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		<title>Ces finales qui ont marqué le football français &#8211;  Munich / Saint-Etienne</title>
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		<dc:creator><![CDATA[maestrojuni]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 17 Jun 2018 06:00:15 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Ligue des Champions]]></category>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>Faisons un saut dans le temps ; de 21 ans plus précisément. Vingt-et-une années nous séparent de la cruelle – mais légendaire – finale qui opposa le Real de Di Stefano au Stade de Reims de Raymond Kopa. </strong><strong>Une nouvelle fois, ce papier contera l’histoire d’une désillusion à la française ; une belle histoire, une « épopée » disons-nous aujourd’hui, celle des Verts. Admise de manière récurrente comme l’une des meilleures équipes françaises qui ait pu exister, l’Association Sportive de Saint-Etienne n’a rien à envier au <a href="https://www.demivolee.com/2018/05/31/ces-finales-qui-ont-marque-le-football-francais-reims-madrid/">Stade de Reims dont nous parlions lors du premier épisode</a>.<br />
</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Elle aussi a son lot de joueurs mythiques, ceux qui bâtirent le football de leurs pieds, de leurs mains. Ce Saint-Etienne-là, c’est n’est pas encore celui de Romain Hamouma ou de Stéphane Ruffier ni même encore celui de Michel Platini, mais celui des frères Revelli, de Jean-Michel Larqué, de Jacques Santini. Ces joueurs qui ont l’occasion, un soir de mai 1976, de remporter la première coupe d’Europe française et de tirer un trait sur le lourd et cruel passé des rémois, finalistes et perdants à deux reprises.</p>
<p style="text-align: justify;">Ces joueurs qui ont l’occasion de marquer l’histoire de football français et d’être à jamais les premiers.</p>
<p style="text-align: justify;">L’Histoire, ils la marqueront, davantage même que le Stade de Reims dont l’épopée a malheureusement pu sombrer dans l’oubli, mais cette histoire s’est écrite dans celle des perdants, ceux qui se référeront à cette finale en pensant « ça s’est joué à ça… ». Ce « ça », c’est les poteaux carrés. Ce « ça », c’est qui sépare un champion éternel à un perdant qui contre son gré le sera tout autant.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>L’avant-match</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Cette belle histoire stéphanoise s’inscrit dans l’héritage que laissa le Stade de Reims. Premier club français à atteindre ce stade depuis 1959 et une victoire de l’inévitable Real Madrid, l’ASSE se voit offrir une chance rare et de plus en plus enviée au fur et à mesure que la C1, tout autant que le football, devient populaire.</p>
<p style="text-align: justify;">La popularité stéphanoise commença d’ailleurs grâce à cette finale. C’est à cette époque que remonte les traces d’un supporterisme actif dans la capitale forezienne. Bien sûr, il y avait bien longtemps que « Sainté » jouissait d’une ferveur pour le football, mais cette finale donnera au club une nouvelle dimension populaire. Les supporters galvanisés par cette finale ne sont plus uniquement stéphanois mais proviennent des quatre coins de la France. Probablement pas dans la capitale des Gaules en revanche, où la rivalité avec l’ennemi était déjà forte à l’époque. Preuve de cette ferveur, 30 000 Verts sont présents à l&rsquo;Hampden Park de Glasgow pour assister à une finale qui deviendra mythique, qui opposera donc l’ASSE au Bayern de Munich, emmené par les célèbres Rummenigge et Beckenbauer.</p>
<p style="text-align: justify;">Opposés aux premier et second tours face au KB Copenhague puis au Rangers FC, les Verts ne tremblent pas. Sereins, solides, talentueux, ils disposent facilement de leurs deux adversaires et accèdent à la phase finale, qui à l’époque débute par les quarts. Ces quarts, justement, furent complexe et relevèrent presque de l’exploit. Perdant 2-0 à l’extérieur face au Dynamo Kiev, l’ASSE doit absolument marquer deux buts et ne pas en prendre s’ils veulent entretenir l’espoir de voir un jour Glasgow.</p>
<p style="text-align: justify;">Ils n’en marqueront pas deux, mais trois. Le Chaudron semble avoir eu son effet sur les hommes de l’entraîneur stéphanois, Robert Herbin, qui accèdent à une demi-finale qui s’annonce serrée face PSV Eindhoven, une des meilleures équipes européennes de l’époque, champion néerlandais en titre. Oswaldo Piazza sera le seul buteur des 180 minutes de ces demi-finales, ce seul but qui offrit enfin à un club français l’opportunité de devenir champion d’Europe après 21 ans d’attente.</p>
<p style="text-align: justify;">Déplaçons-nous maintenant en Ecosse, pays fait de légendes, de mythes. Le lieu parfait pour vivre une finale à la hauteur de la réputation du pays hébergeant cette finale. Est-ce les fantômes et autres créateurs surnaturelles faisant l’histoire folkloriques du pays qui hanta les poteaux bavarois ce soir-là ?</p>
