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	<title>Expected goals Archives &#8211; Demivolée.com</title>
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		<title>Dossier : Pourquoi la Ligue 1 doit reprendre</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Lexie Najas]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 27 May 2020 05:00:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Dossiers Demivolée.com]]></category>
		<category><![CDATA[Ligue 1]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Alors que plusieurs championnats européens ont repris ou sont en instance de reprise, la LFP semble rester inflexible sur sa décision d’arrêt définitif de la <a class="mh-excerpt-more" href="https://www.demivolee.com/2020/05/27/dossier-pourquoi-la-ligue-1-doit-reprendre/" title="Dossier : Pourquoi la Ligue 1 doit reprendre">[...]</a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><strong>Alors que plusieurs championnats européens ont repris ou sont en instance de reprise, la LFP semble</strong> <strong>rester inflexible sur sa décision d’arrêt définitif de la saison de Ligue 1. Certains clubs, qui s’estiment lésés, continuent malgré tout de se battre, en particulier l’OL de Jean-Michel Aulas ou l’Amiens SC de Bernard Joannin. Derrière l’intérêt individuel de ces présidents, il y a pourtant un véritable débat d’éthique sportive qui dépasse le supportérisme. Ce papier vise donc à montrer en quoi la décision de la LFP est discutable d’un point de vue éthique mais également d’un point de vue pratique et stratégique.</strong></p>
<h2 style="text-align: justify">La décision de la LFP</h2>
<h3 style="text-align: justify">Un arrêt nécessaire</h3>
<p style="text-align: justify">Pour commencer, un retour sur le contexte de la décision prise par la LFP s’impose. En raison de l’épidémie de Covid-19 en France, Edouard Philippe annonce dès le 28 avril que la saison de Ligue 1 ne pourra pas reprendre. Sa ministre des Sports, Roxana Maracineanu, reste quant à elle ouverte à une hypothétique reprise si les conditions le permettent à l’avenir. L’UEFA, afin de conserver la mainmise sur le calendrier des compétitions et d’éviter aux saisons de se désynchroniser, propose une date butoir à laquelle les compétitions se devront d’être terminées : le 3 Août. Prenant en compte cette date, la LFP, en concertation avec le gouvernement et la ministre des sports, annonce donc <a href="https://www.demivolee.com/2020/04/29/dossier-pas-de-football-jusquen-aout-une-saison-sur-les-bras/">le 30 avril un arrêt définitif de la saison 2019/2020</a>. Les modalités de cet arrêt sont simples : le classement final se fera en fonction des ratios de points par match depuis le début de la campagne. Cela permet aux équipes ayant disputé moins de matches de ne pas être lésées par rapport à une prise en compte « telle quelle » du classement.</p>
<p style="text-align: center"><img decoding="async" fetchpriority="high" class="aligncenter wp-image-25418" src="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2020/05/classement-full.png?x16177" alt="" width="586" height="439" srcset="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2020/05/classement-full.png 671w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2020/05/classement-full-300x225.png 300w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2020/05/classement-full-326x245.png 326w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2020/05/classement-full-80x60.png 80w" sizes="(max-width: 586px) 100vw, 586px" /></p>
<p style="text-align: center"><em>Le classement final conçu par la LFP – <a href="http://lequipe.fr">L&rsquo;Équipe</a> </em></p>
<p style="text-align: justify">Dans cette perspective, l’arrêt de la saison propose plusieurs avantages. D’abord, il limite l’exposition des joueurs aux risques d’infection. De plus, il permet aux équipes de maîtriser le calendrier de préparation physique plutôt que de se hâter à reprendre en vue d’une date incertaine. Finalement, l’arrêt permet de se conformer à la deadline fixée par l’UEFA, dont les compétitions pour l’année en cours semblaient sévèrement compromises.</p>
<h3 style="text-align: justify">Un aspect définitif précipité</h3>
<p style="text-align: justify">Néanmoins, depuis ce 30 avril et malgré les efforts du gouvernement pour solidifier la décision de la LFP, Alexander Ceferin a précisé que la date limite du 3 août avait toujours été une date indicative et qu’un arrangement pour que la saison de Ligue 1 soit terminée d’ici septembre aurait pu être trouvé. Or, septembre est une date considérée depuis le début par Edouard Philippe comme envisageable pour la pratique du sport professionnel. De plus, en raison de considérations économiques, le gouvernement a levé le confinement permettant à nouveau aux commerces et activités non-essentielles de reprendre leur cours – et ce malgré le risque sanitaire lié à la rencontre physique des employés et des consommateurs.</p>
