Dans une saison compliquée où la faiblesse des résultats se lie à une situation financière déplorable, il est temps pour Frank McCourt de juger de la culpabilité de chaque membre du club. Une catastrophe quasi-totale dans laquelle un homme semble sortir de l’ombre. Et cet homme, c’est Rudi Garcia. Pourtant très critiqué, l’entraîneur marseillais possède d’incalculables qualités, faisant de lui un atout phare du célèbre Champions Project.

La maitrise du micro

Rudi Garcia excelle dans un nombre important de domaine. La gestion d’une conférence de presse par exemple, et le choix des mots qui s’y accouple. Parce que si les médias ont sans doute déjà beaucoup à dire sur les prouesses tactiques de l’entraineur, c’est également grâce aux fantaisies orales de ce dernier qu’ils font leur pain. La saison passée, et alors que l’OM connait des difficultés dans le secteur défensif (11ème défense du championnat), Garcia déclare : « On a pris 20 buts en 6 matches et 6 buts en 15 matchs. Vendredi (contre Montpellier), il faudra la défense qui prend 6 buts en 15 matchs, peut-être la meilleure défense de France ». Une citation que certains pourraient trouver ridicule, et pourtant : faire passer sa défense moyenne pour la référence de la compétition, ce n’est pas une compétence managériale donnée à tout le monde.

Mais c’est surtout face aux arbitres, ennemis principaux d’un génie en manque de reconnaissance (chose classique d’après le Dr. Penot) qu’il se lâche.

Au sprint avec Lyon pour la troisième place la saison passée, le résistant Garcia n’hésitait pas à faire preuve d’une courageuse rébellion face aux forces de l’ordre du championnat ainsi qu’à Bruno Genesio : « Je pense qu’il devrait surtout bénir le fait qu’il n’y ait pas l’assistance vidéo cette saison sinon il serait quatrième et décroché ».

Avec Rudi Garcia donc, du spectacle sur le terrain mais aussi en dehors.

Une réactivité sans égale

Alors que son équipe a du mal à enchainer les résultats satisfaisants cette saison, le tacticien a constamment réussi à s’adapter. Du 4-4-2 au 4-2-3-1 en passant par le 5-3-2, c’est toute sa palette technique qu’il nous aura montré. Au final, 40 compositions différentes déjà réalisées alors que la saison n’a toujours pas vu son terme. De quoi en faire le Mozart du football français ?

Il se nourrit qualitativement

Partout où Rudi va, il trouve l’une de ses âmes sœurs. C’est par exemple le cas pour Morgan Sanson à Marseille, mais ce le fut également à Rome, ville de provenance de son actuelle femme (grand séducteur, on aurait pu le rajouter mais cet article serait devenu bien trop ridicule…). Et avoir une italienne à la maison, c’est s’assurer de vivre avec quelqu’un qui connait bien une gastronomie très reconnue dans le Monde. C’est lors d’une question concernant l’intérêt de l’AC Milan que le coach a abordé le sujet.

« L’Italie ne me manque pas, parce qu’à la maison, je mange de bonnes pâtes. »

Une déclaration qui aurait cependant malheureusement refroidi les clubs italiens intéressés par l’entraineur, ces derniers souhaitant mettre en avant la qualité des spaghettis de leur cantine pour le séduire.

McCourt n’a pas assez d’argent

Savoir prolonger au bon moment, encore une flèche de l’arc que possède Rudi Garcia. Parce que si ce dernier est encore au poste aujourd’hui, et ce assez tranquillement, c’est aussi grâce au prix que couterait son licenciement. En effet, la direction ne peut pas se permettre de lâcher dix millions d’euros pour virer son entraineur, ce qui fait de lui le coach menacé le moins menacé du monde du football.

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Rédacteur en missions intérim.