<p style="text-align: justify;">Nous y-voilà. Les 22 acteurs entrent sur la pelouse, s’échauffent, se motivent, s’imaginent un coup champion, un coup perdant. Pas le temps pour cogiter, non, on joue une finale de prestige. Karoly Palotai, l’arbitre du soir, siffle le coup d’envoi devant un public de 58 000 personnes largement acquis à la cause stéphanoise.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le match ; si près, si loin</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><img decoding="async" fetchpriority="high" class="alignleft wp-image-17212" src="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/05/1463044401equipe_bayern_1975-76_2-300x203.jpg?x16177" alt="" width="328" height="222" srcset="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/05/1463044401equipe_bayern_1975-76_2-300x203.jpg 300w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/05/1463044401equipe_bayern_1975-76_2-768x520.jpg 768w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/05/1463044401equipe_bayern_1975-76_2-1024x693.jpg 1024w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/05/1463044401equipe_bayern_1975-76_2.jpg 1772w" sizes="(max-width: 328px) 100vw, 328px" />Au Hampden Park ce soir-là, la pelouse se fondait parfaitement dans un stade au tribunes recouvertes de vert, portant les coéquipiers de Jacques Santini tout au long de ces 90 minutes.</p>
<p style="text-align: justify;">En France ce soir-là, l’hexagone n’affichait plus qu’une couleur à son drapeau d’habitude tricolore ; le vert. Vingt millions de personnes étaient devant leur poste, espérant voir l’ASSE de retour avec un triomphe unique dans l’histoire sportive du pays. C’était un moment sans précédent ; jamais la France n’avait été à la fois unie et passionnée derrière un club. Pas même pour le Stade de Reims, pourtant deux fois finaliste. La dure loi de l’époque à laquelle on joue ; les verts eurent leur période faste en pleine expansion du football à travers l’Europe. Reims n’en était qu’au balbutiement d’un sport qui deviendra Roi.</p>
<p style="text-align: justify;">Et voilà que le cuir est touché pour la première fois par les crampons bavarois, dont six sont champions du monde en titre, lançant les hostilités d’un match qui s’annonce serré.</p>
<p style="text-align: justify;">Dès le début, le ton est donné. Les verts imposent leur style de possession et de passes au bavarois qui, dans le pur style allemand traditionnel, casse le rythme par des fautes et des contre-attaques. Si bien, que dès la troisième minute, un premier frisson recouvre les 30 000 stéphanois présents au stade, puis les vingt millions de français devant leur poste.</p>
<p style="text-align: justify;">Gerd Müller s’offre un face-à-face contre Curkovic, le gardien stéphanois. Le ballon est tiré par l’allemand, qui vient mourir dans les filets français. Seulement, un drapeau se lève, synonyme de position de hors-jeu ; un ouf de soulagement est expiré par la foule stéphanoise quand la joie allemande est tout juste calmée. Joie qui aurait pourtant dû se prolonger : le hors-jeu n’était finalement pas si évident. Ce début de match pose les bases : les allemands sont cruels et terriblement efficaces.</p>
<figure id="attachment_17213" aria-describedby="caption-attachment-17213" style="width: 286px" class="wp-caption alignright"><img decoding="async" class=" wp-image-17213" src="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/05/patrick_revelli_bayern_1976-300x170.jpg?x16177" alt="Revelli manque l'occasion d'ouvrir le score" width="286" height="162" srcset="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/05/patrick_revelli_bayern_1976-300x170.jpg 300w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/05/patrick_revelli_bayern_1976-768x436.jpg 768w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/05/patrick_revelli_bayern_1976-1024x581.jpg 1024w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/05/patrick_revelli_bayern_1976-678x381.jpg 678w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/05/patrick_revelli_bayern_1976.jpg 1600w" sizes="(max-width: 286px) 100vw, 286px" /><figcaption id="caption-attachment-17213" class="wp-caption-text">Revelli manque l&rsquo;occasion d&rsquo;ouvrir le score</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Avertis par cette occasion et cette erreur d’arbitrage, les Verts cherchent tout logiquement à se mettre à l’abri, si bien que lors des vingt premières minutes, les occasions se multiplient et le danger est de plus en plus pressant dans le camp bavarois ; 7ème, 10ème, 13ème 15ème, puis la 19ème minute où à chaque fois les français buttent face à la défense allemande.</p>
<p style="text-align: justify;">Lors de cette période délicate, les allemands ne font pas que résister ; pire ils réussissent à se montrer davantage dangereux. A la douzième minute, Kapellmann déchire la défense française et s’enfonce dans sa surface s’approchant dangereusement de Curkovic. Pierre Reppelini le bouscule, Kapellmann s’effondre. Pendant quelques secondes, le stade retient son souffle mais Monsieur Palotai ne bronche pas. Pas de <a href="https://www.demivolee.com/2018/04/23/dossier-marquer-penalty/">pénalty</a>.</p>
<p style="text-align: justify;">L’arbitre se fait peut-être un peu trop discret sur ce début de match ; les verts devraient déjà être mené 1-0 et auraient pu offrir ici aux allemands une chance inouïe d’avoir déjà un pied sur le continent européen.</p>
