Le joueur du FC Nantes formé à Evian, Adrien Thomasson, fait le point sur sa saison avant la réception de Lorient, samedi. Propos recueillis sur le site du FC Nantes.

Quel objectif sur cette fin de saison ?

Adrien Thomasson : On travaille bien depuis pas mal de temps, et ce serait dommage de tout lâcher sur la fin de saison. On est maintenus, et l’Europe est un peu loin. Notre position est un peu compliquée, mais on va tout faire pour finir le plus haut possible. Ce n’est pas pareil de finir 14ème ou 7ème.
Après, si on peut aller plus haut, on ne va pas s’en empêcher. Mais on regarde les équipes qui sont devant nous… On veut ne rien avoir à regretter sur ces quatre matches qui restent.

Ne craigniez-vous pas du relâchement ?

Adrien Thomasson : On se le répète entre nous. Ce sont les derniers matches. On n’a pas l’impression, mais ils sont très importants pour valider la bonne deuxième moitié de saison qu’on a fait.
Le coach a bien cerné le groupe. Il sait qu’il ne faut pas nous lâcher, qu’il faut tout le temps être derrière nous. Je pense qu’on le verra encore sur les quatre derniers matches pour qu’on ait la place qu’on mérite d’avoir. Tous les matches sont pour lui des finales. C’est le message qu’il nous fait passer. Après, sur le terrain, c’est à nous de faire le travail.

Que t’inspire Lorient ?

Adrien Thomasson : Même en dernière position, c’est une équipe séduisante. Ils ont toujours été très bons offensivement. Ils ont quelques manques défensifs, mais ils marquent beaucoup de but et font souffrir pas mal d’équipes. Ce sera un match difficile pour nous et nous devrons aussi le leur rendre difficile.

Une équipe qui laisse des espaces…

Adrien Thomasson : Depuis le nouveau coach, c’est différent. Ils sont un peu plus rigoureux défensivement. Ils ont absolument besoin de points, tout comme nous.

Comment appréhendes-tu de jouer devant une tribune Loire vide ?

Adrien Thomasson : C’est dommage. C’est différent. On respecte la décision prise par la Ligue. Il y avait du sursis. Les jets de fumigènes étaient dangereux.

Le coach te demande-t-il de défendre ?

Adrien Thomasson : Beaucoup. Son discours est que si on ne prend pas de but, on prend au moins un point et on a plus de chances de gagner le match. Si on défend bien, on attaque bien.

Le jeu dans le couloir est-il différent ?

Adrien Thomasson : Dans le système du coach, je me retrouve souvent dans le coeur du jeu, à l’intérieur. Ca me plaît bien car ça me laisse pas mal de liberté pour m’exprimer au mieux.

A l’image de l’équipe, tu as connu deux parties dans la saison…

Adrien Thomasson : Le début de saison a été compliqué, collectivement et personnellement. On ne va pas se mentir. Je faisais tout pour être bien le week-end, mais il manquait quelque chose. Quand tu es dans une équipe qui fonctionne moins bien, tu es individuellement moins bien aussi. Les résultats m’énervaient vraiment, à l’image du carton rouge que je reçois à Guingamp. Ça m’a appris pour la suite. L’équipe est ensuite repartie, et j’ai su me remettre au niveau de mes coéquipiers.

Le coach a su tous vous re-motiver…

Adrien Thomasson : J’étais motivé, mais il a su nous re-booster. Je ne jouais pas forcément au début. Mais j’ai vite compris que ça se faisait au mérite. Si tu travailles à l’entraînement, tu auras ta chance. C’est donc pour ça que je ne me suis pas inquiété quand je jouais un peu moins. Je me suis toujours dit que j’aurais ma chance avec lui. Il arrive en fait à tirer le maximum des joueurs. Personnellement, j’ai gagné en intensité dans mes courses. Je suis d’ailleurs plus tranchant dans mes appels, et je pense avoir progressé au niveau tactique.

La tactique, un travail quotidien ?

Adrien Thomasson : On fait de la vidéo tous les jours. A force, ça rentre. C’est aussi un des facteurs qui nous a tous fait progresser.

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