<p style="text-align: justify">Sous cet argumentaire, on peut donc mentionner le manque à gagner colossal de l’industrie du sport professionnel qui ne touchera ni droits TV ni recettes de billetterie pour la fin de saison. D’après Mediapart, bien qu’un prêt garanti par l’Etat ait été concédé et bien qu’un compromis ait été trouvé avec les diffuseurs afin qu’ils ne retirent pas totalement leur contribution aux droits TV, les clubs de Ligue 1 voient leurs prévisions de trésorerie sévèrement faillir d’ici la fin de saison et devront pour certains s’en remettre à vendre de nombreux cadres ou à un renflouage conséquent par les actionnaires.</p>
<p style="text-align: center"><em><img decoding="async" class="aligncenter wp-image-25417" src="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2020/05/EYiiXmKXkAE1WAR.jpg?x16177" alt="" width="530" height="324" srcset="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2020/05/EYiiXmKXkAE1WAR.jpg 661w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2020/05/EYiiXmKXkAE1WAR-300x183.jpg 300w" sizes="(max-width: 530px) 100vw, 530px" /> <img decoding="async" class="wp-image-25416 aligncenter" src="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2020/05/EYiiXmMXYAEmD8J.jpg?x16177" alt="" width="530" height="299" srcset="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2020/05/EYiiXmMXYAEmD8J.jpg 661w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2020/05/EYiiXmMXYAEmD8J-300x169.jpg 300w" sizes="(max-width: 530px) 100vw, 530px" /></em></p>
<p style="text-align: center"><em>La situation financière projetée des clubs de Ligue 1 &#8211; <a href="http://mediapart.fr">Mediapart</a><br />
</em></p>
<h3 style="text-align: justify">Des conséquences stratégiques importantes</h3>
<p style="text-align: justify">Vis-à-vis de ce risque financier, de nombreux championnats étudient les modalités de reprise quand d’autres ont déjà disputé des rencontres. En parallèle, la LFP semble inflexible et ce malgré les doléances répétées de certains présidents dont le très médiatique Jean-Michel Aulas. Si les modalités d’une éventuelle reprise de la Ligue 1 seront certainement complexes, on note déjà que la simple notion d’arrêt définitif fut une décision hâtive que beaucoup de championnats, pourtant tout autant touchés par le Covid-19, n’ont pas prise. De plus, l’argument économique plaide en faveur d’une alternative et témoigne d’un double discours du gouvernement qui considérerait donc plus dangereux le football à huis clos que la reprise des activités de service à haute exposition avec la clientèle.</p>
<p style="text-align: justify">Finalement, dans une vision à moyen et long terme, certains clubs se voient mis en difficulté par la décision de la LFP dans l’optique de la coupe d’Europe. En effet, si au 30 avril il semblait impossible de faire reprendre la Ligue des Champions et l’Europa League, rien n’est moins sûr à l’heure actuelle. Pour les clubs français encore engagés, le déficit de forme physique risque donc d’être nettement visible par rapport à une équipe étrangère ayant repris l’entraînement et la compétition depuis des semaines.</p>
<p style="text-align: justify">De plus, le classement tel que conçu par la LFP pour la saison 2019/2020 enverrait pour la saison suivante des équipes débutantes ou à la trésorerie fragile pour défendre l’indice français en coupe d’Europe. Par exemple, Rennes en Ligue des Champions et surtout Reims en Europa League ont toutes les chances de réaliser des performances moyennes, handicapés par le manque de revenus de cette saison au sein d’une trésorerie déjà sous-proportionnée par rapport à la compétition dans laquelle ils seraient engagés. À terme, cela pourrait se retourner contre la Ligue 1 par le biais d’un indice dégradé, et plus généralement d’une perte financière globale pour les clubs de Ligue 1 liée à une sous-performance sportive.</p>
<h3 style="text-align: justify">Des modalités injustes</h3>
<p style="text-align: justify">D’autre part, que l’on considère ou non la décision de la LFP bonne, les modalités de celle-ci n’en restent pas moins discutables. La solution du ratio de points a ses avantages : elle permet de prendre en compte 28 journées de football âprement disputées qu’il serait injuste d’effacer. Néanmoins, l’OL a utilisé un terme légal qui englobe une problématique éthique cruciale : le préjudice de chance. Pour des raisons diverses telles que la forme, la réussite, le calendrier, la présence ou non en coupe d’Europe, les blessures, les clubs peuvent voir leur classement évoluer de la journée 28 à la journée 38. C’est d’ailleurs cet aléa qui fait la popularité du football, dont l’incertitude est de mise y compris à l’échelle d’un fragment de match. Il serait donc insensé d’imaginer que le classement après 28 matches disputés serait le même qu’après 38.</p>