<figure id="attachment_17214" aria-describedby="caption-attachment-17214" style="width: 277px" class="wp-caption alignleft"><img decoding="async" class=" wp-image-17214" src="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/05/bathenay_munich_1976-300x225.gif?x16177" alt="La barre de Bathenay" width="277" height="208" srcset="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/05/bathenay_munich_1976-300x225.gif 300w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/05/bathenay_munich_1976-80x60.gif 80w" sizes="(max-width: 277px) 100vw, 277px" /><figcaption id="caption-attachment-17214" class="wp-caption-text">La barre de Bathenay</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Nous sommes à la trente-quatrième minute, le match est plus calme ; un calme que viendra briser Dominique Bathenay. Ce dernier récupère le ballon au milieu, accélère et élimine un adversaire, puis un deuxième, qui n’était « que » le Kaiser Beckenbauer, et décoche une frappe surpuissante du pied gauche. Le ballon flotte, sous le regard inquiet des allemands mais plein d’espérance des français, il descend, la trajectoire semble bonne. Mais un obstacle vient perturber sa descente. Le ballon s’écrase sur la transversale bavaroise qui revient sur la tête d’Hervé Revelli qui ne peut ajuster sa tête. Maier capte ce ballon et vient marquer la fin d’un moment qui deviendra légendaire, si court, mais si intense.</p>
<p style="text-align: justify;">Cet épisode est le premier de la duologie des poteaux carrés, qui hanteront à jamais la mémoire verte mais qui paradoxalement feront sa légende.</p>
<p style="text-align: justify;">Les verts doivent rapidement faire fi de cette espérance trahie, les impitoyables allemands se montrent une nouvelle fois dangereux, d’abord par contre-attaque suite à ce premier poteau stéphanois, puis, deux minutes après, par une frappe surpuissante qui manqua d’ouvrir le score</p>
<p style="text-align: justify;">Le Kaiser mène l’attaque, sert Schwarzenbeck lançant Rumenigge qui frappe le ballon avec une puissance incroyable. Si bien qu’Ivan Curkovic ne capte pas la balle correctement, qui roulera sur la ligne de but avant que Lopez n’intervienne devant Muller pour expédier le ballon en corner. La mi-temps se rapproche, le score lui est toujours vierge.</p>
<p style="text-align: justify;">Six minutes avant cette dernière, un nouvel événement vient écrire le mythe de cette finale. Sarramagna parvient à déborder côté gauche, échappant à la vigilance d’Hansen, et se retrouve libre pour centrer. Santini est seul à 5 mètres du but, et peux reprendre ce ballon de la tête. L’absence de marquage allemand lui donne la possibilité de reprendre ce bon centre dans des conditions idéales. Mais parfois l’idéal ne suffit pas, ce fut le cas sur cette action. Il manque à Santini ou bien quelques centimètres, ou bien une transversale arrondie, comme c’était déjà le cas dans une immense majorité de stades européens à l’époque.</p>
<figure id="attachment_17215" aria-describedby="caption-attachment-17215" style="width: 249px" class="wp-caption alignright"><img decoding="async" loading="lazy" class=" wp-image-17215" src="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/05/1975-76_ASSE-Bayern_Santini-300x225.gif?x16177" alt="La tête de Santini, deuxième &quot;poteau carré&quot;" width="249" height="187" srcset="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/05/1975-76_ASSE-Bayern_Santini-300x225.gif 300w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/05/1975-76_ASSE-Bayern_Santini-80x60.gif 80w" sizes="(max-width: 249px) 100vw, 249px" /><figcaption id="caption-attachment-17215" class="wp-caption-text">La tête de Santini, deuxième « poteau carré »</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Le fait est que l’ASSE ne parvient toujours pas à marquer et que cette action vient clore le douloureux épisode des poteaux carrés et ouvra le bal des « Et si… ». Un bal que l’on retrouve encore aujourd’hui, plus de 40 ans après, dans la bouche de certains anciens supporters stéphanois.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette mi-temps se termina comme elle a commencé : de nombreuses occasions stéphanoises immédiatement répondue par d’autres occasions allemandes. Le sifflet de l’arbitre retentit et signe la fin de cette mi-temps déjà mythique et qui s’inscrit dans la prophétie du « lorsque ça ne veut pas rentrer, ça rentre pas » pour les verts.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le réalisme allemand, le mur de Munich</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Le temps d’un discours des entraîneurs, le temps de motiver ses coéquipiers et d’espérer un dénouement heureux, le match peut reprendre.</p>
<p style="text-align: justify;">La dynamique est semblable : domination stéphanoise, calme glaçant du côté allemand. Les équipes se rendent coups pour coups, une occasion en entraine une autre du côté opposé, sans que toutefois le score en soit impacté. Rummenigge répond à Sarramagna, Roth répond à Revelli. Revenons sur la réponse de Roth, tiens. Loin d’être anodine, elle est la manifestation que le destin, ce soir, avait choisi son camp. 21h27 est l’heure que l’histoire retiendra comme celle de cette froide manifestation.</p>
