L’Olympique lyonnais s’est qualifié pour une nouvelle campagne d’Europa League. L’occasion pour nous de faire le point sur les équipes que les gones vont rencontrer. Tour d’horizon, donc, des futurs adversaires des lyonnais.

Everton, le plus gros des adversaires

Quand la boule “Everton” a été tirée, des sueurs froides ont perlé dans le dos de nombre de supporters. Plus besoin de présenter celui qui sera le plus prestigieux des adversaires de l’OL. Car quand une équipe peut se permettre d’aligner des joueurs comme Rooney, Klaasen ou encore Sigurdsson, la caution talent est présente. Le club de la Mersey fait d’ailleurs partie des plus anciens clubs de Premier League. Fondé en 1878, il a en effet participé 10 ans plus tard à la création de la Football League. Le club joue à Goodison Park depuis 1892, après avoir pendant quelques saisons occupé… Anfield ! C’est un des plus anciens stade de football du monde, puisqu’il a été inauguré le même jour que Goodison Park… C’est vous dire à quel point le club bleu foncé compte dans le paysage footballistique anglais.

L’an passé, les coéquipiers de Ross Barkley ont terminés à la septième place du championnat. En effet, ils ont quand même encaissé 44 buts, bien compensés par leur 62 inscrits. Orphelins de Lukaku, parti à Manchester United, ils ont quand même pu récupérer Wayne Rooney, qui, quand il n’est pas en état d’ivresse, est un formidable joueur de football. Cet été, ils ont également recruté Sandro Ramirez du Barça, Sigurdsson de Swansea, Klaasen de l’Ajax d’Amsterdam et quelques autres jeunes joueurs pour étoffer l’effectif. Le français Morgan Schneiderlin, numéro deux sur le dos bien qu’il ne soit pas arrière droit, évolue également au club depuis l’hiver dernier. A sa tête, le club bleu foncé peut compter sur Ronald Koeman, l’ancien milieu du Barça, qui depuis 2016 prodigue ses entraînements le long de la Mersey.

L’Atalanta Bergame, la surprise ?

L’équipe qui jouera peut-être le rôle d’arbitre entre Lyon et Everton est l’Atalanta Bergame. Fondé en 1907, le club de Bergame a longtemps végété dans les bas-fonds du classement ou dans les divisions inférieures. Le palmarès du club se résume ainsi à quelques sacres en Série B et à une Coupe d’Italie obtenue il y a près de 45 ans. Autant dire que cela ne paraît pas un foudre de guerre. Mais c’est sans compter sur la saison 2016-2017. Les joueurs de Gian Piero Gasperini, pensionnaires du Stade Atleti Azzurri d’Italia, ont obtenu une splendide quatrième place en championnat, la meilleure de leur histoire. Beaucoup considérent cette saison comme plus héroïque encore que celle qui les avait sacré en Coupe d’Italie en 1963. A voir si le club pourra confirmer cette saison.

Surtout que l’Atalanta Bergame ne pourra plus compter sur Gianpaolo Bellini, joueur le plus capé de l’histoire du club, qui a pris sa retraite à l’été 2016, et sur son meilleur buteur, Cristiano Doni, suspendu de 2010 à 2015 et qui a du stopper sa carrière. Evoluant en bleu et noir, le club pourra quand même compter sur la présence de Josip Ilicic, Andreas Cornelius ou encore Mattia Caldara. De là à être plus qu’un sparing partner, c’est sur. Mais pas sur cependant que le club pourra assumer un statut solide parmi les adversaires des gones durant cette Europa League. Car toute bonne saison demande confirmation. Et il ne paraît pas acqui que le club italien pourra capitaliser sur sa bonne saison passée. Mais il pourra poser des problèmes aux gones et aux toffees.

L’Apollon Limassol, le petit poucet

Le troisième des adversaires de l’Olympique lyonnais sera l’Apollon Limassol. Le club chypriote, entraîné par Sofronis Sovgoutis depuis le départ de Sokratis Sokratous, évolue au Tsirion Stadium. Cette petite arène, d’un peu plus de 13 000 places, accueille le club depuis déjà des années. Si le club n’a plus été champion depuis 2006, ils ont en revanche remporté l’an passé la Coupe de Chypre, ce qui lui a permis de se qualifier pour l’Europa League cette saison. Fondé en 1954, le club ne dispute que pour la troisième fois de son histoire l’Europa League dans sa phase de groupe. De là à rêver de l’exploit, il n’y a qu’un pas. Mais pour cela, les adversaires de la petite équipe de Limassol seront plus que motivés. Car il ne faudra pas perdre de point contre le petit poucet du groupe !

Sur le plan Bleu-Blanc-Rouge, cela sera l’occasion pour les gones de rencontrer un français, Valentin Roberge. L’ancien joueur de Reims est en effet membre du club depuis 2016. L’effectif compte également un grand nombre d’hispaniques, et surtout d’argentins. Une formation très internationale, qui fournit malgré tout un nombre important de joueurs à l’équipe nationale de Chypre. Une équipe, qui, malgré tout, n’est pas très qualitative sur le plan international puisque, en plus de non qualifications pour les compétitions internationales, est géopolitiquement divisée entre Chypre Nord, indépendantiste non reconnue, et Chypre Sud. Cependant, la situation est actuellement stable. Pas de problème majeurs à venir, donc, en toute logique. Ce qui devrait permettre aux joueurs de ne penser qu’au sport-roi !

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