<p style="text-align: center"><em><img decoding="async" loading="lazy" class="aligncenter wp-image-25419" src="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2020/05/index.jpg?x16177" alt="" width="400" height="224" /></em></p>
<p style="text-align: center"><em>La remontada barcelonaise<br />
</em></p>
<h2 style="text-align: justify">Étude statistique – l’injustice de la décision quantifiée</h2>
<p style="text-align: justify">Les modalités qui concernent l’attribution des places via un ratio de points sont donc fondamentalement injustes. Néanmoins, on peut considérer que s’arrêter plusieurs semaines puis reprendre n’est pas totalement juste non plus vis-à-vis des retours de blessure et des dynamiques mentales dans lesquelles se trouvaient les clubs avant l’arrêt des compétitions. Pour autant, l’injustice d’un arrêt à la journée 28 est colossale. Ainsi, pour clore ce papier, il sera étudié en détail les changements au classement mais également le facteur réussite et l’ampleur des déviations entre un classement projeté sur 28 matches disputés et un classement effectif sur 38 matches.</p>
<p style="text-align: justify">La base de données étudiée correspond à celle disponible via le site <a href="http://understat.com">understat.com</a>, c’est-à-dire les 5 grands championnats depuis 2014/2015. La Bundesliga a été retirée avant même la récolte de données car son format sur 34 matches possède des variations non comparables avec les saisons sur 38 matches. Il en reste donc la Premier League, la Ligue 1, la Serie A et la Liga.</p>
<h3 style="text-align: justify">Des classements volatiles</h3>
<p style="text-align: justify">En termes de classement brut d’abord, sur les 20 saisons étudiées, de la journée 28 à la journée 38, aucune n’a vu le classement être répliqué entre les 28 premiers matches et les 38 de la saison complète. Plus confondant encore, si l’on se concentre uniquement sur le top 6, seules 50% des saisons étudiées proposent un top 6 comportant les mêmes équipes entre la journée 28 et 38. Si l’on se préoccupe de l’ordre de ce top 6, seulement 1 saison sur les 20 étudiées peut se targuer de n’avoir pas bougé en 10 rencontres. Concernant les extrêmes, la journée 28 a enregistré les « bonnes » équipes dans le top 3 lors de 70% des saisons mais seulement 45% des bons relégables. Pour finir, dans 15% des cas, soit 3 fois sur les 20 saisons étudiées, le mauvais champion aurait été couronné après 28 matches. Ci-dessous, l&rsquo;infographie réalisée par <a href="https://www.demivolee.com/author/redac-betse/">Betse</a> permet de voir la grande volatilité des classements en Ligue 1 depuis 18 saisons.</p>
<p style="text-align: center"><em><img decoding="async" loading="lazy" class="alignnone wp-image-25430" src="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2020/05/DV-L1-2000-2019-25pc-filig-300x176.png?x16177" alt="" width="912" height="535" srcset="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2020/05/DV-L1-2000-2019-25pc-filig-300x176.png 300w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2020/05/DV-L1-2000-2019-25pc-filig-768x450.png 768w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2020/05/DV-L1-2000-2019-25pc-filig-1536x899.png 1536w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2020/05/DV-L1-2000-2019-25pc-filig-2048x1199.png 2048w" sizes="(max-width: 912px) 100vw, 912px" /></em></p>
<p style="text-align: center"><em>Les changements de positions entre la J28 et la J38 en Ligue 1 depuis 2001, par Betse<br />
</em></p>
<p style="text-align: justify">Si l’échantillon de ces calculs est restreint, on observe néanmoins la grande volatilité des résultats en fin de saison et il est clair qu’une décision qui n’a qu’une chance sur 2 d’être grossièrement correcte, c’est-à-dire sans même compter l’ordre des séries, ne peut être considérée comme juste et fidèle à la notion d’éthique sportive et de compétition. En particulier, la Ligue 1 a vu les 3 derniers du classement changer lors de 4 des 5 dernières saisons, preuve qu’Amiens peut – tout comme l’OL, Monaco ou Montpellier – s’estimer privé de 10 journées qui accordaient une chance conséquente d’éviter une issue défavorable.</p>
<p style="text-align: justify">Les conséquences d’un manquement à la coupe d’Europe ou au maintien en division supérieure ayant des ramifications financières essentielles pour les clubs de football, la décision de la LFP risque donc d’affecter de manière importante le destin de clubs sans que ceux-ci aient une chance de lutter sur le terrain. En guise de comparaison, chaque année, le Paris Saint-Germain a plus de chances, d’après les bookmakers, de remporter la Ligue 1 que le classement figé par la LFP d’être le bon en ce qui concerne les zones critiques du classement cette saison. Bien que les circonstances appelassent à l’action, la pertinence de cette décision est sérieusement remise en cause.</p>