<figure id="attachment_17216" aria-describedby="caption-attachment-17216" style="width: 311px" class="wp-caption alignleft"><img decoding="async" loading="lazy" class=" wp-image-17216" src="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/05/ec5fef8658d4c7f3e97e153216fbc6ef-300x192.png?x16177" alt="Le but de Roth qui condamne les verts" width="311" height="199" srcset="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/05/ec5fef8658d4c7f3e97e153216fbc6ef-300x192.png 300w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/05/ec5fef8658d4c7f3e97e153216fbc6ef.png 400w" sizes="(max-width: 311px) 100vw, 311px" /><figcaption id="caption-attachment-17216" class="wp-caption-text">Le but de Roth qui condamne les verts</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Muller pousse intelligemment Piazza à la faute. Monsieur Palotai signifie un coup franc indirect aux 20 mètres, légèrement excentré gauche. Beckenbauer frappe et adresse une passe à Franz Roth qui expédie le ballon au fond des filets malgré une détente désespérée de Curkovic. Cette fois, pas de hors-jeu, le but est validé. 1-0 pour le Bayern. Le terrible jugement allemand s’abat sur la tête des stéphanois, et rien ce soir ne viendra retourner ce dernier. Les stéphanois auront beau tenter leur chance dans la demi-heure qui reste, rien n’y fera.</p>
<p style="text-align: justify;">Pire encore, l’ASSE frissonne encore : Hoeness élimine la défense puis décoche une frappe que Curkovic ne pourra que détourner en corner.</p>
<p style="text-align: justify;">Blessé et pas apte à jouer la totalité du match, les espoirs reposent sur les épaule d’un homme qui s’échauffe depuis dix minutes : Dominique Rocheteau. L’Ange Vert aura beau être à l’origine d’une belle occasion stoppée par l’impassible Beckenbauer, lui seul ne suffira pas ce soir à faire changer de camp le destin.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est fini, la victoire est allemande. L’ASSE a manqué sa chance dans ce qui est toujours son unique finale européenne. La légende des poteaux carrés commence. Le bourreau des verts, Roth, s’approche timidement de Larqué et lui glisse un « Maillot, bitte.. ». Machinalement, ce dernier le donne à celui qui arracha ses espoirs d’être champion européen.</p>
<blockquote><p><strong>Larqué</strong></p>
<p style="text-align: justify;">« <em>Quand l&rsquo;arbitre a donné le coup de siffet final, je n&rsquo;ai pas compris. J&rsquo;ai cru à un arrêt de jeu. J&rsquo;étais persuadé que le match n&rsquo;était pas terminé. Quand Rocheteau a fait sa rentrée, j&rsquo;avais le sentiment qu&rsquo;il nous restait au moins 20 minutes à jouer. 20 minutes pour rattraper le petit but du Bayern. Il en restait en fait 7&#8230;</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;"><em><strong> </strong></em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Un retour de champion</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Comme un écho à France 98 des années auparavant, et le titre en moins, les Verts sont reçus comme de véritables champions, des héros qui ont portés haut les couleurs françaises avant de chuter contre un ennemi redoutablement efficace.</p>
<p style="text-align: justify;">Alors que l’ennemi d’un soir, le Bayern, n&rsquo;est reçu qu’à un simple repas de gala à son retour au pays, les stéphanois, eux, ont le privilège de descendre les Champs-Élysées portés par 100 000 supporters.</p>
<figure id="attachment_17217" aria-describedby="caption-attachment-17217" style="width: 300px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" loading="lazy" class="size-medium wp-image-17217" src="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/05/curkovic_revelli_champs_elysees_1976-300x229.jpg?x16177" alt="Le peuple vert célèbre sa défaite" width="300" height="229" srcset="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/05/curkovic_revelli_champs_elysees_1976-300x229.jpg 300w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/05/curkovic_revelli_champs_elysees_1976-80x60.jpg 80w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/05/curkovic_revelli_champs_elysees_1976.jpg 700w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-17217" class="wp-caption-text">Le peuple vert célèbre sa défaite</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">De cette défaite naquit quelque chose, une âme, une légende. Grâce à ce destin brisé, les stéphanois ont acquis une popularité hors norme à travers l’hexagone qui s’étend même jusqu’à aujourd’hui, où cette épisode douloureux est souvent remis au goût du jour.</p>
<p style="text-align: justify;">Il est parti intégrante de l’histoire du football français. Dans la défaite aussi s’écrit les plus belles histoires.</p>
<p style="text-align: justify;">
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		<title>Ces finales qui ont marqué le football français – Reims / Madrid</title>
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		<dc:creator><![CDATA[maestrojuni]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 31 May 2018 05:00:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Dossiers Demivolée.com]]></category>
