Arrivé il y a un an à la tête de l’Olympique Lyonnais afin de remplacer Hubert Fournier, Bruno Génésio est loin de faire l’unanimité chez les supporters du club. Son passé en tant que joueur ou coach, portrait d’un Gone depuis la naissance.

Génésio, un joueur fidèle

Né le 1er septembre 1966 à Lyon, Bruno Génésio va lier sa vie au club de sa ville : l’Olympique Lyonnais. Une carrière de joueur plutôt banale : un bon milieu de terrain qui sera resté 11 ans au club en tant que joueur pro, période durant laquelle il aura contribué au titre de Ligue 2. 171 matchs joués au total dans la capitale des Gaules, avant de finir sa carrière à Nice, puis à Martigues. Il aura durant sa période de joueur connu la prise de pouvoir de Jean-Michel Aulas en 1987. Bruno mettra un terme à son aventure de joueur en 1996, avant de se lancer dans une autre, tout aussi passionnante.

Le début d’une carrière d’entraîneur

Après une bonne carrière de joueur sans plus donc, BG décide de rester dans le milieu du foot, et de devenir technicien (comme beaucoup le font). Pour débuter, c’est une équipe de jeune qui l’attend : celle de l’Arbresle. Une expérience dont le bilan reste inconnu, les informations d’une simple équipe de jeune étant compliqués à trouver.

Le club de Villefranche-sur-Sâone (pas de lien Map cette fois) sera son premier vrai test.  Alors en CFA, l’équipe va descendre une division plus bas sous les ordres de Génésio. Pas de grands bilans à tirer de ce passage, alors qu’il ne restera que deux années.

Un entraîneur apprécié…

Le natif de Lyon va ensuite rebondir du côté de Besançon. Nous sommes en 2001, et ce dernier va prendre la place d’entraîneur adjoint dans le club doubiste. Trois ans plus tard, Besançon monte en Ligue 2, son coach adjoint passe donc professionnel. Une expérience qui ne durera qu’une année, puisque la dure loi des promus frappe le club. Besançon est relégué de ce qu’on nomme aujourd’hui la Domino’s Ligue 2. Là-bas, tout le monde est ami avec Bruno, et tous les joueurs sont unanimes : ce dernier est très proche et essaye toujours de garder de bons liens. Aurélien Faivre, joueur formé à Besançon sous Génésio, déclare :

“J’en garde un très bon souvenir, c’est la personne qui m’a donné ma chance chez les professionnels. Au niveau de l’humain, c’est quelqu’un qui est très proche des joueurs, qui sait les mettre en confiance.Quand il était adjoint, il était peut-être plus proche des joueurs. Quand il est passé numéro un, il n’avait plus forcément besoin d’être un relais donc il était moins complice avec les joueurs mais ça ne l’empêchait pas d’avoir de bonnes relations avec nous.”

…mais en difficulté

Après la descente du club en troisième division, l’actuel coach adjoint va progresser dans la hiérarchie et passer numéro un. C’est le grand moment pour lui, après 4 ans en retrait. Bruno prend donc la tête de l’équipe. Malheureusement, cette saison ne va pas bien se dérouler, Génésio n’y étant pas le seul responsable, comme l’explique David Sauget (joueur du club à ce moment-là).

“Quand il a été nommé entraîneur à la place de Stéphane Paille, Besançon était dans une période difficile financièrement. Il a essayé tant bien que mal avec l’effectif qu’il avait de faire quelque chose mais ce n’était pas possible. On descendait de Ligue 2 et la majorité de l’équipe était partie. Il s’est retrouvé à diriger une équipe vraiment remaniée.”

En effet, le club réalise une mauvaise saison et va virer l’entraîneur en mars. Le club descendra tout de même en fin de saison en CFA. Un début d’entraîneur principal compliqué, mais ce n’est pas ça qui l’arrêtera. David Sauget, toujours, se rappelle de lui comme un excellent coach :

“Il avait une grosse culture tactique. Niveau culture foot, il est excellent. A chaque fois qu’on se croisait avant de jouer contre Lyon, il connaissait par cœur les schémas de Saint-Étienne ou de Sochaux. Il connaissait nos points faibles et nos points forts. Tactiquement, il est très bon contrairement à ce que beaucoup de gens pensent. Sincèrement, je suis persuadé qu’il a le niveau pour entraîner une équipe de Ligue 1.”

Retour à la maison

Après ce nouvel échec, c’est l’heure de retrouver son club de cœur : l’OL. D’abord en tant qu’observateur des adversaires (2007 – 2011), puis en tant qu’entraîneur adjoint (2011 – fin 2015), Bruno Génésio va rester près de 9 ans dans l’ombre à Lyon, travaillant avec Gérard Houllier, Alain Perrin, Claude Puel, Rémi Garde et Hubert Fournier. C’est à Noël 2015 que tout va basculer : Hubert Fournier est renvoyé et c’est son fidèle adjoint qui le remplace. Le Gone de naissance prend la tête d’une équipe de Ligue des Champions, alors que ses expériences dans ce rôle n’allaient pas plus loin que le National.

C’est donc par ce chemin-là qu’il prend les rennes de cette équipe. Le lyonnais de sang retrouve son club, à un moment si important, avec l’arrivée du nouveau stade. Un bilan contrasté après une année ou il aura su faire face aux nombreuses critiques. Des victoires marquantes comme celle qui aura fait chuter le PSG, mais surtout celle face à Monaco dans la “finale pour la LdC” sont à mettre à son actif. D’un autre côté, la faible qualité du jeu de son équipe et les mauvais résultats dans certains matchs “faciles” font de lui en entraîneur toujours plus remis en cause. Du moins, remis en cause par les supporters, puisque Jean-Michel Aulas semble avoir une parfaite confiance en lui. C’est à la fin de son expérience lyonnaise que nous pourrons réellement faire un bilan du mandat de Bruno Ramirez Sanchez.

En tous cas, bon anniversaire à Bruno Génésio, qui fête sa première année à la tête de l’Olympique Lyonnais.

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