<figure id="attachment_25437" aria-describedby="caption-attachment-25437" style="width: 799px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://public.tableau.com/profile/betse.dv#!/vizhome/SankeyTemplateFormat2_15905369238520/Sankey"><img decoding="async" loading="lazy" class="wp-image-25437 size-full" src="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2020/05/Sankey-4.png?x16177" alt="" width="799" height="899" srcset="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2020/05/Sankey-4.png 799w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2020/05/Sankey-4-267x300.png 267w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2020/05/Sankey-4-768x864.png 768w" sizes="(max-width: 799px) 100vw, 799px" /></a><figcaption id="caption-attachment-25437" class="wp-caption-text"><span style="text-align: center">(Cliquez pour accéder au diagramme dynamique)</span></figcaption></figure>
<h3 style="text-align: justify">Une saison trop courte</h3>
<p style="text-align: justify">De plus, une étude liée aux Expected Goals et Expected Points est nécessaire, afin de soulever la notion de réussite et de répétabilité de celle-ci. En effet, si après 28 journées certaines équipes ont vu les scénarios des matches et leur adresse être plus ou moins heureux, le fait de pouvoir étendre ce niveau de réussite jusqu’à la journée 38 est loin d’être garanti. Selon un principe intuitif et fondamental des statistiques, un échantillon agrandi vous permet de lisser les résultats extrêmes. Pour cette raison, un classement après trois journées n’a aucun sens. De même, si l’on calcule un coefficient de détermination entre les buts et les xG à la journée 28, ainsi que sur les points et les xPTS, on observe que ce coefficient augmente systématiquement lorsque l’on calcule sur les 38 journées disputées. Ainsi, les 38 journées permettent de lisser certains extrêmes qui prennent beaucoup plus de poids dans les bilans après 28 matches.</p>
<p style="text-align: justify">Parmi ces extrêmes, on retrouve en particulier le facteur calendrier qui a permis par exemple aux niçois de n’affronter le PSG qu’une seule fois ou bien de jouer à domicile à 15 reprises contre 14 pour Monaco ou Montpellier et 13 pour l’OL. De manière similaire, Amiens a affronté deux fois le PSG tandis que Nîmes et St-Etienne se sont évités un match potentiellement très compliqué. Dans ces dispositions, aucune équipe n’a affronté les mêmes adversaires que ses concurrents. Cela fausse la saison et se répercute d’autant plus que 28 matches absorbent moins les cas extrêmes et matches couperet que ne le font 38 journées.</p>
<h3 style="text-align: justify">L’injustice quantifiée</h3>
<p style="text-align: justify">Mis bout à bout, ces événements et aspects que l’on serait tentés de négliger contribuent à une moyenne d’écarts absolus entre les points effectifs à la journée 38 et les points projetés de 3.66 pts. Les écarts absolus signifient que tout club est susceptible de gagner ou perdre ces 3.66 points, pouvant donc occasionner des rattrapages relatifs de 7 points entre 2 équipes. L’élément important de ce chiffre est qu’on a là affaire à une moyenne. Des cas extrêmes tel que les 13.86 points d’écart remontés par Lille en 2015/2016 ont permis au club de passer de la 15<sup>e</sup> place à la 5<sup>e</sup> place, le tout en 10 journées. À l’inverse, seuls 14% des équipes recensées ont vu l’écart varier d’1 point ou moins. Ces chiffres témoignent donc de l’importante volatilité des résultats et à ce titre, même Nantes 13<sup>e</sup> avec 37 points aurait pu finir devant le 6<sup>e</sup> Nice et ses 41 points sans que cela ne soit hautement improbable. Même Toulouse, dont la réclamation prête souvent à rire au vu de l’écart, peut légitimement se considérer floué par ce classement arrêté bien que, dans ce cas précis, un sauvetage eut demandé un exploit colossal.</p>
<h2 style="text-align: justify">Quelle solution adopter ?</h2>
<p style="text-align: justify">Si l’injustice et le manque de vision stratégique ainsi que de pragmatisme dans la décision de la LFP ont été établis, ou du moins défendus, il faut à présent proposer succinctement une solution qui réglerait au mieux les problèmes liés à l’interruption du football professionnel. Rien ne remplacera une saison jouée de bout en bout sans arrêt brutal et reprise rapide. Par conséquent, la LFP doit chercher à aboutir à un consensus total entre les clubs de Ligue 1. Au vu des chiffres avancés dans l’article, il est difficile de trouver un club qui ne sera pas lésé ou avantagé par la décision de l’arrêt de la saison. Dans ces conditions, faire table rase de la saison ou bien prendre en compte uniquement les 28 premières journées sont 2 options tout à fait injustes. La LFP se voit donc contrainte de reprendre la saison si elle veut atteindre un consensus, à moins qu’elle parvienne à monnayer l’accord des présidents les plus scandalisés.</p>