		<category><![CDATA[Ligue des Champions]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En perdant contre l’Atletico Madrid le 16 mai dernier à Lyon, l’Olympique de Marseille a malheureusement perpétué une tradition bien française : celle de ne pas <a class="mh-excerpt-more" href="https://www.demivolee.com/2018/05/31/ces-finales-qui-ont-marque-le-football-francais-reims-madrid/" title="Ces finales qui ont marqué le football français – Reims / Madrid">[...]</a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><strong>En perdant contre l’Atletico Madrid le 16 mai dernier à Lyon, l’Olympique de Marseille a malheureusement perpétué une tradition bien française : celle de ne pas réussir à s’imposer dans une finale européenne. Paradoxalement, c’est aussi la seule équipe ayant réussie à s’imposer dans la finale la plus prestigieuse du football mondial un soir de juin 1993. </strong><strong>Cela mis de côté et une victoire de l’ennemi parisien en C2, l’histoire française en finale de coupe d’Europe se résume à une succession d’échecs et de déceptions. </strong><strong>Pour trouver une première trace de cette mauvaise habitude, il faut remonter jusqu’à la toute première de ces finales, à Paris, en 1956 ; celle de la première Ligue des Champions, appelée à l’époque Coupe des clubs champions européens, où là, à l’instar des marseillais, un club madrilène vint éteindre les espoirs français.</strong></p>
<p style="text-align: justify"><strong>L’avant-match</strong></p>
<figure id="attachment_17227" aria-describedby="caption-attachment-17227" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img decoding="async" loading="lazy" class="size-medium wp-image-17227" src="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/05/RMA-SDR-volet-1-3-300x146.jpg?x16177" alt="Les onze Rémois, quelques instants avant le coup d’envoi de la finale de la Coupe des Clubs Champions en 1956" width="300" height="146" srcset="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/05/RMA-SDR-volet-1-3-300x146.jpg 300w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/05/RMA-SDR-volet-1-3.jpg 720w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-17227" class="wp-caption-text">Les onze Rémois, quelques instants avant le coup d’envoi de la finale de la Coupe des Clubs Champions en 1956</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify">Organisée par le journal l’Equipe sous l&rsquo;impulsion de <a href="https://www.demivolee.com/2018/05/28/dossier-gabriel-hanot-le-fondateur/">Gabriel Hanot</a>, cette première édition d’une compétition qui deviendra l’une des plus regardée et passionnante de l’histoire sportive mondiale n’est composée que de seize équipes au départ, toutes championnes de leur championnats respectifs. Vainqueurs du championnat français pour la troisième fois lors de la saison 1954/1955, c’est le stade de Reims qui représentera l’hexagone pour cette première édition, et qui est immédiatement classée comme favori pour remporter ce nouveau trophée dans une armoire à titre contenant, à l’époque, l’un des plus beaux palmarès en France.</p>
<p style="text-align: justify">Les rémois resteront les seuls invaincus jusqu’en finale, où, tour à tour, ils disposent de l’AGF Arhus, du Budapest Voros Lobogo SE puis de l’écossais de l’Hibernian FC avant d’affronter l’ogre madrilène et son artiste Di Stefano.</p>
<p style="text-align: justify">Mais les rémois de leur côté n’ont pas à rougir. Eux aussi ont leur arme, leur magicien qui fit du football le sport le plus populaire et qui posa les bases de ce qui aujourd’hui procure les plus belles émotions sportives qu’une nation puisse vivre ; Raymond Kopa. Celui que l’on surnommait le « dribbleur parfait » à une époque où l’un haïssait le dribble. Considéré comme le « moi » du football, l’ultime expression de l’égoïsme dans un sport collectif, Kopa tenta de changer les mentalités à ce sujet, comme le fit un certain Pelé quelques années plus tard dans un pays traumatisé par la défaite de son équipe lors de la première Coupe du Monde. Comme un héritage, un clin d’œil de celui qui s’apprêtait à vivre la première finale d’une coupe européenne.</p>
<p style="text-align: justify">Ce dernier se trouvait en revanche dans une position plus qu’originale : il avait signé son contrat quelques jours auparavant avec son adversaire du soir, le Real Madrid. Il avait même joué un match amical avec sa nouvelle équipe contre l’équipe brésilienne du Vasco de Gama.</p>
<p style="text-align: justify">Après un parcours (presque) parfait, le Real perdant son match retour à San Siro contre le Milan AC, les deux équipes se retrouvent dans la capitale française, chacune prête à décrocher ce titre inédit. Cependant, l’organisation d’une telle compétition fut ardue, une aventure où le Real Madrid eut un rôle prépondérant, une aventure pour unir l’Europe à travers un sport, comme un écho à la création d’une Union Européenne des décennies auparavant. Effrayé à l’idée de voir une telle compétition ébranler et devenir plus populaire que leur championnat, les anglais décidèrent de retirer leur champion de la compétition, le Chelsea FC. C&rsquo;est le club polonais du Gwardia Varsovie qui les remplace. Mais c’est par l’élan d’institutions visionnaires que l’on ébranle les indécis, que l’on change les idées préconçues, que l’on révolutionne un sport, que l’on unifie une ville, un pays, un continent sous la bannière d’une cause commune.</p>
