cas, je ne défends aucun intérêt particulier. Je donne juste mon avis sur le mercato de certains clubs, grands ou petits, ou auprès d’investisseurs qui veulent entrer dans le football. Et je garde ma liberté.

Des approches de Marseille ou de Lille  ?
« Même si c’était le cas, j’ai l’étiquette du PSG sur le front et j’en suis fier. En France, il me semble donc impossible de travailler ailleurs qu’au PSG. »

Son lien avec le PSG ?
« J’ai vécu deux moments historiques de la vie du club. D’abord à l’époque Canal + en tant que joueur. Puis au moment du rachat du club par le Qatar en 2011. J’ai vécu deux années extraordinaires. Il y avait une énergie incroyable. Les gens restaient parfois travailler jusqu’à 1 heure du matin au bureau… Je pense à Jean-Claude Blanc, Philippe Boindrieux, Céline (la DRH du PSG), Nathalie et Solène, les secrétaires, Antoine Kombouaré et son staff, puis Carlo (Ancelotti). Ce lien est donc éternel. Mais je ne reviendrai pas au PSG une nouvelle fois. »

Pourquoi ?
« D’abord, je ne suis pas à la recherche d’un travail. Ensuite, s’il n’y a pas de sentiment particulier qui me pousse à faire quelque chose, je ne le fais pas, ce n’est pas la peine. Enfin, ce qui a été fait avec le PSG appartient au passé. Quand je suis parti en 2013, c’était une décision forte de ma part et je savais aussi qu’il y avait des conséquences. C’est comme lorsqu’un couple se sépare. C’est toujours difficile d’essayer de revivre ensemble sous le même toit. Et puis, le club aussi a changé, a évolué. Il faut passer à autre chose. »

Ne jamais dire jamais…
Oui, c’est vrai. Mais, là, je veux que les choses soient claires. Je suis arrivé au PSG en tant que joueur le 15 juillet 1996. J’y suis revenu en tant que directeur sportif quinze ans plus tard, le 15 juillet 2011 et j’ai quitté le club le 15 juillet 2013. Aujourd’hui, il n’est pas question que je revienne… sauf peut-être le 15 juillet 2026 (rires).

En contact avec le club ces dernières semaines ?
Non. Il n’y a eu aucune discussion.

Avez-vous gardé le contact avec Nasser Al-Khelaïfi ?
Bien sûr. J’ai toujours une bonne relation avec Nasser. Mais, sincèrement, mon vrai rapport, c’est avec le propriétaire (NDLR : l’émir du Qatar, Tamim Ben Hamad Al-Thani). C’est lui qui m’a choisi en juin 2011, et je l’admire beaucoup.

La saison du PSG
Je regarde absolument tous les matchs du PSG. Mais je ne veux ni commenter ni juger les résultats sportifs. Je ne suis plus à l’intérieur. C’est une question de respect. Je peux juste dire que, depuis 2011, le PSG se développe pour gagner un jour la Ligue des champions. 85 % du travail a été fait. Il reste 15 %, et c’est justement la partie la plus difficile.

A propos Prince Owski 280 Articles
Heureux propriétaire du suffixe -Owski. Supporteur du PSG depuis plus de 20 ans. Qu’importe : on pourra même me traiter de fou, il n’y a que ces couleurs Parisiennes qui illuminent mon cœur. Et à chaque blessure, il saigne ce cœur-là. Mais il s’enflamme encore. » Francis Borelli