<p style="text-align: justify">Le gouvernement français n’étant jusque là publiquement pas ouvert à une reprise rapide, la situation pourrait donc soit évoluer grâce aux reprises des championnats voisins soit pousser la Ligue à organiser une fin de saison rapide aux alentours d’août. Cette fin de saison pourrait permettre aux clubs engagés de connaitre les modalités de la compétition et donc de ne plus subir de préjudice de chance. Jean-Michel Aulas a précédemment proposé un système de play-offs qui, s’il a fait rire nombre d’observateurs, permet aux différents clubs d’avoir une chance de voir leur classement évoluer en fin de saison. Il est par la suite possible de cloisonner et pondérer les classements issus de ces play-offs en fonction des écarts existants en championnat. Ainsi, des clubs ne pouvant mathématiquement être champions ou européens ne doivent pas pouvoir l’être selon ces play-offs. En définitive, la solution ne pourra être trouvée que si les clubs respectent les valeurs du sport dans lequel ils sont engagés.</p>
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		<title>Dossier : À l&#8217;OM, jusqu’ici tout va bien…</title>
		<link>https://www.demivolee.com/2020/03/09/dossier-a-l-om-jusquici-tout-va-bien/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Lexie Najas]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 09 Mar 2020 06:00:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Dossiers Demivolée.com]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Chacun est au courant de près ou de loin de la situation financière délicate de l’OM : l’ambiance tendue entre André Villas-Boas et ses dirigeants à <a class="mh-excerpt-more" href="https://www.demivolee.com/2020/03/09/dossier-a-l-om-jusquici-tout-va-bien/" title="Dossier : À l&#8217;OM, jusqu’ici tout va bien…">[...]</a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><strong>Chacun est au courant de près ou de loin de la situation financière délicate de l’OM : l’ambiance tendue entre André Villas-Boas et ses dirigeants à chaque fois qu’il est question d’argent en témoigne. Pourtant, avec un investissement minimal cet été, l’OM réalise une saison au-delà de toute espérance. Cette saison est-elle le rebond tant attendu dans le projet McCourt ? Ou bien est-elle à savourer, comme la dernière cigarette du condamné ?</strong></p>
<p style="text-align: justify"><em>Disclaimer : papier rédigé avant la rencontre du 6 mars face à Amiens. Certains chiffres peuvent varier légèrement n&rsquo;altérant pas le propos de l&rsquo;article.</em></p>
<h2 style="text-align: justify">L’OM, une équipe chanceuse</h2>
<h3 style="text-align: justify">Les Expected Points, la stat qui fait parler</h3>
<p style="text-align: justify">Reprise de nombreuses fois sur les réseaux sociaux, la statistique d’Expected Points de l’OM semble dénoter d’un facteur chance absurde en faveur du club olympien cette saison. En effet, dans les cinq grands championnats européens, seuls deux clubs affichent un plus grand écart entre leurs points réels et leurs xPTS : Liverpool (21.14) et la Lazio (14.49). Marseille arrive donc en 3<sup>e</sup> position avec 13.95 points de plus que ses xPTS.</p>
<p style="text-align: justify">Si l’on s’intéresse à cette statistique de plus près, on observe qu’elle est en réalité construite sur une simulation de partage des points après chaque match en fonction des Expected Goals de la rencontre. Cela signifie d’une part que la stat n’est pas véritablement représentative de la physionomie des rencontres : si une équipe marque à la suite d’une ou deux occasions moindres, elle passera probablement le reste du match à défendre son avance et donc à concéder des xG à l’adversaire. D’autre part, un grand écart n’est pas nécessairement signe de chance pure puisque si vous êtes régulièrement (un peu) meilleurs que vos adversaires, vous pouvez prétendre à prendre régulièrement les trois points.</p>
<h3 style="text-align: justify">Une équipe en réussite croissante</h3>
<p style="text-align: justify">Si l’on creuse un peu plus, on se rend compte que l’OM peut être qualifié d’équipe chanceuse mais avec un ordre de grandeur bien plus proche de la norme. Ainsi, en Ligue 1 cette saison, l’OM affiche une certaine réussite offensive et défensive avec 39 buts pour 35.39xG et 27 buts concédés pour 30.12xGA. Cela fait de l’OM la 6<sup>e</sup> équipe la plus en réussite offensivement et la 4<sup>e</sup> défensivement. Si l’on combine les deux, seuls Nice, Brest et Bordeaux ont une différence de buts qui démontre plus de réussite que celle de l’OM.</p>
<p style="text-align: justify">Là où cela devient intéressant, c’est si on s’attarde sur la distribution de cette réussite au fur et à mesure de la saison. Le graphique en dessous montre qu’à part sur les premières journées de L1, la moyenne de différence de buts par match est systématiquement au-dessus de la moyenne de différence de xG. De plus, depuis huit journées, cet écart s’accroît avec une différence de buts qui grandit pendant que la moyenne de différence de xG s&rsquo;effondre. Néanmoins, suite à la déculottée reçue contre le PSG, les Marseillais ont su faire remonter leurs deux moyennes au-dessus de 0, signe que si l’équipe peut être considérée comme un peu chanceuse, il y a malgré tout une patte AVB derrière tout ça.</p>