<p style="text-align: justify">L’ambition espagnole et la ténacité française ont cristallisés les majorités et permis à cette finale d’avoir lieu, et offert à de simples amoureux de sports de la possibilité de raconter des mémoires à leur descendance et de donner vie à des souvenirs enfouis dans une mémoire collective.</p>
<p style="text-align: justify">Emmenés par Kopa et Di Stefano, les rémois et les madrilènes entrent donc sur la pelouse du Parc des Princes, déterminés à se battre pour devenir la proue de ce nouvel élan continental.</p>
<h2 style="text-align: justify"><strong>Le match : la furia rémoise, la magie de Di Stefano</strong></h2>
<p style="text-align: justify">Le Brésil a Pelé, la France Kopa, l’Argentine, la Colombie de manière éphémère et l’Espagne eurent Di Stefano. Un joueur sans doute trop grand pour n’appartenir qu’à une seule nation, mais qui, lui et ses coéquipiers débutent ce match d’une manière catastrophique.</p>
<p style="text-align: justify">Le plan rémois était simple : éviter la solide défense centrale espagnole et insister sur les ailes avec Hidalgo et Templin, respectivement ailiers droit et gauche de l’équipe, comme chefs d’orchestre. L’objectif était d&rsquo;éviter l’axe, et permettre au magicien de l’équipe rémoise, Raymond Kopa, d’être disponible et moins enfermé dans l’axe pour ainsi profiter du sens inné du but de ce dernier.</p>
<figure id="attachment_17230" aria-describedby="caption-attachment-17230" style="width: 283px" class="wp-caption alignright"><img decoding="async" loading="lazy" class=" wp-image-17230" src="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/05/dd1cc-300x212.jpg?x16177" alt="Le corner de Kopa amenant de but rémois" width="283" height="200" srcset="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/05/dd1cc-300x212.jpg 300w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/05/dd1cc.jpg 665w" sizes="(max-width: 283px) 100vw, 283px" /><figcaption id="caption-attachment-17230" class="wp-caption-text">Le corner de Kopa amenant de but rémois</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify">Le début de match du Stade de Reims est idéal et voilà que l’équipe se met à rêver. Par deux fois, les pieds français viennent propulser le cuir dans les filets espagnols gardés par Juan Alonso et ce lors des dix premières minutes. Jean Templin répond à la dixième minute à son coéquipier Michel Hidalgo qui ouvrit les hostilités dès la sixième minute sur un corner de Kopa. Le coup tactique d’Albert Batteux, l’entraîneur rémois, est parfait et fonctionne à merveille. Les madrilènes sont déstabilisés et totalement repliés dans leur moitié de terrain, ne voyant aucune solution s’offrir à eux pour contrer cette furia rémoise.</p>
<p style="text-align: justify">Oui mais voilà, le Real n’a jamais été du genre à abandonner, encore moins dans un match européen, tout inédit qu’il soit. Cette abnégation et cette capacité à se transcender face à la difficulté est dans l’ADN des Merengue. Cet ADN, nous en sommes encore témoin en 2018, c’est quelque chose de profondément ancré dans ce blason, dans ce stade du Santiago Bernabeu, et c’est un aspect unique que chaque joueur ayant le privilège de défendre les couleurs de la capitale espagnole se doit d’avoir. Et cela, Di Stefano l’avait.</p>
<p style="text-align: justify">Comme si cet instant était sien, celui qui, d’un coup de rein, d’un touché de balle, d’une frappe, décide de renverser le destin. Comme une manifestation de cela, Kopa eut même une balle de 3-0, arrêtée sur sa ligne par un défenseur madrilène ; un signe que ce soir-là, la victoire ne pouvait être française. Le destin ce soir, les rémois le pensait tout tracé, ils en étaient si proche, mais si loin.</p>
<figure id="attachment_17228" aria-describedby="caption-attachment-17228" style="width: 300px" class="wp-caption alignleft"><img decoding="async" loading="lazy" class="size-medium wp-image-17228" src="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/05/copaeuropa_1956-644x3622-e1414422070645-300x169.jpg?x16177" alt="Di Stefano réduit le score" width="300" height="169" srcset="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/05/copaeuropa_1956-644x3622-e1414422070645-300x169.jpg 300w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/05/copaeuropa_1956-644x3622-e1414422070645.jpg 610w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-17228" class="wp-caption-text">Di Stefano réduit le score</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify">Quatorze minutes que la finale a débuté, et Madrid vient réduire le score. D’une passe lumineuse, Marquitos offre à Di Stefano le but qui vint redonner l’espoir aux espagnols, et fit monter l’inquiétude chez les français.</p>
<p style="text-align: justify">Les madrilènes retrouvent leur football et parviennent à sortir de leur moitié de terrain : il ne faudra que seize minutes aux hommes de Llorente pour revenir à hauteur de Reims et remettre le compteur à zéro. On entend souvent aujourd’hui en regardant un match de football qu’à 2-0 rien n’est fait, qu’il est admis en revanche qu’un troisième but réglerait l’affaire. Les rémois furent les douloureux témoins de cette doxa, pourtant si près de marquer le fameux troisième but. Ce troisième but, c’est n’est pas Raymond Kopa qui l’inscrira, mais Héctor Rial d’une frappe imparable après un festival de dribbles dans la surface rémoise.</p>