<p><img decoding="async" loading="lazy" class="aligncenter size-mh-magazine-content wp-image-24822" src="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2020/03/OM-diff-678x381.png?x16177" alt="" width="678" height="381" /></p>
<h2 style="text-align: justify">La patte Villas-Boas ou « le foot qui gagne »</h2>
<h3 style="text-align: justify">Le foot, c’est jouer aux échecs avec des dés</h3>
<p style="text-align: justify">Villas-Boas arrive à la tête de l’OM dont l’effectif vieillissant sort d’une saison médiocre qui aura coûté son poste à Rudi Garcia. À cet effectif, la direction marseillaise soustrait notamment Lucas Ocampos, Luis Gustavo, Adil Rami, Mario Balotelli et Clinton N’jie. En guise de remplacements, l’OM promeut quelques jeunes joueurs issus de sa formation et fait l’acquisition d’un joueur expérimenté par ligne : Alvaro en défense, Rongier au milieu et Benedetto en pointe. Dès lors, la mission d’AVB semble suicidaire : faire mieux que Garcia avec un effectif qui a perdu 30M€ de valeur marchande quand le Français avait profité d’une augmentation de 110M€ pour sa dernière saison. Le coup est d’autant plus dur qu’un joueur clé en la personne de Thauvin se blesse pour les trois quarts de la saison.</p>
<p style="text-align: justify">Heureusement pour les Olympiens, la méthode Villas-Boas ne se fonde pas sur un jeu de position léché qui requiert des joueurs aux capacités techniques exceptionnelles. À la place, le coach portugais se contentera d’un bloc solide, d’une équipe agressive et de provoquer la réussite. Autrement dit, la plupart des matches de l’OM présenteront rarement de grosses occasions de part et d’autre, mais Marseille fera en sorte de tenter plus souvent sa chance et de pousser son adversaire à la faute pour grappiller quelques opportunités supplémentaires en contre-attaque. Succinctement : être un peu meilleur, le plus souvent possible.</p>
<h3 style="text-align: justify">Un bloc en béton armé</h3>
<p style="text-align: justify">Si l’on observe les chiffres à présent, on peut considérer que la sauce a pris pour AVB à l’OM. Reflets de l’agressivité marseillaise, les stats de tacles par match et de <a href="https://www.demivolee.com/2020/03/04/quiz-parlez-vous-stats/">PPDA</a> sont exemplaires pour les Olympiens. Avec 20.2 tacles par match, l’OM est 1<sup>er</sup> sur la métrique. De plus, les 8.58 Passes Per Defensive Action classent le pressing olympien 2<sup>e</sup> plus intense de Ligue 1 derrière le PSG. Cela permet à l’OM de marquer plus souvent que la moyenne en contre-attaque mais également de rester dominateur avec 13.4 tirs par match, ce qui classe le club 3<sup>e</sup> derrière le PSG et Monaco.</p>
<p style="text-align: justify">Défensivement, à présent, et malgré un pressing intense, l’OM laisse peu d’opportunités à l’adversaire. Avec seulement, 9.9 tirs concédés par match, le club se classe 2<sup>e</sup> ex-æquo avec le PSG et Lille. Seul Angers, 1<sup>er</sup> au classement, fait mieux. De plus, les xG/tir concédé sont raisonnablement contenus à 0.11 de moyenne. Et pour chaque tir, les adversaires de l’OM doivent en moyenne tenter 41.29 passes. Relativement aux autres équipes, ce chiffre dénote d’une bonne gestion défensive de l’OM qui parvient à faire travailler ses adversaires jusqu’à deux fois plus que les plus mauvais élèves de Ligue 1 en la matière.</p>
<p style="text-align: justify">Ainsi, même en pressant haut, les Marseillais arrivent à protéger leur cage en concédant un nombre minimal de tirs, d’une qualité moyenne et au fruit de nombreuses passes qui exposent donc leurs adversaires aux erreurs et aux contres. Pour finir, le chiffre le plus éloquent est certainement celui des Deep Completions subies (= passes subies dans les vingt derniers mètres). En effet, avec seulement 82 passes, les Marseillais ont la surface de réparation la plus imperméable de Ligue 1. Et ce d’assez loin, puisque Strasbourg et le PSG (2<sup>e</sup> et 3<sup>e</sup>) pointent à 102 et 103 passes. Il n’est donc pas étonnant de voir l’OM dans les 5 meilleures défenses de Ligue 1 malgré un xG Contre qui place le club 9<sup>e</sup>.</p>
<p style="text-align: justify">Dans ces circonstances, un joueur brille tout particulièrement : Valentin Rongier. Avec 3.86 tacles par 90mn, l’ancien Nantais se classe dans les 3 premiers de Ligue 1 au sein d&rsquo;une catégorie où règne en maître Eduardo Camavinga. Son acolyte au milieu, Morgan Sanson, propose 2.2 tacles par match mais également 2.1 fautes (1.4 pour Rongier). Son agressivité est comparable mais son aptitude moins nette sur l’exercice. Offensivement, les deux milieux transforment leur agressivité en occasions avec une participation au-dessus de la moyenne à la dernière passe et à la frappe. Sanson se montre ici plus à son aise lorsqu’il s’agit de marquer, tandis que Rongier se retrouve face à un axe de progression non-négligeable, surtout au vu du nombre de tirs tentés.</p>
<p><img decoding="async" loading="lazy" class="aligncenter wp-image-24817 size-full" src="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2020/03/rongier-sanson.png?x16177" alt="" width="574" height="540" srcset="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2020/03/rongier-sanson.png 574w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2020/03/rongier-sanson-300x282.png 300w" sizes="(max-width: 574px) 100vw, 574px" /></p>
<h3 style="text-align: justify">Marquer des buts, peu importe la manière</h3>
<p style="text-align: justify">Si le pressing de l’OM et sa bonne organisation défensive lui permet de rester dominateur et de concéder un nombre minimal de buts, son animation offensive peut sembler par moment un peu raide. À ce titre, les Marseillais parviennent assez régulièrement à inquiéter leurs adversaires dans leur surface mais, avec 139 passes réussies dans les 20 mètres, se classent 5<sup>e</sup> derrière Paris (328), Monaco (212), Lyon (148) et Brest (147).</p>
<p style="text-align: justify">D’où l’importance de provoquer et d’avoir de la réussite. Ainsi, les Olympiens ne créent pas de meilleurs tirs qu’ils n’en subissent. Avec 0.10xG/tir, l’enjeu pour AVB est plutôt de se procurer plus de situations que l’adversaire en espérant, par loi des grands nombres, en convertir plus souvent aussi. À ce jeu-là, Dario Benedetto excelle avec son profil de renard des surfaces. Pointant à 11 buts pour 9.77 xG, il permet à l’OM de capitaliser efficacement sur ses actions abouties. Avec 2.63 tirs tentés par 90 minutes, il montre également qu’il est prêt à prendre ses responsabilités, ce qui convient bien à la philosophie de son entraîneur. Sa contribution s’arrête en revanche là.</p>
<p><img decoding="async" loading="lazy" class="aligncenter size-full wp-image-24818" src="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2020/03/benedetto.png?x16177" alt="" width="558" height="535" srcset="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2020/03/benedetto.png 558w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2020/03/benedetto-300x288.png 300w" sizes="(max-width: 558px) 100vw, 558px" /></p>
<p style="text-align: justify">Un autre joueur sort du lot cette saison en termes de finition : Nemanja Radonjic. Celui-ci, avec 3.57 xG, parvient à inscrire 5 buts en Ligue 1. Pas décisif la saison passée, il semble s’être découvert une nouvelle zone de tir côté gauche qui lui amène la réussite. Les points verts indiquent les buts, les rouges les tirs non-cadrés, les bleus les arrêts, les violets les tirs bloqués par la défense et les jaunes les poteaux. Verdict à confirmer cependant au vu de l’échantillon encore restreint.</p>
<p><img decoding="async" loading="lazy" class="wp-image-24821 aligncenter" src="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2020/03/radonjic-2018-300x223.png?x16177" alt="" width="419" height="311" srcset="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2020/03/radonjic-2018-300x223.png 300w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2020/03/radonjic-2018-80x60.png 80w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2020/03/radonjic-2018.png 636w" sizes="(max-width: 419px) 100vw, 419px" /></p>
<p><img decoding="async" loading="lazy" class="wp-image-24820 aligncenter" src="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2020/03/radonjic-2019-300x224.png?x16177" alt="" width="420" height="314" srcset="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2020/03/radonjic-2019-300x224.png 300w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2020/03/radonjic-2019-326x245.png 326w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2020/03/radonjic-2019-80x60.png 80w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2020/03/radonjic-2019.png 622w" sizes="(max-width: 420px) 100vw, 420px" /></p>
<p style="text-align: justify">Finalement, l’OM de Villas-Boas, comme toute équipe prête à gratter la moindre décimale de tir en plus, excelle sur coups de pieds arrêtés. Bien aidés par l’artificier Dimitri Payet qui réalise 45 de ses 87 passes clés sur CPA, les Marseillais parviennent à générer 0.28 xG par match sur coups de pied arrêtés indirects et corners, contre 0.19 subi. En guise de comparaison, l’OL ne se crée que 0.19xG par match sur cet exercice. Un différentiel non-négligeable qui a par ailleurs permis aux Marseillais, une nouvelle fois, de faire pencher la balance en leur faveur en marquant 4 CPA de plus que Lille, 2 de plus que Rennes, 1 de plus que Monaco et 6 de plus que l&rsquo;OL.</p>
<h2 style="text-align: justify">Quel avenir pour l’OM ?</h2>