<p style="text-align: justify">Arthur Ellis, l’arbitre de ce match, fit retentir son sifflet : c’est la mi-temps, cruelle pour les rémois, terriblement motivante pour les madrilènes.</p>
<h2 style="text-align: justify"><strong>L’espoir revient avant de s’évanouir définitivement </strong></h2>
<p style="text-align: justify">Ce qui s’est dit dans les vestiaires restera à jamais dans les mémoires des hommes présents à cet instant et dans les murs du Parc des Princes. Ce que l’on sait, nous, c’est que visiblement cette pause fit du bien aux français. Reims réussi à reprendre l’avantage en inscrivant son troisième but par l’intermédiaire de Michel Hidalgo. A ce moment précis, les supporters rémois auraient été dans leur droit d’espérer que ce but soit le dernier de la soirée afin d’entériner la victoire. Oui mais voilà ; rien n’est jamais décidé avec le Real Madrid, jamais. Les français n’eurent ainsi pas beaucoup de temps pour rêver puisqu’il ne fallut que cinq minutes aux ibériques pour à nouveau égaliser et continuer à écrire une légende, qui au-delà de son contexte de première finale, sera le théâtre d’un match spectaculaire entre deux équipes mythiques.</p>
<figure id="attachment_17229" aria-describedby="caption-attachment-17229" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img decoding="async" loading="lazy" class="size-medium wp-image-17229" src="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/05/cc4369928df69593de8bed00bf904151-300x182.png?x16177" alt="Le but victorieux de Rial" width="300" height="182" srcset="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/05/cc4369928df69593de8bed00bf904151-300x182.png 300w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/05/cc4369928df69593de8bed00bf904151.png 396w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-17229" class="wp-caption-text">Le but victorieux de Rial</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify">Passeur sur le premier but madrilène, Marquitos marque cette fois-ci son but et vient à nouveau intensifier le suspense dans un match qui n’en a jamais manqué. Nous sommes à la soixante-septième minute, il en reste vingt-trois aux vingt-deux hommes pour déterminer qui soulèvera la coupe aux grandes oreilles, pour inscrire ce but qui probablement sera le facteur X de cette finale.</p>
<p style="text-align: justify">A la suite de l’égalisation madrilène, cette finale devient propriété Merengue. Le Real domine outrageusement la fin de match, comme propulsé par une seconde égalisation, après avoir été mené au score une deuxième fois. Car oui ; l’abnégation madrilène, le coup de pouce du destin ; rien ce soir ne pouvait empêcher le Real de remporter la première de ses 13 coupes européennes. Les hommes de Batteux finirent par lâcher au bout de douze minutes après l’égalisation, Rial vient de marquer son deuxième but et offre pour l’instant le trophée aux coéquipiers de Di Stefano. C’est la seule fois qu’ils mèneront au score, et cette unique fois s’inscrira dans l’éternité puisque plus jamais les filets ne trembleront ce soir-là.</p>
<p style="text-align: justify">Battu dans son pays, le stade de Reims s’incline au Parc où les madrilènes furent les princes de la soirée. Des années plus tard et malgré la défaite, Raymond Kopa annonça que cette finale fut la plus belle qu’il eut la chance de jouer durant son immense carrière, lui qui se consolera trois ans plus tard en gagnant sa première coupe d&rsquo;Europe contre son ancien club, le Stade de Reims. Intraitable, les madrilènes.</p>
<figure id="attachment_17226" aria-describedby="caption-attachment-17226" style="width: 508px" class="wp-caption alignnone"><img decoding="async" loading="lazy" class=" wp-image-17226" src="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/05/ec87dad17f86444887288ea11ecb7f9c-300x169.jpg?x16177" alt="Les madrilènes posant avec leur 1er titre européen" width="508" height="286" srcset="https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/05/ec87dad17f86444887288ea11ecb7f9c-300x169.jpg 300w, https://www.demivolee.com/wp-content/uploads/2018/05/ec87dad17f86444887288ea11ecb7f9c.jpg 656w" sizes="(max-width: 508px) 100vw, 508px" /><figcaption id="caption-attachment-17226" class="wp-caption-text">Les madrilènes posant avec leur premier titre européen</figcaption></figure>
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		<title>DV 2.0 : Le site se paie une refonte !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[maestrojuni]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 19 May 2018 05:00:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Demivolée.com]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Au départ, ce n&#8217;était qu&#8217;une simple idée, anodine, née d&#8217;une discussion ayant déviée de son sujet initial, comme souvent chez nous. Et la voilà aujourd&#8217;hui devant <a class="mh-excerpt-more" href="https://www.demivolee.com/2018/05/19/dv-2-0-le-site-se-paye-une-refonte/" title="DV 2.0 : Le site se paie une refonte !">[...]</a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Au départ, ce n&rsquo;était qu&rsquo;une simple idée, anodine, née d&rsquo;une discussion ayant déviée de son sujet initial, comme souvent chez nous. Et la voilà aujourd&rsquo;hui devant nous, réelle comme la vie, vivante autant que nous le sommes.</p>