<p style="text-align: justify">Au vu des chiffres évoqués, on constate que le style de jeu d’AVB a bien pris à l’OM et que malgré des limites offensives claires, le pari du coach portugais permet pour l’instant aux Marseillais de tenir solidement leur 2<sup>e</sup> place. À supposer que rien ne vienne troubler l’entente entre le manager et son équipe, les bases du succès marseillais cette saison devraient perdurer jusqu’à la 38e journée afin de permettre à l’OM de ne pas être rattrapé. Ci-dessous, le graphique de PPDA montre que les Olympiens parviennent à conserver une intensité de pressing régulière depuis un certain temps, même si certains concurrents semblent (enfin) passer la seconde.</p>
<p><img decoding="async" loading="lazy" class="aligncenter wp-image-24819 size-large" src="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2020/03/PPDA-1024x499.png?x16177" alt="" width="1024" height="499" srcset="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2020/03/PPDA-1024x499.png 1024w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2020/03/PPDA-300x146.png 300w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2020/03/PPDA-768x374.png 768w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2020/03/PPDA.png 1181w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></p>
<p style="text-align: justify">On peut malgré tout ressentir une forme d’inquiétude, d’abord en observant la décroissance notable de la moyenne de différence d&rsquo;xG. Il ne faudrait pas que les Olympiens tombent trop près de 0 sans quoi leur plan de jeu fondé sur le fait de provoquer la réussite pourrait tourner à s’en remettre purement et simplement à la chance. Jusque-là, difficile de considérer que l’OM ne mérite pas sa 2<sup>e</sup> place. Si Villas-Boas doit ses résultats à une part de chance, les chiffres montrent que les Marseillais ont tout fait pour les orienter dans le bon sens.</p>
<p style="text-align: justify">La vraie inquiétude à présent vient probablement du projet en lui-même. Villas-Boas n’est pas certain de rester et, comme le montre cette infographie réalisée par <a href="https://statsbomb.com/">Statsbomb</a> à la mi-janvier, l’effectif marseillais est très largement dépendant de cadres dont les meilleures années sont passées. Ainsi, stratégiquement les marseillais sont dépendants de l’argent que pourrait rapporter la qualification en Ligue des Champions, mais également de la manière dont ils géreront les contrats de leurs quelques belles valeurs marchandes. Par ailleurs, une belle recrue comme Rongier qui correspond parfaitement au jeu de Villas-Boas pourrait décevoir dans un autre style de jeu mais également manquer à l’OM la saison prochaine si le club venait à le vendre.</p>
<p><img decoding="async" loading="lazy" class="aligncenter wp-image-24816 " src="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2020/03/Marseille_2019_2020_Minutes-On-Pitch-by-Age.png?x16177" alt="" width="660" height="1240" srcset="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2020/03/Marseille_2019_2020_Minutes-On-Pitch-by-Age.png 820w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2020/03/Marseille_2019_2020_Minutes-On-Pitch-by-Age-160x300.png 160w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2020/03/Marseille_2019_2020_Minutes-On-Pitch-by-Age-545x1024.png 545w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2020/03/Marseille_2019_2020_Minutes-On-Pitch-by-Age-768x1442.png 768w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2020/03/Marseille_2019_2020_Minutes-On-Pitch-by-Age-818x1536.png 818w" sizes="(max-width: 660px) 100vw, 660px" /></p>
<p style="text-align: justify">Ainsi, l’OM est dans une situation qui l’oblige à optimiser son effectif sportivement tandis que son coach menace de partir. Si on peut imaginer qu&rsquo;après une 2<sup>e</sup> place, AVB décidera de rester, il ne faut pas oublier que le coach portugais est resté en moyenne 1.13 an en poste par club. En effet, seuls ses passages à Tottenham (1 saison et demie) et au Zénith (2 saisons) ont dépassé le stade d&rsquo;une saison sur le banc.</p>
<p style="text-align: justify">On peut donc s&rsquo;inquiéter, en plus d&rsquo;un éventuel départ, d&rsquo;une potentielle deuxième saison très délicate, où le tacticien portugais pourrait se retrouver une nouvelle fois face à ses limites en termes de management et de gestion de groupe. La saison actuelle a donc toutes les chances d’être le baroud d’honneur d’un projet qui s’est trouvé être, dès le premier jour, un quitte ou double particulièrement étonnant à base de joueurs vieux, chers et donc complètement à l’inverse de la dynamique du football moderne qui favorise les jeunes joueurs peu onéreux permettant de stabiliser la masse salariale et de ne pas voir ses actifs se détériorer.</p>
<p>Cet article <a rel="nofollow" href="https://www.demivolee.com/2020/03/09/dossier-a-l-om-jusquici-tout-va-bien/">Dossier : À l&rsquo;OM, jusqu’ici tout va bien…</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://www.demivolee.com">Demivolée.com</a>.</p>
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