<p style="text-align: justify;">Une petite idée devenue grande réalité, c&rsquo;est un peu comme ça que notre monde s&rsquo;est construit. Alors il y a ces idées qui emportent leur auteur dans une euphorie productive, menant à une réussite admirable en vitesse et amplitude. Et puis il y a ces victoires lentes, ces succès arrachés à l&rsquo;endurance. Parce que oui, le monde bouge, mais visiblement pas assez vite pour faire passer tout le monde.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais où nous situons-nous aujourd&rsquo;hui, par rapport à tout cela ? Seules les heures de réflexion, les séances de codage, les périodes de doutes et les litres de sueurs sont en mesure de répondre à cette question.</p>
<p style="text-align: justify;">C&rsquo;est pourquoi, après des mois de préparation, voici enfin entre vos mains le tant attendu <strong>DV2.0</strong> .</p>
<p style="text-align: justify;">Maintenant, pour avoir suffisamment parlé <strong><em>littérature,</em> </strong>pour un design <strong><em>graphique</em> </strong>sur un site <em><strong>sportif</strong></em>, il serait peut-être convenable d&rsquo;ouvrir une petite parenthèse <strong><em>technique</em></strong>, expliquant ce qui a changé pendant ces quatre heures de maintenance de la nuit passée :</p>
<p style="text-align: justify;">     &#8211; Nous prêtons le plus grand intérêt à vos <em><strong>feed-back</strong></em>. Nous avons donc procédé à une <strong>refonte</strong> profonde <strong>de l&rsquo;interface graphique</strong>, ainsi que de la <strong>disposition des éléments</strong> sur les différentes pages du site. Ces changements devraient <strong>augmenter</strong> <strong>les performances</strong> du site d&rsquo;une manière remarquable, <strong>sur PC</strong> mais surtout <strong>sur mobile</strong></p>
<p style="text-align: justify;">     &#8211; En tant que <strong>site web spécialisé</strong> dans un domaine particulier, à savoir le football (<em>Disqus ? C&rsquo;est quoi?</em>), nous faisons partie d&rsquo;un système en <strong>perpétuelle évolution</strong>. Afin de continuer, non pas à <strong>grandir</strong>, mais seulement à exister, nous n&rsquo;avons d&rsquo;autre choix que de <strong>suivre ces règles du jeu</strong>, malheureusement aussi fixes que les clubs de cœur de Bafé Gomis. Nous avons donc fait en sorte de nous mettre, dans les limites de notre possible, dans les meilleures conditions, afin <strong>d&rsquo;assurer le présent</strong>, et <strong>préparer le futur</strong> de ce grand projet qu&rsquo;est <strong>Demivolée.com</strong> .</p>
<p style="text-align: justify;">     &#8211; Cette mise à niveau nous a permis d&rsquo;adopter officiellement et définitivement, le <strong>nouveau logo du site</strong>, inspiré de notre <strong>formidable communauté</strong> (que l&rsquo;on remercie fort dans ce grand jour), en le baignant dans un <strong>environnement </strong>qui lui ressemble.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;">Maintenant, place au cœur de s&rsquo;exprimer.</p>
<p style="text-align: justify;">Je suis très heureux de pouvoir, enfin, vous présenter cette nouvelle version du site. Pour moi, ça aura été un immense challenge, puisqu&rsquo;il s’agit tout simplement de la première fois où je m&rsquo;attaque à un projet de développement -mais aussi à un test de patience et d&rsquo;abnégation- aussi conséquent.</p>
<p style="text-align: justify;">Il va de soi qu&rsquo;il n&rsquo;y a pas que le développeur à remercier, mais également toute l&rsquo;équipe de rédaction derrière, qui était dans le secret depuis de nombreux mois et qui n&rsquo;a jamais manqué de m&rsquo;aiguiller dans ce projet.</p>
<p style="text-align: justify;">Enfin, merci à Yaman de m&rsquo;avoir accordé sa confiance pour rendre à son enfant une seconde jeunesse. Bien que pas si vieux, mais il avait tout de même besoin d&rsquo;un petit coup de pinceau, afin de le rendre encore plus agréable qu&rsquo;il ne l&rsquo;était.</p>
<p style="text-align: justify;">Alors certes, l&rsquo;installation est récente, et nous sommes donc en <strong>phase de test</strong>. C&rsquo;est-à-dire que certaines choses pourraient être amenées à être modifiées. D&rsquo;autres éléments pourraient ne pas fonctionner comme prévu sur certains appareils.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Nous comptons donc sur votre coopération afin de nous signaler toute anomalie sur le site, en contactant l&rsquo;un des membres de l&rsquo;équipe du site (de préférence, Yaman ou moi-même). Vous pouvez nous mentionner sur Disqus, ou nous contacter par mail à l&rsquo;adresse suivante : <span style="color: #ff0000;">admin [a] demivolee [.] com</span>. Le type d&rsquo;appareil et les captures d&rsquo;écran sont des éléments importants du diagnostic et donc du traitement du problème. N&rsquo;hésitez pas à nous les joindre si possible !</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Merci à tous, et bonne visite sur <strong>Demivolée.com 2.0</strong> !</p>
<p>&nbsp;</p>
<h6><strong>Maestrojuni</strong> (<em>révisé par Yaman)</em></h6>
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